Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewGabriel Attal (sur YouTube)· 1 septembre 2026 18 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheInstitutions & électionsRetraitesÉconomie & entreprises

Gabriel Attal sur France 2 | La cause de l'École est la mère des batailles

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut laisser les Français décider sur l'interdiction du voile dans l'espace public ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Sur la faisabilité d'interdire le voile aux mineurs de moins de 15 ans, n'y a-t-il pas une contradiction ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous dites que le métier d'enseignant a été smicardisé. Quand et comment cette augmentation de 200 à 500 euros nets sera-t-elle appliquée ?

  • 6:00FerméeRéponse partielle

    Est-ce que les enseignants devront travailler davantage pour bénéficier de cette augmentation ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les AESH seront-elles aussi concernées par cette augmentation ?

  • 10:00RelanceRéponse partielle

    Votre projet coûte 2,5 milliards. Comment le financer ? Faut-il davantage faire contribuer les retraités ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Gabriel AttalFait
    « Je considère qu'une femme majeure qui décide librement de porter le voile a le droit de le faire et qu'elle ne menace pas la République. »
  • 0:30Gabriel AttalFait
    « J'ai fait respecter dans nos établissements scolaires la neutralité religieuse qui date de la loi de 2004 en interdisant l'abaya. »
  • 0:50Gabriel AttalFait
    « Je me suis engagé aussi pour que des fillettes de 5, 6, 7 ans ne puissent pas être contraintes à être voilées. »
  • 4:30Gabriel AttalChiffre
    « Je vais financer ces mesures à travers deux choses. Un, dans les 10 ans qui viennent, il y aura plus d'un million et demi d'élèves en moins dans l'éducation nationale. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

ce soir. Bonsoir Gabriel Attal. Bonsoir Jean-Baptiste Martel. d'être notre invité avec côté pour cet entretien.

Leila Latrouche, rédactrice en chef politique à France Télévision et Benjamin Duhamel qui présente notamment le dimanche Franche jeu sur France 2 et France Inter. On va parler école dans un instant car c'était la rentrée scolaire aujourd'hui mais d'abord peut-être une question d'actualité. Quand vous étiez ministre de l'éducation, vous aviez interdit l'abaya à l'école et aujourd'hui le Rassemblement National veut aller plus loin et interdire le voile dans l'espace public avec des contrôles et des amendes à la clé.

Est-ce qu'il faut sur un thème comme celui-là laisser les Français décider et proposer par exemple un ? Moi je suis en désaccord avec la proposition du Rassemblement National. Je considère qu'une femme majeure qui décide librement de porter le voile a le droit de le faire et qu'elle ne menace pas la République.

En revanche, vous l'avez rappelé, ce pour quoi je me suis toujours engagé, c'est précisément pour protéger la capacité de nos jeunes, notamment des jeunes filles, à avoir un esprit libre qui leur permet de prendre cette décision. D'où le fait que j'ai fait respecter dans nos établissements scolaires la neutralité religieuse qui date de la loi de 2004 en interdisant l'abaya. D'où le fait que je me suis engagé aussi pour que des fillettes de 5, 6, 7 ans ne puissent pas être contraintes à être voilées.

Mais c'est une vraie différence que j'ai qui est nette avec le Rassemblement National qui en réalité veut revenir sur un des principes fondamentaux de notre République qui est la laïcité et donc la liberté d'exercer un culte. Mais justement Gabriel Attal, sur la question de l'interdiction du voile, il y a la question du principe et il y a la question de la faisabilité puisqu'on a beaucoup opposé aux membres du Rassemblement National l'idée que si l'on interdisait le voile dans l'espace public, il fallait mettre un policier derrière chaque femme voilée. Quand vous proposez d'interdire le voile aux mineurs de moins de 15 ans, aux jeunes filles de moins de 15 ans, la même question de la faisabilité se se pose.

