Macron : les épreuves du terrain #cdanslair Archives 2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 29 %Attaque 47 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:20OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce qu'il souhaite aller se confronter à cette colère-là ?
- 8:15RelanceRéponse partielle
Pourquoi dites-vous que le jeu est plus important que le vous ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Il se confronte à cette colère, mais il essaie toujours de convaincre. Est-ce que c'est aussi le jeu ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Cette mise en scène d'un président bravache qui va au contact des Français, est-ce contre-productif ?
- 11:38OuverteRéponse directe
Est-ce que les images de confrontation servent Emmanuel Macron ?
- 17:17RelanceRéponse directe
Une tournée des popotes émaillées de petites phrases assassines ne va-t-elle pas enflammer les esprits plutôt que de les apaiser ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:51InvitéFait
« Il m'a longuement dit durant l'interview que la réforme des retraites était la clé, la clé pour faire autre chose. »
- 9:42Invité politiqueFait
« Les Français en ont assez des réformes qui viennent d'en haut. »
- 14:11Invité politiqueChiffre
« L'augmentation, elle sera, pour le socle, sans condition utile, entre 100 et 230 euros par mois. »
- 15:00Invité politiqueFait
« J'ai été élu et j'applique mon programme, quoi qu'il arrive. »
- 24:02InvitéPromesse
« D'ici le 14 juillet on va déterminer des priorités et ensuite à eux de trouver les solutions et je promets de légiférer. »
- 24:35InvitéPromesse
« Je ferai un référendum pendant mon quinquennat. »
- 27:24Invité politiqueFait
« Ils ont le sentiment que le pire est derrière eux. »
- 54:22Invité politiqueFait
« si on estime que Macron à l'arrivée sera jugé sur le fait que lorsqu'il aura terminé son mandat son deuxième mandat est-ce que c'est après moi le chaos et donc le spectre Marine Le Pen qu'il a repoussé deux fois »
- 54:53Invité politiquePromesse
« il faut que je laisse quelque chose que je mette quelqu'un sur orbite »
- 55:12Invité politiqueFait
« est-ce que Macron aura inchangé les institutions »
- 55:20Invité politiqueFait
« si derrière lui il y a une Marine Le Pen ou une émanation du Rassemblement National ça jettera une lumière tellement sombre sur ce qu'il a voulu apporter »
- 57:36Invité politiqueFait
« je traverse la rue pour trouver du boulot »
- 57:57Invité politiqueFait
« casse-toi pauvre con »
- 59:08Invité politiqueFait
« toutes les promesses de 2017 où sont-elles en 2022 »
- 1:00:00Invité politiqueFait
« il surjoue le courage le surjoue il surjoue le fait je dis non je suis tout seul »
- 1:00:08Invité politiqueFait
« comme Jeanne d'Arc dont il a apprécié qu'il a fait un grand discours sur Jeanne d'Arc criblé de flèches »
- 1:00:14Invité politiqueFait
« c'est pour votre bien »
- 1:01:09InvitéChiffre
« c'était même 65 j'ai été élu pour ça »
- 1:01:26InvitéChiffre
« 64 au lieu de 65 ça prouve qu'il a un peu bougé »
- 1:02:13Invité politiqueFait
« faire les 35 heures en 4 jours »
Temps de parole
- Emmanuel Macron47 %
- Présentateur21 %
- Invité14 %
- Invité 211 %
- ?3 %
≈ 16,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à toutes et à tous. Nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Aller au-devant de la colère des Français, c'est parfois prendre le risque de s'y confronter. Le chef de l'État de retour sur le terrain depuis la promulgation de la réforme des retraites a été malmené hier en Alsace, pris à partie par des opposants. Aujourd'hui dans l'Hérault, les manifestants avaient été tenus à distance et les casseroles confisquées par un arrêté préfectoral. Le chef de l'État a réussi à arracher quelques belles images avec une visite surprise dans un village pour dialoguer avec ceux, comme il dit, qui sont prêts à discuter avec lui.
Un déplacement au cours duquel il a annoncé entre 100 et 230 euros d'augmentation nette par mois pour les professeurs.
En
tout cas, dès qu'il le peut, le président assume ses choix et sa méthode et compte bien passer à autre chose alors que les syndicats préparent, eux, une nouvelle démonstration de force le 1er mai. Macron, les épreuves du terrain, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Roland Carole,
vous
êtes politologue, directeur du centre d'études et d'analyse de CETAN. Votre dernier ouvrage, Mon voyage au cœur de la Vème République, est publié aux éditions Kalman Lévy. Nathalie Moret est avec nous ce soir. Vous êtes journaliste politique pour le groupe de presse régional EBRAS. Vous avez hier interviewé le président de la République qui vous déclarait. On est à marche forcée depuis un an à la une de votre journal. Macron, un retour âpre sur le terrain. Karl Meus, vous êtes rédacteur en chef au Figaro Magazine. À lire cette semaine vos indiscrétions sur cette réunion dans laquelle Emmanuel Macron aurait dit « Vous avez une semaine pour me dire si ça passe. »
Vous
nous livrerez tout à l'heure ces indiscrétions. Éric Fautorino, vous êtes écrivain, cofondateur de l'Hebdo, le 1, et du magazine Zadig qui se consacre dans une toute nouvelle formule aux passions françaises, au pluriel. Bonsoir à tous les quatre. Merci de participer à ce CETAN L'Air en direct. Je me tourne vers vous, Nathalie Moret, puisque vous êtes la seule sans doute sur cette table à avoir vu le président de la République il y a moins de 48 heures. Il veut démontrer, Emmanuel Macron, qu'il peut encore se déplacer en France et aller à la rencontre des Français. C'est ça qu'il veut faire
?
Oui, et puis il était même très heureux de le faire quand je l'ai rencontré. Moi, c'était juste avant qu'il n'arrive à Strasbourg, puisque j'ai fait le voyage avec lui. Je l'ai trouvé lucide, extrêmement lucide, et j'avoue que c'était une surprise de ma part, sur l'état du pays, sur les tensions du pays. C'est vrai qu'il est très lucide, et par les exemples qu'il cite, etc., on voit qu'il est en fait assez connecté à ce qui se passe. Je n'en donne pas toujours l'impression, donc c'est important de le savoir. Ensuite, je l'ai trouvé déterminé, déterminé non pas à passer à autre chose directement, mais à être dans l'explication de ce qui se passe.
Par exemple, il m'a longuement dit durant l'interview que la réforme des retraites était la clé, la clé pour faire autre chose. Autre chose, c'est par exemple ce qu'il a annoncé aujourd'hui dans le sud de la France. Voilà, il fallait recréer des richesses. Sur
le pardonnez-moi,
je
vous coupe, parce que tout au long de l'émission, on va égrener ce qu'il vous a dit, parce qu'il y
a
énormément de choses à commenter dans cette interview qui est très riche, mais sur le fait qu'il aille à la rencontre des Français, parce que c'est ça aussi que nous allons essayer d'analyser ce soir. Hier, ces images, tous les Français les ont vues. Il est à portée d'engueulades, comme disent les politiques. Pourquoi est-ce qu'il souhaite, à votre avis, aller se confronter à cette colère-là ?
Parce qu'il est bon dans l'exercice, déjà, il le sait, et ensuite c'est dans sa nature. Alors, Roland pourra sans doute nous en parler, mais aujourd'hui, on est dans une présidence qui est beaucoup plus horizontale qu'il
y
a 20 ou 35 ans. Si le président de la République, avec les fractions qu'on connaît aujourd'hui, avec les tensions qu'on a dans la société française, ne descendait pas dans l'arène et n'allait pas au contact des Français, ça lui serait reproché. Et en plus, il le fait d'autant plus, j'allais dire, facilement, que c'est un exercice dans lequel il est bon. C'est vrai qu'il arrive généralement à retourner des salles. On l'a vu lors du grand débat. Alors là, il est effectivement face à un public qui est beaucoup plus déterminé, c'est plus difficile pour lui, mais il fait le pari que c'est quelque chose qui sera mis à son crédit. C'est-à-dire, oui, voilà, j'assume, je vais vers les gens,
et
je discute
et
je me confronte à eux. Roland Quairol, il y va, mais aujourd'hui, quand même, les choses avaient été un brin organisé pour qu'il y ait de belles images. Il n
'est
pas allé à la confrontation, on a arraché les casseroles des mains des manifestants avec un arrêté préfectoral.
C
'est quand même assez... Alors,
le motif
est assez étonnant.
Interdit
les dispositifs sonores portatifs.
Voilà, et alors c'était même très rigolo, parce que du coup, les flics ont interdit les casseroles, et la préfecture a dit qu'on n'a jamais interdit les casseroles, c'est une interprétation des policiers. Bon, alors, il y est allé. Il
était dans l'héros, aujourd'hui.
Il était dans l'héros, après avoir fait son petit saut à Célestat. Il adore ça.
Il
adore ça. Je suis tout à fait d'accord avec tout ce qu'a dit Nathalie. Il est bon dans l'exercice. Et il aime ça pour deux raisons, je crois. Un, pour montrer qu
'il
y a des gens qui sont contents. Il n'y
a
pas que des gens qui râlent. Il y
a
des gens qui font les selfies, qui sont contents de le voir. Et puis, il est content de purger les choses avec les gens pas d'accord. Il y a ce côté, je ne
veux
peut-être pas les convaincre. Il sait bien qu'il ne va pas les convaincre. Il sait bien que ça va continuer jusqu'au 1er mai. Après, on verra. Mais il sait bien que jusqu'au 1er mai, on est dans une phase où il va rencontrer, sans arrêt, de la protestation. Et ça fait partie, pense-t-il, je crois, du job du président de la République, dans cette version plus horizontale que ce qu'on a connu, Naguère.
