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interviewSénat (sur YouTube)· 4 juin 2026 92 min

Audition de Pierre-Édouard Stérin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

ça ça y est, ça y est, ça y est. Et voilà. Alors euh je ne sais pas ce que vous avez comme image.

Si vous voyez la caméra tourne avec les micros. La caméra tourne avec les micros. D'accord.

Donc là je vois la totalité de la salle. Ah d'accord. Vous voyez l'intégralité de la salle.

Alors monsieur maintenant je vous vois madame quand tu parles. [rires] Donc faut pas que je parle. C'est celui qui parle.

Donc en fait, il faut que vous gardiez en mémoire l'ensemble de de la salle et donc sont présents nos collègues. Donc alors on a une nouvelle Karine Daniel, je pars de de ma gauche pour aller vers le bout le l'extrémité. Voilà donc Car Daniel, Étienne Blanc, Roger Karouci, Alexandre Basquin et Pierre Antoine Lévi.

Voilà qui sont et Laurence Rossignol qui devrait arriver qui qui n'est pas encore là. et donc à ma droite madame la rapporteur Colombe Brossell. Je vais donc euh démarrer cette audition.

Euh donc mes chers collègues, monsieur, madame la rapporteur, donc le Sénat a décidé de la constitution d'une commission d'enquête dont l'objet est de travailler sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes sociétés ou fondations de droits privés, les risques en matière d'influence, d'absence de transparence financière ou d'entrave potentielle au fonctionnement de la démocratie. Le champ d'action de ces financières privés est large. Les sphères associatives, éducatives et culturelles semblent avoir leur faveur.

Le travail de notre commission d'enquête consiste donc à analyser les règles encadrant les interventions des organismes sociétés ou fondations de droits privés dans les dans les politiques publiques précitées et d'évaluer et d'évaluer les risques éventuels en matière d'influence de cette possible non transparence financière. Ce type de formation commission d'enquête entraîne un certain formalisme juridique. Donc avant de vous donner la parole, je dois vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des PN prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal.

Je vous invite donc à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure et je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt. Donc monsieur Pierre Édouard Sterrain, je le jure et euh je n'ai pas de lien d'intérêt. Je vous remercie.

Donc votre audition doit nous permettre d'aborder des questions sensibles comme celles relatives à la frontière entre le MSN, l'intérêt entre le Ménat d'intérêt général et le droit à l'engagement politique privé et la préservation du caractère démocratique du débat, mais aussi sur la matière la manière de garantir la transparence des financements privés sans décourager les formes de messen qui contribuent au pluralisme, à la vie associative et au débat public. Et c'est donc là tout l'enjeu de de cette commission d'enquête. Il s'agit pour nous de comprendre l'ampleur des évolutions et des mutations en cours, les stratégies déployées et d'imaginer des moyens de protection si cela s'avère nécessaire sans pour autant et c'est très important, vous l'avez compris, bloquer le système, le maître mot de nos travaux et vous l'avez compris, la transparence.

Monsieur, donc nous allons vous donner la parole pour une courte introduction et je vous demande de ne pas dépasser 10 minutes avant que la rapporteur et les membres de la commission d'enquête vous pose des questions. Avant cela, je reste je laisse donc la parole à notre collègue rapporteur Colombe Brossel pour qu'elle vous présente les axes de travail de notre commission d'enquête. Merci beaucoup madame la présidente, mes chers collègues.

Merci monsieur de votre présence en distantiel mais parmi nous. Vous êtes un acteur économique depuis de nombreuses années mais et c'est la raison pour laquelle nous souhaitions pouvoir échanger avec vous aujourd'hui. Vous êtes un acteur plus nouveau dans le secteur de la philanthropie avec la construction enfin oui le montage la construction d'un certain nombre d'objets avec des formes administratives diverses mais d'objets de philanthropie.

Et comme vous l'aurez compris, depuis le début de nos travaux, nous essayons de tirer le fil rouge de la transparence des financements dans le financement des politiques publiques. Et ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est de pouvoir comprendre en effet comment la frontière se construit, est appréhendée et parfois peut-être mobile et mouvante entre des activités de philanthropie au nom de l'intérêt général et d'éventuelles stratégies d'influence. C'est en tout cas le sujet de nos travaux depuis plusieurs mois.

Donc merci à vous de nouveau pour votre présence quasiment à nos côtés. Vous vous êtes en face de nous euh mais c'est comme si vous étiez dans la salle. Donc vous avez la parole.

Parfait. Merci madame la présidente. Merci madame la rapporteur, merci euh euh messieurs et mesdames les les sénateurs et sénatrices de me recevoir aujourd'hui de me donner l'opportunité de de m'exprimer.

Je vais donc me présenter en quelques minutes. Donc je suis Pierre Edward Terrain, j'ai 52 ans, je suis mariée, j'ai cinq enfants. Je suis Normand, mon épouse est paloise.

On habite en Belgique depuis 2012, la génération François Hollande. François Hollande n'aime pas les riches et moi je n'aime pas les sociocommunistes. C'est ce qui m'a donné l'opportunité et l'occasion de de déménager.

Et je suis ce qu'on appelle encore aujourd'hui un exilé fiscal. Euh sur ce sujet-là, peut-être juste en quelques mots, hein, depuis 15 ans, depuis bientôt 15 ans, j'économise entre 100000 et 200000 € par an d'impôts en vivant en Belgique plutôt qu'en vivant en France. Donc, j'ai économisé de 3 millions d'euros depuis que je suis parti en Belgique.

En sachant que j'ai redistribué, ça a été évoqué par mes associés il y a de quelques jours, 150 millions d'euros en France euh voilà à des projets d'intérêt général ou à des projets métapitiques. Euh je suis issu d'une famille euh qui vient de la de la classe moyenne. Mon papa était comptable et puis il est devenu expert comptable et puis il a racheté le cabinet dans lequel il travaille.

Il a travaillé, il l'a développé, il l'a vendu. Ensuite, il a racheté une petite usine qui faisait quelques petits millions d'euros de chiffre d'affaires en Normandie avant de la vendre à un âge avancé. Et ma maman a passé quasiment 40 ans de sa vie au crédit agricole comme chargé de clientèle.

J'ai eu un parcours scolaire euh très compliqué. Autant, je travaillais beaucoup mais j'ai toujours eu beaucoup de mal pendant mes études à la fois au collège et au lycée. J'ai passé 5 ans au lycée.

J'ai commencé par redoubler ma seconde, j'ai ensuite redoublé ma première, j'ai fini par par avoir mon bac. Ensuite, j'ai fait 5 ans d'études supérieur notamment à Parisen Panthéon Sorbon en sciences économiques et puis ensuite dans une école de commerce à Lyon qui s'appelle l'Em Lyon. Voilà.

J'ai commencé à travailler très tôt à partir de de 12 13 ans. J'étais un passionné de jeux vidéo notamment. euh et j'avais besoin enfin je souhaitais pouvoir m'acheter m'acheter des jeux et autres.

Et donc j'ai commencé à travailler très tôt en faisant au départ de la distribution de journaux gratuits dans les bottes lettres et puis en faisant les marchés de temps en temps pour revendre les les confitures de ma grand-mère ou les noisettes du jardin afin d'écamiser un petit peu d'argent. Et puis très vite également, je me suis lancé dans le trafic euh le trafic de entre guillemets de de jeux vidéo en important depuis l'Angleterre et puis depuis Hong Kong du matériel informatique qui était là-bas beaucoup moins cher et que je revendais en France, au collège et puis ensuite au lycée. Donc j'ai très tôt eu le goût entre guillemets des des affaires.

Euh après mes études, j'ai travaillé dans deux camp de banque français, la BNP, la société générale, mais pendant un peu moins de 2 ans. Jeen suis démissionné démissionné pour créer une entreprise parce que mon rêve notamment suite à mes années très compliquées de de scolarité était de devenir milliardaire. Pourquoi ?

Parce que étant nul à l'école, voilà, j'étais nul également en sport. Enfin, en gros, j'étais nul en tout et donc j'avais besoin de de me construire un monde meilleur. Et au-delà de de m'échapper dans les jeux vidéos, je m'échappé dans mes rêves.

J'en avais deux. Le premier qui était de devenir champion du monde de tennis, voilà ce que je ne suis pas encore devenu. Et le deuxième qui était de devenir milliardaire.

Et donc, j'ai construit ma vie scolaire et ensuite ma vie professionnelle pour essayer d'atteindre cet objectif. C'est dans ce cadre là que j'ai donc monté une première entreprise en 1999 dans un domaine que je connaissais bien puisque c'était une entreprise de vente de jeux vidéos sur internet. Euh je l'ai créé avec deux amis associés. euh ça a très bien fonctionné très rapidement puisqu'on a fait euh 3 millions d'euros de chiffre d'affaires, 20 millions de francs à l'époque euh dès notre première année.

On a été approché euh moins d'un an après notre création par un fond d'investissement anglais qui a voulu nous racheter pour 40 millions de francs. On était trois associés. On aurait donc pu encaisser 13 millions de francs chacun.

On a refusé cette offre parce qu'on avait un niveau de confiance en nous très élevé. On pensait qu'on allait devenir les champions au niveau mondial de la vente de jeux vidéos. Et donc on a refusé cette offre et c'était une décision malheureuse puisque quelques mois après, nous avons revendu cette entreprise pour quelques milliers d'euros.

Euh sans sont suivi deux années très compliquées de traverser du désert puisque j'ai voulu recréer d'autres entreprises mais j'ai échoué. J'ai échoué plus d'une vingtaine de fois sur tout un tas de projets dans des univers extrêmement variés. Voilà, à un moment donné, je ne pouvais plus payer mon studio à Paris.

Je suis donc retourné dans ma chambre d'adolescents euh de 15 m² en Normandie avec les posters de Stéphanberg, notamment accroché au mur, un joueur de tennis des années 80 et euh voilà et donc j'ai travaillé sur énormément de projets qui qui ont tous planté les uns après les autres. Et après cette succession d'échec et à force de travail et de ténacité, j'ai fini par identifier via mes contacts un concept belge de coffret cadeau qui fonctionnait très bien, qui venait de démarrer et je suis allé voir ces personnes pour prendre la franchise et monter les mêmes choses en France. Et donc je créé en avril 2003 Smartbox qui ne s'appelait pas Smartbox à l'époque avec 5000 € que m'avaient prêté mes parents et euh et une sorte de soif de revanche sur la vie entre guillemets très importante après ces très nombreux échecs tant scolaires que professionnels.

En 10 ans, [raclement de gorge] j'ai fait passer Smartbox avec ces 5000 € uniquement. de 0 à 500 millions d'euros de chiffre d'affaires, de 0 à 50 millions de résultats par an, de 0 à plus de 1000 collaborateurs sur une dizaine de pays en Europe. Arrivé en 2013 avec évidemment une succession de haut et de bas pendant ces ces 10 ans d'entrepreneuriat.

Arrivé en 2013, je me rends compte que j'ai atteint ce qu'on appelle le son seuil limite de compétence he qu'on appelle aussi le principe de Peter. Donc en gros, on a tous un seul limite de compétence. le mien est arrivé relativement vite et et donc j'ai décidé de de démissionner de de mon poste de directeur général de Smartbox parce que je n'avais plus de niveau, plus les compétences pour diriger cette entreprise.

