Nous avons une position responsable car nous ne voulons pas le chaos ! - T. Ménagé (SUD RADIO)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 53 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:53OuverteRéponse partielle
Mais un compromis, c'est quoi pour vous, un compromis ?
- 0:56FerméeÉludée
Vous êtes prêts à vous compromettre ?
- 1:44FerméeRéponse partielle
Aujourd'hui, vous dites, aujourd'hui, nous n'utiliserons pas la censure.
- 2:15RelanceRéponse partielle
C'est-à-dire que s'il y a une augmentation du budget consacré à l'UE, là, vous votez la censure.
- 3:16OuverteRéponse directe
Thomas Ménager, est-ce qu'il vous a un peu coupé l'herbe sous le pied ?
- 3:48FerméeRéponse directe
Vous êtes prêts à travailler avec lui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Invité politiqueFait
« C'est pour cette raison qu'on a eu une position responsable depuis le début, face à ce moment inédit où il y a trois blocs, il n'y a pas de majorité. »
- 0:39Invité politiqueFait
« Nous, on ne souhaite pas le chaos. »
- 1:31Invité politiqueFait
« J'étais cette semaine avec des chefs d'entreprise qui me disaient « Attention, si tout tombe, c'est nos carnets de commandes ». »
- 2:43Invité politiqueChiffre
« Non, non, non, Jean-Jacques Bourdin, on est contributeurs nets de 9-10 milliards chaque année. »
- 2:53Invité politiqueFait
« Quand on a des élections européennes, il y a un message très clair, c'est stop, le fédéralisme, stop l'avancée vers cette Union Européenne qui nous impose un certain nombre d'éléments. »
- 3:03Invité politiqueChiffre
« c'est ce qui nous impose de payer 20 000 euros si on refuse un migrant sur notre sol »
- 3:11Invité politiqueFait
« Jordan Bardella était très largement en tête, les fédéralistes ont été totalement balayés, il faut aussi qu'ils l'entendent. »
- 5:11Invité politiquePromesse
« dans notre niche parlementaire, l'abrogation de cette réforme qui est une réforme injuste »
- 6:46Invité politiqueFait
« par exemple, les quatre critères de pénibilité. »
- 7:34Invité politiqueFait
« Nous, même si nous le regrettons, nous n'avons pas de majorité, nous n'avons pas de majorité au Rassemblement National. »
Temps de parole
- Thomas Ménagé65 %
- Présentateur35 %
≈ 7,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
300-300, tout à l'heure, juste avant le journal de 8h, mais tout de suite, Thomas Ménager, qui est député RN du Loiret. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin. Je lis ce qu'a dit Michel Barnier hier à la tribune de l'Assemblée nationale. Avançons pas à pas. Trouvons des chemins communs. Trouvons des compromis. Prenons soin de la République, elle est fragile. Dépassons nos divisions et nos querelles. Vous êtes prêts ?
Dans tous les cas, oui, on l'a dit. C'est pour cette raison qu'on a eu une position responsable depuis le début, face à ce moment inédit où il y a trois blocs, il n'y a pas de majorité. Nous, on ne souhaite pas le chaos. Donc bien entendu, après, ça reste pour le moment des intentions. Et attention, le compromis, ça veut dire le fait de travailler avec tout le monde, d'avancer ensemble, mais ce n'est pas en même temps. Donc on va voir comment va se mettre en place cette nouvelle manière de travailler.
Mais un compromis, c'est quoi pour vous, un compromis ?
C'est d'avancer avec l'ensemble des forces politiques.
Vous êtes prêts à vous compromettre ?
Non. Ah non, ah pardon, je joue avec la langue française de m'aménager. C'est deux choses différentes, oui, mais je sais qu'on met souvent les deux mots en perspective, en parallèle. Mais non, non, je pense qu'il faut qu'aujourd'hui, il n'y a pas de majorité. Nous, on a pris acte, contrairement au NFP. Donc il faut avancer, essayer de trouver une voie pour éviter le chaos. De toute façon, sinon, qu'est-ce qui va se passer ? Le gouvernement tombe et c'est une situation d'instabilité qui va être néfaste pour les Français, néfaste notamment pour l'économie. J'étais cette semaine avec des chefs d'entreprise qui me disaient « Attention, si tout tombe, c'est nos carnets de commandes ».
Et donc après, la censure, nous l'avons toujours, mais la censure dans la Ve République, c'est un outil très puissant, que vous prenez que quand, en fait, de maintenir le gouvernement serait au final pire que de le censurer et d'aller vers l'instabilité.
– Aujourd'hui, vous dites, aujourd'hui, nous n'utiliserons pas la censure.
