De quoi le meurtre d'Aboubakar Cissé est-il le nom ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'affaire dans l'affaire. Stéphane Simon. Bonjour, bienvenue à tous pour votre rendez-vous du samedi en partenariat avec la revue trimestrielle Affaires criminelles.
Avec moi l'équipe de l'affaire dans l'affaire Jean-Marie Borderie, la voix des matinales de Sud Radio et Jean Serano bien sûr journaliste enquêtrons aujourd'hui Rachida Kaout, présidente du haut commissariat des diasporas africaines, élu Ivri sur scène et également Rodrigo Arenas, député de Paris. Bonjour à tous les deux. Bonjour.
Bonjour. Aujourd'hui, nous allons parler du drame qui a saisi la France le weekend dernier. Le meurtre d'Abouakar Sissé, frappé à 57 reprises par le couteau d'un tueur solitaire, Olivier Adzovic, 21 ans, qui a frappé mortellement à la mosquée de Bois Comb.
Mais si vous le voulez bien, revenons sur les faits. Nous sommes le 25 avril dernier, je le disais, voici le récit du meurtre de Abouakar. La Grandcombe, petite commune nichée au nord du gare, une ancienne cité minière fière de son passé ouvrier.
Aujourd'hui, la ville vit modestement. Le chômage est élevé, la jeunesse parfois désœuvrée, mais la solidarité y est réelle. Les liens entre habitants et les communautés sont solides.
Dans cette ville discrète se dresse une petite mosquée, la mosquée Kadija, un lieu de culte sans tapage. Une salle de prière simple, respectée, un endroit de fraternité loin des projecteurs au cœur d'un quartier calme. Ce vendredi 25 avril 2025, il est 8h30 précisément.
À l'intérieur de la mosquée, un homme s'affaire. Il balaine nettoie prépare la grande prière de vendredi. Abouakar Sissé, il a 22 ans.
Il est originaire du Mali. Arrivé en France à l'adolescence. Il a obtenu un CAP de menuiserie.
Il vit seul, travaille parfois, aide beaucoup. À la mosquée, il est bénévole, il a les clés, il est reconnu pour sa gentillesse, il inspire confiance. C'est dans cette mosquée de Bocombe et c'est cet homme paisible que le tueur va choisir.
Un homme brun, les cheveux hsud vient de passer la porte. Cet homme n'est pas connu des fidèles, pas de lien avec la communauté. Il s'approche calmement d'Abou Bakar Sissé et lui demande de lui apprendre à prier.
Abou Bakar accepte naturellement, il n'hésite pas. Il montre les gestes, il partage les mots, il s'agenouille côte à côte en direction de la Mecque. Olivier, c'est son prénom 21 ans, imite alors les mouvements de la prière, puis il se redresse alors qu'Abou Bakar est en prière agenouillé et sort un couteau.
Il frappe froidement, des dizaines de fois dans le dos, le torse, l'abdomen, la gorge. Abou Bakar ne se relèvera pas. L'agresseur filme la scène et déclare face caméra : "Je l'ai fait, ton alat de merde." Olivier quitte rapidement la scène du crime.
Il profite du calme de la mosquée. Le corps de Abouakar ne sera découvert qu'à 11h30, soit 3h après le drame. Olivier Adzovic a donc beaucoup d'avance sur les enquêteurs dans sa fuite.
Il est en outre aidé par des proches pour fuir la région. Que leur a-t-il raconté ? Que savent-ils du drame ?
Impossible de le savoir à ce stade de l'enquête. Olivier se rend d'abord dans l'héros où il est brièvement repéré puis disparaît de nouveau. Il traverse ensuite la frontière franco-italienne probablement en train et arrive en Toscane.
C'est là que les enquêteurs perdent provisoirement sa trace. Ils n'auront pas le temps de le retrouver car dimanche 27 avril vers 23h, il se rend de lui-même au commissariat de Pistoya en Italie. Il est accompagné de son avocat et d'un membre de sa famille.
Aux enquêteurs, il raconte tout. Il s'appelle donc Olivier Adzovic. Il est né en 2004 à Lyon.
Il est de nationalité française. Sa famille est d'origine bosniaque. Il vit depuis 2 ans à la Grandcombe avec sa mère et ses frères et sœurs.
Une famille nombreuse, discrète, aucune plainte, aucun signalement, aucun casier. Il ne travaille pas. Il vit du RSA, passe ses journées enfermées à jouer au jeux vidéo.
C'est un homme isolé, silencieux. Et lors de son interrogatoire, il nie pourtant la haine religieuse. Il déclare avoir tué la première personne qu'il a croisé et qu'il voulait en tuer d'autres pour être reconnu comme un sérioler.
Mais les enquêteurs ne le croient pas. La vidéo, les gestes, les mots, tout évoque un crime ciblé. Aujourd'hui, une information judiciaire est ouverte contre lui pour meurtre avec préméditation et à raison de la religion de la victime.
Et juridiquement, ça change tout. En France, le code [ __ ] est clair. Tuer quelqu'un en raison de sa religion, c'est plus qu'un meurtre.
C'est une attaque contre un droit fondamental, un crime donc aggravé. La peine encourier Adzovic est la réclusion criminelle à perpétuité. Jeudi, on apprenait que son avocat, maître Giovanni Salvieti, confirmait qu'Olivier Asdovic avait accepté son extradition vers la France.
Elle pourrait avoir lieu mi-mai. Merci Charlotte Lina pour la préparation de ce récit circonstancié. Alors Rachida Kaout, présidente du au commissariat des diasporas africaines, est-ce que vous avez rencontré la famille de Abouakar Sissé ? dans quel état d'esprit sont ses parents ?
Est-ce que quelque chose aussi a été oublié dans le récit que je viens de faire ? Alors, hier a été une journée douloureuse pour tout le monde, pour toutes les communautés présentes parce que c'était vraiment une, j'allais dire une émotion qui a touché toutes les communautés mais aussi et en même temps toute personne justement dénonçant des actes odieux comme celui-ci. Et sur la place de la République, oui, j'ai rencontré la famille de la victime.
