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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 7 juillet 2015 30 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesImmigration & asileSécurité

Nicolas Dupont-Aignan invité du Grand Oral des GG sur RMC

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 28 %Attaque 60 %Défensif 12 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous souhaitez que la Grèce reste dans l'Europe et dans la zone euro ou qu'elle en sorte ?

  • 3:39RelanceRéponse directe

    Pourquoi ce scénario de sortie de l'euro ne se dessine pas ?

  • 5:15OuverteRéponse directe

    Quel regard avez-vous sur l'indépendance à l'égard du système financier pour la Grèce ?

  • 8:01RelanceRéponse directe

    La monnaie unique est un fait, est-ce que la solution ne serait pas plutôt d'harmoniser les économies ?

  • 11:21OuverteÉludée

    Est-ce que vous entendez l'argument géopolitique pour la Grèce ?

  • 14:49FerméeRéponse directe

    La meilleure solution serait-elle de sortir la Grèce de l'euro ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21Invité politiqueFait
    « Je souhaite bien évidemment qu'elle sorte de la zone euro pour rester en Europe, un pays libre qui se développe et qui ne souffre pas comme on l'a fait souffrir inutilement depuis 5 ans. »
  • 1:38Invité politiqueChiffre
    « Ils ont perdu 30% de leurs entreprises, ils ont réduit de 30% leur richesse nationale. »
  • 1:46Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, quand vous avez un cancer en Grèce, vous n'êtes pas soigné. »
  • 1:58Invité politiqueFait
    « Ce que je dis, c'est qu'il faut laisser la Grèce sortir de l'euro, et accompagner cette sortie, pour qu'elle ait sa propre monnaie qui correspond à son caractère. »
  • 4:26Invité politiqueFait
    « La Turquie a dévalué de 40% sa monnaie depuis des années, personne ne lui en veut, et les activités économiques sont parties en Turquie de Grèce. »
  • 6:16Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire que les banques font du beurre sur les Etats. »
  • 11:29Invité politiqueFait
    « Si l'argument géopolitique était si évident, mais alors pourquoi le Premier ministre a soutenu des plans d'austérité qui ont détruit la Grèce ? »
  • 13:10Invité politiqueFait
    « Vous savez très bien que les crédits qu'on a versés sont repartis vers les banques européennes qui avaient financé la vente des sous-marins allemands, des Porsche Cayenne allemande et des voitures françaises ou ailleurs. »
  • 15:21Invité politiqueChiffre
    « Si vous regardez la situation de l'Espagne, elle est dramatique. Vous avez 28% des jeunes espagnols qui sont au chômage. »
  • 15:50Invité politiqueChiffre
    « L'Italie sera la prochaine économie à sortir de la zone euro si elle veut s'en sortir. Moins dix points de PIB. »
  • 16:52Invité politiqueFait
    « Si on n'avait pas eu l'euro comme drogue, une sorte de drogue, c'est une anesthésie au départ. Ça vous endort, vous ne faites pas les réformes et après vous payez. »
  • 17:30Invité politiqueFait
    « Le général de Gaulle en arrivant en 1958 a dévalué de 20% le nouveau franc. Mais il a eu de la rigueur, il a fait des économies, il a investi et la France a eu 10 ans de miracles. »
  • 19:15Invité politiqueFait
    « Se préoccuper du développement du Maghreb et de l'Afrique, c'est vital. »
  • 20:17Invité politiqueFait
    « Je demande qu'on arrête les aides sociales excessives. »
  • 23:20Invité politiqueFait
    « On ne pourra pas accueillir dans nos pays toute la misère du monde. »
  • 23:46Invité politiqueFait
    « Notre sécurité sociale est totalement déstabilisée. »
  • 24:15Invité politiqueChiffre
    « Nous avons des Géorgiens qui arrivent au SAMU social à Paris avec la tuberculose, 18 mois de traitement, 150 000 euros par an. »
  • 26:12Invité politiqueFait
    « Ils ne veulent surtout pas montrer que le système qu'ils ont mis en place depuis maintenant 98, c'est mon premier coup de gueule en politique. »
  • 26:21Invité politiqueFait
    « J'ai quitté le RPR de l'époque là-dessus. »
  • 26:43Invité politiqueChiffre
    « Dans ma circonscription, j'ai une ville vigneux, 43 nationalités. »
  • 26:53Invité politiqueFait
    « Des gens qui ne respectent pas nos lois passent avant nous. »
  • 27:58Invité politiqueFait
    « Il est resté le chargé de mission de Rothschild ou de Lazare Bank. »
  • 28:15Invité politiqueFait
    « Je suis en désaccord sur sa vision justement de l'Europe. »
  • 28:34Invité politiqueFait
    « Qui reste sur des fondamentaux du Front National qui ne suffisent pas pour gouverner. »
  • 28:44Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen vient de la droite extrême. »
  • 28:53Invité politiqueFait
    « Moi je veux pas la fin de l'Europe. »
  • 29:11Invité politiqueFait
    « Les Français n'ont pas le droit d'avoir le choix. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan63 %
  • Présentateur10 %
  • ?9 %
  • Locuteur 38 %
  • Locuteur 16 %
  • Locuteur 53 %

≈ 35,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 6

CRMC, le grand oral des grandes gueules.

0:03
Locuteur

Il

0:04
Présentateur

est député de l'Essonne, maire de Hier, ville de ce département, président de Debout la France. C'est le député Nicolas Dupont-Aignan qui est avec nous aujourd'hui sur MC, qui passe le grand oral des GIG. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour, ma question est toute simple. Est-ce que vous souhaitez que la Grèce reste dans l'Europe et dans la zone euro ou qu'elle en sorte ?

0:21
Nicolas Dupont-Aignan

Je souhaite bien évidemment qu'elle sorte de la zone euro pour rester en Europe, un pays libre qui se développe et qui ne souffre pas comme on l'a fait souffrir inutilement depuis 5 ans.

0:33
Présentateur

Donc elle doit sortir de la zone euro avec un euro drachme ou la drachme directement

0:40
Locuteur

? Vous savez,

0:41
Nicolas Dupont-Aignan

en 2010, vous pouvez retrouver les vidéos sur mon site à l'Assemblée nationale à 4 reprises. J'avais dit au gouvernement Sarkozy, soutenu d'ailleurs à l'époque par les socialistes, pas moi, le gouvernement Sarkozy, qu'il ne fallait surtout pas récupérer la dette des banques,

0:54
Locuteur

la

0:55
Nicolas Dupont-Aignan

dette grecque des banques privées, parce que si on la récupérait, à la fin, c'est le contribuable français qui allait payer. Et on m'a rigolé au nez en me disant, mais le plan va très bien marcher, Madame Lagarde était suffisante, prétentieuse comme jamais, comme toujours je devrais dire, et ça va marcher, il

1:11
Locuteur

n

1:11
Nicolas Dupont-Aignan

'y

1:11
Locuteur

a

1:11
Nicolas Dupont-Aignan

aucun souci, ne dormez tranquille, etc. J'avais dit, un, vous êtes en train de sauver les banques et d'écraser le contribuable français de futures dettes grecques, et deux, comme vous allez leur faire un plan trop dur, et bien ils ne pourront pas nous rembourser, et ils vont tellement souffrir qu'ils vont rejeter l'Europe. Et bien voilà ce qui est arrivé, ils ne rejettent pas l'Europe, simplement ils veulent pouvoir vivre en Europe décemment, et pour ça, il n

1:34
Locuteur

'y a

1:34
Nicolas Dupont-Aignan

qu'une solution.