Il
faut y aller. Il faut montrer qu'on est le président des Français. Et alors, c'est intéressant parce que je trouve que les gens qui viennent lui parler, et ils lui parlent quand même comme un président de la République. Ce n
'est
pas des discours à la casse-toi, pauvre con. Ce n
'est
pas des insultes. Les gens ont des arguments. Ils donnent des arguments.
C
'est des arguments.
Qui sont sévères.
Qui sont sévères, qui sont ceux qu'on a entendus pendant ces 3 mois, de tous les porte-paroles de l'intersyndical. Les gens les ont bien acceptés. Et cette réforme ne l'est pas. Parlez deux tiers des Français toujours. Les Français souhaitent qu'on continue à dire que ça ne va pas. Ils le disent. Mais je trouve que c'est intéressant parce que ça ressemble quand même à un vrai dialogue. Ce n
'est
pas juste des gens qui tapent sur des casseroles. Il a raison de s'en moquer. Ça fait marrer. Les casseroles, c'est fait pour faire la cuisine. C'est
ce qu
'il a dit. Voilà. Mais je trouve qu'il y
a
en même temps quelque chose qui se passe, qui est de l'ordre d'un président avec le peuple.
Les casseroles,
ça
a beaucoup amusé la classe politique. Effectivement, Emmanuel Macron a dit en arrivant, pardon, les casseroles,
c
'est fait pour la cuisine. Et Jean-Luc Mélenchon lui dit, on n'y avait pas pensé. Les œufs et les casseroles, ça fait juste deux siècles qu'on les sort contre les autocrates. On parlait de dialogue. Voilà pour la petite phrase. Il
n'y a pas
trop d'œufs pour le moment.
Voilà, on parlait de dialogue. Éric Fautorino, dialogue, mais quand même encore une fois un peu organisé, c'est-à-dire que la confrontation avec les vrais opposants à cette réforme, ils sont tenus à distance, les manifestants.
Bien sûr. Et puis alors, il y a la force des images. Ce qui a été dit précédemment, c'est tout à fait juste. Et en même temps, c'est un spectacle. C'est un spectacle. Il y va. Vous vous souvenez qu'il avait pris une gifle une fois, en s'approchant à peu près d'une barrière. Donc, si vous voulez, je pense que cette apparence des choses n'enlève pas tout ce qui manque quand même depuis trois mois dans la séquence,
c
'est-à-dire entendre, écouter. Et donc, on lui a tellement reproché d'être justement dans la verticalité, de ne pas avoir fait ce qu'il avait dit qu'il ferait, non pas en 2022, mais en 2017. Et après, ça s'est poursuivi. Il
y a
eu les gilets jaunes entre les deux. Et donc, le fait d'aller comme ça, d'être un peu bravache, de dire, ben oui, moi j'y vais, je vais écouter, on va me dire des choses. Je pense que, paradoxalement, ça poursuit et ça creuse encore cette image d'Emmanuel Macron qui vit, non pas une aventure collective, mais qui vit une aventure personnelle. C'est le roman personnel d'Emmanuel Macron qui s'écrit, moi, je, alors moi, je vais vous voir, mais le jeu est plus important que le vous.
Et
donc, si vous voulez...
Pourquoi
vous dites ça, le jeu est plus important que le vous ?
Parce que...
Dans
les images qu'on voit, qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
Ce qui me fait dire ça, c'est que le vous, je ne dis pas qu'il s'en fiche, il a été élu par une majorité, mais au fond de lui, on l'a bien vu pour cette réforme des retraites, où d'emblée,
il
a dit que ce serait comme ça et pas autrement, et qu
'il
ne reculerait pas, et qu
'il
n'infléchirait pas. Même les syndicats ont entendu que... C
'est pour
ça qu'ils ont pu se mobiliser. D'ailleurs, cette unité s'est faite face à quelqu'un qui dit « je ne bougerai pas ». Et ses ministres, son premier ministre disait « on ne bougera pas ». Et donc, si vous voulez, je pense que le jeu plus important que le nous, parce que le nous est un décor qu'on voit, effectivement, qu'on va voir dans les journaux télévisés tous ces jours-ci, il va donner des entretiens, il donne des entretiens, mais il n'empêche qu'il ne bouge pas d'un centimètre sur ce qui est l'essentiel de ce qu'il voulait.
Et c'est étonnant, parce qu'à chaque fois qu'il se retrouve face aux Français, qu'il interpelle, encore une fois, peut-être poliment, dites-vous, mais en tout cas, toujours, pour lui dire « on n
'est
pas d'accord ». Alors, il y en a certains qui lui disent « continuez, tenez bon », c'est toujours, voilà, c'est assez partagé, mais il se confronte à cette colère-là, et il est toujours en train d'essayer de convaincre. Ça, c'est aussi le jeu.
Il y
a
un sémiologue qui a dit « c'est un beau parleur, mais il ne tient pas sa parole ». Donc, effectivement, on finit par le savoir. Au début, on lui a fait ce crédit. Tous ceux qui sont les déçus du macronisme aujourd'hui sont ceux qui ont pensé qu'en effet, il allait faire la politique autrement. La politique qui doit venir du bas. Et d'ailleurs, dans un entretien à la presse régionale qu'on a cité dans le 1 la semaine dernière, il y a cette petite citation où il dit « les Français en ont assez des réformes qui viennent d'en haut ». Bon, donc c'était quand même intéressant. C'était en juin 2022 à la presse régionale.
Donc, si vous voulez, il y a cette parole, mais au bout d'un moment, quand cette parole est à ce point contredite par des faits, ça devient un hiatus important.
Est-ce que, que pensez-vous, ce qui vient d'être dit ? C'est-à-dire que cette mise en scène d'un président bravage qui va au contact des Français, ça pourrait être, selon Éric Fautorino, un peu contre-productif et creusé encore, peut-être le fossé entre le jeu et le nous ?
En tout cas,
ce
n
'est
pas la stratégie de l'Élysée. Non, c'est vraiment pas. Eux espèrent que ce sera plutôt productif dans la mesure
où
il y a ce qu
'on
voit, il y
a
ce qu
'on
n'entend pas. D'accord. Il y
a
ce qu
'on
voit,
c
'est-à-dire que ce sont les images. Les images d'un président au combat, interpellé. Et donc ça, c'est ce qu'il veut montrer. Parce que pendant trois mois, on a dit, c'est un président enfermé dans sa tour de l'Élysée, il ne voit personne, il est isolé, tout ça. Non. Lui, ce qu
'il
veut montrer, je ne suis pas tout seul, j'écoute et éventuellement, j'argumente, tout ça. Et puis, il
y a
ce qu'on n'entend pas, mais qui fait remonter à l'Élysée. Ce qui est très intéressant, c'est qu'après chaque rencontre, il envoie des messages à ses conseillers à l'Élysée, il leur dit, voilà ce dont on m'a parlé. Et en fait, il se rend compte de quelque chose dont on a déjà parlé ici, qu'il a avec les sondages,
c
'est que la préoccupation des gens, c'est le pouvoir d'achat. On lui parle, coût de la vie, on lui parle logement, on lui parle loisirs, mais dans le sens, les loisirs qu'on ne peut pas prendre. Et au fond, c'est ça qu'il veut faire, c'est-à-dire parler
à
cette France invisible, à cette France qui n'a pas manifesté, qui n'a pas fait entendre sa voix. Et à l'Élysée, ce qu'on nous disait vers la fin du parcours des manifestations de retraite, c'est de dire, oui, d'accord, il y a eu un million, trois, selon la police, plus sans la CGT, mais la France n'a pas été bloquée. Et au fond, il y a une grande majorité de gens qui ne se sont pas exprimés, qui n'ont pas fait entendre de voix, et c'est ces gens-là qu'ils veulent écouter aujourd'hui.
Mais
ils espèrent à l'Élysée que les images, parfois un peu brutales, qu'on a vues hier, servent Emmanuel Macron ? Ils pensent que c'est bénéfique pour son image quand il se confronte à la colère, parfois, encore une fois, on va le voir dans un instant, assez rude de certains Français ?
L'enjeu, c'est de regagner quelques points de popularité qu'il a perdus,
notamment une
partie dans son électorat.
Il
a gardé son socle énorme de renaissance, mais il en a perdu une partie. Et une partie de l'électorat de droite aussi, un peu troublée par ce qui s'est passé pendant trois mois. L'idée, c'est de leur parler, montrer les casseroles, les gens qui veulent l'empêcher de parler, qui veulent l'empêcher, et bien forcément, l'électorat de droite, il n'aime pas ça. Donc, ils vont se dire, ben non, mais là, il est bien, il a raison, il est dans son rôle. Son électorat, ça lui plaît, comme l'a dit Roland Carolle, il aime bien y aller, il va à la confrontation. Et donc, s'il peut desserrer, récupérer un peu d'oxygène
avec
les prochains baromètres de popularité, où il gagnera deux, trois points, et bien, ça fera comme les gilets jaunes. Vous senez, il était très bas, il est remonté.
