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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 16 mai 2024 31 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSolidarités & famille

S'inspirer de Senghor : un panhumanisme créole

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Locuteur 2Fait
    « il faut savoir tirer de son histoire les leçons qui servent à devenir meilleur »
  • 5:00Locuteur 2Fait
    « le colonialisme n'a pas d'avenir que le colonialisme est en toute situation une régression et qu'il n'a pas d'autre perspective que la mort »
  • 7:00Locuteur 2Fait
    « la négritude est la condition de l'universalité »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

alors évidemment mes premiers mots sont pour remercier la direction de ce musée qui a accepté d'abord de nous recevoir et ensuite de en changer l'heure puisque nous avons eu quelques avatars et le train est arrivé en retard je me suis demandé si en français engagé politiquement pouvait devait venir la maison de sor personnage qui est double d'un côté c'est le président le premier président du Sénégal de l'autre côté c'est un penseur un poète d'un côté il est un homme politique objet de discussion sur son œuvre légitime de l'autre il est un poète qui touche à ce qu'il y a de plus intime dans la conscience humaine et qui met en mot ce qu'il y a de plus profond en nous que faire devais-je courir le risque d'endosser la biographie de sangor dans les moments qui aujourd'hui lui sont reprochés mais je ne voyais pas comment je pouvais à cause de cela passer à côté de l'évocation du penseur et du poète et c'est lui qui m'intéresse aujourd'hui je me suis appuyé sur la déclaration du président Birou fa à l'occasion de l'anniversaire de l'indépendance et comme j'ai vu l'homme qui exprime aujourd'hui à la tête de l'État la victoire de la révolution citoyenne qui s'est déroulé d'ici convoquer l'ensemble de ses prédécesseurs pour en appeler à l'évocation d'un Sénégal qui bien sûr renait avec chaque génération mais ne disparaît avec aucune d'entre elles tout comme la France et souvent la France peut-être même encore en ce moment a souffert de la misconnaissance de son histoire et de l'incapacité à en tirer non pas des leçons de morale pour les autres mais des enseignements pour elle-même la France est capable comme vous le savez dans sa relation au Sénégal du meilleur et du pire mais j'avais à cœur je ne vous le cache pas de réparer le manquement de 2001 qui blessa les Sénégalais à juste titre et qui d'une manière générale blessa tous les intellectuels qui sont intéressés à la pensée du président sangor ce n'est pas si souvent qu'on a des penseurs à la tête des États qui blessa les Français qui se souvenaient qu'il avait été un homme d'État chez nous qui se souvenait qu'il était un académicien français et par conséquent gardien du plus précieux les mots les mots dont lui-même savait faire un siavant usage mais voilà donc la France capable du meilleur à l'égard du Sénégal lorsque l'envahisseur nazi allemand étant entré dans char exigea du préfet de rloir qu'il signe une déclaration dénonçant le comportement des militaires sénégalais qui étaient venus à la rescous de la lut des Français et le préfet s'appelait Jean Moulin ça se passe le 16 juin et le préfet Jean Moulin refuse de signer quelqu dénonciation que ce soit des Sénégalais qui avaient été des combattants parfaits et qui s'était comporté d'une manière héroïque et digne en tout cas de l'estime des Français les nazis suivant leurs habitudes ont tabassé le préfet l'ont enfermé l'ont torturé mais Jean Moulin n'a jamais cédé la vertu de l'esprit de résistance est qu'il donne une force que peut êre comme simple être humain on ne trouverait pas forcément en soi le préfet Jean Moulin préf se couper les veines que de céder c'est donc par un suicide que s'achève cette tentative sans résultat des nazis for heureusement Il en RCHA et voici pour le meilleur mais il y a aussi le pire c'està-dire c'est-à-dire la France in gratte la France dans ce cas là de plus odieux niant l'œuvre de ces libérateurs que sont les Sénégalais les Sénégalais qui avaient débarqué en Provence les Sénégalais qui avaient participé à la campagne de la reconquête de la France contre les nazis et qui lamentablement s'abandonna