1:34
Locuteur

Sans faire

1:35
Présentateur

les réformes, sans faire

1:36
Locuteur

les réformes

1:36
Nicolas Dupont-Aignan

dignes d'un peuple européen aussi. Excusez-moi, les réformes, ils en ont fait certaines, ils ont perdu 30% de leurs entreprises, ils ont réduit de 30% leur richesse nationale. Aujourd'hui, quand vous avez un cancer en Grèce, vous n'êtes pas soigné. Alors, c'est facile de Paris de dire qu'ils n

1:51
Locuteur

'ont

1:51
Nicolas Dupont-Aignan

pas fait de réformes, il n

1:52
Locuteur

'y a

1:52
Nicolas Dupont-Aignan

pas un pays qui a autant souffert en Europe, inutilement, et la dette a augmenté. Alors, moi je ne

1:56
Locuteur

suis

1:56
Nicolas Dupont-Aignan

pas à la place des Grecs. Ce que je dis, c'est qu'il faut laisser la Grèce sortir de l'euro, et accompagner cette sortie, pour qu'elle ait sa propre monnaie qui correspond

2:04
Locuteur

à son

2:05
Nicolas Dupont-Aignan

caractère. Non, si on la laisse comme ça, on paiera tout. Moi, je ne

2:10
Locuteur

veux

2:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas tuer celui qui me doit de l'argent. Et c'est exactement comme

2:14
Locuteur

une commission... Alors, on ne remboursera jamais Nicolas Dupont

2:16
Nicolas Dupont-Aignan

-Aignan la Grèce.

2:16
Locuteur

C

2:16
Nicolas Dupont-Aignan

'est comme une commission de surendettement des ménages.

2:18
Locuteur

Quand

2:19
Nicolas Dupont-Aignan

il y

2:19
Locuteur

a

2:19
Nicolas Dupont-Aignan

un surendettement des ménages, qu'est-ce qu'on fait ? On tue la personne, comme elle est au XIXe siècle, ou au contraire, on la met en prison, comme au XIXe siècle, ou alors au contraire, on examine sa situation, on efface ce qui doit être effacé, on l'aide à redémarrer, et elle nous rembourse une partie. C'est ce qu'il faut faire avec la Grèce. Il faut arrêter le jugement de valeur. D'un côté, vous avez une Allemagne qui veut écraser la Grèce.

2:41
Locuteur

De

2:41
Nicolas Dupont-Aignan

l'autre, vous avez une Grèce qui veut tirer l'argent des autres sans changer. La seule solution à faire, c'est un compromis, c'est-à-dire permettre à la Grèce de sortir de l'euro, rééchelonner sa dette, permettre à la Grèce de développer son économie. Et je suis surpris parce que,

2:56
Locuteur

j

2:56
Nicolas Dupont-Aignan

'écoute les débats depuis des semaines, on ne dit jamais aux Français qu'il

3:00
Locuteur

y

3:00
Nicolas Dupont-Aignan

a neuf pays dans l'Union Européenne qui ne sont pas dans l'euro, qui

3:05
Locuteur

ne sont pas des monstres. Il y a la Suède, le Danemark,

3:07
Nicolas Dupont-Aignan

la Pologne, l

3:08
Locuteur

'Angleterre, et c'est

3:08
Nicolas Dupont-Aignan

curieux. La Norvège n'est pas dans l'Union

3:11
Locuteur

Européenne,

3:11
Nicolas Dupont-Aignan

mais la Norvège se débrouille très bien, la Suisse n'est pas dans l'Union Européenne. Mais même dans l'Union Européenne, il y a neuf pays qui ne sont pas dans la zone euro. Est-ce que ce sont des pays fascistes ? Est-ce que c'est le chaos

3:20
Locuteur

? Ils

3:21
Nicolas Dupont-Aignan

ont de meilleurs résultats

3:22
Locuteur

économiques.

3:23
Nicolas Dupont-Aignan

Ils sont plus heureux. Pourquoi ? Parce qu'ils ont leurs propres monnaies, ils gèrent leur économie en fonction de leur

3:29
Locuteur

volonté politique. Alors

3:30
Nicolas Dupont-Aignan

arrêtons de vouloir uniformiser tout le monde.

3:32
Locuteur

Sauf

3:32
Présentateur

que ce soir, Nicolas Dupont-Aignan, il n'y aura pas d'aide à la sortie de l'euro, visiblement de la Grèce. Pourquoi ? Qu'est-ce que vous

3:40
Locuteur

en

3:40
Présentateur

savez

3:40
Locuteur

?

3:40
Présentateur

Ce n'est pas vers le scénario qui se dessine. A la fois de l'Eurogroupe et puis des Européens ce soir. Alors ce ne sera peut-être pas tranché ce soir. Mais est-ce qu'on ne

3:49
Locuteur

va

3:49
Présentateur

pas plutôt prendre un crayon et puis rayer une partie de la dette grecque

3:54
Locuteur

? Alors ça, c'est la pire des

3:56
Nicolas Dupont-Aignan

choses, je vais vous dire. Pourquoi ? Parce que

3:58
Locuteur

vous

3:59
Nicolas Dupont-Aignan

donnerez des poissons à la Grèce, si je puis dire, mais vous ne lui apprendrez pas à pêcher. C'est-à-dire que vous allez effacer une partie de la dette

4:06
Locuteur

et

4:06
Nicolas Dupont-Aignan

puis en fin de compte, comme on ne changera pas la monnaie, elle restera écrasée par un euro trop cher, elle ne pourra pas se réformer, donc on va payer encore, c'est ce qu'on a fait depuis 5 ans. Régulièrement on paye, mais on ne change pas les structures. La seule façon d'aider la Grèce à pêcher du poisson, c'est-à-dire à se développer, c'est qu'elle ait une monnaie moins chère. La Turquie a dévalué de 40%

4:28
Locuteur

sa

4:29
Nicolas Dupont-Aignan

monnaie depuis des années, personne ne lui en veut, et les activités économiques sont parties en Turquie de Grèce. Quand est-ce que vous allez comprendre que quand on a une monnaie trop chère,

4:37
Locuteur

on

4:37
Nicolas Dupont-Aignan

ne

4:37
Locuteur

peut

4:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas se développer ? La Grèce n'aura pas la compétitivité de l'Allemagne, ni de la France. Bon alors, pourquoi...

4:44
Présentateur

Après

4:45
Nicolas Dupont-Aignan

tout, la Grèce n'aurait

4:45
Locuteur

jamais dû être dans l'Europe telle qu'elle. Alors pourquoi on

4:48
Nicolas Dupont-Aignan

continue à foncer dans un mur ?

4:50
Locuteur

Expliquez-moi

4:50
Nicolas Dupont-Aignan

pourquoi... Dans l'euro, ce n

4:52
Locuteur

'est

4:52
Nicolas Dupont-Aignan

pas la même chose que l'Europe. Dans l'euro, oui.

4:54
Locuteur

Tout

4:54
Nicolas Dupont-Aignan

à fait raison. Pourquoi il y a cette volonté

4:57
Locuteur

d

4:58
Nicolas Dupont-Aignan

'uniformiser tout ? Pourquoi on veut absolument plaquer une monnaie unique sur des peuples différents ? Ça ne marche pas. On le voit tous les jours. Mais on continue.

5:08
Présentateur

On continue à rentrer dans le mur. Sylvain, Didier, Jacques, lequel veut poser une question ?

