Un plateau olympique - C à Vous l’Intégrale - 17/02/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: "C à vous" jusqu'à 21h.
Qu'est-ce qu'il se passe, les enfants? Ils se chamaillent. Pierre?
Avec Bertrand, Lorrain, Pierre et Emilie, aux côtés de notre chef de cette semaine. Un carpaccio de daurade au menu cette semaine. - E.Tran Nguyen: On a pris l'habitude de s'assortir au plat.
C'est blanc, tout frais. On va ajouter de l'orange. - A.Auvray: Quelques petits quartiers sur le dessus.
On part sur une petite entrée anti-inflammatoire avec carpaccio de daurade. - A.-E.Lemoine: Anti-inflammatoire?
C'est un médicament? - A.Auvray: Pas un médicament, mais une assiette bonne pour notre santé.
On va aller sur des aliments qui vont nous faire du bien. - E.Tran Nguyen: Rien qu'en les regardant, ça fait du bien. - A.-E.Lemoine: On parle d'un film fort pour la télévision.
Il interroge l'amour maternel, confronté à l'impensable, quand un fils adoré est accusé d'être un prédateur pédophile. - C'est maman. Tu as vu le journal? - Un prêtre pédophile au sein d'une des églises du coin? - Je ne compte pas me taire. - Comment vous osez venir chez moi?
Vous me dégoûtez tous. - Qui vous a fait ça? J'ai besoin de l'entendre. - C'est votre fils, madame. - C'est un prédateur sexuel.
Il faut l'arrêter. - Alors, c'est vrai? Je le prenais pour le meilleur des hommes. - C'est vraiment ce que tu veux, maman?
Déclencher contre moi une chasse à l'homme? - C'est insupportable. Demande pardon! - Elle lui a donné la vie sans savoir qu'il allait détruire celle des autres. - A.-E.Lemoine: Dans "La Maman du bourreau", à découvrir sur France 2 demain soir, M.-C.Barrault est magistrale.
Elle voit du jour au lendemain ses certitudes se fissurer. Elle est ce soir notre invitée. - M.-C.Barrault: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: C'est toujours un immense plaisir de vous recevoir. - M.-C.Barrault: Je peux venir autant que vous voulez. - A.-E.Lemoine: Tout particulièrement à l'occasion de ce téléfilm qui pose une question que personne ne souhaite se poser: "Et si mon enfant était un criminel?" - M.-C.Barrault: Et si. - A.-E.Lemoine: Je pourrais encore l'aimer?
La vie de cette femme que vous incarnez s'écroule. C'est cette bascule qui vous a passionnée. - M.-C.Barrault: Je me suis souvent posé la question, comme dans tous les drames qu'on voit tous les jours.
Quel est le pire, comme position? Etre la maman d'une victime ou la maman d'un bourreau? L'autre question, qu'est-ce qu'on fait quand son enfant fait l'impensable?
Je pense vraiment, en tant que maman, que l'amour pour un enfant est indéfectible, quelles que soient les horreurs qu'il peut faire. On est conscient, mais on continue à aimer. A la fin du film, quand il lui dit: "Tu ne m'aimes plus, je ne peux pas le supporter." Elle hurle: "je t'aime".
Elle fait un grand chemin entre ses certitudes, à la fois des certitudes de mère, des certitudes sociales. Ca correspond à une position sociale d'être la mère d'un prêtre. C'est une femme de foi.
Elle fait un chemin incroyable. Elle est en empathie totale avec les victimes. - A.-E.Lemoine: Ce rôle, il vous était absolument essentiel de le jouer.
Vous avez menacé le producteur. - M.-C.Barrault: Quand il m'a dit qu'il avait acheté les droits du livre... "Si tu le donnes à une autre actrice, ta vie est en danger." Vous imaginez quand même, à l'âge que j'ai, arriver à des rôles qu'on n'a pas déjà faits qui sont sont de cette ampleur, c'est pas évident.
C'est pas tous les jours. Ca apporte énormément de choses, de questions. J'ai la foi.
Il n'y a pas que la foi religieuse. Il y a la foi en des choses, dans les valeurs de la vie. Toutes ces questions qui sont là...
Ca a du sens de faire un film comme celui-ci. Je pense que les gens qui vont le regarder vont ressentir quelque chose. C'est pas juste "la télé".
Il y a un engagement de notre part et de leur part aussi. - A.-E.Lemoine: Ca aborde évidemment un sujet brûlant d'actualité.
Les crimes sexuels ont longtemps été couverts par l'Eglise. Vous êtes croyante. Vous avez rencontré l'abbé Pierre peu avant sa mort.
Vous vous êtes littéralement effondrée lorsque vous avez appris les abus qu'il avait commis. - M.-C.Barrault: Il avait dit la messe.
On avait passé l'après-midi ensemble. J'avais l'impression d'être comme les premiers chrétiens qui avaient rencontré le Christ. Tout ce qu'il a fait de bien est bien.
Mais ça m'a fait un choc de découvrir la vérité. - A.-E.Lemoine: Et le silence de l'Eglise. - M.-C.Barrault: Je peux le dire haut et fort.
Le silence de l'Eglise...
Ils savent, la plupart du temps. Dans le film, on comprend bien qu'ils savent. L'évêque dit: "On va vous envoyer au plus loin des enfants." Ils savent, mais ils couvrent.
Il n'y a pas que l'Eglise. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Ce n'est pas la première fois que vous interprétez une femme pieuse, et pas qu'un peu.
Je pense à l'adaptation de Claudel par Alain Cuny. - M.-C.Barrault: Je faisais une religieuse qui enlevait un bébé. - A.-E.Lemoine: C'était pas très catholique. - P.Lescure: Ca s'appelle "L'enlèvement".
On a le dialogue avec une de vos consoeurs. - Je n'appartiens plus à votre petite famille. - Si Dieu vous entendait! - Dieu, je le connais, je l'ai vu.
