Nicolas Dupont-Aignan propose la suppression du droit du sol en Guyane.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse partielle
Si on vous l'avait proposé, vous seriez allé à Moscou serrer la main de Vladimir Poutine ?
- 0:24RelanceÉludée
Que pensez-vous de ceux qui ont parlé à propos de cette visite et de cette rencontre Le Pen-Poutine d'allégeance ?
- 1:29OuverteRéponse directe
En janvier, vous disiez que ce serait l'un des axes principaux de votre campagne : la question migratoire.
- 1:40RelanceRéponse partielle
Vous semblez croire à la théorie du grand remplacement ?
- 3:10RelanceÉludée
Tweet du 17 janvier : 'En 2016, les socialistes compensent la baisse de la natalité par l'invasion migratoire.'
- 3:46OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'un jour, en France, on peut poser les problèmes tels qu'ils sont ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:54Invité politiqueChiffre
« J'ai simplement dit à la lumière des chiffres objectifs de 2016, où la natalité s'est effondrée, 198 000 excédents de naissances sur les décès en 2016 contre 300 000. »
- 2:07Invité politiqueChiffre
« Donc 100 000 de moins en 10 ans. »
- 2:16Invité politiqueFait
« François Hollande a pris la responsabilité d'affaiblir notre démographie. »
- 4:08Invité politiquePromesse
« Je propose d'aider l'Afrique. Je suis le seul qui en parle. C'est-à-dire un vrai plan pour le développement de l'Afrique européen. »
- 4:15Invité politiqueChiffre
« Au lieu de donner 1000 milliards d'euros aux banques chaque année, je propose qu'il y ait une vraie aide pour l'Afrique. »
- 4:30Invité politiquePromesse
« Je propose de supprimer les aides sociales pendant 5 ans pour les étrangers, pour qu'ils contribuent à la collectivité avant de recevoir des prestations. »
- 5:35Invité politiqueChiffre
« J'ai proposé 100 000 au lieu de 200 000, ce qu'il y avait sous Jospin Chirac. »
- 6:51Invité politiqueFait
« Il est radié. »
- 7:31Invité politiqueChiffre
« En supprimant ce vaccin qui était à 7 euros par hasard, ils ont proposé un vaccin à 42 euros. »
- 12:07Invité politiqueFait
« J'ai rédigé un rapport parlementaire. J'ai été élu député de l'année en 2013 grâce à ce rapport sur les paradis fiscaux. »
- 12:21Invité politiquePromesse
« Il faut un moment taper du poing sur la table. Et c'est pour ça que je propose une refondation de l'Europe. »
- 12:40Invité politiqueFait
« On a mis M. Juncker, qui était l'ancien Premier ministre luxembourgeois, qui a pendant des années organisé ce dumping fiscal à la tête de la Commission. »
- 13:43Invité politiqueChiffre
« Je prévois de récupérer 20 milliards d'euros sur la fraude à la TVA. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan71 %
- Présentateur13 %
- ?6 %
- Invité4 %
- Invité 22 %
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Le 7-9, Patrick Cohen,
sur
France Inter. Bonjour Nicolas Dubon-Aignan. Bonjour Patrick Cohen. Si on vous l'avait proposé, vous seriez allé à Moscou serrer la main de Vladimir Poutine ?
Pas
en période électorale,
mais parce que je pense que, en tout cas, la place d'un candidat à
l
'élection présidentielle, c'est auprès des Français. Ou alors, il faut passer beaucoup de temps à l'étranger, parce que j'aimerais serrer la main à beaucoup de dirigeants.
Que pensez-vous de ceux qui ont parlé à propos de cette visite et de cette rencontre Le Pen-Poutine d'allégeance ? François Bayrou, par exemple, a parlé d'allégeance, non ? C'est complètement excessif.
En vérité, encore une fois, la campagne aborde des faux sujets, polémiques,
qui
n'ont aucun intérêt. La vraie question, c'est comment on va résoudre les problèmes des Français ? Les problèmes quotidiens, pouvoir d'achat, impôts, sécurité. Écoles publiques, hôpital public. Je suis candidat, parce que je suis différent des autres.
Je
suis maire d'une ville de banlieue depuis 20 ans. Je vois à quel point nos dirigeants politiques sont déconnectés de tout. D'ailleurs, ils ne parlent que d'eux, que de leurs problèmes, de leurs affaires. Tout ça ne m'intéresse plus du tout. Et la seule chose qui m'intéresse, c'est d'offrir aux Français un programme pour résoudre leurs problèmes.
