Nicolas Dupont-Aignan invité du Grand Oral des GG sur RMC
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 60 %Défensif 12 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17FerméeRéponse directe
Est-ce que vous souhaitez que la Grèce reste dans l'Europe et dans la zone euro ou qu'elle en sorte ?
- 3:39RelanceRéponse directe
Pourquoi ce scénario de sortie de l'euro ne se dessine pas ?
- 5:15OuverteRéponse directe
Quel regard avez-vous sur l'indépendance à l'égard du système financier pour la Grèce ?
- 8:01RelanceRéponse directe
La monnaie unique est un fait, est-ce que la solution ne serait pas plutôt d'harmoniser les économies ?
- 11:21OuverteÉludée
Est-ce que vous entendez l'argument géopolitique pour la Grèce ?
- 14:49FerméeRéponse directe
La meilleure solution serait-elle de sortir la Grèce de l'euro ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« Je souhaite bien évidemment qu'elle sorte de la zone euro pour rester en Europe, un pays libre qui se développe et qui ne souffre pas comme on l'a fait souffrir inutilement depuis 5 ans. »
- 1:38Invité politiqueChiffre
« Ils ont perdu 30% de leurs entreprises, ils ont réduit de 30% leur richesse nationale. »
- 1:46Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, quand vous avez un cancer en Grèce, vous n'êtes pas soigné. »
- 1:58Invité politiqueFait
« Ce que je dis, c'est qu'il faut laisser la Grèce sortir de l'euro, et accompagner cette sortie, pour qu'elle ait sa propre monnaie qui correspond à son caractère. »
- 4:26Invité politiqueFait
« La Turquie a dévalué de 40% sa monnaie depuis des années, personne ne lui en veut, et les activités économiques sont parties en Turquie de Grèce. »
- 6:16Invité politiqueFait
« C'est-à-dire que les banques font du beurre sur les Etats. »
- 11:29Invité politiqueFait
« Si l'argument géopolitique était si évident, mais alors pourquoi le Premier ministre a soutenu des plans d'austérité qui ont détruit la Grèce ? »
- 13:10Invité politiqueFait
« Vous savez très bien que les crédits qu'on a versés sont repartis vers les banques européennes qui avaient financé la vente des sous-marins allemands, des Porsche Cayenne allemande et des voitures françaises ou ailleurs. »
- 15:21Invité politiqueChiffre
« Si vous regardez la situation de l'Espagne, elle est dramatique. Vous avez 28% des jeunes espagnols qui sont au chômage. »
- 15:50Invité politiqueChiffre
« L'Italie sera la prochaine économie à sortir de la zone euro si elle veut s'en sortir. Moins dix points de PIB. »
- 16:52Invité politiqueFait
« Si on n'avait pas eu l'euro comme drogue, une sorte de drogue, c'est une anesthésie au départ. Ça vous endort, vous ne faites pas les réformes et après vous payez. »
- 17:30Invité politiqueFait
« Le général de Gaulle en arrivant en 1958 a dévalué de 20% le nouveau franc. Mais il a eu de la rigueur, il a fait des économies, il a investi et la France a eu 10 ans de miracles. »
- 19:15Invité politiqueFait
« Se préoccuper du développement du Maghreb et de l'Afrique, c'est vital. »
- 20:17Invité politiqueFait
« Je demande qu'on arrête les aides sociales excessives. »
- 23:20Invité politiqueFait
« On ne pourra pas accueillir dans nos pays toute la misère du monde. »
- 23:46Invité politiqueFait
« Notre sécurité sociale est totalement déstabilisée. »
- 24:15Invité politiqueChiffre
« Nous avons des Géorgiens qui arrivent au SAMU social à Paris avec la tuberculose, 18 mois de traitement, 150 000 euros par an. »
- 26:12Invité politiqueFait
« Ils ne veulent surtout pas montrer que le système qu'ils ont mis en place depuis maintenant 98, c'est mon premier coup de gueule en politique. »
- 26:21Invité politiqueFait
« J'ai quitté le RPR de l'époque là-dessus. »
- 26:43Invité politiqueChiffre
« Dans ma circonscription, j'ai une ville vigneux, 43 nationalités. »
- 26:53Invité politiqueFait
« Des gens qui ne respectent pas nos lois passent avant nous. »
- 27:58Invité politiqueFait
« Il est resté le chargé de mission de Rothschild ou de Lazare Bank. »
- 28:15Invité politiqueFait
« Je suis en désaccord sur sa vision justement de l'Europe. »
- 28:34Invité politiqueFait
« Qui reste sur des fondamentaux du Front National qui ne suffisent pas pour gouverner. »
- 28:44Invité politiqueFait
« Marine Le Pen vient de la droite extrême. »
- 28:53Invité politiqueFait
« Moi je veux pas la fin de l'Europe. »
- 29:11Invité politiqueFait
« Les Français n'ont pas le droit d'avoir le choix. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan63 %
- Présentateur10 %
- ?9 %
- Locuteur 38 %
- Locuteur 16 %
- Locuteur 53 %
≈ 35,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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CRMC, le grand oral des grandes gueules.
Il
est député de l'Essonne, maire de Hier, ville de ce département, président de Debout la France. C'est le député Nicolas Dupont-Aignan qui est avec nous aujourd'hui sur MC, qui passe le grand oral des GIG. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour, ma question est toute simple. Est-ce que vous souhaitez que la Grèce reste dans l'Europe et dans la zone euro ou qu'elle en sorte ?
Je souhaite bien évidemment qu'elle sorte de la zone euro pour rester en Europe, un pays libre qui se développe et qui ne souffre pas comme on l'a fait souffrir inutilement depuis 5 ans.
