GABRIEL ATTAL SUR FRANCEINFO | IRAN, UKRAINE, INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 15 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Que proposez-vous maintenant que vous êtes candidat à la présidentielle ?
- 0:30OuverteRéponse partielle
Est-ce que le président américain a perdu cette guerre et est-ce que c'était une guerre pour rien ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut se protéger de l'IA et comment ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le plan du gouvernement pour l'IA est suffisant ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que la TVA sociale est une solution pour augmenter les salaires ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir proposé une primaire alors qu'Édouard Philippe n'en veut pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Gabriel AttalFait
« une guerre sans plan et sans objectif clair ne mène à rien »
- 1:00Gabriel AttalFait
« une opération pouvait se justifier que si sa finalité était de faire tomber le régime des mol »
- 5:30Gabriel AttalChiffre
« plus de 85 % des députés et leurs collaborateurs parlementaires utilisent désormais l'intelligence artificielle »
- 7:00Gabriel AttalPromesse
« Je propose que d'ici 2030, on organise un plan de formation pour 20 millions de salariés en France »
- 9:00Gabriel AttalPromesse
« Je propose la réforme de l'assurance chômage pour réduire la durée d'indemnisation pour inciter davantage au travail »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Gabriel Atel. Bonjour Agath Lambret. Bonjour Paul.
Bonjour à tous. Bonjour Paul Laurou. Merci d'être avec nous Gabriel Atel sur France info.
On va parler retraite et salair notamment. Que proposez-vous maintenant que vous êtes candidat à la présidentielle ? On parlera aussi de la campagne de ce remake d'un fauteuil pour deux entre Édouard Philippe et vous.
Mais d'abord le bilan du G7. Donald Trump est resté jusqu'au bout et a choisi le château de Versailles pour signer en plein dîner hier soir. L'accueil, l'accord avec l'Iran, on l'écoute.
C'est signé, c'est signé à Versailles. Ce félicite Donald Trump galvanisé. En réalité, Gabriel Atal, est-ce que le président américain a perdu cette guerre et est-ce que c'était une guerre pour rien ?
D'abord, ce que montre cet accord et cette situation, c'est que une guerre sans plan et sans objectif clair ne mène à rien. Au moment du déclenchement de cette guerre, j'avais dit qu'une guerre pouvait se justifier que s'il y avait un plan clair, avec des objectifs clairs et notamment évidemment la libération du peuple iranien et le désarmement du régime des Molins. On voit la situation aujourd'hui avec cet accord.
Je pense qu'il faut être d'abord pragmatique. Vous savez, moi la la première chose que je regarde sur les questions internationales, c'est où sont les intérêts de la France ? Et évidemment, le fait qu'il y ait un accord, le fait que le D3 d'Ormous puisse être libéré, que la circulation puisse reprendre, c'est évidemment dans les intérêts de la France et notamment dans son intérêt économique.
Ensuite, il faut être lucide parce que plus on en apprend sur cet accord, plus il est mystérieux. H il y a des négociations sur le nucléaire qui sont renvoyées à plus tard à des mois de négociation et donc évidemment qui était déjà ouvert avant la guerre, on ne sait pas à quelles conditions il pourra rouvrir le peuple iranien qui est oublié. Est-ce que c'est un fiasco ?
En tout cas, il faut que la France soit l'initiative d'abord évidemment avec les partenaires européens pour qu'on soit associé aux discussions qui auront lieu sur le nucléaire iranien notamment. On peut pas laisser les discussions se faire sans nous. On peut pas se retrouver dans une situation où il y a un risque non pas seulement de revenir à la situation antérieure, mais peut-être de revenir à une situation pire que la situation antérieure.
Ensuite, on doit être à l'initiative pour garantir la souveraineté de nos alliés dans la région et je pense évidemment au Liban. On a vu que l'aide budgétaire américaine est réduite en soutien au régime libanais. Il faut évidemment que la France aide le régime libanais à garantir sa souveraineté et sa sécurité.