Bon, alors, votre programme, on va en parler. En janvier, il y
a
un aspect de votre programme, vous ne l'avez pas cité à l'instant. En janvier, vous disiez que ce serait l'un des axes principaux de votre campagne.
C
'est la question migratoire. Vous avez un programme copieux de fermeture des frontières, de contrôle, d'expulsion. Mais votre particularité, c'est que vous semblez croire
à
la théorie du grand remplacement. Vous pensez que la gauche veut délibérément remplacer ce qu'on appelle les Français de souche par
des immigrés ? Je n'ai jamais dit ça, vous êtes dans la caricature totale. J'ai simplement dit ce que ressentent tous les Français sur notre territoire. J'ai simplement dit à la lumière des chiffres objectifs de 2016, où la natalité s'est effondrée, 198 000 excédents de naissances sur les décès en 2016 contre 300 000. Donc 100 000 de moins en 10 ans. J'ai simplement dit qu'en détruisant la politique d'aide aux familles natalistes, qui avaient survécu d'ailleurs sous Mitterrand, comme sous tous les présidents, François Hollande a pris la responsabilité d'affaiblir notre démographie. Donc c'est notre système de retraite qui à terme sera affaibli.
Les familles françaises aimeraient avoir un peu de pouvoir d'achat pour vivre. Et j'ai simplement dit que quand les flux migratoires devenaient supérieurs à
l
'excédent des naissances, eh bien le pays changeait de population. et élu de banlieue, tous les jours, je vois les dégâts d'une absence d'assimilation. Je crois à l'assimilation républicaine, à l'école publique. Je veux tout simplement que mon pays ait les moyens d'assimiler ceux qui arrivent sur notre sol. Et encore une fois, dès qu'on parle bon sens dans notre pays, dès qu'on veut résoudre les problèmes, c'est-à-dire tout simplement en disant on va freiner l'immigration fortement pour pouvoir intégrer ceux qui sont sur notre sol, pour pouvoir redonner une espérance, une dignité aux enfants d'étrangers qui sont français,
eh
bien tout de suite on vous caricature, grand remplacement, machin.
C'est vous qui avez parlé de remplacement ?
Non, jamais.
J
'ai
dit... Tweet du 17 janvier, vous commentez le bilan des monarchiques
de l'INSEE. En 2016,
les socialistes compensent la baisse de la
natalité... Changement de population.
...par l'invasion migratoire.
Oui, changement de population. Le changement de population, c'est maintenant. C'est pas le grand remplacement. Oui, le changement... Vous cherchez des
polémiques là où il n'y
en
a pas.
C'est l'idée. Ça vous fait
plaisir. D
'abord,
vous avez parlé vous-même de remplacement au micro de
France Info.
De
remplacement
progressif. Et j'ai dit justement, si vous aviez écouté, que
ça peut
alimenter des thèses qui sont excessives. Et j'ai parlé de thèses excessives. Est-ce qu'un jour, en France, on peut poser les problèmes
tels
qu'ils sont et pas tels qu'une certaine intelligentsia ne veut pas voir ? Il y a un problème migratoire en France.
Une invasion migratoire ? Il y a une invasion
migratoire en Europe.
C'est vrai qu'on
est le pays de l'OCDE, l'un des pays
de l'OCDE qui accueille le moins d'immigrés. C'est votre choix. C'est pas un choix, c'est un
fait, monsieur
Dupont-Aignan.
Moi, j'ai une autre vision des choses. Comme beaucoup de Français, il suffit d'aller dans un hôpital. Il suffit d'aller partout dans notre pays. Tous les Français le ressentent. Et je ne propose pas la fermeture. Je propose d'aider l'Afrique. Je suis le seul qui en parle. C'est-à-dire un vrai plan pour le développement de l'Afrique européen. Au lieu de donner 1000 milliards d'euros aux banques chaque année, je propose qu'il
y ait
une vraie aide pour l'Afrique, pour stabiliser les populations, notamment l'agriculture africaine. Il n'y
en
a pas un candidat qui en parle. Je propose de contrôler nos frontières nationales, car c'est quand même la moindre des choses de savoir qui rentre chez soi. Et je propose de supprimer les aides sociales pendant 5 ans pour les étrangers, pour qu'ils contribuent à la collectivité avant de recevoir des prestations. Et c'est un plan équilibré. Je ne propose d'ailleurs pas l'arrêt de l'immigration, parce qu'il
y
a les étudiants qui arrivent, parce qu'il est normal qu
'il y ait des étrangers qui arrivent sur notre sol. Quand on lit l'ensemble de vos mesures. Interdire les mariages
avec les étrangers en situation irrégulière.