une répression violente dont pour finir il faut bien dire qu'elle relève des mêmes officiers qui avaient d'abord capitulé les mêmes qui ont fait le massacre de CTIF ont fait ce massacre là et je comprends l'amertume des Sénégalais et j'approuve les remarques que le président Ousman Sonko a pu faire sur le sujet il nous trouvera nous insoumis de son côté chaque fois qu'il présentera des réclamations à ce sujet car nous considérons pas qu'il y va de notre honneur national mais plutôt de notre déshonneur national de cette comporté de cette manière je l'ai dit il faut savoir tirer de son histoire les leçons qui servent à devenir meilleur ensuite il ne s'agit pas de se fustiger au nom de je ne sais quelle repentance il s'agit de s'améliorer en comprenant ce que nous faisons on me permettra donc de dire que si j'évoque à cet instant cet épisode du néocolonialisme c'est que la France qui pensait sen être d'abord tiré il retourne à cet instant et à l'heure à laquelle je vous parle nous avons à souffrir de trois morts parmi les jeunes canques et d'un gendarme français tuer anouea dans les événements qui s'y déroulent et qui doivent tout à l'absence de réflexion politique sur le bilan de notre histoire la paix qui avait été sauvée par le courage incroyable de Jean-Marie diibaou décidé à faire la paix et la transition vers une indépendance Pacifique qui la devait aussi disons-le à Jacques Lafleur qui n'avait pourtant pas auparavant brillé par son esprit de tolérance mais qui à cet instant avait compris qu'il n'y a pas d'issu à une situation coloniale que la décolonisation et tout le reste est une perte de temps je le dis à mes compatriotes qui m'entendront lorsque on diffusera cette petite vidéo 10 ans d'acharnement n'ont pas suffit à abattre la volonté Canac de redevenir souveraine de son destin et nul n'y parviendra jamais je n'oublie pas que dans le dictionnaire de 1953 on lisait canak etthn en voie de disparition il n'existe pas de solution violente à la colonisation et où peut-on le dire mieux qu'au Sénégal puisque le président songor fut tout de même le premier qui donna un passeport diplomatique à Yasser Arafat et la leçon me semble d'actualité et c'est le Sénégal qui préside depuis 1975 le Comité des droits imprescriptibles des Palestiniens et c'est le Sénégal qui ouvrit ici la première délégation diplomatique de l'État palestinien après l'avoir reconnu à la fin des années 80 tout se tient et si nous voulons devenir meilleur il faut qu'en politique une fois pour toutes on sache que le colonialisme n'a pas d'avenir que le colonialisme est en toute situation une régression et qu'il n'a pas d'autre perspective que la mort la mort la mort toujours recommencé car comme l'a dit le président sangor il n'existe pas d'exemple qu'un peuple qui est voulu résister à la colonisation est fini par échouer ces leçons me permettent de passer sans plus de transition et sans m'occuper du bilan sur lequel je ne me prononcerai pas car il faudrait une véritable conférence historique pour sans cesse contextualiser je n'en dirai qu'un mot cet homme qui vivait dans un univers qui a définitivement disparu le monde de Yalta partagé entre le tiers de l'humanité vivant sous un régime communiste et le reste de l'humanité vivant soit en période coloniale soit sous l'autorité ébourriffante des États-Unis d'Amérique ce monde a disparu et à l'heure à laquelle nous parlons c'est un autre monde qui cherche son chemin une nouvelle hiérarchie des puissances et vous le savez vous autres sénégalais puisque votre esprit d'indépendance vous pousse d'orénavant à vouloir participer au bricks qui sont semble-t-il une alternative à la toutpuissance des États-Unis d'Amérique sans que personne ne puisse promettre que ce soit véritablement une alternative progressiste mais enfin le monde est toujours plus confortable quand un seul maître n'y règne pas tout seul dès lors on peut le comprendre et l'approuver sangor est dans ce monde avec quelques esprits desquels ma jeunesse était assez un à distance et marqué une intransigence qu'il m'arrive maintenant de regretter parce que si nous avons à apprendre ce n'est pas seulement de ses intuitions je vais en dire maintenant quelquesunes mais c'est aussi de ses erreurs encore une fois l'erreur nous procure une matière première