Marine Le Pen / François Bayrou / Juges
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 19 %Attaque 51 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous la célérité de l'appel dans l'affaire Marine Le Pen ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Faut-il réguler l'installation des médecins ?
- 6:00OuverteRéponse directe
La reprise du dialogue entre Alger et Paris est-elle une victoire de la diplomatie ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Le voile dans les compétitions sportives doit-il être interdit ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Le monde viticole craint-il les droits de douane américains ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les lignes ferroviaires sont-elles abandonnées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On a l'impression qu'il est nuancé seulement quand ça concerne ses petits intérêts. »
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« Les détournements de fonds de la part d'élus, c'est quelque chose d'extrêmement grave. »
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Christine Bouillot. Allez, on est parti jusqu'à midi avec nos quatre débatteurs que je vais vous présenter dans un instant. Bien évidemment, on va continuer de parler des conséquences, des suites de la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics et inigibilité pour 5 ans.
Un appel a donc été avancé hier et la justice dit elle-même que a priori cet appel devrait avoir lieu avant l'été 2026. Le jugement en tous les cas, ce qui ouvre un tout petit peu la la fenêtre pour une candidature pour la présidentielle. On verra aussi les secousses et les rom qui a derrière les conséquences de cette stratégie de la part du du Rassemblement national puisque hier Marine Le Pen elle-même disait que c'était ce procès en appel une bonne nouvelle.
Alors commentons ensemble à ripost annoncé dans le camp national ? Faut-il sauver le soldat Marine Le Pen de leur côté avec ces pétitions cette maintenant manifestation prévue dimanche ? Voilà les différentes questions que l'on se posera. les répercussions aussi au sein de la classe politique française.
Hier, je rappelle François Baou qui a s'est dit interrogatif en tout casement que ce ce jugement suscite des interrogations et qui ne ferme pas la porte à éventuellement une refonte de la loi. C'est d'ailleurs ce que veut faire Éric Sioti. Voilà toutes les conséquences et les interrogations que nous aurons ensemble.
La reprise du dialogue entre Alger et Paris. Est-ce l'œuvre de Bruno Rota ou tout simplement le travail de la diplomatie ? euh que l'on ne voit pas.
Enfin, faut-il réguler l'installation des médecins ? Ou encore dernier sujet, si on a le temps, par rapport à tout ce que l'on a à dire ensemble, euh la volte face de François Baou, le premier ministre, qui finalement dit qu'il veut interdire le voile dans les compétitions sportives. Autour de cette table et je les salue, nos quatre débatteurs.
Jeun Vienne Gutsinger, bonjour Jeun Viè, présidente de l'agence Image. Samuel Lafond, bonjour Samuel. Porte-parole de Reconquête Réy Brancau.
Bonjour Rémy. Bonjour. Vice-président du département du Lotte, un des plus beaux départements de France, auteur de loin des villes, loin du cœur aux éditions de l'Abob et Yve Dam etcours.
Bonjour Yve, viticulteur et ancien élu local. On va commencer avec vos coups de cœur. Alors Yve, puisque vous êtes cela ancien enfin viticulteur, on attend les droits les la conséquence des droits de douane.
Ce fameux jour de libération de Donald Trump qui doit être annoncé dans la journée, son fameux décret de de ce de cette taxe et droits de Doan. Est-ce que le monde de la viticulture retient son souffle ? Bah le monde de la viticulture est est inquiet et le monde des alcools est inquiet.
Vous savez que la balance commerciale de l'Europe avec les États-Unis sur les alcools, elle est excédentaire de 8,5 milliards. Euh les États-Unis exportent en Europe 1,5 milliards d'alcool et l'Europe exporte vers les États-Unis 10 milliards. Hm hm.
Donc 4,5 milliards d'excédents pour la France. Et donc on se demande pourquoi madame Van Derleyen a été mettre sur la table une taxation sur le bourbon qui est un alcool qui n'est quasiment pas consommé en Europe. C'est un peu comme si on allait à la guerre avec une avec un lance-pière.
Enfin, c'est hallucinant. Il fallait mettre sur la table ce que ce que les les États-Unis exportent en Europe qui sont notamment des services via les gars femmes et et et montrer les les trucs. Mais là ça ça c'est ça c'est ce qui était avant.
Mais là, est-ce qu'on peut dire que vous vous préparez à encaisser le choc parce que on sait par exemple, je sais pas dans le domaine de l'armiaque par exemple, ils ont déjà exporté massivement enfin en tous les cas fait des stocks aux États-Unis pour essayer d'encaisser le choc. Mais moi-même, j'exporte aux États-Unis et donc les importateurs des États-Unis depuis 6 mois ont ont complété leur stock mais bon, ils ont pas non plus fait des achats mir au volant. Mais les États-Unis, c'est le seul marché mondial qui progresse sur l'alcool.
L'Europe diminue. La consommation de vin en France diminue, la consommation de vin diminue à peu près partout. Les Chinois ont ont finalement fermé leur frontière puisque ils ont planté 7500 hectares de vigne, c'est-à-dire l'équivalent du vigob français depuis depuis 20 ans.
Euh le mercosour est arrêté aujourd'hui. Il y a il y a une progression de la consommation d'alcool en Amérique du Sud. Mais honnêtement, voilà, les alcools, c'est terrible.
La bonne nouvelle du jour, c'est c'est les exportations de pommes puisque le fait que Donald Trump mette des barrières drogères sur les pommes fait que le Mexique a ouvert ses frontières aux pommes françaises et donc on va pouvoir avoir un nouveau marché avec le Mexique. Donc tout ça va bouger énormément. Sans doute que s'il y a des barrières douanières sur les alcools, la dernière fois que Donald Trump en avait mis nos ventes avaient chuté mais il avait fixé les les les barrières à partir de 14 et demi degrés d'alcool.
Donc on ne sait pas s'il y aura un taux d'alcool à partir de quel il y aura des barrières douanières. Si c'est 14,5, bah il y a il y a des tas de vins qui sont en dessous de 14 et demi, donc ça touchera pas les vins. Par contre, ça touchera le cognac.
Le cognac s'est développé euh grâce euh à la clientèle noire américaine et grâce aux rappeurs qui euh se sont mis à boire du cognac pour justement ne pas boire du bourbon. Donc euh aujourd'hui euh voilà, on est dans l'expectative et et ce jeu de de de Donald Trump met un, excusez-moi du terme, mais un grand bordel dans la filière viticole française qui n'avait pas besoin de ça. Euh nos confrères des échos parlent de des tarifs sans précédents depuis la fin du 19e siècle.
He c'est une véritable bombe commerciale. En tous les cas, c'est ce qui rebat complètement les cartes. La réponse de la France, de l'Europe, des autres pays, hein.
Tout tout le monde est concerné. Il rebat les cartes. Samuel.
Oui, ça rabat complètement les cartes et maintenant il faut voir quelle sera la décision de la France. Qu'est-ce que est-ce que nous on est prêt vraiment à se battre ? Et est-ce qu'on a comme il été dit à l'instant, est-ce qu'on aura des décisions qui seront euh correctes ?
J'entends par là que on aura vraiment un impact avec les le des droits de douanes qu'on peut mettre. Est-ce qu'on agira au niveau français seulement ? Est-ce qu'on agira au niveau européen ?
Et est-ce qu'on laissera Vlen décider à nouveau pour les peuples alors que personne ne l'a élu ? Attendez, le problème c'est pas V Leon, vous l'avez dit, Donald Trump a déjà lors de son précédent mandat taxé surtaxé nos alcools, nos vins, nos produits laitiers. Moi ce qui m'embête un peu, c'est qu'on a les mêmes personnes qui vous disent "Trump est fantastique, il faut voter pour lui, y compris depuis la France" et qui après viennent pleurer en disant "Oh mince, il faudrait qu'on réponde.