Voter
un plafond d'immigration. Durcir les règles du regroupement familial. Refonder le droit d'asile. Durcir les conditions d
'accès à la
naturalisation.
Supprimer l
'enseignement des langues et des cultures d'origine primaire.
La double peine automatique. C'est bien, je suis
ravi que vous fassiez l'énoncé de mon programme. Je
l'assume totalement.
Il est temps de changer avant que notre pays parte dans le décor. Et je pense que la priorité absolue, c'est de donner un boulot
aux
enfants de nos banlieues, comme au monde rural, qui sont en train de crever. La priorité absolue, c'est de réconcilier les Français. Et nous ne pourrons réconcilier les Français que si nous bloquons l'immigration à un flux raisonnable annuel. J'ai proposé 100 000 au lieu de 200 000, ce qu'il y avait sous Jospin Chirac. Ça ne me paraît pas excessif. Il n
'y a
pas d'immigration zéro, mais il n
'y
a pas non plus l'anarchie qui règne aujourd'hui. Il suffit d'aller le long des autoroutes où vous avez des pauvres gens qui dorment sous des tentes. Si c'est ça le modèle républicain, eh bien continuons. Continuez avec M. Macron ou comme ça. Mais moi, ce n
'est
pas ma tasse de thé.
En
tout cas, pour terminer sur cette
idée, cette polémique du remplacement
ou du remplacement, ça n'est pas, à vos yeux, un choix délibéré, planifié, comme les
adhètes de la
théorie le pensent
?
C'est l'inconscience de beaux esprits qui vivent dans les beaux quartiers et qui ne reçoivent jamais chez eux ceux qu'ils font accueillir par les autres, et notamment les catégories les plus modestes de notre pays, qui souffrent, les chômeurs, les ouvriers, qui eux n'ont plus rien. Et qu'ils doivent accueillir toujours plus, c'est triste.
Voilà. Bon. Alors, tout autre sujet. Il
y
a un personnage à qui vous avez serré la main ces derniers jours. Vous vous en félicitez sur votre blog, c'est pour ça que je vous en parle. C'est le professeur Joyeux, le héros des anti-vaccins, qui dites-vous mène un combat exemplaire et dont vous êtes fiers d'avoir signé la pétition. Vous saviez qu'il est interdit d'exercer la médecine ? Non, mais il n
'est
pas du tout interdit.
Il est absolument interdit. Il est une procédure devant
le Conseil de l
'Ordre. Il
est radié. Et il n'est pas du tout radié. Il
est en
appel. Si je peux terminer.
Qu
'est-ce qu'il dit ? Il dit que l'industrie pharmaceutique, avec la complicité du ministère de la Santé, a cessé la production d'un vaccin obligatoire qu'il faut administrer à nos enfants, qui est le vaccin traditionnel diphtérie, tétanos, polio. Comme par hasard, ce vaccin a disparu des pharmacies. D'ailleurs, le Conseil d'État... Comme
par hasard, c'est-à-dire qu'il y a... Si je peux
terminer ma phrase. Comme par hasard, si on peut avoir un raisonnement.
Comme
par hasard, ce vaccin a disparu des pharmacies. Et le Conseil d'État, d'ailleurs, vient de donner l'ordre au gouvernement et à l'industrie pharmaceutique de le fournir. Parce que, en supprimant ce vaccin qui était à 7 euros par hasard, ils ont proposé un vaccin à 42 euros, qui oblige à vacciner avec 6 vaccins l'exavalent, notamment l'hépatite B, qui n'est absolument pas nécessaire pour les enfants, et qui présente des risques.
Alors, c'est la question des
risques. Si je peux terminer ma phrase, je tiens à la vaccination obligatoire sur les vaccins éprouvés, mais, comme lui, et comme un million de Français qui ont déjà signé sa pétition, j'estime que l'industrie pharmaceutique n'a pas à imposer la vaccination de nos enfants, de nos bébés, sur des vaccins qui ne sont pas rendus obligatoires par l'État. Et je crois que ce sont des sujets graves de santé publique que l'avidité d'une certaine industrie pharmaceutique, l'avidité d'argent, les complicités au sein du gouvernement font que le Conseil d'État a condamné le gouvernement sur ce point. Il n'y a rien d'exceptionnel. Moi, je souhaite qu'il y ait une liberté minimum.