Donc elle doit sortir de la zone euro avec un euro drachme ou la drachme directement
? Vous savez,
en 2010, vous pouvez retrouver les vidéos sur mon site à l'Assemblée nationale à 4 reprises. J'avais dit au gouvernement Sarkozy, soutenu d'ailleurs à l'époque par les socialistes, pas moi, le gouvernement Sarkozy, qu'il ne fallait surtout pas récupérer la dette des banques,
la
dette grecque des banques privées, parce que si on la récupérait, à la fin, c'est le contribuable français qui allait payer. Et on m'a rigolé au nez en me disant, mais le plan va très bien marcher, Madame Lagarde était suffisante, prétentieuse comme jamais, comme toujours je devrais dire, et ça va marcher, il
n
'y
a
aucun souci, ne dormez tranquille, etc. J'avais dit, un, vous êtes en train de sauver les banques et d'écraser le contribuable français de futures dettes grecques, et deux, comme vous allez leur faire un plan trop dur, et bien ils ne pourront pas nous rembourser, et ils vont tellement souffrir qu'ils vont rejeter l'Europe. Et bien voilà ce qui est arrivé, ils ne rejettent pas l'Europe, simplement ils veulent pouvoir vivre en Europe décemment, et pour ça, il n
'y a
qu'une solution.
Sans faire
les réformes, sans faire
les réformes
dignes d'un peuple européen aussi. Excusez-moi, les réformes, ils en ont fait certaines, ils ont perdu 30% de leurs entreprises, ils ont réduit de 30% leur richesse nationale. Aujourd'hui, quand vous avez un cancer en Grèce, vous n'êtes pas soigné. Alors, c'est facile de Paris de dire qu'ils n
'ont
pas fait de réformes, il n
'y a
pas un pays qui a autant souffert en Europe, inutilement, et la dette a augmenté. Alors, moi je ne
suis
pas à la place des Grecs. Ce que je dis, c'est qu'il faut laisser la Grèce sortir de l'euro, et accompagner cette sortie, pour qu'elle ait sa propre monnaie qui correspond
à son
caractère. Non, si on la laisse comme ça, on paiera tout. Moi, je ne
veux
pas tuer celui qui me doit de l'argent. Et c'est exactement comme
une commission... Alors, on ne remboursera jamais Nicolas Dupont
-Aignan la Grèce.
C
'est comme une commission de surendettement des ménages.
Quand
il y
a
un surendettement des ménages, qu'est-ce qu'on fait ? On tue la personne, comme elle est au XIXe siècle, ou au contraire, on la met en prison, comme au XIXe siècle, ou alors au contraire, on examine sa situation, on efface ce qui doit être effacé, on l'aide à redémarrer, et elle nous rembourse une partie. C'est ce qu'il faut faire avec la Grèce. Il faut arrêter le jugement de valeur. D'un côté, vous avez une Allemagne qui veut écraser la Grèce.
De
l'autre, vous avez une Grèce qui veut tirer l'argent des autres sans changer. La seule solution à faire, c'est un compromis, c'est-à-dire permettre à la Grèce de sortir de l'euro, rééchelonner sa dette, permettre à la Grèce de développer son économie. Et je suis surpris parce que,
j
'écoute les débats depuis des semaines, on ne dit jamais aux Français qu'il
y
a neuf pays dans l'Union Européenne qui ne sont pas dans l'euro, qui
ne sont pas des monstres. Il y a la Suède, le Danemark,
la Pologne, l
'Angleterre, et c'est
curieux. La Norvège n'est pas dans l'Union
Européenne,
mais la Norvège se débrouille très bien, la Suisse n'est pas dans l'Union Européenne. Mais même dans l'Union Européenne, il y a neuf pays qui ne sont pas dans la zone euro. Est-ce que ce sont des pays fascistes ? Est-ce que c'est le chaos
? Ils
ont de meilleurs résultats
économiques.
Ils sont plus heureux. Pourquoi ? Parce qu'ils ont leurs propres monnaies, ils gèrent leur économie en fonction de leur
volonté politique. Alors
arrêtons de vouloir uniformiser tout le monde.
Sauf
que ce soir, Nicolas Dupont-Aignan, il n'y aura pas d'aide à la sortie de l'euro, visiblement de la Grèce. Pourquoi ? Qu'est-ce que vous
en
savez
?
Ce n'est pas vers le scénario qui se dessine. A la fois de l'Eurogroupe et puis des Européens ce soir. Alors ce ne sera peut-être pas tranché ce soir. Mais est-ce qu'on ne
va
pas plutôt prendre un crayon et puis rayer une partie de la dette grecque
? Alors ça, c'est la pire des
choses, je vais vous dire. Pourquoi ? Parce que
vous
donnerez des poissons à la Grèce, si je puis dire, mais vous ne lui apprendrez pas à pêcher. C'est-à-dire que vous allez effacer une partie de la dette
et
puis en fin de compte, comme on ne changera pas la monnaie, elle restera écrasée par un euro trop cher, elle ne pourra pas se réformer, donc on va payer encore, c'est ce qu'on a fait depuis 5 ans. Régulièrement on paye, mais on ne change pas les structures. La seule façon d'aider la Grèce à pêcher du poisson, c'est-à-dire à se développer, c'est qu'elle ait une monnaie moins chère. La Turquie a dévalué de 40%
sa
monnaie depuis des années, personne ne lui en veut, et les activités économiques sont parties en Turquie de Grèce. Quand est-ce que vous allez comprendre que quand on a une monnaie trop chère,
on
ne
peut
pas se développer ? La Grèce n'aura pas la compétitivité de l'Allemagne, ni de la France. Bon alors, pourquoi...
