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interviewLCP (sur YouTube)· 16 janvier 2026 26 min

Quelle issue pour le budget 2026 ? | Parlement Hebdo - 16/01/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous. Très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de "Parlement hebdo". L'émission qui vous refait vivre les rebondissements de l'actualité au Gouvernement. - Un débat entre député et sénateur.

Aujourd'hui nous accueillons Romain Eskenazi. Face à vous, Alain Joyandet, sénateur de Les Républicains et ancien ministre de Nicolas Nicolas Sarkozy. - Cette semaine, le Gouvernement siffle la fin des débats budgétaires à l'Assemblée nationale.

Le Gouvernement va passer en force et tranchera entre le recours aux ordonnances et le 49.3 avec le risque d'être censuré. On évoquera aussi la situation internationale tendue et la répression sanglante des manifestations en Iran.

Des milliers de personnes ont été tués. - D'abord, le budget avec cette interruption des débats à l'Assemblée nationale. - Le Gouvernement dit stop aux débats budgétaires à l'assemblée par la voix du ministre des relations avec le Parlement, Sébastien Lecornu a décidé d'interrompre les débats qui devaient se poursuivre vendredi et lundi. - Malgré la volonté constante du Gouvernement de créer les conditions d'un vote sur le projet de loi de financement de l'Etat pour 2026, nous constatons que ce vote ne pourra pas avoir lieu. - Quelques heures plus tôt, Amélie de Montchalin avait dû préciser en séance les deux options sur la table pour que la France ait un budget en 2026. - Le 49.3, effectivement.

Au bout de 70 jours, il y a cette option d'ordonnances qui est une option qui n'a jamais été utilisée mais qui, pourtant, est une option que le Gouvernement pourrait activer. - Le Gouvernement estime que c'est l'opposition du RN et de LFI qui empêche de tout avancer. - Le Rassemblement National a accusé Matignon de les mettre en cause pour leur incapacité. - Ce n'est pas la faute de l'opposition, c'est parce que la majorité absolue du PS jusqu'au LR est incapable de se mettre d'accord. - Le président de la commission des finances a dénoncé un jeu de dupes. - Le Gouvernement joue avec le Parlement de manière éhontée. - Le Premier ministre doit prendre la parole pour présenter des mesures de compromis qui seront soient retenus dans les ordonnances soient dans le texte qui passera avec le 49.3, avec le risque de se faire censurer. - Romain Eskenazi, majorité impossible sur le budget, le Gouvernement doit passer en force ? - Manifestement.

Moi je ne mettrai pas forcément la faute sur LFI et le RN. On sait qu'ils sont dans l'opposition. Mais dans l'absolu, il n'y a pas besoin ni de l'un ni de l'autre pour arriver à un compromis sur le budget.

Le jeu d'équilibriste très compliqué c'est d'arriver à tenir LR et les écologistes. Pour que le budget passe, il faut que tous les députés LR votent et qu'une partie des écologistes s'abstienne. Mais dès qu'il fait un par un vers la gauche, il part des LR, et qu'il fait un pas vers la droite, il perd des écologistes.

Il est donc obligé de recourir au 49.3. - Justement, Alain Joyandet, est-ce qu'il y a une responsabilité de la part des républicains qui, dès le début du budget du débat, on refaisait un compromis avec la gauche ? - La responsabilité est sans doute partagée.

Il y a une coalition. Il n'y a pas de majorité absolue. Ils doivent se mettre d'accord sur un texte minimal.

C'est très triste pour le pays. C'est fou qu'on en soit là. Ce qui m'importe ce n'est pas tellement de savoir comment on va en sortir mais ce qu'on met dans le budget.

Est-ce qu'on s'attaque à la situation financière du pays ? Est-ce qu'on se rend compte qu'à l'international Emmanuel Macron nous explique qu'on est au bord de la guerre mais que la France n'a pas de budget ? On dit qu'il faut remédier, reprendre une indépendance mais nous n'avons même pas de quoi financer la loi pour la Défense nationale en ce moment.

Que mettons dans ce budget ? Est-ce que les socialistes continuent à mettre la pression pour dépenser encore plus d'argent ou est-ce qu'on devient raisonnable et on s'attaque au déficit budgétaire ? Si on ne s'y attaque pas maintenant, on met en place des frais de structure qui coûteront beaucoup plus cher. - Là où va s'accorder, c'est que nous considérons deux choses : Nous ne faisons pas parti des groupes qui pensons que le compromis est accessoire.

Nous avons réclamé à trois reprises un budget. Sans budget, il n'y a pas toutes les avancées que le Gouvernement a promises aux socialistes. Les collectivités n'ont pas de visibilité, les associations n'ont pas touché les subventions.

Il faut un budget. Puis, il faut s'attaquer au déficit. Là où nous ne sommes pas d'accord c'est que nous considérons que la France a un problème de recettes.

