Mbappé, pas assez français ? Zemmour n’a plus que le racisme pour exister
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:06InvitéFait
« Des robots à la place des immigrés. »
- 3:30InvitéPromesse
« On a intérêt à investir vite dans cette activité économique. »
- 10:30InvitéFait
« Il n'est pas juste français, Kylian Mbappé ? »
- 10:47InvitéFait
« Kylian Mbappé a manifestement des solidarités qui nous échappent. »
- 11:21InvitéFait
« C'est un français de papiers. »
- 15:18InvitéFait
« La remigration. »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Invité14 %
- ?4 %
≈ 24,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour
et bienvenue dans le récap. Nous sommes le lundi 21 septembre et Gargamel a décidé de ressortir de sa tour. Éric Zemmour vient d'annoncer sa candidature à la présidentielle. Enfin annoncée, disons plutôt qu'il a été poussé à le faire la semaine dernière sur BFM TV. Pris de court alors qu'il semblait encore hésiter sur le moment opportun pour dégainer la grande nouvelle. Alors il faut dire que depuis des mois, Zemmour est devenu le personnage secondaire de sa propre aventure politique. Sarah Knafo, sa compagne et numéro 2 du parti Reconquête, prend toute la lumière et pour ne rien arranger, évidemment, le Rassemblement National lui siphonne allègrement toute sa clientèle.
Pourtant, en 2022, Zemmour avait réussi à faire illusion. A l'époque, il était donné jusqu'à 15% dans les sondages portés par son bouquin et surtout par la puissante machine à buzz forcée de Bolloré. Résultat des courses, tout ce cirque pour finir quatrième homme à l'issue du premier tour avec 7% des suffrages derrière Jean-Luc Mélenchon, nettement moins chouchouté par les instituts de sondage. Cinq ans plus tard, Zemmour n'a plus grand chose à vendre en boutique. En 2022, il emballait encore ses obsessions
racistes
dans une sorte de costume de présidentiable. Bon, cette fois, le costume est définitivement devenu trop étroit. Alors Gargamel mise sur la surenchère à gogo, quitte à faire du racisme décomplexé son unique argument de campagne. Et juste avant de poursuivre cette chronique, un tout petit message pour vous. Cette année, notre objectif est d'atteindre 10 000 donateurs mensuels pour continuer à vous proposer évidemment le récap du lundi au jeudi, mais aussi et surtout toutes les autres émissions du Média, les reportages, les enquêtes, le tout en accès libre et gratuit comme toujours.
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Le 17 septembre dernier, Éric Zemmour est sorti de son caisson funéraire pour faire une apparition remarquée sur BFM TV. L'occasion de découvrir sa version présidentielle 2027.
Et
autant vous prévenir, le personnage n'a rien perdu de son horreur. La nouveauté, c'est qu'il semble avoir décidé de ne plus prendre la moindre précaution pour la dissimuler. Alors c'est simple, toute l'interview est un enchaînement de déclarations plus abjectes les unes que les autres. La preuve en image.
Nous allons connaître l'avènement d'une révolution technologique que nous voyons déjà aux Etats-Unis, en Chine
et
au Japon. Donc des robots à la place des immigrés,
c'est ce que vous avez dit. Exactement, des robots à la place des immigrés.
Donc
par exemple,
dans les EHPAD, le modèle, c'est typiquement, je rappelle,
68%
d'immigrés en Ile-de-France qui travaillent dans le service à la personne. Le modèle,
c
'est un robot qui s'occupe d'une personne âgée. Ça, ça fonctionne pour vous
? Oui, ça se passe déjà
en Chine, ça se passe déjà en Chine, ça se passe déjà au Japon. Donc il n
'y a
aucune raison qu
'on
ne le fasse pas. Et on a intérêt à investir vite dans cette activité économique.
Alors dommage que personne n'ait pris le temps de corriger les propos d'Éric Zemmour sur le plateau, ça pourrait servir. Parce que contrairement à ce qu'il affirme, tout ça n'a jamais existé, ni au Japon, ni en Chine.
En
tout cas, ce n
'est
pas le modèle.