Son visage est terrible. - Vous ne savez pas ce que vous dites. Dieu n'est que bonté pour nous. - Non.
Dieu est amour. - P.Lescure: Vous l'avez évoqué avec Babeth.
Votre foi catholique a amené pas mal de cohérence dans vos choix de pièces et de films. - M.-C.Barrault: Oui.
Je pense que la cohérence, c'est ce que je cherchais toute ma vie, comme actrice. Avoir une cohérence entre ma vie de femme, de mère, d'amoureuse, que tout se conjugue en même temps. Que je ne sois pas écartelée...
J'ai été amenée à jouer des rôles qui enrichissaient ma vie personnelle et qui répondaient à des questionnements dans ma vie personnelle. Sur les plans, c'est assez jouissif. A l'âge que j'ai, très vénérable... - A.-E.Lemoine: Le 21 mars, vous fêterez votre anniversaire. - M.-C.Barrault: Je sens une cohérence dans mon existence qui me fait être une vieille dame très joyeuse. - P.Lescure: On le voit sur votre beau visage. - M.-C.Barrault: Le rôle que vous tenez dans "La Maman du bourreau" à été salué du Grand prix d'interprétation féminine au Festival Polar de Cognac.
Vous plaisantez là-dessus. Cette récompense vous est chère. C'est à Cognac que j'ai rencontré Roger Vadim.
Notre couple est né à Cognac. Ca a du sens pour moi. - A.-E.Lemoine: Ce prix a de l'importance.
Vous dites que vous n'êtes pas une actrice à diplômes. Vous avez une carrière époustouflante, une nomination aux Oscars. - M.-C.Barrault: On fait de la cuisine.
La nomination aux Oscars pour "Cousin, cousine"...
Il a fallu que ça vienne de l'au-delà. - A.-E.Lemoine: D'outre-Atlantique. - M.-C.Barrault: Je ne suis pas très intéressée par tout ça.
La plus belle récompense, c'est que quelqu'un vous appelle en disant: "Je voudrais que vous tourniez dans mon prochain film ou que vous jouiez ma prochaine pièce." Ca dépasse tout. - A.-E.Lemoine: Vous restez toujours partante pour ce qu'on vous propose, dans la limite du raisonnable? - M.-C.Barrault: Oui. - A.-E.Lemoine: Vous dites toujours oui? - M.-C.Barrault: Je ne dis pas oui à tout.
D'une manière générale, je suis toujours partante. Derrière le oui, il y a de la vie, de la curiosité. Il y a des rencontres.
Le "non", ça vous restreint beaucoup. Quand on me demande de venir à "C à vous", vous dites oui. - L.Sénéchal: Vous avez dit oui au théâtre aussi.
Vous jouez le rôle d'une chercheuse spoliée dans sa découverte de la trisomie 21 et vous partagez la scène avec votre petite-fille. C'est Marie Toscan. On a retrouvé une archive.
Marie Toscan avait 4 ans. - Bonjour, mon amour. - Arrête! - Il y a une grande complicité entre elle et moi.
On a la même forme d'énergie et de curiosité. ... - L.Sénéchal: Vous étiez jeune grand-mère.
C'est un métier, un milieu, que vous savez cruel. Vous avez eu un peu peur pour elle? - M.-C.Barrault: C'est un métier difficile, mais si on est fait pour ce métier, il n'y a pas plus beau. - A.-E.Lemoine: Comme on le sait? - M.-C.Barrault: Il faut se lancer.
Il faut le sentir. J'avais 7 ans. A l'âge qu'avait Marie, je savais déjà que je serais actrice.
J'ai jamais imaginé faire autre chose. Si on m'avait dit de faire autre chose, j'aurais été bien embêtée. Une fois qu'on a cette certitude, parce que c'est quand même un métier très dur, même à l'âge que j'ai, les doutes sont là.
En même temps, la certitude qu'on est fait pour ça...
Comme c'est un métier très particulier, on ne fait pas ça par hasard. On ne le fait pas en disant "je pourrais faire de la biologie, peut-être actrice". Non.
Les parents qui disent: "Elle va être actrice, mais on va la laisser faire des études..." Ca ne sert à rien.
Il faut faire des études, c'est bien, ça donne de la culture générale, mais si on est fait pour être actrice, il n'y a pas de pis aller. C'est acteur ou rien. - A.-E.Lemoine: Dans ce téléfilm à voir demain sur France 2, il y a 2 incroyables acteurs, il y a vous, et il y a L.Stocker.
C'est demain sur France 2 à 21h. C'est déjà disponible. - M.-C.Barrault: A l'époque, on faisait un film qui passait...
Une semaine avant, une semaine après, on peut le voir. Tous les retours...
J'ai des messages toutes les 2 heures sur mon téléphone. "C'est génial, extraordinaire". - A.-E.Lemoine: On a des champions à vous présenter ce soir.
Vous restez avec nous. D'ici là, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Si vous aimez Maigret et G.Simenon, vous allez foncer voir à partir de demain... "La Maman du bourreau" est sur la plateforme.
On peut aussi aller au cinéma. "Maigret et le mort amoureux", que P.Bonitzer a adapté du roman.
Si vous êtes jeune et que vous avez juste aperçu 1 G.Simenon ou 2 qui traînaient chez vos grands-parents, allez-y aussi. Vous aller l'adopter.
Après P.Renoir, J.Gabin, G.Depardieu, J.Richard, c'est D.Podalydès qui enfile le manteau d'un commissaire Maigret et qui enquête sur la mort d'un ancien ambassadeur retrouvé assassiné dans le 7e arrondissement et découvert par sa domestique. - Commissaire Maigret, je dois vous avertir que l'affaire est sensible.
La victime n'est pas n'importe qui. C'était l'un de nos plus brillants ambassadeurs. - Vous n'avez pas appelé la police? - Je devais d'abord prévenir le ministère.
C'est ce que ma conscience m'a dicté. Je suis suspecte? - P.Lescure: C'est l'immense talent de D.Podalydès, de la Comédie-Française.