J'ai pu parler avec eux mais sans parler parce que c'était plutôt le moment en fait du recueillement euh où juste les regards parlaient d'eux-mêmes, juste la présence en fait aussi. En fait, il y avait c'est je je suis encore bouleversée de ce qui s'est passé parce que euh je sais pas vous expliquer, il y a eu quelque chose qui s'est passé, qui s'est produit, qui bien sûr nous a bouleversé parce que comment peut-on aujourd'hui en France en arriver là ? Comment peut-on tuer justement encore ? parce que en fait et bien il y a cette haine du religieux, cette haine de la couleur, cette haine de de de de la personne qu'on ne connaît pas.
Et je pense que aujourd'hui en fait nous, je parle au nom de toutes les communautés que je représente au sein du Haut commissariat des diasporas. Aujourd'hui, en fait, non seulement on demande des comptes, mais en même temps euh on demande à ce que cet acte dieu soit effectivement qualifié d'islamophobe et soit surtout aussi et bien puni puni sévèrement. Et on rentre dans un autre sujet qui est celui de la reconnaissance de l'islamophobie comme étant un délit.
H au même titre que l'antisémite. Le caractère islamophobe du meurtre de Abouakar Sissé ne fait pas l'ombre d'un doute. Absolument.
Les vous le vous l'avez dit tout à l'heure, cette personne qui a tué Abouakar Sissé a crié dans la vidéo justement ton Allah de merde. H Et en même temps, il est venu dans un lieu de culte. Il a ciblé.
Il aurait pu donc vous avez dit qu'il a dit que il voulait tuer ce jour-là être un sérial un sérial c'est ça un sérial killer mais pourquoi il n'est pas allé en fait bon n'importe où il aurait pu aller n'importe où non il a choisi une mosquée il a choisi un fidèle musulman qui était là en fait pour prier ou que sais-je pour tout simplement en fait et bien se recueillir dans ce lieu sacré et il a en plus crié ton Allah de merde. H donc oui, c'est un acte islamophobe. Alors, on a entendu euh cette semaine euh hier, vendredi, on a entendu le père euh sur BFM TV qui a adresser un message en disant son fils que son fils était fou et donc euh que je je peux je pourrais lire précisément sa déclaration, mais on voit bien que dans la dans la famille Adzovic, on met en avant des problèmes de santé mentale chez le tueur.
Oui, la folie, elle a bandau. la folie à Bandau, on le voit dès qu'on narrive pas en fait à à trouver d'explications, j'allais dire rationnelle parce que c'est c'est c'est tout sauf rationnel ce qui s'est passé. Et bien oui.
Et la famille, qu'est-ce que vous voulez qu'elle fasse comme n'importe quelle autre famille ? Elle va essayer de défendre coûte que coûte donc le membre de sa famille, en l'occurrence son enfant. Et la seule voix possible en France, c'est de décréter qu'il est fou.
H Rodrigo Arenas, je voudrais votre avis également. Je rappelle, vous êtes député la France insoumise. Pour vous, l'acte islamophobe ne fait pas l'ombre d'un doute aussi ?
En tout cas, ça a l'air d'être le motif tel que vous l'avez expliqué dans votre détail et tel que c'est présenté par la représentante du haut commissariat. Euh maintenant, moi je suis député, vous l'avez rappelé, je suis un ardent défenseur de la séparation des pouvoirs. Donc, il m'appartient de garder silence le temps de l'instruction. vous l'avez précisé dans votre intervention précédente et aussi de ce que diront les juges.
Si euh si le caractère de la folie est plaidé par la famille, donc j'imagine aussi par les avocats, il m'appartient pas ici d'influencer par mon opinion euh une affaire en cours. Après politiquement, si c'est la question que vous me posez, nous sommes dans un climat effectivement où nos compatriotes ou nos concitoyennes et nos concitoyens qui de près ou de loin euh se réclament de la religion musulmane ne sont pas dans un climat serein, mais pas depuis cette année, depuis un certain temps. Je je tiens à rappeler quand même à votre micro que quand j'étais responsable de la première fédération de parents d'élèves, j'avais avec mes mes amis du conseil d'administration de de la FCPE, cette fédération dont on parle, mis une affiche qui rappelait le droit commun, c'est-à-dire que les mamans qui portaient un foulard étaient en droit de par la loi de faire des sorties scolaires.
Et nous avons eu à l'époque un ministre qui, d'un point de vue militant, avait pris le parti contraire et m'avait demandé de retirer cette affiche. d'eite en est une autre mais çaêtre la suite de votre émission. Exactement.
Dans un instant, on va revenir sur sur l'enquête et puis on va revenir avec vous se poser cette question essentielle. Est-ce qu'il y a un climat islamophobe en France aujourd'hui ? À tout de suite sur Sud Radio.
Sud Radio, l'affaire dans l'affaire. Stéphane Simon. De retour dans l'affaire dans l'affaire, une émission en partenariat avec la revue trimestrielle Affaires criminelles.
Nous sommes en compagnie aujourd'hui de Rachida Caout, présidente du haut commissariat des diasporas africaines. Rebonjour. Très bonjour.
Je suis également en compagnie de Rodrigo Arenas, député LFI de Paris. Bonjour. Voilà.
Et puis Jean-Marie Border et puis Jade Serano bien sûr. Aujourd'hui, nous parlons du meurtre de Abouakar Sissé. tué à la mosquée de grand comble le vendredi 25 avril dernier.
Le meurtre a immédiatement stupéfié une grande partie de l'opinion publique. Je voudrais que l'on revienne sur les circonstances du meurtre. Rashida Kaout, la famille a tout de suite qu'il s a tout de suite estimé qu'il s'agissait d'un acte terroriste.
Est-ce que vous avez compris pourquoi ? Ah ben il y a il y a il y a c'est les les faits parlent de même. Je suis catégorique là-dessus.
H c'est un acte terroriste et c'est un acte qui doit être qualifié comme tel. Alors, un acte terroriste, en général, on associe à une revendication. euh revendiquer justement et bien que l'islam euh est une religion et bien de haine par rapport au propos qu'a tenu justement et bien le meurtrier.
C'est un acte un acte terroriste à mon sens et je soutiens la famille, je soutiens aussi toutes les communautés qui souhaitent que cet acte soit justement qualifié de d'actes terroristes. Est-ce que ça changerait de reconnaître cet acte en tout cas ce crime comme un acte terroriste ? En quoi c'est important pour la famille par exemple ou même pour vous votre au conseil au commissariat ?