5:11
Locuteur

Moi, je me pose une question. Quand on est souverainiste, on

5:13
Locuteur 3

aime l'indépendance, quel regard avez-vous justement sur l'indépendance à l'égard du système financier ? Parce qu'on sait qu'une bonne partie de cette fameuse dette grecque est une dette des intérêts. Oui. Est-ce qu

5:23
Locuteur

'il

5:23
Locuteur 3

n

5:23
Locuteur

'y a

5:23
Locuteur 3

pas aussi quelque chose

5:24
Locuteur

à revoir ? Pourquoi

5:25
Locuteur 3

un pays qui était à 20% d'endettement en 80 se retrouve à 170% d'endettement de nos jours ? Et il y

5:31
Locuteur

a

5:31
Locuteur 3

au moins la moitié de cette dette qui sont des intérêts de la dette. C'est de plus en plus dénoncé, mais pas suffisamment à mon goût. Avez-vous un regard particulier là-dessus en tant que souverainiste ? J'ai écrit

5:41
Nicolas Dupont-Aignan

un livre là-dessus en 2009. L'euro, la mondialisation, l'arnaque des banques. Pourquoi je suis contre l'euro ? Ce n

5:47
Locuteur

'est

5:47
Nicolas Dupont-Aignan

pas parce que je suis contre l'Europe. Je ne

5:48
Locuteur

suis

5:48
Nicolas Dupont-Aignan

pas contre l'Europe. Je suis contre l'euro parce que c'est le moyen pour les banques d'emprunter à 0% la Banque Centrale Européenne et de reprêter aux Etats entre 1, heureusement quand c'est faible comme aujourd'hui, et 5 à 6 pour les... Enfin, il n

6:03
Locuteur

'y

6:03
Nicolas Dupont-Aignan

a pas d'inflation, donc il y a un taux d'intérêt

6:05
Locuteur

réel quand

6:05
Nicolas Dupont-Aignan

même. Et à 5 à 6 aux pays en difficulté. J'ai toujours dit

6:09
Locuteur

que

6:10
Nicolas Dupont-Aignan

c'était un scandale. C'est-à-dire que les banques font du beurre sur les Etats. Et en France, la Banque de France, sous le général de Gaulle, a pu créer Airbus, TGV, Centrale Nucléaire, investissement dans la recherche, l'éducation, la santé. Pourquoi ? Parce que le général de Gaulle empruntait à 0% auprès de la Banque de France. Ça ne

6:30
Locuteur

veut

6:30
Nicolas Dupont-Aignan

pas dire qu'il ne remboursait pas.

6:31
Locuteur

Il

6:32
Nicolas Dupont-Aignan

a d'ailleurs été très rigoureux et beaucoup plus rigoureux que ses successeurs. Simplement, il ne payait pas des

6:37
Locuteur

intérêts

6:37
Nicolas Dupont-Aignan

illégitimes. Le problème de l'euro,

6:41
Locuteur

c

6:42
Nicolas Dupont-Aignan

'est qu'on veut mettre la même monnaie sur des pays différents et qu'on a donné le pouvoir à l'Allemagne et au système financier. Simplement, je le dis, reconnaissez, j'ai peut-être des défauts, mais je le dis depuis que j'ai commencé ma vie politique avec Philippe Séguin, Jean-Pierre Chevènement et d'autres. Ce

7:00
Locuteur

n

7:00
Nicolas Dupont-Aignan

'est pas que je sois contre l'Europe, contrairement à la caricature qui est faite sans arrêt. Mais c'est curieux, il y

7:04
Locuteur

a

7:04
Nicolas Dupont-Aignan

un Allemand d'ailleurs qui le disait très bien, l'ancien patron des patrons allemands. Il a dit, on s'est réconcilié avec la France, on a créé Airbus, on a fait l'Europe, il n'y avait pas une monnaie unique. Chacun avait son mode de fonctionnement. Depuis qu'on a fait la monnaie unique, on est dans une espèce de délire

7:20
Locuteur

et

7:21
Nicolas Dupont-Aignan

on est dans un espèce de système qui nous oppose, qui nous divise, qui nous fâche. Est-ce qu'un jour, on ne

7:28
Locuteur

va

7:28
Nicolas Dupont-Aignan

pas pouvoir reconnaître qu'on peut essayer autre chose ? Mais j'ai proposé chevènement aussi, la monnaie commune, c'est quoi ? Il y aurait l'eurofranc, l'eurodrague, l'euromarque. On garderait un système coordonné, parce qu'il ne s'agit pas de se faire la guerre monétaire. Mais en revanche, quand un pays a plus d'inflation qu'un autre, quand un pays ne fait pas les mêmes réformes qu'un autre, il peut

7:46
Locuteur

dévaluer.

7:47
Nicolas Dupont-Aignan

C'est quand même du

7:48
Locuteur

bon sens.

7:51
Locuteur 5

Le sablier, moitié vide, moitié plein, on peut le retourner aussi. Quand vous dites, aujourd'hui, on n'est pas obligé d'avoir une monnaie unique pour se développer, sauf que la monnaie unique, on l'a. On l'a. C'est un fait, aujourd'hui,

8:04
Locuteur

dans,

8:04
Locuteur 5

alors certes, quelques pays d'Europe, mais est-ce qu'aujourd'hui, la solution, ça ne serait pas plutôt d'harmoniser les économies, une fois qu'on a l'euro ? Parce que moi, aujourd'hui, ce qui me fâche dans l'Europe, ce n

8:15
Locuteur

'est

8:15
Locuteur 5

pas l'euro. C'est le fait qu'à l'intérieur de l'Europe, où on a le même euro, dans un kilo de fraises produites dans les Pyrénées-Orientales ou produites en Espagne, il y a un coût de la main-d'oeuvre qui est dix fois supérieur ou dix fois inférieur, quoi. C'est qu'aujourd'hui, il n'y a pas d'harmonisation européenne sur tout ce qui est social et fiscal. Et qu'au moins, dans la zone euro, ça, ça devrait être impréalable.

8:39
Nicolas Dupont-Aignan

Eh bien, vous avez raison, sauf que ça ne l'est pas. Pourquoi

8:41
Locuteur

? Parce

8:42
Nicolas Dupont-Aignan

que les pays sont différents et ne veulent pas faire la même politique. Les Allemands mettent des esclaves polonais et roumains 14 heures par jour. Non, mais attendez, c'est un article allemand. Pour 400

8:52
Locuteur

euros par mois. Pour 400 euros par mois, dans des

8:54
Nicolas Dupont-Aignan

dortoirs.

8:54
Locuteur

C

8:54
Nicolas Dupont-Aignan

'est une réalité. J'ai vu un producteur de radis à Clermont-Ferrand il y a un mois. Le radis allemand, je suis désolé de parler de concret, où la courgette allemande arrive sur la centrale d'achat à Moulins dans l'Allier, 20% moins cher que le radis français qui est produit à 10 kilomètres. Pas simplement parce que le français est moins bon et pas du tout. Pas simplement

9:15
Locuteur

parce qu'il a des taxes. Parce que là-bas, on met dans

9:18
Nicolas Dupont-Aignan

des dortoirs des types qui sont payés très peu et que l'Allemagne triche avec toutes les règles du jeu. Et après, on dit que les Allemands sont formidables. Moi, je veux bien. Mais ça, vous n'allez pas le changer. Vous ne changerez pas les dirigeants allemands, vous ne changerez pas les dirigeants hispanioles, vous ne changerez pas les peuples grecs. Donc, est-ce que dans la vie,

9:37
Locuteur

il

9:37
Nicolas Dupont-Aignan

n

9:37
Locuteur

'y

9:37
Nicolas Dupont-Aignan

a pas un moment où il faut prendre un principe de réalité ? Moi, je préférerais qu'on construise la voiture électrique de demain avec les Allemands et les Italiens. Qu'on invente les produits de demain qui vont permettre de conquérir le monde et de lutter face à la Chine. Parce que le vrai enjeu de l'Europe, c'est d'inventer les Airbus de demain. C'est-à-dire de faire des projets communs. En revanche, qu'est-ce que ça gêne d'avoir des monnaies différentes

9:58
Locuteur

?