Est-ce que c'est la France ? Est-ce que c'est l'Europe ?" Attendez, le problème c'est Donald Trump et sa politique agressive.
Moi, je suis élu dans le territoire viticol, je suis dans la vallée du Lotte, le Cor. Déjà qu'on a des alléas climatiques impossibles, le gel, la grêle, la sécheresse et cetera. Là, on nous plante des accords des droits de douanes supérieurs.
Enfin, demain, le vignoble entier de Cor va disparaître si on arrive plus à vendre notre malbec parce que vous le savez, il y a Cor, c'est le Malbec qu'on vend, c'est le sépage bien sûr parce que depuis New York, Caor, ils savent pas trop où c'est. En revanche, le Malbec, ils savent ce que c'est le French Malbec. Si demain on n' plus cet export-là aux États-Unis compte tenu du fait effectivement que la consommation en France même en Europe diminue sur le vin rouge, on est mort.
Donc il faut être cohérent je pense dans ce qu'on dit ici ou là. On peut pas à la fois soutenir Trump aux élections américaines et après venir pleurer parce qu'il taxe nos vins. On sait qu'il l'a déjà fait et qu'il le refera.
On va juste je Oui. Le problème c'est Donald Trump. Non, on est complètement d'accord avec ça.
Le problème c'est l'agressivité de Donald Trump dans tous les domaines effectivement en matière de taxation. Donc maintenant la question c'est quand même de trouver la bonne reposte, la bonne réplique pour arriver à à être dans une démarche de protection de nos produits parce que finalement c'est ce c'est la seule chose qui compte en fait. Allez, on va s'arrêter parce que c'est bientôt l'heure de des infos de de 11h et on vous retrouve tous les quatre.
Rive d'Amour, Rémi Branco, Samuel Lafond, Jeun Vi Gutsinger. On va tenter de se mettre d'accord. On va démarrer le tour de table avec vos coups de cœur et vos coups de gueule dans un instant, juste après l'info et les courses.
À tout de suite. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai.
Midi, mettez-vous d'accord Christine Bouillot et en compagnie jusqu'à midi, div d' Damecour, véticulteur ancien élu local, Réy Branco, vice-président du département du Lotte, auteur de loin des villes loin du cœur aux éditions de l'aube, Samuel Lafan, porte-parole de Reconquête, je vifginger, présidente de l'agence image. Dans un instant, on va revenir sur les suites les derniers développements concernant le procès de Marine Le Pen et sa condamnation à 5 ans d'inéibilité concernant donc ce procès des assistants parlementaires du Rassemblement national. les réactions des uns pour François Baouotou, Éric Siotti et d'autres encore.
On parlera aussi euh de la reprise du dialogue entre Alger et Paris avec l'instant on l'a appris donc Wem Saint-Cal qui fait appel de sa condamnation et puis enfin on verra si il faut absolument euh réguler l'installation des médecins puisqu'une proposition de loi a été déposée examinée aujourd'hui. Les coups de cœur et les coups de gueule de l'actualité. Alors mesdames messieurs, il faut retenir le 15 avril, il y a un train de la colère Ém Branco qui se prépare du côté de Caor.
Oui Christine, vous connaissez la France des TGV, celle qui relie Paris aux grandes métropoles. Vous connaissez la France des TER, des RER, c'est train du quotidien et puis à la France des intercités qui relie Paris avec des territoires un peu plus éloignés, un peu moins denses démographiquement. Vous avez par exemple Clermontparis par la Nièvre et puis vous avez cette ligne polte qui relie Paris à Toulouse que vous connaissez bien par Limoge, la Creuse, la Corise, le Lotte et cetera.
Il se trouve que ces lignes, elles ont été abandonnées et c'est des lignes aujourd'hui de la honte. En 1968, quand vous faisiez Cor Paris, vous mettiez 1 heure de moins qu'aujourd'hui qu'en 2025. Donc imaginez, mettez-vous à la place d'un habitant comme moi du Lotte ou plutôt de mes parents et de mes grands-parents qui ont vu depuis 40 ans, 50 ans des lignes TGV fleurir partout, 2h pour aller à Bordeaux, 1h pour aller à Lille, 3h pour aller à Marseille et pendant ce temps-là, nous on met 1 heure de plus pour aller rendre visite à de la famille, pour aller travailler un rendez-vous professionnel à Paris et cetera.
Donc comme ça fait des années qu'on râle, des années qu'on nous fait des promesses et qu'on a pas d'acte qui vient, on a décidé de se faire un peu entendre. Donc on va affrêter un train. Je remercie, je félicite les associations d'usagers en colère de la ligne Polte qui affrêtent un train depuis Cor à 6h40 le 15 avril pour remonter toute la ligne par la Corè, par la Haute Vienne, par la Creuse, par l'Indre, par le Loiré.
Tous les usagers, les les élus des collectivités, les chefs d'entreprise vont se réunir dans ce tram pour aller manifester à Paris auprès du gouvernement et auprès de l'État. et on va converger avec nos amis qui viendront de Clermont, qui viendront de la neuvre pour eux aussi de la Nièvre pour pousser leur coup de gueule parce que il y a pas de citoyen de seconde zone en France, on doit tous être à égalité devant le service public et en plus franchement on demande pas la Lune, on demande pas de TGV, on demande juste des trains qui arrivent à l'heure et qui arrivent aussi vite qu'à 1968. Je crois que la 5e ou 6e puissance du monde est capable de le faire. 7e malheureusement. 7e désormais mais même 7e capable.
Oui. Ouis. Oui.
Oui. Cette histoire de de de d'aménagement du territoire et de train du quotidien parce que c'est on parle aussi du train, moi je me souviens du du ce qu'on appelait le Capitol. Ah oui, c'était le Capitol.
Exactement. Capitol. On partait je crois vers 7h du soir de Paris.
On était vers 23h maximum du côté de du côté de Toulouse. Euh ce tout TGV et en même temps euh le TGV la LGV aujourd'hui pour le Grand Ouest, elle est attendue Rémy. Mais Samuel, c'est un sujet essentiel effectivement puisque depuis Paris souvent on ne voit que les distances entre Paris et les trajets entre Paris et les grandes villes.
Sauf que le train qui était très développé en France, il faut savoir qu'aujourd'hui on ferme beaucoup de lignes et qu'il y a beaucoup de départements justement qui pour lesquels les trajets sont de plus en plus long. Et donc ces français-là et bien sont d'une certaine manière sont oubliés des des décisionnaires, ils sont oubliés de la capitale et ils peuvent moins bien se déplacer. vous parliez à l'instant de de rendez-vous professionnel, d'aller voir votre famille, effectivement c'est plus long, ça prend plus de temps et en plus de ça, on va en parler sûrement après, mais vous avez ces personnesl on leur dit vous n'avez plus de transport en commun où ils sont moins pratiques, vous avez moins d'horaire et cetera et en plus vous n'avez pas le droit d'utiliser votre voiture pour rentrer dans les métropoles, il y a les des feux qui se développent et cetera.
Donc effectivement, il faut qu'à un moment on se rende compte que la France c'est pas juste Paris, c'est pas juste les métropoles, il y a un ensemble du territoire et que les les Français qui habitent dans les campagnes, dans la ruralité et même dans les petites villes, les moyennes villes, souvent on dit juste la ruralité et les métropoles, et bien il faut qu'il puisse avoir accès à les transports en commun. Oui, parce qu'il y a plus de de de liens, on va dire économique ou en tous les cas de de fonctionnement, par exemple entre CAOR et Limoche que entre Caor et Paris. Cette ce lien là entre deux grandes villes régionales est aussi important que le relier la capitale.