Pardon ? C'est une très très bonne question parce qu'effectivement il y a une suite. La suite c'est quoi ? et qu'à partir du moment où cet acte odieux vient de mettre en lumière deux grosses failles, la première c'est juste justement la qualification de l'islamophobie comme étant aujourd'hui un délit en France d'accord et que ça soit en fait de manière légale reconnue comme tel. de c'est pour ça que je vous dis, il a fallu voilà, il a fallu un acte comme celui-ci au dieu euh qui aujourd'hui grâce à notre organisation, donc le haut commissariat des diasporas pour porter justement et bien notre combat parce que nous avons un combat essentiel qui est celui de lutter contre les discriminations mais de manière efficace mais en même temps dans les faits, pas que dans les grandes annonces ou encore dans les gros passages audiovisuels à dénoncer juste par les mots en fait.
Et euh donc ça passe par là, ça passe par justement et bien ce combat que nous mènerons auprès euh euh des différentes juridictions qui pourront nous accompagner pour que l'islamophobie soit reconnue comme étant un délit, que cet acte soit qualifié d'actes terroristes pour que malheureusement et il y en aura je pense encore dans les mois, les années peut-être, enfin on souhaite que pas du tout bien sûr, mais il faut prévenir l'avenir et ça change tout parce que c'est en même temps le début du deuil pour toutes les familles mais en tout cas pour celles qui vient de perdre son proche en plus dans des conditions absolument et surtout la reconnaissance est très important. Vous dites l'islamophobie est un délit. On va y revenir d'ailleurs parce que c'est ça le débat globalement qui qui suit malheureusement ce crime qui est un acte de haine qui vise les musulmans en tant que tel.
En tout cas, c'est toute l'apparence et c'est toute l'apparence que prend ce ce crime. On a le temps de de voir ensuite ce qu'on décidera la justice. Mais j'ai l'impression qu'on a un glissement sémantique en fait dans ce dans nos échanges depuis le début.
C'est en revenons à ce qu'a dit Rodrigo Arenas il y a quelques instants. Rodrigo, vous allusion à une polémique qui avait eu lieu quand vous étiez le président de la Fédération des parents d'élèves. La FCPE, vous aviez fait une campagne de pub qui défendait les mamans d'élèves qui portent le voile et qui voulaient accompagner leurs enfants pendant les sorties scolaires.
C'est leur droit. Aujourd'hui légalement, il y avait une femme voilée sur l'affiche, ça disait "Je porte un voile dans les sorties scolaires et alors vous étiez pris un certain nombre de milliers de d'insultes sur tout à gauche d'ailleurs." Ouais.
Vous faites le rapprochement entre la polémique que ça avait déclenché à l'époque à la suite de cette affiche et le crime et le meurtre même d'Abouakar Sissé. C'est un peu trop facile à mon sens de dire il y a un lien continu entre le fait de dénoncer le port du voile h et le fait de poignarder à plus de 50 reprises un musulman parce que musulman au milieu d'une mosquée. Rodrigo, j'aurais pu remonter plus tôt.
Ouais parce que là moi je vous parle de l'expérience que j'ai vécu et qui ont pas été des moments très agréables dans ma vie privée y compris avec des menaces de mort et cetera qui que j'ai pu avoir. Et la question c'est pas d'être en mode égocentrique, c'est de dire que ce climat que nous vivons aujourd'hui ne s'est pas révélé là. Malheureusement, nous avons un mort.
Mais j'aurais pu remonter y compris à la guerre d'Algérie. J'aurais pu remonter y compris à la décolonisation. J'aurais pu remontrer à la relation qu' a la France en fait avec ces différentes diasporas et avec ces communautés qu'on y parce que les communautés existent.
Moi je suis membre d'une communauté, je suis membre de la communauté chilienne, elle existe. Nous avons parlé notre langue ensemble. J'ai appris à manger, à écouter de la musique, à parler d'espagnol.
Je suis bilingue aujourd'hui et c'est une chance pour notre pays. Donc vous voyez tout ce glissement n'est pas nouveau mais ce dont nous parlons aujourd'hui et peut-être que c'est le centre de votre question Jean-Marie Bordri c'est la question de l'état de droit. L'état de droit est supérieur au commentaires politiques.
Il est supérieur à la façon dont les politiques et les partis prennent en ce meurtre. Mais tout le monde est d'accord là-dessus. Ma question c'est quel est le lien entre la dénonciation du port du voile et un meurtre comme celui qui vient d'être perpétré.
J'aurais pu vous faire aussi état de cette femme. D'ailleurs, je tiens à saluer le préfet qui a été à la hauteur, qui s'est fait retirer son voile dans la rue au même moment cette semaine, une femme qui s'est fait arracher son vol, c'est le Quand vous parlez à nos concitoyennes et nos concitoyens ou nos compatriotes qui sont de confession qui le revendiquent, ils disent qu'ils sont dans un climat de peur, ils disent qu'ils se sentent violentés, ils disent qu'ils se et et ils n'ont pas le monopole. Mais est-ce que ça veut dire que pour vous, n'importe qui qui dénonce le port du voile ou qui s'y oppose publiquement dans ce cas de la quelqu'un qui est heurté par le port d'un foulard ou en l'occurrence par quelqu'un qui est de confession musulmane a le droit de l'être mais de là à passer à un acte meurtrier, nous sommes dans autre chose.
C'est pour ça que j'étais très prudent sur le fait de dire je ne commande pas quelqu est en justice mais on ne peut pas faire abstraction du climat dans lequel nous sommes qui est un climat qui est extrêmement délétaire et pas seulement pour les musulmans. Alors, moi je pense que excusez-moi pour euh pour justement compléter vos propos. Je pense que c'est la stigmatisation euh perpétuelle et continuelle d'une communauté précisément euh en l'occurrence aujourd'hui la communauté musulmane qui fait que on on exacerbe encore plus ce climat de division de haine entre les communautés et encore plus dans le climat politique que nous avons actuellement dans notre pays.
Et le port du voile justement par ses accompagnatrices fait partie de ce climat, fait alimente aussi bien sûr et bien tous ces réseaux qui sont contre des communautés plus que une communauté plus qu'une autre et on en arrive aujourd'hui à ce meurtre ignoble. Alors, je voudrais quand même vous donner l'exemple et la lecture de ce tweet de Thomas Guolé qui était qui est un ancien de la France insoumise qu'on retrouve tous les vendredis sur Sud Radio de 9h à 10h. Alors voilà ce qu'il écrit.
