"Il y a eu un blocage d'une partie de la gauche" sur le 1er-Mai
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Laurent Panifous. On commence avec ce psychodrame autour du travail le 1er mai. Gabriel Atal, chef de fil des députés macronistes, a poussé cette proposition de loi.
Une commission mixe paritaire de conciliation he cette député sénateur était prévu hier. Mais dans le weekend, levé de bouclier des syndicats, menace de censure de la gauche, opération hors sec de Sébastien Lecnu qui doit reculer sur la mesure ? C'est la faute à qui ?
Bah écoutez, c'est la faute d'abord à celles et ceux qui ont fait de l'obstruction à l'étude de ce texte qui avait une seule ambition et elle est partagée pour toutes les personnes que vous que vous avez cité, c'est faire en sorte de régler ce problème que nous avons depuis quelques années sur le 1er mai où euh nos artisans boulangers, nos fleuristes euh ont pu être soumis à des contrôles et à sanctions. Or, il y avait un usage, c'est que pour ces professions-là qui sont très limitées, on pouvait ouvrir le 1er mai, et faire en sorte qu'on puisse acheter du pain frais chez un artisan. Le dimanche, ça paraissait normal.
Depuis quelques années, c'était un un problème. La volonté était de régler cette situation. Or, nous avons vu que quand le texte a été présenté à l'Assemblée nationale, je suis le ministre des relations et parlement, je dois en témoigner, il y a eu une obstruction, un blocage fort d'une partie de la gauche.
Le président du groupe PR, j'ai entendu beaucoup de choses, m'a effectivement demandé de faire en sorte qu'il ait du temps pour débattre. Sa volonté, c'était de débattre et que le parlement débatte. Or, forcé de constater que le blocage a eu lieu, mais de l'obstruction aussi peut-être parce que dans ce texte euh qui était quand même dans les tuyaux euh depuis depuis juillet hein, puisqu'il a été voté par le Sénat, euh ben il y avait aussi il y avait pas seulement les artisans euh boulangers, il y avait aussi les bouchers, il y avait d'autres professions, il y avait les industriels.
Donc on peut comprendre que finalement c'était pas tout à fait ce qui était prévu au départ. C'est juste ce texte est allé plus loin que l'ambition initiale que l'ambition du gouvernement lui-même. Et c'est pour ça forcé de constater que au regard du blocage à l'assemblée, au regard de la levée de bouclier plus que forte, totalement unanime des syndicats, la méthode du gouvernement est simple et elle est la même finalement depuis le début sur ces situations.
C'est donner la main aux partenaires sociaux que les partenaires sociaux nous disent comment ils veulent faire pour régler le problème précis que j'ai évoqué les artisans boulangers les furistes et ensuite nous transposerons, nous demanderons aux parlementaires de transposer cet accord des partenaires sociaux dans la loi. Mais est-ce que ça va pas laisser des traces ? On a entendu quand même des noms d'oiseaux hein avec un camp votre camp qui est furieux.
Euh Priscatno qui est une proche de Gabriel Atal euh il va assez fort hein. Elle dit sur le budget, ils ont donné le stylo à Olivier Fort hein, le socialiste. Maintenant ils ont peur d'un simple SMS de Sophie Binet la patronne de la CGT.
Le il c'est vous, c'est Sébastien Lecnu. Alors c'est pas une question de peur ou de pas avoir peur. Faut garder son calme dans cette situation.
Moi, je témoigne de la volonté, je vous dis de Gabriel Tal d'avoir cherché à avoir du temps pour débattre. Et je vous dis aussi ce que fait le gouvernement, c'est donner la main aux partenaires sociaux. Ces deux choses sont assumées.
Les réactions un peu virulentes dans une situation de tension. Écoutez, on est en politique. Moi, ce que je vous dis, c'est que en tant que ministre des relations et parlement, ce que je vois c'est qu'il y avait des gens sincères puis il y a des gens qui ont fait de l'obstruction.
Aujourd'hui, le gouvernement essay trouver une solution pour répondre concrètement à ce blocage et pas à autre chose. Justement, justement hier, Sébastien Lecornu a promis des mesures de sécurisation pour les Boulangers, les fleurisses ce 1er mai. Concrètement, ça veut dire quoi ?