9:58
Nicolas Dupont-Aignan

Quand vous allez en Angleterre, vous n'êtes pas traumatisé. Quand vous allez en Pologne, vous n'êtes pas traumatisé. Arrêtons le délire de l'euro.

10:06
Locuteur

Voilà, c'est tout. C'est

10:07
Nicolas Dupont-Aignan

une construction idéologique. Jacques,

10:09
Locuteur 1

je vous reconnais une chose. Vous êtes cohérent. Ah, mais ça, je le reconnais. C

10:13
Locuteur

'est

10:14
Locuteur 1

assez rare dans la vie

10:14
Locuteur

politique. Vous le reconnaissez au moins.

10:16
Locuteur 1

Je le reconnais. Vous êtes cohérent. Vous avez défendu les mêmes positions depuis des années. En fait, vous êtes pour l'Europe des nations. Vous êtes aux sources du gaullisme. Votre message, il est clair. Mais en fait, je vais vous dire une chose. J'ai écouté le Premier ministre ce matin. Il n'évoque même pas des raisons économiques. Il veut que la Grèce reste dans l'Union Européenne et même dans l'euro pour des raisons de géopolitique. C'était l'argument massue. Parce que, d'ailleurs, attention, la Grèce, finalement, est dans l'Alliance Atlantique. La Grèce, par ailleurs, la frontière avec la Turquie. L'importance du budget de la défense. Le problème des migrants. Je constate, j

10:54
Locuteur

'ai

10:54
Locuteur 1

remarqué que le Premier ministre était assez faible en économie, d'ailleurs. Donc, de ce côté-là, il aborde d'autres thèmes. Mais c'était l'argument déterminant. Pour moi, personnellement, je respecte votre position et je la comprends tout à fait. Mais tu as des accords, là-dessus. Sur

11:06
Locuteur

la position économique, tu as des accords.

11:07
Locuteur 1

Vous le

11:08
Locuteur

savez,

11:08
Locuteur 1

moi, je suis pour l'Europe fédérale. Mais oui, mais vous êtes cohérent aussi.

11:10
Locuteur

On est les deux seuls cohérents.

11:12
Locuteur 1

Absolument.

11:14
Locuteur

Mais au moins où il y a l'Europe fédérale,

11:18
Locuteur 1

c'est devenu un gros mot en France. Plus personne ne défend l'Europe fédérale.

11:21
Locuteur

Alors,

11:21
Présentateur

est-ce que vous entendez l'argument géopolitique, Nicolas Duton

11:24
Locuteur

-Aignan ? Non, pas du tout.

11:25
Présentateur

Mais je vais vous

11:26
Nicolas Dupont-Aignan

dire pourquoi.

11:26
Locuteur

Parce que le Premier ministre a beaucoup développé ce point-là. Oui, oui.

11:29
Nicolas Dupont-Aignan

Mais si l'argument géopolitique était si évident, mais alors pourquoi le Premier ministre a soutenu des plans d'austérité qui ont détruit la Grèce ? C'est extraordinaire. Ces gens prennent des décisions depuis cinq ans.

11:38
Locuteur

Ils

11:38
Nicolas Dupont-Aignan

ne sont jamais responsables de rien. Enfin, trois ans pour Valls. D'abord, je vais vous dire, si vraiment on a l'argument géopolitique... Mais

11:45
Locuteur

il

11:45
Nicolas Dupont-Aignan

y

11:45
Locuteur 1

a beaucoup développé,

11:46
Locuteur

Nicolas.

11:46
Nicolas Dupont-Aignan

Mais ça veut dire qu'on doit se soucier de la Grèce, de sa richesse, de sa capacité à produire des richesses, à être équilibrée, à part être

11:54
Locuteur

en crise sociale.

11:55
Nicolas Dupont-Aignan

Et je remarque encore une fois qu'on assimile bêtement

12:00
Locuteur

ou

12:00
Nicolas Dupont-Aignan

confond la zone euro, qui est un moyen d'organisation monétaire qui regroupe 18 pays sur 28, et l'Union européenne. La Pologne est même trop géopolitiquement anti-russe, mais la Pologne est très

12:16
Locuteur

solide. Attendez, laissez

12:17
Nicolas Dupont-Aignan

-moi finir. La Pologne est solide géopolitiquement, si on prend le prisme bruxellois, et elle n

12:24
Locuteur

'est

12:24
Nicolas Dupont-Aignan

pas dans l'euro. Donc arrêtons de croire ça. Au contraire, c'est si on continue une politique suicidaire, d'une monnaie trop chère, pour un pays qui n'a pas la compétitivité, si on continue à lui imposer un traitement de cheval, comme on a fait avec l'Allemagne de l'entre-deux-guerres, qui a abouti au nazisme. C'est quand même ça qu'on est en train de faire.

12:41
Locuteur

Et qu'on continue à imposer un mode

12:43
Présentateur

de vie dont elle ne veut pas, un mode de vie sociale-économique dont

12:46
Locuteur

elle ne veut

12:46
Présentateur

pas.

12:47
Locuteur

On ne peut pas faire le bonheur des gens, c'est ce que vous êtes en train

12:49
Locuteur 5

de

12:50
Locuteur

me dire.

12:50
Nicolas Dupont-Aignan

Ce

12:50
Locuteur

que vous nous dites, c'est de

12:51
Locuteur 5

laisser les faire avec leur blague.

12:54
Locuteur

Mais

12:54
Nicolas Dupont-Aignan

est-ce qu'on est chargé d'administrer, de coloniser la Grèce ?

12:57
Locuteur

Est-ce qu'on ne croyait pas qu'il y a

12:58
Nicolas Dupont-Aignan

déjà pas

12:58
Locuteur

mal de travail en France ? Non, mais à partir du moment où on

13:00
Présentateur

les a pris dans le zone

13:00
Locuteur

euro, tant qu'à faire, ils se mettent au même modèle. On les a pris, ils ne sont pas des

13:02
Nicolas Dupont-Aignan

enfants. Ils ont voté non.

13:05
Présentateur

Non, ben là,

13:05
Locuteur

ils ont voté non il y a deux jours, mais pendant des années. Ils ont quand même profité un peu aussi. Et on en

13:10
Nicolas Dupont-Aignan

a bien profité aussi, parce que vous savez très bien que les crédits qu'on a versés sont repartis vers les banques européennes qui avaient financé la vente des sous-marins allemands, des Porsche Cayenne allemande et des voitures françaises ou ailleurs. Donc, il faut arrêter. Soyons clairs. Moi, je prends les réalités. Vous voyez, c'est mon côté gaulliste.

13:26
Locuteur

Les réalités telles qu'elles sont.

13:27
Nicolas Dupont-Aignan

Vous

13:27
Locuteur 1

savez très bien qu

13:28
Locuteur

'ils

13:28
Locuteur 1

ne rembourseront jamais.