Et depuis 2013, ça fait donc 13 ans, qu'est-ce que je fais ? Je fais essentiellement deux choses. La première c'est que je continue régulièrement à créer des entreprises.

Je lance chaque année plus d'une dizaine de projets avec toujours un taux d'échec relativement élevé mais heureusement quelques très beaux succès et en parallèle j'ai investi les dividendes que me vers Smartbox et depuis toutes les entreprises que j'ai pu contribuer à développer. Et donc, j'utilise ces dividendes pour investir dans des entreprises essentiellement en France mais également aux États-Unis dans différents secteurs. Tout ça a plutôt très bien fonctionné puisque les 5000 € que m'avaient prêté mes parents en 2003 étaient devenus en ce début d'année 2026 un petit peu plus d' 1,4 milliards d'euros.

Voilà. Donc je ne suis pas né milliardaire, je suis devenu juste à force juste à grâce à cette cette ambition, cette volonté, cette capacité de travail importante. Et j'ai donc atteint mon rêve d'enfant qui était devenir milliardaire.

Et là s'est posé la question de tout ça. Pourquoi ? Parce qu'en fait, j'ai une vie tout à fait classique hein de cadre ou de cadre supérieur.

On doit dépenser avec mon épouse et mes cinq enfants entre 150000 et 200000 € par an. ce qui est beaucoup d'argent mais ce qui est très loin également, pardon de de ce que pourrait me permettre de faire le patrimoine que j'ai accumulé. Et donc je me suis posé la question de tout ça pourquoi et c'est là que la lumière est apparue et euh et donc j'ai décidé de donner un sens différent à ma vie tout en continuant à utiliser mon principal talent qui est de faire de l'argent.

Et donc plutôt que de continuer à faire de l'argent pour faire de l'argent et d'accumuler entre guillemets les richesses ou les biens matériels qui est quelque chose qui ne m'intéresse pas ou peu, j'ai décidé de continuer à faire de l'argent pour essayer de faire le bien. Et donc pour le moment, j'ai créé contribué à créer deux entités. La première qui est le fond du bien commun il y a 4 5 ans qui soutient des projets d'intérêt général.

Et le deuxième projet que j'ai créé de façon plus récente, c'est Péricles. C'est un projet métapitique qui vise à diffuser en France des idées libérales conservatrices. Je suis souvent caricaturé par une certaine presse, mais s'il fallait me définir politiquement, je me définirai comme étant au centre de la droite.

Voilà, moi j'ai été militant RPR dans les années 80. bien bien que j'ai été très jeune à l'époque et donc voilà, je suis au centre de la droite et donc je j'ai essayé de contribuer à travers Péctess au au à la diffusion de ces idées qui me semblent être utiles et importante pour la France. Je je je vais terminer en remerciant euh toutes mes équipes et notamment mes associés qui me font confiance depuis de longues années, tant dans mes projets prem professionnels que dans mes projets depuis depuis quelques années seulement. donc philanthropique et métapitique.

Ce sont des gens notamment sur ces sur ces deux structures, le Fond du bien commun et Péricles qui ont souvent décidé d'abandonner des carrières professionnelles euh très intéressante pour s'engager au service de la France à travers donc des projets d'intérêt généraux pour le fond des biens commun et des projets métapitiques pour Picles. Donc merci à eux, merci à leurs équipes, merci également à tous les projets que nous soutenons à travers les les centaines de milliers millions ou dizaines de millions que nous leur distribuons depuis depuis quelques années. Moi, je reste très concentré sur le business he c'est la chose qui m'intéresse le plus, qui m'animule le plus. plus de 90 % de montant est consacré aujourd'hui à la création d'entreprises.

Euh, je vous disais tout à l'heure, j'en cré plus d'une dizaine chaque année à l'accompagnement des entrepreneurs avec qui nous nous associons. Euh, Péric et le fond du bien commun, je le fais parce que ça me semble être utile euh mais je ne le fais pas par euh par par intérêt, disons, je préfère de loin la vie des affaires aux histoires métapitiques et aux histoires philanthropiques. Donc aujourd'hui, c'est moins de 10 % de mon temps.

Je travaille beaucoup mais je ne passe que quelques heures par mois sur ces deux sujets-là. Euh voilà, écoutez, en 9 minutes et 48 secondes ce que je voulais vous dire. Très bien.

J'avais de mon côté vérifié, j'avais l'œil sur le Donc je vous remercie. Si il y a pas de souci, vous vous inquiétez pas, je veille. Euh et donc je vais repasser la parole à la rapporteur pour une première série de questions.

Merci beaucoup monsieur pour ce propos introductif. Ça permet de mieux se connaître. Euh on va on va prendre le temps maintenant d'avancer sur les sujets qui sont en en lien avec les travaux de notre commission d'enquête et donc notamment sur la partie de vos activités philanthropiques puisque c'est vraiment le le cœur des travaux de notre commission.

Euh je vous vous l'avez d'ailleurs redit dans dans votre propos introductif, vous l'avez euh dit dans un certain nombre d'interviews. Euh je je vais vous lire euh je vais vous lire dans le point en 2024. 80 % de montant est consacré au business.

Les 20 % restants, je les consacre à faire le bien, notamment avec le fond du bien commun. Euh cette année 2024 par exemple, j'ai reversé 60 millions d'euros au fond du bien commun et cetera et cetera. Dans d'autres types de d'interview, vous êtes Prolix en podcast, vous décriviez quelques années avant ce ce processus.

Cette structure va reverser chaque année à son actionnaire le fond de qui est qui n'est pas Pierre Edward, mais le fond de dotation, le fond du bien commun, 80 millions d'euros. On on a eu l'occasion d'échanger avec monsieur Wallet il y a quelques jours et euh on a un peu du mal à comprendre, y compris après avoir échangé [grognement] avec monsieur Voilet. On a du mal à comprendre et c'est le cœur de notre sujet les circuits de financement qui permettent d'abonder le fond de dotation qui n'est pas n'importe quel objet.

Euh euh et donc par le biais du fond de dotation, un certain nombre de projets notamment de de nature associative. Euh j'ai j'ai eu l'occasion de de le dire lorsque nous avons auditionné monsieur Wallet à partir de 2023. Il est écrit dans les rapports d'activité du fond du bien commun.

Je vous le lis qu'une fois parce que ça revient après. Cet exercice a été marqué par les difficultés d'ordre technique rencontré dans la mise en œuvre du soutien financier du fondateur. Pour y palier, sa société holding a accepté de consentir des aides significatives sous forme d'avance remboursable.

Ces avances pourront être remboursées à terme au moyen de libéralité qui pourront lui être consentis par son fondateur en espèce. vous, monsieur Sterrain. Du coup, je j'avoue que nous n'arrivons pas totalement à comprendre ces 80 ou 60 selon les années millions ou les interviews.

Euh ces [raclement de gorge] 80 ou 60 millions d'euros que vous reversez chaque année à ce fond de dotation, le fond du bien commun, on narrive pas à les retrouver dans les comptes. Et du coup, on a peiné à avoir des explications de la part de monsieur Wallet qui convient que ce modèle de fonctionnement pour un fond de dotation est, je le cite, atypique. manifestement la la réaction notamment du côté de l'inspecteur général de de l'administration qu'on avait interrogé sur le sujet n'a pas connaissance des modalités de remboursement de ce prêt ce qui est ennuyeux pour un directeur général et donc du coup j'avais envie de vous demander cet argent il est où ?

Il va où ? Il sert à quoi ? Merci de votre question madame la rapporteur qui me semble être parfaitement légitime.

Euh pour vous répondre peut-être en deux points. Le premier point de façon macro et un peu simplifiée. Euh j'ai aujourd'hui une structure de tête.

Donc je moi personne physique, je suis propriétaire d'une société en Belgique euh qui chapote la totalité de mes activité, qu'elle soit professionnelle ou philanthropique. Cette structure de tête a différentes filiales, euh notamment une filiale qui se consacre à tous mes projets d'investissement où je passe la quasi totalité de mon temps et mes projets de de création d'entreprise. Cette filiale gagne de l'argent régulièrement et en remonte une partie chaque année dans ma société de tête belge.

Une fois arrivé là-haut, j'utilise une petite partie de cet argent pour pouvoir me me rémunérer. La somme j'ai évoqué la somme tout à l'heure et euh et une autre partie de cet argent, une partie bien plus importante est utilisée aujourd'hui pour financer les deux structures, les deux principales structures philanthropiques que sont le fond du bien commun. et euh Péiclessè.

Donc voilà le circuit. J'ai une structure qui est la structure d'investissement qui gagne de l'argent chaque année, qui remonte cet argent à ma holding belge et ensuite cette holding belge redistribue de façon régulière cet argent à ces deux structures philanthropiques. Ensuite, deuxième partie de ma réponse sur les raisons techniques qui font que les choses ont été faites de cette façon-là.

En fait euh j'invite enfin vous les avez déjà invités mes associés à vous répondre de façon précise. Euh je je je n'ai pas la réponse technique à cette question qui à nouveau me semble être légitime et euh je me ferai fort dans les heures ou les jours qui viennent que vous ayez tous les éléments à votre disposition pour comprendre la raison pour lequelle ce mécanisme a été mis en place par mes équipes et leurs conseils. Je vous en remercie vivement parce que nous y avons passé beaucoup de temps avec vos associés.

Euh et l'un n'avait pas connaissance et l'autre ne savait pas. Et donc comme nous-même nous travaillons sur la transparence des financements, nous sommes évidemment extrêmement intéressés. Si quelqu'un quelque part peut avoir la réponse à ce modèle de financement de fond de dotation dont je redis qu'il a été qualifié d'atypique en tout cas ne correspondant pas au au à la loi à l'esprit de la loi.

Nous serons évidemment extrêmement preneuses et avec plaisir. Je je je vous entendais euh j'ai bien compris que le le mot métapitique était un peu le l'élément de langage. Il a été largement employé par monsieur, monsieur Wallet pour éviter de dire politique mais les activités philanthropiques que vous menez sont ce qu'elles sont.

Encadré par la loi modulo ce qu'on vient de de se dire sur ce modèle de financement. atypique. Évidemment, vous êtes vous avez percé le plafond de verre médiatique en France, notamment à l'occasion de la révélation par le journal d'humanité à l'époque.

Vous en aviez sorti le meilleur quelques jours auparavant dans d'autres journaux sur le projet Périclè. patriote, enraciné, résistant, identitaire, chrétien, libéraux, européen, souverainistes, qui est donc un projet, je ne sais pas s'il est métapitique ou politique, mais en tout cas qui est un projet qui évidemment interroge sur le lien avec la philanthropie. Moi, je je voudrais revenir là-dessus parce que dans les documents qui ont donc été versé à la connaissance du grand public par le journal l'humanité, il y avait et monsieur Rérol manifestement ne conteste pas le caractère véridique des documents qui ont été mis en ligne par la presse.

Il y avait, je je prends une des slides, page 6 si ma vision est bonne. Rappel des trois objectifs pour servir et sauver la France. Une victoire idéologique, une victoire électorale et une victoire politique.

