Ascoval : "On ne tord pas le bras à une réalité économique", estime Marc Fesneau
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Questions et réponses
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- 1:05OuverteRéponse directe
Redoutez-vous un blocage des routes de France dans 3 semaines ?
- 2:56RelanceRéponse partielle
Lesquelles ? (mesures de compensation)
- 3:30OuverteRéponse directe
Ce n'est jamais bon signe pour un gouvernement quand un mouvement se lance hors radar sur les réseaux sociaux.
- 3:59OuverteRéponse directe
Il faudra d'autres contreparties en matière de pouvoir d'achat pour les automobilistes ?
- 4:19OuverteRéponse directe
Ce n'est pas facile quand on gagne 1000 euros par mois de faire le plein.
- 5:03OuverteRéponse directe
Que peut faire l'État pour sauver les emplois d'Ascoval ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:20InvitéChiffre
« Sur une base de 100, 25% ce sont les taxes d'augmentation, 75% ce sont les prix du pétrole. »
- 2:13InvitéFait
« La décision qui a été prise avec la majorité, c'est une décision d'abord de réalignement du diesel sur l'essence et par ailleurs d'une augmentation des prix avec la volonté que nous sortions du pétrole et de la dépendance au carbone. »
- 2:48InvitéFait
« Il y a un certain nombre de mesures de compensation, le chèque énergie qui a été augmenté et les mesures de transition autour de véhicules électriques. »
- 5:25InvitéFait
« On ne tord pas le bras à une réalité économique. »
- 8:31InvitéFait
« Le Conseil d'État a cassé cette décision. Pourquoi ? Parce que la procédure n'a pas été respectée. »
- 9:21InvitéFait
« C'est pas moi qui l'accuse, c'est le Conseil d'État. »
- 10:11InvitéFait
« La question du réchauffement climatique, ce n'est pas diesel et l'essence. La question du réchauffement climatique, c'est le pétrole. »
- 11:36InvitéFait
« Il y a eu un petit trou d'air de croissance, tout le monde l'a dit, nous l'avons dit, le gouvernement. »
- 12:47Locuteur non identifiéPromesse
« Notre ambition, c'est d'arriver à 7%. »
- 19:30InvitéFait
« Ce n'est pas une bonne pratique démocratique. »
- 20:07InvitéFait
« On vous souhaite d'avoir un cancer le plus rapidement possible, à vous et à votre femme. »
- 23:25InvitéFait
« Un accident mortel, c'est un accident de trop. »
Temps de parole
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Il est l'un des visages qui montent en ce moment dans la majorité. Il vient de rejoindre le gouvernement, il est ministre chargé des relations avec le Parlement. Il est notre invité jusqu'à 9h et il est interrogé comme chaque jour par Renaud Delis. Bonjour Marc Fénault. Bonjour. Alors nous allons commencer par évoquer un sujet qui préoccupe de plus en plus les Français, plus particulièrement les automobilistes. Le prix des carburants flambe, le poids des taxes sur le diesel et le sans-plomb continue de s'alourdir. La grande des automobilistes donc enfle.
Et il y a d'ailleurs un homme qui s'appelle Franck Bulaire, qui se présente comme délégué départemental du parti Debout la France dans le département du Tarn-et-Garonne, qui a posté une vidéo sur son compte Facebook dans laquelle il appelle à la mobilisation générale du peuple français, je le cite, le 17 novembre prochain, pour protester contre cette hausse des tarifs de l'essence. Cette vidéo, elle a déjà été vue plus de 3,3 millions de fois. On en écoute un extrait.
Je dis bien le 17 novembre prochain, nous soyons tous à bloquer tous les axes de circulation principaux du pays pour protester contre la hausse du prix de l'essence, pour y mettre fin et pour exiger du gouvernement une baisse des tarifs de l'essence.
Redoutez-vous, Marc Fénault, un blocage des routes de France dans un peu moins de 3 semaines ?
