Face à Face : Yaël Braun-Pivet - 07/06
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h33 sur RMC et BFM TV Bonjour Yael Brunpivet Merci d'être ici pour répondre à mes questions dans ce studio A la veille d'un jour où peut-être, oui, non Vous allez voter, enfin, sur les retraites Il y aura vote, il n'y aura pas vote Vous savez, rien que la formulation de votre question est trompeuse malheureusement Parce que demain, quoi qu'il se passe Il n'y aura pas d'abrogation de la réforme des retraites Je n'ai pas dit qu'il y aurait voté Mais pas un vote sur l'abrogation de la réforme des retraites Parce que la procédure est ce qu'elle est Et même s'il y avait un vote à l'Assemblée nationale Le processus législatif ne serait pas pour autant terminé et clos Puisque nous sommes dans un système avec deux chambres Et la procédure législative est quelque chose de complète Quoi qu'il en soit, demain sera examiné un texte A l'Assemblée nationale présenté par un groupe dans son temps réservé Le fameux groupe Lyot Et nous pourrons l'examiner dans les dispositions Telle qu'il est issu de la Commission des Affaires Sociales Là où il y a eu un vote Tel qu'il est issu de la Commission des Affaires Sociales Alors on va revenir un petit peu dans le sous-titre Le sous-texte de ce que vous dites Parce que justement, tel qu'il est issu Il est rentré dans cette Commission des Affaires Sociales Avec un article qui voulait discuter et voter Donc du passage de 62 à 64 ans Il est ressorti de la Commission des Affaires Sociales Avec cet article en moins Donc quand vous dites ça, ça veut dire qu'il n'y aura donc pas de vote Sur la question du 62 à 64 ans En fait, vous savez que depuis 2009 Le texte qui est examiné dans l'hémicycle Le texte issu de nos commissions permanentes C'est vrai que c'est un peu technique pour nos concitoyens Mais il faut bien savoir que lorsqu'un texte est inscrit à l'ordre du jour Avant d'arriver dans l'hémicycle Il est travaillé en commission Modifié par les parlementaires en commission Qui vont proposer des amendements et les voter Et effectivement, aux commissions des Affaires Sociales Malgré le tumulte, malgré le brouhaha Malgré le bazar organisé par certains députés de la NUPES Il y a eu un vote sur cet article 1 Et l'article 1 a été supprimé par les députés Qui siégeaient dans la commission des Affaires Sociales Il y a plein de choses dans ce que vous dites Mais c'est très classique Mais quand vous dites qu'il y a eu un vote C'est pas le même vote Il ne faut quand même pas mélanger les choux et les carottes Un vote dans l'Assemblée, c'est très bien Mais ce n'est pas un vote en séance plénière avec tous les députés Je ne mélange pas les choux et les carottes, s'il vous plaît Je parle d'un vote réalisé par des députés Dans une commission permanente de l'Assemblée Nationale C'est ce que nous faisons tous les jours Vous savez, on nous dit souvent Il n'y a personne dans l'hémicycle Ou dans l'hémicycle c'est le bazar Là, il y avait du monde Il y avait aussi du bazar, mais il y avait du monde Non mais ce que je veux dire, c'est que L'Assemblée Nationale, c'est comme un iceberg L'hémicycle, c'est la partie émergée de cet iceberg Nous avons des députés qui travaillent au quotidien Dans des commissions, dans des commissions d'enquête Et moi je refuse qu'on considère que ce travail C'est du sous-travail Que ce travail ne compte pas Il compte Les parlementaires sont à leur tâche Et ils l'ont été la semaine dernière En commission des affaires sociales Ils ont examiné un texte Ils étaient 72 Donc la commission des affaires sociales était pleine Remplie Avec tous les parlementaires qui en sont membres Il y a eu un vote Et je refuse qu'on s'assoie sur ce vote Considérant qu'il n'a pas eu lieu Il a eu lieu Et il a rejeté l'article 1 de la proposition de loi Lyot Qui prévoyait l'abrogation de la réforme de la retraite Donc les parlementaires en commission des affaires sociales Se sont prononcés contre l'abrogation Et vous vous y conformerez donc Si malgré tout Le groupe Lyot dépose un amendement Pour faire revenir ce fameux article 1 C'est-à-dire pour faire revenir la discussion et le vote Sur 62 à 64 ans Vous rejetteriez cet amendement ?