autant que l'intuition qui soulève des sujets qui n'existait pas au moment où sangor y pense alors ce qui paraissaient à l'époque confus essentialiste contraire à l'idée qu'on se faisait d'un matérialisme exigeant et de l'idée qu'on se faisait de la dynamique des sociétés ce qui paraissait être une sorte de confusion quand il parlait de la négritude on lui reprocha d'en faire une sorte d'essence et sous le fouet de la critique il a été conduit sans ça préciser ça pensée ce qui prouve que c'était une pensée et non pas un dogme ce qui prouve que c'était une intuition et l'intuition joue dans l'œuvre de sangor et dans sa pensée un grand rôle et qu'est-ce que l'intuition personne ne pourra jamais le dire brièvement mais alors qu'est-ce que l'art alors que veulent dire ce les tentures que nous venons de voir les tableaux abstraits que nous venons de voir que veut dire une œuvre de Miro que veut dire un concerto de nozard et bien vous le savez mais vous ne savez pas le dire dès lors l'intuition étant des modes de communication avec le réel qui procède de notre intelligence et de notre culture ce n'est pas une pulsion aveugle sangor repère ça avant tout le monde et c'est une intuition qui a un fondement biologique et pas seulement intellectuel ou romanesque ça ne sera pas la seule fois où on le verra mettre les doigts sur quelque chose à quoi il n'y avait pas de réponse à son époque il a je crois assez bien dit quel rapport unissait la négritude à l'universalisme qui était le sien car incontestablement sangor est un homme des Lumières sangor est un homme de l'humanisme c'est-à-dire qu'il sait que en dernier ressort qu'il soit croyant ou pas qu'il voit dans le mouvement du réel je ne sais quel déterminisme ou qu'il ne l' voit pas l'homme en toute circonstances je veux dire l'être humain l'être humain et son propre créateur on y mettra des guillemets pour relativiser la part qui n'est pas du à lui mais avec laquelle il lui faut faire celle de ses besoins essentiels qui constittuent son humanité en tant qu'espèce animale mais aussi comme sangor l'a vu si l'être humain dépend de ses besoins essentiels de l'accomplissement de ses besoins essentiels par définition il les réalise socialement l'être humain est un être social nous n savons depuis Aristote mais ce qu'on ne savait pas depuis Aristote et dans une formule aussi simple c'est ce que sangor ensuite lui comprend c'est-à-dire que l'être humain produit son existence matérielle et produit et reproduit son existence spirituelle et culturel si bien que les idées qu'il met en avant comme l'universel loin d'être un universel de surplomb un universel d'injonction un universel absurde comme celui que l'on voit proférer ce qui confondent l'universel et l'européisme pour donner des ordres et des consignes à ceux qui ne s'y conformment pas l'universel dont parle sangor est un universel de production les êtres humains produisent l'universel culturel et les preuve en abonde à l'époque on ne se posait pas ce type de question j'ai connu pardon de résumer à ça parce que c'est un peu injuste une période où on pensait que les idées étaient les reflets pures et simples des circonstances matérielles et bien je crois qu'on peut pouvoir dire au début du 21e siècle que nous n'en croyons plus un mot nous pensons que l'être humain est un être social c'est-à-dire un être culturel qui n'accomplit ses relations sociales qu'à travers des rites et à travers des moyens qui constituent la condition humaine ainsi voit-on à la fois ce qui relève de la nécessité absolue et ce qui relève de la nité conjoncturelle de la production par les humains de leur propre pensée c'est cette dynamique là que pour ma part j'ai découvert chez sangor au début évidemment comme tout le monde je commets le même péché d'orgueil comme je connais la fin de l'histoire je me demande pourquoi il ne l'a pas dit avant mais très vite le philosophe en moi l'emporte et je vois une conscience qui cherche à taton et qui dans la confusion pose les doigts ici là avec d'autant plus de facilité qu'il s'agit d'un poète sur des réalité très profonde qu'il met en mot la négritude sa reconnaissance telle que laa décrit sangor c'est-à-dire non pas comme l'a dit sotement jean- Paul Sartre un racisme antiraciste mais comme une affir d'un fait historique