Les vaccins non obligatoires ne doivent pas être administrés de force à nos enfants. C'est point, c'est tout. Il n
'y a
rien d'exceptionnel.
Le point
sensible, c'est qu'il n'y a aucune preuve scientifique des dangers
que vous soulignez, Nicolas Dupont. Et ça a été souligné, c'est dans
les motifs de la radiation de l'ordre des
médecins. C'est-à-dire qu'il a été
radié pour avoir proféré des
contre-vérités sans preuve
scientifique et dangereuses pour la
population.
C
'est pas
vrai. Si je peux continuer,
c'est curieux,
c'est que les vaccins à l'aluminium, que conteste le professeur Joyeux, ont été interdits aux États-Unis pour les chiens et les chats tellement ils avaient des effets cancérogènes. Alors, en 95.
Donc,
il faut arrêter. Vous devriez à ce micro des spécialistes sérieux de vaccins. Nous avons fait une
émission complète
à 8h20 sur ce sujet. Non
pas avec un ancien cancérologue, un cancérologue à la retraite qui ne fait pas un expert en vaccinologie, Nicolas
Dupont. Mais bien sûr,
des experts en vaccinologie payés par les laboratoires pharmaceutiques, on sait comment ça marche. Et je trouve regrettable que vous relayiez des laboratoires pharmaceutiques. Les complots sont partout. Il n
'y
a pas de complot.
Et nous sommes manipulés par les laboratoires pharmaceutiques.
Vous feriez mieux d'être un peu plus prudent, M. Cohen, sur ce que vous dites, parce que là, c'est la santé de nos enfants qui est en jeu. Et je crois justement qu'il y
a
besoin d'un président de la République, et c'est pour ça que je suis candidat, qui n'est pas à la merci des lobbies. Et je regrette que France Inter, dans cette affaire, soit à la merci des lobbies. Par votre intermédiaire. Vous agitez des peurs,
Nicolas Dupont. Je n'agite pas des peurs, je
dis des vérités. Et en tout cas, la parole est libre en France. Et je serai le président, justement, qui ne sera pas à la merci des lobbies, des intérêts, qui gouvernent la France depuis tant d'années, que ce soit la grande distribution, l'industrie pharmaceutique et les autres. Et il serait temps, dans notre pays, que le pouvoir politique soit indépendant.
Nicolas Dupont-Aignan, invité de France Inter.
On
vous retrouve dans quelques minutes avec les appels des auditeurs d'Inter. Il est 8h31. L'Outre-mer, ça vous intéresse, Nicolas Dupont
-Aignan ? Oui, j'ai été
à La Réunion et à Mayotte. J'ai vu à Mayotte, notamment, ce qui se passe en Guyane. La démission de l'État, l'insécurité, le laxisme judiciaire, l'absence de contrôle des frontières. Et ce sont des femmes maoraises, pour vous raconter, qui d'ailleurs soutenaient Ségolène Royal, qui me soutiennent aujourd'hui, car elles me disaient à quel point elles étaient écoeurées de voir l'État du côté des voyous et pas du côté des honnêtes gens. Pour le contrôler. C'est la même chose en Guyane. Il
y
a un problème de sécurité absolument démentiel.
Mais ça fait
des années que ça dure. Oui,
ça fait des années aussi que les frontières sont immenses et très difficilement contrôlables.
Il faut supprimer
le droit du sol à Mayotte et en Guyane. Il faut que les gens qui arrivent sur ces territoires sachent à l'avance qu'ils ne seront pas français automatiquement. Il n
'y
a pas d'autre solution. Il faut ensuite rétablir l'ordre,
c
'est-à-dire avoir une justice qui enfin punit. J'avais un message de notre représentant en Guyane ce matin qui me disait d'un exemple, un délinquant chevronné qui a été libéré après des actes très graves par la justice. C'est cet état de délabrement de l'État qui existe d'ailleurs dans nos banlieues, qui existe en Guyane, qui existe ailleurs, qui fait que ce sont les honnêtes gens qui n'en peuvent plus. Et moi j'aimerais là aussi, plutôt que de parler de Moscou, qu'on parle déjà de ce qui se passe dans nos quartiers. Et si on voyait la réalité de ce qui se passe, les mesures qu'on peut prendre, parce qu'on peut prendre des mesures simples, et j'en propose dans mon livre,
j
'en propose dans mon projet. C'est tellement quand même simple de faire rétablir la sécurité dans notre pays si on le voulait.