Je vais vous donner dans un instant certains sondages qui sont plutôt inquiétants à ce titre-là. Mais on y va. Le comité d'accueil, à cette fois, était tenu à distance, on l'a dit, dans l'Hérault. Ce matin, Emmanuel Macron a évité le bain de foule et s'est tenu à bonne distance des manifestants contre la réforme des retraites. Pas question, visiblement, de reproduire la séquence houleuse de la veille. En fin d'après-midi, il est tout de même allé à la surprise générale, à la rencontre des habitants du village de Pérole, Emmanuel Macron, qui calibre donc sa confrontation avec la colère des Français. Théomane Val et Juliette Vallon.
La même scène, où qu'il aille.
Enforcer, nous, ensuite, on va passer en forcée.
Emmanuel Macron, une nouvelle fois hué ce matin par des manifestants devant le collège de Gange dans l'Hérault. Casseroles et G2, sur lesquels le chef de l'État préfère ironiser.
Les oeufs et les casseroles, c'est pour ça la cuisine.
Cette fois, les manifestants sont tenus à distance, les casseroles confisquées même par les gendarmes. Et le président de la République n'ira pas au contact des mécontents.
J
'ai dit si les gens sont prêts à échanger, si les gens sont prêts à acheter des choses, pour faire du bruit, ça ne
vaut
pas la peine. À l'intérieur, le déroulé de la visite est lui aussi perturbé. La CGT Énergie a coupé le courant dans l'établissement. La conférence de presse du président doit se faire dans la cour. Signe que la colère ne retombe pas sur les retraites. Malgré la tentative de passer à autre chose, avec cette annonce. Hausse de salaire pour les enseignants. L'augmentation, elle sera,
pour
le socle, sans condition utile, entre 100 et 230 euros par mois. Sans faire une heure de plus, sans avoir une tâche supplémentaire ou autre. Et ça, donc, à tous les niveaux de la carrière. Trois jours après son allocution, Emmanuel Macron maintient donc sa stratégie. Assumer face aux Français une réforme impopulaire et tenter d'imposer peu à peu d'autres sujets. Sans succès jusqu'ici. Hier, déjà, le chef de l'État a été copieusement hué en Alsace, où il espérait parler réindustrialisation. Chaque déplacement qu'il fera, en fait, on sera là. On ne
va
pas tourner la page de la réforme d'Ircris. Réponse du chef de l'État. Leçon de démocratie. J'ai été élu et j'applique mon programme, quoi qu'il arrive. Emmanuel Macron fustige, je cite, ceux qui ne se remettent pas de ne pas avoir gagné la présidentielle. La mission d'un président de la République
n
'est ni d'être aimé, ni de ne pas être aimé. C'est d'essayer de faire bien pour son pays
et
d'agir. Et moi, je suis au service des Françaises et des Français. Je le serai
jusqu
'aux derniers instants du mandat qu
'ils
m
'ont
confié.
Et
je le serai
par
beau temps
et
par temps de pluie. Les jours de pluie s'annoncent encore nombreux pour un président qui promet de multiplier les déplacements. Mais pour quel résultat ?
Avant
lui, ses prédécesseurs aussi ont essuyé des huées. Jacques Chirac, accueilli par des boules puantes à Bourges en 1995.
On
avait décidé d'arriver discrètement. On s
'est
trompé.
Nicolas Sarkozy, chahuté dès le début de son mandat au Salon de l'agriculture ou par les pêcheurs du Guilvinec.
Ah non, tu ne peux pas faire. Tu es sali. Casse-toi. Eh bien, si tu dis, je viens, je viens ça pour ça. Laissez-moi aller à
l
'Union.
Mais pour Emmanuel Macron, le cap de l'agression physique a déjà été franchi avec cette gifle.
Emmanuel
Macroni.
Reçu il y a deux ans dans la Drôme. Persisté dans ses journées à portée de baffe, selon l'adage, ne serait-ce alors pas prendre un risque pour un président presque aussi impopulaire qu'au moment des Gilets jaunes. D'un côté,
il
faut assurer la sécurité physique
du
président de la République et des gens qui l'entourent.
Il
y
a
des ministres souvent avec lui. Et en même temps, il faut permettre des échanges avec les citoyens et éviter le déplacement Potemkin, c'est-à-dire en carton-pâte, totalement faux, fabriqué comme un décor de cinéma. Je pense qu'y compris dans une situation tendue, et peut-être même encore plus dans une situation tendue, il est indispensable de se déplacer sur le terrain, parce que sinon, la colère s'accentue, s'installe, et les malentendus peuvent se développer. Parce que si on ne se parle pas, si le président donne le sentiment d'être le couloîtré à l'Elysée, enfermé dans son bureau, ça ne fait qu'attiser le ressentiment dans le pays. Alors, prochaine destination pour Emmanuel Macron.
Ce soir, l'agenda du président pour les jours à venir n'est, selon l'Elysée,
pas
encore disponible.
Il
faut jouer un peu la surprise pour éviter l'organisation de manifestations. Une question de Frédéric dans le Vaucluse. Une tournée des popotes émaillées de petites phrases assassines ne va-t-elle pas enflammer les esprits plutôt que de les apaiser ? Peut-être avec vous, Éric Fautorino, sur cette question.
Oui, parce que je pense que, bien sûr, ça peut encore enflammer. Alors, ce n
'est
pas ce que veut l'Elysée, comme disait Karl Meus à l'instant. Mais pourquoi ? Parce qu'il
n
'y
a
jamais de texte en contexte. Le contexte, c'est une frustration des Français depuis des mois, pour ne
pas
dire des années, vis-à-vis de quelqu'un qui leur a promis une écoute, qui leur a promis une politique autrement. Mais il
y
a une deuxième chose, je pense. C'est que, là, on est sur les retraites et c'est ce qui fait, évidemment, le débat. Mais derrière les retraites, il y a cette crise démocratique. Et cette crise démocratique, ce n
'est
pas Emmanuel Macron. Elle est le fruit d'une évolution de la société. Il faut revoir Benjamin Constant, par exemple, ce philosophe, quand il disait qu
'il
y
a
une crise de régime, une crise politique, lorsque les idées et les institutions ne sont plus en phase. Et aujourd'hui, les institutions ne sont plus en phase avec les idées qui traversent la société. Et c'est l'idée d'une démocratie qui doit être complétée, qui doit être continue, comme dit Dominique Rousseau. Donc, ça veut dire quoi, concrètement ? C'est que les gens ont voté, pas beaucoup, d'ailleurs. On a bien vu les abstentions. Ils ont voté et on considère, et ça, ce n'est pas moi qui le dis, c'est Pierre-Rosan Vallon sur la démocratie procédurale, c'est-à-dire que, bon, on est dans les règles, il a été élu, donc il peut faire ce qu'il a dit qu'il ferait.
Et il le fait légalement, mais le fait qu'il le fasse légalement ne veut pas dire qu'il le fait légitimement. Et à partir de là, aujourd'hui, quand il est dans la rue, quand il va au contact, les gens n'ont pas nécessairement lu les manuels de sciences politiques ou les très bons livres de Roland Carole. Mais ils ont en tête, quand même, que ce président jeune qui est toujours très dynamique ne les écoute pas. Il leur sourit, mais il ne les écoute pas.
Et il leur répond, il leur répond, il est très régulièrement interpellé sur ce sujet-là, de la crise démocratique, et il répond, j'ai été élu. Et aujourd'hui,
il a
même ajouté, je ne démissionnerai pas, c'est étonnant qu'il prononce même ces mots-là, je ne démissionnerai pas, je suis là jusqu'en 2027, fermé le banc.
Je crois qu'il a raison de dire ça, parce que c'est des hypothèses qui ont été mises sur la table. On a discuté, qu'est
-ce
qu'il peut faire, un référendum, une dissolution, ou la démission. Marine Le Pen a appelé à sa démission. Donc il est normal qu'il dise, ben non, moi je reste. Je crois que le calcul, il est assez simple. Tout mouvement social peut croître,
et
un beau jour, décroître. Et l'hypothèse,
c
'est que ça va se passer. 8 Français sur 10, depuis le début de la réforme des retraites, disent que la loi sera promulguée, appliquée.
C
'est monté à 88% dans le dernier sommet. Donc il n'y a plus beaucoup d'illusions sur le fait qu'on va y passer. Donc il y
aura
un point d
'orgue,
baroude d'honneur le 1er
mai,
qui va marcher, évidemment.
Et
puis après, on va aller vers l'été. Donc l'hypothèse, c'est que, bon, voilà, ça va aller vers l'été, et qu'on va petit à petit avaler, peut-être finir par digérer cette réforme qu'on n'a pas plus aimée que les 8 précédentes réformes des retraites. On a rejeté dans les mêmes proportions comme nous rejetterons celle qui arrivera dans 5 ou 6 ans. Il reste les problèmes que vient de soulever Eric et qui sont le mélange de cette crise
sociale, de cette crise démocratique. Mais qu'il ne traite pas dans son dialogue
avec les Français. Il ne veut pas en parler.
Il ne veut pas en parler, mais il est évident que c'est la feuille de route. Il a une feuille de route sociale. Il a commencé à dire. Presque. Faisons de la co-construction sur le plan social. Ça, c'est quand même une nouveauté dans la Macronie avec les syndicats au niveau
national.
Ça, il ne
l
'avait jamais dit. Va-t-il le faire ? Voilà une vraie question. La crise démocratique,
tout
ce qu'a dit Eric est vrai, mais c'était vrai pour les précédents présidents de la République.
