JÉRÔME GUEDJ SUR LCI|IRAN, PRIMAIRES...
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut craindre que Israël torpille l'accord tel qu'il est ?
- 0:41OuverteRéponse directe
Si vous étiez au pouvoir, est-ce que vous feriez pareil que Trump pour féliciter cet accord ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Donald Trump peut-il fanfaronner pour le règlement d'un conflit dont il a été à l'origine ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Quelle est votre position sur la situation des droits humains en Iran ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut avoir une politique plus morale en relations internationales ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on pourrait être plus ferme à l'égard des Américains ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:25Fait
« Donald Trump peut-il fanfaronner pour le règlement d'un conflit dont il a été lui-même à l'origine ? »
- 2:51Fait
« Ce qui va être signé vendredi, c'est la réouverture d'une perspective de discussion et de négociation sur les sujets centraux. »
- 3:32Fait
« On se retrouve avec désormais la question du D3 d'Ormous comme arme de pression majeure. »
- 9:32Fait
« Un ambassadeur, quel qu'il soit, ne doit pas prendre position sur l'élection à l'intérieur des frontières nationales. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Vous êtes avec nous Jérôme Gadge. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député socialiste, candidat à l'élection présidentielle. Vous revenez d'Israël. Un mot sur ces dernières informations. Est-ce qu'on peut s'attendre ? Est-ce qu'on peut craindre que Israël torpille l'accord tel qu'il est ? Il y a incontestablement un risque au regard de l'attitude de Benjamin Netaniaou. Donc il faut pas oublier que sa grille de lecture à court terme euh ce sont les élections législatives qui devraient avoir lieu à la fin du mois d'octobre. un processus de dissolution mais en gros à la fin du mois d'octobre et d'ailleurs dans un télescopage, je sais pas s'il est volontaire ou pas volontaire mais il annonce aujourd'hui sa candidature, [raclement de gorge] il y avait un vrai faux suspense à
l'élection législative et donc à la reconduction de son de son mandat. Euh Benjamin Netaniaahou, c'est terrible à dire, mais il va chercher à poursuivre d'une manière ou d'une autre euh les interventions et d'ailleurs les premières déclarations de son ministre de la défense et nous ne quitterons ni le Sud Liban, ni euh Gaza, ni évidemment la si Jordanie et nous répliquerons aussi euh fort que nécessaire à chacune des agressions des agressions possibles. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, on voit les Européens, la France au premier chef un peu un peu un peu entre de feu là dans cette affaire. Il félicite Trump de cet accord et en même temps ils étaient pas très pour cette guerre. Si vous étiez au pouvoir, est-ce que vous feriez pareil ? B faut faut prendre le sujet la racine.
Donald Trump peut-il fanfaronner pour le règlement d'un conflit dont il a été lui-même à l'origine et un règlement qui à la fin aboutit à un desser de la pression sur l'Iran. On se retrouve avec désormais la question du D3 d'Ormous comme arme de pression majeure parce que ça a été le la révélation si je veux dire de cette de cette crise et de cette guerre. même l'évocation d'un droit de péage euh euh éventuel, on marche sur la tête, le euh dégelle d'avoir euh iranien à travers la planète et pendant ce temps pas une avancée sur le peuple iranien
sur enfin ce n'était que en janvier de cette année 36 ou 400 iraniens massacrés par le pouvoir en place. Moi je pense aujourd'hui à Sagar Golami. C'est une jeune iranienne de 19 ans qui risque d'être exécutée dans les prochaines heures et dans les prochains jours. C'estàd que on se retrouve avec un Donald Trump qui fanfaronne pardonnez-moi l'expression alors même qu'il a créé les conditions de cette situation. Alors vous me posez la question du point de vue des Européens et de la France. Évidemment qu'on est gêné aux entournures parce que euh d'abord on n'a pas du tout pesé dans le règlement de ce conflit euh et que le cœur des euh de la négociation en fait, il est devant nous. Ce qui est ce qui va
être signé vendredi, c'est la réouverture d'une perspective de discussion et de négociation sur les sujets centraux. Le sujet central, c'est l'uranium enrichi, les 440 kg. C'est la question des missiles balistiques qui de manière assez opportune ont été sortis de du 14 premiers points de l'accord qui ont été mis sur la table. Bref, tout ça pour ça. Jum Ged, est-ce qu'on peut avoir une politique plus morale ? Tout à l'heure sur notre antenne, il y avait il y a quelques minutes seulement Gérard Rou qui disait qu' rappelait les igours, les Chinois, on n'ose pas ouvrir la bouche devant les Chinois quand MBS non seulement découpe en morceau journaliste, mais quand il pend, je crois qu'il prendent des des dizaines des centaines de de gens, même parfois pour des péchés d'apostasie ou ce genre