Vous allez me dire ce que ça vous inspire. À force de nourrir l'islamophobie par sa propagande quotidienne, ces news en particulier Pascal pro est moralement responsable de la mort d'Abouakar Sissé, sauvagement assassiné dans une mosquée parce qu'il était musulman. Je suis en colère.
Est-ce que là on n'est pas en train quand même de d'aller extrêmement loin dans la recherche d'une généalogie à l'islamophobie dont aurait été victime Abouak Sissé ? En gros, vous me trouverez pas vraiment sur le champ de choisir ses morts. Voilà, pour être simple avec vous.
Euh Thomas Guinolet, d'ailleurs, on se connaît pas mais il a il a une histoire particulière. Vous l'avez rappelé que la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, il lui appartient d'avoir son opinion de de son vécu personnel. Mais en l'occurrence, ce qui est certain et là je vous donne mon opinion en tant que que citoyen et en tant que politique aussi, je pense qu'effectivement il y a des médias qui ne sont plus des médias d'information mais des médias plus de propagande.
Ils ne sont pas seulement dans le champ de la droite, il y en a aussi dans le champ de la gauche. Par exemple, la France insoumise à un méoumission. Si je si je vous suis bien donc le meurtre d'Abouakar si c'est la faute à ces news.
C'est pas ce que je suis en train de vous dire. Je suis en train de vous dire autre chose. En train de vous dire que il y a il y a des médias qui sont plus des médias de propagande qui s'adressent à un public particulier qui sont des niches médiatiques et vous vous êtes c'est votre métier vous le savez.
On peut avoir on peut avoir un avis là-dessus je pense bien sûr mais de même qu'on peut aussi se dire est-ce que vous êtes sûr qu'Abouakar Sissé écoutait ces news ? vou dire mais en l'occurrence est-ce que est-ce que ces news entretient un clomat de propagande qui est clairement islamopha de mon point de vue oui maintenant il nous vous avez raison de dire ça on peut aussi changer de chaîne c'est mon cas vous ne me trouverez jamais sur un plateau de C News ou du groupe Bolloré d'une façon générale parce que pour moi ce ne sont pas des médias d'information mais pour autant en France nous av perz-moi de finir ilé et je suis pas de disparaisse la loi mais ce n'est pas actuellement le cas il me semble. Ah bah absolument.
Non surtout que Pascal pro a rendu un très bel hommage à Abou Bakars. Et pourtant je partage pas toutes ses opinions mais vraiment soyons factuel. Bah oui, soyons factuels parce que je crois que le premier devoir en tout cas des journalistes, c'est de c'est de porter à à la connaissance un certain nombre de faits, à la connaissance des auditeurs et puis ensuite s'interroger sur ces faits.
Mais là, c'est un peu rapidement en besogne que de dire c'est la faute à ces news, c'est la faute à pasérence. Moi, j'aimerais vous entendre làdus dernière chose, l'ingérence des groupes de Boloré sur l'opinion publique et la vie politique française, c'est quand même un fantasme. H Rachid Akout, qu'est-ce que vous voulez ?
On pas mais c'est pas très grave. Alors moi je je suis depuis 2 ans maintenant, toutes les semaines sur le plateau de Jean-Marc Morandini et euh je peux vous dire que ce que vous dites enfin après c'est votre opinion hein euh mais j'ai j étais souvent sur son plateau aussi donc oui mais je pense que c'est important d'être libre en fait et de pouvoir parler de tous les sujets. Euh donc effectivement si on n'est pas content on change de chaîne.
Mais le fait de partager, je vais vous donner une expérience personnelle, euh le fait en fait si j'ai eu des gens qui étaient d'extrême droite qui au final en fait m'écrivent pour me dire "Mais vos analyses enfin vos les les propos que vous tenez sur tel ou tel sujet et bien merci madame Cout." Après, vous en avez qui vous insultent, hein. Ça c'est c'est bon, ça fait partie, on va dire de de de du jeu micro.
Oui, pardon. Et j'ai eu des gens, je vous disais, qui m'ont écrit et qui m'ont dit "Merci madame Caout, je suis d'extrême droite, mais ce que vous dites et bien oui, c'est juste." Alors, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'en fait la politique de la chaise vide et puis encore plus pour vous, monsieur le député hein qui avait une responsabilité et qui avait une voix qui porte, elle est essentielle. Donc la chaise vide en fait, c'est justement ne pas apporter de de réflexion pour pouvoir faire changer les choses à votre niveau et en même temps sur le territoire. Pourquoi ?
Parce que c'est pas parce qu'on a un avis que on ne peut pas changer. H si vous apportez des arguments, si vous apportez en fait des réflexions, si vous apportez des propositions, si vous mettez en en lumière des situations, et bien oui, il faut aller débattre sur les plateaux, même si ce sont des plateaux comme vous dites qui sont qualifiés de de droite extrême ou encore avec. Alors pourquoi on dit ça d'ailleurs ? parce que les auditeurs justement sont ceux de la France profonde, ceux qui votent Marine Le Pen, ceux qui sont marqués vraiment à l'extrême droite et là-dessus vous avez une responsabilité.
Je suis désolé, c'est pour ça que j'y vais. On va revenir vers vous Rodrigo Arenas parce que là vous vous venez d'être mise en cause dans un instant. Donc je reviens oui, gentiment bien évidemment courtoisement mais on en attendrait pas autrement de la part de Rachidout.
On va parler du moment de recueillement aussi organisé par la France insoumise dimanche soir dernier. On va se demander si il ne s'agissait pas là d'une forme de récupération politique. Oui, je je pèse mes mots.
À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, l'affaire dans l'affaire. Stéphane Simon.
Aujourd'hui dans l'affaire dans l'affaire, nous parlons du meurtre de Abouakar 6 tué à la mosquée de grand comble le vendredi 25 avril dernier. Le meurtre a immédiatement saisi d'effroid une grande partie de la classe politique et les filles a décidé de l'organisation immédiate d'un rassemblement silencieux place de la République. On va y revenir dans un instant.