Si je prends mon département du Lotte, beaucoup de Lotois vont faire leurs études non pas forcément à Toulouse mais à Limoge parce queil y a un pôle universitaire parce que le logement est moins cher, parce que c'est plus facile d'accès. Donc voilà, donc c'est ces lignesl qui sont aujourd'hui essentielles parce que c'est très symbolique hein. Une ligne abandonnée, c'est un territoire abandonné et c'est des populations abandonné.
Ouais. Et les premiers signaux, c'est souvent la fermeture des gares. Oui.
Ou alors vous avez aussi vous arrivez à Brive et on vous dit vous êtes au mois de mai et on vous dit "Ah, il y a du givre, on va finir en car au mois de mai, vous finissez enc. Vous descendez du train et vous finissez encar." Je vous dis pas le le symbole de déclassement que c'est quand vous êtes un usager de cette ligne et que vous habitez à la campagne.
Je vous mets au défi de faire des transversales aussi. Ça c'est toujours un grand moment avec le train Yve sur la la l'aménagement du territoire. Bon, ça c'est quelque chose qui véritablement c'est un des marqueurs forts de ce sentiment d'abandon.
Souvent hein. Ouai, c'est clair. En fait, le c'est le patrimoine de de Napoléon I à l'époque qui avait fait la grandeur de la France, toutes ces lignes ferroviaires qu'on avait installé partout et qui permettrait permettait de relier les territoires entre eux à la fois pour les usagers et pour aussi les productions.
Aujourd'hui, les les productions agricoles et forestières euh ne peuvent plus circuler en France alors qu'on avait des voies ferrées qui permettaient de relier les ports à toutes les zones de production. Il faut savoir qu'aujourd'hui un contain ça été le tour routier aussi qui a pris la le relais sur certains un container sur deux qui arrive en France ou part de France arrive par les ports d'Europe du nord Rotterdam envers Bremen alors qu'on a Marseille qui est idéalement placé et le HAV qui est idéalement placé et donc c'est hallucinant quoi. Il y a plus de de liaison autoroutière le train des primeurs qui avait été supprimé qui a été remis en route par le ministre Castet à l'époque parce que il était de ce pays-là mais bon il y a quand même des gens qui ont eu l'idée de supprimer ce train.
Enfin voilà, on se plaint aujourd'hui des émissions de gaz à effet de serre par les camions. En fait, il faut savoir que un porte-container, c'est 97 km de camion et donc à chaque fois qu'il y a un porte-container qui arrive à envers, au lieu d'arriver à Marseille, c'est 97 km de camion qu'on met sur les routes. Et donc c'est tout ça qu'il faut revoir.
On avait écrit une tribune avec Fromentin à l'époque en disant que 80 % des Français voulaient habiter dans ces villes moyennes et donc il fallait rééquiper les villes moyennes plutôt que de métropoliser à outrance la France. Et aujourd'hui, on voit ce que donne la métropolisation à Outrance. Le On va continuer parce que sinon on va pas avoir le temps de faire tout le reste.
Je justement bah il vous avez la parole, c'est un coup de gueule quand le DPE contredit les ADFE. Oui, vous savez tous la mobilisation qu'il y a actuellement contre les a des feux, notamment la manifestation de dimanche 6 avril qui est appelée par Alexandre Jardin et toute son organisation et puis par les motards. En fait, c'est l'interdiction qui est faite depuis la loi de 2019 d'Édouard Philippe qui interdit à toutes les voitures qui ont un critère 3 et au-delà d'accéder dans les dans les dans 43 métropoles.
Donc c'est énorme, c'est toutes les métropoles françaises au motif que elles vont émettre des gaz à effet de serre. Bon, les gaz à effet, pas des gaz à effetir, des microparticules qui sont mauvaises pour la santé. Les microparticules, elles ont trois origines.
Les nuages qui arrivent notamment d'Allemagne et de Pologne. Et donc celle-là, on peut pas leur mettre des critères et interdire les nuages d'avancer vers nos vers nos métropoles. Euh les les véhicules et le chauffage domestique.
Faut savoir que une vieille chaudière à bois qui n'est plus aux normes d'aujourd'hui, elle émet 1500 mg par mjoule. une chaudière au FU ou au charbon, c'est entre 700 et 1500 mg, c'est-à-dire beaucoup plus que les véhicules. Or, les a les les DPE qui sont une autre loi euh absurde de de de ce gouvernement euh euh encourage les chaudières aux fioules, au charbon et les vieilles chaudières au bois. et elle met un malus de 230 % au chauffage électrique.
Depuis, c'est c'est ce qu'on appelle le le concept d'énergie primaire qui avait été conçu par les écolos dans les années 70 à l'époque où l'électricité était faite avec du charbon. Aujourd'hui, l'électricité, elle est décarbonée à 93 %. Dans le DPE, la le chauffage électrique est affublé d'un coefficient de 2,3.
On se bat depuis des mois et des années pour que ce coefficient disparaisse, mais aujourd'hui, vous avez des appartements, des studios de 20 m² qui sont en G parce qu'ils sont chauffés à l'électricité. S'ils étaient chauffés au FU, ils seraient en C ou en D. Voilà, voilà l'absurdité du système.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on on met des des des barrières aux gens qui veulent rentrer en ville avec des diesels. Il faut savoir que un ménage sur deux, d'après l'INC euh à faible revenu à une voiture qui a un critère supérieur à trois. Un ménage sur deux.
Hm. Et dans le même temps, on met un malus de 230 % à l'électricité sur le chauffage dans les agglomérations. Alors peut-être pas tous les types de chauffage électrique parce qu' a chauff super performant.
On a écrit au moins quatre tribunes sur ce sujet avec des experts. 2,3 c'est le coefficient d'énergie primaire qui est mis sur le chauffage électrique. Un studio à Paris de 20 m² avec un chauffau est classé en G même s'il est pas chauffé.
Euh on continue. Quelle heure est-il ? Je regarde mon réalisateur.
Oui, on peut faire un petit coup de cœur, un petit coup de gueule, un petit coup de cœur bah de de Samuel euh pour le le livre de votre patron. Oui. Alors, je voulais d'abord réagir là-dessus.
Je pense que c'est un vrai sujet DPE qui va suivre les ZFE. J'espère qu'on va gagner contre les ZFE. C'est fondamental.
Nous, on a fait Ouais. Ouais. Mais pour être très clair, pour l'instant, il y a eu zéro mise en application de la mesure.
He oui. Mais c'est juste on a pas dans une ville où c'est en place depuis 3 ans. Il y a pas eu J'espère qu'il y aura pas de mise en place et qu'on fin et qu'on finira déjà par gagner sur les ADFE.
Honnêtement, le le combat est quasiment gagné mais il y a déjà des étapes. Il y a un amendement qui a été qui a été voté mais c'est pas la loi. On a fait une manifestation avec Reconquête dimanche dernier à Rouan avec il y a pas mal de monde.
Il y a beaucoup de partis politiques se mobilisent. Nous, on est vraiment sur le terrain dans toutes les fédérations. C'est fondamental pour nous qu'on gagne contre ZDFE.
Et j'ai envie de dire à tous ceux qui sont intéressés par le combat culturel là c'est une victoire culturelle à voir face à la technocratie qui fait des choix que ce soit sur les ou sur les ou sur les le DPE sans véritablement voir les conséquences. Donc c'est fondamental qu'on puisse gagner à la fois sur les ZFE et aussi sur les les DPE. On parlait tout à l'heure des des Français de classe moyenne ou des Français plus modestes et bien ce sont les premiers touchés.
On sait qu'il y a des problèmes de logement en France. Vous avez des logements qui pourront plus être disponible si on maintient cette absurdité des DPE. Donc à un moment il faut penser à eux.
