Premier meeting de Ségolène Royal, candidate à la primaire du PS pour la présidentielle 2027
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:51Invité politiqueFait
« On a subi cet été le désespoir des bans, des habitants face aux terribles incendies et à la carence de moyens matériels et humains. »
- 9:51Invité politiqueFait
« On dé pleur en cette rentrée et les cartes de fatigue le nombre de classes sans enseignant. »
- 10:31Invité politiqueFait
« Agriculteurs, éleveurs, infirmières, pompiers, pas écoutés, donc révoltés puis réprimé avec férocité. »
- 33:07Invité politiquePromesse
« Lutter contre la vie chère, c'est d'abord baisser bien évidemment les prix de la consommation courante et bien sûr les prix de l'électricité, du gaz et des carburants. »
- 33:52Invité politiqueFait
« Je refuse et j'ai toujours refusé l'écologie punitive. Je refuse une écologie qui demanderait des sacrifices à ceux auxquels on n'offre aucune solution. »
- 35:55Invité politiqueFait
« Nous devons assumer notre part pour que leur amour du monde soit plus fort que la peur de le perdre. »
- 37:12Invité politiqueFait
« Car comme le disait Victor Hugo, une école qui ouvre, c'est une prison qui ferme. »
Temps de parole
- Ségolène Royal99 %
≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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de pouvoir avoir réponse sur tous les sujets qu'on pourra demain soir lui lui poser question et ça fait du bien. Ça fait du bien. Moi je me souviens Macron nous disait enfin il disait c'est tout il faut être fier d'être des amateurs. Bah non en fait quand on dirige le pays, on peut pas être fier d'être un amateur. Et quand on veut diriger le politique, il faut être fier d'étel de la politique où on sait où on veut emmener pour cette France. Alors cette France c'est la France tranquille. Oui, la France tranquille. Ça nous rappelle de beaux de bons souvenirs. Ben moi j'y crois. Si nous sommes aussi nombreux ce soir, c'est qu'on y croit tous.
Alors oui mes amis avec ce royal pour la vie on désire l'ordre juste pour la on désire une France tranquille pour la vie on désire une planète protégée pour l'avenir on désire que la prochaine génération ne soit pas sacrifiée pour l'avenir on désire un peuple respecté alors mes amis les 9 et 10 octobre prochain faisons la surprise envoyons nos amis voter participer à ce grand projet qui est le nôtre pour la France et pour de la République. Je vous remercie.
[applaudissements]
Merci. Merci R pour tes mots, pour ton enthousiasme contagieux, ton sérieux exemplaire et ton engagement. Mes chers amis, il y a des femmes et des hommes politiques que l'on rencontre. Il y en a que l'on soutient. Il y a ceux avec lesquels on partage des convictions, des combats, parfois des victoires, parfois des défaites. Et puis il y a celles et ceux qui bien avant que nous puissions les rencontrer ont déjà changé quelque chose de nos vies. Pour beaucoup de femmes de ma génération, la Gen X, ça le fait gen X. Ouais, il y a la Gen Z. Mais juste avant les années 70, c'était la gen X. Il y a une femme qui a changé beaucoup et elle a changé pour beaucoup de femmes, beaucoup de choses.
Et je vais vous parler oui là de Solen Royale. Je vais vous parler de ses royales avec émotion et depuis la Martiniquite parce qu'entre ces golemes royales et la Martinique, il y a une histoire et les Martiniquais ont la mémoire de cette histoire, une histoire longue. Ils se souviennent, ils savent que c'est Golem a vécu sur notre île lorsqu'elle était jeune. Ils savent bien avant les campagnes ils savent que bien avant les ministères, bien avant les plateaux télévision, il y avait déjà dans sa vie un peu de cette terre martiniquaise. Alors, lorsque ces collèes revient en Martinique, elle n'arrive jamais tout à fait dans un territoire étranger.