Denis a dit oui à P.Bonitzer. Tous les 2 ont travaillé sur un Maigret moins épais que ses prédécesseurs. - D.Podalydès: C'est une question de mise en scène.
On en a discuté avec Pascal. J'étais très surpris de la proposition. J'avais l'image de tout le monde, un Maigret massif.
On s'est mis d'accord d'avoir la pipe, le chapeau. Ca m'aidait. Je suis entré.
Pascal m'a donné son manteau. Quand j'ai mis ce manteau, on s'est regardés et j'avais le chapeau. J'avais la pipe.
Il était d'accord. C'est bon, on l'a. - P.Lescure: P.Bonitzer, quelques modifications par rapport au roman.
Il a réussi à rapprocher Maigret de nous aujourd'hui. Moins massif, mais effronté. - Ce côté effronté existe dans le personnage de Simenon, mais il est un peu en sourdine.
Avec Denis, j'ai fait sortir un peu cette effronterie. Il est quelquefois un peu limite agressif, dans ses interrogatoires. Anne Alvaro est elle-même un peu effrontée dans le rôle. - P.Lescure: Plus culottée, si j'ose dire, comme la domestique, ce qui donne un temps de jeu qui a séduit Alvaro et Podalydès. - Il y a eu 5 coups de feu, ça fait beaucoup de bruit? - Je vous demande pardon? -5 coups de feu, ça fait quand même beaucoup de bruit.
Qui sont les voisins? - En dessous, c'est des bureaux d'avocats. Il n'y a personne la nuit.
Au 3e, une société de conseils. Pareil. - Vous avez un autre domicile? - Non. - L'appartement va être mis sous scellés.
Vous allez devoir trouver un autre endroit tant que dure l'enquête. Vous avez bien compris? - Je suis sourde, pas idiote. - P.Lescure: C'est à peu près le ton sans arrêt entre eux.
On est à peu près en 2006 dans le film. Le bouquin a été écrit en 1960. Dans le film, le Quai des Orfèvres est encore là.
Le portable est déjà là, mais à clapet. Maigret est alors un homme du XXe siècle qui découvre et s'adapte plus ou moins au XXIe siècle. - D.Podalydès: Pascal tenait beaucoup à ne pas le retourner dans les années 50 ou 60, mais à ce que ce soit un Maigret d'aujourd'hui, pas d'aujourd'hui même, mais pas loin de nous.
Qu'on puisse être contemporains de Maigret, sans avoir l'impression d'aller au Musée Grévin ou dans une carte postale. On est au début du XXIe siècle avec un personnage du XXe siècle qui rencontre des caractères qui sont quasiment au XIXe siècle. - P.Lescure: Vous disiez que vous souhaitiez retravailler avec...
D.Podalydès a dit qu'il avait pris un plaisir de dingue. Ca sort demain en salle. - A.-E.Lemoine: Vous irez dès lundi prochain.
Ca donne très envie. C'est beaucoup plus qu'une médaille olympique, c'est un exploit, du jamais-vu, dans l'histoire de la danse sur glace. Un couple a décroché l'or après à peine plus d'un an de carrière en commun.
Quand on sait qu'il faut entre 10 et 15 ans pour former des champions olympiques, leur défi paraissait impossible. Ils l'ont fait. ... - Ils sont champions olympiques!
Ils l'ont fait! - A.-E.Lemoine: Il y a 6 jours, G.Cizeron est devenu le 1er patineur sacré au Jeux en danse avec 2 partenaires différentes.
En 2022 à Pékin avec G.Papadakis, qui a mis un terme à sa carrière depuis. En 2026 avec sa meilleure amie, L.Fournier Beaudry.
Ils sont tous les 2 nos invités. Bonsoir. Bienvenue.
Bravo. Il n'y a pas la ferveur de Milan. Bravo. - M.-C.Barrault: Je n'aurais jamais imaginé être à vos côtés. - A.-E.Lemoine: Vous pouvez toucher les médailles. - G.Cizeron: C'est lourd.
Je l'ai bien attachée. - A.-E.Lemoine: Vous nous avez fait vibrer.
Nous et les 6 millions de Français qui ont suivi en direct votre prestation, votre sacre olympique. 6 millions de Français et une Américaine. C'était Madonna.
Madonna s'est félicité sur l'un de ses titres "Vogue". La fée de la pop se penche sur vos patins. Ca porte chance. - G.Cizeron: Je crois.
Après ça, on se dit qu'on peut mourir. On a atteint notre objectif. - A.-E.Lemoine: Le programme court était sublime.
Il y a eu le programme libre, dans lequel vous nous avez époustouflés. Ce que vous avez réalisé est d'autant plus beau que ça paraissait impossible. Vous avez fait mentir des générations de spécialistes de danse sur glace.
Ils ont dû ravaler leurs commentaires. Les Américains et les Canadiens, vos principaux concurrents, avaient au moins 15 ans d'ancienneté ensemble. Quand Guillaume vous a proposé ce défi, reprendre la compétition avec vous, vous l'avez pris pour un fou? - L.Fournier Beaudry: Un peu.
C'était une idée très folle. J'ai été extrêmement surprise de voir qu'il voulait reprendre la compétition après 3 ans d'absence. Je suis vraiment très contente qu'il ait eu cette idée. - A.-E.Lemoine: Il y croyait.
Il a eu raison? - L.Fournier Beaudry: Oui.
Il me dit souvent "je te l'avais dit". - A.-E.Lemoine: Avant de faire cette proposition à Laurence, vous pensiez que votre carrière était derrière vous? - G.Cizeron: Pendant un moment, oui.
J'étais prêt à laisser les patins dans le garage. - A.-E.Lemoine: Vous aviez faim de compétition? - G.Cizeron: Je pense que oui.
Je n'étais pas prêt à arrêter de patiner. Le sentiment de m'entraîner à haut niveau me manquait. C'est pas pareil, de faire des spectacles.