Alors c'est ce que je suis en train d'examiner aujourd'hui Puisqu'il y a effectivement Plus de 300 amendements Qui ont été déposés sur cette proposition de loi Et il y a des amendements de rétablissement De cet article 1 Pour que tout le monde comprenne Cet article 1 n'aurait jamais dû en fait Être examiné par l'Assemblée nationale Parce qu'il est créateur de charges C'est votre version Mais je recevais la semaine dernière Le président de la commission des finances de l'Assemblée Qui lui estimait que c'était parfaitement constitutionnel D'examiner cet ordre Non mais je suis pas d'accord Non parce qu'on a un amendement Un article qui revient sur la réforme des retraites Donc il va créer une charge Il le reconnaît dans sa décision Mais sauf qu'il considère qu'on peut laisser passer Parce que c'est de l'initiative parlementaire On peut laisser passer parce que C'est un sujet qui doit être débattu Il sort un petit peu Ce faisant de son rôle institutionnel Parce que vous savez Quand on exerce une fonction Quelle qu'elle soit Président de commission Président de l'Assemblée nationale Journaliste On n'agit pas en fonction de ce qu'on pense Politiquement Ou personnellement On agit en fonction De la mission qui est la nomme Vous avez donc estimé Que Eric Coquerel avait pris une décision politique Plus qu'institutionnelle Mais il l'a dit Il a reconnu Que effectivement Lui considérait que L'article 40 ne devrait pas exister Qu'il fallait favoriser L'initiative parlementaire Et là moi je dis Halte là Je suis présidente de l'Assemblée nationale Est-ce que objectivement Cet article 1 est constitutionnel ou pas ?
Est-ce qu'il constitue une charge ? Oui Est-ce qu'il doit être discuté ?
Non Parce qu'il n'est pas conforme à la constitution Moi Mon rôle en tant que président De l'Assemblée nationale C'est de m'assurer que les débats A l'Assemblée Dans l'hémicycle Demain Sont conformes A nos règles C'est ce que me demande Impérieusement L'exercice de ma fonction Et c'est ce que je crois Profondément Qu'attendent les Français De personnes Qui sont aux responsabilités Dès qu'elles sachent dépasser Leurs opinions politiques personnelles Pour se lisser à la hauteur de leur fonction J'ai donc bien compris Yael Brown-Pivet Que malgré le fait que Vous êtes encore en train d'examiner Ces amendements Qui ont été déposés A ce stade Il vous semble impensable De faire revenir par la fenêtre Cet amendement Que vous avez fait sortir par la porte Alors Nous ne l'avons pas fait sortir par la porte Nous avons voté à nouveau La situation serait très différente Si le vote avait été En sens inverse Ce n'est pas le cas Maintenant Effectivement Sur ces amendements De rétablissement De l'article 1 Je suis très claire Ils seront déclarés Irrecevables Par moi-même Dans la journée Aujourd'hui Et je suis en train d'examiner L'ensemble des autres amendements Puisqu'il y aura Évidemment D'autres irrecevabilités Qui seront prononcées Moi je suis Constante Je l'ai toujours dit Et depuis que je suis Présidente de l'Assemblée nationale J'applique la règle Rien que la règle 8h39 Il est donc extrêmement clair Désormais Vous l'avez dit Je les déclarerai irrecevables Il n'y aura donc pas de vote Demain Sur cet article A l'Assemblée Je voudrais que vous écoutiez Ce que Sophie Binet Qui était à ce même micro Hier matin Disait Pourtant Elle vous appelait A permettre ce vote Et elle mettait en garde Sur la colère Que ça pourrait entraîner Écoutez
