Alain Joyandet : « Saint-Pierre-et-Miquelon c’est la France »
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Est-ce que dans ce contexte de tension internationale il y avait nécessité qu'Emmanuel Macron aille à Saint-Pierre-et-Miquelon réaffirmer que l'archipel est un territoire français ?
- 0:46OuverteRéponse directe
Quelles sont les trois dimensions de ce voyage selon vous ?
- 1:28OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous la carte publiée par Donald Trump où Saint-Pierre-et-Miquelon n'apparaît plus comme français ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Quels sont les enjeux géopolitiques de cette visite pour la France ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a déclaré que Saint-Pierre-et-Miquelon est français sans débat. En quoi ce territoire est-il stratégique ?
- 4:02OuverteRéponse directe
M. le sénateur, en quoi Saint-Pierre-et-Miquelon est un territoire stratégique pour la France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:20Fait
« On est dans le nord-atlantique et c’est quand même un territoire tout à fait singulier pour notre rayonnement. »
- 4:30Chiffre
« Le territoire, je rappelle qu’on est à quelques encablures du Canada, 25 kilomètres, 28 kilomètres, 4800 kilomètres de la France. »
- 5:27Fait
« L'Europe est en train de se rabougrir. On voit bien que les membres historiques de l'Europe ne sont pas tous sur la même ligne. »
- 6:53Fait
« La doctrine dite Monroe, une doctrine qui date de 1823 et qui dit aux Européens « Vous êtes gentils mais à partir de maintenant, le continent américain n'est plus votre terrain de jeu ». »
- 8:17Fait
« Quand j'ai eu l'honneur de participer au gouvernement, on parlait à M. Poutine. »
- 8:59Fait
« La Russie, c'est notre voisin. »
- 10:40Fait
« On a eu une mauvaise décision pour nous qui a considérablement réduit notre influence autour de Saint-Pierre et Miquelon. »
- 11:45Fait
« Saint-Pierre-et-Miquelon, c’est la France. »
- 12:00Fait
« Le droit est avant la force, alors que M. Trump a plutôt tendance à penser le contraire. »
- 13:50Fait
« Le projet canadien de gaz naturel liquéfié peut contribuer et sont importants pour notre Europe. »
- 15:51Fait
« Quand on a supprimé la taxe d'habitation, on a dit que les maires ne vont plus avoir comme seul levier la taxe foncière. »
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et du Sénat et ancien secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie, c'était sous Nicolas Sarkozy Emmanuel Macron qui est donc à Saint-Pierre-et-Miquelon avec pour la première fois sur le territoire le Premier ministre canadien Souveraineté, énergie, climat les enjeux de la visite sont importants et le message à donald trump aussi dans une conférence de presse commune hier on l'a entendu ils ont affirmé défendre la souveraineté de leur territoire est-ce que dans ce contexte de tension internationale il y avait nécessité qu Emmanuel Macron aille à Saint-Pierre-et-Miquelon réaffirmer que l'archipel est un territoire français. Stratégiquement, c'est important. C'est un voyage avec trois dimensions au fond, parce qu'il y a Saint-Pierre-et-Miquelon,
on n'en parle pas, mais qui attend un certain nombre d annonces. Le port de Saint-Pierre menace de s'écrouler, notamment il faut faire quelque chose, on a un bateau là-bas. Il y a une deuxième dimension qui est la relation entre le Canada et la France, moi je m'en réjouis. En tant qu'ancien chargé de la francophonie, je vois cette relation plutôt chaleureuse, donc c'est bien. Et puis la troisième relation la plus impressionnante, c'est le fait que l'on redessine, on est en train de redessiner l'Union européenne parce que ce statut de membre associé qui a été proposé au Canada, Canada qui a l'air d'être d'accord avec cela, c'est un statut de membre associé qui a été proposé au Canada, qui a l'air d'être d'accord avec c'est
quand même un événement stratégique très important. – On va revenir dans les détails sur cette visite parce que Steve, il faut le dire, il y a quelques jours Donald Trump a publié une carte assez C'est stupéfiant. Oui, on va le voir en organe sur cette carte. Une partie de la France n'est tout simplement plus la France, la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Saint-Pierre et Miquelon. Tout est passé sous pavillon américains, alors on n'est pas seul dans ce cas. Le Canada, on le voit, le Mexique, le Groenland, l'Islande, tout devient américain. Cette carte a été publiée très exactement le 7 septembre sur le réseau True « social », elle n'a aucune valeur évidemment en droit international, mais elle dit quelque chose peut-être de la vision du monde de Donald Trump.