On leur met les feis du pouvoir d'achat, on le met le DPE. Enfin, au bout d'un moment, on voit que c'est ces Français subissent, ils ont pas le moyen de se faire entendre et on continue à les à les à leur faire subir toujours plus. sur le mon coup de cœur.
Effectivement, j'ai un coup de cœur pour le livre d'Éric Zemour de 1997. Ça remonte, c'était a 28 ans, le coup d'état des juges qui est un livre qui se lit assez facilement que je conseille à tous les auditeurs de Sud Radio puisque il prévoyait, d'autres en avaient parlé déjà auparavant mais c'est vraiment lui qui a fait connaître le sujet en France, le rôle des juges. Alors, il faut savoir qu'il y a toujours eu un rapport de force historiquement entre le judiciaire, le législatif et l'exécutif, il y a toujours un rapport de force.
Mais lui ce qui pointait du doigt à l'époque, c'était à tous les niveaux en première instance en appel, Conseil constitutionnel, il parle aussi du Conseil d'État, la cour de casse et au niveau européen. Il parle de la place que prend le juge, des conséquences des décisions judiciaires et puis il dit aussi ce qu'on voit ce qu'on vit aujourd'hui c'est que il y a une partie du politique et décision des juges mais aussi une partie du politique qui a décidé de laisser au juges du pouvoir et donc de de permettre ce qui est en train de se passer aujourd'hui qu'on va certainement commenter ensuite c'est-à-dire des décisions de justice qui font que les Français ont moins de choix ont moins de choix politique. C'est-à-dire on pourrait très bien considérer que il y a des peines.
On parlera de la la l'affaire de de Marine Le Pen après et du Rassemblement national. On peut considérer qu'elle a des peines, mais est-ce que là il fallait forcément que la la peine soit exécutée tout de suite ? Est-ce que de manière générale ce ne sont pas aux électeurs de décider infiner alors que là ben le juge peut empêcher à un candidat ?
Voilà. Donc ce qu'il dit, voilà, pourquoi je dis que c'est c'est un livre à lire parce il montre vraiment, il pose des questions et il montre la fin de la de la logique. C'est-à-dire si on donne trop de pouvoir au juge, il peut avoir des conséquences concrètes au niveau démocratique et en plus c'est malheureusement souvent le le le le politique qui a laissé le juge prendre cette place.
Alors, malheureusement euh Samuel, on on se met ça de côté puis de toute façon, il y a aussi Jeun Viève derrière parce qu'on va rentrer dans le sujet effectivement le dossier euh euh Marine Le Pen avec cette contre-attaque massive euh qui a enclenché le le Rassemblement national avec les conséquences. Euh on va essayer de les décrypter euh tous ensemble. Vous ne bougez pas, on se retrouve juste après la pause sur Sud Radio.
À tout de suite. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai.
Radio, le 10h mettez-vous d'accord. Christine Bouillot et en compagnie à 11h20 avec Yv Dameco, Réy Branco, Samuel Lafion, Jeun Viev Gutsinger. Alors, on était à évoquer donc les les le cas Marine Le Pen en tous les cas les conséquences de la décision judiciaire. avant avec vous quatre, je voudrais quand même qu'on revienne sur l'information qui est tombée juste avant 11h ce matin.
C'est cette décision de l'écrivain franco-lgérien Boem Sansal de faire appel de sa condamnation à 5 ans de de prison en Algérie. Est-ce qu'on a appris de la part de son avocat ce matin, son avocat français qui précise d'ailleurs que cela n'empêche pas une grâce présidentiel pour pour l'écrivain franco-algérien alors que l'on sait depuis hier effectivement qu'il y a un desser en tous les cas un rapprochement dans le dans dans les relations jeunèv la reprise de ce dialogue entre Alger et Paris on le doit à la fermeté de Retaillot et derrière le enfin c'est c'est ces fermetés gants de velour comment Comment on peut dire ? De toute façon, il y a toujours les deux dans ce type de dans le dans ce type d'affaire.
Effectivement la fermeté d'un côté, aller le plus loin possible dans la fermeté. Il y a évidemment l'action du comité de soutien pour Boem Sansal qui a été lancé dès les premiers jours tout de suite notamment avec Arnaud Benedetti, la revue politique et parlementaire et cetera. Un un comité de soutien international qui s'est mobilisé, qui se mobilise au quotidien et don qui exerce une pression extrêmement forte.
Après, c'est cette condamnation, c'est une condamnation politique. Elle était évidemment la conséquence immédiate des relations exécrables entre Paris et LG. Donc le fait que ces relations se dégèent est évidemment une bonne chose puisque euh la grâce ne peut-être que présidentiel, ne peut-être qu'une décision politique.
Donc il y a toujours les deux aspects, l'aspect pression, l'aspect on va le plus loin possible dans des mots très durs, dans des dans des actes éventuellement très dur dans cette forme de pression et en même temps de manière moins visible, il y a des médiations, il y a des négociations, il y a une action de oui de médiation et aujourd'hui le fait que à nouveau Emmanuel Macron et le président Teboun se parle, c'est une bonne chose parce que Teboun ne prenait plus Emmanuel Macron au téléphone quand même à un moment. Donc euh donc voilà maintenant ce qu'on peut la le dépôt euh enfin un recours évidemment c'est c'est normal hein. On appelle c'est normal et évidemment ça n'hypothèque pas la grâce puisque si on considère que la décision de justice est politique, la décision de grâce sera aussi politique et le la sortie de Boem sans sal qu'on espère tous de l'ornière dans laquelle il se trouve ne peut être qu'une décision politique.
Euh Samuel, on fait le tour de table sur ce sujet-là comme ça en Ouais, vous savez qu'on a on a plusieurs discussions en cours avec l'Algérie. Ouais. Euh que le ton est monté assez haut en même temps.
Euh on a des exigences en France qui sont pas euh appliquées en Algérie. Vous savez qu'on a le sujet des clandestins, on a le sujet des délinquants étrangers qui sont très nombreux dans dans nos prisons. Savoir si on les renvoie.
La plupart des Français, la majorité des Français sont pour l'expulsion des délinquants étrangers. Mais sur le cas Bolem Sensal, évidemment, il faut qu'on fasse tout. Il y a euh les actions de ce de ce comité qui ont été importantes.
Euh d'ailleurs, on a plusieurs fédérations en conquête qui ont participé au aux mobilisation. Effectivement, il faut se faire entendre. Ben, j'espère qu'il pourra rentrer sur notre sol.
On a quand même quelqu'un qui a la nationalité française qui se fait condamner, qui est détenu là-bas pour par un choix politique et euh contre la liberté d'expression. Donc nous, il faut qu'on qu'on le soutienne jusqu'au bout et j'espère qu'il pourra rentrer au plus vite. Il y a des sujets donc c'est ce qui est avancé donc pour la première fois des des dossiers qui étaient un peu un peu bloqués et Bruno Rotaillot fait part de son espoir qu'Alger applique strictement par exemple l'alcool euh la la l'accord pardonnez-moi migratoire bilatéral de 94 sur le retour des des étrangers.
Jérémie euh c'est c'est une victoire une victoire de Retaillot ou de la diplomatie qu'on n pas forcément vu pour l'instant c'est pas encore une victoire hein. Je pense que oui c'est on s'en approche voilà bah on l'espère mais enfin tant qu'il sera pas sorti ce sera pas une victoire hein. En tout cas c'est le début du commencement d'une possibilité de solution ce qui est franchement déjà pas mal.
On en parlait avec Jeun Viè il y a il y a 15 jours. Moi, j'avais très peur de l'escalade qui était en train de se nouer et derrière des réactions d'orgueil, d'ego mal placé, de dirigeants quel qu'il soit, mais notamment du côté algérien. Et comme le disait jeun Viè, le fait que le le président de la France ne soit pas pris au téléphone, on en arrivé à un point qui était selon moi extrêmement grave.