Ça va provoquer Une grande colère Ça crée un précédent Démocratique grave La question après ça Ça sera A quoi sert le Parlement A quoi sert les parlementaires Et ça fait monter L'anti-parlementarisme Et donc C'est très inquiétant Très dangereux C'est pour ça que Je réitère mon appel Solennel A Yaël Braun-Pivet Elle est présidente De l'Assemblée nationale Elle doit laisser Les députés voter C'est quand même La moindre des choses Que les députés Puissent s'exprimer Sur une réforme De cette ampleur
Elle vous appelait Solennellement On a bien compris Que cet appel Vous n'y donnerez pas suite En revanche Quand elle vous parle De colère Est-ce que ça vous inquiète Est-ce que vous avez Conscience de cela Vous savez moi Ce qui m'inquiète C'est les mots Que certains utilisent De déni de démocratie De crise démocratique Etc Vous savez J'ai repris des chiffres Parce que c'est très intéressant Allez-y Prenez votre temps Vous avez Depuis le début De la mandature Depuis 11 mois 53 635 amendements Qui ont été déposés Par des parlementaires De tous bords Un peu plus Donc de 50 000 Amendements déposés Sur ces 50 000 amendements Il y en a 32 036 Qui ont été soumis A la commission Des finances Pour avis Par rapport à l'article 40 32 000 Et sur ces 32 000 Il y a eu 6699 décisions D'irrecevabilité Ce que vous voulez dire C'est pas la première fois Que vous prendrez une décision D'irrecevabilité Mais c'est le quotidien De l'Assemblée nationale C'est pas du tout anodin Vous le savez bien C'est un article C'était l'ultime Possibilité Pour ceux qui voulaient Qu'il y ait un vote Qu'il puisse y avoir un vote Il n'y aura pas eu C'est-à-dire sur un sujet Aussi important Qui concerne tous les Français Il n'y aura pas eu de vote Mais imaginez Madame de Malherbe Si j'appliquais la règle En fonction De l'enjeu politique En fonction du sujet Vous vous rendez compte Vous vous rendez compte Quel pouvoir discrétionnaire Nous aurions Si c'était à la carte L'appréciation de la recevabilité Oublions deux secondes Il y a le point de pivet Je ne vous parle pas Juste d'aujourd'hui Je vous parle de tout Ce qui s'est passé Depuis trois mois De tout ce qui s'est passé Depuis aujourd'hui C'est autre chose Vous êtes présidente De l'Assemblée nationale Vous ne vous dites pas Nous n'aurons pas eu De vote sur ce point Si important Nous avons eu un vote Nous avons eu un vote D'une part Deuxièmement Pourquoi les débats Se sont déroulés de la sorte Pourquoi nous n'avons pas eu De débat sur le départ A l'âge, à la retraite A l'Assemblée nationale Peut-être parce que Vous avez utilisé le 49-3 ?
Parce qu'il y a eu 20 000 amendements Et le 49-3 aussi non ?
J'ai présidé les débats Au bout de deux semaines Nous en étions encore A l'article 3 Nous en étions encore A l'article 3 C'est pas pour ça Que vous avez utilisé le 49-3 C'est deux raisons parallèles Il y a plusieurs raisons Pour lesquelles vous n'avez pas voté Mais vous ne pouvez pas vous dérober Mais je ne me dérobe jamais Vous savez Mais pourquoi nous n'avons pas Pu avoir un débat Sur l'ensemble des sujets Débat qui nous est réclamé Maintenant par certains Parce que Les mêmes Qui aujourd'hui nous disent Qu'il faudrait avoir Le débat demain Et le vote Ont empêché Le débat et le vote Il y a plusieurs mois Alors moi j'en ai marre De ces pompiers pyromanes Qui viennent nous expliquer Matin, midi et soir Que nous serions En déni de démocratie Alors que nous Nous appliquons La règle La loi Et que nous sommes constants Et qu'eux utilisent Toutes les manœuvres Possibles et imaginables Pour tromper les citoyens Et pour Empêcher le vote En commission des affaires sociales Qu'est-ce qui se passe Lorsqu'ils perdent le vote Sur l'article 1 Ils déposent 3163 sous-amendements En l'espace D'une heure Avec des sous-amendements Qui ne sont que Des sous-amendements D'obstruction Changer une virgule là Changer un chiffre là Etc Tout ça pour quoi ?