J'ai déjà eu l'occasion de de m'étendre sur ce sujet dans d'autres auditions. Est-ce que ce sont toujours les objectifs que vous portez ? Une victoire idéologique, une victoire électorale et une victoire politique ?

Merci votre question madame la rapporteur. Les objectifs que nous portons sont de diffuser auprès du plus grand nombre les idées libérales conservatrices afin de permettre aux personnes convaincues de l'intérêt de ces idées de pouvoir ensuite voter euh en cohérence avec euh avec ces idées auxquelles ils adhéreraient. Euh ce qui nous l'espérons nous amènera dans les prochains mois, prochaines années à avoir en France une politique de droite libérale conservatrice.

D'accord. Donc on on est bien d'accord et je vous remercie parce que vous vous le dites, si je peux me permettre de donner mon sentiment beaucoup plus franchement que vos associés et collaborateurs. Il y a donc bien un projet avec une dimension de victoire politique correspondant à un certain [raclement de gorge][grognement] nombre d'idées et c'est là où bien entendu nos notre attention est attirée parce que je reprends le terme qui a été employé par monsieur Rol, l'incubation au travers d'un fond de dotation qui est un objet de philanthropie.

L'incubation d'un projet de nature politique est évidemment un sujet qui sur le montage et l'utilisation d'un objet dédié à la philanthropie. Euh est-ce la raison pour laquelle vous avez estimé, c'était là aussi marqué dans le document, qu'il pouvait y avoir un risque légal et qu'il était nécessaire de monter une structure, il y en a eu plusieurs de structures, on a essayé de suivre, c'est pas simple vos affaires, hein, mais de monter une structure indépendante qu'on va qu'on va appeler péicles même si les entités n'ont jamais le nom de la marque. Et du coup, quel était le quelle était la nature du risque légal puisque là non plus nous ne sommes pas arrivés à avoir de réponse ?

Merci de votre question madame la rapporteur. Plusieurs éléments. Le premier élément c'est que dans dans cet écosystème je je rappelle et j'insiste sur le fait que toutes ces structures sont complètement indépendantes les unes des autres.

Le seul point commun entre ces structures, c'est le fait que j'y sois impliqué. Mais le fond du bien commun euh et péicles n'ont rien à voir dans leur dans leur mission, dans leurs objets, dans leurs équipes euh et autres. Euh premier point.

Deuxème point, euh Périclè ce n'est pas un projet politique, je le rappelle. C'est un projet métapitique qui vise à diffuser des idées euh avec l'espoir derrière que le maximum de français adhèrent à ces idées. Et on on fait ce que font par exemple tout un tas d'autres sing comme le tank Jean Geress qui est pour nous une source d'inspiration dans le camp d'en face.

On fait ce que fait George Soros à une échelle évidemment beaucoup plus petite avec l'Open Society qui lui finance des projets à la fois philanthropique et et métapitique. Donc non, Péricles ce n'est pas un projet politique, c'est un projet métapitique. Euh voilà ce que quels étaient du coup les risques légaux que vous aviez identifié ?

Oui, pardon. sur ce point-là en fait, comment les choses se sont passées. Donc le fond du bien commun a été créé environ 4 5 ans.

On y a développer tout un tas de projets et puis à un moment donné certaines personnes ont ont émis l'idée de s'intéresser au sujet métapitique. Sauf que on ne souhaitait pas tout mélanger au sein d'une seule et même structure compte tenu du fait notamment que c'était pas dans l'objet du fond du bien commun de s'intéresser à des sujets métapitiques. Et donc à partir de là a été décidé de créer une nouvelle structure qui pourrait abriter ces projets là.

Structure donc à nouveau, je le rappelle, complètement indépendante du fond du bien commun. Donc voilà la la jeunèse de la création de périquè sur les dernières années. D'accord. ce qui est la jeunesse qui n'est pas la réponse à ma question sur le le risque légal mais c'est la la réponse sur la la jeunesse de la création de ces différents outils puisque Péricles sous sa marque a vu apparaître la création d'une association d'un fond de dotation puis la fermeture de tout ça et puis la recréation d'une SAS d'une association mais on va rester sur sur Périclè je je vous pose la question parce que évidemment c'est troublant qu'à l'intérieur d'un d'un fond de dotation dont la nature est d'être un objet de philanthropie, il puisse y avoir des sujet de travail, objet de travail, objet de financement.

Vous les qualifiez de métapitique. J'ai j'ai bien entendu, j'avoue que quand je lis victoire idéologique, victoire électorale, victoire politique, je n'arrive pas bien à saisir la frontière entre métapitique et et politique. Mais je vous pose la question parce que lors d'une c'était un document de travail he pardon, c'était un document de travail.

C'est pas, je pense, le la version officielle ou la le rapport annuel ou la brochure de périasse. D'accord. B qui n'en fait plus.

Non, ça c'est le fond du biencom qui n'en fait plus. Mais on espère qu'ils nous les transmettront. Euh non, je vous pose la question parce que dans l'une des dernières interviews que vous avez donné, alors c'était évidemment intéressant en terme de calendrier puisque c'est une interview qui est par France si ma mémoire est bonne le jour des élections municipales.

Évidemment un moment démocratique important où vous avez eu l'occasion pardon, je vais faire de la traduction en direct puisque c'est un article du New York Times. Vous avez l'occasion de donner cor essence à vos idées et votre engagement euh de droite et conservateur. Je vous cite par exemple en expliquant que vous étiez plus à droite que l'extrême droite sur l'immigration, que euh vous ne vouliez pas que la France dans 50 ans soit une République islamique en Europe ou la seconde après la Belgique.

Je ne veux pas que mon pays devienne une République islamique. Mais vous avez surtout dit, nous avons accompagné la formation de 4000 candidats aux élections candidats de droite aux élections municipales via notamment l'organisme politique ae sur lesquels de nouveau on va l'appeler politique aée parce que lui aussi est multiobjet et multinom. Euh quand vous dites nous, c'est finalement qui le nous ?

Merci de vos différentes questions. Madame la rapporteur, je vais répondre en plusieurs points. Euh premier point, euh je j'éviterai bien évidemment pendant cette commission de rentrer dans un débat d'idée, un débat politique.

Euh 2è point, je ne décide pas du jour de publication des articles. Euh l'article enfin en tout cas la journaliste du New York Times m'avait interviewé quatre ou 5 semaines de mémoire avant la publication de cet article qui devait sortir beaucoup plus tôt. Donc ça a été leur choix de de le sortir le jour de l'élection.

Je n'ai pas la main sur New York Times. Je n'en suis pas propriétaire ni Ça nous arrive à tous, rassurez-vous. Mon mon troisème point juste pour mettre dans son contexte et même si je ne veux pas rentrer dans un dans un débat d'idée, vous avez cité un petit morceau de de l'article du New York Times, mais je voudrais simplement vous confirmer qu'effectivement comme 90 % des dirigeants de droite comme de gauche des 193 pays qui existent dans le monde, je suis en faveur de la remigration des étrangers délinquants sans papiers ou au chômage depuis plus de 12 mois. moi euh voilà donc je suis à droite de l'extrême droite puisque l'extrême droite en tout cas celle qu'on qualifie ainsi en France n'est pas en faveur de de cet élément-là et pour continuer sur ce politique en 2 secondes parce que ce n'est pas l'objet de cette commission je suis par à l'extrême gauche de l'extrême droite sur les sujets économiques.

Ça ne vous aura probablement pas échappé et ce qui fait qu'au final entre toutes ces extrêmes, je finis par me retrouver au centre de la droite ce que j'évoqué au début. Vous êtes à l'extrême centre de la droite ou à la droite de l'extrême centre peut-être. Recentrons-nous sur la philanthropie.

Donc nous retournons à la transparence et à la philanthropie. Voilà. Le nous avons formé sur la formation.

Oui. Pour votre question. Ouais.

Ouais. quand quand j'évoque ça en fait donc Politic qui est cette structure de formation que que nous soutenons, nous sommes très heureux de soutenir est une structure qui vise à aider des personnes issues de la société civile donc des gens qui travaillent dans dans quelques activités que ce soit à s'engager en politique parce que bien que vous fassiez tous le maximum pour faire en sorte que les choses aillent mieux dans notre pays, on considère considérait on considère toujours qu'il est utile de contribuer à l'amélioration renouvellement du personnel politique français et c'est dans ce cadre là que que Politi je crois a vu le jour l'idée c'est donc de permettre de façon assez simple à des personnes qui souhaitent suivre des formations pour ensuite s'engager en politique de venir suivre ces formations avec un agenda complètement appartisan puisque vous avez des des candidats dans ces écoles à qui on ne demande pas la carte la carte enfin pas la carte des lecteurs mais pardon le le leur opinion politique. Et je n'ai plus les chiffres en tête, mais je crois que Politica avait fait un sondage et que la quasi totalité des candidats qui se sont présentés et qui sont d'anciens élèves de leur école se sont présentés sans aucune étiquette politique et que la petite minorité qui avait une étiquette politique avait, je ne vous le cache pas, une étiquette politique plutôt à droite qu'à gauche, bien qu'il y a eu des exceptions.

Donc donc voilà donc politique que je suis très heureux de soutenir vise à aider des personnes issues de la société civile à su des formations pour éventuellement derrière s'engager en politique. D'accord. Merci.

J'ai noté avec beaucoup d'intérêt les propos que vous venez de nous tenir sur le sondage fait par politica parce que quand on les a vu il y a une dizaine de jours, il n'avait pas encore eu le temps de regarder qui avait suivi les formations, qui parmi ceux qui avaient suivi les formations avaient été élus. Et donc on avait du mal à avoir des des informations sur cet aspect-là. Euh je je me permets juste peut-être une précision.

Politic, vous dites que nous soutenons de facto l'actionnaire major l'actionnaire qui a créé politique aé cette euh Péricles dont vous êtes vous-même l'actionnaire unique. Donc c'est un soutien qui est euh plus qu'un soutien. C'est un soutien qui euh va vers la vers la création.

Euh je je ne sais plus si nous sommes à l'origine de la création. Excusez-moi de vous couper madame la rapporteur. Je ne sais pas si nous sommes à l'origine de la création de politic comme je disais tout à l'heure, moi je passe 10 % de montant sur sur périass et le fond du bien commun.

à côté, je crée plusieurs dizaines d'entreprises chaque année, donc je n'ai pas évidemment tous les détails de toutes ces opérations. Donc faudrait peut-être voir ce point à moins qu'il vous a été confirmé à l'époque par Carnor Rérerol ou avec les équipes qui dirigent politique à Merci. On on finalisera évidemment tout ça et puis on se permettra le cas éch de vous de vous adresser un questionnaire complémentaire.

Dernière question pour ce qui me concerne toujours et uniquement sur les activités de de philanthropie qui sont les vôtres parce que ce sont celles qui nous intéressent en matière notamment de de stratégie d'influence. Euh vous avez déclaré des propos tenus en en 2025 euh au cours d'une conférence organisée par l'Institut du Bon Pasteur. Vous avez eu des propos qui ont été largement repris dans la presse où vous affirmiez que je vous cite avoir plus de bébés de souche européenne doit faire partie du projet nataliste identitaire que les chrétiens doivent porter.