Est-ce que là il y a pas une forme de contradiction à dire "Je suis en désaccord avec le RN sur ce sujet mais par contre je continue de défendre cette ? Deux choses. D'abord, le désaccord que j'ai avec le Rassemblement National n'est pas un désaccord juridique, c'est un désaccord de choix de société.

Moi mon choix de société, c'est une société où des hommes, des femmes peuvent faire un choix libre. que la question porte sur la faisabilité de la proposition que vous portez. Ensuite, sur la question de la faisabilité, d'abord il y avait eu des débats à l'époque au moment de la loi sur le voile intégral qui a pu se mettre en place et deuxième chose, là moi je parle d'une mesure de protection des mineurs, de protection de l'enfance.

Il s'agit pas comme le propose le Rassemblement National pour toutes les femmes qui portent un voile de mettre un policier derrière elle et d'aller leur mettre une amende. C'est pour des fillettes qui sont aujourd'hui contraintes à être être voilées et l'éducation nationale, les structures sociales connaissent les familles et peuvent engager à ce moment-là évidemment un dialogue avec les familles. 11 ans à cette rentrée aujourd'hui pour 11,6 millions d'élèves et des professeurs évidemment.

Vous dites que le métier d'enseignant a été smicardisé et vous promettez notamment 200 à 500 euros nets de plus par mois. D'abord ce serait à partir de ? Est-ce que ce serait en vigueur dès l'année 2027 si vous êtes ?

Alors oui, mais d'abord je veux avoir un mot pour les millions d'élèves, de parents, de personnels de l'éducation nationale qui ont fait leur rentrée aujourd'hui. Il y a des moments importants dans la vie d'un pays et pour la France, la rentrée des classes c'est toujours un moment très important et ça dit beaucoup de l'importance de l'école pour notre République. Et vous le savez pour moi l'école c'est pas un sujet de campagne présidentielle, c'est juste le cœur de mon engagement en politique.

Je me suis engagé en politique sur ce sujet-là, comme député à la commission de l'éducation et toutes les la plupart des fonctions que j'ai exercées au gouvernement étaient tournées vers l'éducation. Donc il faut augmenter les professeurs. Je considère que c'est un enjeu de reconnaissance, un enjeu de dignité et aussi la réponse à un phénomène de smicardisation du métier d'enseignant qu'on a connu depuis plusieurs décennies.

Oui bien sûr, je souhaite que ça puisse ça puisse rentrer en vigueur tout de suite. C'est un engagement important et je pense qu'il est nécessaire encore une fois, y compris pour des questions d'attractivité du métier. Et que demandez-vous en ?

Est-ce que les enseignants devront par exemple travailler ? Il y aura pas de contrepartie. En revanche, je m'engage aussi sur un sujet dont on parle trop peu dans le débat public et pourtant dont me parlent tous les parents et toutes les familles, c'est la question des remplacements de professeurs qui sont absents.

C'est, on le sait, un vrai problème dans notre système éducatif et donc moi j'ai annoncé que je souhaitais qu'on fasse davantage confiance aux établissements scolaires, qu'on leur donne davantage d'autonomie et je demanderai aux établissements scolaires de de trouver à chaque fois une organisation pour qu'il y ait une forme de permanence pour assurer le remplacement des professeurs. une contrepartie puisque il faudra que les professeurs s'organisent pour qu'il y ait moins d'absences euh pour précisément qu'ils puissent être augmentés. pas euh mettre une personne qui va contrôler derrière chaque enseignant s'il a s'il a remplacé un collègue.

Donc il y aura une revalorisation pour tous les enseignants, je l'ai annoncé, 200 euros nets pour tous les enseignants et pour les milieux de carrière, ceux qui sont les plus en décalage euh par rapport aux autres pays, ça pourra aller jusqu'à 500 euros. Mais de la même manière, je demande et je demanderai en autonomie des établissements qu'il puisse y avoir cette organisation. On parle jamais dans le débat public de ce problème des remplacements.

