Grand débat Nicolas Dupont-Aignan - Jacques Cheminade: "Guerre en Ukraine, géopolitique mondiale ?"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:57OuverteRéponse directe
Pouvez-vous résumer la situation en Ukraine et ses implications sur la géopolitique mondiale ?
- 13:29OuverteRéponse directe
Quelles sont les stratégies mises en œuvre par les uns et les autres ? Dans quel but ?
- 23:59OuverteRéponse directe
Face à l'attitude de la France aujourd'hui, quelle devrait être son attitude ?
- 35:43OuverteRéponse directe
Si l'UE s'effondrait demain, que feriez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:09Jacques CheminadeFait
« En 2021, fin 2021, il avait demandé un système de sécurité et si possible de développement en Europe. »
- 7:31Nicolas Dupont-AignanFait
« C'est la plus grave erreur géopolitique du siècle parce que l'Europe occidentale sans la Russie ne peut pas peser face à la Chine et aux États-Unis. »
- 13:29Jacques CheminadeFait
« On est devant un risque guerre nucléaire. »
- 14:14Jacques CheminadeFait
« Les États-Unis ont déployé des armes anti-armes, les fameux ABM en Roumanie, en Pologne et en Slovaquie, en Pologne dès 2010. »
- 18:53Nicolas Dupont-AignanFait
« Sa stratégie du quoi qu'il en coûte est une stratégie que tu connais bien qui était la stratégie de l'unification des États américains par la dette. »
- 22:33Nicolas Dupont-AignanPromesse
« Il faut reprendre notre liberté, se renforcer nationalement pour avoir les moyens de notre liberté. »
Temps de parole
- ?100 %
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en Ukraine et géopolitique mondiale, vaste sujet. Où en est-on sur la guerre en Ukraine ? Quelles sont les implications et les conséquences sur la géopolitique mondiale ? Est-ce que ce ces deux sujets sont indépendants ou y a-t-il une trame de fond liant tous les conflits ? Ça c'est une une autre question. Quels sont les rapports de cause à effet ? Pour faire le point sur la situation et répondre à nos nos interrogation, pardon, j'ai le plaisir d'accueillir monsieur Jacques Cheminab, président de
Solidarité et progrès et Nicolas Dupoignon, président de Debout la France.
Messieurs, s'il vous plaît, pouvez-vous résumer la situation en Ukraine et ses implication sur la la situation géopolitique mondiale ? Je vous laisse choisir. Merci Nicolas. Merci à Philippe Murer. Merci à tous d'être venus pour ce que vous avez fait jusqu'à aujourd'hui et surtout pour ce que nous devons tous faire pour l'avenir. Alors l'Ukraine laisse un piège. La guerre en Ukraine c'est un piège parce que d'une part elle a visé à diviser l'Europe, la Russie et le reste. D'autre part c'est un piège parce que elle crée une situation où l'État nation est dévoyée et corrompu. L'Ukraine est un des pays les plus corrompus du monde
et les mafias ukrainiennes, les mafiens russes collaborent allègrement derrière cette guerre. On l'a vu dans l'affaire du Gazle à un moment donné. Ensuite, c'est à barbarisation. Peut-on imaginer qu'une guerre que la guerre de 1914 se déroule dans les tranchées avec en plus les drones ? C'est quelque chose d'épouvantable, de scandaleux. Et enfin, c'est une guerre par procuration parce qu'on fait mourir les ukrainiens. On les fait mourir soi-disant pour notre cause soi-disant européenne lorsqu'en réalité on les fait mourir pour des intérêts financiers qui sont derrière cette guerre et qui l'ont provoqué et géopolitique d'ailleurs aussi. Finances et la géopolitique vont
toujours ensemble. Alors, il faudrait faire le récit de toute cette guerre. Je dirais simplement une chose, c'est qu'en fait elle a commencé à partir de 1992 94. On avait promis à Gorbatchev que on nétendrait pas les opérations militaires de l'OTAN de leur pays au-delà de l'Allemagne réunifiée. Il y avait un accord de ce type et en quoi la Russie reconnaissait que l'Ukraine existait avec ses frontières. On a trahi du côté occidental du début jusqu'à la fin. Et on a provoqué la Russie et on a provoqué Poutine à intervenir alors que en 2021, fin 2021, il avait demandé un
système de sécurité et si possible de développement en Europe. Certes, il avait demandé de façon assez catégorique, mais il avait demandé. On lui a fermé la porte au nez. Et d'ailleurs, on ferme la porte au nez à Poutine depuis disons 1994 95. J'ai un ami journaliste qui était à la chute du mur à Pétersbourg et à la mairie où il y avait Anatolie Chopchak qui était le maire, le gen procidental qu'on pouvait penser en Russie. Et ils ont discuté puis rentré un petit homme qui était aussi tout à fait préoccidental qui voulait adhérer à un nouveau monde dans lequel il y aura un développement mutuel. Cet homme c'était Poutine. Poutine, on lui a fermé la porte nez après le 11 septembre aux États-Unis. On n' pas arrêté de lui fermer la porte au
nez. Il est devenu le Poutine qu'on connaît aujourd'hui. On l'a créé. Et il faut dire et redire que cette invasion, faut bien une invasion bien que Poutine l' appelé une opération spéciale, il appelle une opération spéciale parce qu'il pense que l'Ukraine fait partie de la Russie. Alors, c'est très curieux, je dirais une dernière chose que les gens ne savent pas, c'est que son négociateur aujourd'hui, et c'est là tout le paradoxe de cette histoire qui montre comment bâfou les États-nations, son négociateur euh Kiril Demitriev est né à K en Ukraine et il a fait ses études à Stanford, la pire école américaine de la déformation des élites au sein de Silicone Vallé. Il a travaillé à Goldman
Sax et là on a la négociation. On est en train de se moquer de nous complètement dans ces affaires. On est en train de se moquer de l'Étatnation, de la justice, du droit. Et on a jeté à la rivière tout le droit international, tout le respect qu'on peut avoir les uns pour les autres. Trump l'a dit et répété. Il a dit "Moi, j'ai pas d'autre moral que moi et que ma propre morale. Tout le reste des rapports de force." Et je pourrais vous parler de toute l'histoire jusqu'au moment où un moment fondamental où Stéphan Bandera est apparu, cet ancien nazi collaborateur des troupes hitlériennes est apparu dans l'histoire ukrainienne ouvertement 2004 et consacré disons héros national par l'homme que
soutenait les pays occidentaux Yusuenko à l'époque Yushenko comme ça il faut le prononcer paraît-il qui a dit c'est un héros national et il a proclamé Donc c'était une provocation. Voilà que le dirigeant qui a collaboré avec le nazi qu'on a même appelé la route qui conduit de la capitale à Babillard de son nom. Babar, c'est le grand massacre euh par les armes euh des nazis, des Ukrainiens d'ailleurs qui coopéraient à l'époque. Donc on a une situation inouie et loup, on s'est laissé faire, on laissé priver l'énergie venue de Russie et en même temps, ce qui est absolument scandaleux, on continue à recevoir l'uranium qui est retraité en Russie. Continue à recevoir et les
États-Unis aussi, figurez-vous. Donc on se moque de nous, on se moque des peuples, on se moque des nations et c'est d'autant plus un défi qu'elle se produit aujourd'hui à l'occasion de l'affaire Epstein qui révèle à quel point ces élites occidentales sont corrompues non seulement sexuellement mais financièrement, ce qui est encore plus grave si on peut dire. C'est consubstantiel. Donc voilà la situation dans laquelle on est aujourd'hui. Voilà par rapport à cela dont il faut sortir. Merci. Alors ce débat va être compliqué parce qu'on est d'accord. Donc vous pensiez voir des désaccords. Ça va être dur à voir essayer d'en trouver. Euh j'ai eu peur parce que je voyais deux drapeaux. Je me suis dit ils ont quand même pas
mis un drapeau européen. Un pour chacun. Un pour chacun. peur. Euh alors sérieusement euh je suis totalement d'accord avec ce que tu as dit. Ce qui est terrible, ce qui est terrifiant, c'est que face à ce conflit, la France, l'idée que je me fait de la France, la France gaolienne avait une carte magnifique à jouer qui aurait bouleversé le monde et au lieu de jouer sa carte de la liberté, des valeurs, de l'indépendance et bien elle est tombée dans le piège. Mais c'est je vais encore plus loin que Jacques. Je reviens pas sur ce que tu as dit parce que sinon ça serait répétitif.