Elle retrouve des paysages qu'elle a connu, une lumière, qu'elle a connu des odeurs, qu'elle a connu, des accents qu'elle a connu. Et peut-être est-ce que les Martiniicais ont lié ont noué avec ell au fil des années quelque chose qui dépasse la simple connaissance politique ? Mais il y a surtout une rencontre. Une rencontre que nous Martiniquez et Martiniqua n'avons pas oublié. C'est celle qu'elle a eu avec Césarer. Vous savez ce que représente Césarer pour nous, pour la France, pour l'humanité. Il n'est pas seulement un grand poète. Il n'est pas seulement celui qui a porté la voix de la Martinique au-delà du monde.
Il n'est pas seulement l'homme qui a siégé plus de [raclement de gorge] 50 années à l'Assemblée nationale et qui a dirigé la ville de Fort de France pendant 56 ans. Céser est une conscience et Cés n'accordait pas son estime à la légère. En 2007, Segolen Royale est candidate à la présidence de la République. Elle vient à Port de France, elle rencontre Cés et ce jour-là quelque chose se passe et mes Cés décide et accepte de présider son comité de soutien. Et c'est le Golem racontera d'ailleurs cette scène magnifique. À la fin de leur rencontre, le vieil homme lui prend la main, il l'accompagne jusqu'au [grognement] péron de la mairie. Il ne le faisait plus, presque plus, égard à son grand âge.
Et ce jour-là, à petit pas, Céser a mis sa main dans la main de ses golemes et l'a accompagné. C'est une main qui prend une autre main. C'était M César, c'était Segolen. Ségolen, c'est aussi une main qui a pris une autre main, celle des femmes. C'est des marches, des chemins qui ont été gravis et des voies qui ont été ouvertes pour les femmes comme moi. Je suis née à Villepin dans 93. J'ai grandi à trembler en France. Elle a été pour moi une inspiration.
celle de la confiance que l'on peut avoir lorsqu'on est une enfant de la République, celle que l'on peut avoir lorsqu'on est une femme politique parce que Segolen a ouvert des chemins et elle les a ouverts en prenant tous les coups qu'elle nous a à nous toutes qui avons suivi et par ce soir à Sorville sympathique amis camarades, je vous demande de prendre cette main qui a choisi de nous accompagner sur cette primaire et je l'espère sur cette présidentielle de prendre cette main qui est là pour une France juste, une France calme, une France qui sait ce qu'elle a à faire dans ton territoire mais même au-delà.
Là où les temps grondent, il faut une parole de vérité et cette parole de vérité sguen là. Ce soir, je vous demande de prendre la main de Segolem et de l'accueillir également sous un tonner d'applaudissement. C'est Golen. C'est Golen. Merci. Merci. grande transformation [applaudissements] osez vivre la venir vous et vous [musique] êtes sa chance [applaudissements]
[musique]
[acclamation] de [musique]
[musique]
du
[musique]
merci à mes amis merci à merci à si enthousiasté à mes côté. Merci de nous accueillir à Alfille et d'avoir organisé en si peu de temps cette réunion publique de ce soir. C'est vraiment un bonheur de vous retrouver, un bonheur d'être au côté de Lux directeur de Corb exceptionnel. [acclamation] Et bien tous à tous venu de de Martinique, c'est un territoire concerné qui me cher aussi. Je vous savez, j'étais fille de militaire et j'ai habité quelques années dans en Bartinique justement et le hasard a fait que Béatrice a rejoint cette campagne et on a aujourd'hui la porte-parole.
[acclamation] Notre juste dans une France tranquille, cela consistera d'abord à rétablir le bon fonctionnement de l'État et des institutions. Le matronisme nous laisse un état en délicence. On avait déjà dû subir l'enfermement pendant le Covid, faute de capacité hospitalière supprimée à l'âge. On a subi cet été le désespoir des bans, des habitants face aux terribles incendies et à la carence de moyens matériels et humains. On est révolté par les révélations sur les violences sexuelles faites aux enfants, impunies et qualifiés de stock en attente. On dé pleur en cette rentrée et les cartes de fatigue le nombre de classes sans enseignant.