Moi je parle à des familles qui parfois ont un prof de maths ou de français qui est absent pendant 4 5 6 mois ou des remplacements ou des absences de courte durée qui ne sont pas remplacées. Et il y a la question effectivement des des remplacements, il y a aussi la question de l'accompagnement euh des élèves par exemple en situation de de handicap. Les AESH ces personnels souvent des femmes précaires euh mal payées, est-ce qu'elles seront aussi concernées par cette augmentation, par cette euh ces 200 à 500 euros ?

Quand j'étais ministre de l'Éducation nationale, j'ai augmenté les AESH et là c'était un enjeu de pure dignité, euh je les ai augmentées de 100 euros nets euh par mois. Évidemment qu'elles doivent voir leur rémunération progresser. Aussi parce qu'on doit pouvoir leur confier d'autres missions au sein de l'école pour faire davantage d'heures puisque vous savez que leur rémunération, c'est aussi un problème de nombre d'heures qu'elles peuvent effectuer euh euh dans la semaine.

Et par ailleurs, moi ce que je souhaite, c'est qu'on puisse créer un vrai corps des AESH, donc des accompagnants d'élèves en situation de handicap pour qu'il puisse y avoir des carrières, des promotions, peut-être d'autres prises de fonctions, d'autres postes dans l'Éducation nationale. Oui, la question de l'école inclusive, c'est un enjeu majeur et aujourd'hui, vous avez encore souvent des enseignants qui sont dépassés parce qu'ils sont pas suffisamment accompagnés par des personnes formées pour accueillir ces élèves qui ont leur place à l'école de la République. Gabriel Attal, toutes ces mesures pour l'école, elles ont évidemment euh un coût, 2 milliards et demi, c'est ce que vous aviez chiffré.

Il faudra trouver des ressources importantes. Est-ce que vous serez le candidat qui va dire ben aux futures générations, OK, vous êtes prioritaires mais donc il faudra peut-être davantage faire contribuer les retraités. D'abord, moi je finance ces mesures, elles sont financées, j'ai fait le choix de présenter le cadrage budgétaire de mon projet dès le début de ma campagne, il est disponible sur mon site attalpresident.fr, chacun peut le consulter.

Je vais financer ces mesures à travers deux choses. Un, dans les 10 ans qui viennent, il y aura plus d'un million et demi d'élèves en moins dans l'éducation nationale parce que la natalité a diminué. Face à ça, vous avez des gens qui disent bah c'est une formidable opportunité pour faire des économies.

Il y a moins d'élèves, donc on ferme des classes et donc ça fait des économies. Bah moi je dis que c'est une formidable opportunité, au contraire, pour augmenter l'accompagnement de l'école, pour augmenter les professeurs, comme je viens de le dire, pour réduire le nombre d'élèves par classe. Ça c'est la première chose.

La baisse démographique va me permettre, nous permettre de financer en partie ces mesures. Et la deuxième chose, des économies par ailleurs, notamment sur le social, on sait que c'est l'essentiel de nos dépenses publiques aujourd'hui, pour financer ces mesures. Gabriel Attal, c'est l'essentiel de nos dépenses et dans cette dépense sociale, un quart de cette dépense à peu près, c'est les dépenses autour des retraites.

D'où la question que vous a vous a posé Jean-Baptiste, à laquelle vous n'avez pas tout à fait répondu. Est-ce qu'il faut assumer, est-ce que le président Gabriel Attal assume de dire il faudra faire davantage contribuer les ? Avec, mais c'est deux questions en une si j'ose dire, une question qui va se poser tout de suite là, dans les discussions budgétaires, est-ce que pour dégager des ressources, il faudra ou non désindexer une partie des pensions des retraités les plus ?