C'est la plus grave erreur géopolitique du siècle parce que l'Europe occidentale sans la Russie ne peut pas peser face à la Chine et aux États-Unis, ne peut pas incarner un avenir vis-à-vis des peuples d'Amérique du Sud, d'Afrique et d'Asie qui ne sont pas sous l'emprise chinoise. Et donc au moment où le monde multipolaire émerge, le monde multipolaire qu' avait anticipé de Gaulle dans les années du l'UR de Berlin, du face-àface entre la Russie communiste, l'URSS et les États-Unis, ce qui était d'une provocation inouie. Moi, je me je je j'ai relu j'ai revu un
reportage sur quand De Gaul dit "Les bases doivent fermer dans 6 mois et tous les soldats américains sont partis en 66. Imaginez le courage politique face au nain de jardin qui nous gouverne aujourd'hui. Non mais c'est c'est impressionnant. On nimagine même pas ce que ça veut dire en pleine guerre froide. Et aujourd'hui où ce monde multipolaire est là sous nos yeux, où la France l'incarne encore ou l'incarnait encore aux yeux de ses dirigeants, des peuples où le drapeau tricolore vaut quelque chose, et bien on a des dirigeants qui refusent ce monde multipolaire, qui tombe dans le piège des néoconservateurs américains et des
intérêts américains et qui jettent la Russie dans les bras de la Chine. la mettant d'ailleurs en situation de dépendance vis-à-vis de la Chine parce qu'il est évident que avec l'ouverture des nouveaux gazoduc vers la Chine, avec tout ça, il est évident que la Chine va mettre en dépendance la Russie, mais on ne lui offre pas d'autres solutions alors qu'on avait l'occasion historique d'avoir un partenariat et de dire non à ce piège de la guerre en Ukraine. On a des dirigeants qui ne défendent plus la France, mais c'est pire que ça, c'est qu'ils vont profiter et qu'il profitent aujourd'hui de ce conflit
de ce discours voulant faire passer. Alors là, si on nous écoute, on est tout ce que vous allez filmer va être coupé pour ingérance. Nous sommes des agents russes. Voilà. Euh non mais si on se met dans la logique de contrôle des réseaux sociaux du DSA de Bruxelles et on y reviendra et de Macron. Ça veut dire ce qu'on dit là et ce queon dit devant ces caméras peut nous faire couper la diffusion. Objectivement ingérance. Voilà aucune preuve rien mais ingérance. Donc moi, j'ai pas été voir Poutine, je sais pas toi, j'ai pas reçu l'argent de Poutine. Je n'ai aucun lien particulier avec les uns ou les autres. Je dis simplement que c'était l'intérêt de la
France et de l'Europe en général, de l'industrie allemande, italienne, française et cetera, de se mettre loin de ce conflit, de le désamorcer, de ne pas l'épouser pour éviter le drame, c'est-à-dire une Europe rayée de la carte des nations européennes puisque je crois aux nations européennes, des nations européennes rayées de la carte euh forcé de choisir entre la Chine et les États-Unis euh sans la capacité d'alliance énergétique, intellectuelle, scientifique avec la Russie. Euh donc un drame mais où je veux aller plus loin encore, mais je suis sûr que tu y aurais été si tu avais eu plus de temps et je fais attention de pas dépasser ton temps de parole, donc j'ai 30 secondes ou une
minute. C'est un piège encore pire, c'est-à-dire que Macron, Mertz et Van Derleyen et les fédéralistes veulent utiliser ce conflit pour achever le coup d'état fédéral. Et c'est là où la période devient historiquement extrêmement périlleuse. Et c'est là où on doit s'unir tous et où il y a plus le choix. C'est-à-dire que vous voyez bien les deux derniers discours hier à Munich de Mertz et de Macron. D'ailleurs, très intéressant, Mertz parle en allemand, Macron parle en anglais. Non mais très intéressant, très intéressant symboliquement. Oui. Non mais ça veut dire qu'il y en a un qui a pas oublié sa langue et qui défend ses intérêts et l'autre qui a oublié sa langue et qui
est l'idot utile de ça. Bon bref, ça c'est une parenthèse. Fourchon. Non mais c'est une parenthèse. Et donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'ils sont en train d'accélérer en utilisant ce conflit intérieur à l'Europe dramatique. Ils sont en train d'accélérer sur deux points la dette commune d'un côté et l'Europe de la défense commune, c'est-à-dire il est en train de brader notre force de dissuasion. C'est de la haute trahison mais totale dans l'indifférence médiatique et cetera. Donc vous le voyez, c'est pas seulement l'erreur, la pire erreur géostratégique,
c'est aussi le moyen d'accélérer le saut fédéral dont ne vole pas les peuples et de le faire très vite pour que parce qu'il y a rien de mieux qu'une menace extérieure pour forcer les gens à s'unir. la double menace financière par la dette l'épargnant qu' a peur et la menace du russe méchant qui va vous envahir sur la logorée de l'idéologie communiste des années 50 qui est resté dans le vieux fond français conservateur fait que là il y a vraiment péril en la demeure et qui va essayer de tout faire dans l'année qui vient pour que ce soit irréversible irréversible mais je suis trop long donc je te laisse la parole au monsieur
surtout hein Merci.