13:29
Nicolas Dupont-Aignan

Non, je souhaite. C'est clair. Attendez, si on les conduit à la faillite, ça, ils ne rembourseront jamais. D'ailleurs, je ne comprends pas l'Allemagne parce que l'Allemagne les pousse dehors et en même temps, ça ne

13:37
Locuteur

sera

13:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas remboursé du tout.

13:38
Locuteur

C

13:38
Nicolas Dupont-Aignan

'est absurde. Dans l'esprit allemand, il y a l'idée qu

13:41
Locuteur

'on

13:41
Nicolas Dupont-Aignan

va te punir. Mais enfin, l'Allemagne n'est pas propriétaire de l'Europe. Moi, je crois qu'en revanche, on ne

13:46
Locuteur

peut

13:46
Nicolas Dupont-Aignan

pas demander aux contribuables allemands de continuer à payer ni aux contribuables français. Donc, est-ce qu'on ne

13:50
Locuteur

peut

13:50
Nicolas Dupont-Aignan

pas trouver un bon compromis ? C'est ce qu'a proposé Giscard. Même Juppé a dit que j'avais repris ma thèse. Qu'est-ce qu'il

13:56
Locuteur

se passe ? Il faut

13:56
Présentateur

organiser la sortie de la zone

13:59
Locuteur

euro et que

13:59
Présentateur

ce ne sera pas dramatique d

14:01
Locuteur

'ici. Non. Et d'ailleurs, je vais

14:02
Nicolas Dupont-Aignan

vous dire ce qui gêne les dirigeants européens qui sont dans une croyance mystique de l'euro. Ce qui les gêne, c'est qu'on va voir que ça ne

14:09
Locuteur

se

14:09
Nicolas Dupont-Aignan

passe pas si mal et que ça va donner des idées à d'autres. C'est ça. Et que l'Allemagne ne sera plus propriétaire de l'Europe à travers l'euro. C'est-à-dire qu'on pourra dévaluer et assumer une concurrence avec l'Allemagne. Et là, ça va gêner l'Allemagne.

14:20
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, député maire de hier dans l'Essonne, député debout la France. Reste avec nous sur RMC pour parler de la Grèce et de bien d'autres choses dans un instant aussi.

14:29
Locuteur 6

RMC, le grand oral des grandes gueules.

14:34
Locuteur

On

14:35
Présentateur

parle politique. On parle de la Grèce avec Nicolas Dupont-Aignan. Il est avec nous, le député de l'Essonne, président de debout la France. La plus mauvaise des solutions, ce serait de garder la Grèce et de rayer une partie de sa dette. C'est ce que vous nous disiez, Nicolas Dupont-Aignan. La meilleure, ce serait, comme le disent Valéry Giscard d'Estaing et Alain Juppé, ce que vous dites depuis longtemps vous-même, c'est-à-dire de sortir la Grèce et de la faire passer à un euro-draque.

Mais pourtant, quand on regarde des cartes de l'Europe, on s'aperçoit que les réformes qu'a réalisées l'Italie, les réformes qu'a réalisées l'Irlande, les réformes qu'a réalisées l'Espagne et le Portugal ont été payantes pour leurs économies. Elles sont passées par une espèce de cure d'austérité, pour employer une expression, mais l'Espagne, ça lui a permis de rebondir à plus de 3% de son produit à taille en brut et de faire baisser son chômage. Je

15:20
Locuteur

ne suis

15:20
Nicolas Dupont-Aignan

pas d'accord là

15:20
Locuteur

-dessus.

15:21
Nicolas Dupont-Aignan

Si vous regardez la situation de l'Espagne, elle est dramatique. Vous avez 28% des jeunes espagnols qui sont au chômage. Vous avez une émigration, ils sont obligés de quitter leur pays. Alors, il y a eu un rebond de croissance là, mais ils ont baissé considérablement. Mais est-ce que vous vous rendez compte qu'on ne peut pas condamner des peuples à s'épuiser ? L'Irlande s'en est sortie, mais ce n

15:41
Locuteur

'est

15:41
Nicolas Dupont-Aignan

pas la même structure compétitive, ce n

15:43
Locuteur

'est

15:43
Nicolas Dupont-Aignan

pas la même histoire. L'Italie souffre énormément et l'Italie sera la prochaine économie à sortir de la zone euro

15:48
Locuteur

si elle veut s'en sortir.

15:50
Nicolas Dupont-Aignan

Moins dix points de PIB. Mais pourquoi épuiser les peuples avec une monnaie ?

15:56
Locuteur

Est

15:56
Nicolas Dupont-Aignan

-ce que vous mettez un corset parce qu'il y en a un autre qui a un autre veste ? Vous adaptez votre veste à votre corpulence. Sinon, il y aurait une monnaie unique dans le monde entier. Et pourquoi la Chine a une monnaie sous-évaluée pour conquérir des marchés

16:10
Locuteur

?

16:11
Nicolas Dupont-Aignan

Moi, je suis curieux.

16:12
Locuteur

C'est un objet

16:13
Nicolas Dupont-Aignan

de dumping. Bien sûr. Et pourquoi nous ? Vous savez, l'Allemagne a très bien joué avec l'euro. Avant, l'Allemagne avait une compétitivité plus forte que la France. Mais la France dévaluait régulièrement et regagnait des parts de marché et équilibrait ses échanges avec l'Allemagne. Avec l'euro, l'Allemagne fait un transfert de richesse direct des pays du Sud vers l'Allemagne.

16:31
Locuteur

Il y a eu un très bon article ce matin,

16:33
Nicolas Dupont-Aignan

Philippe Villain dans Le Figaro,

16:34
Locuteur

une interview, je recommande la lecture,

16:36
Nicolas Dupont-Aignan

qui explique en quoi l'euro est une escroquerie complète.

16:39
Locuteur

C'est un transfert

16:40
Nicolas Dupont-Aignan

de richesse

16:40
Locuteur

des pays du Sud vers le Nord. Ça doit nous

16:41
Présentateur

exonérer de toutes les réformes possibles et imaginables de nos économies, de nos structures, de nos modèles. Pas du tout. Il

16:48
Locuteur

suffirait d'une bonne et qu'on dévalue, on est compétitif et on s'exonère de toutes les réformes. Si on n'avait pas eu l

16:52
Nicolas Dupont-Aignan

'euro,

16:52
Locuteur

si

16:53
Nicolas Dupont-Aignan

on n'avait pas eu l'euro comme drogue, une sorte de drogue, c'est une anesthésie au départ. Ça vous endort, vous ne faites pas les réformes et après vous payez. Les emplois s'en vont. Si on n'avait pas eu l'euro, on aurait fait les efforts nous-mêmes ou on aurait parfois dévalué, mais on aurait gardé nos emplois et notre jeunesse. Un pays qui fait partir sa jeunesse

17:12
Locuteur

est

17:12
Nicolas Dupont-Aignan

un pays qui crève. C'est un pays qui ne donne plus un espoir, une dignité. Je ne suis pas pour raser gratis. Je ne

17:19
Locuteur

suis

17:19
Nicolas Dupont-Aignan

pas Mélenchon ou même Le Pen qui disent on sort de l'euro et on rase gratis. Ce n

17:23
Locuteur

'est

17:23
Nicolas Dupont-Aignan

pas vrai. Je dis simplement qu'il faut un ensemble. Il faut baisser les charges des PME. Il faut faire un effort, oui, mais il faut que cet effort soit utile. Le général de Gaulle en arrivant en 1958 a dévalué de 20% le nouveau franc. Mais il a eu de la rigueur, il a fait des économies, il a investi et la France a eu 10 ans de miracles. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on peut changer les choses. Regardez Cameron, il a été réélu, mais Cameron, il a fait des efforts, mais en même temps, il a dévalué la livre et

17:47
Locuteur

ça a donné un bon sens pour changer le sujet. Un

17:50
Locuteur 1

point important par rapport à l'Allemagne, vous avez raison, mais je dirais que depuis que Draghi est à la tête de la BCE, il reconnaissait que les choses ont changé. C

17:57
Locuteur

'est vrai.