Après
tout, la Grèce n'aurait
jamais dû être dans l'Europe telle qu'elle. Alors pourquoi on
continue à foncer dans un mur ?
Expliquez-moi
pourquoi... Dans l'euro, ce n
'est
pas la même chose que l'Europe. Dans l'euro, oui.
Tout
à fait raison. Pourquoi il y a cette volonté
d
'uniformiser tout ? Pourquoi on veut absolument plaquer une monnaie unique sur des peuples différents ? Ça ne marche pas. On le voit tous les jours. Mais on continue.
On continue à rentrer dans le mur. Sylvain, Didier, Jacques, lequel veut poser une question ?
Moi, je me pose une question. Quand on est souverainiste, on
aime l'indépendance, quel regard avez-vous justement sur l'indépendance à l'égard du système financier ? Parce qu'on sait qu'une bonne partie de cette fameuse dette grecque est une dette des intérêts. Oui. Est-ce qu
'il
n
'y a
pas aussi quelque chose
à revoir ? Pourquoi
un pays qui était à 20% d'endettement en 80 se retrouve à 170% d'endettement de nos jours ? Et il y
a
au moins la moitié de cette dette qui sont des intérêts de la dette. C'est de plus en plus dénoncé, mais pas suffisamment à mon goût. Avez-vous un regard particulier là-dessus en tant que souverainiste ? J'ai écrit
un livre là-dessus en 2009. L'euro, la mondialisation, l'arnaque des banques. Pourquoi je suis contre l'euro ? Ce n
'est
pas parce que je suis contre l'Europe. Je ne
suis
pas contre l'Europe. Je suis contre l'euro parce que c'est le moyen pour les banques d'emprunter à 0% la Banque Centrale Européenne et de reprêter aux Etats entre 1, heureusement quand c'est faible comme aujourd'hui, et 5 à 6 pour les... Enfin, il n
'y
a pas d'inflation, donc il y a un taux d'intérêt
réel quand
même. Et à 5 à 6 aux pays en difficulté. J'ai toujours dit
que
c'était un scandale. C'est-à-dire que les banques font du beurre sur les Etats. Et en France, la Banque de France, sous le général de Gaulle, a pu créer Airbus, TGV, Centrale Nucléaire, investissement dans la recherche, l'éducation, la santé. Pourquoi ? Parce que le général de Gaulle empruntait à 0% auprès de la Banque de France. Ça ne
veut
pas dire qu'il ne remboursait pas.
Il
a d'ailleurs été très rigoureux et beaucoup plus rigoureux que ses successeurs. Simplement, il ne payait pas des
intérêts
illégitimes. Le problème de l'euro,
c
'est qu'on veut mettre la même monnaie sur des pays différents et qu'on a donné le pouvoir à l'Allemagne et au système financier. Simplement, je le dis, reconnaissez, j'ai peut-être des défauts, mais je le dis depuis que j'ai commencé ma vie politique avec Philippe Séguin, Jean-Pierre Chevènement et d'autres. Ce
n
'est pas que je sois contre l'Europe, contrairement à la caricature qui est faite sans arrêt. Mais c'est curieux, il y
a
un Allemand d'ailleurs qui le disait très bien, l'ancien patron des patrons allemands. Il a dit, on s'est réconcilié avec la France, on a créé Airbus, on a fait l'Europe, il n'y avait pas une monnaie unique. Chacun avait son mode de fonctionnement. Depuis qu'on a fait la monnaie unique, on est dans une espèce de délire
et
on est dans un espèce de système qui nous oppose, qui nous divise, qui nous fâche. Est-ce qu'un jour, on ne
va
pas pouvoir reconnaître qu'on peut essayer autre chose ? Mais j'ai proposé chevènement aussi, la monnaie commune, c'est quoi ? Il y aurait l'eurofranc, l'eurodrague, l'euromarque. On garderait un système coordonné, parce qu'il ne s'agit pas de se faire la guerre monétaire. Mais en revanche, quand un pays a plus d'inflation qu'un autre, quand un pays ne fait pas les mêmes réformes qu'un autre, il peut
dévaluer.
C'est quand même du
bon sens.
Le sablier, moitié vide, moitié plein, on peut le retourner aussi. Quand vous dites, aujourd'hui, on n'est pas obligé d'avoir une monnaie unique pour se développer, sauf que la monnaie unique, on l'a. On l'a. C'est un fait, aujourd'hui,
dans,
alors certes, quelques pays d'Europe, mais est-ce qu'aujourd'hui, la solution, ça ne serait pas plutôt d'harmoniser les économies, une fois qu'on a l'euro ? Parce que moi, aujourd'hui, ce qui me fâche dans l'Europe, ce n
'est
pas l'euro. C'est le fait qu'à l'intérieur de l'Europe, où on a le même euro, dans un kilo de fraises produites dans les Pyrénées-Orientales ou produites en Espagne, il y a un coût de la main-d'oeuvre qui est dix fois supérieur ou dix fois inférieur, quoi. C'est qu'aujourd'hui, il n'y a pas d'harmonisation européenne sur tout ce qui est social et fiscal. Et qu'au moins, dans la zone euro, ça, ça devrait être impréalable.
Eh bien, vous avez raison, sauf que ça ne l'est pas. Pourquoi
? Parce
que les pays sont différents et ne veulent pas faire la même politique. Les Allemands mettent des esclaves polonais et roumains 14 heures par jour. Non, mais attendez, c'est un article allemand. Pour 400
euros par mois. Pour 400 euros par mois, dans des
dortoirs.