Le président américain n'en est effectivement pas à son coup d'essai. Depuis son retour à la Maison Blanche, il parle sans cesse de territoire qui ne lui appartiennent pas. Il voulait par exemple le Groenland, avec lequel un accord de sécurité a finalement été conclu ce week-end. Il a menacé de reprendre le contrôle de Panama. Il a aussi évoqué le Canada comme un nouvel État des États-Unis. Et puis surtout, en décembre de l'année dernière, son administration a ressuscité une vieille doctrine. La doctrine dite Monroe, une doctrine qui date de 1823 et qui dit aux Européens « Vous êtes gentils mais à partir de maintenant, le continent américain n'est plus votre terrain de jeu, ne vous mêlez plus de nos affaires. » Deux siècles plus tard, Oriane, la stratégie de sécurité nationale de
Trump revendique la prééminence américaine dans tout l'hémisphère occidentale. L'administration parle même d'un corollaire Trump à la doctrine Monroe. Et c'est là que la France entre dans l'histoire. Oui, parce qu'on l'oublie parfois, mais la France est aussi une puissance américaine avec la Guyane, la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Bertélémy, Saint-Pierre-et-Miquelon. Nous sommes présents dans cet hémisphère que Trump considère comme la zone d'influence naturelle des États-Unis. La carte publiée par le président américain n'est donc pas un plan d l'invasion, mais elle dit quelque chose de la nouvelle attitude de l'administration américaine à notre rencontre. À son arrivée à Saint-Pierre-et-Miquelon ce week-end,
Emmanuel Macron a réagi à cette carte publiée par Donald Trump, écoutez. Les projets canadiens de gaz naturel liquéfié peut contribuer et sont importants pour une autre Europe et contribueront à ouvrir de nouvelles perspectives entre nos deux pays. C'est voilà, c'est pas, c'est pas, on va parler de la question des hydrocabures dans quelques instants, mais on va réécouter Emmanuel Macron samedi à son arrivée à Saint-Pierre-et-Miquel.
Il est attaché à la France et fier d'être français comme nous le sommes. Nous y sommes attachés, il n'y a pas de débat, pas de discussion. M. le sénateur, en quoi Saint-Pierre-et-Miquelon est un territoire stratégique pour la France? Parce que c'est... On est dans le nord-atlantique et c'est quand même un territoire tout à fait singulier pour notre rayonnement. Le territoire, je rappelle qu'on est à quelques encablures du Canada 25 kilomètres, 28 kilomètres, 4800 kilomètres de la France. Pour nous c'est vraiment une position avancée et donc dans la période que nous vivons actuellement, ce petit territoire qu'on avait tendance à oublier devient dans la bouche du président de la République un territoire stratégique.
Et c'était important pour lui d'aller sur place, de faire cette visite ? D'ailleurs, il n'y était pas encore allé. C'est pour ça. Je crois qu'avec cette visite, il aura fait le tour de l'ensemble des territoires d'outre-mer. Et donc je crois que oui, c'était bien que le président français aille. Le fait que ce soit la première visite du Premier ministre canadien sur ce territoire-là, territoire français, que c'est notre Notre seule frontière avec le Canada, bien éloignée mes frontières quand même. Je pense que dans la stratégie du moment, il y a quelque chose qui est un peu historique. Et cette phrase hier en conférence de presse, nos pays sont deux grandes nations indépendantes et qui veulent le rester, Emmanuel Macron, qui a également défendu un rapprochement hier soir, hors de Paris,
entre le Canada et l'Union européenne. Est-ce que vous êtes favorable, vous, au fait que le Canada devienne membre associé de l'Union Européenne ? Il faut aller jusque-là ? Écoutez, l'Europe est en train de se rabougrir. On voit bien que les membres historiques de l'Europe ne sont pas tous sur la même ligne et sur le plan stratégique. Donc le fait que l'Europe aille cherché des alliances un peu plus loin, fondées d'ailleurs sur la base de valeurs et pas sur autre chose. D'ailleurs, ça a été rappelé par les présidents de la République sur les valeurs démocratiques, les grandes valeurs qui ont fondé aussi notre pays, la séparation des pouvoirs. On est sur le rapprochement sur des valeurs et pas sur des rapports de force.