Et vous ce matin votre lecture c'est une capitulation américaine pour reprendre l'expression d'un expert. Vi je viens de vous dire que pour l'instant on ne sait pas tout de cet accord. Myérieux, il reste très mystérieux et surtout on voit qu'une grande partie des éléments de cet accord sont en réalité encore à négocier.
Donc c'est ça qu'il va falloir suivre maintenant pour le dire de manière encore plus claire. Évidemment que le fait qu'il puisse y avoir un accord que la circulation puisse reprendre dans le D3 d'Ormous, c'est une forme de soulagement. Mais encore une fois soyons lucide.
D'abord, on a vu le forme d'imprévisibilité qui pouvait exister avec les décisions américaines et on voit ensuite que cet accord aujourd'hui ne ne contient aucun des éléments essentiels pour rassurer et garantir une forme de stabilité. Vous parlez de lucidité et vous rappeliez que quand cette guerre a été déclenchée début mars, on vous avait demandé si vous souteniez cette intervention américaine et vous aviez répondu que si sa finalité était de faire tomber le régime des Mola. Alors oui, bien sûr, vous la souteniez.
Est-ce qu'aujourd'hui vous dites "J'ai été un peu naïf" ? Pas du tout puisque vous l'avez dit, j'ai donné des conditions très claires. Moi, j'ai toujours dit de manière très claire qu'une opération pouvait se justifier que si sa finalité était de faire tomber le régime des mol, de libérer le peuple iranien et de désarmer.
Mais à l'époque, on a pu comprendre que vous souteniez cette ambition. Vous pouvez reprendre pouvez reprendre toutes mes déclarations sur le sujet. J'ai toujours été très prudent sur cette question. n' pas montré de grandscès.
J'ai rappelé à quel point le régime des mol et je le dis toujours et contraire au droit international en ce qui menace la stabilité et la sécurité dans la région, l'existence d'un état libre et souverain et en ce qu'il tyrannise sa population. Vous appz toujours à une coalition, vous vous demandiez aussi la mise en place d'une coalition entre la France et l'Europe pour faire tomber ce régime et préparer l'après. Est-ce que c'est toujours d'actualité situation Mais je crois bien sûr qu'on doit maintenir des sanctions sur le régime iranien, peut-être même les renforcer puisque la finalité, l'objectif c'est évidemment que le peuple iranien puisse vivre libre.
Moi évidemment qu'aujourd'hui mais pas forcément faire tomber le régime. Bah moi aujourd'hui j'ai évidemment une pensée pour le peuple iranien qui est martyrisé, tyrannisé, réprimé dans le sang. Il y a eu des dizaines de milliers de morts il y a quelques mois des jeunes qui manifestaient pour leur liberté.
C'est évidemment à eux que je pense aujourd'hui. Donald Trump a été reçu en grande pompe au château de Versailles. Donc à l'issue de ce sommet d'Ingala, visite de la galerie des glaces, la gauche fustige la flatterie, l'obséquiosité du président.
Est-ce qu'Emmanuel Macron a fait la cour à Donald Trump et est-ce qu'il a raison au vu des résultats de ce G7 ce jourl ? Moi, je crois que le président a raison parce que on doit parler à tout le monde. On doit le faire évidemment en étant lucide, même quand on a des désaccords.
Mais évidemment que la France sa responsabilité c'est de pouvoir parler avec tout le monde. Et donc oui, de recevoir le président américain, y compris à à Versailles. Maintenant, il faut le faire de manière très pragmatique et lucide.
On a des [raclement de gorge] désaccords. Vous avez vu notamment la dernière décision américaine qui restreint l'accès au dernier modèle d'anthropique au non américains. Évidemment que c'est important de le dire, qu'on a des désaccords, mais surtout c'est important d'en tirer des conséquences en s'organisant pour renforcer notre puissance en Europe.
On parle de ce projet qui n'est pas fini de d'accord de paix signé sur la table à Versa ce qui fait cette image fait le tour du monde. Mais j'aimerais également vous poser une question sur une signature commune sur l'Ukraine. Les Européens ont accepté que le communiqué du G7 cite Donald Trump trois fois et salut sa je cite conduite ferme sur l'Iran.