On suivit tous les jours les menaces liées à la dette qu'ils ont creusé et bien d'autres dégâts qui auraient pu être évités. Agriculteurs, éleveurs, infirmières, pompiers, pas écoutés, donc révoltés puis réprimé avec férocité. Le monde entier médusé par ces images n'a plus reconnu la France pays des droits humains. Alors l'ordre juste que je propose c'est remettre des règles, des droits et des devoirs pour l'État et les institutions de la République qui doivent être exemplaires et la France tranquille commence par là. L'ordre juste dans une force tranquille, c'est aussi garantir aux jeunes générations qu'elles n'auront pas apporté seul le poids des crises ni la fatalité du déclin.
C'est le droit à l'insouciance pour les enfants, protéger des violences et devenu adulte, le droit de se construire un avenir enthousiasmant avec la liberté d'être libre. Car nous n'avons pas le droit de laisser s'épuiser les jeunes générations. Nous devons les aimer, les soutenir pour ne rien perdre de cette énergie qui relèvera notre pays. Les écouter et les respecter comme leurs aînés. C'est la promesse d'un avenir où leur réussite de cette jeune génération devient celle du pays tout entier. Oui, nous devons réparer le climat de la terre et le climat social. Ce sont deux fronts d'un même combat pour la justice avec tolérance zéro pour les les inégalités et les violences faites de femmes.
Car c'est cela la promesse du socialisme. Donner à chacun les moyens éducatifs et culturels de surmonter des crises pour se construire un avenir créatif et heureux. [acclamation] [applaudissements] Les blessures de la France sont là. Elles sont dans ce sentiment de ne plus compter, d'être juste utile quand il faut travailler, mais invisible quand il faut décider d'être appelé à faire des efforts sans jamais savoir où sont passés ceux que l'on a déjà consenti. À cette blessure, nous répondrons par du respect, par des décisions justes, par une parole qui engage. Nous devons retrouver le sens de la maison commune. Dans une maison, quand une fois fuit, on répare le toit.
On ne demande pas aux enfants de s'habituer à la pluie. Quand les fondations sont fragilisées, on les répare et on les consolide. Et lorsqu'une pièce est restée dans le froid, on ne prétend pas que toute la maison va bien. Oui, la France est notre maison commune et personne ne doit y vivre comme un intru. ni celui qui habite loin des grandes villes, ni celle qui élève seul ses enfants, ni le jeune que son nom son adresse enferme dans un préjugé, ni la personne handicapée à laquelle on pose toujours un obstacle de plus, ni les agriculteurs et les éleveurs qui se demandent tous les jours s'ils ne sont pas de trop.
Chacun doit pouvoir y tenir debout dans cette maison commune, y trouver sa place et y apporter sa part. Et réparer, ce n'est pas revenir à une France d'hier, c'est préparer une France dans laquelle nos enfants auront envie de vivre. Nous ne leur demandons pas de recopier nos filles. Nous voulons qu'ils puissent inventer la leur ordre juste dans lequel les règles valent pour tous et où les responsabilités grandissent avec le pouvoir que l'on détient. juste qui protège les personnes, qui respectent le travail, qui fait reculer les privilèges ind qui ne laisse pas les catégories voyestes payer pour les fautes des plus puissants.
Il faut de l'autorité pour cela, une autorité juste, solide, constante, qui n'a besoin ni de brutalité ni de spectacle. Une France tranquille, c'est une France où l'on peut faire des projets, où l'on peut rentrer chez soi sans crainte, travailler sans se détruire, être jeune et être entendu, puis avancer en âge sans être licencié ou mis au rebut. Aimer quand on le souhaite sans être menacé. exprimer un désaccord devenir un ennemi. Ne plus jamais être victime de racisme ni d'antisémitisme. Cette tranquillité là demandera du courage politique.
