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interviewBFMTV· 18 juin 2026 25 min

François Bayrou revient sur l'affaire Bétharram qui a secoué son mandat de Premier ministre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

un ancien premier ministre qui revient neuf mois après avoir quitté Matignon bonsoir François Bayrou bonsoir vous allez débattre ce soir face à Alain Douamel bonsoir Alain vous revenez en librairie avec votre petit livre rouge alerte sur la France qui vient c'est aux éditions de l'Observatoire vous racontez votre séjour à Matignon vous poussez aussi un coup de gueule sur l'état des finances publiques et sur le fait que finalement ça a l'air de n'intéresser à peu près personne et vous dites on va dans le mur c'est le Titanic, le concert joue mais nous regardons ailleurs je précise aussi parce que vous l'avez dit vous-même ces derniers jours que vous n'êtes pas candidat à l'élection présidentielle. Vous avez lu le livre, évidemment, Alain Dommel. Est-ce que c'est une forme de testament politique de François Bayrou ?

Non, je dirais que c'est plutôt une proclamation de guerre, de guerre contre l'endettement de la France. Alors chez François Bayrou, c'est un vieux combat. Mais enfin disons que c'est un combat qui chaque année malheureusement est de plus en plus légitime. — Et est-ce que François Bayrou est légitime pour incarner ce combat-là ? — Ah ben oui, puisqu'il dit ça, j'allais dire, depuis sa naissance.

Mais enfin pratiquement depuis sa naissance politique. — Pourquoi publier un livre 9 mois après son départ de Matignon ? Vous avez été, je le rappelle, renversé par un vote de confiance que vous aviez réclamé vous-même pour dire « ça fait des années que j'alerte ».

On ne m'écoute pas, mais écoutez-moi une dernière fois parce que l'heure est grave. — Une dernière fois, vous prenez vos désirs pour des réalités. — Encore une fois ? — Non, ce n'est pas encore une fois.

Nous sommes au bord de la catastrophe. Et pas seulement au bord de la catastrophe, mais désormais nous sommes submergés par les conséquences de notre insouciance. Il faut avoir deux ou trois choses en tête que je crois ce livre explique et qui n'est presque jamais expliqué.

Parce que personne n'explique...

On parle de la dette, mais personne n'explique jamais ce que c'est. Comment c'est devenu ? Depuis 50 ans, aucun budget n'a été voté en équilibre en France. 50 ans. 74. 74.

Et spécialement à partir de 81. Aucun budget en équilibre, on emprunte tous les ans de quoi rembourser ou compenser nos déficit. Mais depuis 50 ans, on n'a jamais remboursé un seul euro des sommes qu'on emprunte.

Et non seulement désormais cette charge pèse si lourd, mais pour ceux qui nous écoutent, ils savent bien qu'il y a un problème de dette. Mais ils se disent c'est pour dans longtemps, c'est pour plus tard. Aujourd'hui, ça n'est plus ça.

Aujourd'hui, c'est une submersion comme une marée qui monte et qui fait que désormais, peut-être écoutez bien, ça vaut la peine d'entendre. Tous ceux qui nous écoutent, tous les foyers qui paient l'impôt sur le revenu, ils regardent en sortant dans la rue leurs compatriotes, leurs concitoyens contribuables. Et ils les regardent chacun d'entre eux.

Tout le monde paie de l'impôt sur le revenu. L'année prochaine, l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu payé par la totalité des foyers français ne suffira pas pour payer les intérêts de la dette. – Uniquement les intérêts de la dette ? – Uniquement les intérêts, ça veut dire que le travail des Français, la la créativité des Français.

Tout ça est envoyé à nos créanciers. Et nos créanciers, qui sont-ils ? Pour les deux tiers d'entre eux, ce sont des étrangers.

Je dis des voisins ou des lointains. Alain Demel, vous savez que c'est le principe d'un débat, mais Alain Demel, pourquoi ça n'intéresse personne ? Il y a ceux qui disent la dette, on ne la remboursera jamais.