Il y a un sentiment particulier de se sentir à son meilleur. - A.-E.Lemoine: Ca aurait été du gâchis?
Vous pensez que Guillaume est le meilleur patineur au monde? - L.Fournier Beaudry: Pour les gens qui ne connaissent pas le patinage, je pense qu'on peut même le voir, que c'est le meilleur patineur.
Tout le monde l'admire. Il a des qualités qui excèdent tout ce qu'on pourrait imaginer. - A.-E.Lemoine: Arrêtez de lever les yeux au ciel.
Accueillez les compliments. Perfectionniste, capable de répéter 100 fois le même geste. Il faut parfois lui dire "arrête, Guillaume". - G.Cizeron: J'ai trouvé mon égal. - A.-E.Lemoine: Vous êtes aussi perfectionnistes l'un que l'autre? - G.Cizeron: J'ai trouvé pire que moi. - L.Fournier Beaudry: C'est comme ça qu'on s'est découverts.
C'est un 2e moi-même. - G.Cizeron: Quand on a commencé à travailler ensemble, on s'est dit "mon Dieu, c'est mon miroir". - A.-E.Lemoine: Vous avez tout vécu séparément.
Tout d'un coup, vous avez tout vécu à nouveau. Une 1re fois, toutes les 1res compétitions ensemble, comme si vous étiez des débutants. Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir une 2e chance.
Votre vraie 1re fois à vous, Laurence, c'est d'être montée sur la première marche du podium olympique et d'avoir chanté "La Marseillaise" par coeur. Vous connaissez absolument toutes les paroles. La nationalité française, vous l'avez eue 3 mois avant ce sacre.
Vous connaissiez les paroles depuis un certain temps? - L.Fournier Beaudry: Je les ai apprises par coeur avant d'obtenir la nationalité.
J'avais hâte de la chanter sur le podium. J'avais le pressentiment que ça allait se passer. A l'entraînement, on a chanté plusieurs "Marseillaise". - G.Cizeron: On l'a visualisé. - A.-E.Lemoine: Vous l'aviez bien en tête. - L.Sénéchal: Vous êtes d'origine canadienne.
Une partie de votre famille vit en France. Votre grand-père est installé dans la Loire. ... - L.Sénéchal: Il paraît que quand il est dans les gradins, on ne voit que lui. - L.Fournier Beaudry: Parce qu'il a un manteau vert fluo.
Quand on le cherche, on sait qu'il est là. - A.-E.Lemoine: Il n'est pas venu à Milan. - L.Fournier Beaudry: Il nous a suivis toute la saison.
Il est tellement, fier, tellement content. C'est notre plus grand fan. - L.Sénéchal: Il veut aussi devenir français. - L.Fournier Beaudry: Il avait commencé son dossier légèrement avant moi.
Je crois que je l'ai inspiré. Je crois qu'il est un peu jaloux. - A.-E.Lemoine: Vous avez une nouvelle très grande famille, Guillaume. - G.Cizeron: Une famille adoptive québécoise. - A.-E.Lemoine: Vous étiez amis depuis que vous aviez 13 ans.
Jamais, avant ça, vous n'aviez pensé à danser ensemble? Chacun a vécu sa vie et a fait son chemin jusque-là? - L.Fournier Beaudry: Quel temps on a perdu! - A.-E.Lemoine: Vous vous rendez compte tous les titres! - G.Cizeron: Je pense qu'on est devenus très bons amis quand j'ai déménagé à Montréal en 2014.
On a vécu nos carrières parallèlement. On était toujours un peu fourrés ensemble en compétition. On mangeait ensemble, on débriefait ensemble.
De nos vies parallèles...
Ca nous est jamais venu à l'idée. C'était même pas envisageable à ce moment-là. On était très bien dans nos partenariats respectifs. - A.-E.Lemoine: Jusqu'à ce jour de décembre ou novembre 2024.
Tout a changé. - E.Tran Nguyen: Quand on lit la presse, il y a beaucoup de mentions sur votre physique, le physique athlétique lors de ces Jeux.
Ce corps, vous avez mis des années à l'accepter. Ca vous a valu des phases de boulimie, d'anorexie. J'en parle parce que vous en avez parlé.
C'est d'ailleurs ce qui vous a aidée? - L.Fournier Beaudry: Quand j'ai grandi, j'avais pas vraiment d'exemple à voir en tant qu'athlète.
Me sortir de tous ces épisodes, d'être dans une phase où je suis très heureuse dans mon corps et dans ma tête, j'espère qu'avec les résultats qu'on a, on va être capables de réussir. C'est important d'être en santé pour être capable d'accomplir le sport qu'on fait et d'avoir une belle vie par la suite. - A.-E.Lemoine: Il y a une pression sur les femmes.
Elles sont ou trop minces ou pas assez minces ou pas assez musclées ou trop musclées. C'est quand même aberrant encore aujourd'hui. Cette pression existe. - G.Cizeron: Elle existe.
Un sport jugé, un sport artistique, je pense qu'on commence à évoluer tranquillement vers un sport plus sain. Je pense qu'il y avait une culture très prenante avec des choses malsaines, intégrées. Je pense que tranquillement, grâce à des gens comme Laurence qui ont réussi à être bien, sans nécessairement se conformer à ce qu'on attendrait de nous, d'elle...
Je pense que ça fait changer tranquillement les mentalités. - L.Fournier Beaudry: Je crois qu'on est tous sensibilisés, dans la société.
Les fédérations vont plus entourer les entraîneurs et les équiper d'outils et de spécialistes qui vont faire une bonne équipe autour des athlètes. Ca aide à faire avancer les choses. Ca aide à faire en sorte que tout le monde soit bien, qu'ils vivent une belle carrière et une belle après-carrière. - A.-E.Lemoine: Ce titre de champions olympiques, vous le savourez.