Si
l'option du recours aux robots dans les EHPAD est bel et bien envisagée dans ces deux pays, elle n'est pas du tout encore effective et encore moins à grande échelle. Au Japon, le projet est encore en phase de recherche avec un prototype de robot prévu pour être capable de changer des couches, de bouger un patient alité ou encore de réagir à certains de ses mouvements. Tokyo table pour l'heure sur un vrai déploiement à l'horizon 2050. La Chine, très en avance comme chacun sait sur la robotique, est donc plus avancée mécaniquement. Mais les premiers tests grandeur nature ne sont prévus que pour 2027 avec un déploiement national en 2029. Ça, c'est pour l'aspect fact-checking.
Une fois qu'on a dit ça, à savoir qu'Éric Zemmour raconte n'importe quoi et que BFM laisse couler, on peut en venir au fond du propos, dans la tête d'Éric Zemmour. Tout vaut désormais mieux qu'une personne immigrée, même un tas de ferraille sans cœur pour s'occuper des vieux. Sur ce point, le présentateur de BFM a quand même réagi. On écoute. Attendez Éric Zemmour, juste une chose.
Je
vous en prie. C'est-à-dire que vous ou moi,
à
l'EHPAD, vous préférez que la personne qui s'occupe de vous soit un robot plutôt qu'une personne,
qu
'un humain, parce que cette personne serait immigrée. Je
pense,
si vous voulez, c'est toujours délicat d'évoquer,
nous
sommes face à un problème historique. Historique. Je pense,
je
vous le répète. L'avenir, c'est ça. C'est ce qu'on voit juste à côté de vous. Vous voyez que ça existe.
Non,
ça n'existe pas. C'est moi qui ai généré
cette photo avec de l'intelligence artificielle. Ça
existe
en Chine et au Japon.
Et
en Corée. Sauvé in extremis par la photo IA et l'intervention inutile de leur closier. Mais enfin, on a quand même bien compris l'idée. Comme pour à peu près toutes les problématiques réelles de ce pays, la matrice de réponse d'Éric Zemmour reste désespérément la même, à savoir la xénophobie. Ici, il faudrait pourtant préparer le pays au vieillissement de sa population qui nécessitera, on estime, l'embauche d'au moins 200 000 personnes supplémentaires d'ici 2050 dans les EHPAD et auprès, en général, des personnes âgées.
Aujourd'hui, en France, le vaste secteur des services à la personne, qui peine d'ailleurs à recruter, comme chacun sait, repose sur un quart de travailleurs étrangers, enfin, surtout de travailleuses, pour être très exact.
Et
c'est précisément là que ça coince pour Gargamel, parce que reconnaître que la main-d'œuvre étrangère fait déjà tourner les EHPAD, les hôpitaux ou encore les crèches, alors que ces secteurs sont évidemment en pénurie de personnel, c'est littéralement impossible. Parler des salaires, de la pénibilité, des horaires ou des conditions de travail qui font fuir les candidats, il n
'y
a toujours personne. Et pourtant, c'est bien là le cœur du problème, des métiers indispensables, mais tellement mal payés et difficiles que la France, elle doit aller chercher ailleurs les travailleurs qu'elle ne parvient pas à recruter ici, au risque, au passage, de priver les pays du Sud de leur propre force vive, alors qu'elles en ont besoin. Une autre question éthique. Mais Zemmour, il n'a rien à proposer sur tout ça, évidemment. Rien pour les travailleurs étrangers, ça c'est évident, mais rien non plus pour les travailleurs français qui se tuent à la tâche dans le service à la personne. Sa solution est beaucoup plus simple,
des
robots chinois, pour éviter d'avoir à recruter des travailleurs étrangers. Voilà, c'est tout. Sauf qu'il y
a
quand même un petit détail, parce que le jour où la machine peut faire le travail du salarié étranger, elle peut aussi faire celui du travailleur français. Voilà, il faut le dire. Là, curieusement, le remède miracle risque de devenir un petit problème pour tout le monde. Bon, moi, je vous l'avais dit, toute cette interview n'est qu'un interminable défilé de propos racistes. Et Kylian Mbappé a, lui aussi, eu le droit à son petit passage dans le viseur de Gargamel, un classique, finalement, de l'extrême droite française que le RN pratique également régulièrement. Mais Zemmour a décidé d'aller encore un cran plus loin dans l'attaque.