Aujourd'hui, le dialogue, il est indispensable pour Bolem Sansal d'abord et pour les relations franco-lgériennes aussi. On parle là de de deux peuples qui sont extrêmement proches, qui ont des liens culturels, qui ont Nous, on a 5 milliards d'économie, d'échange économique avec Algérie, donc c'est un partenaire indispensable. Ça demande donc de la fermeté mais ça demande du dialogue.
Et moi je je me réjouis que enfin ce dialogue puisse se renouer et qu'on puisse demain trouver, je l'espère, un début de solution. Moi j'avais très très peur, je vous le cache pas, il y a 15 jours au vu de l'escalade en cours que on ne revoit plus Bem Saal sur le territoire français. C'est une décision politique.
Est-ce que malgré tout ça va pas laisser des traces Yvidamecour euh durable parce qu'on est allé très loin de côtés hein. Mais j'ai un j'ai un oncle qui est missionnaire au Congo depuis 1963 et qui avait fait la guerre d'Algérie et un jour dans une émission de la télévision congolaise, il avait dit "Les Algériens ont gagné la guerre mais ils n'ont toujours pas gagné la paix." Et en fait je pense que cette cette citation, elle résume la situation de l'Algérie en fait et c'est très compliqué.
Il y a quelques jours avec Arnaud Benedetti et David Lisnard, on avait publié une tribune dans le Figaro appelant le président et le premier ministre à nommer Bolemsensal ministre de la francophonie pour bien montrer au gouvernement algérien que l'on tient à ce compatriote, à son œuvre et et à tout ce qu'il a fait pour le français et pour la francophonie en France et et dans le monde. Donc je crois qu'il faut se battre par tous les moyens. Ce comité de de soutien est extraordinaire.
Ils sont je sais pas, ils ont le don d'ubité. ils organisent des réunions partout tout le temps et cetera. Je pense que l'action de ce comité de soutien, l'action et la fermeté de Bruno Retaillot ont poussé le président à bouger quoi.
Et donc alors il faut savoir quand même que la France, elle est tenue un petit peu par son gaz parce que elle a besoin de gaz et et donc elle a besoin du gaz algérien notamment depuis que on on fait mine d'arrêter d'acheter du gaz russe même si on en achète sous d'autres formes. Et donc tout ça c'est c'est compliqué parce qu'il faut il faut du gaz pour alimenter les chaudières qui sont classées au DPE dont on parlait tout à l'heure. On y revient, on y revient donc mais je voudrais dire sur le gaz que si la France a besoin de gaz, c'est parce qu'elle a voté des lois s'interdisant d'explorer et d'exploiter ses propres gisements de gaz.
On a quand même 30 ans de réservve de gaz en France qu'on refuse d'exploiter. Et donc si on veut être souverain, il y a un moment où il va falloir arrêter les conneries et le en même temps. Euh alors donc excusez-moi mais je m'attendais pas à cette sortie là pour pouvoir rebondir derrière.
On va revenir sur le dossier le dossier Marine Le Pen là maintenant avec vous Jeunevie pour votre coup de gueule et ça va nous permettre d'ouvrir les questions qu'il y a en cascade he sur la séquence politique que nous vivons. Jeun Viè coup de gueule sur les ingérences internationales dans ce dossier de Marine Le Pen certains se demandent si c'est pas contreproductif. C'est pas un repoussoir.
Bah un petit peu quand même. On disait tout à l'heure le problème c'est Trump. Bah là aussi le problème c'est Trump, Salvini, Musk Orban, Poutine et cetera.
Premier premier soutien le cremelin. Deuxième soutien Victor Orban. Oui franchement franchement Victor Orban, je suis marine.
Non mais franchement qu'est-ce que c'est que cette ingérence de la part de pays dont les dirigeants n'ont pas à nous donner de leçons en matière d'état de droit, de respect de l'état de droit ? Qui ça choque autour de la table ? Évidemment, ça vous choque tous ?
Moi, je pense que c'est une nouveauté à prendre en compte. C'est-à-dire qu'il faut il faut il faut pas qu'on qu'on fonde euh il y a quelques années, on aurait parlé vraiment d'ingérence. Là, j'ai l'impression que de plus en plus avec ce qui se développé avec les réseaux sociaux, tout le monde a pris l'habitude de commenter partout ce qui se passe dans le monde.
Vous allez me dire "Oui, ce sont des chefs d'état et ce sont pas le simple citoyens." Mais c'est une nouveauté, c'est c'est une nouveauté. Avir, vous parlez de Il y a Elon Musk aussi qui a pris la parole.
Enfin, il y a beaucoup de gens sont exprimés. C'est quelque chose à avoir à l'esprit plutôt que de de juger avec notre regard qu'on avait auparavant, de se dire voilà maintenant que ce soit bien, je vous dis pas que c'est bien mais tout le monde est en train de commenter ce qui se passe à l'étranger. Vous souvenez aussi que les médias français avaient beaucoup commenté la campagne entre Obama et et Donald Trump aussi.
Tout le monde commente ce qui se passe à l'étranger. C'est pas du commentaire, c'est pas du simple commentaire, c'est du soutien. C'est c'est du même registre que quand monsieur Elon Musk va soutenir la FD en Allemagne à une élection.
Obama les français soutenu cont non Emmanuel Macron n'a jamais soutenu on avant de soutenir un candidat là il conteste une décision justice d'un état souverain démocratique ça vous comment je c'est que Trump soutienne Marine Le Pen pour l'élection il y a aucun problème mais contester enfin une enfin une décision de la justice française de la part d'un chef d'état étranger c'est choquant vous pouvez pas dire le contraire quand même. Je pense qu'ils ont com si vous lisez ce que ont dit euh certains par exemple euh Elon Musk, il parlent du fait que euh des Elon Musk n'est pas élu n pas chef d'état. Là là on parle de Poutine, d'Oban, vous allez pas me dire, vous allez pas me dire qu'Elon Musk il compte pas dans le dispositif de Donald Trump.
Ce qu'il faut voir, ce qu'il faut voir sur le fond, c'est que vous avez des personnes qui disent "Regardez, il y a un poids de la justice dans différents pays qui fait que on parle de démocratie, si on parle de souveraineté populaire, à quel point c'est ça les limites, c'est quel est le poids du juge. Est-ce qu'on peut juste en discuter ? Quel est le poids du juge dans les élections Mais de quel j'allais dire de quel droit il se permet de dire mais je veux dire c'est tout la question est-ce qu' est-ce est-ce qu'on peut commenter on a commenté Hong Kong à l'époque contre la contre la Chine quand les Hong Kong sont mobilisés vous avez beaucoup de personnes dans le monde et moi je pense que Hong Kong aurait mérité d'avoir d'être un peu plus livre si vous me demandez à titre personnel mais la réalité c'est que tout le monde s'est permis de commenter ce qui se passa en Hong Kong alors que du point de vue de la Chine c'était pas mais il y avait une condamnation des Nations unies non mais j'entends bien vous avez vu les Nations Unies condamner la décision de justice sur Marine Le mais ce que je vous ce que je vous dis simp si si ça avir quelque chose c'est qu'il faut bien comprendre que pour la suite.
On aura de plus en plus dans le monde de commentaires de ce qui se passe à droite ou à gauche. Allez, je je désolé, on fait pas un break comme ça par hasard, mais je vais me faire attraper par mon chef et mon réalisateur qui me demande de faire une petite pause et on se retrouve juste après sur Sud Radio. À tout de suite.
Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud-adio, parlons vrai. Sud Radio le 10h midi, mettez-vous d'accord.