Quand on lisse ça, qui influence qui aujourd'hui ? Est-ce que c'est Donald Trump ou est-ce que c'est les Européens ? Vous savez ce G7, c'était un peu pour moi le G7 de la dernière chance.
Est-ce que ça a encore du sens de réunir les pays du G7 alors qu'on a des différences de vue majeures sur un certain nombre de sujets ? Je me réjouis que dans cette déclaration commune et à l'issue de ce G7, il y a une position commune avec les Américains sur la question ukrainienne et sur le soutien à l'Ukraine. Oui, ça encore du sens pour vous et sur le renforcement des sanctions à l'encontre du régime du Kremelin et notamment des sanctions sur le pétrole russe.
Donc on voit bien que ça a du sens. Par ailleurs, évidemment que moi tous les formats dans lesquels la France est présente, je les soutiens. Aller affaiblir des formats, des réunions dans laquelle la France a une place, je pense que ça serait pas rendre service à la France.
On voit en l'occurrence que sur l'Ukraine, il y a eu cette déclaration. Convaincre le président américain de signer une déclaration dans laquelle il appelle au soutien de l'Ukraine et à des sanctions contre la Russie. C'est évidemment une bonne nouvelle pour l'Ukraine.
Maintenant, est-ce que ce G7 règle les grands problèmes du monde ? Évidemment que non. Évidemment, c'est un succès, dit Emmanuel Macron.
Ce G7 est objectivement un succès. Est-ce que ce succès, vous le vous le partagez, vous le constatez aussi ? Est-ce que c'est à mettre au crédit du président pour qui c'était le dernier G7 ?
D'abord, je viens de le dire, notamment sur la question ukrainienne, c'est un succès que de permettre un accord, en tout cas une signature qui engage les États-Unis dans le soutien à l'Ukraine puisqu'on a vu les va et viens du euh président euh Trump et des États-Unis sur la question du soutien à l'Ukraine. J'étais quatre fois en Ukraine depuis 1 an et demi. J'ai rencontré le président Zelinski, des responsables militaires, diplomatiques, économiques, humanitaire.
Je peux vous dire qu'ils ont besoin de soutien. On a vu par ailleurs que depuis 2 mois maintenant, ils arrivent à faire reculer la Russie, ce qui est quand même inédit et historique depuis le début de ce conflit. Donc, on doit continuer et amplifier notre soutien.
Vous évoquiez Entropique bloqué par les Américains pour les étrangers. L'intelligence artificielle, la souveraineté technologique était censé être au cœur de ce G7. Sur France Info, ce matin, Pascal Gautier, le PDG de Ledger, spécialisé dans les cryptoonnaaies, a mise en garde contre les dangers de Lia.
On l'écoute. LIA a vraiment accéléré en terme de utiliser LIA pour attaquer les gens, pour leur voler des choses. Si vous voulez, l'accélération était tellement forte que l'attaque est plus rapide que la défense qui doit maintenant se mettre en place.
L'attaque est plus rapide que la défense. Est-ce qu'il faut Est-ce que l'urgence c'est de se protéger de l'IA, Gabriel Atal ? Et comment ?
Mais quoi qu'on fasse, l'IA sera là. Les outils sont disponibles. Ils sont aujourd'hui essentiellement à la main des Américains et des Chinois.
Donc l'urgence, c'est quoi ? C'est de la maîtriser Lia. Et pour ça, évidemment qu'on doit être à l'initiative en France et en Europe et c'est possible.
On a des talents, on a des atouts, on a des forces en Europe et notamment en France. Pas perdu face aux Américains au Chino c'est pas perdu. Le leader européen en matière d'IA, c'est un français, c'est mistral.
On a par ailleurs des pépites, des start-ups. Moi, vous le savez, j'ai lancé ma campagne pour l'élection présidentielle il y a maintenant un mois. J'ai fixé quatre chantiers capitaux pour la France : école, salaire, frontière, IA.