Il y a ceux qui disent je ponctionnerai sur le budget de l'Union Européenne, je ferai des économies ailleurs, je ferai la taxe Zuckman. Tout le monde a une bonne idée aujourd'hui, mais personne n'arrive dans cette course à l'Elysée en disant la dette c'est ma priorité. Pourquoi tout le monde s'en fout ?

Alors, c'est exagéré. Tout le monde ne s'en fout pas et le sujet existe. Pour prendre un exemple, Édouard Philippe en a déjà parlé plusieurs fois.

Bon, donc on ne peut pas dire tout le monde, mais en revanche, pas assez de monde. Alors là, oui. Et ce qu'il faut bien avoir en tête, vous parliez de l'Europe, c'est que s'il n'y avait pas l'euro, qui est une protection pour le franc, on serait en faillite déclarée.

Autrement dit, on est si j'ose dire en survie monétaire artificielle, ce qui quand même n'est pas la meilleure des situations. Alors ça nous est arrivé. Ça nous est arrivé au moment de la Révolution, ça nous est arrivé après des guerres.

Bon, ça nous est arrivé plusieurs fois dans notre histoire. Mais simplement, à cette époque-là, la France était financièrement une île. Ce qui se passait dans un pays, ça ne se passait que dans ce pays.

Aujourd'hui, on est à ciel ouvert, on dépend de nos créanciers étrangers, on dépend du monde entier. Et donc, on est dans une situation...

Effectivement, je ne vais pas dire le contraire, parce qu'en plus, je le pense depuis longtemps. On est dans une situation...

Je dirais non seulement dangereuse, mais surtout irresponsable. Et de ce point de vue, je trouve que...

Alors il y a eu des hommes politiques, en dehors de François Bayrou, qui prenaient ça au sérieux. Il est arrivé par exemple à Raymond Barre d'en parler ou à Jacques Delors d'en parler. Disons qu'ils étaient très très minoritaires.

Très très minoritaire. Et aucun n'est arrivé à l'Elysée. Et éminemment estimable.

Peut-être il faut dire ça. Mais je reprends ce qu'Alain Duhamel dit pour expliquer quelque chose de très préoccupant. À l'époque qu'il évoque, c'est-à-dire après les guerres ou après la Révolution, on avait deux armes pour effacer la dette.

La première, s'appelait la dévaluation. — Et on peut plus le faire maintenant qu'on est passé à l'euro. — Et c'est l'euro qui, à la fois, nous protège et puis qui nous empêche de faire n'importe quoi.

Et la deuxième, c'était la croissance. Lorsque le général de Gaulle revient au pouvoir, il prend des mesures très, très dures pour rétablir les finances publiques. Mais il crée une croissance de 5 à 6 % par an.

Et donc le...

La vie de la nation compense les efforts qu'il faut faire. Nous n'avons plus ces armes-là. — Pardon, mais je vous écoute depuis tout à l'heure.

Et pour vous suivre un peu politiquement depuis quelques années, le fait que vous alertez sur la dette depuis longtemps, c'est vrai. Mais est-ce qu'on est aux yeux des Français crédibles quand on a été le premier ministre d'un président qui a alourdi la dette de 1 200 milliards d'euros à l'Elysée ? Pardon, vous êtes aussi le messager et l'acteur qui a lui aussi alourdi la dette. – Alors 1, je suis le seul chef de gouvernement qui ait fait de ce sujet un sujet d'une telle importance et d'une telle urgence qu'il a engagé la responsabilité du gouvernement sur ce sujet.

Comme Pierre Mendès France l'avait fait sur la décolonisation, et comme de Gaulle l'a fait, comme vous savez, à deux reprises. Personne ne l'a fait. Et deuxièmement, tous les chefs d'État et de gouvernement depuis 50 ans, tous ont participé Le plus important, c'est Mitterrand dans l'ordre qui a ajouté 50 % ou 40 % de PIB à la dette.

Nicolas Sarkozy, après 2008, a ajouté des sommes considérables. Et François Hollande lui-même a fait 10 % de produits intérieurs. Mais vous n'étiez pas premier ministre de François Hollande. — Eh bien je suis allé au combat.