[applaudissements] Elle demandera de transformer ce qui entretient l'angoisse, de s'attaquer aux intérêts qui prospèrent sur le désordre et d'obtenir des résultats. La tranquillité des foncées exige beaucoup d'efforts de ceux qui les gouvernent et ces efforts, nous allons les faire ensemble. [acclamation] [applaudissements] Avec moi, il y aura zé de tolérance pour les de l'année et de l'enfer pour enfants. Une enfance blessée, une enfance blessée n'attend pas à la fin d'une procédure administrative. Un enfant maltraité n'a pas une autre enfance en réserve. Chacun devra prendre des phrases qui consolent un enfant qui parle. Je te crois. Je suis désolé de ce qui t'est arrivé.
Ce n'est pas de ta faute. Tu as bien fait de parler. Désormais, tu vas être protégé et celui qui t'a fait cela sera puni. Ton corps c'est encore le droit de mon qui n'est pas en joué même pour tes parents. Nous devons tous ces enfants ouvrir une porte, entendre la parole, le maître à l'abri. Nous devons donner au professionnel qui le protège les moyens de faire un travail, une responsabilité claire. Aucune alerte grave ne se perdra entre les services. La protection des enfants doit passer avant la protection des réputations des adultes toujours. Et la parole d'un enfant doit rencontrer un adulte formé, disponible, capable d'agir.
Car leur droit à l'insoucience, leur droit à l'insouciance est notre tout premier devoir. éloigner toutes leur peur, le droit de jouer sans avoir peur, d'apprendre sans être sans être humilié, de découvrir le monde sans que tes violences dans la famille, à l'école ou sur un écran viennent dévorer la confiance. Nous devons aussi souvrir les parents, leur permettre de demander de l'aide sans honte, de trouver un conseil, un relais du temps. Les fait un enfant ne doit jamais être une solitude. Et cette exigence de protection, je l'apporte avec la même force contre les violences faites aux femmes.
Aucune violence ne doit être excusée par une tradition, un milieu social, une notoriété ou une prétendue passion. Quand une femme dit qu'elle a peur, la puissance publique doit être capable de lui proposer une protection réelle, elle ne doit pas avoir à choisir entre le danger et la rue. La tolérance
[applaudissements]
la tolérance zéro pour les violence de femmes se mesurera à ce que nous aurons empêché, à celle que nous aurons protégé, aux vies qu'elles auront pu reconstruire. Nous voulons une France où la liberté d'une femme ne se négocie pas. [applaudissements] Nos filles grandissent avec des rêves, pas avec une liste d'endroits évités. Je me tiens au côté des associations féministes qui se sont battu pour l'allemand intégrale et qui n'ont jamais baissé la garde ni laisser étouffer la parole des femmes. Ce moment de la vie où les jeunes veulent prendre leur élan.
Soit apprendre un métier, poursuivre des études, gagner leur vie, quitter la chambre de son enfance, aimer, créer, s'engager, fonder une famille. Ce sont des désirs simples. Il décide pourtant toute la grandeur de la promesse républicaine pouvoir devenir soi-même. Or aujourd'hui, les jeunes sont inquiets, déboussolés, fragilisés. C'est toute une énergie dont on se prive. Un jeune sur 10 Covid a pensé au suicide un jeune sur 10. Alors les aimés cela veut dire leur donner des moyens d'agir. Les respecter cela veut dire les écouter sans leur expliquer d'avance ce qu'ils sont censés penser. La jeunesse a le droit d'inventer autre chose que nos habitudes.
Elle a le droit de réussir autrement que nous. Elle a le droit de reprendre un chemin après s'être trompée. Elle a le droit d'être ambitieuse sans être condamnée à la compétition de tous contre tous. C'est cette liberté que nous voulons garantir, la liberté d'être libre. Et cette liberté commence à l'école. Je veux que l'école publique retrouve une promesse visible pour chaque famille, chaque enfant accueilli, instruit, encouragé. ses difficultés prise en charge, ses capacités même imparfaites valorisées. Le savoir, le savoir faire, le savoir vivre, le savoir être.