Est-ce que vous financez des projets ? Est-ce que le fond du bien commun ou Péricles dans sa dimension associative finance des projets qui permettent de donner corps à cet engagement dont vous jugez qu'il est utile ? Écoutez, je ne crois pas en dehors du travail que je fais à titre personnel sur cette thématique là à travers à travers mes cinq enfants.

Euh donc non, je je ne crois pas que nous finançions de de projet dans cette dans ce registre là. Euh par contre des projets qui visent à faire la promotion de la natalité euh et uniquement de la natalité. Euh oui euh je crois qu'il y a différentes initiatives qui ont été menées.

Il faudrait poser la question à à mes associés pour voir de de ce qui a été fait en la matière hein. Mais je je crois que c'est un sujet clé pour pour la France euh et pour l'Occident de façon générale. Donc donc j'espère que nous finançons et que nous contribuons à développer des projets autour de cette thématique de la natalité.

D'accord. Merci. C'est bon pour moi pour le moment.

Donc je vais je vais passer la la parole aux collègues. Je sais pas si Pierre-Antoine Évi qui doit nous quitter doit s'absent. Il a une question.

Donc on si vous en êtes en conven chers collègues, on le on fait intervenir maintenant et puis après euh vous êtes un certain nombre va vouloir poser des questions. Donc je propose qu'on fasse par série de de trois si vous de façon à vous laisser le temps de et que l'échange soit un peu plus simple à suivre. Pierre-Antoine, merci madame la présidente, madame le rapporteur, monsieur Stérin.

Euh [raclement de gorge] notre commission n'est pas une commission de jugement moral. Nous n'avons pas décidé si vos convictions sont légitimes ou non. La liberté d'opinion, la liberté d'association et le droit d'utiliser sa fortune comme on l'entend dans le cadre de la loi sont des libertés fondamentales que cette commission respecte pleinement.

Je vais être honnête. Nous avons auditionné dans ce cas des acteurs aux sensibilités très différentes, des philanthropes soutenant des causes humanistes, des médecines culturelles, des investisseurs médiatiques de gauche comme de droite. La question que nous nous posons n'est pas partisan, elle est institutionnelle.

Notre commission a pour mandat précis d'évaluer les risques que certains mécanismes de financement font peser sur le fonctionnement de la démocratie. Péricles a financé les structures intervenant dans des écoles auprès des maires dans la formation des candidats aux élections locales. Le fond du bien commun a soutenu des projets éducatifs, associatif et médiatique.

Ces activités sont légales et sont pour certains d'entre elles utiles. Mais notre rôle est de comprendre comment elles s'articulent, qui en décide et selon quelle règle de transparence elle s'exerce. Ma question est donc celle-ci : comment définissez-vous vous-même la frontière entre l'engagement philanthropique qui relève de la générosité privée et l'action d'influence sur les politiques publiques qui appellent selon nous des exigences de transparence renforcée ?

Et pensez-vous que le cadre juridique actuel est suffisant pour garantir cette transparence ou appelez-vous vous-même à une évolution des règles ? Très bien Alexandre Basquin. On vous laisse noter toutes les questions même si elles sont elles sont posées vite.

Alexandre Basqu. Merci madame la présidente. Bonjour monsieur Sterrain.

Permettez-moi tout d'abord de vous remercier de vous prêter à cet exercice démocratique si essentiel. Alors, parlons franchement à vous menez une véritable bataille idéologique, un projet idéologique et je le dis, c'est votre droit le plus strict. Moi, je j'essaie avec d'autres de porter une autre vision de la société communiste.

J'espère que ça vous effraayera pas trop et c'est mon aussi mon doit le précis et je le dis parce que ça permet d'évacuer ce débat là. Par contre, effectivement, vous avez votre projet péicles politique et vous avez aussi [grognement] une vision philanthropique à travers le fond du bien commun. Et selon moi, il y a quand même une frontière assez tenue, parfois même floue où on pourrait soupçonner certaines passerelles.

D'autant plus que le fond du bien commun soutient parfois des projets culturels qui exaltent un certain roman national qui pourrai s'apparenter à une vision idéologique. Et donc quand on prend, vous parlez aussi de métapitique et donc de votre approche de long terme qui vise à remodeler le débat public alors et politique et philanthropique. Et moi je je quand on a un projet idéologique, il est souvent un et indivisible, vous voyez ?

Et donc j'aimerais savoir selon vous qu'est-ce qui différencie strictement votre projet politique de votre projet philanthropique ? Je vous remercie. Et donc Roger Carucci pour la première série de de questions.

Oui, merci monsieur Stérin. Moi je vous entends dire que vous souhaitez soutenir un projet conservateur et libéral. Ça ne me choque pas spécialement vu mes propres convictions, ça me va bien.

Donc après tout euh monsieur Pigas passe son temps tous les médias à dire que lui il met des millions pour lutter contre la droite, l'extrême droite et cetera. Bon bah il y a des milliardaires de gauche, il y a des milliardaires de droite, chacun y va. Après tout euh tout ça tant que ça reste strictement dans la légalité. plutôt que euh de vous demander si vous trouvez que vous avez raison puisque par définition ce sont vos convictions et vous avez raison de les défendre.

Comme monsieur Pigas a des convictions, il a raison de les défendre. Comme mon collègue est communiste, il a raison de défendre ses convictions, tout ça va bien. Est-ce que vous avez déjà eu dans les 10 dernières années des problèmes sur l'utilisation des fonds que vous versez, que ce soit au fond du bien commun, à Péiclace ou à d'autres, par rapport, disons par rapport aux autorités judiciaires ou aux autorités fiscales françaises.

Est-ce que on vous a déjà convoqué, condamné pour l'utilisation de fonds ou est-ce que finalement on peut se demander si moralement ou si je vous avez raison ou politiquement de faire ça ou ça ? En réalité, personne ne vous a jamais pris en défaut sur la légalité de vos actions. Si tel est le cas, bon bah voilà, vous avez vos convictions, on en est conscient, d'autres ont d'autres convictions.

Très bien. Ce qui compte et je ne vois pas en quoi cette commission peut faire plus, ce qui compte, c'est qu'est-ce qui est conforme à la légalité de l'État français et qu'est-ce qui ne l'est pas. Est-ce que vous avez déjà eu dans les 10 dernières années des problèmes graves avec ces cette idée de légalité républicaine ?

Très bien. Vous avez euh la parole pour répondre à cette première salve copieuse de questions. Merci messieurs les sénateurs pour vos différentes questions.

Euh je vais les prendre en sens inverse. Donc je vais commencer par la dernière question. Euh écoutez, à ma connaissance euh il n'y a pas eu et il n'y a aucune procédure euh en cours euh concernant la légalité des actions menées depuis leur création euh par le fond du bien commun euh ou par périque. [grognement] Euh voilà pour cette première cette première réponse pardon euh précise.

Ensuite, concernant les questions du sénateur précédent sur les différences entre le fond du biencom et périesse, en fait, elles sont elles sont totales. Donc, ce sont évidemment deux structures juridiques différentes, ce sont des équipes différentes, ce sont des projets différents, les projets soutenus et l'ambition du fond du bien commun n'a strictement rien à voir avec l'ambition de Périclè. euh l'ambition du fond du bien commun et d'agir sur des projets d'intérêt général autour notamment de de la culture, de l'éducation, du handicap, de la pauvreté.

Euh et donc sur tous ces projets-là, et ben le fond du bien commun essaie de contribuer à son niveau en finançant des projets existants ou en les soutenant, mais il n'y a jamais de caractère politique dans les actions décisions du du fond du [raclement de gorge] bien commun. concernant Péricles par contre son objet est tout différent enfin est très différent pardon euh puisque bah continue de ce de ce projet métapolitique nous investissons dans des S tank euh nous organisons des forums, nous voilà menons différentes initiatives pour essayer de de populariser ces idées libérales conservatrices. Mais les deux structures sont vraiment complètement indépendantes euh et ont des projets, des ambitions entre guillemets pour la France complètement indépendantes.

Ensuite, pour adresser les questions qui m'ont été posées en au tout début, écoutez la frontière et ça rejoint un peu la question à laquelle je viens de de répondre la les la frontière entre le fond du bien commun péld ouou même les activités business professionnelles et est extrêmement importante hein dans la mesure où à nouveau ce sont des structures juridiques différentes. Donc donc voilà, il y a pas de il y a pas de collusion des genres entre guillemets et le cadre juridique, est-ce qu'il faut le faire évoluer demain ? En fait, je n'en ai aucune idée.

Est-ce que c'était une contrainte pour nous ? qui est certain, c'est que le cadre juridique, mais je pense que ce n'est pas propre à ce secteur-là, et euh est assez complexe, mais comme à nouveau dans sur beaucoup d'autres sujets, y compris dans le business, hein. Et et donc ces cadres qui sont complexes euh bah nous nous forcent à passer beaucoup de temps dessus, à payer beaucoup d'argent auprès de cabinet d'avocat pour nous aider à y voir plus clair et à prendre les les bonnes décisions.

J'ai peut-être juste un point qui sera une recommandation très forte que je [rires] pourrais faire. Alors, ça sort peut-être de de du strict enfin de de du cadre de la question que vous m'avez posé, mais je pense quand même qu'il y a un lien. Il y a un projet qui avait été mené par je crois un un groupe de députés socialistes et peut-être communistes également il y a quelques années sur le thème de la réserve héréditaire.

Donc, on parle de philanthropie et la réserve héréditaire évidemment peut avoir un lien avec ce sujet-là. En de mois, la réserve héréditaire. Alors, je pense que tous ceux qui sont là savent ce que c'est, mais concrètement aujourd'hui, vous avez un patrimoine en France.

Quelle que soit la taille de ce patrimoine, vous ne pouvez pas décider ce que vous souhaitez en faire. Vous êtes obligé de consacrer 75 % de ce patrimoine à vos enfants si vous en avez. [grognement] Et et et comme j'ai 5 enfants, bah donc j'ai 75 % de mon patrimoine demain que je suis obligé de leur léguer.

Or, ce n'est pas mon choix. Je souhaiterais pouvoir donner la totalité de mon patrimoine à des œuvres philanthropiques, celles qu'on a évoqué tout à l'heure ou d'autres œuvres demain. Et cela n'est pas possible.

Donc euh si à un moment euh certains d'entre vous ont envie de se pencher sur ce sujet de la suppression de la réserve héréditaire, c'est quelque chose à titre personnel, je trouve être très intéressant, étant favorable au fait qu'on puisse faire ce que l'on souhaite de son patrimoine et notamment pouvoir le donner en totalité si on si on en ressent besoin. Très bien. Vous avez répondu à l'ensemble, vous avez eu des réponses à vos questions, chers collègues.

Donc on va passer aux trois aux trois collègues complémentaires. Donc Karine Daniel, merci. Si si merci madame non merci madame la présidente.

Bonjour monsieur Sterrain. Concer on a passé beaucoup de temps avec notamment le directeur du fond de Biens commun à identifier le fait que vous choisissiez financer ce fond par des prêts et non pas par des dons. Ce qui est original par rapport au droit français des des fonds et des fonds de dotation.