et civilisationnel l'humanité étant née en Afrique c'est en Afrique que se sont constitués les premiers liens entre les communautés humaines et au total qui été ensuite la différenciation de ces communauté il en est demeuré on le sait maintenant sangor lui le pressentait mais il n'en avait pas la preuve à l'époque la théorie n avait pas été formulé on ne savait pas que les premiers êtres humains étaient nés en Afrique et donc la première civilisation c'est-à-dire le premier mode de jonction entre des communautés humaines différentes a eu lieu ici et c'est pourquoi son intuition est juste d' bout à l'autre la négritude est la condition de l'universalité si on ne fait pas de la négritude un essentialisme ou je ne sais quel programme politique qui à mon avis n'était pas dans l'esprit de sangor sangor cherchait à qualifier ce que l'un de ses maîtres à penser Teillard de Chardin appelé le phénomène humain et pour sangor ce phénomène humain ce phénomène de l'humanisation de la planète avait à voir avec le divin mais sangor catholique sangor musulman sangor a cherché ce chemin aussi à travers la religion et il l'a fait dans des conditions qui peuvent être accepté par un esprit qui se tiendrait à de la religion et de la croyance car à aucun moment il ne fait de celle-ci une injonction fermée il en parle toujours comme d'un mouvement et s'il se réfère à theyard de Chardin c'est parce que lui-même sangor est marxiste socialiste en tout cas il l'était quand il commençait à penser et de ce point de vue je me sens une communauté d'inspiration avec lui partant de là il rejoint le discours du religieux parce qu'il est lui-même croyant d'un point de vue qui est entièrement nouveau à l'époque car se référer à thyard de Chardin quand on est chrétien dans les années sangor c'est se référer à un penseur qui est mis à l'index par la paputée depuis teyard de Chardin on est ressorti puisqu'il est cité dans l'encyclique là où date aussi là où dateci mais pour ce n'est pas le cas à l'époque de même quand il cite et je n'ai pas l'intention de me mêler à cette heure d'exégèes religieus ça n'est ni dans mes compétences ni dans mes qualifications ni même dans mon goût d'une certaine manière en tout cas pas dans ma fonction politique mais quand il se réfère à un penseur de l'islam c'est un penseur indien qui lui aussi met en avant l'Islam en tant que méthode ouverte de penser sur la nouveauté du monde et qui invoque comme une vertu quelque chose qui se rapproche qui se rapporte directement au contenu de l'islam quand l'islam proclame que faire de la recherche c'est prier Dieu puisque pu que c'est allé à la rencontre de sa création et ce penseur ouvert fait à à pardon si j'ai corcheot il GIA c'est-à-dire le dépassement d'aller rechercher la vérité la vérité qui nous le savons nous autres les Occidentaux quoi que je me s que lointainement attachés à ce concept grâce à aves et les penseurs arabo mususulmans de l'Espagne andalouse tandis que les penseurs chrétiens de l'Europe tourn en rond entre qu ou C certitudes mal expliqué heureusement aves est venu les aider à se libérer d'une contradiction épouvantable comment pouvait-il se faire qu'il y ait deux vérités l'une dans le livre la Bible l'autre avec sa tête et l'une se trouvait en lisant l'autre en faisant des calculs je parle en présence d'un mathématicien et donc avoes dit la vérité restera pour toujours une et indivisible mais on y accède par des chemins différents et il en a discerné quelques-uns cela a soulagé l'attention mais surtout cela a fait entrer dans la pensée occidentale quelque chose ou dans la pensée européenne qui ne s'y trouvait pas c'est-à-dire la jonction qu'il y a entre l'incertitude et la certitude j'espère que tout ça ne vient pas trop abstrait à cet instant mais voilà tout ce que à quoi j'ai pensé en regardant sangor et cette dialectique m'a fait dire d'une manière dont j'espère que vous ne la trouverez pas trop prétentieuse sangor cherche dans l'obscurité et pour montrer comment l'universel procède du singulier et du mariage des singuliers de ce qu'il appelle la rencontre du donner et du recevoir formule qui peut paraître extrêmement abstraite il lui manquait un mot pardon cher Maître pardon au man de sangor de le dire dans sa maison il manquait un mot ce mot existe et sangor