C'est plutôt – Malgré les menaces de Donald Trump, ça ne lui a pas du tout plu à Donald Trump, cette histoire de deux membres associés. Il menace de cesser toute relation commerciale avec l'Union Européenne. – Oui, mais enfin, Donald Trump et Donald Trump. Donald Trump, il nous a annoncé C'est à Paris, un acte de paix quasiment et d'accord avec l'Iran. Et huit jours plus tard, la guerre reprenait de plus belle. Donc c'est Donald Trump la vraie question pour moi, sur le plan de l'évolution de l'Europe, sur le plan de l'évolution du Est-ce qu'on est dans un phénomène passager ? La position des Etats-Unis est-elle un phénomène passager avec la présidence Trump ? Est-ce qu'après, on va revenir à des relations internationales normales Ou bien est-ce qu'on est complètement, structurellement,
dans des nouveaux rapports de force entre les grandes puissances mondiales et l'Europe ? C'est ça la question. Et votre réponse ? Ma réponse, je crains qu'on soit plutôt dans quelque chose de durable. – Ce week-end, Donald Trump a annoncé un accord avec le Danemark sur le Groenland. Il a obtenu un contrôle permanent sur la sécurité du territoire avec une présence militaire renforcée, je le cite garantir pour toujours, en majuscule, l'entière capacité de faire ce qui est nécessaire au Groenland afin de sécuriser et de défendre la sécurité du Groenland et des Etats-Unis. Il faut se réjouir de cet accord ? Pardon ? Il faut se réjouir de cet accord ? D'abord il faut être sûr qu'il est réel. Déjà, je pense qu'il faut être sûr que c'est solide et que les choses
ne sont pas une fois de plus un peu enjolivées. Je ne sais pas aujourd'hui exactement. J'ai J'ai bien écouté très tôt, ce matin, les différentes annonces. Je n'ai rien entendu de concret, de spectaculaire. Donc je pense qu'il faut être très prudent. Mais à quel prix ? Est-ce que là, on n'est pas en train de renforcer notre indépendance vis-à-vis des États-Unis au moment où Emmanuel Macron prône une indépendance, une autonomie stratégique ? Je pense qu'on a tout intérêt à renforcer notre indépendance. C'est la vision gaulliste. Mais avec cet accord, on ne renforce pas notre dépendance plutôt que – Non, je ne pense pas. Je pense que nous avons tout intérêt à parler à tout le monde. Ça a toujours été la ligne diplomatique de la France. La France parle à tout le monde.
Et depuis quelque temps, hélas, avec des prises de positions que l'on peut contester, hélas, nous ne parlons plus à tout le monde. Et l'Europe s'isole de plus en plus, c'est ce qui explique d'ailleurs. À quoi vous êtes référents juste ? On parle plus à tout le monde, quand vous dites on parle plus à tout le monde Vous savez, quand j'ai eu l'honneur de participer au gouvernement, on parlait à M. Poutine. Et puisque l'on parle de statut d'associé pour le Canada, à l époque, on parlait de statut d'associé pour la Russie. Je rappelle que le général parlait de l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural. – Et c'est encore possible. Je rappelle juste que vous êtes président du groupe d'amitié France-Russie ici au Sénat. Donc vous suivez ces questions.
C'est encore possible de parler aujourd'hui à Vladimir Poutine ? Pour l'instant, ce n'est plus possible, compte tenu de la situation qui s'est dégradée depuis maintenant une bonne dizaine d'années, et tout particulièrement depuis depuis 2022. Mais il faudra bien qu'un jour, la France reparle à la Russie. La Russie, c'est notre voisin. Et bon, moi j'ai dit sur votre plateau il y a très longtemps, concernant la guerre entre la Russie et l'Ukraine, que j j'étais quand même très réticent et que je ne voyais pas où c'était notre guerre. Bon, alors, j'ai toujours pas très bien compris ce qui se passe. Ce que je constate simplement, c'est que tout ça, ça fait bouger considérablement les plaques et qu'on voit bien que les alliances sont en train de changer.