Et
c'est vrai pour tous les politiques. Mais il
peut se
contenter de dire aux Français qu'il interpelle dans la rue «
J'ai été élu, fermez le banc, débrouillez-vous
».
Je crois que c'est les élections, c'est les élections,
c
'est passé, les gens ont fait. Ils se sont d'ailleurs massivement abstenus aux législatives. Les jeunes à 80% des moins de 25 ans ne sont pas allés voter.
C
'est ça. Ça, c'est une crise démocratique profonde quand même. Mais il y a une attente que ça change
sans
y croire trop parce qu'on ne croit plus les politiques. Ce n
'est
pas seulement Macron, Sarkozy, Hollande, déjà Chirac dans la deuxième moitié du mandat. Les politiques sont jugées malhonnêtes, incompétentes, loin des préoccupations des gens, incapables de comprendre nos attentes, nos souffrances et nos époirs. Ils sont dans leur bulle,
ils
font leur carrière, ils font des promesses électorales qui ne tiennent jamais. C'est ça, le fond du débat. Donc, il faut en face de ça, de la décentralisation, de la réduction du rôle de l'État régalien, enfin, des tas de choses qui ne sont pas seulement institutionnelles, mais qui sont des pratiques
récoltives. Ce n'est pas du tout ce que fait,
pardonnez-moi, ce n'est pas du tout ce qu'a choisi de faire pour l'instant le président de la République
qui dit aux Français... Sauf
que sa campagne de 2017 disait un peu ça. Ce
qu'il dit aux Français aujourd'hui, c'est passons à autre chose. J'arrive, j'ai des
annonces,
j'augmente les salaires des profs d'entre 100 et 230 euros nets, avec effectivement, vous faites comme ça parce qu'il
y a
des conditions
d'obtention de ces salaires. Ce n'est pas les 10
% provises dans la campagne présidentielle.
En tout cas, ça ne
va
pas les satisfaire totalement. et il dit on tourne la page. Ce sondage Odoxa-le-Figaro, il y a 59% des Français qui refusent de tourner la page et qui disent que ce n'est pas le bon moment, que c'est trop tôt et qui estiment à 79% que c'est irréaliste de se donner 100 jours pour établir les chantiers qu'il a établi. Quand vous l'interrogez Nathalie Moray sur cette colère, sur la méthode, qu
'est
-ce qu'il vous répond ? Il en a conscience.
Ah
!
Il le dit, je lui pose la question comme ça, je lui dis ok, vous voulez passer à autre chose, faire un pacte social avec les syndicats sur un certain nombre de thèmes et de priorités que vous avez égrenées,
mais
avez-vous conscience qu'une grande majorité des gens ne veulent pas passer à autre chose et sont dans la colère ? Et il me dit oui, j'en ai conscience. Voilà. Une fois qu'on a dit ça, alors après, l'interview est très longue donc effectivement, il décline des choses mais il dit qu'effectivement qu'il est dans un pays où il a conscience des choses qui se passent, qu'il y vit et qu'il se bat pour lui. C'est son expression. Comment ?
Effectivement, en essayant de comprendre ce qu'il dit, il dit que la colère qui s'exprime aujourd'hui n'est pas simplement le fruit de la réforme des retraites mais le symptôme de quelque chose qui est beaucoup plus vaste que la réforme des retraites, qui est lié beaucoup au travail, au manque de reconnaissance au travail, au manque de revenus par le travail. Tout ça, il l'a assez bien repéré et face à ça, il dit bon ben voilà, je donne les clés du camion il ne le dit pas comme ça mais au syndicat en disant voilà, d'ici le 14 juillet on va déterminer des priorités et ensuite à eux de trouver les solutions et je promets de légiférer.
Donc voilà, est-ce que ça, ça peut être entendu dans l'immédiateté par les gens ? Moi je n'en suis pas du tout du tout sûre mais c'est sa réponse et il dit aussi quelque chose qui est très important qui a peut-être dans l'interview peut-être passé un petit peu plus sous les radars mais il a dit qu'il essayait de faire une démocratie un petit peu différente il parle de ce qu'il a fait sur le climat de ce qu'il fait sur la fin de vie et il dit le RIP moi j'y crois c'est un outil il faut s'en saisir et il dit surtout je ferai un référendum pendant mon quinquennat
le référendum
est un outil et j'aurais à m'en saisir pour des sujets que je choisirais il a refusé de dire lesquels ok mais ça veut dire que je pense que s'il le dit ce n
'est
pas un hasard c'est que je pense qu'il a compris que dans la société française il n
'y
avait pas actuellement de soupape avant quand il n'y avait pas quand il y avait 5 ans pour élire un président enfin 7 ans et puis 5 ans pour les législatives au bout d'un moment on disait au président en place on en a marre on vous met en cohabitation c'était une sorte de soupape là pour l'instant les gens qui ne sont pas d'accord avec la politique d'Emmanuel Macron ils ne voient pas d'avenir ils disent mais mon dieu c'est pas possible on ne va pas encore passer 4 ans avec cette personne là donc il n
'y a
pas de soupape donc c'est pour ça qu'il y a des concerts de casserole dans la rue
et c'était une interpellation d'une jeune femme qui aujourd'hui s'adressait à lui dans l'héros et qui lui disait moi j'ai voté pour vous mais je n
'ai
pas voté pour vous en fait j'ai voté contre Marine Le Pen et vous m'aviez dit au soir du second tour ça m'oblige ça m'oblige mais qu'est-ce que vous avez fait pour moi est-ce que vous avez entendu ma colère on parlait de la méthode cette phrase d'Emmanuel Macron confiée à quelques journalistes sur le 49-3 on l'interroge pour savoir si lui aussi pense que c'est le dernier 49-3 de la session parlementaire et il dit je ne suis pas responsable des interviews à l'AFP de la première ministre
c
'est violent quand même
c
'est un peu violent effectivement mais c'est compréhensible personne dans la classe politique n'a véritablement compris ce qu'Elisabeth Borne avait voulu dire en se liant les mains à ce point-là alors qu'il lui reste un 49-3 dans la session jusqu'en juin et que c'est constitutionnel elle n'a aucune raison de se priver de cette arme d'autant plus que le conseil constitutionnel a validé le projet de loi en disant ben oui ça fait partie des instruments donc il n
'y
a aucune raison qu'elle ne l'utilise pas et Emmanuel Macron a deux outils mais le problème du référendum c'est que déjà dans le premier quinquennat il avait dit qu'il pouvait l'utiliser et qu'il ne l'a pas fait et que là
il
dit qu'il peut utiliser le référendum sauf que dans un court terme il ne va pas pouvoir le faire parce que toutes ses oppositions lui diront mais on vous a demandé un référendum sur les retraites faites-le sur les retraites si vous en voulez d'où l'idée qui tourne un peu de faire un référendum à questions à choix multiples qui permettrait d'avoir alors il faut vérifier si tout ça est bien constitutionnel mais d'avoir plusieurs thèmes un thème peut-être irritant sur lequel les uns se défouleront contre Macron mais d'autres peut-être plus techniques qui permettraient d'avoir une participation plus forte
et
de dépassionner les débats
Est-ce qu'ils sont absolument sûrs au sommet de l'État que ce calendrier qui a été fixé par le président de la République donnant donc à Elisabeth Borne la possibilité de faire une feuille de route avec une clause de revoyure on va le dire comme ça le 14 juillet est-ce qu'ils ont des doutes sur le fait que ça passe Est-ce qu'ils ont le sentiment eux que de toute façon le pire est derrière eux
?