Voici les trois dimensions de l'éducation qui se complètent et nous devons impérativement remettre du temps humain là où il manque, du temps pour enseigner, du temps pour accompagner, du temps pour déconner un décrochage avant qu'il ne devienne une rupture. Et entre enseignant la confiance, le respect des conditions d'exercice que leur mission exige, la dégradolade du classement de la France est une honte.
ceux qui l'ont laissé faire mais je vous le dis ce n'est pas une fatalité et nous devrons fronter la porte à lire à écrire àonner à monter à mémoriser ce sont les premières mais nous devons aussi pour la réussite scolaire ouvrir les portes de la musique de la culture de la science du sport de la beauté de la nature. Ah ouais, le droit d'accès à la beauté doit devenir universel. Un enfant auquel on a le doute de comprendre de faire plus difficile à manipuler. Un enfant auquel on permet de créer des cours qu'il peut agir sur le monde.
Et pour les jeunes adultes ensuite, je veux que notre action se concentre sur les obstacles qui bloquent le départ, le logement, les ressources pendant la formation, la santé accès un premier emploi digne. Nous devons rendre les parcours plus simples, les droits accessibles et les possibilités de recommencer réelles. Nous n'avons pas le droit d'abandonner les jeunes générations par la fatalité d'un déclin où leur devons une vie ouverte à tous les rêves et à tous les imaginaires. de serrer les de s'adapter comme si cette liberté était une vert que les jeunes pour indéfiniment en eux même indépendamment de ce que la société leur donne le dire.
Mais je le sais l'expérience la résilience c'estàdire le nouvel équilibre n'est pas une ressource illimitée. Elle ne se commente pas elle se cultive. Elle naît dans un terreau de bienveillance et de temps donner au temps. Elle s'épanouit lorsque les jeunes savent qu'ils ne sont pas seuls, qu'ils peuvent s'appuyer sur un socle solide, celui d'une société qui tient cette promesse et ce courage des jeunes force de s'il ne pas masquer les blessures profondes. anxiété écologique, violence sexuelle, isolement numérique, exposition à la pornographie, précarité des logements, manque d'accès à la culture et aux soins.
Et donc, la vraie politique de la jeunesse commence par nommer ses blessures pour pouvoir y répondre concrètement. Protéger la capacité de s'en sortir, ce n'est pas demander aux jeunes d'être plus fort, c'est rendre la société plus fidèle à ses devoirs et c'est à cette condition que l'on pourra leur demander des efforts, des engagements, du courage, du travail, leur donner la motivation pour qu'il n'it plus envie de se plaindre afin qu'ils se demandent non pas ce que leur leur doit mais ce qu'ils peuvent la part de meilleur avec leur travail.
travaille, leur passion, leur volonté, leur imagination et nous leur devons un environnement protecteur et exigeant, une école où l'excellence va de père avec la bienveillance, où la lutte contre les harcèlements est ferme et constante, la santé mentale est suivie comme une priorité nationale et où chaque élève, quel que soit son milieu, peut, je le répète, accéder à la beauté de de la culture et de la nature. Ils veulent aussi une transition écologique vécu pas seulement à prise des cantines bio des logements familiaux rénovés des transports accessibles, des projets de terrain où les jeunes participent à réparer le monde au lieu de se contenter de l'étudier.
numérique régulé et sûr l'interdiction effective des contenus violents sexistes et pornographiques l'éducation médiale dès le primaire le face à la juridique éise une justice sociale réelle notamment pour les étudiants avec des logements de dur abordabl des stages mené décemment des aides simples à obtenir une reconnaissance publique des engagements solidaires ou écologiques et protéger cette fibleté c'est aussi l' donné au chapitre. Trop souvent, on consulte la jeunesse comme un décor puis on décide sans elle l'inverse des budgets participatif de jeunesse.
Des instances où leur proposition deviennent des lois locales, des évaluations de politique publique faites par celles et ceux qui en subissent les conséquences. Voilà la promesse que nous devons tenir. [acclamation][applaudissements] Protéger la liberté d'être libre des jeunes générations. C'est leur promettre qu'ils n'auront pas apporté seul le poids des crises. C'est leur garantir que les adultes, parents, enseignants, élus, citoyens se tiendront debout à leur beauté. C'est leur prendre le droit à l'insouciance quand ils sont enfants et le droit à l'espoir quand ils deviennent adultes. [acclamation] [applaudissements] Je le dis avec gravité et avec densité.