France Inter,
le
7-9, intervenez.
Au 01-45-24-7000, Thomas nous appelle de Paris. Bonjour Thomas.
Oui,
bonjour.
Nous vous écoutons.
Oui,
alors je voulais poser une question toute simple à monsieur Dupont-Aignan. Bonjour monsieur. Bonjour, qui est la question de l'évasion fiscale. L'actualité du jour nous le démontre une fois de plus.
Plus,
malheureusement, les grandes entreprises sont devenues des championnes de la fuite devant l'impôt, ce qui pose un problème de plus en plus grave, me semble-t-il, pour nos finances publiques. Et comment pensez-vous pouvoir régler un tel problème
?
Merci. J'ai rédigé un rapport parlementaire. J'ai été élu député de l'année en 2013 grâce à ce rapport sur les paradis fiscaux. Il y
a
des mesures très simples à prendre, notamment de rompre les relations avec les pays de l'Union européenne qui se livrent à un véritable pillage. Le Luxembourg, l'Irlande, qui ont négocié des accords, vous savez, les fameux rescrits, à 0% pour certaines grandes entreprises multinationales. Il faut un moment taper du poing sur la table. Et c'est pour ça que je propose une refondation de l'Europe. On me critique toujours comme anti-européen. Non, l'Europe est en train de mourir de ce jeu absolument scandaleux.
Et
d'ailleurs, on a mis M. Juncker, qui était l'ancien Premier ministre luxembourgeois, qui a pendant des années organisé ce dumping fiscal à la tête de la Commission. Donc, il faut revoir les relations et conditionner le libre-échange au respect de règles minimum. Et puis, deuxième point, je pense qu'il faudra aller vers une taxe au chiffre d'affaires de plus en plus pour ces grands groupes qui ne payent pas d'impôts et parallèlement baisser l'impôt sur nos PME qui investissent en France.
Moi, tout mon programme économique, c'est la relocalisation, c'est-à-dire un système fiscal de division par deux de l'impôt sur les sociétés, mais uniquement pour les entreprises qui investissent dans le pays. Et c'est ce que font les États-Unis, c'est ce que font tous les pays dans le monde qui ont compris que la mondialisation, si on voulait avoir des richesses dans notre pays, des usines dans notre pays, des centres dans notre pays, il fallait différencier la pression fiscale. Et nous, on fait l'inverse. On accable d'impôts les PME, les artisans, et on exonère d'impôts les multinationales et les travailleurs détachés. Il ne
faut
pas s'étonner qu'on ait une hémorragie d'emploi dans notre pays. J'ajoute dernier point, que je prévois de récupérer 20 milliards d'euros sur la fraude à la TVA, les escroqueries à la TVA, qui sont considérables, alors que d'autres pays, comme la Belgique même, comme l'Allemagne, ont réussi à éradiquer ce fléau. Mais pour ça, ils s'en sont donnés des moyens, notamment des moyens techniques, je ne reviens pas dessus, croisement de fichiers, etc.
Pour faire payer les multinationales qui organisent leur évasion fiscale ou leur optimisation fiscale, est-ce que l'Europe n'est pas mieux armée que les pays,
que la France notamment ? Mais l'Europe s'y
est dirigée, pas l'Europe s'y est le cheval de Troie de la finance. Et c'est tout l'enjeu. Ça fait depuis 2005. En 2005, on a voté contre.
C
'est majoritairement 55% de Français. On dit que
ça
ne peut pas durer. Les gouvernements socialistes républicains n'en ont pas tenu conséquences. Le résultat aujourd'hui, c'est qu'on a une Europe qui joue contre les peuples, contre l'emploi et qui nourrit la misère. Il y a deux solutions. Soit on continue. C'est M. Macron, M. Fillon, ils veulent encore plus de cette Europe-là. Soit on casse tout. C'est Mme Le Pen. Moi, j'ai un projet très simple de renégociation et j'ai rédigé un traité. J'invite les auditeurs à le lire sur Internet. Est-ce qu'un jour, en France, on peut avoir du bon sens et vouloir changer le fonctionnement de cette Europe ? Mais pour ça,
il
faut avoir le courage de dire à nos partenaires si vous ne l'acceptez pas, on s'en va. Il faut un chantage. C'est ce chantage, d'ailleurs, j'en ai un autre qui le proclame.