J'ai mis l'IA dans mes quatre grandes priorités. Pourquoi ? Vous voulez faire de la France la première puissance européenne en 10 ans.
Mais oui. Mais pourquoi ? Parce que la puissance technologique, elle précède la puissance militaire et la puissance économique.
La France et l'Europe n'ont pas réussi la révolution du numérique au début des années 2000. Les États-Unis ont réussi la révolution du numérique au début des années 2000. Qu'est-ce qui s'est passé depuis 25 ans ?
La productivité aux États-Unis a explosé. Si en France on avait eu la même croissance de productivité qu'aux États-Unis, le salaire médian français ne serait pas de 2200 € net par mois, il serait de 3300 € net par mois, 50 % de plus. Donc on doit réussir la révolution de l'IA.
C'est aussi un enjeu pour les salaires des Français, les emplois des Français, la prospérité des Français. Quand Tropique lève 30 milliards, quand Mistral enlève bien sûr. Mais donc ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'on doit être plus intégré au niveau européen. Ça veut dire qu'on doit soutenir l'économie de l'IA. Comment on fait ?
Avec évidemment un plan de soutien public, avec des fonds publics pour accompagner nos entreprises. Vous savez, Mistral qui est aujourd'hui déjà un quasi géant du numérique de l'IA, a été soutenu par 100 millions d'euros investis par la BPI, donc par la France. C'est c'est très faible par rapport aux autres géants euh aux autres géants de l'IA.
Donc il faut faire la commande publique, il faut y arriver et ensuite il faut évidemment le soutenir avec des financements privés. faciliter le le la possibilité pour les entreprises de diffuser l'IA et d'adopter l'IA dans leur entreprise, développer la capitalisation pour notre système de retraite pour que des capitaux soient disponibles en plus grand nombre pour accompagner nos start-ups. Aujourd'hui, l'IA c'est quoi ?
C'est des géants américains essentiellement qui ont des puces américaines avec l'entreprise Nvidia qui sont produites qui sont produites par un géant taïwanais TSMC dont les machines sont faites par un géant néerlandais à SML. Il faut que sur un ou plusieurs éléments de cette chaîne, la France soit souveraine. C'est ça qui nous permettra d'avoir un rapport de force.
On peut être souverain sur plusieurs de ces éléments, sur les géants avec Mistral. Il y en a d'autres qui vont émerger en France. Et on peut être souverain sur la question des puces avec des start-ups.
Je pense à Cyperl et d'autres qui peuvent dans les années qui viennent, si on les soutient, concurrencer Nvidia sur ce sujet. Sur ce sujet, deux députés ont remis hier un rapport passionnant qui montre que plus de 85 % des députés et leurs collaborateurs parlementaires utilisent désormais l'intelligence artificielle et un sur deux le fait tous les jours. Vous-même, combien de fois vous utilisez chat GPT et Mistrral par jour et pour quoi faire ?
J'utilise plusieurs fois par jour. Pourquoi faire ? J'utilise Vibe de Mistral, j'utilise Chat GPT de Open AA, j'utilise Cloud dans Tropic. un pour faire de la comparaison internationale, c'est-à-dire quand je travaille ou que je réfléchis sur un projet, par exemple, se dire on veut réorganiser l'hôpital en France pour que ça fonctionne mieux, bah vous demandez à l'un de ces outils comment est-ce que les autres pays font en Europe ?
On vous demandez une comparaison. Là ça vous ça vous prendrait ou ça prendrait à vos collaborateurs des heures de recherche sur internet. Vous avez en quelques minutes une première comparaison.
Vous pouvez creuser ensuite. Deux, j'utilise pour faire de la synthèse de réunion. Quand vous avez des réunions, vous discutez d'un certain nombre de choses, vous prenez des notes, vous prenez des décisions.
En fait, vous envoyez ça sur Vibe ou sur Claude, vous avez la synthèse de la réunion. Justement, ce qui est intéressant dans ce rapport, c'est aussi qu'il y a un risque de fuite de données sensibles. Comment vous jogez vous-même est que vous avez pas peur de mettre des données sensibles ?