C
'est une réalité. J'ai vu un producteur de radis à Clermont-Ferrand il y a un mois. Le radis allemand, je suis désolé de parler de concret, où la courgette allemande arrive sur la centrale d'achat à Moulins dans l'Allier, 20% moins cher que le radis français qui est produit à 10 kilomètres. Pas simplement parce que le français est moins bon et pas du tout. Pas simplement
parce qu'il a des taxes. Parce que là-bas, on met dans
des dortoirs des types qui sont payés très peu et que l'Allemagne triche avec toutes les règles du jeu. Et après, on dit que les Allemands sont formidables. Moi, je veux bien. Mais ça, vous n'allez pas le changer. Vous ne changerez pas les dirigeants allemands, vous ne changerez pas les dirigeants hispanioles, vous ne changerez pas les peuples grecs. Donc, est-ce que dans la vie,
il
n
'y
a pas un moment où il faut prendre un principe de réalité ? Moi, je préférerais qu'on construise la voiture électrique de demain avec les Allemands et les Italiens. Qu'on invente les produits de demain qui vont permettre de conquérir le monde et de lutter face à la Chine. Parce que le vrai enjeu de l'Europe, c'est d'inventer les Airbus de demain. C'est-à-dire de faire des projets communs. En revanche, qu'est-ce que ça gêne d'avoir des monnaies différentes
?
Quand vous allez en Angleterre, vous n'êtes pas traumatisé. Quand vous allez en Pologne, vous n'êtes pas traumatisé. Arrêtons le délire de l'euro.
Voilà, c'est tout. C'est
une construction idéologique. Jacques,
je vous reconnais une chose. Vous êtes cohérent. Ah, mais ça, je le reconnais. C
'est
assez rare dans la vie
politique. Vous le reconnaissez au moins.
Je le reconnais. Vous êtes cohérent. Vous avez défendu les mêmes positions depuis des années. En fait, vous êtes pour l'Europe des nations. Vous êtes aux sources du gaullisme. Votre message, il est clair. Mais en fait, je vais vous dire une chose. J'ai écouté le Premier ministre ce matin. Il n'évoque même pas des raisons économiques. Il veut que la Grèce reste dans l'Union Européenne et même dans l'euro pour des raisons de géopolitique. C'était l'argument massue. Parce que, d'ailleurs, attention, la Grèce, finalement, est dans l'Alliance Atlantique. La Grèce, par ailleurs, la frontière avec la Turquie. L'importance du budget de la défense. Le problème des migrants. Je constate, j
'ai
remarqué que le Premier ministre était assez faible en économie, d'ailleurs. Donc, de ce côté-là, il aborde d'autres thèmes. Mais c'était l'argument déterminant. Pour moi, personnellement, je respecte votre position et je la comprends tout à fait. Mais tu as des accords, là-dessus. Sur
la position économique, tu as des accords.
Vous le
savez,
moi, je suis pour l'Europe fédérale. Mais oui, mais vous êtes cohérent aussi.
On est les deux seuls cohérents.
Absolument.
Mais au moins où il y a l'Europe fédérale,
c'est devenu un gros mot en France. Plus personne ne défend l'Europe fédérale.
Alors,
est-ce que vous entendez l'argument géopolitique, Nicolas Duton
-Aignan ? Non, pas du tout.
Mais je vais vous
dire pourquoi.
Parce que le Premier ministre a beaucoup développé ce point-là. Oui, oui.
Mais si l'argument géopolitique était si évident, mais alors pourquoi le Premier ministre a soutenu des plans d'austérité qui ont détruit la Grèce ? C'est extraordinaire. Ces gens prennent des décisions depuis cinq ans.
Ils
ne sont jamais responsables de rien. Enfin, trois ans pour Valls. D'abord, je vais vous dire, si vraiment on a l'argument géopolitique... Mais
il
y
a beaucoup développé,
Nicolas.
Mais ça veut dire qu'on doit se soucier de la Grèce, de sa richesse, de sa capacité à produire des richesses, à être équilibrée, à part être
en crise sociale.
Et je remarque encore une fois qu'on assimile bêtement
ou
confond la zone euro, qui est un moyen d'organisation monétaire qui regroupe 18 pays sur 28, et l'Union européenne. La Pologne est même trop géopolitiquement anti-russe, mais la Pologne est très
solide. Attendez, laissez
-moi finir. La Pologne est solide géopolitiquement, si on prend le prisme bruxellois, et elle n
'est
pas dans l'euro. Donc arrêtons de croire ça. Au contraire, c'est si on continue une politique suicidaire, d'une monnaie trop chère, pour un pays qui n'a pas la compétitivité, si on continue à lui imposer un traitement de cheval, comme on a fait avec l'Allemagne de l'entre-deux-guerres, qui a abouti au nazisme. C'est quand même ça qu'on est en train de faire.
Et qu'on continue à imposer un mode
de vie dont elle ne veut pas, un mode de vie sociale-économique dont
elle ne veut
pas.
On ne peut pas faire le bonheur des gens, c'est ce que vous êtes en train
de
me dire.
Ce
que vous nous dites, c'est de
laisser les faire avec leur blague.
Mais
est-ce qu'on est chargé d'administrer, de coloniser la Grèce ?
Est-ce qu'on ne croyait pas qu'il y a
déjà pas
mal de travail en France ? Non, mais à partir du moment où on
les a pris dans le zone
euro, tant qu'à faire, ils se mettent au même modèle. On les a pris, ils ne sont pas des
enfants. Ils ont voté non.