de choses. Euh est-ce qu'on changerait vraiment si vous étiez au pouvoir ? Est-ce différent ? Je serais un peu naïf de vous dire que la réelle politique c'est mal et qu'il faut ne venir dans la relation internationale qu'avec l'angélisme et la certitude des valeurs. Bien sûr que la France et l'Europe ont une singularité qui consiste à défendre des principes et des valeurs, mais il faut avoir la lucidité et le refus de la naïveté qui consiste à à mesurer que ce n'est pas ça qui va faire changer d'un Yota la décision ou le comportement des Iraniens à destination de leur population. Et c'est la raison pour laquelle euh moi je suis inquiet euh au moment où on parle du temps gagné par les Iraniens parce que je crois que
c'était évoqué sur votre plateau, il y a un rapport autant qui est radicalement différent entre les différents protagonistes. en politique et encore plus en diplomatie dans la situation de guerre. On peut pas comme Donald Trump penser qu'on va faire une guerre entre 15 jours ou 3 semaines quand on a en face de vous enfin rappelez-vous ce que l'Iran, les Iraniens ont été prêts à subir dans leur chair dans la longue guerre de 8 années face à l'Irak. Donc le temps long pour eux c'est la meilleure chose qui peut leur être offert. Donc l'erreur était de se lancer est-ce qu'on pourrait être plus ferme à l'égard des Américains ? On voit bien que tout ce jour-là, regardez, on va voir les images de Trump pendant 3 jours, tout le monde critique Trump et en même temps, tout le monde a envie
d'être à côté de lui sur la photo. Il y a eu en France quelqu'un comme Jacques Chirac, il y a eu Villepin qui se sont vraiment opposés aux Américains prenant des risques hein. Les Européensent moins aujourd'hui. Est-ce qu'on peut revenir à une politique plus audacieuse ? Mais on doit pour la simple raison, c'est que les États-Unis, et ils l'ont dit avec beaucoup de franchises et de et de transparence n'ont plus vocation. En tous les cas, euh il le laisse entendre d'être l'allié naturel de euh des Français et des Européens. avant mon déplacement en Israël en Palestine la semaine précédente, j'étais en Finlande et en Estonie à un endroit où les forces de l'OTAN, tous les cas en Estonie sous commandement en anglais bah se préparent à une confrontation face aux Russes et
anticipe le fait que il y aura pas l'activation automatique de la solidarité de l'OTAN et notamment des États-Unis. Donc nous avons une construction impérieuse d'une autonomie stratégique à l'échelle européenne qu'on doit faire à marche forcée. Donald Trump a accéléré un processus que ses prédécesseurs avaient engagé. Il faut avoir l'honnêteté de le dire. C'est dès Barack Obama que ce désengagement États-unien en Europe était amorcé. Et donc faut que on assume le fait qu'on peut pas être dépendant. Je vais faire une autre comparaison. la décision qui a été prise par les Américains de bloquer l'accès à anthropique et au modèle d'intelligence artificielle les plus avancés, c'est l'illustration majeure du déclassement possible parce que demain ils peuvent faire la même chose sur des
matériaux indispensables, sur des armements et donc si on continue à avoir la naivité de penser qu'on doit dépendre des États-Unis pour notre sécurité, pour notre approvisionnement et cetera, alors on est mort. Donc s'il y a au moins une chose qu'on doit retenir de cette période, point de salut pour l'Europe en dehors de son autonomie stratégique et pour la France de peser dans la construction de cette Qu'est-ce que vous feriez différemment ? Rappelez-vous euh la l'été passé Trump qui met face à lui comme un maître d'école hein. Il y avait le président de la République, l'Allemand, l'Italienne, madame Mélonie, il y avait Solfien et cetera. Ils sont tous allés anglais. Vous seriez allé ? Ah attendez, est-ce que vous seriez allé ? Évidemment qu'il faut en permanence discuter et si
possible coaguler la position la position européenne. Notre faiblesse principale et justement du poids sur les questions commerciales parce que vous avez bien vu qu'à chaque fois Donald Trump joue de la singularité sur la question [raclement de gorge] des barrières commerciales des tarifs douignés en jouant à faire monter les enchères en fonction des comportements des uns et des autres. Donc encore une fois, soit les Européens se vendent par appartement et dans ce cas-là le projet même européen est mort. Soit il y a une sorte de sursaut de survie parce que là c'est existentiel. Nous avons une guerre sur le territoire européen euh l'Ukraine peut-être demain les pays Baltes et ça ça concerne l'ensemble des pays européens et ça ne concernera pas les États-Unis seront pas au rendez-vous.