Si nous laissons s'épuiser cette force de la jeunesse, nous perdrons plus qu'une génération. Mais si nous la nourrissons, elle deviendra l'énergie même qui relèvera notre pays. Car une jeunesse protégée, respectée et écoutée, c'est la promesse tenue d'un avenir où leur réussite est plus qu'une défense individuelle, mais une victoire collective. Je veux dire à nos jeunes, vous n'êtes pas seul dans la tempête. Nous avons le devoir de réparer le climat de la terre. et le climat social qui vous entoure. Ce sont deux fronts d'un même combat. Nourrir votre désir de réussite, garantir cette liberté, c'est défendre à la fois la planète qui vous portera et la République qui vous protégera.
C'est le même élan, c'est la même urgence et surtout c'est la même promesse vous offrir un avenir où la vie pourra continuer de croître malgré les tempêtes et les crises. Et l'inégalité, je le répète, devant la beauté d'une blessire silencieuse. Là où certains enfants apprennent à lire avec préverb, à chanter avec des grâces, à jouer d'astrement ou à comprendre les chefdœuvres de la peinture, d'autres grandiss autres horizons que les écrans saturés d'images violentes. Les écoles maternelles et primaires sont des joyaux de ce point de vue par tout ce qu'elles apprennent et transmettent aux enfants en création artistique sur la nature.
Le collège et le lycée doivent renforcer inlassablement cette force culturelle. D'ailleurs, s'il fallait citer des actions dont nous avons été particulièrement heureux en point, ce fur la création des nuits romanes pour apporter dans tous les villages la culture vivante et les concerts en utilisant les édifices romans comme écran, la mise en place d'années culturelles dans tous les lycées afin de donner accès aux pratiques culturelles avec un soin particulier pour les lycées professionnels et ruux éloignés de tout. Aujourd'hui encore, j'en reçois des témoignages de gratitude dans tous les domaines.
Les arts, les monuments, la pratique musicale, les cultures populaire, les institutions, les sciences, les créations de la nature, les savoir-faires ancestraux comme les nouveautés créatrices elles aussi d'un monde commun qui a du sens et qui permet de lutter contre les inquiétudes, les solitudes et la perte de sens. Alors, c'est un message de volonté et de combat. que j'adresse aux jeunes générations. Car ceux qui nous gouvernent vous ont tout pris et vous ont pris l'insouciance, la certitude d'un avenir ouvert, parfois même le droit de rêver. Il vous transmet des dettes, des blessures, des horizonsés. Mais je vous le dis, vous n'êtes pas condamné.
Vous êtes les générations qui peuvent transformer l'injustice en levier, la lucidité en force et la colère en énergie créatrice. Ne croyez pas ce qui vous disent que tout est perdu. Ils ont peur de votre puissance. Ne croyez pas ceux qui vous traitent de rêveurs. Ce sont les rêves collectifs qui font des grandes transformations positive. Vous êtes la génération de la réparation et de l'invention. Malgré les dettes qui vous laissent, l'avenir est entre vos mains et vous êtes sa plus grande chance. À vous, génération dépossédée, je veux parler sans détour. Oui, vous grandissez dans un monde où les dettes s'accumulent sur vos épaules.
Les dettes financières, les dettes écologiques, les dettes sociales, les dettes morales, les dettes de confiance. Ils vous ont transmis moins que ce qu'ils ont reçu et c'est une faute grave. Ils vous ont privé de certitude et c'est une faute grave. Vous avez l'impression d'arriver après la fête dans une maison en désordre où l'air est lourd. et où les promesses sont usées avant même d'avoir été tenues. Mais je veux vous dire qu'il n'y a pas de fatalité. Chaque génération a dû affronter ses épreuves. Les vôtres hérites de blessures profondes mais aussi d'outils inédits. Jamais la conscience écologique n'a été aussi vive. Jamais les moyens de communication n'ont été aussi puissants.