Nous assistons à une lutte de différents blocs, que ce soit les États-Unis, la Chine, la Russie, pas vraiment un bloc mais quand même. Donc face à ce cette instabilité mondiale, d'après vous, quelles sont les stratégies mises en œuvre par les uns et les autres ? Dans quel but ? et au profit de qui surtout. Moi je crois qu'il y a un point sur lequel en France on n'est pas dans la réalité, c'est qu'on est devant un risque guerre nucléaire. Marc Rute, le secrétaire général de l'OTAN, a dit "Nous allons bientôt connaître un temps comme celui qu'on connu nos grands-parents et nos arrières grands-parents." Et je citerai pas Fabien Mandon parce que vous le
connaissez tous. Donc, on est devant le risque d'une guerre qui peut escalader jusqu'au nucléaire. Et déjà, disons à partir de 2010-211, les États-Unis ont déployé des armes anti-armes, les fameux ABM en Roumanie, en Pologne et en Slovaquie, en Pologne dès 2010. Donc on dit c'était des armes antiarmes mais les États-Unis eux-mêmes en 2002 étaient sortis du traité des armes antiarmes et aujourd'hui et ces armes antiarmes peuvent être reconvertis ce qu'avait dit les Russes à juste titre à l'époque en armes offensive depuis ces pays-là alors qu'on avait promis qu'il y aurait pas de déploiement des armes offensives plus loin que les frontières de l'Allemagne
réunifié encore pas en Allemagne parce qu'elle était supposé ne pas avoir d'armes nucléaires stationné en Allemagne. en Allemagne de l'Ouest. Donc dans cette situation là, on est devant aujourd'hui quelque chose encore plus grave, c'est que le traité des new start, le traité sur les missiles stratégiques n'est plus valable depuis le 6 février. Il y a plus aucun de traité de la guerre froide qui stabilisait un peu les choses. Destruction mutuelle assurée, c'était pas bien mais crien. Maintenant, il y a rien. Donc on est dans une situation où les experts jugent qu'on est en situation encore plus dangereuse que lors la crise des missile de Cuba de 1962. Heureusement Kennedy avait pu résoudre
avec Rchef et on l'oublie avec la médiation du Vatican où Jean 23 joue un rôle fondamental à l'époque ça on l'oublie de le dire. Donc aujourd'hui on est dans une situation où on est devant cet affrontement qui peu à peu se dessine et évolue. Donc c'est extrêmement dangereux. Les Russes en sont plus conscients. Serge Lavrov l'a dit à plusieurs reprises qui est ministre des affaires étrangères de Russie. Donc que faire ? Et c'est la question à laquelle nous devons répondre ensuite. Mais je dirais que toutes les crises actuelles parce que vous aviez posé cette question au départ que ce soit Gaza, soit au Kivou, que ce soit là là sont des crises d'un système qui est en train de s'effondrer parce qu'il repose
sur les sables mouvants financiers et sur l'idée du juriste du Rich Carl Schmidth, ce qui est une idée virulemment géopolitique sur lequel on a besoin d'un ennemi pour exister. C'est la thèse de l'ennemi existentiel. Il faut être contre l'autre nécessairement. Il y a pas d'autres possibilités. Sur cela, je pense qu'il est très important que le pape actuel, Léon XIV et dit qu'il fallait revenir à un philosophe qui est un grand philosophe de l'aube de la Renaissance, Nicolas Cruz. On a pas beaucoup parlé. C'est à l'occasion du jubilé qu'il l'a dit et que ce philosophe dit qu'il y a une façon de penser qu'on a nécessairement un ennemi. Il y a des contraires et ces contraires l'un doit nécessairement prévaloir contre l'autre. Il faut penser autrement. Il faut voir cette pensée que
lui avait amené Nicolas Cus, la coïncidence des opposés. C'est-à-dire qu'à un certain moment, si on travaille ensemble, on peut s'entendre. Et ça c'était avec la Russie et je pense qu'aujourd'hui ça doit être aussi avec la Chine. Il y a une Europe de l'Atlantique à l'ural mais aussi une Europe de l'Atlantique à la mer de Chine. Et pas de guerre de bloc. On n'est pas anti-américain pour cela. On crée au contraire avec la France l'idée qu'on est médiateur, qu'on a cette capacité, qu'on est peut-être une petite chose, mais cette petite chose sans laquelle la réaction chimique positive ne peut pas se réaliser. Et on a ce pouvoir et on a cette autorité. On doit exercer les deux. Aujourd'hui, évidemment, on voit exactement l'inverse et je suis tout à fait d'accord avec
Nicolas. On est euh et avec ceux qui ont parlé auparavant, on est devant un chef d'état qui est, pour dire les mots, une carpette devant tout, qui n'est rien, qu'il est peut-être un algorithme, je sais pas.