Est-ce que c'est pas un vrai problème par exemple pour votre groupe à l'assemblée, c'est là où il faut privilégier un acteur français. On a de la chance, on en a un avec Mistral, mais c'est ça montre l'enjeu et la nécessité qu'on a en France d'être souverain. C'est aussi la question de souveraineté, c'est une question économique, c'est une question de sécurité pour nos données et c'est aussi une question d'emploi pour les Français.
Moi, je vois beaucoup d'inquiétude évidemment, je discute avec des Français, avec des parents qui me disent "Mon fils, ma fille est au lycée, étudiant en école de commerce. Est-ce que finalement l'IA va pas nous mettre dans une situation où ils pourront pas trouver d'emploi ? Le premier risque aujourd'hui, c'est pas d'être remplacé par une IA dans son travail, c'est d'être remplacé par quelqu'un qui maîtrise l'IA.
Et donc la question de la formation de tous les Français à l'usage de l'IA, c'est pour moi une priorité. Dans mes propositions en matière d'IA, je propose que d'ici 2030, on organise un plan de formation pour 20 millions de salariés en France, que ça soit au cœur de ce qu'on apprend à l'école parce que évidemment maintenant les savoirs fondamentaux, c'est lire, écrire, compter, prompter. Priorité, euh si on vous écoute bien, le plan du gouvernement 655 millions d'euros annoncés pour l'intelligence artificielle, c'est pas la hauteur des enjeux.
Tout ce qui est annoncé pour l'IA va dans la bonne direction. Mais moi, je crois qu'on a surtout besoin d'un cap. Mon cap il est clair.
Je veux que dans 10 ans la France soit affirmée de manière incontestable comme la première puissance européenne en matière d'IA en capacité de rivaliser avec les États-Unis et la Chine. Vous avez un cap clair et vous nous direz dans un instant Gabriel Atel si vous utilisez l'intelligence artificielle pour peaufiner votre programme à la présidentielle notamment sur les retraites mais pour l'instant c'est le fil info. Il est 8h47 et c'est Marie Marty au Le retour de la canicule en France. 26 départements sont en vigilance orange aujourd'hui avec des températures qui pourront monter jusqu'à 36° à Paris, 37 à Châurou, encore 39 à Angoulem. 71 trains intercités [musique] sont supprimés jusqu'à lundi pour éviter les potentiels pannes de climatisation dans les rames, indique la SNCF.
L'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran signé finalement hier et à distance pour les présidents américains et iraniens. Washington s'engage à lever les sanctions américaines contre l'Iran. En échange, Terran confirme ne [musique] pas s'équiper de l'arme nucléaire en réaction à cette signature.
Les prix du pétrole chutent de plus [musique] de 3 % ce matin. C'est une étape majeure dans la lutte contre la Fast Fashion. Députés et sénateurs se sont mis d'accord hier en commission sur une version commune de cette proposition de loi qui prévoit de nombreux outils pour limiter l'expansion de l'Ultra Fast Fashion. [musique] Cet accord ouvre la voie à l'adoption définitive du texte.
Et puis les hommages du monde du football à Eric Roy, entraîneur de Brest décédé des suites d'un cancer du pancréas, le foot français. Par un technicien très compétent et une personnalité très attachante a réagi le sélectionneur des bleus d'idées des champs. France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Gabriel Atal secrétaire général du parti Renaissance vous êtes aussi candidat à la présidentielle et dans un instant on va parler un peu de votre programme mais d'abord un mot sur la chaleur.
La météo, la France a très très très très chaud. Hier à votre place, il y avait ministre d'éducation qui expliquait qu'il allait devoir suspendre certains examens tellement il faisit chaud dans de très nombreuses classes de France. Vous avez été 10 ans au pouvoir.