Non, ben là,
ils ont voté non il y a deux jours, mais pendant des années. Ils ont quand même profité un peu aussi. Et on en
a bien profité aussi, parce que vous savez très bien que les crédits qu'on a versés sont repartis vers les banques européennes qui avaient financé la vente des sous-marins allemands, des Porsche Cayenne allemande et des voitures françaises ou ailleurs. Donc, il faut arrêter. Soyons clairs. Moi, je prends les réalités. Vous voyez, c'est mon côté gaulliste.
Les réalités telles qu'elles sont.
Vous
savez très bien qu
'ils
ne rembourseront jamais.
Non, je souhaite. C'est clair. Attendez, si on les conduit à la faillite, ça, ils ne rembourseront jamais. D'ailleurs, je ne comprends pas l'Allemagne parce que l'Allemagne les pousse dehors et en même temps, ça ne
sera
pas remboursé du tout.
C
'est absurde. Dans l'esprit allemand, il y a l'idée qu
'on
va te punir. Mais enfin, l'Allemagne n'est pas propriétaire de l'Europe. Moi, je crois qu'en revanche, on ne
peut
pas demander aux contribuables allemands de continuer à payer ni aux contribuables français. Donc, est-ce qu'on ne
peut
pas trouver un bon compromis ? C'est ce qu'a proposé Giscard. Même Juppé a dit que j'avais repris ma thèse. Qu'est-ce qu'il
se passe ? Il faut
organiser la sortie de la zone
euro et que
ce ne sera pas dramatique d
'ici. Non. Et d'ailleurs, je vais
vous dire ce qui gêne les dirigeants européens qui sont dans une croyance mystique de l'euro. Ce qui les gêne, c'est qu'on va voir que ça ne
se
passe pas si mal et que ça va donner des idées à d'autres. C'est ça. Et que l'Allemagne ne sera plus propriétaire de l'Europe à travers l'euro. C'est-à-dire qu'on pourra dévaluer et assumer une concurrence avec l'Allemagne. Et là, ça va gêner l'Allemagne.
Nicolas Dupont-Aignan, député maire de hier dans l'Essonne, député debout la France. Reste avec nous sur RMC pour parler de la Grèce et de bien d'autres choses dans un instant aussi.
RMC, le grand oral des grandes gueules.
On
parle politique. On parle de la Grèce avec Nicolas Dupont-Aignan. Il est avec nous, le député de l'Essonne, président de debout la France. La plus mauvaise des solutions, ce serait de garder la Grèce et de rayer une partie de sa dette. C'est ce que vous nous disiez, Nicolas Dupont-Aignan. La meilleure, ce serait, comme le disent Valéry Giscard d'Estaing et Alain Juppé, ce que vous dites depuis longtemps vous-même, c'est-à-dire de sortir la Grèce et de la faire passer à un euro-draque.
Mais pourtant, quand on regarde des cartes de l'Europe, on s'aperçoit que les réformes qu'a réalisées l'Italie, les réformes qu'a réalisées l'Irlande, les réformes qu'a réalisées l'Espagne et le Portugal ont été payantes pour leurs économies. Elles sont passées par une espèce de cure d'austérité, pour employer une expression, mais l'Espagne, ça lui a permis de rebondir à plus de 3% de son produit à taille en brut et de faire baisser son chômage. Je
ne suis
pas d'accord là
-dessus.
Si vous regardez la situation de l'Espagne, elle est dramatique. Vous avez 28% des jeunes espagnols qui sont au chômage. Vous avez une émigration, ils sont obligés de quitter leur pays. Alors, il y a eu un rebond de croissance là, mais ils ont baissé considérablement. Mais est-ce que vous vous rendez compte qu'on ne peut pas condamner des peuples à s'épuiser ? L'Irlande s'en est sortie, mais ce n
'est
pas la même structure compétitive, ce n
'est
pas la même histoire. L'Italie souffre énormément et l'Italie sera la prochaine économie à sortir de la zone euro
si elle veut s'en sortir.
Moins dix points de PIB. Mais pourquoi épuiser les peuples avec une monnaie ?
Est
-ce que vous mettez un corset parce qu'il y en a un autre qui a un autre veste ? Vous adaptez votre veste à votre corpulence. Sinon, il y aurait une monnaie unique dans le monde entier. Et pourquoi la Chine a une monnaie sous-évaluée pour conquérir des marchés
?
Moi, je suis curieux.
C'est un objet
de dumping. Bien sûr. Et pourquoi nous ? Vous savez, l'Allemagne a très bien joué avec l'euro. Avant, l'Allemagne avait une compétitivité plus forte que la France. Mais la France dévaluait régulièrement et regagnait des parts de marché et équilibrait ses échanges avec l'Allemagne. Avec l'euro, l'Allemagne fait un transfert de richesse direct des pays du Sud vers l'Allemagne.
Il y a eu un très bon article ce matin,
Philippe Villain dans Le Figaro,
une interview, je recommande la lecture,
qui explique en quoi l'euro est une escroquerie complète.