Christine Bouillot. Allez, on continue de d'évoquer avec Yv Dameco, Rémy Branco, Samuel Lafond, Jeun Viè Guttinger. Alors, avec tous les quatre, on était Jeun Viè.
Votre coup de gueule, c'était effectivement sur cette ingérence. Vous disiez vous n'êtes pas d'accord avec on va dire les soutiens que Marine Le Pen a pu avoir. Alors, c'est pas elle qui les a demandé, c'est que ils sont arrivés tout seul.
Mais vous dites alors vous vous pensez que c'est c'est déjà d'une c'est c'est c'est pas ça vous c'est insupportable mais surve est-ce que c'est est-ce que ça peut aider le RN d'avoir ce genre de soutien dans l'opinion publique le résultat des électeurs ? Non, je je pense pas que ça va être particulièrement. Je pense que Trump est un repoussoir auprès de son électorat.
Poutine est plutôt plutôt un atout, mais Trump est un repoussoir donc ça n'aide pas. Mais mais pour moi, la limite c'est pas ça le sujet. Le sujet c'est respecter notre état de droit, l'indépendance de notre autorité judiciaire et il y a aucune raison que des puissances étrangères viennent commenter des décisions de justice en France.
C'est tout. surtout d'États qui n'ont encore une fois aucune leçon à nous donner en matière de démocratie, en matière de respect de l'état de droit, en matière d'indépendance de l'autorité judiciaire par rapport au pouvoir politique. Voilà, donc ben qui restent chez eux et qui s'occupent et qui règlent leurs propres problèmes et qu'ils améliorent l'état de droit chez eux.
Marine Le Pen a dit que la l'annonce d'un nouveau procès en appel avant l'été 2026, donc quasiment moins d'un an, un petit peu plus d'un an après la première condamnation, le le la première instance, elle dit c'est une bonne nouvelle, cette célérité, cette rapidité de de de la justice à trouver un espace assez grand pour ce procès-là. Quel effet aussi ça donne dans l'opinion cette accélération du calendrier ? Est-ce que Rémy Branco c'est pas aussi que la justice montre que finalement c'est allé très loin cette affaire ou pas ?
Moi je suis embêté parce que d'un côté il y a un principe qui est l'égalité devant la loi. Il y a un principe qui est que chacun est traité de la même façon et je pense à tous ces élus locaux qui ont été condamnés à un moment et qui ont eu l'exécution immédiate de leur peine et qui se disent "Mais pourquoi elle elle a droit à avoir un appel si vite et à pouvoir à nouveau se défendre ?" Voilà.
Et en même temps, on voit bien que ça crée un émoi national. Moi, je soutiens d'abord la décision de justice, je soutiens les juges parce que ils sont libres et indépendants. En même temps, je vois bien aussi euh qu'il y a parfois des sentiments d'incompréhension.
Donc, je pense qu'il faut à la fois expliquer pourquoi elle a été condamnée, parce que les faits sont implacables. Il faut expliquer ça et en même temps, s'il y a la possibilité de faire appel, ça peut peut-être éviter une suspion supplémentaire sur l'appareil judiciaire qui n'en a pas besoin en ce moment. Donc je suis plutôt moi satisfait qu'il a cette décision même si encore une fois ça me pose au fond quand même un petit souci d'égalité de tous devant la loi.
Yve de mes cours. Écoutez moi j'étais dans l'équipe de François Fillon en 2016-27 et la façon dont il a été mis en examen de façon expresse, je crois que ça s'est jamais vu sur un autre dossier à poser à poser question surtout qu'il a été mis en examen juste avant la la l'entrée en vigueur de la loi Fec le 27 février 2017. C'est cette loi FNEC, c'était une loi qui s'il avait été mis en examen après les faits auraient été prescrit.
Annie Dalgot au même moment était poursuivi pour emploi fictif qu'elle occupait au ministère de la santé et elle elle a été mis en examen 2 jours après la loi Fenex qui fait que ses faits ont été prescrits. Bon, ça pose question. Euh dans le procès Fillon encore euh la question de la prescription a été jugée de manière défavorable pour François Fillon et les mêmes critères dans l'affaire Férand ont été jugés de façon favorable.
C'est-à-dire que dans l'affaire Fillon, on a pris comme fait générateur l'article du canard enchaîné. Pour l'affaire Ferran, on a dit que la SCI avait été créée avant l'article et que donc c'était la création de la Qu'est-ce que vous voulez dire ? Que le dossier est vide chez Marine Le Pen ?
Ben, je veux dire que euh moi, c'est pas la décision de justice qui me gêne, c'est la façon dont la justice organise le processus judiciaire et donc on n'est pas dans la loi. Je rappelle quand même qu'ils ont déposé 49 recours au cours de la procédure. Oui.
Non, mais moi je je je il y a 4 millions de de détournements de fonds. Euh le le le la sanction, elle est pas discutable. La seule chose qui fait débat aujourd'hui, c'est l'exécution immédiate.
Voilà, vous l'avez compris. Et donc làdus les mag du du calendrier parce que je fais je fais ici Philippe Bger lui-même ici mais les juristes les juristes enfin moi j'ai écouté le premier président de la Cour de cassation qui est venu et cetera président de la cour d'appel expliquer qu'attention euh aller très loin sur la vindicte concernant la justice c'était peut-être quelque chose de très contreproductif pour les politiques et moi jeis venir sur le calendrier judiciaire donc admettons qu'il y a un procès à l'été 2026 décision avant la fin d'année 2027 qui condamne à nouveau Marine Le Pen, admettons hein, même fait, même conséquence, Cours de cassation qui met, j'entendais le président de la Cour de cassation qui met entre 1 an ou pas pour se décider. Donc ça veut dire qu'on peut avoir une candidate à et donc c'est suspensif, donc elle est toujours présumée innocente.
Ça veut dire qu'on peut avoir une candidate à la présidentielle qui est déjà condamnée par deux fois dans devant un tribunal. Est-ce que ça n'est pas une séquence qui abîme durablement le lien entre tous les hommes et les femmes politiques et les citoyens ? C'est même juste hallucinant qu'une femme qui est condamnée puisse envisager de se présenter à l'élection présidentielle.
Voilà. Moi, pardonnez-moi, je suis peut-être un peu vieux jeu, mais pour moi, quand on est condamné sur des faits qui sont implacables, on ne songe même pas à aller concourir pour la fonction suprême dans ce pays. C'est juste vous laissez pas les électeurs décider.
Mais non, si elle est condamnée en appel, honnêtement et même alors ce qui est un peu gênant, c'est que le procureur après la Cour de cassation a a validé déjà le jugement de de la première instance. Or, c'est pas son rôle, hein. Donc ça c'est quand même curieux.
Mais mais par contre, si elle est condamnée, ben bien sûr, d'ailleurs, elle le demandait elle-même il y a il y a 15 ans en disant un élu condamné pour des détournements de fonds public dans le cadre de ses fonctions ne doit doit être inéligible à vie. en cassation posé la question essentielle c'est question de confiance dans les institutions parce que typiquement si finalement elle était candidate et que derrière elle était elle était condamnée définitivement pour se dire mais est-ce que on peut encore faire confiance est-ce qu'elle devait être candidate et l'autre question c'est est-ce que infin ce sont les électeurs qui doivent choisir quels que soient les cas queles que soient les condamnations est-ce que quelqu'un peut se présenter et dans ce cas c'est le l'électeur quel qu'il soit qui est libre citoyen de dire je vote pour telle ou telle personne ou est-ce que le juge peut empêcher quelqu'un de se présenter. C'est ça.
Et en fait dans ce spectre là, parce que vous parliez de l'exécution provisoire tout à l'heure, dans ce spectre là, où est-ce qu'on met le curseur ? Si n'importe quel élu qui a accusé de détournement de fond se dit bah du coup, je me présente à une élection comme ça, je suis tranquille, j'ai l'immunité comme à Colanta, on en sort plus. C'est pas parce qu'on est élu ou qu'on se présente à une élection qu'on est au-dessus d'un citoyen lambda.