Est-ce que vous serez favorable à favorable à cette à cette ? D'abord, moi je refuse la tournure qui est en train de prendre le débat où, à écouter le débat public, on a l'impression que les retraités seraient des égoïstes qui veulent tout garder et les jeunes seraient des fumistes qui veulent pas bosser. Il y a déjà suffisamment de fractures en France pour qu'on rajoute une fracture générationnelle en opposant Les retraités sont privilégiés par rapport aux actifs par rapport à la génération actuelle et par rapport aux actifs.

Benjamin Duhamel, mais pourquoi ce débat on l'a tous les ? Tous les ans vous avez ce débat qui revient sur le fait de savoir s'il faut désindexer certaines pensions de retraite et ? Est-ce que le problème, c'est notre ?

C'est notre système qui est à bout de souffle et qu'il il changer. C'est pour ça que moi je m'engage pour changer notre système de retraite. Pour qu'on ait un nouveau système, qu'on en bâtisse un nouveau qui nous permette d'éviter d'avoir ces débats chaque année de savoir si on désindexe partiellement ou on désindexe pas cette année les pensions les plus élevées.

On va faire les choses avec méthode. Le gouvernement a présenté un budget, c'est dans quelques semaines. Les parlementaires, les forces politiques auront l'occasion de se prononcer par rapport à ce budget.

On attend de voir la copie qui sera présentée par le gouvernement. J'attends de voir la copie qui sera présentée par le gouvernement qui mène une action difficile. Je vais pas leur rajouter des difficultés en faisant des commentaires sur des mesures qui n'ont même pas encore été présentées.

Donc Gabriel Attal comme Édouard Philippe, vous avez été Premier ministre d'Emmanuel Macron et c'est vrai que c'est une expérience qui peut être un atout, qui peut aussi être un poids peut-être dans cette campagne. Comment défendre l'héritage d'un président qui est aujourd'hui contesté sans apparaître comme son simple ? On regarde ce sujet de Cyril Adrian Salmoun, on y en reparle juste après.

Édouard Philippe, Gabriel Attal, deux candidats à la présidentielle, deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron comme pressés aujourd'hui de se démarquer de leur ancien chef. Et effectivement, il y a une forme probablement d'incompréhension entre nous. Tout le monde sait la nature des désaccords que j'ai pu avoir avec le président de la République.

Des désaccords qui le conduisent jusqu'à demander il y a quelques mois le départ anticipé du chef de l'État. Il devrait, peut-être en prenant exemple sur des prédécesseurs et notamment le Général de Gaulle, essayer d'organiser un départ. Et en campagne cet été, Gabriel Attal accuse lui le président de la République d'avoir en quelque sorte bâclé sa réélection en 2022.

Il y a pas eu de campagne, il y a pas eu de projet. Beaucoup de Français ont été frustrés par cette élection. Alors qu'en pensent les électeurs ?

À Annecy, conquête du parti présidentiel lors des dernières municipales, la stratégie des deux candidats n'est pas validée. Je comprends parce qu'ils ont envie d'être élus et qu'ils ont pas envie de jouer que sur la continuité, mais moi personnellement j'aurais revoté pour lui. Donc Macron, il est pas très populaire, donc c'est pas la peine de prendre de de de prendre l'ambulance de d'un type qui est pas populaire.

Après ça, c'est intellectuellement, je trouve que c'est pas 100 % honnête. Chez les fidèles du président, les attaques de ses anciens Premiers ministres passent mal. Ils sont tous les deux à des degrés divers comptables de son bilan dans les aspects positifs comme dans les aspects négatifs.

Et puis l'un et l'autre sont en position aujourd'hui d'être candidats à la présidence de la République grâce à Emmanuel Macron. Comment Emmanuel Macron vit-il les critiques de ses anciens ? Pour l'instant, silence à l'Élysée. et Naila Latrousse.

Gabriel Attal, d'un mot, est-ce que c'est un grand ? Est-ce que ça a été un grand président Emmanuel ? Il était président de la République à un moment extraordinairement difficile pour notre pays.