Donc à travers votre propos liminaire, on comprend que dans votre esprit, ces prêts ne sont pas euh en attente de remboursement et sont dans votre esprit bien des dons. C'est c'est bien ça vous vous nous le confirmerez. Donc euh tout à fait l'idée c'est pas de de reprendre ce que l'on a donné même si on l'a pas vraiment donné aujourd'hui.

Après à nouveau, je vais pas rentrer dans les détails techniques parce que parce que mes équipes sont en charge de ça, elles seront beaucoup plus compétentes que moi. Euh voilà. Mais euh donc en fait, je vous suggère sur tous ces sujets qui sont techniques mais où les équipes sont plus compétentes mais qu'on vous pose néanmoins dans le casadre d'une commission d'enquête, qu'on vous envoie les questions écrites et qu'on ait une réponse écrite parce qu'il se trouve que vos équipes on je pense qu'on a pas été exhaustif mais enfin même on a eu pas mal de personnes dans l'audition et la la réponse étant ce n'est pas je suis pas tout à fait au courant c'est pas mon domaine n'ayant été un peu systématique à un moment je pense qu'il doit bien y avoir quelqu'un qui décide et qui sait répondre.

Voilà, c'est juste un aparté mais c'est pour pour vous pour vous dire des dès à présent que vous aurez un questionnaire complémentaire. Merci madame la présidente. Je continue sur les liens entre euh le fond du bien commun et péicles vous-même et les interlocuteurs que nous avons eu précédemment prennent beaucoup de précautions à à nous évoquer le caractère hermétique des deux structures.

Sachant que il faut quand même avoir bien conscience que à la fois sur les décideurs, on a évidemment puisque vous êtes à l'origine de de ces deux projets et et sur la gouvernance, on a quand même des traits et des gouvernances qui ont qui ne qui sont elles pas forcément hermétiques de tous les points de vue et surtout sur la nature des projets soutenus. Donc je comprends bien que sur la mise en œuvre et sur le fonctionnement des structures elles-mêmes, vous mettez beaucoup d'énergie à démontrer cette ce caractère hermétique. Mais dans les faits et surtout dans l'amont et et dans l'aval, notre commission d'enquête travaille quand même et et vous en avez bien conscience sur le caractère communance à mon des deux structures et puis du caractère des caractères communs des projets soutenus. euh en aval.

Donc euh peut-être que c'est intéressant que vous nous disiez les caractéristiques quand même communes euh des projets soutenus par ces deux euh structures. Ça m'amène à poursuivre la réflexion sur euh le volet métapitique qui concerne euh la politique que vous soutenez sur le la question de la famille. Alors, c'est peut-être anecdotique, mais vous-même avez pris la peine de nous préciser combien vous avez d'enfants.

Tous les interlocuteurs que l'on a eu ont pris euh cette même euh on on nous ont aussi présenté leur nombre d'enfants. Je tiens vous quand même à vous à vous dire que c'est très singulier. Ici, on fait beaucoup d'auditions, on passe des heures et on et on a beaucoup d'interlocuteurs et vous êtes les seuls à nous faire cette précision.

Donc euh on se demandait si c'était euh euh un un élément de votre politique RH et un critère de recrutement de vos collaborateurs ou c'était plus porteur d'une euh d'une vision et et aussi des projets que vous soutenez euh dans le domaine de la famille. Et puis dernière question qui qui peut paraître anecdotique mais qui pour moi est très importante sur les questions de démocratie. Vous avez créé le 31 juillet 2025 le mailleux holding qui est euh le nom du journaliste qui a notamment travaillé sur l'observation de des structures que nous avons évoqué.

Quel sens vous donner à la dénomination de ce de cette holding ? Est-ce que c'est un un trait d'humour ? Est-ce que c'est une provocation ?

Est-ce que c'est une intimidation ? parce que la question de l'indépendance et et du travail fait par les journalistes n'est pas une question anecdotique pour notre démocratie. Euh Étienne Blanc.

Très bien, merci. Je m'excuse madame madame la présidente quand il y avait pas mal de questions. Moi ce qui m'aurait arrangé mais évidemment c'est vous qui décidez, ça aurait été peut-être de répondre beaucoup de points avant d'enchaîner parce que sinon je crains en tout cas à mon niveau de de perdre une partie des éléments.

Bon allez, on va faire comme ça. Alors à la condition que comment dire que les choses soient un peu cadrées dans le temps de façon à ce que on ne se dilue pas dans des réponses que dilatoire quoi. Voilà mais je veillerai au grain.

Allez-y. Merci madame la présidente. Je vais essayer de faire le nécessaire pour vous apporter des réponses précises et courtes.

Madame Merci madame la sénatrice pour vos nombreux points. Sur le dernier. Écoutez le maillot holding c'est évidemment un trait d'humour.

J'ai voulu rendre hommage à ce journaliste communiste d'un âge avancé qui a pris la lumière récemment en s'intéressant à mon cas, mais je voulais le remercier parce que euh j'ai je crois que j'ai fait quatre ou cinq fois la une du journal l'Humanité en 24 mois. Donc jamais enfant ou adolescent, je n'aurais cru avoir ça un jour. Et donc voilà, pour le remercier, j'ai appelé mon holding le maillot holding et je trouvais ça rigolo parce que bah le maillot holding aujourd'hui finance notamment des activités métaptique de droite et et voilà.

Donc c'est c'est uniquement un trait d'humour. Euh sur la famille, pourquoi est-ce que à chaque fois qu'on se présente, toute ou parti des personnes de notre écosystème parlent de leur nombre d'enfants ? Bah c'est tout simple, on en est je pense tous très fier.

C'est pour nous pour nous tous très important. et la vie familiale, bah voilà, tous les soirs, je rentre à la maison, mes enfants sont là, le weekend, je ne travaille pas, je suis avec mes enfants, même chose pendant les vacances. Et donc quand on nous demande de nous présenter, on ne présente pas que le cadre professionnel, on présente également souvent le cadre personnel.

Je vous ai dit que j'étais par exemple un fan de jeux vidéo. Voilà, donc je me présente au global et mes associés le font ou pas. Euh voilà, il faut rien n'y voir de plus que cela.

Et nous recrutons tout types de profil chez nous. certains qui ont des enfants, d'autres qui n'en ont pas, qui n'en auront jamais pour tout un tas de raisons. Donc, ce n'est pas non plus un critère de recrutement si c'est ce que vous sous-entendiez. sur le premier enfin sur vos premières questions concernant les liens entre Péric et le fond du bien commun.

Il y a aucun point commun, pardon, me semblait-il au niveau des gouvernances de ces deux structures en dehors de ma personne. Euh les projets sont extrêmement différents dans leur finalité, dans les projets que nous finançons aujourd'hui. Donc donc non, je je répète et après si vous avez des points très précis, je serai envie d'y répondre, mais je pense qu'il n'y a vraiment aucun aucun élément commun entre ces deux structures qui sont des projets différents.

Tout comme mes projets business sont des projets différents au global et différents entre eux. Très bien. Donc Étienne Blanc.

Oui. Merci monsieur Sérin de la franchise de de vos propos et moi je rejoins à ce que disait tout à l'heure mon collègue Roger Carucci sur la nécessité de protéger les libertés essentielles et il est toujours difficile de contrôler la migration des idées parce qu' les portent, ils ont les mêmes convictions, les mêmes philosophies. Ils sont dans Périclè ou ils sont dans le fond du bien commun.

Tout ça c'est absolument naturel. la paternement, on se met à le contrôler, on rentre dans un système qui est une dictature. Donc il faudrait être extrêmement prudent sur ce sujet.

Mais moi, j'avais une question, vous avez dit tout à l'heure que les actions qui sont menées par le fond du bien commun, ce sont des actions qui relèvent toujours de l'intérêt général et que vous n'avez jamais été pris en défaut sur ce sujet-là. Moi, j'aimerais bien vous entendre sur cette définition de l'intérêt général. Quelle est votre définition de l'intérêt général ?

Et puis peut-être sur une autre question parce que cela pourrait constituer un risque. À partir du moment où nous avons une définition précise de l'intérêt général, à partir du moment où elle s'inscrit dans notre droit positif, aujourd'hui elle est dans le code général des impôts, il faut mettre en place des dispositifs pour s'assurer que les actions menées correspondent bien à l'intérêt général. Est-ce que selon vous, il y a pas un risque de contrôle excessif dans cette hypothèse là qui aboutirait évidemment sur un contrôle de la pensée ?

Donc vous avez le Je peux enchaîner ? Il y a pas eu trop de questions donc j'enchaîne. Euh Mélanie Vogel.

Merci madame la présidente. Euh bonjour monsieur Sterin. Vous nous avez dit que Périclè et le fond du bien commun n'avaient rien à voir dans leurs objets parce que Péricles c'était un projet métapitique et le fond du bien commun et que vous financiez à travers ce dernier des structures et des projets qui n'avaient rien de politique ni de métapitique.

Bon, métapitique qui est un terme employé qui la plupart du temps veut simplement dire politique mais bref moi dans les Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi est-ce vous insistez tellement sur cette différence ? puisque quand on regarde quelques-uns des projets qui sont financés par le fond du bien commun, je sais pas le réseau acutiste qui est un réseau d'influenceur catholique identitaire, est-ce que franchement on peut pas considérer que ça relève du domaine métapitique Marthe et Marie qui accueille des femmes enceintes en difficulté parfois vous nous le direz peut-être cherchant à les dissuader d'avoir avoir recours à l'avortement. C'est aussi ce qu'on peut considérer comme étant faisant partie de ce que je crois vous considérez vous-même.

Enfin, vous vous définissez comme métolitique ou le think tank l'institut Iliade qui bah vous faisiez la le rapport avec la fondation Jean Jorè. Bon, pour moi, est un organisme qui euh produit des idées euh et qui valide la théorie du remplacement et cetera. Donc moi, je comprends pas bien et c'est ma première question, la distinction que vous faites entre les deux.

Euh la deuxième question, c'était la même que que Karine Daniel sur cette histoire de prêt et de don. Donc vous nous avez bien confirmé que euh ce que vous prêtez au fond du bien commun, en réalité vous ne le prêtez pas, vous le donnez puisque vous n'attendez pas que ces prêts soient remboursés. Et donc euh le fait que ce soit des prêts est une forme de montage.

Euh on n'a pas trop compris pourquoi, mais en tout cas vous nous confirmez et ce sera intéressant quand même de savoir pourquoi vous avez fait ça plutôt que simplement un don, mais vous nous confirmez que vous ne demandez pas le remboursement de ces sommes. Et puis la la dernière question et c'est pas pour du tout pour rentrer dans un débat politique avec vous, mais vous avez dit que vous étiez que vos idées étaient libérales conservatrices. Ce qui pour moi, même si c'est pas du tout mes idées, font partie de l'espace enfin sont à l'intérieur de l'espace républicain constitutionnel en France.