Les derniers mois ont été secoués et émotionnellement compliqués l'un et pour l'autre. Votre ex-partenaire, Laurence, est accusée et sous le coup d'une enquête pour agression sexuelle. G.Papadakis, elle, a publié un livre 3 semaines avant les Jeux.
Elle évoquait le sentiment d'emprise qu'elle ressentait. Ces critiques sévères et ces moments compliqués, vous les avez vécus comment? Vous y répondez comment? - L.Fournier Beaudry: On est des êtres humains.
Ce n'est jamais facile de faire face à des critiques. On est très bien entourés. On avait décidé de se faire une belle bulle pour les Jeux.
On l'a fait pour le plaisir, pour se rappeler l'amour qu'on a pour notre sport ainsi que les valeurs qu'on veut véhiculer dans la vie. On a réussi à bien vivre notre expérience olympique. - A.-E.Lemoine: Les ponts sont rompus avec Gabriella? - G.Cizeron: Oui...
Comme Laurence l'a dit, ce ne sont pas des moments qui sont faciles. Je pense qu'on savait pourquoi on reprenait. On voulait avant tout prendre du plaisir sur la glace.
On nous avait prévenus. Je savais qu'il y avait avoir des obstacles. Dans la balance, le plaisir qu'on a pris tous les jours durant l'entraînement a pesé plus lourd que le reste.
Je pense que c'est ça qu'on retient. Il y a cette médaille, mais le but, cette année, c'était de se faire plaisir. C'était très thérapeutique, je dirais, notre approche.
On a redécouvert la glace ensemble, notre amour du sport ensemble. Ca nous a fait beaucoup de bien de pouvoir vivre cette aventure ensemble. - A.-E.Lemoine: Vous restez avec nous? - M.-C.Barrault: Les médailles ne sont pas en chocolat. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, Emilie. - E.Tran Nguyen: Les athlètes et les Jeux, on peut les suivre sur France Télévisions.
Quand on veut un peu les coulisses, sentir l'ambiance qui règne, il faut aller sur les réseaux sociaux. Certains athlètes, comme de vrais influenceurs, partagent leur quotidien. "Influenceur"...
Guillaume, vous avez 273 000 abonnés sur Instagram. C'est pas mal. Tout ce monde peut vous voir vous entraîner, même dans les coulisses d'une interview de RMC.
Je ne sais pas si vous avez fait la même chose dans les loges de "C à vous". Vous vous entraînez quand même. Pendant les Jeux, il n'y a pas que le sport.
C'est la découverte des autres cultures, des autres langues...
C'est aussi ça, l'avantage. Vous êtes québécoise. Vous avez fait ce petit battle linguistique et très pédagogique pour nous avec un comparatif des vocabulaires français et canadiens, qu'on peut écouter. ... - Vous allez à la guerre avec la voiture? ... - E.Tran Nguyen: Il y a encore du boulot...
Autre solidarité entre nationalités: France-Norvège. Avant de s'affronter sur la piste, les Bleus ont affronté leurs plus gros challengers, les Norvégiens, à Fifa. La Française L.Jeanmonnot va apprendre à sabrer le champagne à une athlète norvégienne.
Ils vont faire la fête ensemble. C'est ça aussi, les Jeux. A Milan, en Italie, la découverte des cultures...
Il y avait une grosse attente sur les pâtes. L'Italie ne pouvait pas rêver mieux qu'une autre patineuse de vitesse qui a goûté toutes les pâtes. ... - E.Tran Nguyen: C'est les pâtes, le secret pour obtenir la médaille d'or.
Elle forme un couple très influent avec l'influenceur J.Paul. Il a été très ému lors de la victoire de sa fiancée.
Rien que pour le geste qu'elle a fait de dézipper sa combinaison, elle aurait empoché 1 million de dollars de la part de la marque. Un parcours qui nous a donné des suées en la suivant sur les réseaux sociaux, c'est le compte de P.Laffont.
Voici ce qu'elle partageait sur les réseaux sociaux il y a un an et demi. On la voyait sur béquilles avec l'interdiction de poser le pied à terre à cause d'une blessure au tibia. On l'a vue s'entraîner à fond.
Elle a remporté le bronze avec quelques semaines d'entraînements au compteur. Ca a été un exploit qu'on a célébré avec de la joie et de l'insouciance. ... - A.-E.Lemoine: P.Laffont, c'est la skieuse spécialiste des bosses la plus titrée de l'histoire. 9 globes de cristal, 6 titres de championne du monde et, désormais, 2 médailles olympiques.
Elle est notre invitée, ce soir. Bonjour. 3 médailles sur le plateau! - P.Laffont: On se refait la bise. - A.-E.Lemoine: Bonjour.
On est ravis de vous recevoir. La meilleure façon de célébrer une victoire, c'est de prendre le toboggan à la piscine? - P.Laffont: Je suis une grande enfant.
J'avais besoin de célébrer cette médaille. C'était pas une grosse fête en boîte de nuit, mais dans le toboggan. - A.-E.Lemoine: Ca ne rouille pas, une médaille? - P.Laffont: Dans quelques jours, je pense.
Elle a quelques petits pocs dus au toboggan et à tout ce qu'elle a vécu. - A.-E.Lemoine: Je trouve que se plonger dans ce toboggan était une belle métaphore de l'ascenseur émotionnel que vous avez vécu et que vous nous avez fait vivre mercredi dernier.
On regarde les images. - Allez, Perrine. Tu as tout gagné jusqu'en 2021.
Il faut aller chercher du bon ski. C'est le cas? Pour le moment. - Elle est sortie! - Incroyable scénario!
Médaille de bronze surprise de P.Laffont sur cette faute incroyable. Elle a craqué sous la pression! - A.-E.Lemoine: En fait, vous ne gagnez cette médaille de bronze "que" grâce à la chute de la favorite.
Vous pensiez que c'était plié. Vous aviez rangé vos skis. - P.Laffont: Toute la journée, elle était tellement sereine.
Je l'avais vue au départ. Elle rigolait. Pour nous, c'est comme un robot.