Mais Rodrigo Arenas, juste avant notre coupure et bien Rachid Akaoud vous disait que la politique de la chaise vide dans les médias bolorés, c'était pas nécessairement la meilleure attitude. Qu'est-ce que vous vouliez lui répondre ? Ben, c'est pas une réponse, c'est une vraie discussion, une vraie question déontologique qui se pose.
Il y a d'ailleurs des députés les filles qui vont dans ce groupel là. Je pense à David Guirot par exemple ou d'autres qui pour le coup occupent la place. Euh mais moi je considère que c'est pas des médias d'information, c'est des bas qui créent plus de polémiques et qui d'ailleurs je je suis pas convaincu mais parce que l'humanité dimanche par exemple ça vous parlait ça vous paraît être l'humanité d'une manière générale ça vous paraît être un média d'information du journal mais vous m'avez questionné sur le groupe Boloris c'est làdus queou mais parce que je voudrais voir ce qui est pour vous le médias d'opinion et médias d'information général par exemple je trouve que la tenue du débat que nous avons ici sur un fait dramatique qui va profondément marquer l'histoire de France d'ailleurs parce que c'est pas anodin ce qui vient de se passer pour ça qu'on en parle dans lequ et ben je je suis présent que j'estime que les conditions sont réunies pour pouvoir débattre en bonne tenue pour que les personnes soient informées de ce que nous allons dire et qu'on cherche pas le clash, la polémique et cetera.
Ça ça ça ne m' Je pense que le rôle du député n'est pas celui-là. Je pense que le rôle du député en 2025 c'est de créer des ponts quand certains essayent de de les briser. Donc voilà les médias que j'essaie de faire.
Après ça, il peut il peut m'arriver par exemple parce que j'ai déjà proposé notamment au groupe C News parce que c'est un groupe dans une interview en tête à tête parce qu'il y a des journalistes de qualité dans dans ce média mais il s'avère que ce n'est pas le format qu'on me propose donc si un format permet d'éclairer y compris des positions qui peuvent avoir débat on peut ne pas être d'accord avec moi. Heureusement d'ailleurs, c'est ça la démocratie bienvenue soit-elle. mais d'être dans une dans dans une émission dans laquelle on comprend même pas à la fin qui a dit quoi et qu'on a juste cherché à faire des des trucs sur c sur euh sur Twitter et cetera et ben je suis pas un bon client pour ça mais font très bien.
Donc vous y vous n'allez jamais sur BFM par exemple. Si bien sûr, j'y vais, mais j'y vais dans dans le cadre et que ça veut dire que la rédaction me garantit les conditions que je viens de vous exposer. Mais vous vous rendez compte que en fait vous privez euh si je parle du plateau sur lequel je vais régulièrement, vous privez 1 demi million de français justement et bien de votre opinion, de ce que vous pensez, de comment vous pouvez échanger.
Je bien mais je pense pas je pense pas que ma voix aussi attendu par par le monde. Oui, mais vous vous pensez ça mais en fait vous savez aujourd'hui les Françaises et les Français attendent justement et bien qu'on leur propose autre chose qu'on leur de le faire inquiétez pas ça m'arrive de le faire quand on me le propose dans les conditions que je viens quand ça vient sur Sud Radio faire entendre ses arguments. C'est déjà ça content.
Alors Rodrigo Arenas je voudrais vous demander si vous étiez au rassemblement dimanche soir organisé par la France à insoumise place de la République. Vous y étiez ? Alors non je n'y étais pas.
J'ai euh ma journée était assez simple. Euh elle a été d'abord dans le 14e arrondissement puisque je suis élu du 13e et du 14e euh sur la commémoration enfin le souvenir de la déportation. J'ai euh la mère de 14e a la gentillesse de me laisser prendre la parole.
Et ensuite, j'ai été au mémorial de la choa euh à Paris parce que je trouve que c'était aussi ma place et c'était le jour symbolique de la France de faire ça. Et puis après, je suis désolé, j'étais de tout cœur évidemment avec les personnes qui étaient là parce que c'est à moi qui fallait marquer mais je j'ai été voir mes enfants que je vois très peu. D'accord.
Alors, on a vu Jean-Luc Mélenchon visiblement très ému, les yeux rouges en buués. On l'a vu le chef de la France insoumise serrer dans ses bras une femme musulmane qui disait avoir peur. Euh et puis on a aussi vu des débordement hein.
On a vu le socialiste, le député socialiste Jérôme Gage être traité de sales sioniste. On était clairement loin de la dignité indispensable pour honorer la mémoire de Abouakar Sissé. Non.
Oui, c'est insupportable. Ouais, c'est indécent. Et ce n'est pas faire honneur à la mémoire du jeune homme assassiné que que de rejeter quelqu'un qui participe surtout en lui tenant des propos antisémite.
Ce n'est pas acceptable. Ces actes ont été répétés d'ailleurs lors de la manifestation du 1er mai qui a eu lieu le jeudi de la même semaine. Ça et ça et ce qui serait chouette, c'est que à la fois en mémoire d'Abou Bakar, mais aussi de façon façon générale à l'histoire de notre pays, je parle de ces bons moments évidemment, il serait bon de pas se concentrer sur des des des phénomènes isolés, j'ai envie de dire qui sont le fait de personnes qui sont clairement radicalisées et qui ne qui ne rendent pas honneur, ce n'est pas l'histoire de la gauche que de faire cela. euh de de l'ensemble des personnes qui sont venues de façon sincère euh pour faire hommage.
D'ailleurs, en ce moment même où nous parlons, il y a un certain nombre de municipalités qui euh et de mosquées qui font qui font des hommages euh pacifiques et j'ai aucun doute sur le fait qu'elles se passeront bien parce que dans un rassemblement national, on peut avoir des dingots qui viennent. Par contre, quand dans la dans une commune, tout le monde se connaît et là ça se règle autrement. Alors, Rachida, vous étiez euh présente dimanche soir, place de la République.
Euh qu'est-ce que vous avez pensé de cette ce rassemblement silencieux, enfin qui devait être silencieux, puis finalement, on a aussi entendu beaucoup de choses qui dépassaient complètement le cadre de l'hommage à Abouakar Sissé. Alors moi, j'étais présente hier, place de la République où il y avait de nombreux euh donc députés élus de la France insoumise de la gauche des aussi d'Europe écologie des verts euh dont Sabrina Sbavante qui était à sa Traoré. Et ce qui m'a choqué, alors moi j'ai été invité évidemment par toutes les associations maliennes de France dans le haut Conseil des Maliens de France et j'étais présente pour représenter le haut commissariat des diasporas et j'ai été choquée et en même temps perturbée parce que la récupération qui a été faite hier politique est juste ignoble.