mieux qu'un autre c'est que les mots sont les tamis de la pensée pour entrer dans le réel qui sont Cuxa est une immense confusion de sens de signes d'émotion d'odeur de vision il faut que les mots fassenti et lui disait nommez les choses et alors le S apparaîtra sous le signe je pense à une autre phrase de Garcia Marquez qui décrit dans S tempente de solitude le monde absolument neuf dans lequel se trouve le colonel aurelanendia au moment où on s'apprête à le fusiller et il dit ah moi j'ai vécu ici à une époque où ce monde était tellement neuf que pour parler des choses il fallait les démontrer du doigt parce qu'elle n'avait pas de nom ceci m'amène vers de nouveau le rôle de la magie des mots sangor comprend que c'est avec les mots que nous faisons la preuve de l'universel pas parce que nous utilisons les mêmes mais parce que nous ne les utilisons pas et que nous les traduisons cependant ce qui prouve que quelle que soit la culture auquelle se rattache les mots quelle que soit la grammaire quelle que soit la syntaxe quelque chose passe dans toute aventure humaine qui lit chaque être humain à tous les autres même s'il ne parle pas la même langue même s'il n'a pas la même religion même s'il n'a pas la même couleur de peau et sangor à ce sujet dit quelque chose qui m'a fait vibrer lorsqu'il dit nous ne devons pas nous réclamer de cet universalisme abstrait sans couleur sans couleur de peau bien sûr mais sans couleur sans son sans mot si bien que quand il avance parmi les premiers pour parler de francophonie il nous enseigne quelque chose qui revient dans l'actualité et Aurélien tacher qui est là et qui ont fait son rapport le sait c'est la francophonie comme non pas soft power des Français pour parler la langue contemporaine qui n'est pas très francophone ni comme manière d' infuenc à la française le monde mais comme espace dans lequel se réalise ce mot qui manqu à sangor lorsqu'il parle de métissage car le métissage il est obligé de le préciser il ne parle pas du biologique il parle du métissage culturel et bien le métissage culturel porte un nom qui est une invention de la négritude c'est la créolisation ce sont les noirs esclaves arrachés à leur terre jeter les uns sur les autres ne parlant pas les mêmes langues n'ayant pas les mêmes attributs dans les sociétés africaines qui inventèrent une langue nouvelle pour rester en humanité c'est-à-dire pour pouvoir maintenir le lien social à ceux qui étaient réduits comme eux en esclavage et pour pouvoir parler échanger se réconforter métissage qui a été une créolisation immédiate non seulement de l'échange mais de la musique est-ce que le maloya n'est pas là la Réunion pour nous le rappeler est-ce que les tambours groca ne sont pas là pour nous y faire penser dans toutes les Antilles et est-ce que tout cela n'a pas produit plutôt de l'universel que du singulier bien sûr de l'universel à l'échelle des petites sociétés quiétaient les populations de ces îles dans lesquelles les maîtres dominateurs se sont trouvés être réduit à ce qu'ils étaient des oreilles c'est-à-dire ceux qui entendent mais ne peuvent pas comprendre car c'est ce que font nos oreilles nous avons besoin pour comprendre pas seulement d'oreill mais dans cerveau et je ne connais pas une situation de colonialisme ou d'esclavagisme où on est appelé les maîtres des cerveaux au mieux des oreilles et tout est dit dans cette manière narcooise de montrer les maîtres et de rejeter leur pouvoir voilà pourquoi à cet instant même si je m'étais bien promis de pas l'aider pour quelqu'un qui n'en a pas besoin j'ai voulu que on entende un homme moins à travers ses réponses qu'à l'intuition des questions qu'il se posait parce qu'au moment où il se les pose personne d'autre que lui ne se les pose comme ça et ceux qui les premierers formule le concept de négritude rom bien vite avec lui je pense à aimer ces air quand il considère que au fond au lieu d'éclairer les idées on les rend plus obscur je crois avec tout le respect que l'on doit à cette figure spectaculaire et si importante de la pensée humaine quiéit m céser et sans manquer en rien au respect qu'on lui doit je pense qu'il se trompé dans l'interprétation qu'il faisait de sangor mais telle était l'époque et les priorités semblaient être à d'autres éclaircissement que un