C'est un transfert
de richesse
des pays du Sud vers le Nord. Ça doit nous
exonérer de toutes les réformes possibles et imaginables de nos économies, de nos structures, de nos modèles. Pas du tout. Il
suffirait d'une bonne et qu'on dévalue, on est compétitif et on s'exonère de toutes les réformes. Si on n'avait pas eu l
'euro,
si
on n'avait pas eu l'euro comme drogue, une sorte de drogue, c'est une anesthésie au départ. Ça vous endort, vous ne faites pas les réformes et après vous payez. Les emplois s'en vont. Si on n'avait pas eu l'euro, on aurait fait les efforts nous-mêmes ou on aurait parfois dévalué, mais on aurait gardé nos emplois et notre jeunesse. Un pays qui fait partir sa jeunesse
est
un pays qui crève. C'est un pays qui ne donne plus un espoir, une dignité. Je ne suis pas pour raser gratis. Je ne
suis
pas Mélenchon ou même Le Pen qui disent on sort de l'euro et on rase gratis. Ce n
'est
pas vrai. Je dis simplement qu'il faut un ensemble. Il faut baisser les charges des PME. Il faut faire un effort, oui, mais il faut que cet effort soit utile. Le général de Gaulle en arrivant en 1958 a dévalué de 20% le nouveau franc. Mais il a eu de la rigueur, il a fait des économies, il a investi et la France a eu 10 ans de miracles. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on peut changer les choses. Regardez Cameron, il a été réélu, mais Cameron, il a fait des efforts, mais en même temps, il a dévalué la livre et
ça a donné un bon sens pour changer le sujet. Un
point important par rapport à l'Allemagne, vous avez raison, mais je dirais que depuis que Draghi est à la tête de la BCE, il reconnaissait que les choses ont changé. C
'est vrai.
Et que Draghi a pris même un certain nombre de libertés, je dirais, par rapport au traité
d'État. Parce qu'il a injecté de l'argent.
Et très juste, d'ailleurs, pendant la présidentielle, je ne
sais
pas si vous vous souvenez, à chaque fois que j'étais dans un débat, on me disait oui, M. Dupont-Aignan, on voulait faire baisser l'euro, ça va être une catastrophe, le prix de l'essence va exploser. Je remarque que depuis un an, le président de la République et toute la classe politique se félicitent de la baisse de l'euro. Oui,
ça dérange
comme il n'a aucun résultat.
Heureusement
qu
'il
y
a
la baisse de l'euro.
Et vous souvenez ce qu'on a dit pendant la présidentielle que je racontais n'importe quoi
? Bon, alors, est-ce qu'un peu, on peut faire de l'économie ? Regardez ce qui se passe dans le monde. Moi, je vois des pays qui gagnent, qui gèrent leur monnaie avec intelligence. La monnaie, ça doit être un instrument. D'accord. Ni trop faible, ni trop fort.
Alors, Nicolas Dupont-Aignan, laissons de côté les questions économiques. La Grèce, parce que l'Europe, aujourd'hui, est confrontée à un autre sujet qui fâche entre Européens parce qu'il est douloureux, c'est celui des migrants. Il y
a
eu, il
y a
quelques semaines, un gros coup de gueule de Matteo Renzi, le premier ministre italien, en disant, vous me laissez seul, me dépatouiller avec mes 80 000, bientôt 100 000 migrants. Que doit faire l'Europe face à cet afflux des migrants ? Alors, Nicolas Dupont-Aignan...
Deux choses
très simples et très difficiles, parce que celui qui a une solution unique, il raconte des histoires. Première chose, se préoccuper du développement du Maghreb et de l'Afrique, c'est vital. Vital. Or, on s'est plus préoccupé du développement de la Chine en envoyant nos entreprises là-bas alors qu'on aurait dû quitte parfois délocaliser, délocaliser plus au Maghreb qu'en Chine et rapatrier ce qu'on peut en France. Premier point, car si on ne règle pas le problème de l'Afrique, je voyais que le Niger allait doubler sa population, le Niger, dans les 20-15 ans qui viennent. Donc, c'est dramatique.
Et le deuxième point, raccompagner immédiatement les migrants qui arrivent sur le sol, car si on laisse rentrer les migrants en Europe, on n'y arrivera jamais,
ça
fera appel d'air considérable. Et j'ajoute troisième point,
fermer les frontières
mais bien évidemment. Donc,
en Érythrée, en Libye, en Irak, en Syrie.
Ne pas laisser
les migrants s
'installer en Europe
et
rétablir les frontières nationales pour responsabiliser les pays. L'Italie et la Grèce n'ont aucun intérêt à contrôler les migrations puisqu'ils savent que les migrants vont venir en France et en plus, on ouvre notre frigidaire, si je peux être vulgaire, en donnant une aide sociale ahurissante. Je demande qu'on arrête les aides sociales excessives. Je demande qu'on contrôle nos frontières et je demande en revanche qu'on aide les pays du Maghreb et de l'Afrique.
Car
ça sera beaucoup plus utile de faire un plan Marshall pour l'Afrique que de donner toujours plus d'argent à des migrants dans notre pays.
Est-ce qu'on ne peut quand
même pas accueillir un certain nombre de réfugiés politiques qui viennent quand même
de
l'Erythrée
?
L'Erythrée,
ils
peuvent s'arrêter avant. pourquoi le Qatar qui dépense des milliards pour une coupe du monde absurde ? On
ne
peut
plus dans notre pays, en tout cas pour la France, continuer à accueillir
des
migrants. Ce n'est plus possible.
Il
y a quelques cas exceptionnels de droits d'asile qu'il faut respecter, bien sûr. Mais si on continue comme ça, notre pays va exploser. Je suis élu de banlieue, je peux vous dire que ce n'est plus tolérable. Ce n'est plus tolérable. Donc, il y
a
un moment, mais c'est le système Schengen qui s'effondre. Vous savez, les deux idéologies de l'Europe absurde, mal conçues, explosent. L'euro d'un côté et le système Schengen.