Et toute la question, est-ce que ça va durer ou est-ce qu'on va appeler vraiment à la paix entre l'Ukraine et la Russie ? Parce que c'est la paix qu'il nous faut entre l'Ukraine et la Russie pour – Mais est-ce que Vladimir Poutine veut la paix ? Est-ce qu'il veut la paix, Vladimir Poutine ? – Quand on veut la paix, il faut parler avec celui qui fait la guerre. Parce que si on ne se parle pas, on ne peut pas faire la paix et moi je garde une vision gaulliste et un objectif gaulliste de ce que devrait être l'europe si bon on va revenir parce qu'il ya d'autres enjeux de cette visite d'emmanuel macron à saint fier et miquelon notamment sur la question de la pêche ce que vous Oui, parce qu'avec le Canada, on n'a pas toujours été très amis.
Il y a eu des problèmes au niveau de la pêche. Auriane le mentionnait. Est-ce que cette page est vraiment derrière nous ? Est-ce que cette page est tournée ? Je crois que les Les présidents ont annoncé ce matin, travaillé aussi sur le sujet. Mais pour l'instant, on en est toujours à Lucas du Canada qui avait pris une décision très négative pour nous concernant notamment la morue le début des années 90 92 emmanuel macron l'a rappelé avec l'arbitrage aussi soutenu par le canada du tribunal américain concernant nos eaux puisque du coup, là, on a eu une mauvaise décision pour nous qui a considérablement réduit notre influence autour de Saint-Pierre et Miquelon, justement.
Et j'espère qu'on va pouvoir reparler de tout cela puisqu'il nous faut une influence là bas sans ce que c'est ce que dit le président macron et on peut pas être influent à saint pierre et miquelon avec des eaux territoriales qui sont complètement rabougris et Et puis un bateau, un bateau français là-bas aussi. Donc il faut qu'il se passe quelque chose si on veut pouvoir dire que l'on a une influence dans le nord-atlantique, notamment à proximité du Canada. Et si on veut un tout petit peu, balancer les annonces de Donald Trump qui met le drapeau américain sur l'ensemble du secteur. Il y a Emmanuel Macron et Donald Trump qui doivent se rencontrer aujourd'hui.
Quels sont les dossiers qui doivent être prioritaires ? Qu'est-ce qu'Emmanuel Macron doit dire à Donald Trump ? Je pense qu'Emmanuel Macron va redire à Donald Trump que la France est un État souverain. Saint-Pierre-et-Miquelon, c'est la France. Je pense qu'il va réaffirmer une fois de plus les valeurs qui sont celles de la France, que le droit est avant la force, alors que M. Trump a plutôt tendance à penser le contraire, c'est-à-dire la force et ensuite le droit. Je pense que ça, ça va être réaffirmé par le président français. – Mais au-delà des mots, est-ce qu'on a les moyens de contrer les velléités de Donald Trump On verra, parce qu'il faut attendre ce qu'il va en sortir.
Il faut rester optimiste sur ces relations. Mais bon, d'abord le fait qu'il rencontre Donald Trump dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations Unies, c'est tout à fait normal, c'est logique, c'est souvent, ça se passe comme ça. Et donc il y aura une rencontre qui va sans doute pour une partie des échanges être assez serrée parce que la présence d'Emmanuel Macron et sur Saint-Pierre-et-Miquelon, ça va énerver et ça énerve un peu le président américain. Mais enfin on est dans notre droit et on est sur un territoire français. Donc voilà, il va y avoir une partie sans doute qui va être un peu serrée. Et puis comme toujours à la fin de l'entretien, Donald Trump va serrer la main à
Emmanuel Macron et va dire « mon cher Emmanuel, tu es très bon », etc. Donc c'est aussi toute cette communication du président américain avec laquelle il faut faire. Autre enjeu de la visite à Saint-Pierre-et-Miquelon, c'est la question des énergies, puisque la hausse des prix à la pompe, ça reste évidemment la préoccupation des Les Français en ce moment se rapprocher du Canada, c'est aussi se rapprocher de ses hydrocarbures. On écoute le chef de l'État. Le projet canadien de gaz naturel liquéfié peut contribuer et sont importants pour notre Europe. Et contribueront à ouvrir de nouvelles perspectives entre nos deux pays. Et nous avons là aussi entamé une discussion bilatérale avec Monsieur le Premier ministre sur des projets très concrets.