Ils ont le sentiment que le pire est derrière eux parce que quand on reprend le calendrier à l'automne Emmanuel Macron veut un amendement au projet de loi
sur
le financement de la sécurité sociale on lui dit non non non fais pas ça on va discuter et quand il y a les premières manifestations qui arrivent on a l'impression que la France va être bloquée et qu'il va y avoir plusieurs millions de manifestants souvenez-vous on parlait de 95 à ce moment-là sauf que ça n'a pas eu lieu il y a eu du monde dans la rue mais il n
'y
a pas eu un déferlement il y
a
eu certes des sondages disant que les français étaient contre mais comme le dit Roland Carole à chaque réforme c'était le cas on n'a pas connu les blocages de 95 donc eux c'est pour ça qu'Alizé ils parlent de cette France qui ne parle pas qui est un peu invisible mais qui elle a envie de passer à autre chose parce que sa préoccupation c'est le pouvoir d'achat
et j'aide d'ailleurs cette phrase qui est citée dans cette interview que le président vous a accordé des gens qui ne vivent pas bien les gens qui ne vivent pas bien ce sont ceux qui vivent juste au-dessus du SMIC et qui n'ont pas de primes d'activité pas d'aide c'est à eux qu'ils souhaitent s'adresser sans doute dans les semaines qui viennent avec peut-être des annonces sur le pouvoir d'achat en tous les cas c'est déjà ce qu
'il a commencé à faire hier quand il parle de la France du travail hier dans l'Alsace et quand il parle aujourd'hui aux enseignants qui ne gagnent pas 2000 euros donc qui sont vraiment entre 1300 et 2000 euros quand ils débutent leur carrière c'est ce qu'ils commencent à faire et je vous prends le pari que la semaine prochaine il y
aura
un autre déplacement probablement dans le nord de la France où il va encore s'adresser à une autre catégorie de population
il
est en train de faire ce qu'il avait fait après les gilets jaunes avec le grand débat revenir, remonter ses manches de chemise enlever la veste aller au contact est-ce que le contexte est totalement différent est-ce qu'il peut retomber Eric Fautorino sur ses pattes
comme
il l'a fait par le passé
alors
c'est vrai qu'il est à droit il est agi on ne peut pas lui enlever cette intelligence quelquefois il n
'a
pas l'intelligence de l'instant il a l'intelligence d'après et là le débat le grand débat qu'il y avait eu avec les intellectuels il faut quand même se souvenir que ça a d'abord été un monologue c'est lui qui a beaucoup parlé donc là s'il recommence c'est quand même toujours une parole qui vient d'en haut et je crois qu'il retombera sur ses pattes parce que comme le disait Roland Kérol tout à l'heure alors est-ce que c'est de l'habileté ou du cynisme on peut le voir comme on veut bon oui le plus dur est passé
il
a fait les choses dans les clous et bon les gens vont grincer ils ne
sont
pas contents mais au fond je crois que ce qu'il attend il retombera sur ses pattes s'il est le président qui va faire une mutation ou en tout cas un changement institutionnel institutionnel suffisamment profond pour pouvoir changer la vie démocratique des français parce que alors là ce que disait Roland tout à l'heure les autres présidents ont connu ça c'est vrai mais c'est pas la même époque je veux dire pas là l'époque numérique l'époque des réseaux sociaux toute cette époque là c'est vraiment le 21ème siècle est-ce que Emmanuel Macron qui a annoncé la révolution son livre de candidats c'est révolution est-ce que le nouveau monde qu'il annonce c'est rester dans une forme d'ancien monde ou est-ce que c'est au contraire en effet faire accoucher ce nouveau monde qui veut dire que la décision politique désormais ce n'est pas seulement l'élection l'élection ça doit mobiliser elle ne mobilise plus tant que ça c'est aussi la co-construction le fait qu'on participe à des conventions citoyennes des pétitions des rics des rips etc c'est là je pense qu'on jugera et que les français jugeront de ce qu'il aura apporté aux institutions françaises
il peut continuer à avancer en bougeant la méthode en se départissant de cette verticalité qui fait que le président décide à peu près de tout
alors c'est à dire que moi ce qui m'étonne à titre personnel sur Emmanuel Macron que j'ai beaucoup interviewé alors
au
tout début c'est à dire même quand il n'était pas président il théorisait de façon assez fascinante ce que c'était que le pouvoir et il parlait toujours de Paul Ricoeur qui l'a beaucoup inspiré il disait Ricoeur est celui qui a le plus étudié en Occident la fonction délibérative et il disait la délibération c'est effectivement se réunir pour parler mais à un moment donné il faut arrêter la délibération autrement c'est l'immobilisme il faut trancher et ce que je vois moi du Macron depuis 6 ans c'est un Macron qui tranche mais qui ne délibère pas et donc je pense que tout ce qu'il a dit c'est écrit on l'a écrit on l'a publié sur la délibération il sait très bien parce que c
'est
comme vous dites il est lucide mais quand est-ce qu
'il
va s'y mettre et c'est ça que je pense qui est la clé de l'acceptabilité et qu
'on
ne pose plus la question qu'est-ce qui va démissionner ce qui n'a pas beaucoup de sens
en
tout cas la confrontation avec des foules en colère avec des français véhémants on a vu ça c'est déjà produit par le passé vous voyez une différence vous Roland Kérol avec ce qu'on peut connaître Jacques Chirac Nicolas Sarkozy ça
fait partie de l'exercice du pouvoir
je
suis d'accord avec
tout ce qu'a dit Eric il complit sur le poids aujourd'hui plus important de l'information continue les réseaux sociaux et des réseaux sociaux surtout oui
il y
a un truc qui ne
va
pas à mon avis dans les questions que se pose Macron c'est
où
est-ce qu'il est politiquement
il
est une
chose d
'animateur d'un bloc central mais enfin les gens qui disent on n'a pas voté pour vous on a voté contre Marine Le Pen c'est vrai
au
second tour c'est ça
et
depuis qu'est-ce qu'on entend de la part des gens de la majorité relative présidentielle
l
'accusation contre les extrêmes
l
'alliance remise plus ou moins faite avec une partie de la droite modérée
c
'est pas une réponse à ces
gens-là
il
faut une réponse
politique il
faut une réponse politique il faut une réponse sociale parce que ce sont des gens qui sont Marine Le Pen elle est première chez les ouvriers les chômeurs les employés donc ça pèse mais aussi une réponse politique est-ce que l'adversaire c'est
le
Rassemblement National ou c'est n'importe qui tous les extrêmes tout ce qui bouge tout ce qui fait de la violence non ? il faudrait qu'on sache un plus où il est
en
tout cas il n
'a
pas été un adversaire mais un opposant farouche pendant cette période de la crise des retraites de la réforme des retraites et il jure qu'il n'y pense pas il jure qu'il ne rêve pas de l'Elysée pourtant le départ de Laurent Berger de la tête de la CFDT est vu en Macronie comme le point de départ d'une aventure politique après dix ans passés à la tête du désormais premier syndicat de France et bien il a construit une image de réformateur et dans ce conflit de la réforme des retraites il est devenu le premier opposant à Emmanuel Macron c
'était
hier matin un très classique point de presse du gouvernement quand soudain on a
appris il y a quelques minutes que Laurent Berger allait quitter ses fonctions à la tête de la CFDT en juin prochain comment est-ce que vous réagissez à cette annonce ?
ça aura été un partenaire sérieux exigeant parfois coriace nous l'avons vu on l'a vu en effet partout pendant trois mois à la tête de la contestation contre la réforme des retraites Laurent Berger c'était l'homme censé détenir la clé pour sortir de la crise mais le voici qui annonce son départ la loi à peine promulguée le timing interroge forcément mais le futur ex-patron de la CFDT avance une décision prise collectivement et tacle au passage ceux qui exercent le pouvoir en solitaire
on
est dans un pays qui crève de l'hyper personnalisation on est dans
un pays qui pense que il suffit d'une personne à un endroit et que tout se réglera c'est pas comme ça que ça se passe il faut savoir passer la main parce qu'on est de passage
en
juin prochain Laurent Berger va donc passer la main à Marie-Lise Léon aujourd'hui numéro 2 d'une CFDT devenue numéro 1 des syndicats français mais qui n'a plus de contact avec l'exécutif depuis des mois qui aurait pu imaginer une telle défiance 10 ans en arrière
ni
soutien d'un gouvernement ni opposant politique mais contre-pouvoir social autonome et exigeant la CFDT
élu
en 2013 à la tête de ce syndicat réformiste étroitement associé aux mesures du quinquennat Hollande à tel point que Laurent Berger est alors surnommé le ministre bis du travail on a des précisions le coeur du texte n'est pas touché donc la CFDT est satisfaite
quitte
à prendre des coups en 2016 pour son soutien à la loi travail dite loi El Khomri le siège parisien de la CFDT est vandalisé sa façade taguée traître collabo des mots qui rappellent de la violence qui rappellent de la guerre la discorde avec la rue mais aussi avec le pouvoir elle s'installe pendant le quinquennat d'Emmanuel Macron deux hommes qui sur le papier étaient destinés à travailler ensemble mais en réalité dès l'origine rien n'a fonctionné entre les deux Emmanuel Macron était un conseiller à l'Elysée puis
un secrétaire général adjoint et il avait vu l'importance l'influence qu'avait Laurent Berger vis-à-vis des dirigeants socialistes et il trouvait que c'était une importance et une influence trop importantes disproportionnées et que ça gênait la réforme et lui il entendait aller plus vite et aller plus directement dans ces réformes et donc quelque
part enjamber la CFDT le patron de la CFDT à qui le chef de l'Etat a rendu hommage hier en toute amitié c'est quelqu'un
pour
qui j'ai du respect voudrais-je dire de l'amitié l'amitié ça a un sens très fort pour moi et j'ai beaucoup d'amis qui m
'ont
écrit hier
voilà mais
pas le président de
la
République
faute de message le camp présidentiel a plutôt envoyé des pics contre le syndicaliste soupçonné de bien cacher son jeu surtout lorsqu'il dit non à la politique et non à 2027 non mais je l'ai dit je l'ai toujours dit je l'ai répété je sais qu'on est dans un milieu où parfois quand on dit non ça peut vouloir dire autre chose pour moi c'est jamais le cas quand je dis non c'est non Laurent Berger en politique pas impossible pour ce journaliste mais pas sans risque non plus
je
pense que ce qu'il redoute lui c'est l'inauthenticité et que la politique comme le nom l'indique il faut parfois avoir des stratégies dissimuler ses vraies intentions mentir un peu se voyer ce que je veux dire et tout ça ça lui répugne alors que va faire Laurent Berger d'abord dit-il se chercher un nouvel emploi et peut-être aussi aller
boire une bière à l'occasion
avec Philippe Martinez de tout jeune retraité d'un mouvement social qui continuera sans eux
quand
même cette question pourquoi Laurent Berger a-t-il choisi d'annoncer son dépôt
qui
part de la tête de la CFDT avant la journée du 1er mai
il
avait prévu depuis un moment de partir à peu près à cette date voilà le 1er mai c'est une étape mais justement il y sera et puis il y ira jusqu'au 21 juin je crois que toutes ces histoires autour de Laurent Berger faisant une carrière politique après sont impossibles pourquoi on a toujours dit ça quand la CFTC est devenue CFDT dans 64-65 il y avait à sa tête Eugène Descamps et vos confrères écrivez tous il sera candidat à la présidentielle ça n'a jamais arrêté on l'a dit pour tous les secrétaires généraux de la CFDT or
la
CFDT est devenue le 1er syndicat de France sur une ligne elle a longtemps été proche de la gauche politique
mais