Donc les Maliens se sont déplacés de partout de Paris, de toute l'Île-de-Fance. Certains sont venus d'autres régions de France et ils étaient venus pour soutenir la famille. Je vous l'ai dit tout à l'heure, c'était plutôt silencieux.
On se parlait avec les yeux en fait. L'émotion était là, elle était vive. Sauf que nos politiques ne sont plus des politiques, ce sont en fait des des j'allais dire il ressemblent à des rapasses qui étaient là en fait pour récupérer politiquement des populations qui étaient venues parce que enit et qui cherchaient des réponses à ce qui se passe en fait et pour que ça surtout que ça ne se reproduise plus.
Et là, j'entends sur la tribune au micro et bien maintenant vous avez vu ce qui est la France, vous avez vu ce qu'il vous reste à faire, vous avez vu pour qui il faut voter. C'était un appel au vote. Ouais, on est là, on parle en fait.
Mais non, mais c'est terrible. C'est terrible parce que il y avait toute une toute la place était noire de monde. Et là vous avez en fait des politiques indécents de la France insoumise qui au micro appellent au vote pour les prochaines échéances électorales.
Je tiens à rajouter que la famille de la victime ne parlait pas et ils pleuraient parce qu'ils étaient complètement encore dans le traumatisme du meurtre de leur enfant. Et vous avez après donc je ne citerai pas le nom euh donc pareil une députée qui à ce moment-là au moment où je devais prendre la parole donc interdit formellement à ce que je prenne la parole. Est-ce que vous êtes une étiquette de droite ?
Vous avez une étiquette de droite, c'est pour ça ? Parce que en fait, je suis effectivement au-delà de d'être à la tête du du haut commissariat des diaspora qui est une organisation apolitique et qui n'a aucune appartenance religieuse ou politique, hein. Neutre, complètement neutre.
C'est bien pour ça que d'ailleurs on est respecté, mais effectivement parce que c'était Rachid Kaout, l'élu de la République, l'étiquette renaissance. Et là après donc nous avons eu un échange qui a été assez vif et où je lui ai dit c'est je lui ai dit comme ça je lui ai dit ta place n'est pas ici on n'est pas là pour faire de la politique on est là parce que justement d'une seule voix nous devons combattre tous les actes racistes dans ce pays tous les actes islamophobes antisémitees ou anti chrétien et aujourd'hui je lui ai dit tu tu as une responsabilité c'est celle justement d'outrepasser tes combats habituel idéologique et que sais-je et d'une seule voix portant ce combat contre toute forme de racisme h et bien ça n'a pas marché. H on est quand même en plein dans la récupération politique quand même Rodrigo Arenas, c'est-à-dire ce drame qui est un drame qui a manifestement à voir avec l'islamophobie.
Est-ce que finalement la France insouvise ne fait pas exactement ce qu'elle reproche à Éc Zemour de faire quand la petite Lola est tuée par un OQTF et que et bien à droite on se demande on on demande hommage à Lola et cetera et là on entend récupération politique récupération politique et cetera. Est-ce que c'est pas la même chose finalement ? J'ai fait une interview de chez vos confrères de entrevue comme quoi ça m'arrive à parler des médias ils sont pas de mon bord.
Le politique, son business c'est la récupération politique. Ouais, c'est pas l'électoralisme, c'est pas mais c'est bien de le dire. Voilà, c'est Ouais, je vous le dis parce que euh moi ça m'est arrivé dans dans mes anciennes fonctions associes pour essayer de pas pour déplacer pour ne pas faire face à ce que vous me dites mais pour pour voir un peu les choses.
Ça m'est arrivé que de de virer des politiques devant les écoles de quelque bord que ce soit h et qui sont les mêmes qui après m'expliquaient que il fallait pas faire de campagne électorale pour que les parents choisissent leurs représentants en fonction de valeur, en fonction d'un projet éducatif. Oui, mais il y a il y a une différence entre aller sur les marchés devant les écoles et récupérer un assassinat. Non, parce que quand on vient devant les écoles, c'est pour avoir des voix madame.
C'est pas pour pas pour dire que les parents sont formidables. C'est en général pendant les campagnes électorales et c'est exclusivement pendant les campages parce que le résultat en souvenir. Ce que je veux dire par là, c'est que oui, les partis politiques ont leur clientèle, les partis politiques ont leur électorat.
Maintenant, une fois qu'on a dit ça sur le fonctionnement parce qu'on va chercher des voix, ça ne veut pas dire qu'il n'y ait pas de sincérité. Je pense qu'Éric Zemour est sincère dans ce qu'il dit. Et c'est pour ça que je le combats.
Et de la même façon, et ce n'est pas un parallèle parce que je ne suis pas dans le dans les confrontations de de d'extrême. Euh je pense que les larmes de Jean-Luc Mélenchon que vous avez tout à l'heure qui ont été décriés y compris sur sur des sur des magazines et des journaux sont des larmes de sincérité pour le connaître un peu sur ce sujet-là. N'oubliez pas ses origines, n'oubliez pas d'où il vient. et je pense qu'il a le droit d'être sincèrement ému de par le climat qu'on a décrit tout à l'heure.
Mais j'ai envie de vous dire, il me semble que dans la situation dans laquelle nous sommes, je suis très attaché aux dynamiques et au mouvement, je pense que le mouvement dans la société française est bien plus important de ce que vous dénoncez à juste titre et que d'une façon générale, la France aujourd'hui se rend compte que nous devenons combattre tous les extrêmes, que ce soit sur l'islamophobie mais aussi sur l'antisémudisme et toutes les les crimes qui sont à caractère de rejeter l'autre aussi. On en parlera dans un instant de la christianophobie mais je crois que juste un mot pour être juste avec les les politiques aussi quand ils ne viennent pas sur les lieux d'un drame on leur reproche aussi s'ils le font pas assez vite. C'est ce qui a été reproché cette semaine à Bruno Rosillot le ministre de l'intérieur qui ne recevra que lundi prochain.