Euh mais quand vous dites que vous êtes pour la remigration, ce qui globalement signifie techniquement la déportation de dizaines de millions de personnes au niveau européen, que vous êtes opposé au droit à l'avortement qui aujourd'hui est un droit constitutionnel en France, euh est-ce que euh Oui, ben c'est chose. déplacement s'il vous plaît déplacement du pays où ils vivent vers d'autres pays de dizaines de millions de personnes au niveau européen. Euh vous voyez bien que en tout cas pour moi ce ça ça relève pas de ni de libéral ni du conservatisme, c'est au-delà euh de ce qui est de ce qui fait partie de l'espace républicain.

Et est-ce que vous considérez que vous êtes un antiépublicain ? Euh et donc euh dernière euh intervention donc avant que nous reprenions avec la rapporteur et moi-même Laurence Rossignol. Merci madame la présidente.

Bonjour monsieur. Ma collègue tout à l'heure a évoqué le fait que tous vos amis que nous avons auditionné ici qui ont été probablement choisis par vous dans toute ce qu'on pourrait appeler la galaxie que vous avez organisé dans le champ politique et métapitique et je trouve que c'est une distinction qui n'est pas l'objet de cette commission mais qui en fait est assez artificielle. Tout ça ce n'est que du politique.

Euh on tous ont effectivement euh annoncé dans leur CV leur nombre d'enfants et c'était d'autant plus frappant que nous n'avons quasiment vu que des hommes. Euh je voulais savoir si euh comment se fait-il que parmi tous vos amis liés tous ceux à qui vous êtes liés, tous ceux à qui vous avez confié des responsabilités qui ont tous beaucoup d'enfants, il n'y ait pas de femme. Et ça c'est ma première question.

Est-ce que c'est une politique des raches ou est-ce que vous pensez que pour avoir beaucoup d'enfants, bah il vaut mieux être un homme quand on a une activité de ce type ? Deuxièmement, vous dites que vous vous agissez dans le cadre républicain, le cadre du respect des règles constitutionnelles, j'imagine. Pour autant, vous êtes très impliqué dans des structures dissuasives euh de l'accès des femmes euh à l'interruption volontaire de grossesse.

Or, cette interruption volentaire de grossesse est maintenant une liberté constitutionnelle. Est-ce que vous ne pensez pas qu'il y a une contradiction entre le respect de la constitution et l'activisme dans des structures antiggé ? Très bien.

Vous donc je disais très bien sur cet ensemble de questions, il y avait euh c'était un très bien collectif à à l'adresse collective. Donc euh monsieur, si vous pouvez répondre si vous avez réussi à noter toutes les questions, en tout cas comptez sur moi pour vous rappeler euh certaines questions si les réponses faisaient défaut. Allez-y, je vous en prie.

Merci madame. Merci madame la présidente. Merci madame les sénatrices et monsieur le sénateur pour vos pour vos questions.

Je vais répondre dans l'ordre dans lequel elles m'ont été posées en essayant d'oublier aucun élément. Je vais répondre de façon très très concise et précise en tout cas j'espère à chaque fois. Euh sur les questions de monsieur le sénateur, écoutez ma ma définition, pardon, notre définition de de l'intergénéral, c'est la définition légale.

Euh on n' pas vocation à sortir de ce cadre légal, donc je n'ai pas de définition en tête, je ne la connais pas par cœur, mais euh voilà, c'est la définition légale de l'intérêt général pour votre première question. Concernant votre 2è question, euh moi de façon générale euh je suis pour la liberté. Euh donc euh donc non, je ne souhaite pas qu'il y ait plus de contrôle de quelque façon que ce soit euh sur quelque sujet que ce soit.

Euh voilà euh on me classe parfois parmi les libertariens ou parmi les anarchistes. Euh voilà. Mais donc je je ne souhaite pas plus de contrôle en particulier.

Euh après, s'il y a des points très particuliers sur lesquels vous pensez que ça pourrait être une bonne idée, évidemment, je je serai ravi d'essayer de vous répondre si jamais j'ai j'ai une conviction à ce à ce niveau-là. Euh ensuite, concernant les questions de madame la sénatrice, euh je n'insiste pas sur les distinctions entre Péricles et le fond du bien commun. Il y a beaucoup de questions qui m'ont été posées pour me demander d'où venait l'un, d'où venait l'autre, quels étaient les points communs.

Voilà, moi je n'insiste pas sur les distinctions. Ce sont deux projets différents euh qui sont aujourd'hui dans véhicules juridiques différents et qui ont des des ambitions et des équipes différentes. Euh sur votre deuxème question concernant le montage, j'ai déjà répondu tout à l'heure et concernant votre 3è question, ben écoutez, enfin je suis pas là pour polémiquer. cette commission d'enquête ce n'est pas une commission qui a vocation à donner lieu à un débat d'idée.

Donc si vous voulez qu'on prenne un café pour discuter de ces sujets-là, je suis à votre dispositif, je ne rentrerai pas dans ces euh débats là. Et enfin, concernant les questions de la dernière sénatrice sur la place des femmes, écoutez ce que je peux vous dire, c'est que je suis en total désaccord avec les politiques de quota quel qu'elles soit. Moi, la seule chose qui m'intéresse, c'est le mérite, c'est le travail, c'est la réussite.

Et donc dans mon organisation, en tout cas dans toute celle que je dirige directement, euh les meilleurs au meilleurs postes. Et ça veut dire quoi ? Ben ça veut dire que j'ai euh je suis désolé de vous dire ça, j'ai beaucoup de femmes qui occupent des postes clés.

J'ai une femme qui a dirigé pendant des années toute ma structure d'investissement, donc la totalité de mon écosystème pendant 4 ou 5 ans. C'était il y a encore 4 ans, juste avant la personne que j'ai eu avant. Mais donc voilà, la personne qui dirigeait toute mon organisation était une femme.

La plus importante entreprise que dont je suis actionnaire aujourd'hui des SmartDS que j'ai créé depuis 2003 est dirigé depuis quasi 10 ans par deux femmes qui se sont succédées l'une après l'autre. Elles ne sont pas là parce qu'elles sont des femmes, elles sont là parce qu'elles étaient les meilleures pour prendre ce job. Donc quand vous identifiez des femmes dans notre écosystème, elles sont là parce qu'elles sont les meilleurs.

Elles ne sont pas là pour des histoires de quota. Euh et si vous avez uniquement des hommes qui ont été auditionnés sur les derniers jours, bah écoutez, je suis pas sûr que ce soit hyper représentatif, hein. Le fond du bien commun est dirigé par un homme, père et classe dirigé par un homme.

Je connais pas la constitution de leurs équipes en détail, mais je pense qu'il y a beaucoup de femmes dans leurs équipes, notamment au fond du bien commun. [grognement] Euh voilà. et sur le sujet de l'avortement et le le débat politique dans lequel vous voulez m'emmener.

Euh voilà, je vous connaissez tout à fait ma position sur ces sujet là et donc à nouveau, je ne rentrerai pas dans ces débats. Euh très bien. Donc je vais reprendre quelques quelques éléments.

Merci de vos réponses. Donc moi, je voulais juste, comme vous avez l'image donner un petit aperçu de l'écosystème et je pense que comme il y a des petits point de suspension par endroit, ça donne pas l'intégralité des choses. Et j'avoue que quand on commence à regarder comment tout ce qui relève finalement de la la philanthropie, du métapitique et de l'intérêt général, alors là, oui, ça se complexifie.

D'autant plus que vous avez un fond de dotation qui euh euh dote un ou deux autres fonds de dotation, qu'il y a pas de reçu fiscal, donc on est dans des avances remboursables non remboursées euh et et on n'est pas du tout dans dans la question du don. Et donc c'est vraiment on se pose un certain nombre de questions en réalité au regard de la transparence parce que la complexité on le sait bien est esthonné finalement de du fait de pas pouvoir regarder à l'intérieur du du moteur avec sérénité. Néanmoins, tout ça doit être mis aussi au regard de vos actions et des et des actions qui qui découlent de de votre accompagnement.

Moi, j'ai un premier une première question vis-à-vis de de euh de tout ça, hormis euh euh le fait de savoir si vous faites le même constat de moi de la complexité de votre organisation. Donc ma deuxème question en fait euh porterait sur euh euh les moyens que vous avez mis en place pour euh mener l'alerte ou une sorte de en quelque sorte une cellule de veille euh qui s'avérerait nécessaire au regard de la recherche à la fois de la métapitique tout en restant dans l'arc républicain, on est bien d'accord, mais aussi la recherche de l'intérêt général en restant impérativement dans l'intérêt général. C'est on a bien on voit bien que la frontière est parfois difficile et complexe à identifier entre l'influence et le maintien d'intérêt général et l'influence et le fait de tourner le dos à l'intérêt général au final.

Et donc est-ce que vous avez mis en place des moyens de contrôle surveillance de toutes ces associations et structures qui sont accompagnées, de ces sociétés CSAS qui sont accompagnés par votre fond d'investissement également ? ce qui fait au final quand même un essage assez assez massif d'un certain nombre de structures et donc d'actions et donc de personnes touché et de politiques publiques concernées par votre accompagnement. Euh et donc même si euh bien sûr euh euh c'est de le comment dire du devoir des pouvoirs publics de regarder ces affaires-là, il me semble que vous avez une singulière responsabilité vous-même à vous assurer que l'objectif est atteint et n'est pas détourné euh de son objectif initial.

Euh et donc avez-vous une relation aussi donc le coralaire de ça en dehors de des moyens que vous avez mis en place pour vous assurer qu'il y a un usage qui est pas hors la loi en quelque sorte. Euh comment avez-vous euh comment euh organisez-vous vos relations avec les autorités et pas que fiscal euh mais les autorités, le ministère de l'intérieur, enfin euh les préfectures, là où vous agissez au travers des associations que vous accompagnez par exemple. Euh puisque certes, ça peut aller dans un sens, mais compte tenu de la massification de votre accompagnement, euh il pourrait être nécessaire que vous preniez les devants quand vous avez des alertes.

Est-ce que ça vous est déjà arrivé ? Vous voyez bien que ça est là des polémiques se font jour. Vous voyez bien dans nos auditions parfois on est aux frontières des frontières de ce qui peut être compris comme étant républicain.

Et donc voilà donc c'est un ensemble général mais est-ce que vous vous comment dire vous dotez des moyens de ne pas être de ne pas recevoir de reproches sur ce que vous accompagnez ? Merci madame la présidente pour ces questions. Euh sur le premier point qui est la complexité de l'organisation, peut-être une réponse en trois temps.

Euh temps un, on peut évidemment, si ça n'a pas déjà été fait, veut communiquer un un organigramme complet de l'organisation juridique qui dépend de ma holding de tête en Belgique. Deuxème point, euh j'ai démarré, je disais tout à l'heure en 2003 avec 5000 € que j'ai réussi à force de travail, de ténacité à à faire fructifier. Ces 5000 € sont devenus 1 milliard5 aujourd'hui euh avec aujourd'hui je dois avoir un peu plus de 120 entreprises dans lesquels je suis actionnaire à travers mon fond d'investissement.

On soutient des dizaines et dizaines de projets chaque année avec Péritess et le fond du bien commun. Et et donc tout ça crée une certaine complexité en fait qui est juste propre à la taille de notre organisation. Ce n'est pas une complexité souhaitée voulue.