Elle n'a jamais d'émotions. Quand ses runs sont posés, c'est de A à Z. Je pensais que j'avais terminée 4e.
C'est trop dur de la regarder gagner cette olympiade et cette médaille. Je prenais mes skis et je partais...
C'est l'Américaine qui me retient et qui me dit "reviens". "J'ai une médaille, ça y est!" - A.-E.Lemoine: Cette compétition a été éprouvante pour vous et les téléspectateurs.
Elle l'a été pour votre grand-père, André. Lui, il a confié que son coeur n'avait jamais connu un tel palpitant. Il est passé par toutes les émotions. - P.Laffont: A chaque fois, il me remercie.
Il me dit: "C'est grâce à ça que je garde la forme." Ils ont fait 12 heures de route pour venir me voir en Italie et pour vivre ces moments. Pour eux, c'est vraiment important d'être là.
Pour moi aussi. - A.-E.Lemoine: Il y a André et son épouse, Pierrette.
Elle, elle commente les épreuves. - P.Laffont: Elle connaît tout par coeur.
Avant chaque compétition, elle imprime les listes de départ, les horaires, les concurrentes...
Elle a tous les articles de presse. C'est ma plus grande fan. - A.-E.Lemoine: Tout ça en étant blessée 2 mois avant la compétition.
Entre Laurence et Guillaume qui commencent à patiner un an avant et vous... - P.Laffont: Il faut que les histoires soient belles.
Il faut qu'il y ait un peu de piment derrière. C'est ce qui est beau dans le sport. C'est ce qui fait que vous ressentez autant d'émotions que nous, avec tout le parcours qu'il y a derrière.
C'est pour ça que le sport est beau. - A.-E.Lemoine: Vous avez beaucoup de petits-enfants, avec tous ces champions olympiques... - M.-C.Barrault: Non.
Je les soutiens, maintenant. - P.Lescure: On a pu vous voir, Perrine, jouer au "Dobble". - P.Laffont: C'est devenu viral. - L.Sénéchal: Pour jouer avec vos petits-enfants. - P.Laffont: On a énormément de temps d'attente entre les entraînements et après notre passage.
C'est très dur, mentalement, de ne pas penser à 150 000 choses. Jouer à ça, ça me permet de me recentrer et de focaliser mon cerveau sur quelque chose. Il faut que je réussisse parce qu'après, je me dis que je ne suis pas réactive.
Là, j'avais fait un bon score. - L.Sénéchal: Vous n'auriez pas fait un bon score, vous n'auriez pas eu de médaille? - P.Laffont: Je pense que oui. - A.-E.Lemoine: Guillaume, vous jouez à quelque chose dans les vestiaires? - G.Cizeron: Euh...
Non. Pas vraiment. - P.Laffont: L'attente peut aller jusqu'à 35 minutes, des fois. - G.Cizeron: Nous, vu qu'on passe à la fin on a de l'échauffement...
On a 40 minutes derrière le rideau... - A.-E.Lemoine: Vous faites quoi? - L.Fournier Beaudry: On marche... - M.-C.Barrault: Moi, je fais des sudoku. - A.-E.Lemoine: Vous croisez le regard de vos principaux concurrents, notamment du couple américain favori? - L.Fournier Beaudry: Tout le monde reste bien dans sa bulle.
Tout le monde regarde bien droit devant. Nous, on s'échange des regards. On commence à connecter derrière les rideaux. - G.Cizeron: Il nous faut un coin tranquille.
On va se cacher quelque part. - A.-E.Lemoine: On parlait des blessures.
J'ai vécu en apnée votre prestation, parce qu'au fur et à mesure qu'avancait votre prestation, votre genou saignait de plus en plus, Laurence. Vous avez finie le genou en sang. Vous aviez l'air de vous en ficher, Guillaume. - L.Fournier Beaudry: C'est très superficiel.
On a des éléments dans le programme qui s'appellent des glissades. On glisse sur les genoux. La qualité de la glace n'est pas forcément à son meilleur.
Il se peut que ça fasse des égratignures. Ce n'était pas douloureux. - A.-E.Lemoine: Je disais devant ma télé: "Guillaume, elle saigne, Laurence." Vous ne m'avez pas entendue. - L.Sénéchal: On parle du curling.
C'est un sport olympique depuis les JO de Chamonix, de 1924. Démonstration avec la mascotte américaine des Jeux: Snoop Dogg. ...
Vous l'avez croisé, Snoop Dogg. - P.Laffont: Il m'a donné un pin's et les gens sont devenus fous et jaloux.
Il a été très cool. Ils ne l'ont pas mis dans la piste de bosses. Il aurait perdu son dos, ses genoux et toutes ses vertèbres. - L.Sénéchal: Vous l'avez, le pin's? - P.Laffont: Je l'ai dans mes affaires. - B.Chameroy: Je vais le chercher. - L.Sénéchal: Au curling, les pays nordiques sont les plus doués.
Au Canada, le curling est une tradition. Les bébés participent. Ils sont fous de curling.
Leur équipe est dans la tourmente. Il y a eu des accusations de triche et des insultes échangées en pleine épreuve. Le curling soulève les passions, même chez ceux qui ne s'y intéressaient pas avant les Jeux. - L.Sénéchal: Il y a des stars insoupçonnées.
Un monsieur mouille la glace pour la rendre à nouveau lisse comme du verre. Comme il fait une sorte de moonwalk, c'est devenu une star. C'est une vedette grâce à son geste particulier.
Les gens deviennent dingues de curling. Ils en font chez eux, dans le salon avec des robots aspirateurs. On voit des vidéos comme ça de partout, ou alors dans la cuisine avec des ustensiles. ... - M.-C.Barrault: J'ai pas bien compris le jeu... - E.Tran Nguyen: Je vous rassure, moi non plus. - A.-E.Lemoine: Ca sert à faire avancer. - L.Sénéchal: Ca peut faire avancer. - M.-C.Barrault: Ils ne touchent pas la pierre? - L.Sénéchal: Non.