Il ne faut pas taper dans les budgets de l'éducation, la santé, de l'agriculture, de l'écologie...

On ne voit pas où nous pourrions faire des coupes franches sans impacter les services publics ou la vie des Français. Par contre, il y a un problème de recettes notamment du côté des très grandes entreprises et des très grandes fortunes... - Là, on a forcément un désaccord.

Nous avons le plus d'impôt au monde. S'il faut rajouter des impôts pour qu'il y ait plus de services publics, ça se saurait. - Avant, un mot sur l'outil qui va être utilisé par le Gouvernement.

Romain Eskenazi, entre le 49.3 et les ordonnances qu'est-ce que vous préférez ? - Nous sommes pour ni l'un ni l'autre.

Nous croyons au débat parlementaire. - Maintenant que le débat n'est plus possible ? - Le 49.3, on connaît.

L'Assemblée nationale a déjà subi plusieurs 49.3. Il s'agit de faire passer un budget sans vote.

Et ensuite, charge ses députés de déposer une motion de censure. Les ordonnances, c'est inconnu. Nous aurons le débat en réunion de groupe.

Je ne peux pas encore vous donner l'arbitrage définitif. Les ordonnances est la négation du parlementarisme. C'est le Gouvernement qui applique un budget sans consulter l'Assemblée nationale.

Selon nous c'est la porte ouverte à un nouveau mode de Gouvernement pour des gouvernements plus autoritaires. Ca ne s'est jamais fait. - Ca pourrait être un motif de censure ? - Je ne peux pas vous le dire aujourd'hui.

Tout dépendra de la copie. Mais nous avons des très fortes réserves sur ce mode d'application. - Quel outil pour faire passer ce budget, Alain Joyandet, ordonnances ou 49.3, vous préférez quoi ? - Par cohérence, le 49.3 c'est l'assurance des magouilles et des discussions avec le PS pour avoir un budget qui coûte encore plus cher aux Français.

L'assurance d'un meilleur budget, c'est les ordonnances. - C'est l'inconnu, comme disait Romain Eskenazi. - Même s'il y a un débat, pour l'expliquer à ceux qui nous écoutent, le 49.3, s'il y a censure, il y a plus de budget.

Les ordonnances, s'il y a une censure, elles restent en place. Je préfère qu'on ait un budget, sérieux, qui s'attaque au déficit public à un 49.3 pour éviter une crise gouvernementale mais qui coûtera beaucoup plus cher aux Français.

N'essayons pas de trouver une espèce de solution comme l'année dernière. Ca va faire bientôt un an et demi que ça dure. Il faut que, à l'international, on voit que la France existe encore. - Quel que soit l'outil, l'exécutif aura besoin d'un accord de non censure, notamment avec les socialistes pour éviter de tomber au terme de ce budget.

Romain Eskenazi, qu'est-ce que demandent les socialistes ? - Dans la négociation, nous souhaitons rester dans le cadre de rester sous la barre des 5 % de déficit. Par rapport à la copie initiale, nous ne souhaitons pas mettre encore une fois à contributions ceux qui n'ont que leur travail pour vivre, les services publics qui sont essentiels aux Français.

Pour cela, il faut plus de recettes. Des recettes prises sur les très grandes entreprises, les très grandes fortunes à travers de nombreux dispositifs que nous avons déjà mis sur la table. Nos propositions sont sur la table depuis très longtemps.

C'est mettre à contributions ceux qui peuvent se le permettre et pour financer quoi ? Trois piliers fondamentaux, le pouvoir d'achat, à travers la prime d'activité et l'annulation de l'année blanche, deuxième pilier, l'éducation avec le budget de la recherche, la suppression des 4000 postes de professeurs...

Et le troisième pilier c'est le Fonds vert, l'écologie. - Une hausse d'impôt supplémentaire pour les plus riches, la droite est prêt à faire cette concession ? - J'ai aussi trois piliers : La réduction des dépenses, la réduction des dépenses et la réduction des dépenses.

A tous les étages de l'Etat. On a l'impression qu'il n'y a pas de limite. 3400 milliards de déficits.

Le premier budget de la Français c'est l'écart de la dette. Jusqu'à où on peut aller ? C'est irresponsables.

Si on prend vraiment le sujet de la République, on peut faire des économies partout. Le Sénat a montré et a fait des propositions qui n'ont pas été suivies. - On peut faire les deux, réduire les dépenses publiques et augmenter les recettes de fiscalité des plus riches...

Pour préserver certains budgets comme l'éducation, et l'écologie... - Je suis contre l'augmentation de tout impôt.

Il ne faut pas croire que parce qu'on s'attaque aux riches, les pauvres vont en récolter quelque chose. Ca va partir...

On va continuer à mettre en place des administrations, des agences nouvelles...