17:58
Locuteur 1

Et que Draghi a pris même un certain nombre de libertés, je dirais, par rapport au traité

18:02
Locuteur

d'État. Parce qu'il a injecté de l'argent.

18:06
Nicolas Dupont-Aignan

Et très juste, d'ailleurs, pendant la présidentielle, je ne

18:10
Locuteur

sais

18:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas si vous vous souvenez, à chaque fois que j'étais dans un débat, on me disait oui, M. Dupont-Aignan, on voulait faire baisser l'euro, ça va être une catastrophe, le prix de l'essence va exploser. Je remarque que depuis un an, le président de la République et toute la classe politique se félicitent de la baisse de l'euro. Oui,

18:23
Locuteur

ça dérange

18:24
Locuteur 1

comme il n'a aucun résultat.

18:25
Locuteur

Heureusement

18:26
Nicolas Dupont-Aignan

qu

18:26
Locuteur

'il

18:26
Nicolas Dupont-Aignan

y

18:26
Locuteur

a

18:26
Nicolas Dupont-Aignan

la baisse de l'euro.

18:27
Locuteur

Et vous souvenez ce qu'on a dit pendant la présidentielle que je racontais n'importe quoi

18:31
Nicolas Dupont-Aignan

? Bon, alors, est-ce qu'un peu, on peut faire de l'économie ? Regardez ce qui se passe dans le monde. Moi, je vois des pays qui gagnent, qui gèrent leur monnaie avec intelligence. La monnaie, ça doit être un instrument. D'accord. Ni trop faible, ni trop fort.

18:42
Présentateur

Alors, Nicolas Dupont-Aignan, laissons de côté les questions économiques. La Grèce, parce que l'Europe, aujourd'hui, est confrontée à un autre sujet qui fâche entre Européens parce qu'il est douloureux, c'est celui des migrants. Il y

18:53
Locuteur

a

18:53
Présentateur

eu, il

18:53
Locuteur

y a

18:53
Présentateur

quelques semaines, un gros coup de gueule de Matteo Renzi, le premier ministre italien, en disant, vous me laissez seul, me dépatouiller avec mes 80 000, bientôt 100 000 migrants. Que doit faire l'Europe face à cet afflux des migrants ? Alors, Nicolas Dupont-Aignan...

19:08
Locuteur

Deux choses

19:08
Nicolas Dupont-Aignan

très simples et très difficiles, parce que celui qui a une solution unique, il raconte des histoires. Première chose, se préoccuper du développement du Maghreb et de l'Afrique, c'est vital. Vital. Or, on s'est plus préoccupé du développement de la Chine en envoyant nos entreprises là-bas alors qu'on aurait dû quitte parfois délocaliser, délocaliser plus au Maghreb qu'en Chine et rapatrier ce qu'on peut en France. Premier point, car si on ne règle pas le problème de l'Afrique, je voyais que le Niger allait doubler sa population, le Niger, dans les 20-15 ans qui viennent. Donc, c'est dramatique.

Et le deuxième point, raccompagner immédiatement les migrants qui arrivent sur le sol, car si on laisse rentrer les migrants en Europe, on n'y arrivera jamais,

19:50
Locuteur

ça

19:50
Nicolas Dupont-Aignan

fera appel d'air considérable. Et j'ajoute troisième point,

19:52
Locuteur

fermer les frontières

19:53
Nicolas Dupont-Aignan

mais bien évidemment. Donc,

19:55
Locuteur

en Érythrée, en Libye, en Irak, en Syrie.

19:58
Nicolas Dupont-Aignan

Ne pas laisser

20:00
Locuteur

les migrants s

20:01
Nicolas Dupont-Aignan

'installer en Europe

20:02
Locuteur

et

20:03
Nicolas Dupont-Aignan

rétablir les frontières nationales pour responsabiliser les pays. L'Italie et la Grèce n'ont aucun intérêt à contrôler les migrations puisqu'ils savent que les migrants vont venir en France et en plus, on ouvre notre frigidaire, si je peux être vulgaire, en donnant une aide sociale ahurissante. Je demande qu'on arrête les aides sociales excessives. Je demande qu'on contrôle nos frontières et je demande en revanche qu'on aide les pays du Maghreb et de l'Afrique.

20:28
Locuteur

Car

20:28
Nicolas Dupont-Aignan

ça sera beaucoup plus utile de faire un plan Marshall pour l'Afrique que de donner toujours plus d'argent à des migrants dans notre pays.

20:37
Locuteur

Est-ce qu'on ne peut quand

20:38
Locuteur 1

même pas accueillir un certain nombre de réfugiés politiques qui viennent quand même

20:41
Nicolas Dupont-Aignan

de

20:42
Locuteur

l'Erythrée

20:42
Locuteur 1

?

20:43
Nicolas Dupont-Aignan

L'Erythrée,

20:43
Locuteur

ils

20:43
Nicolas Dupont-Aignan

peuvent s'arrêter avant. pourquoi le Qatar qui dépense des milliards pour une coupe du monde absurde ? On

20:48
Locuteur 1

ne

20:49
Locuteur

peut

20:50
Nicolas Dupont-Aignan

plus dans notre pays, en tout cas pour la France, continuer à accueillir

20:58
Locuteur

des

20:58
Nicolas Dupont-Aignan

migrants. Ce n'est plus possible.

20:59
Locuteur

Il

20:59
Nicolas Dupont-Aignan

y a quelques cas exceptionnels de droits d'asile qu'il faut respecter, bien sûr. Mais si on continue comme ça, notre pays va exploser. Je suis élu de banlieue, je peux vous dire que ce n'est plus tolérable. Ce n'est plus tolérable. Donc, il y

21:13
Locuteur

a

21:13
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, mais c'est le système Schengen qui s'effondre. Vous savez, les deux idéologies de l'Europe absurde, mal conçues, explosent. L'euro d'un côté et le système Schengen.

21:22
Locuteur 3

Monsieur Simon Rousser, moi ce qui m'étonne toujours, justement, quand on a une vision plus large de la question, on s'aperçoit qu'il

21:28
Locuteur

y a

21:28
Locuteur 3

des tas de pays dont l'effort est beaucoup plus élevé que celui de la France en termes de proportion de population accueillie. Je regardais par exemple la Libye. On est allé faire la guerre en Libye. En 2013, on a accepté 43 réfugiés pour un pays en guerre. J'imagine, si nous étions en guerre, nous, Français, j'espère que nos pays voisins accueilleraient plus de 43 Français. Est-ce que vous êtes sûr d'être encore sur le bon modèle ? Je citais juste avant votre arrivée un chiffre que j'ai vu dans Le Monde où le nombre de réfugiés climatiques l'an dernier était trois fois supérieur au nombre de réfugiés pour cause de guerres, etc., de massacres.