Alors, j'ai une c'est peut-être là un tout petit point de désaccord. Euh je sais, j'en ai trouvé un, je cherche. Euh non, je j'ai longtemps cru que Macron n'était rien et je pense qu'on le sous-estime depuis longtemps. C'est Je pense que il a un projet, il a un vrai projet et il a un vrai projet et il est beaucoup plus redoutable qu'on le croit près à tout et que son projet c'est vraiment parce que je pense qu'il y croit au fond. C'est ça le drame. Euh c'est euh d'accoucher d'un nouvel état européen et de liquider les pays, les nations et qu'il est prêt à tout pour ça. Je pense qu'on ne peut pas
comprendre sa stratégie. J'ai eu du mal à le comprendre mais vraiment j'ai j'ai je reconnais, je me suis trompé et je l'ai découvert plus tard et que sa stratégie du quoi qu'il en coûte est une stratégie que tu connais bien qui était la stratégie de l'unification des États américains par la dette. Parce que si tu regardes le moment Hamiltonien comment les États américains sont faits par la dette, quand il y a trop de dette, pourquoi il laisse la dette filer ? Pourquoi ? Pourquoi il s'en fout ? Pourquoi il s'en fout ? Non mais sincèrement parce que il sait très bien que c'est le le moyen d'asphhixier les Français et qu'à un moment on nous dira bah il faut mieux fondre tout ça dans un ensemble et puis finalement on s'en sortira. C'est
la dette de tout le monde et cetera. Donc cette histoire de la dette euh elle m'effrait euh et quand je vois je suis désolé, on va faire un peu de politique mais quand je vois comment Bardella a fait un interview au Financial Times, je sais plus hein. Oui mais c'est très grave parce que aujourd'hui qu'on l'aime ou l'aime pas, qu'on le veuille ou non, c'est la première force d'alternance. Euh non mais ça le restera pas et je me bats pour qu' y a une autre forme d'athlètes qui émerge. Mais euh ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'ensemble des forces d'opposition officielle, l'opposition officielle, c'est comme dans les il y a toujours une opposition officielle. Bon euh l'opposition officielle est rentrée dans
la logique comme elle est rentrée dans la logique sur l'Ukraine comme elle est rentrée dans la logique, j'étais le seul député, c'est pas pour me vanter du tout ça, aucun rapport mais quand le président de la RADA est venu a été est venu faire un discours à l'Assemblée nationale française et que 8 jours avant il avait honoré Bandera dans un tweet euh lors de la fête nationale ukrainienne ou de l'anniversaire de la mort de Mandera. Quand vous imaginez, parce qu'il faut quand même savoir où on en est, quand vous imaginez que il y a 500 députés français qui sont venus applaudir debout un mec qui 8 jours avant honorait Bandera qui a massacré les milliers de juifs euh et que tous ces gens se disent antiracisme machin,
ils nous font des leçons, ils vont inaugurer des stelles à alimier toute la journée mais on est chez les fous et que j'étais le seul à pas y aller en disant je n'irai pas assister à ça et que j'étais conspué conspué par des forces politiques de l'opposition et je cite pas qui et qu'on m'a dit "Tu nous fais perdre des voix avec tes déclarations anti-Ukrainiennes. Voilà ce qu'on m'a dit à la buvette de l'Assemblée et j'ai dit jamais je céderai je n'irai pas applaudir un mec qui ose honorer Bandera. Il y a un moment il y a un moment ça plus rond. Donc le vrai problème, je reviens, je fais des disions, mais tu vous parliez des stratégies des uns des autres. Euh je crois qu'il faut qu'on ouvre les yeux et qu'on fasse ouvrir les yeux aux
français sur la démarche rationnelle dans l'irrationalité. Elle est irrationnelle pour nous parce qu'on aime la France, parce qu'on a des valeurs, parce qu'on a une idée de l'Union des nations d'Europe qui va jusqu'à la Russie et qui doit avoir, et je te rejoins complètement la stratégie d'un non alignement non pas pour se laver les mains du monde mais dans la vision de de Gaulle d'une France qui a ses valeurs, qui se défend, qui a sa force de dissuasion, qui a son indépendance, qui ne rejette pas les coopérations avec les uns ou les autres. Parce que ceux qui vous font croire qu'on va être tout seul au milieu de l'Atlantique avec notre drapeau et qu'on va rejeter tout le monde, c'est une illusion aussi. Il faut qu'on bâtise des coopérations et que ces coopérations, puisque vous demandiez
dans la seconde question, j'ai regardé les questions pour pas déborder sur la 3e et la 4e, mais quelle stratégie pour la France en tout cas pour moi, c'est que il faut reprendre notre liberté, se renforcer nationalement pour avoir les moyens de notre liberté, bâtir des coopérations avec nos voisins mais bien ciblés et à géométrie variable et en gardant toujours la capacité de s'en retirer si ça a des rails et puis ouvrir ouvrir les bras vers la Chine, vers la Russie bien sûr, l'Amérique latine, l'Afrique. On a tout perdu beaucoup plus qu'on ne croit en Afrique à cause de l'affaire libyenne bien sûr de la folie Nicolas Sarkozy et puis bien évidemment de l'affaire ukrainienne puisqu'on a
plus aucune crédibilité dans le monde. C'est c'est fini. Donc heureusement, ça peut repartir mais il y a un boulot de colossal mais il faut d'abord remettre l'église au milieu du village. Quel qu'est-ce qu'on est et quelle politique étrangère on on veut ? Et la politique étrangère qu'on veut, c'est une politique d'abord d'indépendance nationale. La France n'est pas une puissance européenne, elle est une puissance mondiale et donc elle parle au monde. Et à ce moment-là, on va retrouver notre équilibre. C'est ça qui est fondamental. Et si on parle pas de ça avant de parler du reste, on ne peut pas se faire comprendre des Français, je crois. Et et c'est c'est ça qui est important, enfin en tout cas qui me paraît vital pour les
mois qui viennent. Merci. Euh la trisème question, bon elle était abordée quand même. C'est pas grave. C'est pas grave. Euh je vais je vais la formuler autrement euh face à l'attitude de la France aujourd'hui dans ce jeu géopolitique mondial. Micro Ah oui, pardon, excusez-moi. Face à la face à l'attitude de la France dans ce dans ce jeu de politique géopolitique mondiale, quelle devait être l'attitude de la France ? Et vous, messieurs, en tant que responsable politique, quelle serait votre attitude par rapport à ça ? Moi, je dirais qu'il faut sortir de la géopolitique parce que la géopolitique,
qu'est-ce que c'est ? C'est penser que l'autre est nécessairement un ennemi et qu'on va trouver les conditions dans lesquelles on pourra le dominer. Moi, je suis partisan d'un système gagnant gagnant d'une géo, je dirais une géoéconomie dans laquelle les économies complémentaires se soutiennent une l'autre. Je pense pas qu'il y ait une talasocratie contre une tellusocratie comme le dit Douin par exemple ou comme le disent les anglais dans toute leur histoire, leur empire. Je pense qu'il faut sortir de ces notions-là et penser qu'on a quelque chose de commun en tant qu'appartenant à l'espèce humaine mais que notre nation est le lien absolument fondamental pour y parvenir. Alors, c'est ce que disait de Gaulle dans c'est ce que disait de Gaulle dans un