Est-ce que vous faites ce matin sur France info votre autocritique en disant on a peut-être pas assez préparé le pays à ce niveau de chaleur ? Aujourd'hui, les émissions de CO2 baissent plus qu'auparavant. Il y a des choses qui ont été faites pour réduire les émissions dans l'industrie, dans le secteur des mobilités et sur la question de l'adaptation.
Effectivement, on n'a pas été assez loin, assez vite. Quand j'étais ministre de l'éducation nationale en 2023, [grognement] j'ai lancé un plan d'adaptation pour nos établissements scolaires pour isoler thermiquement des écoles, des collèges et des lycées qui sont aujourd'hui des passoirs thermiques. C'est des écoles, des collèges, des lycées où il fait très chaud l'été, très froid l'hiver.
C'est terrible pour les enseignants pour leurs conditions de travail et pour les élèves pour leur capacité à apprendre. Mais nous expliqu hier que ça appartient aux communes, aux départements et à la région et donc il n'a pas le pouvoir de le faire. Et ben, il y a un plan que j'avais lancé en tant que ministre de l'éducation nationale justement pour accompagner avec la banque des territoires, avec la mobilisation de beaucoup d'acteurs, accompagner les collectivités locales dans cette transformation et dans cette isolation thermique.
Ce qui est absolument essentiel encore une fois aussi pour la qualité des apprentissages. On peut pas se dire qu'on veut élever le niveau à l'école si pendant une partie de l'année les élèves et les profs ont très froid et pendant une autre partie de l'année ils ont très chaud et que ils arrivent pas à apprendre dans de bonnes conditions. Donc évidemment que ça reste une priorité.
Il y a deux choses en matière climatique. L'adaptation, on doit s'adapter parce que les températures vont continuer à monter. Et ensuite, il y a tout ce qu'on doit faire pour limiter nos émissions de CO2 pour éviter euh que euh la planète surchauffe.
Gabriel Atal, vous êtes candidat à la présidentielle et vous avez euh un slogan : "Le droit au brut. Concrètement, vous voulez réduire l'écart entre le salaire brut et le salaire net." Patrick Martin, le patron du MDEF, était à votre place lundi et lui, il a une idée pour augmenter les salaires, faire en sorte que la protection sociale cesse de paiser de peser sur ces salaires et pour cela, il propose de baisser donc les cotisations salariales, patronales et en contrepartie une hausse de la TVA.
C'est ce qu'on appelle la TVA sociale. On l'écoute. En définitive, ça générerait des augmentations de salaires, que ça générerait de la croissance, que ça générerait 260000 emplois.
On a un petit peu besoin de créer des emplois. On me dit TVA social, c'est antisocial. Il y a déjà 50 milliards d'euros de la protection sociale qui sont financés par la TVA.
Est-ce que c'est ça la solution pour votre droite au brut Gabriel Atal pour trouver l'argent qui manque et augmenter les salaires, augmenter la TVA ? D'abord, moi je veux que les salaires augmentent. Je vous ai dit tout à l'heure mes priorités école, salaire, frontière IA.
Je vous ai dit à quel point l'investissement dans l'IA, dans l'innovation est-ce qu' va permettre sur le long terme au salaire d'augmenter est-ce que c'est une piste d'augmenter la j'y viens ensuite pourquoi est-ce que aujourd'hui les Français qui travaillent euh vivent une situation où on leur demande toujours plus d'efforts à eux et pas aux autres et pourquoi est-ce que leur salaire n'augmente pas suffisamment ? Parce que notre modèle de protection sociale, il est payé par ceux qui travaillent et il financ de plus en plus ceux qui ne travaillent pas parce qu'on vit plus longtemps et donc on doit protéger plus longtemps les personnes âgées parce qu'il y a des personnes qui ne travaillent pas, qui sont au chômage et donc bah ceux qui financent, c'est ceux qui travaillent donc ça leur coûte de plus en plus cher et leur salaire n'augmente pas. Donc moi mon objectif c'est de rapprocher le net du brut, le fameux droit au brut.