J'ai l'impression qu'en fait, chacun peut rester chez soi. Or, on constate des mouvements migratoires colossaux. Alors, il

22:08
Locuteur

y

22:08
Locuteur 3

a deux positions. Il y a la vôtre que je défend, que je respecte, pardon, et que je ne défend pas, mais que je respecte parce qu'elle est dans une certaine logique nationale qui correspond aussi à notre histoire, pour être tout à fait honnête. Et puis après, il y a une autre vision vers laquelle je tends, qui est peut-être une forme de fatalité, je le reconnais, qui est de toute façon, on va vers d'immenses mouvements pour des raisons climatiques, pour des raisons de... Je dis d'abord climatiques, mais aussi des raisons de conflit. Et est-ce qu'il ne faudrait peut-être mieux pas déjà prendre un temps d'avance et déjà réfléchir à des meilleures répartitions, à des meilleurs modes d'accueil ?

On citait tout à l'heure les Alpes-Maritimes qui

22:42
Locuteur

n

22:42
Locuteur 3

'ont que 70 places pour accueillir des jeunes migrants mineurs. Peut-être qu

22:47
Locuteur

'on

22:47
Locuteur 3

n'a plus non plus les structures qui correspondent à une réalité, elle aussi. Vous

22:52
Locuteur

qui aimiez la

22:52
Locuteur 3

réalité avec De Gaulle, je crois que là, on est face à un principe de réalité qui va dépasser les opinions,

22:56
Locuteur

les doves, les collins

22:56
Nicolas Dupont-Aignan

du poignan. Non, le principe de réalité, c'est d'abord de permettre aux Africains et aux habitants du Maghreb de vivre chez eux.

23:04
Locuteur

Parce que souvent, excusez-moi, ils ne partent pas par plaisir. Depuis des années, ça ne se fait pas. Ça

23:08
Nicolas Dupont-Aignan

ne se fait pas

23:08
Locuteur

parce qu'on n'a pas... Il

23:09
Locuteur 1

y a Borloo maintenant

23:09
Locuteur

qui veut...

23:11
Nicolas Dupont-Aignan

Écoutez, là aussi, pendant la présidentielle, j'ai été le seul à présenter un programme pour l'Afrique. Ça n'intéressait personne. Il faut être clair. Mais je suis absolument convaincu qu'on ne pourra pas accueillir dans nos pays toute la misère du monde. Roncar l'a dit avant moi, c'est impossible.

23:27
Locuteur

Il faut donc fixer les populations.

23:29
Nicolas Dupont-Aignan

Il faut fixer les populations. Le deuxième point, c'est que vous ne vous rendez peut-être pas compte, en tout cas moi, je le vis au quotidien, de la situation explosive dans notre pays. On ne peut pas intégrer, il ne

23:40
Locuteur

s

23:40
Nicolas Dupont-Aignan

'agit même pas d'intégrer, on ne peut même plus accueillir les milliers, les dizaines de milliers de migrants qui arrivent. Notre sécurité sociale est totalement déstabilisée. Moi, je ne vois pas comment je peux dire à mes concitoyens qui payent des impôts, qui essayent de travailler, qui n'ont pas de boulot, qui essayent de se loger. Alors, on va faire passer des migrants avant vous ? Mais au nom de quoi ? La France doit défendre l'intérêt des Français quand même. Il n

24:03
Locuteur

'y a

24:03
Nicolas Dupont-Aignan

pas un pays au monde qui est aussi naïf, laxiste. Je voyais encore le SAMU social. Vous allez dire que je vous choque peut-être. Nous avons des géorgiens qui arrivent au SAMU social à Paris avec la tuberculose, 18 mois de traitement, 150 000 euros par an ? Mais on va continuer combien de temps comme ça ? Et nous sommes le seul

24:21
Locuteur

pays au monde. Cela dit

24:21
Présentateur

heureusement qu'on les traite avec la

24:23
Locuteur

tuberculose

24:23
Présentateur

parce que ce serait pire derrière.

24:24
Nicolas Dupont-Aignan

Mais la première chose à faire c'est qu'ils restent en Géorgie. Excusez-moi. On n'est pas l'hôpital

24:28
Locuteur

du monde. Mais on contrôle

24:30
Nicolas Dupont-Aignan

nos frontières comme le font les autres. J'étais au Maroc récemment, il

24:32
Locuteur

y a

24:32
Nicolas Dupont-Aignan

l'année dernière. Le ministre marocain nous rigolait au nez en nous disant la France,

24:38
Locuteur

vous

24:38
Nicolas Dupont-Aignan

ne contrôlez rien du tout. Nous, on contrôle nos frontières. On ne rentre pas au Maroc n'importe comment. Donc pourquoi la France serait le dindon de la farce de la mondialisation ?

24:44
Locuteur

Au nom de quoi ? Les Français se voient les pigeons payant toujours

24:48
Locuteur 3

plus.

24:50
Locuteur

On n'a jamais eu autant d'immigrations clandestines dans notre pays ? Venez dans

24:54
Nicolas Dupont-Aignan

les cités de ma circonscription.

24:56
Locuteur

J

24:56
Nicolas Dupont-Aignan

'y suis passé

24:57
Locuteur

hier soir par an. On n'a jamais eu autant d

24:58
Nicolas Dupont-Aignan

'immigrations clandestines ?

24:59
Locuteur

T

24:59
Nicolas Dupont-Aignan

'as

24:59
Locuteur 3

eu peur ? Non, je n

25:00
Locuteur

'ai

25:00
Locuteur 3

pas eu peur parce que ce n

25:01
Locuteur

'est

25:01
Locuteur 3

pas mon rapport aux gens.

25:02
Locuteur

J'étais surpris. J'étais surpris qu'à

25:03
Locuteur 3

un tournant de rue on puisse avoir l'impression de changer. Et je le dis, mais bien sûr, mais comme tout le monde. Et de la même façon que

25:07
Locuteur

je

25:07
Locuteur 3

suis surpris que dans ma campagne on puisse faire 50 km sans avoir quelqu'un de couleur, d'une autre couleur que la mienne, c'est

25:11
Locuteur

-à

25:11
Locuteur 3

-dire blanc-pâle. Mais là

25:13
Locuteur

où je ne suis pas d'accord

25:15
Locuteur 3

avec vous, c'est quand vous faites croire que l'immigration... Pardon, il n

25:19
Locuteur

'y aurait

25:19
Locuteur 3

que la France qui serait victime de l'immigration. J'ai les chiffres officiels sous les yeux. L'Autriche, c'est 16%. La Suède, 14%. L'Espagne,

25:24
Locuteur

14%.

25:25
Locuteur 3

Et la France, 11%. Les Etats-Unis. L'Australie, 22%. Le Canada qui est dynamique.

25:29
Locuteur

21%. Ce n'est pas du tout la même chose au Canada. Non, excusez-moi. Ce ne sont pas les mêmes immigrations, je suis d'accord. Au Canada, ils choisissent.

25:34
Nicolas Dupont-Aignan

Ils choisissent leurs immigrés.

25:35
Locuteur

D

25:35
Nicolas Dupont-Aignan

'ailleurs, ce sont nos jeunes Bac plus 10 qu'on a formés, payés et qui partent au Canada parce qu'il

25:39
Locuteur

n'y

25:39
Nicolas Dupont-Aignan

a pas

25:40
Locuteur

de boulot. Et il y a 500 000 travailleurs

25:41
Nicolas Dupont-Aignan

détachés polonais-roumains dans notre pays

25:43
Locuteur

et les ouvriers du bâtiment n'ont plus de travail. Mais on ne peut pas dire que tout

25:46
Locuteur 3

le monde devrait rentrer en France.

25:47
Nicolas Dupont-Aignan

Moi, je suis élu français. Je suis chargé de défendre les intérêts des Français. Et on a des dirigeants politiques qui ne défendent plus les intérêts des Français.