discours d'Alger qui est très beau. Il est à Alger, il est en 1942 ou 43, je me souviens plus maintenant, 43 je crois. Et il disait "La France manque au monde. Il y a plus de France. Pétin, c'est pas la France. Mais aussi la France a besoin d'être inspirée par d'autres pour comme un catalyseur transformer le meilleur des autres en quelque chose qui rendra une certaine idée de la France plus conforme avec son pacte avec la liberté du monde fois établi avec la liberté du monde. Et c'est ce cet engagement là qui est absolument fondamental à prendre et qui est à en prendre en politique intérieure
avec une volonté de cohésion nationale. Et Macron est destructeur en politique étrangère mais il est aussi destructeur en politique intérieure en même temps. Voilà le vrai en même temps. Et je discutais avec un ami Philippe Grégoire qui pense aux questions agricoles et il dit "Il faut absolument qu'on réétablisse la même mise des maires sur l'agriculture et qu'avec les maires on pense qu'ils ont des programmes d'exception à faire lorsqu'il y a pénurie alimentaire. Aujourd'hui, on est dépendant à 20 % des produits importés dans l'alimentaire alors qu'on éétait pas du tout il y a 40 ou 50 ans et 20 % ça croit. Donc il faut faire quelque chose à ce niveau. Ce qui montre qu'on peut faire quelque chose à ce niveau. On peut faire quelque chose à ce niveau aussi contre la drogue. Il faut toucher
le sommet des trafiquants. Il faut pas faire des choses dans la rue n'importe comment. Donc il y a toujours un point d'île qui se renouvelle si on s'attaque au point d'île. Il faut faire comme le voudraient les policiers montrer jusqu'à la source. Donc, il y a toute une série de politiques à faire qui relie la politique intérieure à la politique internationale parce que ces intérêts financiers dans l'affaire Epstein par exemple qui les fait ressortir, les gens qui l'ont financé, euh c'est quelqu'un qui s'appelle en particulier Léon Black qui était le l'adjoint de Mike Milken qui a fait le premier scandale aux États-Unis, lui a financé, a donné l'argent par qu' n'a plus démarrer. Le financier a joué un rôle fondamental dans cette entreprise de chantage que pouvait
exercer un Epstein. Donc on est à ce niveau là et je pense qu'une des raisons pour lesquelles on a perdu des choses en Afrique, c'est parce que pas seulement parce qu'on a une politique qui n'avait ni que ni tête mais parce qu'on avait une politique qui était immorale pour les Africains. On leur disait il faut le W, il faut l'homosexualité, il faut tout ça c'est bien, c'est une libération. Les africains ont beaucoup été musulmans dis non, on peut pas accepter ça. Et Poutine, la Russie ont joué très habilement sur cela pour s'implanter en Afrique. On oublie ces choses là et nous nous avons été pas nous pas été conformes à notre propre histoire en cela. Et c'est en cela moi j'essaie d'éveiller ça dans ce que je fais. Je sais que Nicolas le fait a fait en tant
qu'élu, en tant que responsable dans tous les domaines. Moi je le fais. J'ai écrit un livre pour essayer d'inspirer les gens à répondre au cri du peuple auquel on a pas répondu jusqu'à maintenant. Je pense qu'aucun régime n'y a réellement répondu. Il y a une histoire de la France où on tente y répondre et aujourd'hui c'est le moment parce que on peut pas dire qu'il y a des empires, il y a des hauts et des bas. Cette fois-ci c'est les seuls du monde. On est tous sur un même bateau et la France qui a toujours été universelle comme on l'a dit et le pays qui doit donner l'exemple et chacun d'entre nous, nous devons donner l'exemple. C'est ça le défi.
Je suis à 150 %. C'est pourquoi je pense puisqu'on est ici dans un rassemblement souverainiste et ça fait du bien euh que le souverainisme ne sortira de la confidentialité et de la division que s'il dépasse le souverainisme. Je m'explique. Réaprendre à marcher librement, c'est bien, il faut se libérer. On est tous d'accord. Mais si on ne dit pas au français vers où on va, dans quelle direction on veut aller, le souverainisme est désincarné. Et comme beaucoup de nos concitoyens ont
perdu l'éducation, l'appréhension, on le cerveau lavé par ce système médiatique dérisoire et pathétique, mais d'ailleurs que les gens rejettent puisqu'ils la regardent même plus. Mais en même temps, on ne leur propose pas quelque chose d'autre. Si on ne fait que réclamer la souveraineté de la France sans expliquer que cette souveraineté a pour objectif de rétablir la sécurité, de maîtriser l'immigration par une logique d'assimilation et pas de rejet, euh de reconstituer une base productive, euh de dompeterter la finance, euh de trouver une nouvelle décentralisation
parce que les gens ne vivent plus pareil qu' y a il y a 50 ans. d'avoir la participation euh d'avoir une écologie positive qui n'est pas une écologie punitive, mais ça veut pas dire qu'on est contre l'écologie systématiquement. En un mot, en tout cas, moi c'est ce que je cherche et vous verrez parce que je fais de la pub parce que si je peux je le fais, vous verrez dans le bouquin que je sors là dans bientôt parce que ça fait un an et demi que je l'écris péniblement et c'est dur. Je pense que c'est très important la c'est la phrase de Romain Garry. Je reviens là-dessus. Romain Guerry disait "Mon pays, ce n'est pas la France. Mon pays c'est la France libre." Et c'est très important. C'est la différence entre ce que
j'appelle le nationalisme, la France. On est la France à France. Bon d'accord, on peut répéter ça tous les matins. Euh brûler les drapeaux des autres et être nous-mêmes. Mais c'est pas ça qui va convaincre les Français. Ça ça va convaincre 3 % des Français. C'est de dire ce que dit Romain Gari, "Mon pays, c'est la France libre." Et ce qu'il voulait dire, c'est que lui cet émigré qui est arrivé en France et cetera, il a aimé la France pour ce qui est l'idée de la France et c'est la phrase de de Gaulle, une certaine idée de la France. Et là, la France est dans un message universel et là la France ne devient pas simplement un pays de 70 millions d'habitants au milieu des empires. La France devient un levier et ça change tout. En tout cas, c'est
plus excitant de gouverner la France qui parle au monde que la Francevillée sur elle-même qui ronchonne contre tout le monde. Et je pense moi le premier d'ailleurs hein, je je fais ma mon culpa. Je pense que si les souverainistes on n pas réussi, il faut faire son examen de conscience. Si on n pas réussi à convaincre nos compatriotes, c'est pas simplement parce que tous les médias sont méchants, que tous les autres sont méchants, que la terre entière et cetera, c'est que on n peut-être pas trouvé la clé pour ouvrir la porte et que cette clé pour ouvrir la porte, en tout cas moi j'ai réfléchi depuis un certain nombre d'années avec ceux qui m'accompagnent et avec d'autres, il faut qu'on qu'on la change
et qu'on dise au mon français voilà la réponse c'est pas parce que c'est habile ce qu'ils sont en train de faire et ils sont en train de faire les empires renaissent vous voyez il faut qu'on soit tous ensemble voilà raison de plus de faire l'Europe et à chaque fois on a le même piège. Ça fait 30 ans qu'il nous disent ça et à chaque fois nous on a un discours disant non non nous on va s'en sortir tout seul. Il faut qu'on arrive à faire comprendre que la liberté le seul moyen que la France traite la France libre la France universelle. la France qui a un projet pas seulement pour elle-même mais pour le monde et qui a coïncidence entre le projet français qu'on va proposer en