C
'est M. Mélenchon. Autant être honnête et le dire. C'est soit on change,
soit on s'en va.
Mais tant qu'on n'aura pas un président qui a le courage de le faire, vous continuerez à souffrir avec ces gens-là. Et je mets en garde les Français. Il reste 27 jours. Si on continue comme ça, c'est M. Macron qui va être élu. Ce serait le pire président pour la France parce que ce serait le petit télégraphiste du système international, bancaire, européen, qui nous tue. Et la loi travail qu'il a imposée, ce sera... C'est rien à côté de ce qu'il prépare. Et M. Fillon pareil, d'ailleurs.
Ce que vous nous dites est une indication de votre choix au cas de second tour.
Pas du tout. Je suis
candidat pour battre M. Macron. Et je remarque
que
ni M. Fillon ni Mme Le Pen ne sont en position de le battre. Et je dis aux Français n'écoutez pas les sondages, rejoignez-moi, parce qu'on peut y arriver. On peut y arriver. Et je suis absolument certain que rien n'est joué aujourd'hui. La moitié de nos concitoyens n'ont pas tranché. Je les invite à lire mon programme. Je les invite à se libérer de la tyrannie, de la tyrannie médiatique, des sondages, de la pensée unique qui veut nous imposer un candidat. Un candidat. Il
n
'y a que M. Macron, M. Macron, M. Macron. Tout le monde a oublié son bilan. Il a gouverné pendant 5 ans.
Bon,
on ne
veut
rien vous imposer du tout. Et on n'a pas cité de sondage depuis le début de cette émission. Pas vous. Pas
vous particulièrement aujourd
'hui. Florent nous
appelle depuis... Vous reconnaissez
qu'il
y a
une petite musique dans le pays qui fait oublier qui est M. Macron.
Florent nous appelle depuis... Bonjour Florent.
Oui, bonjour.
Nous
écoutons. Bonjour. Je vous appelle parce que ce que je constate sur les questions agricoles,
c
'est que ce qui est proposé au niveau national, c'est encore plus d'OGM cachés, encore plus de pesticides et toujours plus de grands projets inutiles qui consomment énormément de fonciers et qui obèrent notre possibilité de vraiment développer de l'agriculture. Et je constate que les décisions qui vont dans ce sens-là ne sont pas les décisions qui sont attendues par les gens au niveau national. Et pourtant, ces décisions sont quand même prises. Et elles sont prises parce qu'elles sont prises dans des petits cercles fermés. Donc vous avez beaucoup parlé des lobbies. Elles sont prises dans des petits cercles fermés entre le syndicat majoritaire et les pouvoirs publics.
Et donc moi, ma question, elle est très claire. Est-ce que si on souhaite se passer des lobbies, est-ce que dans la France que vous pourriez présider, on prendra ces grandes décisions agricoles et alimentaires beaucoup plus démocratiquement avec les Français dans des conseils citoyens, dans des choses qui respirent beaucoup plus dans une démocratie agricole qui vit beaucoup plus
?
Merci Florent. Nicolas Dupont-Aignan.
Il
y a deux aspects. Et monsieur a raison. En fait, il y
a
un lien très clair entre un syndicat majoritaire qui a étouffé et qui a pris son pouvoir au ministère de l'Agriculture et moi, je suis très proche d'un syndicat opposé à la coordination rurale et de l'autre côté de décisions européennes délirantes, notamment la suppression des quotas laitiers qui aboutit et des prix garantis qui aboutit à ces fermes industrielles sur le modèle polonais, allemand et des Pays-Bas. Ajoutez à cela la signature du CETA, vous savez, l'accord de libre-échange avec le Canada. je remarque là aussi que les socialistes et les républicains sont d'accord avec ce CETA qui va importer de la viande de bœuf aux hormones bourré d'antibiotiques et 40% moins cher.