Est-ce qu'il y aura des sanctions financières pour les boulangers qui ouvriraient éventuellement ce 1er mai ? Ben c'est ça, c'estàd qu'il y a on a deux sujets. On a le 1er mai 2027 et le 1er mai 2026.
Ce qu'a dit le premier ministre, c'est que nous avons maintenant besoin de temps pour que les partenaires sociaux puissent se mettre d'accord et nous nous adapterons dans le droit ce que les partenaires sociaux vont décider. Mais ça ça va prendre un peu plus de temps. C'est pour ça qu'il y avait peut-être une situation d'urgence et qu'on est allé peut-être euh un peu trop vite.
Mais nous allons en attendant pour ce 1er mai trouver une mesure, une mesure juridique probablement réglementaire. Ça c'est à la main bien sûr du Premier ministre pour faire en sorte que nos euh nos artisans, je dis bien nos artisans et pas les industriels boulangers peut-être nos floristes puissent ce 1er mai être tranquille, ouvrir en sérénité pour faire en sorte qu'ils ne subissent aucune sanction. Donc vous nous dites ce matin que ces artisans boulangers et ces fleuristes pourront avec leurs employés qui sont volontaires ouvrir ce 1er mai sans risquer des sanctions financières.
Ce qui s'était tout fait jusqu'à maintenant et ce qui s pardon toujours fait jusqu'à maintenant. Et oui, c'est la volonté du gouvernement. Mais nous avons conscience l'année dernière, il y avait eu cinq boulangers qui avaient été sanctionnés financièrement.
Mais ce sont ces mesures justement qui ont provoqué la nécessité malheureusement de devoir légiférer. Euh il y a eu aussi un autre qu hein les les ZFE, le gouvernement souhaitait ressusciter les zones à faible émission qui visent à réduire la pollution dans les centres-villes. Les députés ont voté contre.
Est-ce que ça ne donne pas le sentiment que le gouvernement bah il est condamné à l'immobilisme ? Bah au contraire. Mais aujourd'hui, hier notamment, on se focalise sur la question des ADFE.
Hier à l'Assemblée nationale a été voté un texte qui est débattu depuis 2 ans qui a été d'abord d'ailleurs mis sur la table par le gouvernement de Gabriel Atal qui avait vocation à simplifier la vie des entreprises, simplifier dans leur vie quotidienne et simplifier l'installation de nos entreprises. En gros, développer l'économie de notre pays. LFE est un amendement de cette voilà donc sur un texte qui fait près d'une centaine d'articles, il y a un sujet qui a été rajouté ZFE.
Alors vous m'interrogez et c'est normal parce que c'est un sujet important. Hier, les députés en majorité ont fait le choix de effectivement confirmer le fait que les ZFE était écarté. Attention, le texte sera au Sénat aujourd'hui et vous l'avez dit, on ne sait pas si ce dispositif sera maintenu parce que c'est probablement cavalier, c'est-à-dire que le Conseil constitutionnel peut-être cassera cette mesure.
Mais enfin, je vais vous dire quelque chose quand même. Le gouvernement peut-il ou pas faire des choses ? Hier, le texte sur la simplification de la vie de nos entreprises a été adopté à l'Assemblée nationale.
C'est quelque chose de très importante. C'est une centaine de mesures. Effectivement, on parle d'une seule.
Moi, je vais vous parler des 99 autres qui sont très positifs. Donc oui, le gouvernement agit et fait des choses concrètement. Dernier sujet de tension parce qu'effectivement il y en a quand même pas mal, la hausse des prix du carburant.
Matignon n'exclut pas d'encadrer provisoirement les marges des distributeurs. On parle d'un décret. Est-ce que vous pouvez nous confirmer cette information ?
Et concrètement, ça changera quoi pour les automobilistes français ? Bah le premier ministre est très clair depuis le début. Pas de mesures généralisées indifférencié qui permettrait d'aider celles et ceux qui n'en ont pas forcément besoin, même si tout le monde subit cette crise énergétique, mais plutôt ciblé par filière, par catégorie professionnelle, ceux qui souffrent le plus de cette situation.
Et il a dit autre chose, c'est qu'ensuite nous accompagnons au jour le jour de regarder ces professions qui sont grande difficulté. On parle des infirmières, on parle des des aides à domicile et à mesure que la crise avancera, nous nous adopterons et nous adapterons les dispositifs. Celui que vous évoquez en étant, l'encadrement des marges.