2027 et le projet du monde. Et c'est là on va répondre aux empires. C'est c'est David contre Goliath. C'est "On ne répondra aux empires pas par la force mais par la capacité de coexistence dont tu parles." Euh et ça c'est c'est difficile à faire comprendre et en même temps les gens le comprennent très bien. Je suis convaincu qu'on peut convaincre les Français là que le redonner de l'air, de l'oxygène. Et c'est cet oxygène qui peut permettre je pense au souverainisme de représenter de convaincre la majorité silencieuse des Français qui est perdue. C'est pas dans la radicalité de gauche ou de droite parce qu'on voit bien qu'il y a une radicalité de droite et de gauche qui s'empare du vide des centristes. Mais
nous on doit inventer cette bienveillance nationale et universelle. Alors, ça peut paraître fumeux ce que je vous raconte, mais c'est pas du tout fumeux parce que je pense que le peuple français au fond de lui-même, il veut revibrer dans cette belle France. Alors, ça vous paraît peut-être abstrait, mais il faut le détailler après concrètement en terme de pouvoir d'achat, en terme d'agriculture, en terme d'industrie, en terme d'innovation scientifique et cetera et cetera. Voilà le le discours en tout cas que j'aimerais pour que on dépasse le corner politique dans lequel on est. Il faut sortir de ce corner politique. Je vous le dis amicalement tous. Vous appartenez à des mouvements différents. Euh il faut sortir ce corner parce que là on a rendez-vous avec l'histoire et on n' pas le droit de
laisser les contrefaçons euh l'emporter qui nous mèneront à la ruine nationale. J'en suis convaincu. Voilà. Merci Nicolas.
J'ai une question subsidiaire qui était pas prévue. C'est une question qui m'a été proposée, soufflée, je peux donner le nom, dans notre ami François Martin qui nous a fait l'amitié de venir aujourd'hui dans l'aspect français de vouloir retrouver notre souveraineté. Nous sommes tous d'accord sur le fond, sur la forme à la marge. C'est juste une question de moyens, de délai, mais globalement, on peut dire qu'on est d'accord. Maintenant, partons du postulat, ce qui est un scénario tout à fait
possible. Demain, on apprend que l'UE s'effonde sur elle-même économiquement. L'UE n'existe plus. qui de facto de facto nous donne la souveraineté qu'on cherche à retrouver. Dans ce cas de figure là, que fait-on ? Demain, demain, l'Union l'Union européenne s'est effondrée sur elle-même, on retrouve notre souveraineté. Que fait-on à court terme, moyen moyen terme ? long terme.
Oui, en effet, on court à Moscou et on court à Pékin et on court dans tous les pays d'Amérique latine et on dit voilà la France de de Gaulle est retrouvée. Le de Gaulle qui faisait le discours de Pen contre la guerre du Vietnam, le de Gaulle qui sortait les commandements intégrés de l'OTAN. Cette France là est retrouvée. Sauf qu'on va faire mieux cette fois-ci parce que le défi est encore plus grand. Et là, on prend cet engagement et pour cela, il faut que la souveraineté française soit en résonance et en accord sans uniformisation avec la souveraineté des pays qui sont à la recherche de la souveraineté. Et je dois dire que la Russie, la Chine, les pays d'Amérique latine, la nouvelle majorité mondiale pour dire les choses de façon
très simple et dans cette recherche, il faut ne soit pas dans une guerre contre les États-Unis parce que les États-Unis d'abord ont une puissance actuelle dangereuse. Les Chinois sont très prudents par rapport à ça et d'autre part, c'est n pas le peuple américain qui est coupable, c'est des élites qui ont occupé les États-Unis. Donc, on peut dire que ces élites anglo-américaines de New York qui opèrent sur les sables mouvants des cryptoonnaies, des spéculations financière, toutes ces élites-là contrôlent les États-Unis mais ne contrôlent-elles pas de façon directe ou indirecte aussi la France ? Donc, nous avons un intérêt commun des peuples du monde pour cette cause commune qui est celle de l'humanité. Et si on fait comprendre cela et si on montre concrètement comment on doit faire et
comment ce mouvement qui va de l'avant vers une alliance entre pays souverains pour leur développement et comment il y a un reflet dans la politique du service public. Et la France qu'est-ce qu'elle a comme tradition ? Celle du domaine public. Le domaine public est inaliénable. Ça a commencé avec la monarchie. Jean Baudin a établi la doctrine de la souveraineté nationale. Et qui la connaît ? Là, je vais vous dire quelque chose qui va peut-être vous surprendre. Hang Wing qui est le conseiller qui a été le conseiller de Yang Zemin ou Jin Tauo et de actuellement de en Chine. Pourquoi ? Parce qu'il est francophone figurez-vous. Alors, on dit que c'est un dur, qu'il un méchant, il est francophone. Il a lu ces choses et il a écrit quelque chose, un autre livre très intéressant, l'Amérique contre
l'Amérique, en montrant qu'aujourd'hui, il y a une fausse Amérique qui est au pouvoir. Cette fausse Amérique détruit celle qui s'est libérée dans une guerre anti-impérialiste, il faut l'appeler par leur nom, de l'Empire britannique dans sa révolution, dans sa dépendance. Et moi, j'ai des amis aux États-Unis qui veulent y revenir et qui se battent pour y revenir avec différentes éléments dans la société qui vont dans ce sens. Donc, je crois que ces alliances à travers le monde en manifestant notre souveraineté par rapport à toute notre histoire et ce qu'elle a représenté. C'est vraiment cela qui est l'avenir et c'est par cela qu'on échappera à quelque chose qui peut être au mieux si on continue comme on va. une désintégration financière totale qui entraînera une crise économique terrible
et au pire une guerre mondiale. Donc il faut sortir de ça et ne pas faire comme ce cercle des volontaires européens. Vous voyez ensemble Starmer Macron émerce. Bon, vous pouvez rire dans un premier temps, vous avez peur dans un second temps. Ces gens-là qui pensent que on peut être vat en guerre sans avoir ni les moyens d'être vat en guerre, ni les hommes, ni la volonté, ni la lucidité qui permet d'échapper aux guerres. Ils ont rien. Et est-ce qu'on va laisser les gens comme ça en place ? Et je pense que chacun d'entre nous doit à sa place dire que la question c'est la paix ou c'est la guerre, c'est d'être dans des condition avec un autre dans laquelle on vive mieux, on développe quelque chose et que chacun a ses
particularités. Si on est tous égals, on serait Dieu ou un ange, ça vait pas la peine. Donc on a ce point commun de s'organiser et de vouloir un avenir meilleur. Et cela c'est un monde qu'on a pu appeler multiperspectiviste, c'estàd plusieurs perspectives, plusieurs chemins avec un même engagement qui est cette amélioration de tout ce qui est développement, art, science, culture, ce qui aujourd'hui est désagrégé, détruit en particulier chez nos jeunes avec ces sociétés des écrans où il passent entre 3 et 8h par jour. Donc il faut absolument interdire les portables à l'école, c'est bien. Donner une meilleure culture, c'est mieux. Et cette meilleure culture, on doit trouver en faisant notre examen de conscience et en voyant comment on peut la communiquer dans la vie quotidienne en même temps
que montrer l'engagement à l'international.