En cause donc, une prise de position du joueur de foot actuellement signé en Espagne, en solidarité avec les migrants morts en Méditerranée après avoir tenté de rejoindre l'enclave de Ceuta en juillet dernier. Kylian Mbappé s'est dit pleinement solidaire de Ceuta et de toutes les victimes, ajoutant qu'il tenait à faire un geste et à adresser une pensée à tous les migrants qui ont perdu la vie et qui vivent eux aussi dans des conditions difficiles.
Voilà
donc le crime de Kylian Mbappé, avoir eu une pensée pour des êtres humains morts en tentant de rejoindre l'Europe.
Il
n'en fallait pas davantage pour déclencher l'ire de Zemmour, qui transforme cette prise de position, somme toute contenue, en signe d'une prétendue solidarité islamique venue des banlieues, bien que le joueur de foot ait toujours été très discret sur sa confession religieuse.
Mais
le poléniste ne s'arrête pas là et profite carrément pour remettre en cause la nationalité française du sportif née à Paris, on le rappelle. Et le tout avec encore une bonne rasade de désinformation migratoire. Au passage, on ne se refait pas.
On voit bien que,
et
ce n'est pas le premier d'ailleurs, on voit bien que
la
solidarité, je dirais, qui naît dans les banlieues, la solidarité islamique, pour tout dire, est supérieure à la solidarité française ou même de son pays d'accueil, l'Espagne. C'est plus fort que lui. À chaque fois,
il penche... La solidarité islamique
pour Kylian Mbappé
? Je
ne sais pas s'il est musulman, mais en tout cas, sa famille est musulmane. Pourquoi
lui faire ce procès d'attention ? Non, non,
non, je dis simplement, je vais vous dire pourquoi j'ai dit islamique.
Je
ne parle pas de religion, je parle de civilisation. Manifestement, ceux qui ont envahi Ceuta sont des Marocains.
Ce
que je voulais dire par là... Ils sont repartis ensuite ? Non, ils ne sont pas tous repartis.
La quasi-totalité est repartie. Et
ça continue à y avoir des agressions, des viols...
La quasi
-totalité est repartie. Sur quoi vous appuyez d'ailleurs pour dire qu'il y
a
des viols, tout ça, il faudra regarder.
Parce que je lis,
je lis les choses, je lis sur les réseaux sociaux, je lis... Vous savez, je me renseigne moi aussi, je m'informe, il n
'y a
pas que vous. Et deuxièmement, ce que je veux dire, c'est que manifestement, tous ces joueurs qui viennent de la banlieue, pour la plupart, parce que la banlieue a pris le pouvoir dans le football français depuis une vingtaine d'années, on voit dans l'équipe, etc. Ces joueurs ont manifestement une solidarité qui est née dans les banlieues. C'est pour ça que je disais islamique, ce n'était pas religieux, mais c'était, si vous voulez, arabo-musulmane ou africaine. Vous voyez, on pourrait dire comme ça.
Il n'est pas
juste français, Kylian Mbappé ? Il est de nationalité française, ses papiers sont français, il joue dans l'équipe de France. Ça
fait beaucoup, quand même.
Ça fait beaucoup, bien sûr.
Mais vous savez, vous dites que
Kylian Mbappé est un
français
de papiers
? Je
ne dirais pas ça. Je dirais que Kylian Mbappé a manifestement des solidarités qui nous échappent et qui ne sont pas, qui ne relèvent pas du pays dans lequel il a nationalité ou du pays dans lequel il vit.
Bon, si ce n'était pas clair, Zemmour, il n'aime pas trop Kiki et ses prises de position à un tantinet humaniste. Pour lui, le bon immigré,
c
'est celui
qui
ferme sa gueule. Comme Zidane, dont on précise quand même au passage que lui aussi, il est né en France. Vous dites quoi ? Vous dites que c'est un mauvais
français ? Non, je ne dis pas que c'est un mauvais français, je ne l'accuse de rien.