Il y a même des mamies en Italie qui se passionnent pour ce sport, qui s'amusent...
Même les casseroles peuvent faire office de pierre à curling. Les enfants de choeur jouent au curling dans les églises. ... - L.Sénéchal: C'est miraculeux.
On peut faire du curling humain. Ce sont des catcheurs américains qui s'amusent grandeur nature. A l'ère de l'IA, on invente n'importe quoi.
Voici le curling au jambon de Bayonne. - Le jambon de Bayonne s'élance. La coordination est parfaite...
Ca frotte...
La tradition française au service de la performance. - L.Sénéchal: Le curling, c'est un truc énorme au Canada? - L.Fournier Beaudry: Oui.
C'est assez populaire. Moins que le patinage artistique. - A.-E.Lemoine: Le ski et le patinage artistique ont explosé tous les records d'audiences sur France Télévisions.
Il y a eu une adhésion des Français. On attend avec impatience les Jeux de 2030, n'est-ce pas? - P.Laffont: C'est ça qui est beau aux Jeux.
C'est une belle promotion des sports d'hiver, qu'on voit moins sur les chaînes normales tout au long de l'année. Grâce aux Jeux, il y a plein de vocations. On a des messages de petits enfants qui font du ski, qui essayent... - A.-E.Lemoine: Je vous propose de passer à table.
Vous avez trouvé le pin's? - B.Chameroy: Je n'ai pas osé fouiller dans le sac.
Je peux y retourner. - A.-E.Lemoine: Installez-vous.
On assiste à un moment singulier dans "C à vous". M.-C.Barrault a kidnappé Laurence.
Je vous prie de m'excuser. Il y a une émission qui se déroule. - P.Laffont: Je ne vous ai pas menti. - A.-E.Lemoine: C'est un menu anti-inflammatoire.
On s'est dit que vous auriez des courbatures. On est ravis de votre petite contribution. On a un petit bout de la médaille. - M.-C.Barrault: C'est ravissant. - A.-E.Lemoine: Un mot sur vos débuts, Guillaume.
A 6 ans sur des patins à glace, c'est jeune. C'est trop mignon. Très vite, vos premiers pas dans la compétition.
On ne peut pas se lasser de ces images. ... *-Premiers et champions de France: G.Papadakis et G.Cizeron! - A.-E.Lemoine: C'est tellement mignon.
Avec des rêves d'olympisme, déjà? - G.Cizeron: Pas du tout.
C'est arrivé très tard. - A.-E.Lemoine: Ce que vous préfériez, au début, c'était de tomber. - G.Cizeron: Oui.
J'aimais bien être par terre. Mon père venait me chercher à l'entraînement et j'étais mouillé de sueur et de glace fondue. A l'époque, à cet âge-là, on ne rêve pas d'olympisme.
J'avais la passion d'être à la patinoire. - P.Lescure: On pourrait presque dire que vous skiiez avant même de marcher.
Dès l'âge de 2 ans, vos parents vous ont mis sur des skis. Dans un documentaire qui date de 2023, votre maman racontait comment elle a tout de suite vu que vous étiez dans votre élément. - Elle chausse ses premiers skis vers ses 2 ans.
Elle skiait bien. A 4 ans, elle prenait déjà des pistes noires. Elle descendait avec son petit style, sa sucette à la bouche et au pouce.
Elle touchait son petit nez avant d'entamer sa descente et c'était parti. Elle avait des yeux pétillants. C'était la joie de vivre, le plaisir. - P.Lescure: A 4 ans, les pistes noires? - P.Laffont: J'étais un peu casse-cou, un peu comme Guillaume, à vouloir me rouler par terre dans la neige.
Ma passion était de perdre mes parents et d'aller en forêt manger mon petit sandwich toute seule, entourée de neige. La montagne, c'est beau. C'est la passion de la glisse, de descendre...
C'est incroyable. - A.-E.Lemoine: Ca donne envie de skier. - M.-C.Barrault: Ca a l'air facile, comme ça. - A.-E.Lemoine: On aimerait être aussi élégant que vous sur des patins.
Merci à tous les quatre d'avoir accepté notre invitation à dîner. Je rappelle qu'il faut être devant sa télévision demain soir sur France 2 pour vous voir, chère Marie-Christine et il y a ce téléfilm, "La Maman du bourreau". Bravo à tous les trois.
On compte sur vous en 2030, en France, chez vous. D'ici là, il y a des championnats du monde. - L.Fournier Beaudry: Dans un mois.
Ca vient très vite. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce que vous faites encore là, allez vous entraîner!
Ils ne sont pas sérieux! Dans un instant, sur France 5, un documentaire sur les secrets des artisans boulangers français. D'ici là, les Actus de Bertrand. - B.Chameroy: Nous sommes le 17 février.
A la une de ce mardi, le Premier ministre Modi reçoit le président maudit. Boosté par son succès à Davos, il est arrivé en simplicité. Musique épique.
Ce ne sont pas les vraies images de son arrivée à Bombay. Elle était un poil moins exaltante. Il a failli se prendre une crampe en tendant le bras dans le vide à Brigitte. "Brigitte". "Voilà".
Il a commencé la tournée par son geste préféré. Il a filé des "namaste" à tout le monde. Retour en France avec les intempéries. 18 départements étaient toujours en vigilance orange ou rouge aux crues.
Les envoyés spéciaux de BFM ont rendu leurs duplex plus cinématographiques. Ils font des entrées de champ. Top!
Entrée de champ! Ca fait vivre le truc. Dispositif exceptionnel sur le canal 15, avec des moyens techniques exceptionnels. - Restez attentifs.
On va vous montrer tout ça dans quelques instants. - Vous vous apprêtez à monter bientôt dans l'hélicoptère. - B.Chameroy: Ca valait le coup de monter dans un hélicoptère, vu le rendu. "Ici, dans l'hélico..." On ne voit rien et on n'entend rien.