Si
vous voulez préserver le modèle auquel je tiens d'une agriculture de terroir, une agriculture qui doit s'orienter vers la qualité alimentaire, il faut restaurer des barrières. Ce qu'avait imaginé d'ailleurs le général de Gaulle avec Adénauer qui était la PAC, mais la PAC
premier
régime,
c
'est-à-dire une préférence communautaire. Oser dire que si on veut éviter la baisse de qualité et j'allais dire l'agriculture mauvaise qui d'ailleurs met en danger la santé, eh bien il faut revoir les règles européennes, reprendre en main le pouvoir au niveau national. Ça ne veut pas dire ne pas travailler avec nos voisins parce que ce que dit monsieur au téléphone, des Italiens, des Espagnols, des Allemands pensent la même chose. Simplement, on a laissé le pouvoir à des gens non élus. La commission de Bruxelles, la Banque centrale, la Cour de justice. Ils ne sont pas élus. Donc il n
'y a
pas de contrôle. Moi je veux une Europe des nations, des démocraties qui travaillent sur la base de coopération. Et je veux le dire, on peut avoir une agriculture différente.
D
'ailleurs la preuve, c'est qu'on importe du bio.
C
'est complètement délirant de se dire que nous, avec les meilleures terres d'Europe, on importe du bio. Donc il faut tout réorienter. Mais ça veut dire des prix garantis, des organisations de marché. Le Canada là, et lisez monsieur sur internet mon programme, vous verrez que nous avons un programme agricole différent. Mais pour ça, il faut reprendre le pouvoir.
Question de
Thomas
Legrand. Oui, depuis tout à l'heure, quand on vous écoute, on entend bien des résonances entre ce que vous dites et ce que peut dire Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon dans des domaines différents. Qu'est-ce que vous pourriez dire, puisque vous avez l'air d'être dans la même sphère idéologique, qu'est-ce que vous pourriez dire pour vous différencier de ces deux-là ? Mais
vous
savez, les électeurs qui déjà votent pour moi le million qu'a voté pour moi au régional et plus qui annoncent voté pour moi déjà la présidentielle, ils voient très bien la différence. Il suffit de comparer, les gens sont intelligents, il suffit de comparer les comportements, les programmes. Je ne rase pas gratis. Monsieur Mélenchon dit on va augmenter le SMIC, Madame Le Pen dit on va baisser l'âge de la retraite et demain ça va être magnifique. Moi je dis, on peut reprendre le pouvoir en France, on peut le rendre aux Français, on peut moraliser la vie politique, on peut rétablir l'ordre, on peut créer de l'emploi avec du bon sens et j'ai un programme de rupture sérieuse.
Vous savez, il y a trois candidats qui peuvent nous débarrasser de ceux qui tuent la France à petit feu. C'est Madame Le Pen, Monsieur Mélenchon et moi-même. Et bien entre les trois, c'est peut-être parce que c'est moi, je pense que je suis le plus à même de mettre en oeuvre un programme sérieux et de rassembler les Français car je suis convaincu qu'on ne redressera pas la France en les divisant en les antagonisant, si je n'aime pas ce terme qui n'était pas très français. C'est-à-dire que je pense que les Français attendent une rupture sérieuse.
Et je suis le seul à la proposer.
Ce qui veut dire, Monsieur Dupont-Aignan, c'est que si par hasard l'un des deux autres, mais pas vous, était au second tour, Monsieur Mélenchon ou Madame Le Pen, vous appelleriez face à Monsieur Fillon ou Monsieur Macron à voter pour lui.
Mais je ne
me positionne pas dans ce cas de figure parce que je suis candidat pour éviter ce piège,
ce
dilemme que ne supportent plus les Français. Il y
a une évangélité qu'on peut envisager
quand même. Je ne l'envisage pas et je dis aux Français de la rejeter et de me suivre. Et il reste quatre semaines et je peux être la surprise. Et je suis convaincu qu'on va changer les choses. Et donc moi, je ne veux pas ce second tour. Et il y a des millions de Français qui commencent à réaliser avec effroi qu'ils auraient à choisir entre Macron et Le Pen. Et bien à ces millions de Français, je leur dis, il vous reste quatre semaines pour l'éviter, suivez-moi, point. Vous savez, dans la vie, il y a des choix. Les Français, maintenant, doivent se réveiller.
Il
faut se réveiller, les amis. Parce que sinon, nous allons subir soit 50 plus, Monsieur Macron, soit partir à l'aventure. Et bien je souhaite qu'il y ait une rupture sérieuse. Et c'est possible. Et pourquoi tous les pays du monde essaieraient de nouvelles voies et nous, on serait coincés à subir notre destin. Je ne veux pas subir le destin de la France. et je suis convaincu qu'on peut s'en sortir. Lisez mon programme et puis vous décidez. Le bulletin de vote, c'est une arme révolutionnaire. Et bien, utilisons le bulletin de vote et ne vous abstenez pas. Parce que vous savez ce qui
se passe ? Les pays du
monde essayent une nouvelle voie. Donald Trump, par exemple, c'est une nouvelle
voie qu'on devrait essayer.