Pour empêcher le vote Quand vous dites eux C'est LFI en l'occurrence Qui a fait cette démarche Donc ça suffit Moi je crois vraiment Que ça suffit Parce qu'ils utilisent Des mots graves Ils utilisent Des mots de mafieux Ils utilisent Des mots de déni de démocratie Ils entraînent Nos compatriotes Sur une pente dangereuse Et moi En tant que présidente De l'Assemblée nationale Je suis garante Garante du respect De la règle Garante de mon institution Elle est au service Des français Et personne Personne Ne me fera dévier De cette mission Cette inquiétude de colère Est-ce que vous vous dites Oui il y a un risque Que dans les heures Qui vont suivre Aujourd'hui Demain Il y ait à nouveau Un accès de colère Dans la rue Comme il y avait eu Après l'utilisation Il faut toujours être Très attentif Il faut toujours Écouter Écouter les citoyens Écouter la colère Quand elle s'exprime Il faut aller A la rencontre des gens Moi vous savez A chaque fois Que je fais un déplacement Sur les territoires Et qu'il y a Des personnes Des syndicalistes Qui m'attendent Je vais à chaque fois Les rencontrer Pour discuter Pour échanger Donc ça il faut le faire Inlassablement C'est notre rôle En tant qu'hommes Et femmes Pour les responsabilités Sur le terrain Oui Dans les bureaux Non Parce que Sophie Binet Encore elle Donc la patronne de la CGT Avait demandé en urgence Un rendez-vous Pour vous voir Et votre cabinet Lui a répondu Qu'elle pouvait Vous rencontrer le 24 juin Quel intérêt Puisqu'on sait Qu'elle voulait vous parler De ce qui se passe Aujourd'hui et demain Mais écoutez Moi ce qui m'intéresse Dans la conversation Que je pourrais avoir Avec Madame Binet En fonction de ses responsabilités C'est de parler Des salariés De parler du travail De parler de l'emploi des seniors De parler de la pénibilité Certainement pas De parler de procédures parlementaires Chacun son rôle Chacun sa place Et moi Pendant la réforme des retraites J'ai rencontré L'ensemble des organisations syndicales Monsieur Martinez Monsieur Berger notamment Qui sont venus dans mon bureau Ma porte est toujours ouverte Que ce soit à l'Assemblée nationale Ou comme je vous le disais Je vais toujours à la rencontre Des syndicalistes Sur le terrain Elle voulait vous voir De manière urgente Et vous avez répondu 24 ans J'ai cru comprendre Qu'elle souhaitait parler De procédures parlementaires Avec moi Je n'ai pas besoin De parler de procédures parlementaires Avec une représentante syndicale Puisque moi J'applique à nouveau La règle Et je ne l'ai pas A géométrie variable A propos de la mobilisation hier Yael Bonne-Pivet 300 000 personnes dans la rue D'après les forces de l'ordre 900 000 d'après les organisateurs Est-ce que vous vous dites Cette bataille des retraites Au fond il n'y aura donc pas de vote Il n'y avait pas autant de monde Qu'il pouvait l'espérer Dans la rue hier Est-ce que vous vous dites Cette mobilisation Elle est derrière nous ?
Il n'y aura probablement Pas de vote demain Il y a eu un vote On a bien compris La mobilisation On voit Faiblie Maintenant je pense Qu'il faut que nous allions Tous de l'avant Nous avons fait cette réforme Des retraites Elle était nécessaire Pour consolider notre modèle Et pérenniser notre système De retraite Maintenant il faut aller de l'avant On voit qu'il y a De nombreux sujets A discuter Et donc travaillons dessus Et justement J'y viens Je voudrais vous interroger Sur le défi de la baïa Il y a eu une enquête Sur BFM TV Une enquête à la une Du journal Le Parisien Vous interrogez aussi Sur ces lois À venir Quand vous dites Il y a de nombreux sujets Il y a quand même Une question qui se pose C'est comment allez-vous faire C'est-à-dire que Quand vous êtes obligés De passer au forceps Comme ça a dû être fait Avec des procédures Comme le 49.3 Comme l'article aussi D'urgence Ou de procédures accélérées Comment allez-vous faire Pour les prochaines lois ?