25:54
Locuteur

C

25:54
Nicolas Dupont-Aignan

'est tout.

25:54
Locuteur 1

Alors, Jacques Moyet, une

25:55
Locuteur

question ensuite que j'ai tweet.

25:56
Locuteur 1

Vous me parliez de l'immigration clandestine. Est-ce qu'on ne pourrait pas avoir les chiffres ? Vous êtes parlementaire. Est-ce qu'il ne

26:01
Locuteur

pourrait

26:01
Locuteur 1

pas y avoir une commission d'enquête parlementaire pour avoir les vrais chiffres de l'immigration clandestine ? On en parle depuis

26:07
Locuteur

des années.

26:07
Locuteur 1

On n'arrive jamais à les avoir.

26:09
Locuteur

Vous voulez savoir pourquoi ? Oui, allez

26:11
Nicolas Dupont-Aignan

-y. D'abord, parce qu'ils ne veulent surtout pas montrer que le système qu'ils ont mis en place depuis maintenant 98, c'est mon premier coup de gueule en politique. J'ai refusé de voter le traité d'Amsterdam. J'ai quitté le RPR de l'époque là-dessus. Parce qu'il ne

26:24
Locuteur

faut

26:24
Nicolas Dupont-Aignan

surtout pas montrer aux Français les vrais chiffres.

26:27
Locuteur

Et

26:28
Nicolas Dupont-Aignan

les vrais chiffres, les Français le vivent. Il n

26:29
Locuteur

'y a

26:29
Nicolas Dupont-Aignan

qu'à aller à l'hôpital public, il n

26:31
Locuteur

'y a

26:31
Nicolas Dupont-Aignan

qu'à aller dans le métro, il n

26:32
Locuteur

'y a

26:32
Nicolas Dupont-Aignan

qu

26:32
Locuteur

'à

26:32
Nicolas Dupont-Aignan

aller partout. Ce n'est pas d'être contre les étrangers. Ce sont d'ailleurs les étrangers assimilés en situation régulière qui payent le plus cher le désordre qui règne dans notre pays. Et moi, dans ma circonscription, j'ai une ville vigneux, 43 nationalités, il y

26:46
Locuteur

a

26:46
Nicolas Dupont-Aignan

des gens extraordinaires qui se sont intégrés, qui ont fait l'effort de respecter nos lois. Des gens qui ne respectent pas nos lois passent avant nous. Mais est-ce que vous vous rendez compte des conflits qu'on est en train de nourrir

27:00
Locuteur

? On

27:02
Nicolas Dupont-Aignan

ne peut pas vivre en société s'il n

27:04
Locuteur

'y a

27:04
Nicolas Dupont-Aignan

pas des règles. Et je ne vois pas au nom de quoi la France continuerait sa politique suicidaire d'accueil de migrants. En revanche, je vais être franc avec vous, je pense que si on ne change pas de braquet, si on ne met pas en place un plan Marshall européen vers les pays d'Afrique et du Maghreb, le discours que je tiens, serait, comment dire, irréaliste. Vous voyez ce que

27:26
Locuteur

je veux dire ? Je veux d'un côté qu'on ferme

27:28
Nicolas Dupont-Aignan

un minimum,

27:30
Locuteur

qu'on contrôle nos

27:30
Nicolas Dupont-Aignan

frontières et qu'en même temps, on appuie sur l'accélérateur de l'aide

27:35
Locuteur

à

27:36
Nicolas Dupont-Aignan

ces pays.

27:36
Locuteur

Car

27:37
Nicolas Dupont-Aignan

c'est ce qu'ont fait d'ailleurs les Américains

27:39
Locuteur

à la fin de la guerre avec le plan Marshall en Europe. Nicolas Dupont-Aignan,

27:42
Présentateur

on va passer au GG Tweet pour vous, pour aller sur d'autres domaines qui font l'actualité. Je vais vous demander une réaction rapide. Si je vous dis Dominique Strauss-Kahn

27:49
Locuteur

du

27:50
Présentateur

Ballet,

27:50
Locuteur

JO

27:51
Présentateur

2024, Paris 2024. Il faut, il faut une grande

27:54
Nicolas Dupont-Aignan

ambition pour le pays.

27:56
Présentateur

Emmanuel Macron

27:57
Locuteur

?

27:58
Nicolas Dupont-Aignan

Il est resté le chargé de mission de Rothschild ou de Lazare Bank.

28:02
Locuteur

Alain

28:03
Nicolas Dupont-Aignan

Juppé

28:03
Locuteur

? Alain

28:05
Nicolas Dupont-Aignan

Juppé ?

28:06
Locuteur

Le

28:06
Locuteur 1

meilleur d'entre

28:07
Nicolas Dupont-Aignan

nous. Alain Juppé ? Joker. Ah non ! C

28:12
Locuteur

'est intéressant

28:12
Nicolas Dupont-Aignan

! Une personnalité honorable et respectable mais je suis en désaccord sur sa vision justement de l'Europe. Sauf cela s'il évolue aujourd'hui.

28:20
Présentateur

Marine Le

28:21
Nicolas Dupont-Aignan

Pen

28:21
Locuteur

? Une

28:22
Nicolas Dupont-Aignan

femme courageuse, je l

28:23
Locuteur

'ai

28:23
Nicolas Dupont-Aignan

toujours dit, mais qui...

28:29
Locuteur

Sous

28:29
Nicolas Dupont-Aignan

influence. Non, c'est pas ça. Qui reste sur des fondamentaux du Front National qui ne suffisent pas pour gouverner parce qu'il faut un projet constructif, il s'agit pas de protester.

28:38
Présentateur

Et qui pourrait faire le lien quand même avec Debout la France ou pas ?

28:42
Nicolas Dupont-Aignan

C'est l'éternelle

28:43
Locuteur

question. Je suis gaulliste.

28:44
Nicolas Dupont-Aignan

Marine Le Pen vient de la droite extrême.

28:46
Locuteur

Florian Philippot aussi est gaulliste.

28:48
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, je sais, on l'agit en vitrine mais il

28:50
Locuteur

y a

28:50
Nicolas Dupont-Aignan

l'arrière boutique. Nous sommes différents, nous sommes différents sur l'Europe. Moi je veux pas la fin de l'Europe. Nous sommes différents sur la société. J'ai pas la même vision de la société. Nous savons nos différences. Je suis patriote. Elle est patriote. Il y a Achevènement qui est patriote aussi. De Grasse. Est-ce qu'on peut avoir de la diversité dans le renouveau politique ? Patriotisme. Mais regardez, il

29:08
Locuteur

y

29:08
Nicolas Dupont-Aignan

a Mélenchon, il y a Le Pen et il y a Debout la France. Les Français n'ont pas le droit d'avoir le choix. Ils ont bien le choix des européistes qui ont tout échoué. Les Verts, les centristes, les UMP, les socialistes. Moi je défends ma voix propre. Voilà. Dernier nom, Nicolas Sarkozy ?

29:26
Présentateur

Assez.

29:27
Locuteur

Merci

29:28
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan. François Hollande. François Hollande

29:31
Locuteur

?

29:32
Nicolas Dupont-Aignan

Je

29:33
Locuteur

voulais que je vous

29:33
Nicolas Dupont-Aignan

dise franchement, assez aussi.

29:36
Locuteur

Merci

29:36
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas

29:37
Locuteur

Dupont-Aignan d'avoir

29:38
Nicolas Dupont-Aignan

passé le

29:38
Locuteur

grand oral

29:39
Nicolas Dupont-Aignan

des Juju.