Jamais la créativité va circuler si vite d'un bout du monde à l'autre. Vous êtes blessé mais vous êtes aussi relié. Vous avez devant vous non seulement le poids des héritages mais aussi la chance de réinventer l'avenir et donc de le désirer. Et ne laissez pas ceux qui vous ont dépossédés vous voler aussi l'espérance. Résistez au cynisme, refusez la résignation. Je vous y aiderai, nous vous y aiderons. Il n'y a pas de plus grande victoire que de transformer une injustice en levier de changement. C'est à vous qu'il revient de dire "Nous ne voulons plus de ce monde abîmé. Nous allons en bâtir un autre." Et ce jour-là, croyez-moi, personne ne pourra vous arrêter.
[applaudissements]
Vous avez alors génération des possédé relevez-vous prenez en bas ce qui vous a été refusé ne vous contentez pas de survivre osez vivre inventer transformer. L'avenir n'attend que vous et vous êtes sa chance la plus éclatante. Nous devons dans le même mouvement réparer le climat de la terre et le climat social. Deux fronts d'un même combat pour la justice. Lutter contre la vie chère, c'est d'abord baisser bien évidemment les prix de la consommation courante et bien sûr les prix de l'électricité, du gaz. et des carburants. Car se chauffer, s'éclairer, cuisiner, aller travailler, l'énergie de tous les jours accompagne les gestes ordinaires de nos vies.
Son prix entre dans le même budget que les loyers, les courses, des besoins des enfants. Derrière une facture, il y a une famille qui fait ses comptes. Derrière un platin, un trajet jusqu'au travail. Et pour les artisans, les agriculteurs, les entreprises, il y a aussi le coût de leur activité. Alors, écoutez-moi bien, je refuse et j'ai toujours refusé l'écologie punitive. Je refuse une écologie qui demanderait des sacrifices à ceux auxquels on n'offre aucune solution. Il faut rendre les transformations possibles dans la vie réelle avant de faire payer ceux qui n'ont pas le choix.
L'écologie doit entrer dans la vie des Français parce qu'elle améliore les logements, les transports adaptés au territoire, l'énergie accessible, les villes comme les campagnes préparées au bouleversement du climat. Voilà des travaux qui protègent, qui créent de l'activité, qui prépare l'avenir comme j'ai eu le bonheur de le prouver avec toutes les équipes du ministère de l'environnement puis au moment de la COP 21 et dans ma région en en faisant un territoire d'excellence environnementale. Alors, je sais que c'est possible d'avoir une maison dans laquelle on a plus froid parce qu'on aura aidé aux travaux d'isolation.
Une cours d'école ombragée, une eau que l'on protège, une terre qui reste féconde, une alimentation saine. Nous avons besoin de toutes nos forces, des chercheurs, des ingénieurs, des ouvriers, des agriculteurs, des élus locaux, des associations et des citoyens. Et au cœur de cela, pour l'alimentation, que nos agriculteurs et nos éleveurs qui sont aujourd'hui désespérés et que l'on entend plus tellement ils sont épuisés, puissent vivre de leur métier et être accompagnés dans les transformations qu'on leur demande, respecter comme des acteurs essentiels de notre alimentation, de nos racines et de nos identités territoriales.
Et je veux que la protection de l'eau, des sols et du vivant soit pensée dans la durée avec la connaissance scientifique et avec ceux qui vivent tous les jours et qui observent depuis des années les dégâts du dérèglement climatique. L'avenir écologique se construit par des décisions, des investissements, de la persérence et nous ne réglerons pas cette responsabilité en demandant aux plus jeunes de devenir les surveillants de notre mauvaise conscience. Nous devons assumer notre part pour que leur amour du monde soit plus fort que la peur de le perdre. [applaudissements] Bien sûr qu'il faut faire des choix. Bien sûr qu'il faut diminuer la dette. Bien sûr qu'il faut établir des priorités.