Je veux leur remercier d'avoir si vite répondu notre demande sur les produits les plus sensibles, pouvoir bâtir des solutions ensemble. Le Canada étant un grand pays producteur. Se rapprocher du Canada, c'est aussi une manière de sécuriser notre approvisionnement énergétique et de faire face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient ? Bien sûr, au Moyen-Orient et en Ukraine. Donc il faut chercher partout où nous avons des solutions de remplacement. Et l'avantage d'avoir ce territoire français qui nous facilite cette relation avec le Canada, c'est une piste sur le long terme. C'est pas demain que l'on aura la solution. Mais c'est bien qu'Emmanuel Macron anticipe et voie à long terme ?
Je crois qu'à chaque fois qu'on a une recherche de solution par rapport à un énorme problème, nous avons quand même un énorme problème d'approvisionnement compte tenu de la nouvelle nouvelle situation géopolitique. Donc le fait de chercher des solutions de remplacement, ça ne peut aller que dans le bon sens. On va regarder les unes de la presse régionale, Alain Juyandé. Il est question, là encore, évidemment, des prix à la pompe. C'est la une du progrès. Prix du diesel, le trop-plein avec la hausse sans fin des prix du gazole. Artisans et transporteurs sont particulièrement mis à mal une hausse des coûts qu'ils vont devoir reporter sur leurs clients. La deuxième lune c'est celle de Corse Matin. Taxe foncière, un poids et un levier.
La taxe foncière qui est l'un des impôts locaux les plus directement ressentis par les propriétaires mais son produit constitue une ressource importante pour les communes. Et puis dernière une c'est celle des dernières nouvelles d'Alsace, le chancelier Mertz, grand perdant des élections régionales deux semaines après la victoire de l'AFD en Sachsen -Alt, la CDU de Friedrich Mertz a subi deux défaites cinglantes en Meclambourg, Poméranie occidentale et à Berlin face à l'extrême droite et à la gauche radicale. Le chancelier plus affaibli que jamais exclu de démissionner de Quelle-une avez-vous envie de nous parler ? Parmi les trois, quelle-une avez-vous envie de commenter ? Je vais parler de la texte foncière, c'est un sujet qui n'est pas forcément trop public.
Mais qu'est-ce qui se passe avec la taxe foncière ? On l'avait dit d'ailleurs au Sénat, quand on a supprimé la taxe d'habitation, on a dit que les maires ne vont plus avoir comme seul levier la taxe foncière. Et comme la compensation de la taxe d d'habitation que les communes ont perdu, voilà la conséquence. C'est la taxe foncière qui s'envole et il faut le comprendre. C'est pour ça que tant qu'on n'aura pas dans les communes une sorte d d'autonomie financière, que l'on puisse décider de nos propres ressources, je pense qu'on va se servir uniquement de ce qui reste. Et c'est la taxe foncière. D'ailleurs le titre il est très bien parce qu'on dit c'est un poids et c'est un poids pour le contribuable, mais c'est un levier pour le maire.
Donc je crois que le titre résume très bien la situation actuelle. Et ça a fait partie de vos combats au Sénat ces dernières années. On va revenir sur vos années Sénat, puisque vous vivez vos derniers jours à la Chambre haute. Vous allez quitter le Sénat le 1er octobre. C'est vous qui avez choisi de ne pas vous représenter au sénatorial. Vous allez nous dire pourquoi. On va aller sur votre territoire, retrouver Didier Bonjour Didier, merci beaucoup d'être avec nous. Un reporter régional à l'Est républicain, ancien directeur départemental de la Haute-Saône. Vous avez donc suivi Alain Joyandé. Vous allez revenir sur ces années de mandat. Oui, alors oui, je voudrais saluer Alain Joyandé. Je trouve que c'est un moment particulier de sa carrière, bien sûr.