Monsieur Simon Rousser, moi ce qui m'étonne toujours, justement, quand on a une vision plus large de la question, on s'aperçoit qu'il
y a
des tas de pays dont l'effort est beaucoup plus élevé que celui de la France en termes de proportion de population accueillie. Je regardais par exemple la Libye. On est allé faire la guerre en Libye. En 2013, on a accepté 43 réfugiés pour un pays en guerre. J'imagine, si nous étions en guerre, nous, Français, j'espère que nos pays voisins accueilleraient plus de 43 Français. Est-ce que vous êtes sûr d'être encore sur le bon modèle ? Je citais juste avant votre arrivée un chiffre que j'ai vu dans Le Monde où le nombre de réfugiés climatiques l'an dernier était trois fois supérieur au nombre de réfugiés pour cause de guerres, etc., de massacres.
J'ai l'impression qu'en fait, chacun peut rester chez soi. Or, on constate des mouvements migratoires colossaux. Alors, il
y
a deux positions. Il y a la vôtre que je défend, que je respecte, pardon, et que je ne défend pas, mais que je respecte parce qu'elle est dans une certaine logique nationale qui correspond aussi à notre histoire, pour être tout à fait honnête. Et puis après, il y a une autre vision vers laquelle je tends, qui est peut-être une forme de fatalité, je le reconnais, qui est de toute façon, on va vers d'immenses mouvements pour des raisons climatiques, pour des raisons de... Je dis d'abord climatiques, mais aussi des raisons de conflit. Et est-ce qu'il ne faudrait peut-être mieux pas déjà prendre un temps d'avance et déjà réfléchir à des meilleures répartitions, à des meilleurs modes d'accueil ?
On citait tout à l'heure les Alpes-Maritimes qui
n
'ont que 70 places pour accueillir des jeunes migrants mineurs. Peut-être qu
'on
n'a plus non plus les structures qui correspondent à une réalité, elle aussi. Vous
qui aimiez la
réalité avec De Gaulle, je crois que là, on est face à un principe de réalité qui va dépasser les opinions,
les doves, les collins
du poignan. Non, le principe de réalité, c'est d'abord de permettre aux Africains et aux habitants du Maghreb de vivre chez eux.
Parce que souvent, excusez-moi, ils ne partent pas par plaisir. Depuis des années, ça ne se fait pas. Ça
ne se fait pas
parce qu'on n'a pas... Il
y a Borloo maintenant
qui veut...
Écoutez, là aussi, pendant la présidentielle, j'ai été le seul à présenter un programme pour l'Afrique. Ça n'intéressait personne. Il faut être clair. Mais je suis absolument convaincu qu'on ne pourra pas accueillir dans nos pays toute la misère du monde. Roncar l'a dit avant moi, c'est impossible.
Il faut donc fixer les populations.
Il faut fixer les populations. Le deuxième point, c'est que vous ne vous rendez peut-être pas compte, en tout cas moi, je le vis au quotidien, de la situation explosive dans notre pays. On ne peut pas intégrer, il ne
s
'agit même pas d'intégrer, on ne peut même plus accueillir les milliers, les dizaines de milliers de migrants qui arrivent. Notre sécurité sociale est totalement déstabilisée. Moi, je ne vois pas comment je peux dire à mes concitoyens qui payent des impôts, qui essayent de travailler, qui n'ont pas de boulot, qui essayent de se loger. Alors, on va faire passer des migrants avant vous ? Mais au nom de quoi ? La France doit défendre l'intérêt des Français quand même. Il n
'y a
pas un pays au monde qui est aussi naïf, laxiste. Je voyais encore le SAMU social. Vous allez dire que je vous choque peut-être. Nous avons des géorgiens qui arrivent au SAMU social à Paris avec la tuberculose, 18 mois de traitement, 150 000 euros par an ? Mais on va continuer combien de temps comme ça ? Et nous sommes le seul
pays au monde. Cela dit
heureusement qu'on les traite avec la
tuberculose
parce que ce serait pire derrière.
Mais la première chose à faire c'est qu'ils restent en Géorgie. Excusez-moi. On n'est pas l'hôpital
du monde. Mais on contrôle
nos frontières comme le font les autres. J'étais au Maroc récemment, il
y a
l'année dernière. Le ministre marocain nous rigolait au nez en nous disant la France,
vous
ne contrôlez rien du tout. Nous, on contrôle nos frontières. On ne rentre pas au Maroc n'importe comment. Donc pourquoi la France serait le dindon de la farce de la mondialisation ?
Au nom de quoi ? Les Français se voient les pigeons payant toujours
plus.
On n'a jamais eu autant d'immigrations clandestines dans notre pays ? Venez dans
les cités de ma circonscription.
J
'y suis passé
hier soir par an. On n'a jamais eu autant d
'immigrations clandestines ?
T
'as
eu peur ? Non, je n
'ai
pas eu peur parce que ce n
'est
pas mon rapport aux gens.
J'étais surpris. J'étais surpris qu'à
un tournant de rue on puisse avoir l'impression de changer. Et je le dis, mais bien sûr, mais comme tout le monde. Et de la même façon que
je
suis surpris que dans ma campagne on puisse faire 50 km sans avoir quelqu'un de couleur, d'une autre couleur que la mienne, c'est
-à
-dire blanc-pâle. Mais là
où je ne suis pas d'accord
avec vous, c'est quand vous faites croire que l'immigration... Pardon, il n
'y aurait
que la France qui serait victime de l'immigration. J'ai les chiffres officiels sous les yeux. L'Autriche, c'est 16%. La Suède, 14%. L'Espagne,
14%.