Et ce que se demandent les Français alors qu'on leur demande encore des efforts, c'est où est passé l'argent ? Mais comment ont-ils fait ? Le sérieux budgétaire fait partie du respect du haut citoyens. Un eurodépensé doit être un euro utile. Nous devons sans cesse évaluer les dépenses, supprimer celles qui ne servent plus leur objectif, combattre les gaffages et les fraudes, prendre les décisions compréhensibles tout en mesurant les conséquences complètes de nos choix. Qu'est-ce qu'on économise lorsqu'on renonce à prévenir une maladie ? Quel est le bilan d'un enfant laissé sans accompagnement ?
Quel coup prépare-ton lorsqu'on laisse dégrader un bâtiment public jusqu'à devoir le reconstruire ? Une économie immédiate peut devenir une charge plus lourde demain. Car comme le disait Victor Hugo, une école qui ouvre, c'est une prison qui ferme.
[applaudissements]
Et enfin, pour construire cet effort, il faudra radicalement changer le mode d'exercice du pouvoir. Il faut un pouvoir qui écoute avant que la colère n'explose. Avec moi, je lui dis, il n'y aura pas de mouvement social, né du mépris ou de l'abandon parce que les colères et les souffrances auront été entendues, pris au sérieux et à chaque fois qu'il le faut, réparer et anticiper, gouverner, c'est savoir entendre avant qu'il ne soit nécessaire de crier et même de risquer sa vie ou de risquer d'être mutilé dans les rues. Nous avons des histoires différentes, certes les uns et les autres, mais ce qui est essentiel c'est de vouloir le même avenir.
Et c'est cet avenir commun que je vous propose de bâtir. Chers Luc, chère Béatrice, cher amis d'Alforville, je sais que la peur du déclin est là. Que la fatigue, le dégoût, la colère épuisent des millions de citoyens qui ne croient plus à rien et sont prêts à à essayer d'extrême droite. Je vous le dis ici à Forville, nous ne sommes pas condamnés à ce chaos. Et quand je vois votre énergie, vos sourire, je sais que vous y croyez aussi. Ni peur, ni déclin, ni fatigue de vivre qui finit par faire douter de tout.
Un pays peut-être blessé sans être vaincu et nous avons encore tant de force à rassembler avec la patience de ceux qui enseignent, le dévouement de ceux qui soignent, l'invention de ceux qui cherchent, le savoir-faire de ceux qui produisent, la ténacité de ceux qui entreprennent, la générosité de ceux qui s'engagent au service du bien commun. Voilà les forces de la France, elles sont déjà là. Il faut leur donner une direction commune et la certitude que leur engagement et que leurs efforts ne sera pas trahi. Une campagne présidentielle doit devenir le moment où nous recommençons à nous parler de ce que nous voulons accomplir ensemble avec générosité et fraternité.
Au-delà des blessures, des colères et des déceptions. Avec notre histoire, mais sans rester prisonnier de nos préjugés. avec notre lucidité mais sans renoncer à notre espérance. Une France où la réussite et le rire d'un enfant deviennent une fierté pour le pays tout entier. Une France où on se sent assez protégé pour oser, assez respecté pour participer, assez libre pour inventer. Alors, écoutez-moi bien, nous avons reçu la France en héritage. Ceux qui nous dirigent nous l'ont mise en morceau. Alors, nous allons la soigner, la réparer, la remettre debout, solide et solidaire.
généreuse et affectueuse pour un ordre juste décidé ensemble, pour une France tranquille dans laquelle plus personne n'aura peur. Pour cette joie de vivre que nous allons transmettre avec amour comme un trésor. Avec vous, j'y consacrerai toute mon expérience, tout mon savoir-faire, toute ma bienveillance et toutes mes forces. Vive la République [applaudissements] et vive la France.
[applaudissements]
ion osz vivre l'avenir comme vous et vous êtes [musique] sa Ah.
Ségolène Royal