C'est une complexité subie parce qu'évidemment euh cette complexité juridique a un coût un coût en terme de conseil, un coût en terme de création d'entité juridique, un coût en terme d'appel au commissaire au compte pour pour certifier les comptes de ces différentes entités. Donc tout ça est complexe et si on pouvait s'en passer, on s'en passerait. Et le troisème point concernant cette première question, c'est le cadre en fait le cadre juridique français aujourd'hui.

Donc je suis pas du tout un expert, mais je suppose euh qu'il euh qu'il nous euh qu'il nous force entre guillemets à à créer cette complexité qu'on ne peut pas faire autrement. Sinon, j'espère que mes équipes feraient autrement. Euh sur votre deuxième point et le fait d'être vigilant sur ce que nous faisons pour nous assurer que ça ne sort pas de l'intérêt général, euh que ça ne sort pas de de l'arc républicain.

Euh moi tout ce que je fais depuis à nouveau plus de 20 ans, je le fais en en confiant énormément de responsabilité aux personnes qui m'entourent. J'essaie de de recruter des des gens très forts, très droit et ensuite de leur donner les manettes pour pour diriger leur structure, que ce soit dans le domaine de l'investissement euh là où je passe l'essentiel de mon temps ou dans le domaine philanthropique ou dans le domaine métapitique. Donc euh ce dont je suis convaincu, c'est que mes associés aujourd'hui sont des gens de très grande qualité et donc ils font le nécessaire pour s'assurer que ce qu'ils font est complètement légal.

S'assurer que les projets que nous finançons ne sortent pas du cadre qui a été défini au départ. Et si c'est le cas, et bien on tire euh les conséquences nécessaires, que ce soit en terme d'arrêt de financement ou en terme d'alerte des autorités. Euh voilà, donc on est évidemment très soucieux de faire des choses dans la légalité parce qu'on est là pour durer, on est là pour être bénéfique à notre pays et et donc dans ce cadrelà, je fais confiance à mes associés et à leur conseil pour s'assurer que que tout cela est parfaitement légal et rentre donc dans dans le cadre notamment de l'intérêt général.

Oui. Donc je vais compléter du coup [toux][raclement de gorge] euh néanmoins, vous intervenez régulièrement puisque vous avez des contacts réguliers, y compris avec le la gouvernance du du fond du bien commun entre autres, mais avec la plupart de de de vos structures concernées par la philanthropie et euh et donc ça veut dire que régulièrement vous avez des échanges. Est-ce que votre réponse signifie que la question des alertes et de la veille n'est pas un sujet que vous abordez vous personnellement avec vos interlocuteur ?

Néanmoins, les flux financiers étant ce qu'ils sont, à un moment, on doit pouvoir s'interroger quand même. Il y a une question de comment dire, me semble-t-il qui qui paraît absolument naturelle et évidente de votre part en tout cas euh d'autant plus que vous vous êtes regardé. Et donc cette question là, enfin me semble-t-il mérite d'être posée.

Et donc est-ce que vos interlocuteurs, les gouvernants, ceux à qui vous avez délégué vous remontent un certain nombre d'éléments ou ou alors est-ce que c'est prévu qu'il remonte rien du tout parce que il y a aucun problème ou parce que c'est pas fait. Enfin, je veux dire, c'est vraiment ça le sujet. Et donc ma ma question est celle-là.

Euh vous dites que vous intervenez 10 % du temps euh dans dans euh dans le sujet philanthropique euh de votre temps. Bah je déjà ça hein, ça fait pas mal de temps. Donc je pense que ça peut être une dimension euh particulière quand même euh à à regarder euh régulièrement.

Euh et donc voilà, quel quel est votre regard par rapport à ce questionnement ? Euh parce que l'intégrer général, il se construit au fur et à mesure et vous participez à sa construction en l'accompagnant. Merci madame la présidente de de vos questions et euh avec lesquels je suis enfin complètement aligné entre guillemets hein.

Donc en deux temps peut-être sur le premier point l'organisation comment elle fonctionne aujourd'hui donc que ce soit pour le fond du bien commun pardon pour Pericles j'ai donc deux DG Édouard Wallé et Arnaud Rol deux associés que vous avez rencontré qui pilotent leur organisation ces deux personnesl donc les deux patrons, je parle avec eux à peu près 1h30 par mois avec chacun des deux. C'est un temps très limité, mais on fait un point pendant 1h30 chaque mois sur tous les sujets clés en tout cas qu'il me remontent comme étant le leur sujet clé et et ensuite sur les projets dans lesquels ils décident de donner de l'argent, de prêter de l'argent ou d'investir, euh j'ai la visibilité bien évidemment qui m'est remontée de façon régulière, mais bien souvent je ne connais pas dans l'écrasante majorité des cas, je ne connais pas les dirigeants de ces projets. Voilà, nouveau, je je délègue je délègue Arno Rirol et Wallet le fait de prendre de bonnes décisions et et de s'entourer de personnes de qualité dans les structure que nous que nous soutenons.

J'adresse évidemment de temps en temps les sujets de l'égalité avec mes équipes, en tout cas de façon régulière et charge à elle tant sur à nouveau ces sujets philanthropiques métapitiques que sur les sujets business de me remonter évidemment les points quand ce sont des points qu'ils estiment être importants, clés, stratégique pour que nous puissions ensuite prendre les les bonnes décisions. Donc je pense qu'on fonctionne comme beaucoup d'autres organisations he c'estàdire que moi comme unique m scène de ces deux structures et ben je j'ai des associés il gèrent la maison et quand il y a des sujets très importants il me les remontre que ce soi des sujets à caractère lgaux ou autre. H voilà, j'espère que ça va répondre à vos questions sinon je pas Oui, en tout cas euh ça ça montre que c'est pas forcément euh ça fait pas partie des questions clé dans dans dans les échanges.

Euh euh non mais néanmoins vous vous c'est c'est le sujet de notre commission d'enquête. Donc c'est pour ça que je pose la question. Euh d'autant plus que Oui, c'est toujours un sujet clé quand on investit.

C'estd que quand on décide de soutenir telle ou telle structure, on s'assure évidemment que la structure est complètement légale et cohérente et ensuite on suit dans le temps. Mais on va pas suivre tous les jours ce qu'elle fait, on va suivre de façon régulière. à travers les rapports que cette structure peut nous faire, le fait que ce qu'elle fait euh est parfaitement légal.

Très bien. Donc en fait dans les rapports réguliers que vous avez, vous avez un rapport sur ces sujets-là particulièrement. C'est juste enfin la question est simple hein, c'est la question de des alertes, des warnings.

Est-ce que ça a lieu ? la cellule de veille, 350 associations accompagnées dans des domaines qui sont assez variés mais qui sont pour autant très sensibles du point de vue du fonctionnement de nos politiques publiques. Je parle des associations porteuses aussi d'écoles hors contrat et cetera et cetera.

Donc tous ces sujets-là, vous comprenez bien que quelque part c'est euh euh vous pouvez être vous singulièrement en situation d'avoir un regard euh comment dire affuté certainement mais en tout cas euh euh comment dire euh qui se consacre à ce sujet-là aussi dans dans toutes les l'évaluation de que vous avez de vos politiques. C'était juste d'autant plus que nous avons auditionné donc euh euh les les le le les dirigeants de du fond du bien commun et les décisions d'accompagner des associations. La façon dont les décisions sont prises, on entend c'est à quatre ou cinq mais on sait pas qui que quoi.

Donc euh donc à un moment il faut bien qu'il y ait quelqu'un qui voyez-vous qui a une espèce de rigueur et qui soit identifié. Bien sûr, bien sûr. Alors, peut-être de deux commentaires.

Le premier, c'est que comme je crois que ça a été précisé par mes deux associés, à chaque fois que nous prenons une décision consistant à soutenir une structure, nous la prenons sur base d'un comité que nous créons qui soit que nous essayons de monter en cohérence avec le projet soutenu, donc concrètement avec des gens avec des sachants, des gens qui maîtrisent le sujet pour essayer de prendre la meilleure décision possible. Et c'est pour ça qu'il y a pas une gouvernance fixe. La gouvernance est variable et tient compte de la nature des projets que nous finançons.

Il y a cependant euh un élément fixe à chaque fois qui sont Arnor Erol ou Édouard Walléet bien entendu. Ensuite, sur le deuxième point, mes associés me remontent, mais comme tout déjà remonte à son président de façon régulière, les sujets clés dès qu'il y a des alertes sur le caractère légal ou illégal de ce que pourraient faire certaines sociations associations pardon que nous soutenons ou sur évidemment d'autres sujets financiers de performance et ainsi de suite hein. Donc, ce sont des choses qui nous sont montées régulièrement.

Euh je peux simplement vous dire qu'à mon niveau, je crois pas avoir eu connaissance de euh il y a eu quelques il y a dû avoir quelques sujets bien évidemment quand le nombre de projets de que que nous soutenons de contrôle ou autres qui souvent peut-être mal passé. Je pense à des écoles hors contrat où il y a de temps en temps eu des contrôles euh qui étaient d'ailleurs challengé de par le leur qualité entre guillemets ou leur orientation idéologique. Mais mais rien [raclement de gorge] de majeur à ma connaissance adapte et et nous sommes vigilants sur ces sujets-là.

Je je vous confirme. Très bien. Donc je repasse la parole à la rapporteur pour les dernières questions.

Merci beaucoup madame la présidente. J'ai trois dernières questions. Merci monsieur Sterrain pour ces réponses à aux questions de de nos collègues et de madame la présidente.

Je reviens sur vos activités philanthropiques parce que c'est le cœur de nos travaux. Euh votre directeur général nous disait que vous siégiez. Je j'ai repris mes notes au comité de sélection quand parfois c'est pertinent.

Qu'est-ce qui rend votre présence pertinente ? Alors ça peut être plusieurs éléments. Ça peut être évidemment si c'est un financement important.

Euh je pense qu'à ce moment-là le mes mes mes associés font appel à moi. Donc les critères concrètement c'est la somme. Euh c'est l'impact potentiel. quand c'est un projet qui peut avoir un impact parce que ça peut permettre de créer plein d'écoles libres dans toute la France ou ça peut permettre de rénover plein de plein de petit calvaire comme on fait avec SOS Calv, les équipes peuvent faire appel à moi de temps en temps.

Donc soit le ticket que nous mettons donc la somme soit l'impact que ça peut avoir soit la compétence nécessaire à l'accompagnement du projet le fait que je coche potentiellement certaines de ces cases. Donc donc voilà, je pense les les trois critères qui font que mes associés font de temps en temps appel à moi pour avoir mon avis ou pour valider ou covalider puisque je prends pas les décisions tout seul ces projetsl. D'accord.

Merci. C'est très clair. Euh pourquoi euh je je reviens sur la la question de la complexité de la structure.

Je ne suis pas sûre que je vous avez été interrogé par la présidente sur la complexité de de l'écosystème qu'on on va pouvoir l'appeler comme ça. Vous nous dites cette complexité je la subis. Enfin nous la subissons.