Et la France, 11%. Les Etats-Unis. L'Australie, 22%. Le Canada qui est dynamique.
21%. Ce n'est pas du tout la même chose au Canada. Non, excusez-moi. Ce ne sont pas les mêmes immigrations, je suis d'accord. Au Canada, ils choisissent.
Ils choisissent leurs immigrés.
D
'ailleurs, ce sont nos jeunes Bac plus 10 qu'on a formés, payés et qui partent au Canada parce qu'il
n'y
a pas
de boulot. Et il y a 500 000 travailleurs
détachés polonais-roumains dans notre pays
et les ouvriers du bâtiment n'ont plus de travail. Mais on ne peut pas dire que tout
le monde devrait rentrer en France.
Moi, je suis élu français. Je suis chargé de défendre les intérêts des Français. Et on a des dirigeants politiques qui ne défendent plus les intérêts des Français.
C
'est tout.
Alors, Jacques Moyet, une
question ensuite que j'ai tweet.
Vous me parliez de l'immigration clandestine. Est-ce qu'on ne pourrait pas avoir les chiffres ? Vous êtes parlementaire. Est-ce qu'il ne
pourrait
pas y avoir une commission d'enquête parlementaire pour avoir les vrais chiffres de l'immigration clandestine ? On en parle depuis
des années.
On n'arrive jamais à les avoir.
Vous voulez savoir pourquoi ? Oui, allez
-y. D'abord, parce qu'ils ne veulent surtout pas montrer que le système qu'ils ont mis en place depuis maintenant 98, c'est mon premier coup de gueule en politique. J'ai refusé de voter le traité d'Amsterdam. J'ai quitté le RPR de l'époque là-dessus. Parce qu'il ne
faut
surtout pas montrer aux Français les vrais chiffres.
Et
les vrais chiffres, les Français le vivent. Il n
'y a
qu'à aller à l'hôpital public, il n
'y a
qu'à aller dans le métro, il n
'y a
qu
'à
aller partout. Ce n'est pas d'être contre les étrangers. Ce sont d'ailleurs les étrangers assimilés en situation régulière qui payent le plus cher le désordre qui règne dans notre pays. Et moi, dans ma circonscription, j'ai une ville vigneux, 43 nationalités, il y
a
des gens extraordinaires qui se sont intégrés, qui ont fait l'effort de respecter nos lois. Des gens qui ne respectent pas nos lois passent avant nous. Mais est-ce que vous vous rendez compte des conflits qu'on est en train de nourrir
? On
ne peut pas vivre en société s'il n
'y a
pas des règles. Et je ne vois pas au nom de quoi la France continuerait sa politique suicidaire d'accueil de migrants. En revanche, je vais être franc avec vous, je pense que si on ne change pas de braquet, si on ne met pas en place un plan Marshall européen vers les pays d'Afrique et du Maghreb, le discours que je tiens, serait, comment dire, irréaliste. Vous voyez ce que
je veux dire ? Je veux d'un côté qu'on ferme
un minimum,
qu'on contrôle nos
frontières et qu'en même temps, on appuie sur l'accélérateur de l'aide
à
ces pays.
Car
c'est ce qu'ont fait d'ailleurs les Américains
à la fin de la guerre avec le plan Marshall en Europe. Nicolas Dupont-Aignan,
on va passer au GG Tweet pour vous, pour aller sur d'autres domaines qui font l'actualité. Je vais vous demander une réaction rapide. Si je vous dis Dominique Strauss-Kahn
du
Ballet,
JO
2024, Paris 2024. Il faut, il faut une grande
ambition pour le pays.
Emmanuel Macron
?
Il est resté le chargé de mission de Rothschild ou de Lazare Bank.
Alain
Juppé
? Alain
Juppé ?
Le
meilleur d'entre
nous. Alain Juppé ? Joker. Ah non ! C
'est intéressant
! Une personnalité honorable et respectable mais je suis en désaccord sur sa vision justement de l'Europe. Sauf cela s'il évolue aujourd'hui.
Marine Le
Pen
? Une
femme courageuse, je l
'ai
toujours dit, mais qui...
Sous
influence. Non, c'est pas ça. Qui reste sur des fondamentaux du Front National qui ne suffisent pas pour gouverner parce qu'il faut un projet constructif, il s'agit pas de protester.
Et qui pourrait faire le lien quand même avec Debout la France ou pas ?
C'est l'éternelle
question. Je suis gaulliste.
Marine Le Pen vient de la droite extrême.
Florian Philippot aussi est gaulliste.
Oui, je sais, on l'agit en vitrine mais il
y a
l'arrière boutique. Nous sommes différents, nous sommes différents sur l'Europe. Moi je veux pas la fin de l'Europe. Nous sommes différents sur la société. J'ai pas la même vision de la société. Nous savons nos différences. Je suis patriote. Elle est patriote. Il y a Achevènement qui est patriote aussi. De Grasse. Est-ce qu'on peut avoir de la diversité dans le renouveau politique ? Patriotisme. Mais regardez, il
y
a Mélenchon, il y a Le Pen et il y a Debout la France. Les Français n'ont pas le droit d'avoir le choix. Ils ont bien le choix des européistes qui ont tout échoué. Les Verts, les centristes, les UMP, les socialistes. Moi je défends ma voix propre. Voilà. Dernier nom, Nicolas Sarkozy ?
Assez.
Merci
Nicolas Dupont-Aignan. François Hollande. François Hollande
?
Je
voulais que je vous
dise franchement, assez aussi.
Merci
Nicolas
Dupont-Aignan d'avoir
passé le
grand oral
des Juju.
Nicolas Dupont-Aignan