Je dis simplement que c'est un français de
papiers. J'analyse ses... Écoutez, il parle, lui. Donc moi aussi, j'ai le droit de parler. Donc j'ai le droit de réagir à ce qu'il dit. Il s'engage. Il aurait pu se taire. Je veux dire, Zidane ne disait jamais un mot. Et il avait bien raison.
Ben voilà, c'est ça. L'extrême droite qui s'assume, au moins Zemmour, il a ce mérite-là. Il dit tout haut ce que ses copains du RN pensent tout bas. Lui, son créneau, c'est tout l'inverse de la dédiabolisation. Il y va à fond les ballons. Après tout, il y
a
quand même bien des néo-nazis qui se font élire en Allemagne. C'est dans l'air du temps. Il faut dire qu'il n'a de toute façon pas trop le choix, Éric Zemmour, s'il veut exister dans cette élection présidentielle face à l'ogre RN qui rafle toute sa clientèle. Et le problème s'est encore aggravé depuis que Marion Maréchal-Le Pen a quitté le navire Reconquête pour retourner dans le giron familial en embarquant évidemment au passage une partie de ses soutiens et des cadres du parti. C'était après la déculottée des européennes de 2024 à 5%. Et puis, c'est d'ailleurs pas la seule débâcle électorale au compteur pour Zemmour-Enco depuis 2022.
À peine 4% aux législatives qui ont suivi la présidentielle en 2022 donc. Un score tombé à 0,75% après la dissolution de Macron deux ans plus tard. Tout juste une dizaine de mairies raflées aux municipales en 2026 et encore essentiellement des petits villages. Bref, le Soufflé Reconquête, artificiellement gonflé par Bolloré, est largement retombé. Mais les grandes ambitions présidentielles de Zemmour, elles, elles n'ont visiblement pas bougé d'un iota, bien qu'ils stagnent désormais
autour
de 4% dans les sondages à l'heure actuelle.
Ne
reste plus donc qu'à Gargamel de tenter de séduire les plus affreux de la bande.
Et
d'ailleurs, sur cette ligne-là, Zemmour, il est assez largement tout seul. Sa numéro 2 et compagne, Sarah Knafo, encore elle, celle qui lui vole la lumière depuis plusieurs mois, elle ne partage pas vraiment cette stratégie, en tout cas à titre individuel, bien qu'elle partage évidemment la ligne politique raciste et puante. Ne soyons pas dupes.
En
revanche, elle s'y prend différemment pour s'imposer. On se souvient de sa campagne municipale à Paris, dont toute la communication semblait directement pomper sur celle de Zoran Mamdani, le socialiste de New York, jusqu'à avoir le slogan « une ville heureuse
».
Elle,
elle
se la joue davantage technicienne, on l'a bien compris, souriante en façade, elle préfère fracasser l'étatisme et la bureaucratie et tout ce qui ressemble de près ou de loin à un État qui prendrait trop de place. Bref,
un
genre de Marine Le Pen réchauffée à la sauce reconquête, quoi. Zemmour, c'est tout à fait l'inverse. Lui, il joue une partition assumée, beaucoup plus radicale, faite de clashs et de haine. Chez lui, l'étranger, l'immigration, la civilisation sont au cœur du logiciel et des discours, avec cette obsession qui finit toujours par revenir, évidemment, derrière les grands discours, l'origine des gens, leur identité et, évidemment, leur couleur de peau.
Preuve concrète du dircissement de sa ligne, s'il en fallait encore, en 2021, au début de sa campagne, Zemmour, il évitait soigneusement, justement, de prononcer le terme « remigration », un mot totem de l'AFD allemande, puisqu'on parlait d'eux, encore un point commun. Lors de sa dernière campagne, l'ex-chroniqueur de CNews avait attendu les derniers instants pour en parler ouvertement dans ses discours et évoquer
la
création d'un ministère dédié, une prudence qui n'est plus du tout de mise en 2026.
Alors, le temps est venu de dire la vérité, mes chers amis. Il ne suffit plus, en 2026, de fermer les frontières. Il ne suffit plus d'arrêter les flux. Il faut aller plus loin. Il faut inverser le mouvement.
Il
ne suffit pas de prôner l'immigration zéro, mais d'enclencher l'immigration négative. Il faut ce que je réclame depuis des années, la remigration.