Ce soir, nous pensons aussi...
Merci, Lola. Nous pensons aux sinistrés qui peuvent, sur le terrain, compter sur la compassion des envoyés spéciaux. - Vous avez installé des protections pour éviter que l'eau ne rentre dans votre maison, mais elle est quand même arrivée. - B.Chameroy: BFM s'est amusé.
Je ne sais pas ce qui s'est passé dans leur tête, mais ils se sont dit: "Tiens, les crues, c'est matière à blagues." - Tonneins, c'est un peu Venise. - Absolument.
Pour le coup, c'est le cas. - B.Chameroy: A Paris, la Seine est aussi en crue.
Ca a inspiré O.Truchot pour une bonne vanne avec l'IA. - Vous pourriez en profiter pour vous baigner dans cette Seine. - B.Chameroy: Bah oui!
Ils l'ont fait avec de l'IA. N'importe quoi. Ils ont fait de l'IA sur les crues.
Les gars sont fous. Je n'y suis pour rien. C'est BFM...
Je ne peux pas porter tout le malheur du monde sur mes épaules. Votre cave est inondée et un journaliste vient se moquer. - On peut dire que la cave de Régis est aussi en vigilance rouge.
Vous avez 70 cm d'eau. - B.Chameroy: "Vigilance rouge".
Il pourrait dire qu'il avait mis de l'eau dans son vin. Très bon cru, cette blague. Mon préféré reste l'envoyé spécial du Lot-et-Garonne.
Il n'a aucune pitié pour cette jeune fille, coupée du monde depuis plusieurs heures. - On est un peu isolés, sans réseau, sans wi-fi...
Sans batterie... - 5 jours au total, mais 2 heures sans batterie.
C'est ça que tu appelles isolée du monde, 2 heures sans batterie? - B.Chameroy: "Tu n'as pas pu voir des TikTok pendant 2 heures et c'est la fin du monde." La famille a accueilli Josselin.
Il est assez intrusif. - Venez. On est chez Michèle.
Elle nous a accueillis très gentiment. On la surprend un peu au saut du lit. - B.Chameroy: Oui, elle est chez elle.
Il y a de la flotte comme ça dans la cuisine. Elle est en peignoir. Foutez-lui la paix. - Je ne veux pas vous prendre au saut du lit, mais vous pouvez juste nous expliquer ce que c'est que de ne pas avoir d'électricité depuis maintenant une semaine? - B.Chameroy: "Laissez-moi tranquille, monsieur." Si vous voulez une actu, branchez-vous sur LCI, la chaîne du fun.
Un débat entre A.Finkielkraut et M.Houellebecq. - A.Finkielkraut: J'ai peur de me lever trop tard. - La vie semble s'être...
Ils parlent lentement. Rires. - B.Chameroy: Ca va mieux.
Religion, avec ce reportage tourné par nos confrères de France 3 dans une messe en Alsace. *-En tout cas, certains diraient qu'il faut être un peu fou pour s'engager dans une telle aventure. Nous assumons, n'est-ce pas?
Le message religieux est que le Christ a été rejeté alors que pour nous, c'est lui qui avait raison. C'est lui qui donnait un fil conducteur important, qui est cet amour dans le monde. *-Pour nous tous, Seigneur, nous Te confions notre embarquement. - B.Chameroy: Qui a dit que religion et carnaval ne pouvaient pas rimer ensemble?
Nous ne disposons toujours pas des droits de diffusion des Jeux, mais nous pouvons vous faire découvrir ce qui, je l'espère, deviendra la nouvelle discipline olympique, la souchonnade. Les gens balancent des harengs à A.Souchon.
C'est parti! Bien joué! Bravo, Alain.
Médaille d'or! Il est possible qu'on ait diffusé l'image dans le sens inverse pour encore plus de fun. Le carnaval, c'est aussi de la musique avec des tambours pour l'ambiance.
C'est moins bien pour le duplex. *-Vous pouvez nous décrire l'ambiance? Le son autour est très bruyant. - B.Chameroy: "Une réponse, peut-être, madame." Un événement majeur a débuté ce week-end: la Fête du citron à Menton.
Si vous êtes dans le coin, à tout moment, vous pouvez être casté par l'équipe de "Questions pour un champion". - Ces citrons sont venus d'où? - Ils sont venus en 1600. - L'IGP? - Quand ça a été lancé? - En 1924... 1934. - Combien vous étiez, à l'heure actuelle?
Le nombre d'agriculteurs... - 110. - B.Chameroy: C'est après le chrono.
Les équipes et d'ICI PACA ont mis le paquet. - On poursuit avec la Fête du citron. - B.Chameroy: Qu'est-ce que ce serait si elle avait eu l'hélico de BFM?
Tout le monde en parle...
C'est "Mardi suprême", notre tradition du mardi. P.de Villiers est en grande forme, prêt à clasher tout le monde.
Musique tectonique. - Merci d'être avec nous. Cher Philippe, bonsoir. - Bonsoir à tous.
C'est pas sérieux. C'est horrible. - Je voudrais qu'on écoute la réaction d'un certain H.Guaino. - Euh...
C'est pas... - Quel bonheur, ces archives. - Je suis en plein accord avec H.Guaino.
Il bafouille. Ce que je disais à mon petit-fils hier soir: "Ce Premier ministre en bout de course qui parle de grotesque...
Parce que c'est lui qui est grotesque." - Un grand merci, P.de Villiers pour cette émission. - J'ai l'âge que j'ai.
Un jour, vous allez me ramasser et je serai dans une chambre, en face d'une blouse blanche. - Nous y reviendrons dans quelques instants. - Merci. - B.Chameroy: L'info continue demain.
Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup à nos champions!
Merci à tous les trois. On avait 3 des 16 médaillés français à ces Jeux. La France a battu son record des dernières olympiades.
Merci, Marie-Christine. Si vous voulez bien vous tourner...
Michel Fournier