On se rappelle de la pandémie, on se rappelle des crises internationales qu'on a vécu et qu'on vit encore aujourd'hui. Et moi je constate que notre pays a tenu face à ces crises. Donc c'est un grand président pour ?

Enfin, il a notre pays a tenu face à ces face à ces crises. Mais non, mais je vois très bien ce que vous cherchez à faire euh Benjamin Duhamel et Naila Latrousse. Moi je vais vous dire, je vois les sujets qui sont faits, les commentaires qui sont faits.

Je vais pas prendre les Français pour des imbéciles en leur expliquant que j'ai rien à voir avec les 10 années qui viennent de s'écouler. Voilà, j'ai été au gouvernement, je l'assume totalement. Je dis régulièrement qu'il y a des choses Ça devrait donc être une facilité déconcertante de reconnaître qu'Emmanuel Macron a été un grand président quand on lui doit autant que vous lui devez.

Benjamin Duhamel, vous allez toujours chercher le mot que je n'aurais pas prononcé ou autre. Moi ce que je vous dis, c'est que j'assume les responsabilités qui ont été les miennes dans toutes les fonctions qui m'ont été confiées. Je crois que ce que les Français ont vu, c'est que j'ai toujours pris des décisions.

J'ai toujours agi. J'ai toujours agi. Parfois on a été en désaccord, certains ont pu être en désaccord avec l'orientation de certaines décisions que j'ai pu prendre, mais j'ai toujours agi.

Aujourd'hui, je suis candidat à l'élection présidentielle après 2 ans où je ne suis plus aux manettes. Je ne suis plus au gouvernement. Ce qui m'a aussi permis de prendre du recul, de réfléchir à ce qui a été réussi ces dernières années, mais aussi aux échecs des dernières années et pourquoi les échecs de ces dernières années.

Le plus grand échec. Mais je crois que c'est d'avoir Je crois que c'est d'avoir renoncé dès le début du premier quinquennat à ce qui est pour moi la mère des réformes, c'est la réforme institutionnelle. De la même manière que sur notre système social, je vous disais tout à l'heure qu'on avait un système à bout de souffle et que c'est plus des paramètres qu'il faut bouger, c'est le système qu'il faut changer.

C'est vrai sur les retraites, c'est vrai sur le système social, c'est vrai aussi sur le système réforme institutionnelle par ? Pas la proportionnelle, autre ? Moi je pense qu'il faut une autre présidence qui associe davantage les Français, qui partage davantage le pouvoir.

Un exemple, moi je souhaite qu'on puisse davantage partager le pouvoir avec les collectivités territoriales et les partenaires sociaux. Je l'ai dit par exemple pour les partenaires sociaux. Bien sûr. de présidence d'Emmanuel Macron ? mais c'est les deux et moi je veux qu'on ait la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958.

Parce qu'on voit bien que notre système est à bout de souffle. C'est vrai sur nos institutions, c'est vrai sur la politique, c'est vrai sur le système social, il faut un changement profond. Jusqu'à changer de ?

Oui, jusqu'à changer la Constitution, bien sûr. ? C'est je sais pas si c'est 6e République ou 5e République du 21e siècle.

Non, la 6e République aujourd'hui c'est très connoté avec le projet de Jean-Luc Mélenchon qui est pas du tout le mien. En tout cas, il faut une réforme constitutionnelle profonde pour mieux partager le pouvoir, pour retrouver l'autorité de l'État aussi qui malheureusement depuis 2 ans et la dissolution objectivement a été affaiblie et pour retrouver de l'efficacité dans les décisions publiques pour que ça change profondément et concrètement pour les Français. Gabriel Attal, vous êtes désormais, on va dire cinq dans l'espace de la droite et du centre aujourd'hui candidat, Édouard Philippe, vous, Bruno Retailleau, je cite David Lisnard ou même Xavier Bertrand qui est quasiment candidat.