C'est la voie qui a été rendue obligatoire par la corruption généralisée de l'ère Clinton, mais qui aboutit justement à des excès parce qu'il n
'y a
pas eu quelqu'un comme moi à l'époque qui a permis une voie de libération tranquille. Et je suis convaincu que mon programme sur l'emploi, l'école publique, on n
'a
pas parlé de
l
'hôpital, qui est en train de crever la sécurité sociale, qui est notre bien à tous. Vous
reviendrez, Nicolas
Dupoignon. Le handicap... Un dernier mot sur l'école,
parce que vous parlez de l'école, c'est une curiosité. Jean-Paul Brighelli, il n'est plus avec vous ? Jean-Paul Brighelli, vous savez, c'est
un
fort caractère.
Il
était
délégué à l'instruction. Il a
quitté, il est parti, Qu'importe. Je m'en fiche complètement. Ce
qui importe pour moi, c'est
lire mon programme sur les savoirs fondamentaux. C'est l'unité de
l
'école de la République. Alors que M. Macron et M. Fillon veulent casser le modèle de l'éducation nationale, moi je veux revenir à l'instruction publique. Savoir, mérite, effort, bourse, faire confiance aux enseignants. On a une éducation nationale absolument magnifique. Si on s'appuyait sur les enseignants et si on élevait le niveau, c'est-à-dire une exigence pour nos gamins. D'accord.
Et ça c'est l'essentiel. Jean-Paul Briguelli
est séilliste spécialiste et question de
l'éducation auteur de La Fabrique du Crétin.
Et bien il a écrit une très belle chose.
Voilà, mais il est
plus belle
chose. Dans un instant, on va accueillir Augustin Trapenard. 9h moins 5, bonjour Augustin Trapenard.
Vous avez une
question pour notre
invité ? Oui, bonjour Ducrédu. Bonjour Monsieur.
J'ai lu, dans une certaine délectation hier, cet article du JDD qui détaille, vous savez, les livres, les films, chanteurs, peintres, séries préférées, Mathis Malraux et puis un film de 1989 de Bertrand Tavernier. Alors ça témoigne, à mon avis, d'un goût certain, mais ce n
'est
pas non plus très contemporain. Je vous rassure, vous n'êtes pas le seul, mais je vous pose quand même la question, manifestement, la culture et l'art, c'était mieux avant Nicolas Dupont.
Non,
pas du tout, vous me connaissez mal. Si vous venez dans ma ville, j'ai réhabilité la propriété Caillebotte, on a des biennales de sculptures contemporaines, on a des expositions de jeunes artistes.
La Caillebotte était à hier.
Voilà,
c'est ça. Simplement, j'ai des goûts éclectiques, j'ai cité des oeuvres, on me demandait celles qui m'avaient le plus marqué. Il y en a des récentes qui me marquent aussi. Vous savez, attention là aussi à la caricature.
Mais vous savez, Barbara, c'est une grande...
Je
le sais bien.
C'est la poésie de la langue française, c'est extraordinaire. J'ai cité Barbara, mais j'en aime beaucoup d'autres. Voilà.
Si Nicolas Dupont-Aignan, il me semble me souvenir que comme François Fillon aujourd'hui, en 2012, vous aviez expliqué que vous pensiez que votre téléphone était sur écoute. Oui, oui, oui. Vous l'aviez dit.
Je
pense. Mais je
vais vous dire... Et
vous pensez que c'est toujours le
cas ?
Je n'en sais rien. Je pense que quand on est un responsable public,
on
sait que tout ce qu'on fait est connu et on s'attache à être exemplaire. Et on n'essaye pas d'inventer des théories du complot permanente. Moi, ce qui me désole dans la campagne d'aujourd'hui, c'est que là, on est à 27 jours du scrutin et on est reparti sur du délire intégral. Il ne parle que d'eux.
Il
ne parle que d'eux. et jamais des Français. Moi, je veux parler des Français. Point. Tout le reste ne m'intéresse pas.
Merci Nicolas Duvoignan d'être venu ce matin au micro de France. Sous
-titrage Société Radio-Canada Merci.
Nicolas Dupont-Aignan