Est-ce que l'augmentation de la TVA est une piste juste dire ? Je vais vous dire avant de se demander quelle taxe il faut augmenter, d'abord regardons quelles économies on peut faire. pour alléger la facture pour pouvoir baisser les charges vous répondez plutôt non à cette question.
Je je dis que répondez pas à la question. Je je vous réponds mais je peux faire peut-être plus qu'une phrase pour vous répondre. Moi je dis que d'abord la priorité c'est de faire des économies pour alléger la facture du modèle social pour baisser les charges sur ceux qui travaillent pour augmenter leur net et le rapprocher du brut.
Première chose. Ensuite il y a d'autres pistes qui sont évoquées et notamment la piste du MEDF. C'est intéressant, il faut tout regarder.
Donc moi avec mes équipes, avec ceux qui m'entourent, mes équipes de campagne, on est en train d'analyser toutes les propositions qui sont faites. J'aurai l'occasion de présenter mon programme détaillé d'ici à l'automne. Qui t'a proposé une mesure qui vente comme l'augmentation de la TVA ?
Parce que Patrick Martin disait, les candidats sont pas très courageux, ils osent pas dire la vérité aux Français notamment sur les retraites. Vous proposez de supprimer la référence à l'âge légal qui crispe tout le monde. Et sur cette histoire des assez courageux parce que tout le monde le propose pas.
Changer le système de retraite en supprimant l'âge légal de départ. Ça plaît aussi français gardant en gardant que la durée de cotisation. Je veux dire, il y a plein de gens qui critiquent qui disent bah non, il faut pas il faut passer la retraite à 67 ans.
Moi je propose qu'on très éventuellement à cliver et à proposer pourquoi pas une hausse de En fait je proposerais ce que je considère être nécessaire et juste pour le pays. Même si parfois je me dis sur certains points je me dis bah c'est pas très populaire. L'important c'est de dire la vérité dans une campagne et c'est ce que je vais faire.
Pardon quand je propose la réforme de l'assurance chômage pour réduire la durée d'indemnisation pour inciter davantage au travail c'est pas particulièrement populaire. Pourtant, je le fais. Gabriel Atal, vous avez mis le feu au poudre en proposant il y a quelques jours une primaire pour départager les candidats du bloc central.
Pourquoi avoir proposé une primaire alors que vous savez qu'Édouard Philippe n'en veut pas, que le comité de liaison que vous avez vous-même mis en place n'en veut pas. Est-ce que c'était juste pour embêter Édouard Philippe ? Moi, je suis constant.
J'ai toujours dit la même chose. D'abord, je veux éviter à mon pays la France un deuxième tour entre la France insoumise et le Rassemblement national. Enfin pardon, ça serait terrible pour la France et je le dis vraiment du plus profond de mes tripes de se retrouver avec un 2uxème tour entre LFI et le RN.
Pour ça, il y a pas il y a d'abord les questions de projet et de programmes parce que c'est bien les euh castors qui font barrage mais il vaut mieux les bâtisseurs qui proposent des idées qui arrivent à convaincre les Français de venir voter pour eux. Si on passe notre temps à faire de l'arithmétique, à se demander comment est-ce qu'on a on met celui-là avec celui-là et on ajoute les question. Est-ce que c'était pour embêter Édouard Philippe et est-ce que ça signifie que le pacte que vous avez noué avec l'ancien premier ministre est caduc ?
Parce que vous aviez un saz moi je suis celui je suis celui qui a pris l'initiative pour rassembler. J'ai proposé, vous l'avez rappelé, un comité de liaison. C'est moi qui ai fait cette proposition.
Donc nos partis se parlent. Il y a des représentants du parti d'Édouard Philippe, des représentants de mon parti qui se réunissent régulièrement pour regarder comment est-ce qu'on peut se se rassembler. Pour l'instant, c'est mal parti entre vous parposer ou vos entourages qui tap dur l'un sur l'autre.
Je dirais pas ça du tout puisqu'il y a une convergence sur le fait que s'il y a un risque de deuxème tourf, il faut qu'il y a un rassemblement. Donc déjà, c'est bien qu'on se retrouve sur cet objectif là. Il y a une convergence sur le calendrier qui est plutôt au début de l'année 2027 pour estimer la réalité de ce risque et estimer les conditions du rassemblement.