– On l'utilisera peut-être au moment du budget, au moment du passage à la concrétisation. – Le budget, c'est la semaine prochaine, pardon, Thomas, ça commence à discuter la semaine prochaine. – Oui, et après, on va voir comment se passeront. – Au moment du budget, c'est-à-dire qu'avant deux mois, vous utilisez la censure. – Non, mais on verra comment ça se passe au moment du budget. Si le budget est à l'opposé, aujourd'hui, dans les tirats à part, les premières intentions du budget qu'on avait, il y a une augmentation du budget de l'UE, de l'Union Européenne. Si ça va dans ce sens-là, c'est sûr qu'on va peut-être avoir des petits problèmes, des petites frictions.
– C'est-à-dire que s'il y a une augmentation du budget consacré à l'UE, là, vous votez la censure.
– Ah ben, ça peut être un des éléments, vous savez, on ne peut pas dire que c'est sur ce point-là précis. C'est un ensemble, la politique. Si les politiques publiques vont dans le mauvais sens, bien sûr. S'il y a un cas, dès lors qu'on n'a pas la majorité…
– Il y a 3200 milliards, le budget de l'UE, je ne sais pas, c'est 10 milliards, je vois… – Je voudrais une trentaine de milliards, ça dépend de ce qui sera mis. – Plusieurs milliards, enfin bon. – Non, non, on est contributeurs… – Pardon de vous dire, c'est dérisoire.
– Non, non, non, Jean-Jacques Bourdin, on est contributeurs nets de 9-10 milliards chaque année. – C'est dérisoire. – Mais non, ce n'est pas dérisoire. Quand on a des élections européennes, il y a un message très clair, c'est stop, le fédéralisme, stop l'avancée vers cette Union Européenne qui nous impose un certain nombre d'éléments. Et c'est aussi ça qu'on pourrait avoir des problèmes avec M. Barnier, c'est qu'il dit le pacte des migrations, c'est une bonne chose au niveau européen, c'est ce qui nous impose d'accueillir des migrants, c'est ce qui nous impose de payer 20 000 euros si on refuse un migrant sur notre sol, ça, ça pourrait être un élément.
Mais aujourd'hui, au moment des élections européennes, Jordan Bardella était très largement en tête, les fédéralistes ont été totalement balayés, il faut aussi qu'ils l'entendent.
– Thomas Ménager, est-ce qu'il vous a un peu coupé l'herbe sous le pied ? – À vous et à l'opposition de gauche, hier. – Je ne sais pas, avec ce ton très particulier qui est le sien, avec cet humour corrosif, cassant, oui, beaucoup d'humour hier, beaucoup d'humour. – On ne va pas vous dire que le style… – Cet appel pour les Français, pour la bonne marche du pays, cet appel au compromis, cet appel à travailler ensemble, il vous a demandé de travailler avec lui.
– Vous êtes prêts à travailler avec lui ? – On est prêts à travailler, de toute façon, avec le gouvernement, c'est le rôle de l'opposition. L'opposition, je vous l'avais dit la dernière fois que j'étais venu, elle n'est pas là juste pour gueuler, comme le fait le NFP, et d'attendre le prochain coup en essayant de se faire élire. Elle est là pour obtenir des victoires pour les Français, et d'essayer que la situation s'améliore.
Et après, sur le style, ce qu'on souvent nous fait commenter, le style ces derniers jours, bien entendu, on préfère le style de Michel Barnier, qui ne nous crache pas à la figure, qui est respectueux, et qui veut avancer avec tous les groupes politiques, d'un Gabriel Attal qui faisait des envolées à la tribune pour nous cracher à la figure et ne régler aucun problème pour les Français. – Donc, bosser avec lui, vous dites oui.
– Mais bosser avec tous les Français, avec tous les membres du gouvernement, avec… – Mais oui ou non, est-ce que vous êtes prêts à travailler sur des textes communs ? Il a dit, il vous a même dit, si vous faites des propositions de loi, je suis prêt à les reprendre.
– Eh bien, nous allons le voir, parce que le 31 octobre, il y a la niche, il a donné la niche parlementaire, il y aura peut-être un désaccord sur les retraites, mais sur un certain nombre d'éléments…
– Alors, sur les retraites, je voulais vous poser une question, parce qu'hier, sur les retraites, il a été clair, il a dit, moi je suis tout à fait d'accord pour qu'on rediscute, pour qu'on reprenne plusieurs points de la réforme des retraites,
ça vous va, ça non ? Ou pas ? – Tout ce qui peut être comme une amélioration avec les partenaires sociaux sur la question de la pénibilité, sur la question des femmes qui ont pris beaucoup plus cher que les hommes dans la situation… – C'est toujours l'abrogation de la réforme des retraites. – Mais oui, je porterai en plus pour le Rassemblement National dans notre niche parlementaire, l'abrogation de cette réforme qui est une réforme injuste, après si en parallèle, il y a un autre travail qui se fait, qui permet d'avoir des améliorations, nous les soutiendrons, nous n'allons pas être pour…
– Les Français ne peuvent pas comprendre. D'un côté, vous dites, nous allons porter l'abrogation, l'abrogation de la réforme des retraites, et de l'autre, s'il y a des améliorations, on est d'accord, on est prêt, moi je ne comprends pas.