Vous vous souvenez de ça Je veux dire, j'ai proposé un plan complet. Dans le plan, il y avait, vous savez, deux journées par an qui ont – Les jours fériés qui sautaient. – Oui, et ça a provoqué une révolution dans les esprits.

Je ne me suis pas contenté de parler, on a fait, sous la responsabilité qui a été la mienne. J'ai pris la responsabilité du gouvernement alors qu'on avait près de 6 % de déficit pour le pays. Et je l'ai ramené à 5 1 % en neuf mois.

Bon, c 'est peut-être pas rien. Et quand j'ai ouvert cette épreuve de vérité, vous savez bien que tous les partis avaient décidé de censurer le gouvernement. Vous l'avez rendu compte longuement dans vos journaux. – François Bayrou, vous faites partie du club des ex d'Emmanuel Lacon, des ex-premiers ministres avec Gabriel Attal, avec Édouard Philippe qui, eux, ont réglé leur compte, ont coupé le cordon avec lui en disant pour l'un je ne le comprends plus, ça c'est Gabriel Attal et pour l'autre ça c'est Édouard Philippe, il devrait même démissionner, il aurait dû démissionner, il a dit ça il y a plusieurs mois de ça.

Est-ce qu'Alain Doamel vous avez devant vous le dernier des macronistes ? – Je ne dirai pas le dernier des macronistes mais peut-être le dernier ne tombant pas à bras raccourcis sur Macron, ce qui est un peu différents. Je ne pense pas que François Bayrou soit un idolâtre d'Emmanuel Macron, mais je ne pense pas non plus qu'il lui découvre tous les défauts après en avoir trouvé toutes les qualités quand il était Premier ministre.

Donc, vous savez, c'est un petit jeu de société qu'on a toujours connu. Ceux qui ont été premiers ministres d'un président sont les hommes les plus admiratifs pendant qu'ils sont premiers ministres et les plus critiques quand ils ne le sont plus. Et je n'appartiens pas à cette catégorie.

Mais vous leur en voulez. Vous avez dit une phrase sur laquelle on va s'arrêter une seconde. Est-ce que je suis un macroniste — Vous l'êtes ou pas ? — Quand on dit macroniste, comme quand on dit capitaliste, ça a une chose... — Ou bairouiste. — Oui, il y en a quelques-uns.

Ça veut dire une chose extrêmement précise. Ça veut dire qu'on s'est engagé pour le nom qui est suivi de « East ». Et moi, je me suis engagé très longtemps avant de savoir qu'Emmanuel Macron existait. — Mais vous l'avez rejoint ? — Je ne l'ai pas rejoint.

J'ai fait une alliance avec lui. Et je ne renie pas les derniers trois jours que nous venons de vivre. Qui, parmi les chefs d'État européens, est capable d'avoir fait ce que le président de la République française a fait ?

Qui, dans les trois jours que nous venons de vivre, a réussi à insérer son pays au cœur même des décisions mondiales. Qui donne cette image de la France et permet à la France de jouer ce rôle-là Le nombre de personnes qui, depuis 24 heures, ont dit quand même « ça avait de la gueule ». Et moi je dis une chose très simple.

Je enseigne mot la raison pour laquelle je Je ne crache pas dessus et je ne… Il est à la hauteur de sa responsabilité internationale. – Je vais vous faire un aveu, je suis un peu tombé de ma chaise en lisant le passage que vous consacrez à Emmanuel Macron parce que vous dites Il est à la hauteur, il aime la France, il connaît la France contrairement à ce que beaucoup de Français peuvent penser. Mais vous dites qu'il agace, il révulse quand on l'écoute.

C'est là où je suis vraiment tombé de ma chaise. Quand on l'écoute, on en vient à penser de toute De toute façon, il va nous baiser. Alors vous mettez un...

On reconnaît assez clairement le mot. IVNB, il va nous baiser. C'est le tétragramme de la malédiction qu'il frappe.