elle s'est rendue totalement indépendante et je dirais même avec une volonté d'indépendance tellement manifeste qu'elle devenait farouche pas seulement les opposants au secrétariat général mais tous compris donc ça serait absolument absurde d'imaginer que quelqu'un qui représente l'indépendance syndicale s'amuse à faire de la politique alors il va être militant il est déjà dans des organisations environnementales féministes etc il va écrire il va faire des choses politiques
mais
pas de la politique ça me paraît exclu et ça serait je crois pardon dommageable pour la CFDT que le secrétaire général qui a été l'emblème de ce mouvement social débarque en vie politique pourtant
Eric Fautorino au delà même des observateurs de la vie politique je le disais en Macronie il est proche du président de la république considère qu'il est un potentiel rival ou en tout cas qu'il pourrait avoir une ambition politique c'est-à
-dire
plus il dit ça ne m'intéresse pas plus certains entendent il sera candidat oui
mais c'est intéressant parce que c'est un peu un ricochet avec la question avant le reportage sur dire est-ce que Macron est à gauche est-ce qu'il est à droite ou est-ce qu'il est c'est un jeu politique c'est-à-dire que ce qui était très intéressant c'est pourquoi on se pose cette question et pourquoi on la pose avec tant d'insistance et pourquoi certains font courir le bruit qu'en effet il pourrait parce que ça dit beaucoup de choses sur ce qu'est la gauche aujourd'hui c'est-à
-dire
est-ce qu'on va aller puiser dans le personnel syndical parce que le personnel politique on ne voit pas trop qui pourrait émerger ça c
'est
la première chose la deuxième c'est que comme on le sait la CFDT c'est l'histoire la deuxième gauche la gauche pro-cardienne cette gauche qui a été un laboratoire d'idées on se souvient d'Edmond Maire on se souvient de tous ces responsables syndicaux et effectivement il y a une sorte de muraille de Chine entre l'engagement politique au sens électoral du terme de la vie politique qui était parti et puis le syndicat dont Lénine disait qu'il était la fameuse courroi de transmission donc
après
que les macronistes fassent courir ce bruit d'abord c'est bien pour complètement tuer cette hypothèse mais c'est aussi pour dire vous voyez à gauche il y
a
tellement personne qu'on va faire vous savez Hitchcock appelait ça le McGuffin vous savez dans un transport en train quelqu'un de voyageur et l'un met un paquet sur le filet on dit qu'est-ce que c'est il dit c'est un McGuffin qu'est-ce que
c
'est qu'un McGuffin c'est pour tuer les lions mais en Angleterre il n
'y a
pas de lions alors ce n
'est
pas un McGuffin
très bonne anecdote et très bonne phrase de très bonne citation de Laurent Berger qui précisément est
interpellé
sur son engagement et il dit quant aux personnalités de gauche qui pensaient que je pourrais être un recours ça devrait les inciter à travailler beaucoup plus sur le fond il les renvoie précisément à ce que vous êtes en train d'expliquer Eric Fautorino
mais
oui c'est ça c'est exactement ce que dit Eric Fautorino ça en dit plus long sur l'état de la gauche que sur Laurent Berger c'est à dire qu'au fond faute de candidats faute d'incarnation de quelqu'un qui pourrait incarner cette gauche de gouvernement cette gauche responsable et bien on se tourne enfin ils se tournent vers Laurent Berger du côté de l'Elysée c'est bien plus cynique c'est à dire que faire courir ce bruit c'est un peu l'affaiblir c'est à dire dire mais attention vous voyez bien qu'il y
a
des arrière-pensées politiques donc en gros il n
'est
pas net et dans toute cette période du côté de l'Elysée du côté de la Macronie ils n'ont pas été très correct avec
Laurent
Berger
ah
bah oui faire courir ce bruit là encore un ministre cette semaine disant mais si si on nous dit qu'il y va j'ai des informations bon alors quand on vous dit j'ai des informations vous dites bon d'accord on
ne sait pas lesquels évidemment
il y a eu tout ce passage sur ben voilà nous on a fait notre projet on n'entend rien aucune contre-proposition ça a mis Laurent Berger dans un état de rage j'ai écrit une lettre l'intersyndical écrit une lettre on s'adresse au président de la République non mais voyez ça avec le
Premier ministre l'intendant
suivra
l'intendant suivra donc il y
a
eu quand même un comportement qui n
'a
pas été très correct on saura peut-être un peu plus tard tout ce qui s'est passé entre eux ou ce qui ne s'est pas passé mais voilà il ne
faut
pas exclure quand même
qu'il y a une volonté de l'affaiblir en tout cas il y a une
part d'amertume quand on voit la réaction qu'il délivre ce matin l'amitié du président non je n
'ai
pas reçu le message du président et j'ai une autre conception de l'amitié ça va rester assez froid entre
eux
ah mais ils ne s'aiment pas c'est
clair
les
gens là ne s'aiment pas ils ne partiront pas en vacances ensemble ce qu'il
y
a de sûr c'est que cet épisode et tout ce qu'on dit autour de Laurent Berger ça dit de
l
'état de la gauche ok mais ça dit aussi la présidentialisation de ce pays plus rien n'existe en dehors de la présidentielle c'est à dire que sitôt la présidentielle passait hop on est en train de rechercher quel est le personnage qui va faire la prochaine élection et on a besoin collectivement et on est aussi un peu responsable d'en faire le
récit
est-ce que ce n
'est
pas quand même un coup dur au mouvement social à tous ceux qui pensaient qu'il était encore possible de se mobiliser de dire bon j'ai fait toute cette bataille là bon je fais le 1er mai ce serait une forme de baroude d'honneur et ensuite ce sera sans moi alors je pense que ça
c'est il y
a
deux façons de le voir il y a le verre plein et le verre vide le verre vide c'est ce que vous dites et puis il y a aussi le fait que finalement il a réussi à faire des choses il a réussi à mobiliser beaucoup derrière lui il a réalisé il a réussi à être une rockstar je veux dire il fait la une de magazine du monde du nouvel homme etc et il sort presque en pleine gloire j'allais dire c'est à dire que et il organise sa sortie en disant voilà ça va être une femme qui va qui va qui va me succéder et j'allais dire que ça c'est une attitude extrêmement moderne c'est tout ce qui n'existe pas en politique donc clairement ça c'est plutôt une façon de voir ce qui
le rend
populaire oui et
puis
de voir le verre à moitié plein voilà ce qu'arrive à faire le syndicalisme en
France tout le monde n'encense pas Laurent Berger en tout cas en creux si on sait lire entre les lignes cette citation d'Edouard Philippe qui dit ce matin dans le monde j'aime bien Philippe Martinez donc l'autre du coup quand il sort du bureau il ne dit pas l'inverse de ce qu'il a dit dedans
dans le livre de Chloé Morin où Edouard Philippe parle il
y
a cette phrase il ne cite pas Laurent Berger mais on s'est un peu suivi mon regard où il raconte une scène où effectivement un syndicaliste lui dit je ne peux pas dire ça mais vous avez raison de le faire et c'était sur la réforme des retraites et ça c'est vrai que c'est un double langage ce qui plaît quand même à l'Elysée c'est que Laurent Berger s'en va mais ne claque pas la porte il laisse un agenda de travail et ce qui était important au-delà de ce qu'il dit hier et aujourd'hui c'est l'interview aux Parisiens où il y avait du fond alors on a beaucoup retenu on va casser la baraque mais il y avait des choses plus importantes sur
la
semaine de 35 heures en 4 jours ça c'est un élément sur lequel le gouvernement travaille tout le monde ne pourra pas y arriver mais on sait que Gabriel Attal au budget fait des expérimentations on sait qu'il y
a
des pistes entendre la CFDT le leader de la CFDT même s'il passe le relais à numéro 2 dire voilà sur quoi on va travailler ça veut dire un, on est d'accord pour travailler et deux, on va pouvoir avancer
ça veut dire qu'après le 1er mai les syndicats retourneront à la table des négociations en tout cas la CFDT
en tout cas la CFDT
et donc il n
'y a
plus de front syndical et donc forcément les autres aussi parce qu'il y aura toujours front syndical
alors
il y a la colère autour de la réforme des retraites mais il y
a
aussi une affaire qui embarrasse au sommet de l'Etat Marlène Schiappa est mise en cause dans la gestion du fonds Marianne qui visait à promouvoir les valeurs de la République après l'assassinat de Samuel Paty la secrétaire d'Etat qui ne s'est pas fait que des amis y compris vous allez le voir au sein du gouvernement avec son dernier coup d'éclat à la une de Playboy l'assogé-la-Berre Juliette Vallon
Son
dernier coup médiatique remonte à début avril Madame la secrétaire d'Etat à la une du célèbre magazine de charme Playboy pas du tout au goût de sa collègue Isabelle Rome chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes selon le canard enchaîné Marlène Schiappa lui aurait adressé une critique qui dépasse le désaccord politique
Tu
n'es qu'un sac de seconde main
En déplacement à New York c'est dans la prestigieuse matinale de CNN qu'elle était censée revenir sur son apparition dans Playboy Interview annulée in extremis par Matignon Marlène Schiappa une fidèle d'Emmanuel Macron sous pression car parmi les casseroles qui retentissent depuis plusieurs jours il y en a une qui pourrait faire beaucoup de bruit l'affaire du fonds Marianne Quelques mois après l'assassinat de Samuel Paty Marlène Schiappa alors ministre déléguée chargée de la citoyenneté annonce en 2021 une mesure forte
Je
lance un fonds qui s'appellera le fonds Marianne pour la République et qui est un fonds qui vise à financer des personnes et des associations qui vont porter des discours pour promouvoir les valeurs de la République et pour lutter contre les discours séparatistes
Sauf
qu'en mars dernier le magazine Marianne et France 2 font des révélations fracassantes Parmi les 17 associations sélectionnées pour bénéficier de ce fonds une retient leur attention l'union des sociétés d'éducation physique
elle
aurait bénéficié de la plus grosse dotation 355 000 euros une enveloppe destinée à financer des vidéos très peu regardées mais aussi à rémunérer grassement son président Cyril Karouna Garan et son associé Mohamed Sifawi qui s'en défend
Je
n'ai pas touché 120 000 euros j'ai touché précisément et l'administration fiscale peut le préciser demain il y aura des enquêtes administratives et judiciaires qui pourront
le vérifier 43
000 euros très précisément net d'impôt passez-moi les virgules et quelques centimes
Une
autre association suscite l'intérêt des journalistes de Mediapart cette fois créer tout juste avant l'appel de fonds reconstruire le commun aurait perçu 330 000 euros d'argent public pour là encore créer des vidéos
Nous
sommes étonnés de voir que les vidéos qui avaient été diffusées portaient sur des sujets qui n'avaient strictement rien à voir avec la prévention de la radicalisation ou la laïcité mais portaient plus sur des enjeux politiques du moment à savoir liés à l'élection présidentielle et aux élections législatives de 2022 Salut la France Internet mes franquis mes franquettes bonjour bienvenue dans l'épisode 9 d'A la bonne franquette Dans ces vidéos diffusées en pleine course électorale les participants s'attaquent à des opposants politiques d'Emmanuel Macron comme Jean-Luc Mélenchon ou encore à Nidalgo critiqués sur la propreté de Paris
Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi est-ce qu'on parle de ça ? Pourquoi est-ce qu'on dit que c'est encore pire depuis qu'Hidalgo
est là et depuis que le PS ça cache Paris
? L
'ancienne candidate à l'élection présidentielle voix rouge est porte plainte
Là
en l'occurrence on a financé
le
gouvernement
le
pouvoir exécutif a financé une association dont l'activité
a
été de salir un opposant politique Donc nous sommes bien fondés quand nous sommes la personnalité politique visée quand nous sommes à Nidalgo à demander mais qu'est-ce qui s'est passé ? Qui a pu avoir l'idée saugrenue de prendre l'argent du contribuable pour aller salir telle ou telle personne
?