Donc soit on est dans une logique, pardonnez-moi l'expression, muniquoise, soit à un moment il y a un surcès. À quel point la France peut-elle parler haut, notamment face à Israël ? regarder les citations. Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France, il était hier sur notre plateau. En l'occurrence, il parlait à à une autre chaîne de télévision, il parlait à France 2. Il dit "Le RN a changé." Il donne son avis sur le RN d'abord et après il donne son avis sur Mélenchon. Il dit "Je préférerais que soit élu n'importe qui à la présidentielle plutôt que Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que c'est de l'ingérence ? Un représentant diplomatique dans un pays étranger ne devrait pas dire ça. Un ambassadeur ne devrait pas dire ça. Et donc moi, je considère que euh l'ambassadeur d'Israël
en France comme l'ambassadeur euh de n'importe quel autre pays n'a pas à euh donner son opinion et sa préférence dans une élection. Est-ce que c'est de l'ingérence ? Bah vous pouvez appeler Non mais l'ingérance je vais vous dire et je vais vous raconter une anecdote. Samedi soir j'ai manifesté avant l'anecdote me répondre est pour illustrer. Non l'ingérance c'est quand c'est caché dissimulé. Là c'est une prise de position claire ça peut être aussi public. Non la la l'ingérence c'est quand on on essaie d'orienter de manière détournée sur des positions. Là c'est une prise de position que je par Si les Russes si les Russes commençaient à nommer des candidats dont ils veulent ou ils ne veulent pas pour vous ce ne serait pas de l'ingérance. Vous pouvez appeler ça
ingérence. En tous les cas, c'est une prise de position qui ne correspond pas à la régularité des relations diplomatiques qui doivent avoir lieu parce que il se passe quoi demain si tel ou tel que quelqu'un ne veut pas est élu au pouvoir ? C'est une rupture des relations diplomatiques. Donc ce n'est pas malin. Vous savez la diplomatie la diplomatie consiste à parler avec des gens qui on pas d'accord. Vo c'est votre adversaire Mélenchon. Mais là, est-ce que ça vous a choqué pour Mélenchon que Oui oui. Non, mais je je le dis sur une question de principe, un ambassadeur, quel qu'il soit ne doit pas prendre position sur l'élection à l'intérieur des frontières nationales. L'anecdote que j'allais vous raconter parce qu'on m'a parlé d'ingérence, samedi soir,
j'étais à Tive après mon déplacement en Israël et en Palestine. Et comme ça m'arrive à chaque fois que je suis en Israël le samedi soir, je vais manifester avec ceux des opposants à Benjamin Netaniaahou parce que je suis un opposant à [raclement de gorge] Benjamin Etanyaahou. Je euh suis un ami de l'État d'Israël mais je condamne son régime. Et là le Rassembl national est venu me chercher. Julien Audoule sur les réseaux sociaux est venu expliquer c'est scandaleux qu'un parlementaire al différent. Moi je fais de la politique, je suis allé soutenir rencontré non c'est pas de l'ingérance. Je suis allé rencontrer Yair Golan qui est ancien chef d'état-major adjoint de l'armée israélienne et qui est l'opposant de gauche à Benjamin Netu. C'est normal, c'est une solidarité de proximité et
donc ça c'est pas de l'ingérence pas plus que quand Marine Le Pen va soutenir Victor Orbane. Je veux dire, il y a des proximités idéologiques. Elle elle avec l'extrême droite et ben moi avec la gauche israélienne. Jérôme Gelge, les candidats de la gauche, comment comment vous définez quelle gauche êtes-vous ? Moi, je suis la gauche républicaine. Républicaine. Bon, tout le monde est républicain à peu près. Non, mais il y a des gens qui sont pas républicains. Il y a des gens qui sont pas républicains en France. Ben je pense qu'il faut euh réaffirmer le fait qu'on doit marcher sur les deux jambes, la question sociale et la question républicaine. Et on peut pas sacrifier l'une au profit de l'autre. Gluxman H GG, Hollande ? Oui, Hollande, bah je de quoi vous parlez ? Hollande
n'est pas candidat et Raphaël pas encore. Envie peut-être en tous les cas vous doutez un instant que Gluxman soit candidat ? Je pour l'instant on parle techniquement d'une annonce de candidature. Il est possible qu'il annonce sa candidature et à ce moment-là et donc quelle est votre question monsieur Rogbin ? Ça fait beaucoup. à la fin, il n'en restera qu'un. Voilà, parce queon aura l'intelligence collective de se regrouper précisément pour défendre à la fois sur les questions internationale ces principes de valeur qui sont essentiels, un pragmatisme et puis sur les questions intérieures, le fait que la question sociale, le pouvoir d'achat, le logement, les questions de santé sont cruciales et nécessitent une réponse qui soit digne et crédible. Ce n'est pas ce
qui n'est pas le reste de la gauche. Qui vous départagera ? On aura le temps de faire des choses de campagne beaucoup plus à fond. Mais en gros, est-ce que ce sont les sondages qui vous départageront ou est-ce que ce seront une primaire ? C'est la discussion que nous aurons entre nous euh et qui consistera à choisir le meilleur s'il faut un processus démocratique, il ne me fait pas peur et au contraire s'il peut permettre une mobilisation mais à la condition qu'on soit d'accord sur les orientations programmatiques. Vous voyez, moi je veux bien aller dans une primaire avec d'autres candidats de gauche ou écologistes mais à la condition que sur les questions internationales, sur les questions d'approvisionnement énergétique, voyez dans la période, on parlait d'autonomie,
ben je vous le dis, je suis pas pour passer par-dessus bord du jour au lendemain la production nucléaire dans notre pays. Je pense que c'est irréaliste. Bah, c'est pas la position de certains. Donc, si je vais dans une primaire, je vais avec des gens sur lesquels on s'est mis d'accord sur un socle programmatique. C'est ça la crédibilité qu'on doit qu'on doit avancer. Jérôme G, merci infiniment d'avoir été notre invité dans quelques instants.
Jérôme Guedj