Macron va nous j'ai essayé de comprendre d'où venait cette réticence puis quand on écrit faut bien mais pardon c'est pas du Bayrou ça dans le texte d'habitude oui mais peut-être parce que vous ne lisiez pas assez souvent et donc parce que je ne publie pas assez souvent non plus ça n'est que mon 17ème livre pourquoi j'ai essayé de comprendre ce sentiment d'agacement d'exaspération et même il y a quelque chose qui me frappe quand beaucoup des gens que nous connaissons sont convaincus par ce qu'il fait je dis ils sont convaincus par effraction ça les agace d'être convaincu. Et donc j'essaie d'expliquer ce sentiment-là. Et je donne la cause à mes yeux.

C'est que trop jeune, trop chanceux au départ trop maître des dossiers le sentiment de jamais être déstabilisé ni par les journalistes ni par ses contradicteurs et ça a fini par créer quelque chose qu'on a connu à d autres époques avec d'autres présidents c'est à dire le sentiment que au fond ce n'est pas assez fragile vous êtes d'accord si les Français n'aiment pas Emmanuel Macron, parce que ce n'est pas ce qu'ils se disent. Je ne vais pas répéter la phrase une quatrième fois. On l'a tous vu et lu.

Écoutez, je lui ai consacré deux livres qui étaient essentiellement organisés sur certaines formes d'incompréhension et d'incommunicabilité entre le président et les Français. Et je suis persuadé qu'il y a des raisons politiques, ceux qui sont ces adversaires politiques bon c'est forcément une bonne part des français soit de gauche soit de droite ou d'extrême droite bon ça c'est normal mais il ya autre chose il ya le fait que il Il apparaît comme quelqu'un qui a trop de dons, ce qui non seulement est farouche, mais révulse l'égalitarisme français. Il est plutôt bien de sa personne.

Il a passé des grands concours, il était très jeune, il a gagné de l'argent, on a l'impression qu'il a été élu la première fois, les mains dans les poches et la deuxième fois qu'il a été élu sans se donner de mal puisqu'il y avait la guerre. Le fond politique des Français, tout n'est pas négatif d'ailleurs dans ce que je vous dis, mais le fond politique des Français c'est l'égalitarisme et Emmanuel Macron, c'est une provocation pour l'égalitarisme. Il est le contraire de l'égalitarisme.

Il n'est pas par idéologie, il l'est parce qu'il est lui-même et je pense que c'est très ressenti par les Français. C'est il n'est pas comme nous, il est différent donc ça veut dire qu'il ne nous comprend pas et ça veut même peut-être dire qu'il ne nous aime pas. Il y a un mot François Bayrou.

Pardon, il y a un mot François C'est la même analyse ? Oui, pas loin. C'est pour ça que je permettais de reprendre la parole.

Il y a un mot qu'on n'a pas encore prononcé sur ce plateau ce soir et qui pourtant vous a empoisonné votre séjour à Matignon, c'est le mot « bétaram ». François Bayrou, vous y consacrez un chapitre, une quinzaine de pages pour dire « ça a été trois mois d'enfer pour moi, c'est une manipulation de la France insoumise et il n'y a pas ni de regret ni de remords dans ce livre. » Pour vous Alain Duamel, est-ce que c'est une erreur de ne pas dire aujourd'hui de ne pas faire une forme de mea culpa sur cette affaire ?

D'abord, s'il n'en avait pas parlé dans son livre, tout le monde lui serait tombé dessus. À juste titre. Ensuite, dans cette affaire qui est une affaire pénible dont je ne prétends pas connaître tous les ressorts et en particulier pas tous les ressorts locaux je pense je me trompe peut-être je pense que françois Bayrou, au départ, on a sous-estimé le poids dans l'opinion et qu'il a réagi trop tard et pas toujours comme il fallait.