marxisme plus élémentaire suggérait à tout le monde de respecter d' manière parfois un peu étroite et j'en parle en connaissance de cause de cette forme d'étroitesse puisque ma génération l'a partagé voilà tout ce qu'on peut apprendre et il faut le faire justement au moment où le peuple sénégalais qui a déjà produit ses esprits qui a déjà produit ses auteurs vient par sa révolution citoyenne d'afficher et d'affirmer quelqu chose qui n'est pas seulement sénégalais et je m'en rends compte d'une manière assez biaise c'est qu'à peine avais-je dit que je viendrai à Dakar que j'en ai eu toutes sortes de retours à Paris par des Africains qui n'étaient manifestement pas tous des Sénégalais et j'ai compris qu'il y a une attention spéciale à ce qui se passe au Sénégal parce que cela se passe en même temps que ce qui se passe au Mali qui se passe au Niger qui se passe au Burk qui pass au TAD qui se passera au Cameroun et combien d'autres pays c'estàdire qu'ici on a réglé par et pour le peuple la crise que les élites avaient ellmême provoquer dans l'espoir de prolonger pour toujours leur pouvoir et contrairement au textes fondamentau auquel euxmêm av juré fidélité voilà pourquoi le Sénégal soulève un espoir africain car c'est dans toute l'Afrique que les peuples veulent régler eux-mêmes leurs affair et ne s'encombr pas plus des puissant qui viennent de leur rang qu'ils ne se sont encombrés dans le passé de ceux qui venaient d'ailleurs la souveraineté du peuple est une aspiration extraordinairement contemporaine qui n'a pas de contenu nationaliste même quand il a un contenu national il a un contenu humaniste et une fois de plus à travers cette aspiration commune parler dans toutes les langues de l'Afrique nous vérifions que l'universel est en sentiment africain nous vérifions qu'il se dit avec des mots de l'Afrique nous vérifions qu'en Afrique d'abord se vérifie et s'observe en transhumanisme que je voudrais voir endossé par nations européennes qui sont capables de pratiquer un odieux de poids de mesure et qui après avoir fait des leçons à tout le monde n'en applique pas le début du commencement quand se pratique sous ses yeux un génocide qu'il couvre de ses silences et de sa complicité oui ces chefs d'État ferait bien même s'il y a du temps qui s'est écoulé d'aller lire un peu de sang et j'espère que par les mots que je viens de prononcer j'aurai au nom de la délégation qui m'entoure à ma façon qui est celle d'une autre voie de la France rendu hommage et surtout réparer le manquement de 2000 ans autour de moi les députés français enoumis Madame nadèabau Mongolie membre du bureau de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale Monsieur Arnaud legal juste derrière moi député du valdoise insoumis et en quelque sorte notre ministre des Affaires étrangères manuel bonpard le coordinateur du mouvement insoumis et député de Marseille grande et célèbre ville et Monsieur Aurélien taché qui s'est joint à nous et que nous avons accueilli avec la fraternité que nous inspire ses choix et ses travaux j'espère que je n'ai oublié personne de notre délégation vous savez c'est toujours ce qui arrive quand on fait une liste non je n'ai oublié personne je veux vous dire que c'est moi qui parle à cet instant mais la pensée est commune et ce que je viens de vous dire n'exprime pas seulement le point de vue de quelqu'un qui s'intéresse au mouvement des idées mais de tout un mouvement qui s'intéresse au mouvement des idées et qui pense que la véritable politique est poétique pour la raison que si aucun déterminisme historique ne vient à bout d'une volonté humaine c'est donc que d'une certaine façon à l'intérieur de ces déterminismes historique la volonté humaine introduit du sens et peut-être qu'au bout du compte n'y a-t-il que ce sens qui a une réalité dans l'abstraction d'un univers sans fin vide et glacé qui lui ne porte aucun sens ni aucune direction le myth decisif mérite d'être dépassé peut-être au profit d'un quichotisme sangorien si je peux me permettre cette création à cet instant bref l'idée que ce que l'on veut entreprendre vaut mieux que ce qu'on a reçu et que si nous reconnaissons que nos nations ni la France ni le Sénégal ne s'achèvera avec chacun entre nous du moins ces deux nations seront ce que nous en aurons fait jusque là merci