Elle est plutôt d au au cadre légal français. Je je ne suis pas totalement sûre. que ce soit uniquement le cadre légal français qui impose de créer une association, de la dissoudre, de créer un fond de dotation, de le dissoudre, de créer un fond de dotation qui lui-même contribue à la création d'un autre fond de dotation.

Ça, ce sont des décisions des dirigeants de ces structures et pas la complexité du droit français. Mais du coup, pourquoi tous ces différents montages de de structure, monsieur Sterrain ? Et si je vous pose la question, c'est d'abord parce que c'est assez compliqué de s'y retrouver, mais je je vous remercie par avance pour la transmission de l'organigramme que que vous nous adresserez.

C'est compliqué de s'y retrouver et quand hier nous auditionnions le la DLPJ, la direction des libertés publiques du ministère de l'intérieur qui travaille qui a un rôle de contrôle et de surveillance de l'ensemble des organismes sans but lucratif. Lorsque nous leur demandons quels sont pour vous les signaux d'alerte sur le fait que des organismes sans but licratif peuvent dévier de d'un soutien à l'intérêt général. Là aussi je reprenais mes notes.

La première réponse qui est faite par ces services qui travaillent d'arrage pied sur ces sujets, c'est la multiplicité des structures est déjà en soi un signal. Donc vous comprenez bien que au-delà de la difficulté à comprendre votre organisation et donc à suivre les mécanismes de financement, cette opacité manifestement n'interroge pas que les sénateurs impliqués dans cette dans cette commission. Au-delà de l'écosystème de Pierre Édouard Sterrain, c'est manifestement un signal d'alerte pour le ministère de l'intérieur.

Donc pourquoi toute cette complexité d'organisation ? Merci madame la rapporteur pour pour vos questions. Euh tout ce qu'on fait est parfaitement légal.

On a un souci de transparence important dont je crois témoigne la participation de de mes associés aux différentes réunions qui ont eu lieu sur les derniers jours. Euh si on voulait cacher quoi que ce soit, je m'embêterai pas à être en Belgique hein, je serai parti beaucoup plus loin dans des dans des juridictions plus exotiques. Voilà, ce qui est pas le cas parce que toutes nos structures juridiques sont en France et en Belgique.

Et la Belgique fonctionne à peu près comme la France. Donc voilà, on a vraiment strictement rien à cacher sur quoi que ce soit. Euh donc euh donc à nouveau euh concrètement en terme de de prochaines étapes, on on va vous communiquer euh les les l'organigramme juridique de l'écosystème.

Euh il y a à ma connaissance aucune procédure légale de quelque sorte que ce soit sur nos entités juridiques. Euh et si ensuite il y a des points particuliers sur lesquels vous posez la question pourquoi est-ce qu'on a créé telle structure ou telle structure, je serais ravi à nouveau de de pouvoir y répondre par écrit parce que maîtrisant pas la matière, je veux pas je vais pas pouvoir vous répondre maintenant à l'oral mais je je comprends tout à fait votre votre souci de transparence globale et notamment sur ces sujets-là et les alertes les signaux d'alerte que ça peut créer d'avoir un tel écosystème avec des structures juridiques un peu partout. Mais je me ferai fort et je suis convaincu du fait que dans les jours qui viennent, une fois les éléments reçus avec si nécessaire d'autres réunions organisées avec nos experts, vous ayez suffisamment d'éléments pour être totalement certaine euh du fait que tout cela est parfaitement clair et limpide.

Et je vous en remercie. Et puis dernière question et et pardon, j'y j'y reviens mais c'est vraiment un élément sur lequel je trouve que nous nous peignons à avoir des réponses. Vous êtes sorti du cadre, vous êtes rentré.

Je vous en prie. Non non, je vous en prie. Non, non, mais c'est un élément sur lequel nous peignons à obtenir des réponses et euh le sujet n'est pas tant le fond du bien commun et Pierre- Éedouard Terrain.

Le sujet, je vous dis ça pour vous mettre à l'aise, monsieur, euh le sujet est l'apparition dans le paysage de la philanthropie d'un objet particulier que sont les fonds de dotation qui a bouleversé le paysage de la philanthropie. Nous sommes quasiment arrivés à la fin de nos travaux et nous observons un une absence totale de contrôle des fonds de dotation par les services de l'État de 30 à 40 % de fonds qui sont inactifs et dont je mets les guillemets qui pourraient donc être utilisés uniquement comme des des outils de d'optimisation fiscale et non de philanthropie. Et donc nous passons du temps sur la question des fonds de dotation dans un moment où l'état des finances publiques de notre pays et ce qu'il est.

Il n'est pas totalement illégitime que les sénateurs se préoccupent de savoir où va la contribution financière de l'État. Si je dis cela, c'est que je reviens parce que vraiment je n'ai pas le sentiment que nous ayons obtenu les réponses. Euh vous avez répondu à notre collègue Karine Daniel que il y a en effet des prêts effectués par la holding de tête, je reprends votre expression, maison ma sur lesquels vous n'envisagez pas de demander le remboursement, ce qui par ailleurs expliquerait que votre directeur général n'est pas connaissance des conditions de remboursement.

Est-ce bien le cas ? Et dans ce cas-là, en effet, pourquoi pas un don ? Est-ce que c'est un sujet fiscal ?

Est-ce que c'est un sujet d'organisation ? Est-ce que c'est un sujet technique ? Pourquoi pas un don et pourquoi un prêt dont vous n'attendez pas le remboursement ?

Merci pour vos différentes questions madame madame la rapporteur. Sur le dernier point, j'en ai je ne sais pas enfin donc j'espère que mes équipes alors elles n'ont probablement pas déjà dû vous répondre sinon vous ne me poseriez pas la question mais je je suis certain qu'il y a une très bonne raison pour lesquelles l'opération a été faite enfin les opérations ont été faites de cette façon-là et pas d'une autre façon de façon après plus générale. Moi je je suis pas du tout un expert de l'objet juridique fond de dotation donc on en a aujourd'hui et finalement pourquoi est-ce qu'on a pris cet objet là plutôt qu'un autre ?

Voilà, la matière juridique est pas une matière où où j'excelle. Donc il y a à nouveau forcément des bonnes raisons, mais je je je ne les ai pas là tout de suite, mais on sera ravi d'y répondre. Et sur l'utilité du fond de dotation, s'il y a une explosion du nombre de fonds de dotation depuis quelques années en France, c'est qu'il y a certainement une utilité.

Mais est-ce qu'elle est bénéfique à la France ou pas ? Je ne sais pas où est-ce que c'est un outil qui permet fiscalement d'avoir tout un tas d'avantages. Ce que je sais, c'est que moi je n'ai pas un centime d'économie fiscale sur ce que je donne, sur les plus de 100 millions que j'ai donné à date ou versé ou investi dans des projets philanthropiques métapitiques.

J'ai pas eu un centime d'économie fiscale. Euh voilà mais il est tout à fait possible que tout un tas de personnes fassent des fonds de dotation pour ça. C'est c'est bien le moins puisque vous-même et vous me l'avez dit dans votre présentation avez fait le choix de vivre en en Belgique pour économiser.

Je per ce ce serait un peu fort de café que vous puissiez avoir des exonérations fiscales. Mais là n'est pas le sujet. Voilà.

Mais si si. Alors, je me permets de vous corriger sur ce point très précis. Madame, corrigez-moi entre guillemets entre guillemets.

Pourquoi ? parce que je verse chaque année en France des dizaines de millions d'euros d'impôts parce que sur la centaine d'entreprises dont je suis dont je suis actionnaire aujourd'hui de façon majoritaire ou minoritaire, une très grand une vaste une très grande majorité d'entre elles est en France et donc paye de l'impôt sur les sociétés, paye des taxes foncières, paye des taxes sur les salaires. Donc mon écosystème aujourd'hui finance à hauteur de dizaines de millions d'euros chaque année l'État français.

Moi personne physique, c'est pas le cas. Vous l'avez évoqué en dehors de l'IFI auquel je suis soumis puisque j'ai quelques biens immobiliers en France mais mon écosystème contribue à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros à au fonctionnement de notre démocratie. Donc euh et malgré tout je n'ai pas un centime d'avantage fiscal quand je donne ces dizaines de millions d'euros chaque année.

Bon très bien. Et bien ainsi s'achève cette audition. Donc merci beaucoup de de votre de vos réponses.

Donc je vous rappelle qu'il y a eu un questionnaire écrit qui va être complété à l'ô de cette audition par par d'autres questions. Et dans ce premier questionnaire, il y avait déjà la question des liens capitalistiques contractuels ou humains entre les sociétés commerciales, les fonds, les fondations, vos associations soutenu à des projets à vocation civique ou politique. Cette question, elle est cruciale parce que quand on parle de transparence, ça fait c'est vraiment le le cœur de tout, c'est-à-dire que les séparations ne soient pas que d'ordre administratif, mais qu'on ait la garantie aussi dans le fonctionnement que c'est que ces séparations et cette transparence existe.

Et donc, un grand merci euh pour cette audition et merci chers collègues. Au revoir à tous. Merci beaucoup.

Est-ce que je peux me permettre un dernier mot ? Oui, bien sûr. Oui, pardon.

Juste pour si c'est pas désagréable, [rires] même si c'est plutôt pas ma nature. C'est plutôt pas ma nature. Je voulais juste un vous remercier pour cette pour cette audition et pour la qualité de vos différentes questions.

J'espère avoir répondu autant que faire ce peu à ces différents points et quand ce n'est pas complet évoqué, on sera ravi d'y répondre par écrit. Le deuxième point bien évidemment, c'est de remercier mes associés, leurs équipes pour tout ce qu'il faut au quotidien dans l'intérêt de la France. Mon troisème point, c'est le sujet de la réserve héréditaire que j'ai évoqué tout à l'heure.

Je trouve que c'est un sujet intéressant, c'est plutôt un sujet de gauche. Et mes deux derniers points, c'est que euh je ne sais pas quand est-ce que clôture cette commission, mais je m'étonne du fait que des structures beaucoup plus puissantes que la nôtre et extrêmement politique, je pense à la galaxie George Soros n'est pas été convient. Moi, je donne quelques dizaines de millions d'euros chaque année.

George Soros donne plus d'un milliard d'euros par an. Monsieur Strain, je me permets de vous interrompre euh parce que la galaxie George Soros n'intervient plus en France depuis 3 ans et donc nous avions souhaité les auditionner dans nos travaux mais le fait est qu'il n'y a plus de structure juridique depuis 3 ans en France et donc c'était compliqué de convier quelqu'un qui n'existe plus. Voilà questionréponse.

Merci beaucoup. Merci beaucoup. Alors non mais pardon, il n'existe plus juridiquement mais il continue à financer à hauteur de plusieurs millions d'euros tout un tas de structures en France depuis l'étranger.

C'est pour ça que je trouve c'est un très bon c d'école sur vos sujets de transparence. Et mon dernier point concerne les syndicats. Les syndicats en France ne déposent pas leur compte.

Il y a une collision entre les syndicats et les politiques est extrêmement importante. Donc je suis très surpris également vous intéressez pas au sujet syndical. J'ai terminé parce que nous sommes partis sur la philanthropie.

Voilà, bonne journée à vous. Merci. Merci beaucoup.

Merci madame. Merci à tous. Au revoir.