Écoutez Vous savez On parle toujours En fait Des trains Qui arrivent en retard Et pas des trains Qui arrivent à l'heure À l'Assemblée nationale Il y a beaucoup de textes De lois qui arrivent à l'heure On a beaucoup de textes Qui ont été votés Plus d'une trentaine de textes Et pas des petits textes Des textes qui concernent Directement nos concitoyens Sur le pouvoir d'achat Sur la hausse du point d'indice Mais aussi sur l'accélération Des énergies renouvelables Sur le développement du nucléaire Une loi sur la sécurité intérieure Pour qu'il y ait davantage De forces de l'ordre Sur le terrain Donc nous avançons Nous travaillons Tout à l'heure Nous voterons une loi Très importante La loi de programmation militaire Qui permet de doter Nos armées d'outils Et de moyens financiers Et humains Vous avez encore la possibilité Donc De faire passer des lois Mais comme on l'a Depuis le début Vous savez Le 49-3 A été utilisé Pour les textes budgétaires Et pour le texte Des retraites L'ensemble des textes Que je viens de vous énoncer Et qui ne sont pas les seuls Ont été adoptés Avec des majorités Mais il y a des dossiers Qui paraissent Ce sont les fameux trains Qui arrivent à l'heure Il y a des dossiers Qui paraissent pourtant Prioritaires Aux yeux d'un certain nombre De Français Et aux yeux Du gouvernement lui-même Qu'il assume Comme étant un dossier Très important Qui est la question De l'immigration La loi immigration Est-ce que vous avez Les moyens De faire passer Une loi immigration ?
J'en suis convaincue J'en suis convaincue Elle est prioritaire Mais il y en a d'autres Qui sont prioritaires Nous allons examiner La loi de programmation Sur la justice Qui est prioritaire Pour les Français Parce que la justice Les concerne Dans leur quotidien Et la loi immigration Nous travaillons Pour trouver Un chemin Avec ceux Qui veulent construire Vous savez En ce moment Moi j'ai un peu L'impression Qu'il y a Le camp De ceux Qui ne veulent Rien faire Et qui ne veulent Que bloquer Le système Et puis il y a Le camp De ceux Qui veulent Faire avancer Parce que L'intérêt des Français Est primordial Vous mettez qui Dans un camp Et dans l'autre Vous mettez qui ?
Moi je ne vais pas Mettre des étiquettes Parce que ça bouge Vous avez dit tout à l'heure Quand je disais Ils A propos de ceux Qui étaient pour vous Des pompiers pyromanes On a bien compris Que vous parliez d'Alefi Puisque vous avez ensuite Développé certaines des actions Qu'ils avaient menées Quand vous dites Les deux camps C'est quoi ?
D'un côté il y a la Macronie Et de l'autre Il y a toutes les oppositions Pas du tout Pas du tout Parce que Tous les textes de loi Dont je vous ai parlé Ont été adoptés Avec des majorités larges Parfois avec les républicains Mais parfois avec les communistes Parfois avec les socialistes Parfois avec le groupe Lyot C'est tout l'intérêt De ce parlement en fait Il faut que l'on s'habitue A avoir un parlement Où les choses ne sont pas figées Où vous n'avez plus Un camp contre l'autre Une majorité absolue Contre des oppositions Ça c'était avant Le parlement d'aujourd'hui Que j'ai l'honneur de présider Est composite Nous avons la majorité A une majorité relative Nous sommes obligés D'aller chercher des majorités Texte par texte C'est le fameux Cabotage législatif Que nous faisons Depuis 11 mois Et ces majorités bougent Et dans tout ça Vous le mettez où l'ERN ?
L'ERN vote De temps en temps Des textes Qui sont présentés Parce qu'ils ont décidé De faire des votes Qui correspondent Au fond des sujets C'est leur choix politique Moi je n'ai pas à juger Les choix politiques Des uns et des autres Je n'ai pas à qualifier Moi je ne suis pas Une commentatrice Donc je ne qualifie pas Vous constatez Qu'ils ont une attitude Qu'ils ont une attitude Vous dire Les constructives ?