Et puis à travers lui, c'est effectivement un moment un peu particulier aussi pour la Haute-Saône, parce que c'est le boss, on va dire, de la droite depuis tant d'années en Haute-Saône, en région Beaumont-Franche-Comté. Mais j'aurais peut-être une question à la fin. En fait, avec la poussée du RN, ça renvoie à une que vous aviez tout de suite en Allemagne. Mais là, pour le coup, c'est chez nous, en Haute-Saône, en région Beaumont-Franche Comté. Cette poussée du RN, comment vous la voyez évoluer ? Comment vous, Alain Joyandé, vous comptez parer aux extrêmes ? Et comment vous allez vous battre pour ça ? Bonjour Didier Faure.
Si on parle de l'élection sénatoriale, je pense que la poussée du RN sera sans doute réelle, mais je ne pense pas que ça puisse changer les équilibres ici au Sénat. Il y aura peut-être un groupe pour le RN, mais ça ne va pas changer l'équilibre, en tout cas l'équilibre sénatorial. Quant au département de la Haute-Saône, on a déjà deux députés RN pour les deux postes. Nos deux sénateurs vont être élus dimanche prochain et je pense qu'il n'y aura pas de sénateurs RN parce qu'au niveau des maires, on n'en est pas encore à la pousser grand public.
Didier ? On a dit qu'il ne fallait pas parler des sénatoriales puisque ça comptait en temps de Voilà, on n'en parle plus. On n'en parle plus. Alors, vous avez une question sur la présidentielle ? Il y a peut-être quand même une question... Pardon Didier Faure. Allez-y. Il y a une question à laquelle je n'ai pas répondu. Pourquoi ? Vous m'avez posé aussi ? Pourquoi je ne me représente pas ? Je peux dire pourquoi je ne me représente pas. C'est simplement parce que j'ai considéré que je devais... Alors, je vais essayer de parler des sénatoriales le plus prudemment possible. Sans signifier de candidat que je devais transmettre ce mandat à la jeune génération. Didier Faure a dit que j'étais le boss de la droite en Haute-Saône.
Je ne vais pas disparaître du paysage politique parce que c'est ma passion et je vais donc continuer à être utile là où je serai utile. Mais en tout cas, j'ai considéré que mon rôle était aussi comme je l'ai fait d'ailleurs Didier Fort à la ville de Vesoul que j'étais maire pendant 17 ans. J'ai transmis à un jeune premier adjoint. On voit qu'aujourd'hui, ça marche très bien. Alain Chrétien et je veux faire la même chose. Je l'espère en tout cas. J'espère que les grands électeurs me feront confiance et feront confiance au jeune candidat que je propose. Je ne citerai pas son nom pour respecter les consignes que vous m'avez donnée avant l'émission. Merci ! On est à six jours de l'élection, donc il faut qu'on respecte les consignes de la Didier, vous avez eu une autre question,
plus sur la présidentielle ? – Alors pas forcément sur la présidentielle, mais plus effectivement sur le positionnement d'Alain Joyandé. Parce que moi je vous Vous connaissez depuis quelques années, je ne vous imagine pas une seule seconde en retraite. Il y a deux concepts complètement différents, à l'âge voyandé et à la retraite. Votre prochain combat d'abord c'est quoi ? Et ensuite, vous avez été quand même assez C'est critiqué quand vous aviez appelé à une alliance. Alors c'était un temps donné, bien sûr, avec le parti d'Emmanuel Macron. Aujourd'hui, c'est quelle ligne que vous aimeriez dans vos prochains combats insufflés ? Et comment vous vous positionnez par rapport au candidat Retailleau ?
Ça ne fait pas de question, je suis désolé. Je réponds à la dernière question tout de suite parce que c'est facile. Je soutiens le candidat C'est le président de mon parti et depuis le début, je suis président du DLR en Haute-Saône. Il est candidat, il a été élu par la totalité, par la grande majorité de nos militants. Donc je soutiens Bruno Retailleau et je pense qu'il a un projet pour le pays qui est un projet particulièrement intéressant dont la France aurait bien besoin. Vous avez entendu François Bayrou par exemple qui s'est exprimé hier, lui il prône une primaire. Est-ce que les républicains pourront aller jusqu'au bout Ou est-ce qu'à un moment, la droite et le centre vont devoir trouver un candidat commun ? – Je pense qu'il faut laisser le temps au temps.