On va continuer à fonctionner, pourquoi faire ? Ca ne date pas aujourd'hui. La dépense publique, personne n'a réussi à l'arrêter.

Il faut maintenant trouver des solutions. - Vous n'allez pas dans le compromis. - La question n'est pas le compromis, est-ce qu'on peut faire un compromis sur l'avenir de notre pays ?

Est-ce qu'on peut avoir un prêt vrai qui nous dit qu'on va faire la guerre et qui continue de augmenter les dépenses publiques... - Romain Eskenazi, vous entendez... - Je trouve ça cocasse de sa part d'expliquer que le déficit...

On est ressorti avec un déficit de 5,3. Encore plus de déficit public que la proposition du parti socialiste. - C'est pour ça que je me suis abstenu sur le budget car j'ai considéré que ce n'était pas un budget suffisamment à la hauteur de la situation.

Merci de me permettre de le dire. Ca fait des années que je fais partie de ceux qui pensent que la France doit être mieux gérée, quel que soit le Gouvernement en place. Il faut penser à l'avenir de nos enfants. - Quand on regarde le dernier Gouvernement socialistes, nous avons baissé le déficit public.

A chaque fois que nous avons été au pouvoir, nous l'avons baissé. A la fois par la croissance économique...

Il n'a rien de mieux pour mettre de l'argent dans les caisses de l'Etat que la croissance et l'emploi. On pense que le budget de Lecornu, il y a moins d'investissement dans le fonds vert... - En cas de censure du Gouvernement...

Est-ce qu'il faut une dissolution de l'Assemblée nationale ? - En même temps que les élections municipales, c'est un autre débat. S'il y a censure, le président de la République prendra ses responsabilités.

Un point législatif constitutionnel, attention à la dissolution de l'Assemblée nationale, à la date à laquelle cette dissolution peut avoir lieu. On est moins d'un an avant les prochaines élections présidentielles. Le prochain présent de la République n'aura plus la possibilité de dissoudre l'Assemblée nationale, il devra faire avec l'Assemblée nationale actuelle.

C'est très grave pour l'avenir de notre pays. - Vous craignez une dissolution de l'Assemblée nationale ? - Je pense qu'il faut respecter le vote des Français.

Il y aura une dissolution de l'Assemblée nationale après les élections présidentielles, selon vous. C'est évident. Il y a eu des élections législatives en 2024, en 2022...

Les Français se sont rassemblés massivement. Il faut respecter le vote des Français. La démocratie, c'est aussi respecter le résultat des urnes. - On aurait pu faire la coalition qui existe aujourd'hui comme je l'avais modestement proposé, en 2022, si on avait fait la coalition qui existe aujourd'hui au Parlement, à l'Assemblée nationale, nous aurions la majorité absolue. - On va évoquer la situation internationale, l'Iran, avec la pression sanglante des manifestations dans le pays, manifestation qui a fait des milliers de morts. - C'est le sujet qui a animé le Gouvernement. - Des images de morgue nous arrivent. - Un peuple entier se soulève et la réponse du Gouvernement est sans merci. - Vous avez convoqué cela, c'est une bonne chose, je crois qu'il faut aller encore plus loin et beaucoup plus loin. - Tous appellent à l'action, jusqu'à fermer l'ambassade iranienne à Paris.

On réclame l'inscription des gardiens et une réunion du conseil de sécurité des Nations unies. - Priorité à la sécurité des ressortissants français. - La France, le pays des droits de l'homme, se tient à leur côté. - Depuis fin décembre, les Iraniens se soulèvent contre le régime.

La répression est sanglante, 10 000 personnes sont arrêtées. Cela fait plus d'une semaine qu'Internet a été coupé pour tout dissimuler. Jusqu'ici, l'Etat français a officiellement condamné les violences de l'Etat iranien et a convoqué son ambassadeur à Paris. - Cette réponse a été un peu frileuse.

Le ministre a parlé de crimes d'Etat, nous parlons de crimes contre l'humanité. - N'avons pas réalisé qu'aujourd'hui c'était la réaffirmation des états de puissance, que l'Europe campait sur de vieilles positions, n'a pas remis à jour son logiciel. - Le Gouvernement reste prudent.

Cécile Kohler et Jacques Paris ont toujours interdiction de quitter le territoire. Ce sera abordé la semaine prochaine. - Est-ce que la réaction de la France est trop timide face a ces milliers de morts et de manifestants tués par le régime des mollahs iraniens ? - Sur vos bancs...

Il ne faut pas créer de différence entre nous et la France a intérêt à parler d'une même voix avec force et unité, pour soutenir les libertés des Iraniens. Je pense qu'on pourrait aller plus loin. Nous parlons d'inscrire ce régime sur la liste des organisations terroristes internationales, ce qui impliquerait des sanctions économiques...