Je vraiment je tiens à dire je termine on parle pas de c'est c'est pas n'importe qu'elle fait on parle de détournement de fonds publics pour enrichissement partisan. Elle a pas été condamnée pour un vol de voiture. C'est c'est elle a concrètement pris de l'argent public pour enregistrement partisan.
Donc c'est quelque chose d'extrêmement grave qu'on se présente après devant des électeurs. Donc ça peut pas être les électeurs qui rendent la justice. Vous voyez ce que je veux dire ?
Mais c'est le sujet. Non mais c'est Non mais c'est bien. Vous vous souvenez de l'affaire Guirini par exemple et d'autres affaires qui avaient eu dans le problème c'est que vous avez des personnes qui sont condamnées.
Je remène plus la de la décision définitive pour monsieur Guérini en en l'espèce, mais vous avez des personnes qui étaient parfois très peu condamnées en plus. Donc elles avaient plutôt intérêt à à continuer ce qu'elles faisait et le pire c'est quand des personnes sont concernées, quand elles ont fait en sorte d'acheter plus ou moins des personnes autour d'elles pour que pour avoir des voil ça c'est l'autre sujet c'est que si en fait vous êtes condamné parce que vous avez fait en sorte d'être élu parce que vous avez fait des arrangements avec telle ou telle personne sur place, vous avez une chance que les électeurs en question continuent de voter pour vous parce qu'ils avaient l'intérêt à voter pour vous. Mais de manière générale, on parle de la présidence de la République.
Est-ce que parce qu'on parle aussi de confiance des institutions, est-ce que elle peut se présenter ? Parce que si jamais on considère là, on parle de Marine Le Pen en dans dans ce cas-ci, mais ça pourrait être n'importe qui d'autre. On pourrait parler de Jean-Luc Mélenchon, n'importe qui.
Si jamais on considère qu'elle peut pas se planter, il va y avoir un doute. On parle de la justice mais sur les institutions générales et sur la justice. Alors, malheureusement le doute vis-à-vis de la justice, il est il est plus il y a pas besoin d'avoir la faire Le Pen pour avoir un doute.
Vous savez bien que malheureusement pour des justiciables, vous parlez des des élus condamnés, mais pas seulement. le les Français qui sont concernés par la justice notamment les victimes qui doivent attendre des années des années des années avant d'avoir des appels et qui subissent ça pendant longtemps et bien ils peuvent se dire bon il y a un de poids de mesure mais dans tous les cas la la question majeure c'est un est-ce que les les citoyens peuvent décider infé oui ou non et de conséquences pour la conf et vous et vous quatre autour de la table est-ce que là on se trompe pas non plus de débat en pensant que on prive les électeurs du RN d'une candidate en sachant qu'il y a d'autres candidats potentiels. Le RN peut continuer d'exister.
Est-ce que finalement c'est il faut sauver le soldat Marine Le Pen au sein du RN coûte que coûte ? D'ailleurs, les les premiers sondages après cette condamnation ont montré que finalement Jordan Bardelor, s'il se substituait à Marine Le Pen comme candidat à l'élection présidentielle pour le Rassemblement national avait aujourd'hui les mêmes scores qu'elle. Donc le sujet n'est pas de sauver Marine Le Pen.
Si Marine Le Pen est condamnée, elle est condamnée. Le rassemblement national aura un autre. Vous savez, moi je travaille beaucoup sur l'Afrique.
Il s'est passé un cas de figure euh au Sénégal où le l'homme qui devait être président de la République, candidat Ousman Sonco, le l'homme voilà, a été dans l'impossibilité de se présenter suite à une condamnation judiciaire. Et ben il a dit à son fidèle second Bassiro Diom Fille, je te soutiens. Il y a même eu un slogan son co c'est Diom et Diom c'est son co.
Di F est aujourd'hui président de la République du Sénégal. Donc ça n'empêche rien. Ça n'empêche rien.
Effectivement les électeurs tranchent. Et Marine Le Pen a beaucoup de chance de pas avoir été présidente parce que elle prenait l'inégibilité à vie. Oui.
Donc ce que vous l'avez dit donc à un moment donné euh ce que je trouve d'ailleurs moi personnellement excessif, on a droit à la rédemption, qu'on soit élu, qu'on soit simple citoyen. Donc je trouve pour le coup que le RN a le droit de présenter des candidats à des élections et Marine Le Pen aura le droit à l'issue de son inéligité de se présenter à nouveau à des élections comme n'importe quel et lui qui est condamné. Alors, on va euh euh s'arrêter un court instant euh euh sur Sud Radio.
On va continuer avec vous euh puisque on va parler aussi de cette volonté, enfin cette discussion qui a commencé à avoir lieu hier à l'Assemblée nationale lors des questions gouvernement et le gouvernement qui qui ne ferme pas la porte a modifié cette loi justement pour supprimer cette fameuse exécution provisoire que lui-même avait voté il y a quelques années dans ce cas de figure là. Donc ça aussi, quel rapport ça peut avoir avec les parlementaires entre les la classe politique et les citoyens. Est-ce que ça fait pas un peu de tripatouillage ?
Euh c'est la question qu'on va se se poser ou est-ce qu'on est allé trop loin à chaque fois qu'on décide de faire une loi comme on dit sous le coup de l'émotion. Allez à tout de suite. Sud Radio, votre attention est notre plus belle récompense.
Vous êtes vraiment une radio exceptionnelle et merci à vous de donner la parole aux auditeurs Christine Bouillot. Toujours en compagnie Divame Cour viticulteur ancien élu local Réy Branco, vice-président du département du Lotte et je renvoie aussi à votre livre Loin des villes, loin du cœur aux éditions de l'aube Samuel Lafond, porte-parole de Reconquête. Jeunèv Gutsinger, présidente de l'agence Image.
Euh, on on évoquait donc les les les différentes derniers rebondissements, en tous les cas les déclarations. Hier à l'Assemblée nationale, donc François Baotou a été questionné qui après s'être dit troublé par cette décision de de justice concernant Marine Le Pen sa condamnation à 5 ans d'inéibilité avec effet immédiat. Je rappelle que le RAssembl national a confirmé avoir fait appel et que cet appel aura certainement lieu à l'été 2026.
Euh certains demandent comme Éric Sioti pour euh l'UDR, un allié du Rassemblement national euh à ce qu'on supprime tout simplement aujourd'hui l'exécution provisoire qui est prévue dans la loi et qui a permis la condamnation enfin qui a amené à la condamnation de Marine Le Pen. Euh Yve Damecour, cette on va dire célérité des hommes et des femmes politiques actuelles aujourd'hui de dire "Ou là là mon dieu, c'est très c'est très dur ce qu'elle subit, c'est très méchant." Et donc il faut tout revoir parce que ça va pas ce qu'on a voté il y a 3 mois.
Quel effet ça peut avoir dans l'opinion publique aujourd'hui ? Bon en fait c'est désastreux parce que mais bon l'opinion publique aussi de son côté est demandeuse. Elle veut que les députés proposent des choses et comme les députés n'ont que des lois à proposer ben c'est comme ça qu'on a une espèce d'inflation.