Alors il y a une fois où j'ai trouvé qu'il s'était et franchement, puisque j'ai regardé du début à la fin, bien débrouillé si j'ose dire, c'est quand c'était à l'Assemblée avec les deux rapporteurs de la commission d'enquête. Il y avait les deux rapporteurs et j'ai rarement vu d'abord un match politique de cette intensité dans ma vie, pourtant je regarde ça depuis disons 1956 et j'ai rarement vu quelque chose de ce genre avec en plus une dimension psychodramatique et une dimension hyper personnelle évidente, naturelle indispensable et ce jour-là j'ai trouvé que les questions étaient très dures les Les affirmations étaient quelquefois très partiales et qu'il y avait une bagarre terrible et qu'ils faisaient face. Alors moi, j'ai ressenti ça comme il a tenu le coup en phase 2, d'autres ont certainement ressenti ça autrement, en disant que ce sont les rapporteurs qui évidemment détenaient la vérité.

Mais c'est une scène politique comme de ce genre, je n'en ai pas connu beaucoup de comparables. – François – Non, non, il faut que j'apporte mon grain de béton pour construire quelque chose. Qu'est-ce que c'est Béthara comme il y a tant et tant et tant de collèges en France dans lesquels on confiait les enfants, des garçons surtout, pour essayer de les remettre sur les rails.

Et il y a eu sans doute à l'époque des punitions physiques, des brutalités on sait bien qu'il y en a et il y a eu un certain nombre d'accusations d'atteinte sexuelle qui sont si qu'on vérifiait ignominieuse., Et que vous avez à l'Assemblée nationale, François Bayrou, ou de violences a fortiori sexuelles, — Oui, il y a des gens qui l'ont contredite. Mais elle n'est pas contredite par les faits.

J'aurais dû dire « Je n'ai aucune information autre que celle qu'il y avait dans les journaux ». Ah oui mais c'est pas pareil – Ce que vous dites, c'est des blagues., le département n'a aucune responsabilité sur les établissements scolaires. en 97, au moment où tout ça sort ? les choses exactement comme elles doivent l'être.

Quand cette affaire sort, portée par LFI, et tout le monde a vu le rôle que la France insoumise à jouer dans dans cette mise en cause. Quand cette affaire sort, mon dernier fils...

Parce que mes enfants ont été scolarisés, c'est juste à côté de chez nous. Mon dernier fils a quitté Bétaram depuis 23 ans. Et ma fille aînée a quitté Bétarame depuis 35 ans.

Et je n'ai aucune idée, cette affaire appartient pour moi à un passé extrêmement – Mais vous saviez ce qui s'était passé ? – Je savais ce qui était dans les journaux. Vous savez, vous, c'est comme si on vous disait « Qu'est-ce que vous savez sur l'affaire dramatique du petit Grégory ?

Vous ne dites rien. Pourtant, vous avez lu des milliers d'articles de journaux sur ce sujet. Alors je reviens.

Je suis ministre. J'étais ministre. On m'accuse de n'avoir rien fait j'ai pas de souvenirs mais j'ai une phrase dans laquelle je réponds à un journaliste qui m'interroge ce que l'éducation nationale devait vérifier a été vérifiée a été Une phrase d'il y a 30 ans.

Je me dis quand même, il doit y avoir quelque chose. Alors je demande à l'éducation nationale s'ils ont quelque chose parce que...

Et vous retrouvez quelque chose. Et on met un mois et demi à retrouver C'est-à-dire une inspection que j'ai demandé, dont personne ne voulait donner le contenu. Et une fois qu'on l'a, on découvre que l'inspecteur qui a passé des dizaines d'entretiens à Betaram, oui, des dizaines d'entretiens, c'est la même chose.

Cet inspecteur-là dit qu'il n'y a aucun problème à Betaram et même le climat scolaire est extrêmement...

Et j'ajoute pour être parfaitement complet, François Bayrou, sur ce rapport que l'inspecteur a reconnu des années après, que ce rapport avait été bâclé. Il a dit lui-même qu'il ne tient pas la route. Il ne tient pas la route.

Ce sont ses mots. Vous prenez. Vous voyez ça, vous essayez de reprendre des argumentaires.