Non mais je constate Que pour les votes Les votes à l'Assemblée nationale Sont mouvants Et qu'il n'y a pas De majorité Qui serait figée Donc je regarde cela Très attentivement Et je vois que le gouvernement Ne ménage pas ses efforts Pour réussir à élargir Les majorités Texte par caisse Texte Mesure par mesure Donc en fait C'est le fond des sujets Qui finalement Permet de trouver des majorités Ce qui n'est pas du mal En fait Il y en a certains Comme LFI Qui sont clairement Dans votre viseur Et d'autres Comme le RN Donc vous dites Bon il y a quand même Des moments Où ils bossent avec nous Où ils ont décidé De voter pour le fond Je n'ai pas dit Parce que le choix Qui est fait C'est de ne pas bosser Avec eux Comme vous dites En revanche Les votes sont libres Au Parlement Et j'observe Que sur certains textes Ils ont voté Pour des textes Présentés par la majorité Mais vous savez Ils ont également voté Pour des textes Présentés par l'opposition En fait Aujourd'hui Il y a des textes Même qui sont votés A l'Assemblée Et c'est je pense Quelque chose D'assez exceptionnel Il y a des textes Qui sont votés A l'unanimité A l'unanimité Vous l'avez vu C'est la une du journal Le Parisien ce matin C'est l'objet aussi D'une enquête Sur BFM TV La robe qui défie L'école républicaine L'école au défi De la baïa Avec une enquête Qui montre Qu'il y a des collèges Des lycées Qui sont dépassés Par un phénomène Qui prend de l'ampleur Et face auquel Ils n'ont pas Distille les armes Pour savoir Comment apprécier les choses Le ministre De l'éducation nationale A qui j'avais posé La question en janvier Avait eu l'air de trouver Que je parlais D'un sous-sujet Il m'avait dit Mais écoutez Ce n'est pas moi Qui vais devoir justifier De manière juridique L'habit des élèves Il m'avait même dit Je ne vais quand même pas publier La longueur des jupes Ou des colles Voilà ce que m'avait dit Donc le ministre de l'éducation Il avait dit Que c'était aux chefs D'établissements Et aux enseignants Le cas échéant D'estimer Ce qu'il en était Et quand on lit Le journal Le Parisien Ce matin Ou quand on regarde L'enquête qui a été faite à Lyon On voit que Les enseignants Les proviseurs Se retrouvent extrêmement seuls Au quotidien Chaque matin A l'entrée des écoles Pour devoir estimer Comme avait dit Le ministre de la justice Est-ce que ça suffit De les laisser comme ça Estimer chacun seul Ce qu'il faut faire Je considère en tout cas En train de regarder l'image La photo sur le journal C'est inacceptable Cette photo C'est effectivement Donc une personne A l'entrée Ça ne veut pas forcément dire Qu'elle rentre avec Le voile est enlevé Visiblement avant Mais la tenue reste Mais moi je trouve ça inacceptable Je pense profondément Que le principe de laïcité Doit s'imposer Dans l'ensemble De nos établissements scolaires Et donc Ces tenues-là Ne doivent en aucun cas Être tolérés Donc après Si effectivement Le voile est enlevé C'est la moindre des choses Mais Moi je pense Que ça ne doit pas Vous estimez Qu'il y a quelque chose Je ne sais pas Si c'est calculé Si c'est organisé Et si on peut qualifier Cela d'offensive Mais en tout cas Ce qui est sûr C'est que dans nos établissements scolaires De tels habits Sont inacceptables Et qu'il faut aider Est-ce qu'il faut accompagner Est-ce qu'il faut soutenir Les enseignants Derrière nos enseignants Derrière les proviseurs Pour faire en sorte Que ce sujet N'en soit pas un Nous avions traité Il y a bien longtemps Bien avant nous La question de Creil Avec les jeunes filles Qui étaient arrivées voilées Et nous devons être intransigeants Nous devons être intransigeants Yael Brandpivet Merci d'avoir répondu A mes questions ce matin Vous êtes présidente De l'Assemblée nationale Et on a bien compris Que vous aviez donc décidé Que cet article 1 Ne reviendrait pas Et qu'il serait irrecevable Pour voter demain Il est 8h53 Sur l'MCBFMTV
Yaël Braun-Pivet