Alors plusieurs il y a tellement de questions dans la question. D'abord la première question sur l'Union européenne. Moi, j'ai évolué, tout le monde le sait. J'ai longtemps pensé qu'on pourrait la modifier de l'intérieur et j'ai renoncé à cette hypothèse récemment après la crise Covid, après l'évolution de la guerre en Ukraine et les attaques aux libertés. Voilà pourquoi. Et je sais que certains vont dire il a changé d'avis. Bah tant mieux. C'est que je pense aujourd'hui qu'il y a pas d'autre issue que la sortie. Je suis clair et et je le dis, j'ai toujours été dans ma vie politique sincère. Peut m'en vouloir, mais j'ai toujours dit ce que je pensais. C'est une grande chance et
c'est rare. Quand je pensais que c'était pas mû, je pensais que c'était pas mur. Aujourd'hui, je pense que c'est mur. Et je vais vous dire pourquoi j'ai évolué. C'est en écrivant mon livre au cours de l'année parce que j'ai trouvé le truc. Je pense qu'il faut revendiquer la sortie, mais pas la sortie. à l'anglaise. Je m'explique. La France est un pays continental. C'est pas les mêmes histoires que l'Angleterre. Il faut ce que je propose et je vais être très cré parce que j'entends dire tout et n'importe quoi. Je propose que la France annonce la sortie. C'estàd président arrive, dit on sort. Il est d'ailleurs élu sur la sortie. Clair, pas d'ambiguïté. Alors, on peut appeler ça le frexite si on veut, mais je pense pas
que ce soit malin électoralement. Et ça c'est un débat linguistique, on s'en fout. La sortie ensuite 1 an de moratoire. La France du premier jour il y a un nouveau président dit "Je n'applique plus Schengen armée aux frontières pour bloquer les trafiquants pour et cetera." Deuxème point, je n'applique plus le droit européen par droit national avec référendum immédiat. Supériorité du droit national. Je ne verse plus un centime à l'Union européenne. La baudruche se dégonfle. et je n'applique plus les directives. Je touche pas au reste pour l'instant. Et je vais voir, je demande un Conseil européen et je dis au peuple d'Europe,
au peuple, écoutez bien ce que je vous dis, c'est très important. C'était la percée que j'ai eu dans l'année dernière, pas aux dirigeants, au peuple d'Europe. Le président français dit à tous les peuples d'Europe, nous allons dissoudre l'Union européenne. Elle est morte, elle est finie. La France s'en va mais la France veut pas partir seule. La France invite d'autres pays à venir. La France, elle est européenne, elle fait partie du continent européen. C'est pas l'Angleterre la France. Excusez-moi, j'insiste là-dessus. C'est fondamental pour la suite. La France dit à tous les peuples d'Europe, pas aux dirigeants qui sont détestés par leur peuple. La France s'adresse au peuple d'Europe et dit "Cette organisation, l'Union
européenne, est morte parce qu'elle a trahi l'idéal européen. Elle a trahi la réconciliation, elle a trahi les peuples. Elle les opprime, elle les envoie dans la guerre, dans la pauvreté de masse. Donc elle est finie. La France s'en va pas contre vous. Elle s'en va parce que c'est une dictature et la France propose un traité des nations libres qui vont travailler ensemble dans une coopération très souple. Ce traité, je l'ai écrit avec les Danois en 2006 après le référendum du nom. Il vaut ce qu'il vaut, vous le retrouverez. Je le publie dans mon livre, il peut être manié, on s'en fout.
C'est un traité de confédération qui peut s'élargir demain à la Russie. qui est un traité d'organisation de coopération. Alors, je sais que certains souverainistes pur et dur vont dire "Oh là là, tu peux envoyer les panettes, il a eu du temps à vouloir être pour la sortie et maintenant il veut nous remettre le fil à la pâte avec un traité." Et bien je le dis, les Français nous suivrons majoritairement dans notre sortie de l'Union européenne et notre destruction l'Union européenne que si on a un horizon de coopération avec les uns ou les autres qu'on explique que ça sera pas la France toute seule au milieu de l'Atlantique comme l'Islande. Ça sera une France libre. Ses
frontières, son budget, sa monnaie qu'il faudra retrouver, c'est une évidence. euh euh ces lois, mais que cette France libre, elle va travailler avec les autres, avec tous les pays du monde et qui aura peut-être des coopérations plus intenses scientifiques avec un pays d'Europe, avec un autre sur le plan spatial avec la Russie, sur le plan de la pharmacie avec l'Allemagne, sur le plan que pourquoi on se refuserait ça ? Et je peux vous dire que la manière dont on va le présenter va changer le regard des Français sur les souverainistes parce que en disant ça, on va pouvoir montrer que on propose un nouvel horizon et que les dirigeants des pays européens
comme au moment des de la révolution vont être balayés par leur peuple parce que bien sûr qu'il y a pas tous les pays qui vont dire "Bravo la France, on va avec vous." Non, ça c'est sûr. Mais ne serait-ce que si on détache deux trois pays, c'est plus une évasion de la prison européenne, c'est la destruction de la Bastille européenne. C'està-dire que ça s'effondre. Si on fait le même coup que l'Angleterre, regardez Starmer qui est allé revoir Vienen là, les déclarations de Starmer hier. Oh, on est parti le Brexit mais on a d'a bonnes relations qu'avant le Brexit et puis petit à petit, on va tout regagner. C'est-à-dire que la prison, elle est restée. L'évasion, c'est bien. Il faut mieux s'évader qu'être en prison. Mais la
destruction de la Bastie, la destruction de la prison avec les peuples d'Europe, c'est un changement copernicien et ça va nous permettre de rassurer les Français parce que si on veut sortir de l'Union européenne, il faut quand même le faire avec les Français. Et je suis convaincu qu'ainsi on change le premier point. 2e point, je réponds à la question, je suute très vite. Euh, il y a plus d'Union européenne, on a gagné. Oui. Oui. 2 minutes, excusez-moi. Oui, 2 minutes, mais là, il y a 14 minutes qui restent. Donc euh, on nous enlève pas le temps de parole comme ça. C'est marqué 1356. Donc, euh bon, il é réglé sur 1 heure de Ah bon ? 3 minutes. Bon, alors 3 minutes parce que bon donc j'en viens à l'idée. Le problème de la France aujourd'hui mon