Aujourd'hui, on voit qu'Édouard Philippe est en tête dans les sondages. Très bien. Est-ce que vous dites juste simplement ce soir, au bout du compte, il y aura qu'un seul candidat entre lui et moi sur la ligne de départ, quoi qu'il ?

Moi ce que j'ai dit dès le départ, c'est qu'évidemment face au risque d'un 2e tour entre LFI et le RN, il faudra un rassemblement début d'année 2027. Je l'ai toujours dit et j'ai pris des initiatives pour que ce rassemblement puisse avoir lieu. Ce que je considère pardon, pour pour qu'on comprenne bien, ça veut dire un seul ?

Bien sûr. Mais ce que je considère, c'est que ça n'est pas suffisant. C'est pas juste être contre les extrêmes qui nous permettra de battre les extrêmes.

Les Français, ils en ont marre de voter pour faire barrage déjà au 2e tour. mais alors si vous leur expliquez que le sens de votre candidature au 1er tour, c'est juste de faire barrage aux extrêmes. Donc aujourd'hui, on est dans un temps où chacun doit présenter sa vision, son projet pour le pays.

La mienne, elle est connue, ça fait 3 mois que je suis en campagne. Je veux que les Français se disent avec certitude que leurs enfants et leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leur. Pour ça, il faut qu'on redevienne la 1re puissance d'Europe en 10 ans et je termine par là, Benjamin Duhamel.

Pour ça, il faut qu'on réussisse sur quatre chantiers : école, salaire, frontière, IA et qu'on résorbe deux dettes, la dette publique et la dette climatique. Voilà mon projet. Que chacun présente son projet.

Vous expliquez précisément que que que ce qu'on est arrivé au temps des des confrontations idéologiques, y compris donc avec vos concurrents du dit bloc central. Vous êtes de plus en plus désinhibé, si j'ose dire, quant aux critiques que vous adressez à votre principal concurrent, Édouard Philippe, qui est en l'état encore devant vous dans les dans les sondages. Vous l'avez encore accusé il y a quelques jours de de porter, je cite, des idées d'il y a 20 ans.

Est-ce que s'en prendre à lui de cette manière, ça dénote pas d'une forme de fébrilité, Gabriel ? Duhamel, si j'avais le même projet qu'Édouard Philippe, je serais au 1er rang de son meeting en train de le soutenir. veut dire quoi, un projet politique qui date d'il y a 20 ?

Alors concrètement, je vais vous dire, j'ai beaucoup de respect, d'amitié pour Édouard Philippe. On a gouverné ensemble, il a beaucoup de talent, beaucoup de sérieux, mais on a pas le même projet. On n'a pas le même projet sur le fond.

On parlait tout à l'heure de la question des retraites. Moi, je considère que si le débat sur les retraites dans l'élection présidentielle de 2027 se résume au fait de savoir s'il faut passer l'âge de départ à 64, 65, 66 ou 67 ans, on aura tout perdu parce que ça, c'est le débat d'il y a 20 ans. Et aujourd'hui, le sujet, c'est plus seulement l'âge de départ, c'est notre système.

Encore une fois, je vous parle de fond là. Moi, je ne parle que de fond. Je suis pas d'accord non plus, on n'a pas le même projet d'un point de vue politique.

Moi, je considère que l'enjeu de cette élection, c'est pas de recréer l'UMP d'il y a 20 ans avec ceux d'il y a 20 ans, mais c'est au contraire de rassembler très largement des Français qui font le même constat, c'est que notre pays est attaqué. Il est est indirectement par la Russie aujourd'hui, attaqué industriellement par la Chine, attaqué moralement par les États-Unis et par le dérèglement climatique. C'est beaucoup plus large que recréer l'UMP d'il y a 20 ans.