Alors 30 ans après, quand l'affaire est sortie, devant des témoignages, l'inspecteur dit « j'ai pas dû faire mon travail ». Comment c'est possible qu'un inspecteur de l'éducation nationale dise « j'ai pas été à la hauteur du travail qui m'était confié ». Comment c'est possible ?

Moi, je pense qu'il s'est laissé intimider par les choses. Et ensuite, j'ai été accusé, ce qui est encore beaucoup plus fou, d'être intervenu auprès des hauts magistrats pour je ne sais pas quoi adoucir le sort. Je ne connaissais pas les magistrats en question.

Et j'ai pu faire la preuve, c'est ce qu'Alain Duhamel évoquait à l'instant. J'ai pu faire la preuve dans une confrontation qui a duré 5 heures et demie. J'ai pu faire la preuve que non seulement je n'étais pas intervenu, mais qu'on avait trouvé, que j'avais trouvé le document qui disait ce qui était intervenu et pourquoi. — Une question d'actualité.

On vous a entendu, François Bayrou, sur cette séquence de Bétharam, une question d'actualité qui concerne l'actuel gouvernement. Celui qui vous a succédé, Sébastien Lecornu, qui a annoncé par une circulaire qu'il allait tester ses ministres et également les hauts fonctionnaires pour savoir s'ils consommaient de la drogue. Est-ce que c'est, pour vous, Alain Delacom ?

Ou est-ce que c'est efficace et il faut après tout que le plan narcotrafic s'applique aussi au plus haut gradé, j'allais dire ? Je suppose que c'est de la communication politique. Bon, et l'idée paraît un peu étrange, mais je suis persuadé aussi que dans le monde politique comme dans la vie tout court, il y a évidemment des gens qui se drogue, ça j'en suis persuadé.

Et pour dire les choses, ce que je dis des hommes politiques, je le dirai de la même façon des journalistes. La première fois de ma vie que j'ai vu quelqu'un se droguer devant moi, c'était un journaliste hyper connu qui allait présenter le 13h 5 minutes après. – Vous ne dites pas le 19h de BFM, tout va bien ? – Non, non, non. – Je vous écoute. – Le 13h ? – BFM n'existait pas à cette époque-là. – Merci. – Et qui prenait de la cocaïne avant d'aller présenter le journal Le 13h.

C'est la première fois de ma vie que j'ai vu quelqu'un se droguer. Se droguer comme ça, enfin sous mon nez. Et je m'étais dit « Il est dingue.

D'ailleurs, je le pense ». – Il a raison de faire ça Sébastien Lecornu ou pas ? Vous y aviez pensé vous aussi ou pas ? – Non, vraiment jamais.

J'ai été stupéfait par cette cette annonce. Quelles sont les causes de tout ça ? Est-ce qu'il y a des éléments d'alerte ? – Il y a eu récemment, il y a quelques mois, c'est le Canard Enchaîné qui l'avait révélé, un conseiller qui avait été pris en train de consommer. – Oui. – En février ? – — Oui. — Bon.

Je crois pas que ce qui s'est passé en février soit la cause de tout ça. — Non, puis c'était un conseiller. C'était pas un ministre.

Là, il s'agit de ministres. — Mais demandez à des ministres du gouvernement et au directeur d'administration centrale et à tous les collaborateurs de ministères de faire analyser leurs cheveux, j'imagine, ou leur salive. C'est la salive.

C'est...

Il y a quelque chose de... qui laisse interrogative dans tout ça.

Et d'ailleurs, après, comme Alain Dehamel le disait, on va demander ça aux médias aussi. Alors je m'empresse de dire que non seulement j'ai jamais consommé de drogue mais je n'en ai jamais vu la question ne vous était pas posée merci beaucoup françois bayrou ça s'appelle dans votre sourire non non non non non je me serais pas bien alerte sur la france qui vient c'est aux éditions de l'observatoire votre livre Bonjour François Bayrou, merci d'être venu ce soir sur ce plateau. Merci Alain Doamel.

La canicule, la barre des 40 degrés franchie