cher Jacques, c'est que si tu revenais au temps du général de Gaulle, on peut pas. Non, non, mais je dis, tu dis la France est de retour, le discours de Pom Pen et tout, vous tous là, vous l'assumez. Mais qu'est-ce qu'on a fait des Français ? Faut quand même être franc entre nous. Ah, c'est filmé, c'est emmerdant. Mais euh 50 ans de dépendance de discours de de discours de si vous voulez, c'est comme si un animal sauvage ou une poule sauvage, vous la mettez dans une batterie à la lumière pendant 50 ans. Qu'est-ce qu'on a fait des Français ? Donc moi, je pense qu'il y a des millions de Français qui sont comme
nous, qui supportent pas, mais il y a aussi des millions de Français qui ont été habitués à la dépendance. à la servitude à et qu'il va falloir un immense travail notamment dans la haute fonction publique pour virer tous les traîtres et les collabos euh dans le monde économique pour s'appuyer sur des chefs d'entreprise patriotes euh dans la finance pour pouvoir je veux dire ne vous trompez pas euh nous vous êtes, nous sommes tous des souverainistes, des patriotes, des amoureux de la France mais pendant 50 ans ou 30 ans, ils ont tout fait pour détruire l'âme de la liberté. Et donc, il y a tout un travail énorme de bataille culturelle, de bataille éducative, de rééducation, je dirais de
rééducation, rééducation, de réapprendre la liberté. Si vous sortez dans un espace libre, un animal qui a été enfermé, il a du mal à réapprendre la liberté et tout notre travail c'est de le rassurer sur la manière dont on va réapprendre. Ça veut dire rétablir l'ordre en France mais pas interdire les libertés. Donc rétablir l'ordre contre les vrais bandits, ça veut dire retrouver une puissance industrielle. Ça veut dire des réformes de libération, la participation dans l'entreprise, l'accession sociale à la propriété pour responsabilité les gens. Ça veut dire une le retour de l'aménagement du territoire où on arrête la métropolisation qui fait en fait qui qui est en train d'asservir les gens pour qu'il retrouvent les départements,
les villages de France. Donc en fait, il y a toute une cohérence pour réapprendre la liberté aux Français. Ça c'est pour moi fondamental parce que tu peux avoir la suppression, la prison s'évade et on fait quoi ? Et après tu as des démagogues de droite ou de gauche qui et on va à la guerre civile comme on a vu là ce qui s'est passé à Grenoble parce qu'on n'est pas loin de la guerre civile les amis hein. Donc il y a un immense travail à faire pour réapprendre la liberté au français la responsabilité individuelle et reparler au monde. Mais ça c'est pas gagné non plus hein. Donc on a un immense travail à faire et je pense leur redonner confiance en eux-mêmes. Oui. Parce que les gens n'ont plus confiance en eux. Tout à fait. Et il faut leur montrer qu'ils peuvent faire et qu'il y a des
gens qui sont prêts à se mouiller et à risquer éventuellement leur ville en honneur et leur patrimoine. Vous savez ce que disait De Gaul, je vais le citer encore une fois. Il dis un moment tragique de l'histoire, les gens qui sont en place, ceux qui ont la possession, les possédants, les possédants sont possédés par ce qu'ils possèdent. Ils sont des possédés. Et aujourd'hui, il faut nous détacher de cette possession. C'est la grande question avec Trump. Trump veut faire la paix peut-être, je ne sais pas étant donné, je suis pas dans sa tête, mais il veut faire la paix sur les sables mouvants de la spéculation financière. C'est impossible, on peut pas. Donc il faut montrer aux gens ce qui est vraiment une économie. L'économie, qu'est-ce que c'est ? C'est
les pouvoirs créateurs de l'être humain. C'est justement la confiance qu'on a chacun pour l'autre dans ce qu'on peut créer de nouveau. Et c'est franchir les frontière dans laquelle on est habitué à demeurer dans l'esprit, hein. Et c'est d'aller au-delà et d'inventer quelque chose. C'est la science, c'est l'art et c'est la beauté. Et moi je pense comme le dit le prince le prince Michkin dans l'idiot de Dotoevski que la beauté sauvera le monde et qu'il faut retrouver cette véritable culture du beau, du juste, du vrai et il faut la retrouver dans la vie quotidienne. Et dans cela, un bon menuisier, un un bon agriculteur, un bon paysan a beaucoup plus de valeur qu'un soi-disant savant qui vit avec sa logique et ses formes. Il faut sortir d'une fausse logique pour aller vers une
vraie création. Et c'est là le grand défi de l'époque et avec lequel on peut redonner confiance avec des choses très concrètes depuis l'école. On peut faire à l'école par exemple des jeux sur on dit que c'est mon obsession sur la conquête de l'espace mais j'ai un ami qui a fait beaucoup mieux. Il a amené des objets préhistoriques en classe dans un milieu où toute la classe était tout le temps gueulait engueulé avait des portables et cetera et au bout d'un certain temps mais c'est l'homme qui a fait ça c'est les cailloux mais regarde ce qu'on peut faire avec ses cailloux. et montrer comment on pouvait buriner, creuser, aller de l'avant, faire des choses, faire un biface qui est un extraordinaire invention avec un doubleprit jamais vu dans la nature, l'être humain l'a fait et les gens les
élèves commençaient à être passionnés et au bout d'un moment, ils peuvent leur apprendre même le théorème de Pythagore et comment le prouver. Donc c'est ça, mettre les gens dans les bases de la création. Merci Jacques. Quelle belle conclusion. Le beau, le juste, le vrai. C'est une belle conclusion. Bravo. Merci. Oh, le juste et le vrai, mais si possible dans la vie courante et pas seulement dans les temples, dans les églises ou dans les mosquées. C'est entendu. Et merci à tous les deux et merci aux organisateurs de cette réunion. Merci beaucoup.
Nicolas Dupont-Aignan