Et ensuite la question c'est la méthode et comment on fait ? Et moi, j'ai toujours été constant. J'ai toujours dit qu'il y avait plusieurs méthodes possibles et que parmi ces méthodes, il y avait une primaire. vous l'avez rappelé, euh c'est pas euh euh le souhait de tout le monde, mais en tout cas moi je considère que ma responsabilité c'est de proposer tout ce qui peut l'être pour garantir à la fin un rassemblement.
Euh Gabriel Atal, pour l'instant c'est le RN qui est en tête dans les sondages. Vous disiez il y a un risque. Jordan Bardella a été critiqué pour avoir été aperçu au grand prix de Monaco avec Maria Carolina de Bourbon des de Siciles le jour de la marche blanche pour Liana.
Est-ce que c'est le candidat des riches ? Vous savez, moi je je suis pas là pour faire la leçon aux uns et aux autres. Euh ce qui m'a, vous savez, ce qui m'a, je pense, le plus interpellé et heurté dans tout ça, c'est plutôt la réaction quand la question lui a été posée et qu'il a répondu "Non, mais des marches blanches, il y en a tous les jours." Je dire comme si c'était quelque chose de banal ce qui s'est passé avec Liana qui a été tué par un agresseur qui aurait pu être mis hors d'état de nuire si la justice avait fonctionné.
Je trouve qu'il y avait une forme de désinvolture sur ce sujet-là. Ça dit c'est peut-être la désinvol. Je ne parle pas encore une fois de où est-ce qu'il passe son dimanche, je veux dire ça c'est pas mon côté bling bling mais sur le côté des involtes.
Moi c'est plus dans la réaction quand la question lui a été posée de dire bah démarches blanche il y en a tous les jours pardon. Je veux dire c'est dramatique ce qui s'est passé dans le pays. C'est dramatique ce qui se passe dans le pays avec un système judiciaire qui manifestement dysfonctionne des agressions sur des enfants.
On parle de 160000 enfants par an. Ça mérite quand même un peu plus de sérieux quand on en parle. Gabriel Atal qui shoot.
Sébastien Lecornu veut traquer la drogue jusque dans les ministères et les administrations. Les ministres et leurs entourages seront désormais soumis à des tests salivaire aléatoire. Le Premier ministre compris, il a donné l'exemple.
Vous avez été premier ministre. Est-ce que vous auriez fait la même chose ou est-ce que vous dites "C'est un peu des mago tout ça ?" Je pense que l'important c'est l'exemplarité.
Euh et si le Premier ministre euh considère euh que ça passe par euh cette initiative auprès des cabinets ministériels et de ses ministres, très bien, je veux dire. Mais c'est vrai qu'il y a un devoir d'exemplarité quand on est euh d'une manière générale engagé en politique et quand on est euh dans l'exécutif euh évidemment aussi. Faire pareil pour vous pour les députés et sénateurs, ce serait une bonne idée ou pas ?
Écoutez, moi je pense que voilà, chacun est responsable euh et comme le premier ministre interrogé par France Info parle de vulnérabilité et de collaborateurs qui sont habilités secret défense, vous êtes président, vous l'espérez en tout cas, vous êtes président d'un groupe. Est-ce que vous pensez que vos députés et vos collaborateurs doivent soumis à ça ? Je n'ai pas de suspicion sur mes collaborateurs ou sur les députés de mon groupe.
Maintenant, encore une fois, chacun exemplaire, chacun est responsable de ces décisions. Chacun fait comme il le souhaite. Le premier ministre prend cette initiative.
C'est très bien. Moi, j'ai absolument rien à redire sur ce choix-là. C'est son gouvernement, ce sont ses collaborateurs.
Il y a un devoir d'exemplarité auquel on doit tous s'indreut. Merci beaucoup d'avoir répondu aux questions de France info. Merci Paul.
Gabriel Attal