Marlène Schiappa nie toute implication dans le choix des bénéficiaires du fonds Marianne mais aujourd'hui Mediapart a révélé que trois de ses collaborateurs dont son directeur de cabinet ont participé à la sélection des candidatures De son côté Olivier Véran semble prendre ses distances Le porte-parole du gouvernement attend des réponses et souhaite je cite de la transparence
Et
Elisabeth Borne a écrit à Nidalgo pour lui dire qu'elle ferait tous les éclaircissements sur cette affaire cette question de Samuel en Nile-et-Vilaine L'affaire du fonds Marianne est-elle l'équivalent de l'affaire Benalla pour ce second quinquennat
? Eric
Catorino
C'est peut-être un peu trop pour le dire mais c'est intéressant comme question parce que ça ça crée le même malaise c'est-à-dire que dans l'occurrence pour Benalla on avait quelqu'un qui était à l'Elysée collaborateur d'Emmanuel Macron plus proche que ce que sa fonction n'aurait dû lui donner et qu'on retrouve à matraquer des gens lors des manifestations et là on a le dévoiement le détournement de l'objet de ce fonds pour attaquer des candidats d'une candidate en l'occurrence Anne Hidalgo et il faut se demander mais à qui ça profite ? Qui a décidé ça ? Et finalement est-ce que c'est du ressort de Marlène Schiappa dont on peut penser quand même qu'elle a su à quoi a été utilisé cet argent ?
Est-ce que c'est du ressort du gouvernement ? Ce qui serait quand même assez étonnant les questions que ça pose sont très dérangeantes parce que c'est vrai que
c'est
de
l
'argent public c'est tout ce qu'on peut imaginer et on voit bien que ça n'a pas été utilisé pour la fin qui était en plus ce qui est très je trouve terrible c'est que c'est sur la mort d'un homme dans des conditions tellement cruelles et dramatiques de Samuel Paty donc voilà déjà moi personnellement quand j'avais vu la naissance de ce fonds et comment ça avait été annoncé je me dis bon qu'est-ce qu
'ils
vont faire avec ça ?
Je
trouvais que c'était beaucoup de bons sentiments et peut-être beaucoup d'argent c'était pas la meilleure la meilleure utilisation des fonds publics mais à l'arrivée ça a l'air assez calamiteux
Il y a une volonté d'éteindre l'incendie de gérer cette affaire-là au sommet de l'État dans l'entourage de la première ministre il y
a
déjà eu l'affaire de Playboy alors évidemment ça n'a rien à voir mais
c
'était la même ministre qui est en cause elle est fragilisée désormais Marlène Schiappa au sein du gouvernement
Oui on sent quand on pose la question au mieux un embarras parmi nos interlocuteurs en gros Playboy avait quand même déjà bien dérangé et on peut dire que la réforme des retraites a sauvé Marlène Schiappa parce que Emmanuel Macron était occupé par autre chose il y avait
d
'autres préoccupations sans réforme des retraites je pense qu'on peut dire sans se tromper que Marlène Schiappa serait déjà sortie du gouvernement parce que l'Élysée n'était pas au courant en tout cas nos interlocuteurs assurent avoir découvert l'interview et les photos il y
a
des photos quand même d'une ministre du gouvernement de
la République
non mais voilà
et sur le fond
Marlène
et
sur le fond
Marlène ils se
désolidarisent de ce qui s'est passé ça
commence
ça
commence
ça commence oui oui on sait bien que dans ce genre d'affaires il faut trouver la personne qui va porter le chapeau on ne l'a pas encore chacun essaye de se renvoyer la balle Marlène Schiappa a dit qu'elle était au courant de rien ses collaborateurs non plus là Mediapart ressort d'autres informations on va voir
100 jours en tout cas jusqu'au 14 juillet pour une nouvelle feuille de route peut-être d'un nouvel axe de travail pour ce gouvernement et un nouveau casting
non pour
l'instant je n'ai pas le sentiment qu'un nouveau casting soit dans l'immédiat pour l'instant j'ai l'impression que la première ministre elle est plutôt en tous les cas c'est ce que dit Emmanuel Macron dans l'interview qu'il nous a donné oui ce n'est pas non plus un soutien dément oui mais c'est pour ça que je dis pour l'instant c'est-à
-dire
que moi j'ai le sentiment qu'elle est là au moins jusqu'au 14 juillet et j'ai l'impression qu'il peut y avoir quelque chose qui bouge après ces 100 jours vous faites la feuille de route oui voilà c'est ça vous bossez et ensuite on verra quand je lui pose la question de savoir mais est-ce qu'elle sera après les 100 jours est-ce qu'elle reste je n
'ai
pas de réponse je vous passe les relances mais du coup il n'y
en
a pas donc on voit bien qu'elle est là oui
mais
on verra et quand vous l'interrogez sur Elisabeth Borne il vous dit
c
'est la première ministre que j'ai nommée après les législatives c'est elle que j'ai choisie voilà donc ça veut dire c'est un peu une femme du passé et surtout il
ne cite pas son nom non il ne cite pas son nom il l'appelle comme la fonction et qui n
'est
pas incarné moi je trouve que
c
'est toujours un peu gênant quand les gens ne savent pas les noms
peut-être n'est-ce pas un sujet Eric Fautorino Roland Carole peut-être n'est-ce pas un sujet le casting autour du chef de l'État peut-être qu'il n'y a que lui en première ligne
je
crois que ce n
'est
pas un sujet parce que aucun changement en dehors des périodes qui suivent une élection aucun changement de gouvernement n'a jamais fait tressaillir l'opinion d'un point donc les gens s'en fichent moi je crois que Macron ne sait pas répondre à cette question aujourd'hui je pense qu'il ne sait pas ce qui est quand il changera de premier ministre il a la liberté de le faire il a donné sa feuille de route jusqu'à 14 juillet elle est tranquille peut-être même jusqu'à septembre après on verra il faudra quelqu'un de plus politique pour diriger la campagne des élections européennes
quand on entend parler de
Gérard Larcher ça vous paraît baroque
c'est un poisson qu'on lance dans l'eau
non
j'entends ce que dit Roland c'est vrai qu'on peut prendre les choses d'une autre manière c'est à dire que si on estime que Macron à l'arrivée sera jugé sur le fait que lorsqu'il aura terminé son mandat son deuxième mandat est-ce que c'est après moi le chaos et donc le spectre Marine Le Pen qu'il a repoussé deux fois et c'est pour ça qu'il a été élu par défaut plus que par choix est-ce que d'une certaine manière il aura contribué est-ce qu'il se survivra est-ce que comme le géogiscardisme ne s'est pas survécu on a survécu un petit peu mais pas de façon présidentielle est-ce que Macron aura et l'intelligence et on pourrait dire la générosité de dire il faut que je laisse quelque chose que je mette quelqu'un sur orbite et est-ce que ça veut dire un jour un casting qui permet de lutter face aux extrêmes et en particulier Marine Le Pen je n'ai pas de nom je n'ai pas
de nom à
mettre je ne crois pas que ce soit Edouard Philippe demain et ni après-demain donc je pense que
c
'est ça est-ce que Macron aura inchangé les institutions parce que imaginez cet homme qui pendant 10 ans aura présidé à la France
que
si derrière lui il y a une Marine Le Pen ou une émanation du Rassemblement National ça jettera une lumière tellement sombre sur ce qu'il a voulu apporter qui était au contraire lumineux et différent que je pense quand même qu'à un moment donné il faudra qu'il y pense
et il a l'esprit sans doute sur la trace qu'il laissera dans l'histoire pas
dans sa
tête mais ça tuerait
ça tuerait le bilan
allez on revient maintenant à vos questions
une
question de Jean-Pierre dans le bar est-ce la bonne stratégie d'aller au devant des Français pour espérer apaiser leur colère
?