Est-ce qu'il va le prendre ? Écoutez, le Premier ministre n'a pas annoncé qu'il allait prendre. il s'interroge sur le fait de de pouvoir ou pas éventuellement encadrer les marges.
C'est c'est normal que le premier ministre anticipe. Il a toujours dit il y a il a toujours dit que ce n'était pas un solde tout compte quand nous avons annoncé des aides à telle ou telle filière et que au fur et à mesure si cette crise dure et peut-être qu'elle durera si cette crise s'empire peut-être que ça sera le cas alors le gouvernement sera amené à accompagner d'autres professions à un autre niveau d'accompagnement mais ça c'est au fil de l'eau. pour ça nous dit ce mécanisme de anticiper et préparer des outils celui-là.
C'est préparé mais c'est pas forcément prêt à être dégainé. Si ça se trouve on en entendra pas parler. C'est à la main du premier ministre en effet.
Mais si jamais peut-être ce soir il annoncera. Je n'ai pas si jamais si jamais il l'annonçait. C'est un plafonnement des des des marches.
C'est pas un plafonnement des prix. Donc l'opposition dit ben en fait ça changera rien pour les automobilistes. Les prix vont continuer d'augmenter le plafondement. démarge.
Le lissage, ça va permettre au aux usagers, à celles et ceux qui ont besoin de l'essence pour leur travail, pour se déplacer, d'avoir une garantie, c'est qu'il n'y aura pas un profitaire de crise dans parce que c'est un sujet pas un geste symbolique puisque si finalement le prix est toujours aussi cher pour les Français, à quoi ça sert é zones de faire en sorte que distributeurs puissent appliquer des marches trop importantes sur un prix lui de base qui lui a flambé et éviter dans [raclement de gorge] certains endroits dans certaines situations d'avoir des prix trop élevés. Donc c'est un outil parmi tant d'autres. Je vous redis ça n'est pas l'outil qui va régler la situation de cette crise.
C'est exact mais c'est peut-être un outil que le premier ministre utilisera peut-être si c'est nécessaire et il y en aura peut-être même d'autres à mesure que cette crise sur les soignantes c'est dans les tuyaux. Bah sur tous les grands rouleurs et aujourd'hui on a ciblé clairement les infirmières, lessoyantes avait des mesures qui sont pas forcément d'ailleurs des mesures qui touchent uniquement le prix de l'essence ou les taxes sur les essence. Ça peut être d'autres dispositifs.
Ça a déjà été évoqué par la la ministre de l'énergie Montebréon. Mais de toute façon, ce que les gens doivent bien comprendre, c'est que au jour le jour à la demi-journée près, le gouvernement regarde ce qui se passe dans le pays, regarde les filières qui sont les plus en difficulté et nous essayons de nous adapter de manière la plus intelligente possible, la plus efficace possible au regard de notre capacité. On regarde de notre capacité.
C'est intéressant parce que les Français ils regardent aussi peut-être ce qui se passe ailleurs en Europe. Ils voient ce qui se passe en Italie, ce qui se passe en Espagne, ce qui se passe en Allemagne. C'est des milliards qui sont débloqués pour aider les automobilistes.
C'est c'est beaucoup beaucoup de milliards qui sont débloqués en Italie. Il faut dire quand même par exemple, c'est l'exemple qui est beaucoup cité, qui a eu des coupes dans les budgets de la santé, dans les budgets de la sécurité. Il va falloir annoncer alors si nous nous prenions le modèle italien pour l'accompagnement de la crise en France que je vienne ici vous dire sur quel enveloppe de notre budget santé en France nous coupons des crédits pour financer l'essence que nous mettons dans le voiture.
Voilà, les choses sont pas aussi simples que ça. Ce qui est sûr c'est que la crise elle est très dure, c'est que le prix de l'essence est très important que ça touche tout le monde pas tout le monde de la même manière parce qu'il y a des gens pour qui c'est vital et que nous nous allons devoir anticiper et nous le faisons. le fait que cette crise pourrait durer, pourrait s'amplifier et c'est le rôle du gouvernement de s'adapter.
Laurent Panifous