On l'a appris vendredi la famille d'Abouakar Sissé. Absolument. On revient tout de suite sur les circonstances du meurtre de Abouakar Sissé mais surtout sur les réactions politiques et ce que certains appellent de la récupération.
À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, l'affaire dans l'affaire. Stéphane Simon.
Nous sommes avec nos invités. Nous parlons aujourd'hui de du meurtre d'Abouakar Sissé et évidemment de la récupération politique diront certains. Simplement des hommages diront d'autres.
Nous parlons avec nos invités Rachida Akout, présidente du haut commissariat des diasporas africaines. Rebonjour et Rodrigo Arenas, député la France insoumise de Paris qui est avec nous également. Alors, je voulais vous demander, est-ce que vous pensez qu'il existe une islamophobie d'état ?
Je vais revenir vers vous, mais d'abord, j'aimerais que chacun d'entre vous nous définisse exactement ce qu'est l'islamophobie brièvement. Rashid Kaoud, pour vous, qu'est-ce que c'est que l'islamophobie ? Alors, moi je je vais vous dire, je vais vous lire.
Ah, allons-y. Une recherche que je viens de faire parce que j'ai ma définition personnelle de ce qu'est l'islamophobie, mais je je trouve intéressant aussi de voir la définition exacte. Alors, attendez, l'islamophobie désigne généralement la peur, l'hostilité ou les préjugés envers l'islam ou les personnes perçues comme musulmanes.
Hm hm. Donc le terme peut recourir peut recouvrir plusieurs réalités selon les contextes. Vous avez le sens sociologique et politique et le sens juridique.
Alors moi je vais prendre le sens juridique. Le sens juridique c'est une discrimination proposineux ou actes hostiles dirigés contre des individus à cause de leur appartenance réelle ou supposée à la religion musulmane. H et je confirme cette définition.
D'accord. Rodrigo Arenas, je suis d'accord avec ça. Bon, parfait.
Alors, je voudrais vous lire ce ce tweet. Je conteste le terme d'islamophobie. On a le droit de ne pas aimer l'islam comme on a le droit de ne pas aimer le catholicisme.
Et c'était un certain Jean-Luc Mélenchon qui disait ça en 2015. Alors, qu'est-ce qu'il faut qu'est-ce qu'il faut comprendre de de ce de ce changement de de Jean-Luc Mélenchon ? Bah, d'abord qu'on peut évoluer sur sa pensée que c'est positif pour un pays comme la France. et que je ne désespère pas que monsieur Rota par exemple arrête d'emmerder les Arabes de ce pays.
D'accord. Alors en quoi il emmerde les Arabes de ce pays ? Sur les propos qui tient.
Sur euh il y a il y a un grand florilège là-dessus. Par exemple quand il dit quand il parle du voile, quand il parle c'est-à-dire comment et c'est-à-dire quand il parle du voile, est-ce que pardon j'y reviens quand même. Est-ce que dire je suis contre le voile, je veux je suis contre le port du voile, c'est être islamophobe et donc commettre un délit pour vous.
C'est quasiment être raciste. Je pense que quand on est un un homme d'état, parce que pour le coup, c'est un homme d'état, il y a des mots et des paroles qu'on ne tient pas. Oui, mais c'est pas la question que je viens de vous poser.
Donc je Mais je vous réponds de cette façon-là, c'estàd justement à côté. Non, non, je réponds pas à côté. Il il est-ce que c'est être raciste de dire qu'on veut bannir le voile, pardon ?
Parce que c'est ça le fond du débat. Non non, attendez, il tient, je vous ai donné un exemple, il tient des propos notamment dans ses meetings et dans d'autres interview qu'il a pu avoir, des propos sur nos compatriotes qui viennent du Maghreb particulièrement qui sont qui sont clairement de mon point de vue à caractère raciste. Maintenant, c'est une opinion mais je n'ai pas porté plainte contre monsieur Retaillot.
C'est la justice qui doit juger si un acte ou une parole a un caractère raciste ou antisémite homophobe, c'està-dire clairement discriminatoire. Mais il me semble pas que monsieur Rayo est un procès en cours. Mais mon opinion en tant que politique est que oui et qu'il ne contre il ne contribue pas à une sorte de concorde nationale où encore une fois il faut créer des ponts avec des personnes qui sont discriminées depuis très longtemps dans notre pays.
Effectivement à cette époque ça juste titre d'une partie de la population je le cite en état de régression ethnique. Effectivement il y avait fort à dire sur un propos pareil en revanche pardon mais l'élargissement de votre définition de l'islamophobie parce qu'on y revient toujours. Je prends le voile c'est un exemple mais il y a d'autres choses.
Est-ce que on a encore le droit de critiquer, je sais pas, tel ou tel interdit alimentaire, telle ou telle méthode d'abattage de l'animau, de l'animal, pardon, je vais le dire en français. Ou alors le port du voile, est-ce qu'on a encore le droit de le dire ou est-ce que pour vous, pardon, mais c'est islamophobe donc c'est raciste et il faut y mettre inter en fait. Il y a il y a il y a deux parties dans ce que vous dites.
Est-ce qu'on a le droit à titre personnel de considérer que le voile, la perruque, quel quel outil d'ailleurs de de de signatoire ? Quel que soit, c'était pas c'était pas le sens de mon propos. C'estàd qu'il n'y a aucune religion monothéiste quelle qu'elle soit qui mett la femme égale à l'homme.
Ce n'est pas vrai. C'est une invention que très récente qui a été mise en place dans les toutes les religions monothéiste. À l'époque Jean-Luc Mélenchon disait que c'était une obscénité cette cette affaire de voile.
Je le cite encore. Mais on a le droit ou pas de quoi de penser que que qu'une religion pose une question de domination de l'homme sur la femme. Oui, on a le droit de le penser.
Mais mais la Bien sûr qu'on a le droit de le penser. Heureusement. En revanche, en revanche, quand on n une personnalité politique et quand on est un homme d'état, on ne tient pas des propos qui du coup contreviennent au droit.
Et il me semble que là on franchit un passé. C'est l'exemple que je vous avais donné dans mon opposition à un ministre que monsieur Jean-Michel Blanquer pense ce qu'il souhaite du foulard, c'est son affaire personnelle. Mais en tant que ministre d'État, on en tant que ministre d'état, on dit toujours d'ailleurs moi vous savez, on connaît depuis longtemps Jean-Marie Bour, vous savez que je suis mais il m'empêche que d'en tant que ancien responsable d'une fédération aujourd'hui en tant que député, je n'ai pas à me prononcer en désaccord ou stigmatiser quelqu'un parce qu'il a une appartenance ou il réclame une appartenance religieuse.