Éric Zemmour avait pourtant prévu de faire durer le suspense autour de sa candidature. Début septembre, il expliquait encore qu'il l'annoncerait avant décembre. Bref, encore quelques semaines à jouer au candidat qui n'était pas tout à fait candidat, à
une
position visiblement confortable pour certains. Finalement, le grand suspense aura tenu à peu près deux semaines. Invité sur BFM le 17 septembre, donc, Zemmour a fini par vendre la mèche lui-même, de gré ou de force. Je
ne suis pas un politicien, mais je me suis
professionnalisé.
Professionnalisé, mais vous n'êtes pas plus à l'aise dans votre rôle d'essayiste, polémiste, que candidat à la présidentielle, que politicien
finalement. Mais vous
savez, dans la vie, mais je ne suis pas politicien. Je suis candidat à la présidence de la République.
C
'est une déclaration donc ce soir. Non, mais vous comprenez ce que je veux dire. Vous êtes candidat à
la présidentielle ce soir, Éric Zemmour. Vous
avez compris. Je serai candidat à la présidentielle. 22h47 sur BFM TV. Non, mais vous avez compris.
Décidément, ce n
'est
pas un champion de la com, notre Ikea. Il s'est pris les pieds dans le tapis de son propre populisme. Masterclass. Alors, le seul qu'on a retrouvé pour soutenir Zemmour à ce stade, si ce n'est que Nafo, on a bien compris, mais enfin, qui ne devrait peut-être pas tarder à se faire purger si elle continue à prendre autant de place. Bon, bref, le seul soutien, c'est Sardoche. Oui, Sardoche, l'ancien poids lourd de Twitch, initialement spécialisé dans les jeux vidéo et progressivement reconverti en commentateur politique sans grand talent, mais qui pourrait avoir son rond de serviette chez CNews.
Alors, bon, côté face-cam, il se revendique toujours apartisans, tout en appelant ouvertement à lutter contre la vermine LFiste, en étant obsédé par le racisme anti-blanc ou encore en affichant une admiration sans borne pour Ravier Mileï. On dira ce qu'on veut, ça place quand même un peu sur l'échiquier politique. Alors, depuis le 12 septembre et les universités d'été de reconquête, le placement est encore plus évident, puisque Sardoche est donc affichée aux universités d'été de reconquête, plus proche que jamais de Zemmour. Il a même pris la parole pour évoquer une prétendue liberté d'expression menacée, avant d'entonner fièrement la Marseillaise au premier rang. Apartisans, vous dites
?
Moi, je n'ai plus rien à perdre, je n'ai rien à foutre d'être vu comme un nazi, je m'embrouille.
Bon,
le message est passé, en tout cas. Tout ça pour dire que Zemmour n'a plus grand-chose. Plus de dynamique, plus de partis capables de peser, plus de réservoir électoral, si tant est qu'il en ait déjà eu, plus de boloré, peut-être ? Enfin bon, tout ce qui lui reste, c'est son dernier fond de commerce. Le clash, toujours plus loin, toujours plus violent, toujours plus raciste.
Tout
juste de quoi réussir à conquérir finalement quelques secondes d'antenne et faire scandale pour exister. Exister pour pouvoir continuer à se présenter et se présenter pour donner l'illusion qu'il se passe quelque chose autour de lui. Bon, bref, vous avez compris, tout ça, c'est que de la poudre aux yeux, comme ça l'a toujours été. Et puis, il y a quand même cette ironie magnifique. Pendant des années, Zemmour a expliqué aux femmes qu'elles devaient être leur place. Il a passé sa carrière à défendre un ordre où l'homme commande et où la femme reste en arrière-plan.
Et
au final, sa propre compagne lui vole la vedette. Le grand défenseur de la domination masculine vient donc de découvrir une réalité assez cruelle. Il arrive que la femme ne reste pas à sa place derrière. Parfois même, elle vous passe devant. Alors soyons clairs, Sarah Knafo n'a rien de fréquentable. Elle partage, on le redit largement, le logiciel de Zemmour. Mais voir Gargamel se faire reléguer au second plan par celle qu'il voulait avoir toujours derrière lui, c'est quand même une sacrée ironie du sort.
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