On doit associer bien plus largement des Français à ce projet. Précision pour les téléspectateurs, vous dites ça parce qu'il a proposé de créer une grande confédération, un nouveau parti éventuellement, ce qui vous a fait penser à l'UMP qui existait au début des années 2000. Simplement, vous nous dites Édouard Philippe et moi n'avons pas totalement les mêmes idées.

Partagez des choses en commun mais pas totalement les mêmes idées. Comment expliquez-vous que des membres de votre parti, de Renaissance, on va pas tous les citer mais ils étaient quelques-uns ce weekend au côté de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, comment vous expliquez que, n'ayant pas les mêmes idées, ils préfèrent choisir ce candidat et pas le candidat de leur propre ? Mais il y a la trousse.

Je peux pas être devant vous et vous dire qu'il faut un changement profond pour le pays et en même temps vous dire que je vais faire on prend les mêmes et on recommence. Moi j'ai pas dépensé de l'énergie, du temps à chercher à collectionner des ralliements de personnes qui ont été au gouvernement ces 10 ou ces 20 dernières années, c'est pas ça mon sujet. Est-ce que c'est déloyal d'être dans votre parti et de soutenir le candidat d'un autre ?

Je vais vous dire le sujet aujourd'hui, c'est pas de collectionner des ralliements pour faire joli et pour dire j'ai tant de ministres avec moi et cetera. Non, le vrai sujet aujourd'hui, c'est qu'est-ce que vous proposez aux ? Et moi je préfère consacrer mon temps, plutôt que d'aller chercher des gens qui ont été ministres ces dernières années ou ces 20 dernières années, je préfère, vous savez ?

Parler sur le fond et travailler sur le fond avec des personnes qui n'ont même pas été dans la Macronie, qui n'ont pas été au gouvernement pour certaines, qui pour certaines n'ont même pas été en politique. Vous aviez Jean-Baptiste Marteau hier, Michel Édouard Leclerc sur votre plateau. Il l'a dit, il fait pas de politique, il soutient pas de candidat à la présidentielle, mais vous avez noté que j'avais été avec lui à Landerneau cet été parce que précisément, c'est intéressant de travailler, d'échanger avec lui sur la question des salaires pour que le pouvoir d'achat des Français s'améliore.

Et vous l'avez soutenu pour autant hier soir. Mais de la même Bien sûr, mais de la même manière, Jean-Louis Borloo qui fait le constat d'un système qui est à bout de souffle, qu'il faut changer du sol au plafond, évidemment que j'échange avec lui. Ça ne veut pas dire que je suis là dans une quête de ralliement.

Thierry Breton qui a mis sur la table l'enjeu de la règle d'or pour le budget et pour les déficits. Ils sont très nombreux à s'engager. Ouais, juste d'un mot parler aussi avec Gabriel Attal.

Vous fixez quelle échéance pour rattraper Édouard Philippe, pour vous imposer comme le candidat ? Ce serait ? Ce serait fin novembre, Noël, ?

C'est quoi l'échéance que vous vous ? vous vous souvenez il y a 10 ans tout pile, à ce moment-là, qui était en tête dans les ? Qui devait gagner l'élection présidentielle il y a 10 ans jour pour ?

Alain Juppé. Alain Juppé. Il a même pas été candidat à la fin.

Il y a en 2002, qui devait gagner l'élection présidentielle à ce moment-là, on était sur ce plateau. C'est Lionel Jospin qui n'a pas été au 2e tour. Et je pourrais multiplier les exemples. vous pourriez parler de Jacques Chirac et d'Édouard Balladur.

Je pourrais Je pourrais citer toutes les élections présidentielles. Mais je vais vous dire, c'est tant mieux. Donc on verra.

C'est tant mieux parce que ça montre qu'une campagne ça sert à quelque chose et surtout ça montre qu'à la fin c'est les Français qui décident. Gabriel Attal, merci d'avoir inauguré ce nouveau rendez-vous face au 20h France 2027, l'invité du 20h. Merci.