C'est toujours difficile de… On n'a jamais réussi à fabriquer un président de la République en trois mois. Tous ceux qui ont été présidents de la République ont commencé bien avant, à l exception d'Emmanuel Macron pour les questions du dossier Fillon. Bon, donc ça, je pense que sur la présidentielle, il faut être très prudent. Les choses peuvent bouger. Mais pour l'instant, je soutiens mon président. Est-ce que vous faites partie de ceux qui disent qu'il doit y avoir un bulletin Bruno le 18 avril ou est-ce que vous faites partie de ceux qui disent qu'il faut qu'Eudor Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau se mettent autour de la table, discutent et qu'ils n'en sortent qu'un ? Comme l'a dit le président du Sénat, il faut examiner tout ça avant la fin de
l'année pour regarder comment les rapports de force sont en réalité à ce moment-là. On a vu un sondage il n'y a pas très longtemps où la présence de Bruno Retailleau au premier tour de l'élection ne gênait pas l'élection de la droite et du centre. Tout Tout ça, ça bouge. Rappelez-vous de toutes les élections présidentielles ne se sont jamais terminées comme on l'avait dit. En tout cas, pour l'instant, moi je soutiens le candidat de ma famille politique parce que j'estime que c'est normal. Sur les autres questions de Didier Fort, sur mes projets, je suis encore conseiller régional et je souhaite m'attacher à ce mandat et le faire très sérieusement. Je pense qu'on a une vraie question, Didier Fort, avec la région,
Bourgogne-Franche-Comté dans notre secteur, mais pas seulement. Je pense que la fusion des régions est un échec patant et je pense qu'il faut faire quelque chose au niveau régional et il faut à nouveau Il vaut simplifier ce que nous avons complexifié et il faut faire des économies là où nous avons dépensé énormément d'argent. Voilà, et donc je pense que là, il y a un beau combat à mener et c'est le combat que je – Dernière question sur le Sénat, vous êtes arrivée très jeune au Sénat, c'était en 95, puis vous en êtes partie, vous êtes revenue en 2014 pour faire vos 12 ans de mandat. Si vous aviez, vous deviez nous citer une réussite et un regret, ce serait quoi ? La réussite, je pense pouvoir dire
qu'il y a eu plusieurs réussites. Je pense avoir pesé sur le groupe, sur un certain nombre de positions. Je reviens à Didier Faure, quand j'ai demandé à ce qu'on fasse une... Il a parlé d'alliance, je n'ai pas fait d'alliance avec Macron, mais quand j'ai demandé que les républicains prennent leurs responsabilités et fassent une coalition. Au moment où je l'ai demandé, et ça m'a valu d'ailleurs quelques volets de bois vert, mais au moment où je l'ai demandé si on l'avait fait, à ce moment-là, on avait la majorité absolue et on n'aurait pas traîné une assemblée nationale avec une majorité relative pendant deux ans. Je pense avoir pesé un peu sur le groupe et puis pour mon département, je pense avoir peut-être été quand même utile sur deux
ou trois gros dossiers comme la base aérienne de Luxeuil, le contournement de pour Surzone, pour ceux qui connaissent. J'ai quelques grands dossiers comme ça. Pas de regret ? Vous partez sans regret ? Non, je n'ai pas de regret parce que d'abord, je pars mais je ne meurs pas. Ben non ! Tout à l'heure, vous avez parlé des derniers jours. Ce sont mes derniers jours de sénateurs. Et si Dieu me garde la santé, j'espère pouvoir continuer à être utile et à œuvrer pour mon territoire. Merci Alain Joyandais. C'est un pays auquel je suis très attaché en espérant garder la France gaullienne, gaulliste que j j'aime. – Merci beaucoup, merci d'avoir été notre invité. – Merci pour votre invitation. – Didier Faure, merci d'avoir été avec nous.
Alain Joyandet