Ayda Hadizadeh, née en Iran, disait qu'il manquait de tout dans les hôpitaux aujourd'hui. Il faut témoigner un soutien fort au peuple iranien et condamner ce régime à travers tous les moyens possibles et imaginables. Le seul moyen pour l'instant, c'est l'intervention militaire... - A part condamner et rappeler son ambassadeur, que par la France et l'Europe ? - La France, avec l'Europe, sont tellement impuissants...

Ce que vient de dire mon collection dire, je le partage. On n'a pas de différentes approches là-dessus. Le constat qu'on est obligés de faire est dramatique.

Où est l'Europe ? Où est la France ? Ou sommes-nous sur la question de l'Iran ?

Sur la question de l'Ukraine ? C'est du long terme. Il faut reconstruire une Europe forte.

On a construit une Europe qu'on ne veut pas. On a élargi sans changer les règles. La France se fait mettre en minorité au sein de l'Europe sur un traité international comme le Mercosur.

Voyez où nous en sommes arrivés. Le président de la République ne peut pas parler que de l'Europe. Il faut aussi parler de la France.

Ca à revient notre premier sujet, quand on a la situation financière que l'on a, on est ridicule et on ne peut pas peser. Quand on veut être influent, il faut être fort. Pour être fort, il faut être riche...

Le monde est en train de changer. Les grandes puissances sont en train de réorganiser le monde. Nous, hélas, nous regardons.

Je ne veux pas faire de catastrophisme, il faut beaucoup de volonté, la France a montré dans son histoire qu'elle pouvait resurgir même dans les moments les plus difficiles. Il est temps de prendre conscience de la situation dans laquelle on est. - Certains qualifient cela comme un crime contre l'humanité. - C'est un crime contre l'humanité.

Je voudrais rendre hommage au courage exceptionnel des Iraniens. Devant ce développement des empires, les Etats-Unis, la Chine, la Russie...

On a intérêt à plus de mutualisation sur la partie militaire. A la fois sur la partie production, pour la production d'un arbre et militaire, mais aussi en termes de coordination. On doit être souverain sur son armée.

L'Europe quand elle est unie, elle est forte. Mais là, elle est divisée. Nos adversaires jouent avec notre division.

Il faut que les droits humains soient respectés en Iran. - On va parler du Groenland, Monsieur Trump veut l'annexer. Emmanuel Macron veut envoyer des soldats français dans le cadre d'une mission européenne.

C'est dans le cadre d'une souveraineté du Danemark. Vous approuvez cet envoi de troupes ? - C'est cosmétique.

Si ce n'était pas dramatique, on pourrait en rire. Les Etats-Unis font ce qu'ils veulent au Groenland, ils ont une base militaire importante. Monsieur Trump a le droit avec lui, ...

On ne va pas là-bas contre Monsieur Trump. - Il faut expliquer. - Il y a un ancien traité qui prévoit que les Etats-Unis peuvent augmenter leur présence au Groenland, en fonction des circonstances.

Si on n'y va pas contre les Etats-Unis, on y va plutôt, avec les Etats-Unis dans l'OTAN contre les puissances qui sont la Chine, et la nouvelle Russie. C'est plutôt comme ça que je comprends les choses. - Donald Trump a dit qu'il annexerait le Groenland par tous les moyens, par la force militaire s'il le fallait.

Ca ne fera pas une escalade militaire ? - Non, je pense qu'il y a une certaine personne, Trump et Poutine, qui ne comprennent qu'un seul langage, le rapport de force. On a envoyé peu de soldats.

Pour faire face a eux,...

Je ne sais pas combien il faudrait en envoyer. Ce n'est pas le sujet. Nous avons des soldats européens sur le sol du Groenland.

Il devra se battre contre des soldats européens, au sein de l'OTAN. C'est pour passer un message, nous sommes sur le terrain...

Il faudra nous passer sur le corps. C'est pas avec 15 soldats qu'on fera peur aux Etats-Unis. C'est une démonstration de force, on ne va pas se laisser faire.

Les Etats-Unis reculent sur l'idée de reprendre le Groenland par la force. Et face à la Russie, on voit bien à quel point le Groenland se situe entre l'Amérique du Nord et la Russie. C'est un emplacement stratégique et aussi pour son sous-sol que les Etats-Unis veulent reprendre le Groenland. - La France a donc raison de montrer les muscles ? - Des petits muscles.

Je suis assez d'accord avec l'analyse qui vient d'être faite. C'est pas avec nos 15 soldats qu'on peut dissuader. Je n'ai pas entendu de la part des Européens de messages contre les Etats-Unis dans cette affaire.

Il faut laisser le temps au temps. Il faut laisser le temps à Trump. - Merci à tous les deux d'avoir participé à ce débat et merci d'avoir suivi cette émission.