Ce que je conteste aujourd'hui, c'est qu'il y a une assimilation dans notre pays de personne qui vient du Maghreb avec une religion, ce qui n'est pas symétrique. On peut tout à fait éer en Algérie et ne pas être musulman, mais il s'avère que quand on porte les stigmates, d'ailleurs, ce sont des stigmates qui ont qu'une question raciste de de vouloir les mettre en œuvre. Parce que moi, vous quand vous me regardez, on me met dans beaucoup de catégories.
Il s'avère que quand on a cette en France en 2025 ce parallélisme des formes entre une religion et un peuple là on est en train de verser dans quelque chose. Et je pense que Brono Rota verse dans dans ce champ de ce qui essaie de nous faire dire ce qui essaie de nous faire dire que être contre le port du voile c'est être islamophobe. Ce sont souvent des islamistes et d'ailleurs ils essaient de nous faire croire que toutes les musulmanes portent le voile et ceux qui ne le portent pas sont plus musulmanes.
En tout cas elles ont droit de le faire. C'est quand même vous concevez Rodrigo Arenas que c'est quand même un frein à la liberté d'expression. Vous êtes en train d'expliquer que certains ministres sous prétexte qu'ils sont politiques ne doivent pas dire ce qu'ils pensent finalement.
Non, ils doivent respecter la loi. Ils doivent rappel que le droit le permet. La question que je voulais vous pos la frontière c'est un un nous sommes dans un état de droit.
Alors justement, est-ce qu'il existe une islamophobie ? Est-ce qu'on est est-ce que vous êtes d'accord avec ce propos de Thomas Porte qui est un député de la France insoumise ? Est-ce qu'il existe une islamophobie d'État ?
C'est ce que j'essaie de de vous expliquer peut-être maladroitement. Pardonnez-moi si c'est le cas. C'est que quand vous avez un ministre d'État, Non, mais dites-moi oui ou non, ça plus vite.
Parce que je viens vous voir parce que vous êtes pas dans dans la simplicité. Ce n'est pas oui ou non, c'est pas binaire. c'est le je je pense que ce que vous posez est un chemin philosophique.
Donc ça demande de prendre du temps. Après peut-être que je suis trop long et pardonnez-moi. Ce que j'essaie de vous dire, c'est que quand vous êtes un ministre d'État, vous êtes en responsabilité, il y a des choses que vous vous interdisez parce que vous ne vous présentez pas vous-même.
Si si des politiques qui aujourd'hui tiennent des propos que oui, je qualifie d'islamophobe au sens de la définition qui a été luue par madame tout à l'heure, et bien je pense que on dénature la fonction. Maintenant que monsieur Rotardre et cette opinion, ils ont tout à fait le droit de la voir. Je crois que j'ai bien compris mais je voulais voir votre avis sur l'islamophobie d'État parce que si ça existe alors oui, je pense que si un ministre tient des propos qui sont clairement islamophobes au sens de la définition qui a été donnée alors oui il y a l'islamophobie d'État.
Alors si ça s'il y a islamophobie d'État, pardonnez-moi, je vais vous demander la question suivante. Est-ce que vous êtes en mesure de me citer une seule loi de la République qui s'emprennent aux musulmans ? Une seule loi qui s'emprent aux musulmans ?
Je C'est pour ça que je vous ai fait la différence. vous il faut il faut être sincère dans dans votre question. Je vous dit que les propos qui sont tenus par rapport à nos compatriotes de confessions musulmane par des ministres d'État, oui, je les qualifie de cet ordre là mais vous le savez comment ?
Parce que ce sont des projets, pardon vous proposez ce momentlà je excusez-moi vous faire une réponse du bergère. Qu'est-ce que vous avez dans les propos que je tiens ou d'un député puisque c'est souvent eux qui sont qui sont ciblés des propos qui sont clairement antisémite ? La réponse est non.
Et pourtant une grande majorité de nos compatriotes que oui. Alors dernier petit point, je voudrais quand même qu'on rappelle parce qu'on a beaucoup parlé d'islamophobie mais il faut quand même rappeler aussi qu'il y a de la christianophobie dans notre pays. C'est important de le dire.
C'est important aussi de dénoncer l'antisémitisme. Jad seran quelques chiffres brièvement. Il nous reste 40 secondes.
Oui, c'est très bref. Les faits d'antisémitisme, on a les chiffres en fait pour 2023, c'est 1762 faits d'antisémitisme, 828 faits antimusulmans, je préfère ce terme, et environ 1000 actes antichrétiens pour l'année 2023. Dans le détail, on observe des attaques surtout au bien quand on parle des lieux de culte, des églises et des cimetières, donc concernant les actes antichrétien.
Et puis à la différence concernant l'antisémitisme et l'islamophobie ou les actes antimusulmans, on est plus sur des attaques à la personne comme des insultes ou des discriminations. Merci en tout cas d'avoir été avec nous. Merci beaucoup.
C'est don vous aurez interviewé des heures. Juste un tout petit mot de conclusion. Un petit mot de conclusion sur justement est-ce qu'il y a une islamophobie d'État ?
Je dirais qu'en fait il y a un garant qui est aujourd'hui en fait essentiel pour toutes les communautés, pour tous les toutes les religions aussi en France, c'est justement la laïcité. Et là-dessus, si vous voulez, j'insiste et c'est pour ça qu'en fait en réalité, on ne pourra pas parler d'islamophobie d'État au même titre qu'une qu'une haine contre une religion ou une autre. Si la laïcité respectée ce que l'on ch.
Merci beaucoup à tous les deux. Vous pouvez retrouver notre émission sur la chaîne YouTube de Sud Radio. La semaine prochaine, on se retrouve samedi midi 12h 13h pour une nouvelle affaire dans l'affaire.
Tout de suite, c'est Alain Marti qui nous emmène sur les routes des vins de France. Vous préférez les vin de Loisir ou du ou le Champagne ? Je passe mon tour.
Écoutez, vous aurez le choix entre les deux juste après les informations avec modération. Allez à tout de suite sur Sud Radio.
Rodrigo Arenas