alors je pense qu'il n
'a
pas le choix c'est-à
-dire
je ne
sais
pas s'il peut apaiser les colères je ne le pense pas mais en tous les cas la stratégie de sortir de l'Elysée et d'aller voir les gens je pense qu'aujourd'hui en 2023 un président n
'a
pas le choix et il doit faire ça il doit y aller donc je pense qu'il n
'a
pas le
choix
le
préfet de Lérault a interdit à Gange l'usage de dispositifs sonores dont les casseroles la France marche-t-elle sur la tête
?
franchement oui oui c'était absurde de faire ça
oui mais surtout il dit clairement dans l'interview qui nous a donné pardon d'y revenir toujours mais mon boulot c'est pas de dire oui vous n'êtes pas d'accord je change mais c'est d'aller au devant des gens d'écouter leur colère et de leur parler si c'est pour le lendemain pour éviter tout sonore je ne sais plus quel terme c'est un petit peu contre-productif
dispositif sonore dispositif sonore les casseroles allez Christian en Haute-Savoie le contraste d'un président déterminé et serein face à des contestataires qui tapent sur des casseroles bénéficie-t-il à Macron ?
Roland
Carole
ça dépend pour les porteurs de casseroles non ça accuse le coup il nous provoque c'est normal nous on est là on est toujours là pour une partie je ne sais pas des retraités de la droite modérée de ceux qui aiment bien l'ordre même s'il en perd il en a perdu quelques-uns dans la toute dernière période ils peuvent se dire quand même c'est pas bien de faire un truc comme ça un peu de retour au calme un peu d'ordre peut-être
pourquoi toujours et encore ces petites phrases qui attisent la colère
il
ne
peut
pas s'empêcher il
ne peut pas s'empêcher dites-vous Eric Fautorino
oui il y a quelque chose effectivement on peut jalonner toutes ces petites phrases même depuis le premier mandat je traverse la rue pour trouver du boulot enfin il y a plein de choses comme ça je crois que lorsqu'Emmanuel Macron est dans son milieu son milieu naturel il se sent très à l'aise et il n'y
a
pas d'agressivité chez lui lorsqu'il se sent agressé par des gens qu'il ne comprend pas dont il pense qu'il explique tellement bien qu'il devrait comprendre et là qu'il ne comprend pas alors ce n
'est
pas casse-toi pauvre con mais c'est la phrase qui va blesser et je crois qu'autour de lui certains lui ont dit souvent mais tu ne devrais pas dire des choses pareilles et il les dit quand même donc je pense qu'il est effectivement comme le scorpion sur le dos de l'hippopotame dans le fleuve Niger
une question d'André dans la Loire ah le bagout les mots la séduction moi j'ai passé l'âge je veux qu'on revalorise ma retraite point barre
le
charme ne perd plus
le charme ne perd plus mais comme l'a dit Roland Carole je ne
suis
pas sûr que ça soit destiné à celui-ci à cette personne-là à André mais cette opération de communication ces images c
'est
destiné à tout un électorat qui est un peu parti sur la fin justement à cause de la chanlie et tout ça et qu'il faut remettre de l'ordre et le
revoir
peut
-être
que c'est les spectateurs André juste n'est plus sensible peut-être à un style qui a pu séduire au début c'est un retraité on dit que c'est plutôt un électorat qui est favorable à Emmanuel Macron
c
'est très possible parce qu'une des erreurs d'Emmanuel Macron c'est de dire je n'ai été élu qu'il y a un an
mais
il oublie les français disent non ça fait 6 ans et comme le dit Eric Fautorino si on revient sur la campagne de 2017 on ne
va
pas refaire l'émission mais on en est loin enfin voilà toutes les promesses de 2017 où sont-elles en 2022 et la France de 2022 n'est plus celle de 2017
regardez ce que dit Véronica dans les Vosges parler ok mais Macron est-il capable d'écouter et de prendre en compte la parole des autres
malheureusement enfin en tout cas ce qu'on voit c'est peut-être qu'il le fera même quand il a dit qu'il allait changer vous vous souvenez que dans sa réélection il a fait le programme avec vous on fera les choses avec vous mais avec vous où était le vous donc encore une fois je disais tout à l'heure le jeu et le vous le vous n'est pas là je pense qu'il y a chez lui une sorte de petit excès de soi-même qui est de dire moi je sais j'ai bien réfléchi j'ai beaucoup travaillé parce qu'il travaille énormément et moi je sais ce qui est bien donc je vais vous dire ce qui est bien et si vous ne me suivez pas c'est que vous n'avez pas bien compris alors je vais peut-être vous réexpliquer mais jamais il ne se dire le boulot d'un président de la République c'est pas d'avoir le peuple contre lui or aujourd'hui et il y a une chose moi qui me dérange un peu aujourd'hui c'est qu'il surjoue le courage le surjoue il surjoue le fait je dis non je suis tout seul mais voilà comme Jeanne d'Arc dont il a apprécié qu'il a fait un grand discours sur Jeanne d'Arc criblé de flèches
j
'ai raison c'est pour votre bien et
voilà
vous dites ça Eric Fautorino mais c'est vrai que depuis le début de son deuxième quinquennat il a beaucoup défendu le CNR il en parlait personne n'écoutait en disant qu'est
-ce
que c'est que ce machin mais cette idée de dire on va concerter on va mettre autour de la table les élus locaux etc c
'est ça CNR d'ailleurs le sigle était conseil national de la refondation pas de la résistance mais justement c'est parce que précisément il a ses intentions mais qu'elles sont suivies vous savez je me souviens quand en 95 quand au monde Plantu dessinait Jacques Chirac en magicien sans baguette magique si vous annoncez des choses mais qu'elles n'ont pas lieu et bien c'est le verbe au bout d'un moment est creux
Emmanuel Macron est le premier président à appliquer son programme de campagne il faut savoir ce que l'on veut dans ce pays non
? Roland
Quairol écoutez oui on peut dire ça c'est ce qu'il dit Macron sans arrêt à propos de la retraite
c
'était un
engagement c'était même
65 j'ai été élu pour ça
moi
j'ai relu comment s'était passé à la campagne présidentielle j'ai pas le sentiment que ça a été la raison pour laquelle les français ont voté donc il y a un malentendu les promesses sont faites pour être tenues c'est vrai celle-là il a à peu près tenu 64 au lieu de 65 ça prouve qu'il a un peu bougé mais voilà il y avait d'autres points dans la campagne présidentielle on va voir ce qui est vrai c'est qu'il y a une espèce d'interrogation je vais changer la méthode je vais promener etc en juillet 2018 il fait un grand discours devant le congrès du parlement où il dit il reconnaît ses erreurs et il explique la méthode démocratique de participation qui va lancer on est en avril 2023 donc on est en droit de se dire bon ben alors cette fois-ci c'est oui ou c'est non
c
'est quoi le pacte de la vie au travail
qu'est-ce qu'on met dedans
bah oui
c
'est ça
je ne sais
pas
si il y a notamment cet aspect de faire les 35 heures en 4 jours c'est pas uniquement ça mais il y a voilà changer la relation qu'on a au travail ils se sont rendu compte qu'en réalité une grande partie des gens étaient malheureux c'est ce qui est ressorti des retraites pas forcément que par la retraite mais parce qu'il n'y
avait
pas de perspective non plus d'évoluer dans son travail et ils se sont rendu compte aussi qu'il y avait des gens malheureux alors c'est beaucoup dans les métropoles et l'île de France c'est que c'est pas le travail qui les intéresse pas mais c'est de mettre 2 heures pour aller retrouver son travail et de repartir en tout
cas
c'est une discussion très ouverte sur le travail une dernière question Robin dans l'Indre Macron ne pouvant être réélu que cherche-t-il encore à prouver Eric Fautorino un mot
qu'il est le meilleur
merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 23h45 il est l'heure de retrouver Anne-Elisabeth Lemoyne et toute l'équipe de C'est à vous
bonsoir Anne-Elisabeth bonsoir Caroline c'est une annonce qui divise la fin des retraits de points de permis pour les petits excès de vitesse à compter du 1er janvier 2024 satisfaction des représentants d'automobilistes indignation des associations de sécurité routière débat à suivre dans un instant dans C'est à vous
bonne
émission à vous demain vous retrouvez Axel de Tarlet pour un nouveau C'est dans l'air dès 17h30 belle soirée
Sous-titrage Société Radio-Canada
Emmanuel Macron