– Moi je me mets à la place des Français, je ne comprends pas. – Non, ce n'est pas tout blanc ou tout noir, il y a un chemin entre les deux, c'est-à-dire que nous, nous voulons l'abrogation, si nous n'avons pas de majorité, si la gauche et sectaire ne votent pas l'abrogation pure et simple, – C'est-à-dire que vous êtes prêts à faire tomber l'ouverteur Barnier sur la réforme des retraites ? – Non, ce ne sera pas un élément, je vous dis…
– Mais je ne le dis pas non, puisque vous dites, si la gauche vote avec nous, il y aura censure.
– Mais c'est deux choses différentes, il y a l'abrogation de la réforme des retraites, nous avons aujourd'hui une majorité qui n'est pas celle de M. Barnier, mais qui est une majorité qui va du NFP à nous, qui proposons l'abrogation. – Oui, avec l'extrême droite, une alliance, vous avez une majorité, oui. – Mais ce n'est même pas que ça, il y a un certain nombre de macronistes qui avaient dit que cette réforme était injuste, il y avait un certain nombre de personnes de l'IOT.
– Je vous pose franchement la question, vous n'êtes pas clair. – Je crois que vous ne voulez pas comprendre surtout. – Non, vous n'êtes pas clair. – Alors, reposez-moi la question. – Vous voulez écouter l'abrogation de la réforme des retraites, on est bien d'accord. – Tout à fait, et nous le porterons, et nous le défendrons. – S'il y a des discussions comme le propose Michel Barnier, est-ce que vous voudrez toujours l'abrogation de la réforme des retraites ?
– Mais ça ne sera pas suffisant. Mais si ça permet à un certain nombre de personnes qui sont aujourd'hui dans des situations de pénibilité, d'avoir des améliorations, d'avoir un certain nombre, par exemple, les quatre critères de pénibilité. Même nous, on veut totalement faire une réforme beaucoup plus large. – Donc on n'abrogera pas la réforme des retraites ? – Ça, je n'en sais rien, ça dépendra du Parlement. C'est deux choses différentes. Jean-Jacques Bourdin, je pense que vous faites mine de ne pas comprendre. Il y a deux choses. Nous, nous voulons une abrogation de ces pires dispositions.
– Je cherche une clarification dans votre propos que je ne trouve pas. – Pardon, Thomas Ménager, c'est tout le problème.
– C'est très clair. Ce n'est pas parce que nous n'obtenons pas une abrogation que nous allons défendre, que si demain il y a des améliorations, notamment sur la pénibilité, en gardant le système actuel, qu'on va s'y opposer. Si ça permet d'avoir des petits gains pour les Français, bien entendu, on les soutiendra.
– Donc l'abrogation, ce n'est pas systématique, on est bien d'accord.
– Mais si, c'est systématique dans notre programme, mais on n'a pas de majorité, nous ne sommes pas du NFP. Je pense que vous avez été un peu embrumé par le NFP. – C'est vous qui êtes embrumé ? – Par le NFP qui considère qu'ils peuvent appliquer la totalité de leur programme sans majorité. Nous, même si nous le regrettons, nous n'avons pas de majorité, nous n'avons pas de majorité au Rassemblement National. Donc si M. Barnier ne veut pas la réforme des retraites, nous allons…
– Donc vous pouvez trouver des alliances avec le NFP pour faire tomber le gouvernement ?
– Mais avec tous les députés, et éventuellement, vous savez, tous les députés sont légitimes. Et quand on vote à l'Assemblée Nationale, on vote et chacun est responsable de ses votes devant ses électeurs.
– Eh bien, nous verrons avec vous, puisque vous allez porter cette abrogation, je dis bien l'abrogation de la réforme des retraites.
– Il n'y a pas de disposition, il y a un nombre d'éléments qu'on pourra…
– Puisque vous allez porter cette abrogation, assumez-le, puisque vous allez porter cette abrogation, eh bien nous aurons l'occasion de vous retrouver. Et je suis très heureux de vous avoir reçu. – Avec plaisir, merci de votre présence.
Thomas Ménagé