Donc dans l'urgence de l'affaire CAUSAC, on a fait voter l'illigibilité et puis maintenant dans l'urgence de l'affaire Le Pen, on veut la supprimer et c'est comme ça que notre arsenal législatif augmente et cetera et que finalement il faut pas s'étonner derrière si les juges jugent puisqueen fait on leur on on le on leur met des tas de lois une et donc ça fait bosser les juges et les avocats. Donc tout ça est pour moi désastreux et et à côté de ces de ces procès hors norme et qui sont qui font le buzz médiatique, il y a une multitude de procès avec des gens qui sont dans l'attente de décision et qui n'avancent pas parce que on va préférer s'occuper de deux par Dieu parce que ça passe à la télé, de Le Pen parce que ça passe à la télé, de Causac parce que ça passe à la télé et derrière on on a une une force judiciaire qui s'occupe de ces de ce dossier là et et il y a une multitude de de gens qui attendent des décisions de justice. enf des enquêtes qui n'en finissent pas voilà et des incompréhensions parce que au moment où il y a eu l'affaire Le Pen, il y avait l'affaire du modèle, il y avait l'affaire de la France insoumise qui tous avaient des des parlementaires qui étaient utilisés à l'usage de leur parti.
Les gens ne comprennent pas pourquoi ces affaires n'ont pas avancé conjointement, pourquoi est-ce que la France insoumise est toujours en instruction judiciaire et toujours pas jugée ? Pourquoi est-ce que le modème il y a eu des des des choses disparates ? Pourquoi est-ce que enfin voilà, les gens comprennent pas.
Donc en fait, si on veut que la démocratie fonctionne, il faut que les gens comprennent les actions de justice, il faut qu'ils comprennent le processus judiciaire, il faut qu'il y ait une communauté d'objectif. Il faut que les députés arrêtent de légiférer sur tous les sujets tout le temps en fonction de l'actualité. Samuel, le rôle du parlement contrôler, représenter, légiféré.
Malheureusement, comme il a été dit à l'instant, le le seul élément médiatique, le seul outil médiatique pour eux, c'est de légiférer. Donc, on a depuis des années un empilement de normes euh plus qu'excessif, délirant. Euh je sais que sur le concrète on n'est pas les seuls mais en tout cas on est c'est un combat important pour nous pour combattre cet empilement de normes.
Ce qu'il faut voir en revanche vous parlez du délai de refaire une loi. Si on considère que le parlement c'est l'expression de la souveraineté nationale via un système représentatif et bien c'est le peuple qui via ses représentants peut décider de changer loi. Même s'il a fait loi un mois avant.
Il a toute la liberté de le faire vu que c'est la loi qui est qui est au sommet de tout avec les représentants du peuple. Donc on peut très bien décider de de loi mais évidemment médiatiquement ça peut ça peut choquer de se dire regardez il y a un problème là on trouve rapidement une solution alors qu' a des problèmes on parle d'aménagement du territoire il y a eu des millions de gens dans la rue par exemple pour la réforme des retraites dire il a question des aménagement du territoire on parle évidemment d'insécurité on parle d'immigration on parle des hôpitaux du logement on a l'impression qu'on trouve jamais de solution et là du jour au lendemain on a l'impression qu'on peut claquer des doigts et trouver une solution bon si je si on considère que l'exécution immédiate qui est effectivement prévue par la loi sapin 2 n'est pas une bonne chose, une bonne disposition. Appelle donc on verra bien.
Si on considère ça, on peut effectivement revoir la loi. Cela dit, donner le sentiment qu'on va créer une loi pour une personne pour sauver aujourd'hui Marine Le Pen pour contourner une disposition préexistante juste pour quelqu'un. C'est c'est totalement catastrophique.
Ouais. la démocr est-ce que ça n'entche pas et c'est Marine Le Pen qui le disait dimanche soir enfin lundi soir à la télévision déjà quelque part celui ou celle qui sera élu en 2027 espèce de de poids du soupçon quoi qu'il arrive cette affaire enfin il y a une décision de justice qui est prise à un moment donné tous ceux qui fragilisent cette décision de justice vont forcément fragiliser le processus démocratique qui suit derrière moi je suis à basourdi quand j'entends le premier ministre dire devant l'assemblée devant les représentants du peuple, je m'exprime en tant que citoyen. Alors lui, je comprends pas.
Soit il s'exprime comme maire de peau, soit il s'exprime comme citoyen. Il faut que quelqu'un lui explique, il est premier ministre de la France et que quand on est premier ministre de la France, on défend, on soutient la justice de son pays. La justice a rendu une décision de justice aujourd'hui, elle sera peut-être discutée en appel, mais on ne conteste pas.
On dit pas qu'on est troublé, on ne jette pas le trouble et la suspicion sur une décision de justice dans un état de droit. Donc là, moi je pense qu'il est temps que tout le monde se reprenne. Moi que certains parce qu'ils ont eu aussi des déboirs avec la justice pour les mêmes raisons d'enrichissement partisan soient un peu gêné aux enournures.
Je le vois bien hein, je le comprends du côté de la France insoumise, parfois du côté du modèle, mais une fois qu'on est premier ministre là, on défend la justice de son pays et décisions qui sont prises par elle. Samuel Lafan. Ouais, c'est vrai quand on entend François Berou, on se demande s'il a bien compris qu'il était premier ministre.
On l'impression qu'il a mais vraiment, j'en ai parlé déjà ici sur le plateau de Sud Radio quand il a décidé d'aller à Peau alors qu'il y avait des urgences à gérer au niveau national. J'ai envie de dire peut-être que tu aimes ta miri de peau très bien mais maintenant tu es premier ministre. Tu as changé de de rôle.
Euh c'est un rôle qui est extrêmement important pour les Français. Faut d'abord euh gérer ce que tu as à faire comme premier ministre. On a l'impression qu'il est nuancé seulement quand ça concerne ses petits intérêts.
C'est-à-dire son intérêt immédiat aujourd'hui, c'est de rester. François Berou, c'est l'homme qui veut rester durer le plus longtemps possible à son poste de premier ministre pour pas être pour pas être viré. Alors c'est déléant.
Alors honnêtement, j'étais pas trop surpris de de du ton de son intervention mais on peut se poser des questions sur ce qu'il va faire derrière. parce qu'il a il a promis la proportionnelle, il arrête pas de d'en parler, elle arrive jamais. Il parle de différents sujets, on se dit il va rien faire tout le long de son mandat comme il avait rien fait au commissariat au plan.
Voilà. Alors le problème quand on est premier ministre, pardon, quand on est premier ministre, on s'exprime pas à titre personnel. Quand on est premier ministre, on n' pas d'avis personnel.
Quand on est premier ministre, on se pose pas de questions. Quand on est premier ministre, quand on est dans l'hémicycle, on s'exprime en tant que premier ministre, on respecte la fonction de premier ministre qu'on exerce et donc on défend l'autorité judiciaire. C'est tout.
Je voulais terminer avec vous, avec vous quatre également. démocratie française exécutée, état de droit violé, régime autoritaire. C'est des termes qui ont été utilisés depuis 48 heures maintenant par beaucoup de personnalités politiques aujourd'hui.
Est-ce que vous considérez que cet axe là de de sémantique et de de défense est dangereux aujourd'hui en l'état actuel des choses ? Je ne vi je commence par vous. Vous aviez la par Oui, mais absolument, c'est très dangereux mais bon, c'est la stratégie qu'a choisi Marine Le Pen, une stratégie de victimisation.
C'est pas une victime, c'est quelqu'un qui a été déclaré coupable de détournement de fonds à un niveau extrêmement élevé. Et encore une fois, c'est des fonds publics, c'est des fonds européens ou c'est des fonds ça ça sort de notre poche à tous. Je veux pas être je veux pas de populisme là, mais enfin les détournements de fonds de la part d'élus, c'est quelque chose d'extrêmement grave.
Voilà, il faut faut quand même revenir au fait, juste au fait. Elle est déclarée coupable, elle n'est pas une victime. Donc bon, alors cette stratégie politique me semble en outre contre-productive pour notre démocratie et en ce sens sa stratégie me semble particulièrement grave.
Ya.
François Bayrou