Non, je ne crois pas, mais j'entends aussi ce que peuvent être les inquiétudes d'un certain nombre d'automobilistes, en particulier dans les territoires ruraux, qui sont fondamentalement dépendants de l'automobile, sur la hausse des prix du carburant. D'abord, disons une chose, sur une base de 100, 25% ce sont les taxes d'augmentation, 75% ce sont les prix du pétrole. Et ça, si je peux me permettre, les automobilistes s'en fichent un peu.
Non, mais ce que je veux dire par là, j'entends ce monsieur, ça n'est pas la première fois en 20 ans que nous avons un effet de yo-yo du pétrole, nous sommes dans un effet de montée, nous n'avons pas le pouvoir ici, d'ailleurs nulle part ailleurs, de jouer sur les cours du pétrole. Ce que je veux dire par là, c'est que l'essentiel de la hausse, c'est une hausse liée aux cours du pétrole et aux tensions parfois. Et on a eu une grande période, qui est une période pour le coup plus heureuse, où le pétrole était plutôt à 40 dollars le baril.
Mais ce qui est nouveau, c'est que le Premier ministre lui-même, Edouard Philippe, à plusieurs reprises, et encore ce matin, d'ailleurs dans un entretien midi libre, il revendique qu'il assume cette hausse des taxes.
Non, mais je vais au bout de ce que je veux dire, effectivement, c'est, en revanche, la décision qui a été prise avec la majorité, c'est une décision d'abord de réalignement du diesel sur l'essence et par ailleurs d'une augmentation des prix avec la volonté que nous sortions du pétrole et de la dépendance au carbone. Quelle est la difficulté pour un territoire rural ? La vérité, c'est que vous êtes très dépendant, quelle que soit la politique que prend le gouvernement en matière fiscale, très dépendant du pétrole. Vous avez une chaudière à fioul et vous avez une voiture et vous faites 30 ou 60 kilomètres tous les jours.
Il faut qu'on sorte de cette dépendance à la fois d'un point de vue du pouvoir d'achat à terme et d'autre part du point de vue de l'environnement pour protéger l'environnement, parce qu'on a besoin de décarboner notre économie. Donc il y a un effort qui est demandé. En même temps, dans le budget, la première partie qui vient d'être votée par la majorité, il y a un certain nombre de mesures de compensation, le chèque énergie qui a été augmenté et les mesures de transition autour de véhicules électriques. Sans doute, il y aura d'autres mesures.
Lesquelles ?
On verra sur la question de la transition. La question, ce n'est pas de remettre 30 mots à la stratégie.
Il y aura d'autres mesures dans le budget qui est en cours d'examen en ce moment. Comment ? Il y aura d'autres mesures dans le budget qui est en cours d'examen.
On verra. Il y a un certain nombre de mesures. Le président de la République va s'exprimer dans le courant du mois de novembre sur la question de la transition. Et au fur et à mesure, le gouvernement...
À quel moment ? On sait déjà ça ?
Autour du 15 novembre probablement. Il va faire des annonces ? Mais sur la transition globale, il y a une question de transition, comment dirais-je, du mix énergétique. Quels sont les choix qu'on fait d'un point de vue stratégique ? Et deuxièmement, il y a une question de comment on accompagne et on accélère la transition. Parce que oui, c'est un effort et on peut comprendre que les automobilistes...
Pour revenir à la vidéo qu'on vient d'écouter, ce n'est jamais bon signe pour un gouvernement quand il y a un mouvement comme ça qui commence à se lancer hors radar, j'ai envie de dire, sur les réseaux sociaux, diffusion virale, 3 millions et demi quasiment en quelques heures.
Ça n'est pas hors de nos radars qu'il y ait pour les automobilistes une inquiétude. Ça rappelle les bonnets rouges. Non, je ne crois pas du tout que ce soit ce sujet-là. En tout cas, ça vous rappelle peut-être ça. Je ne crois pas du tout que ce soit ce sujet-là. Simplement, il faut expliquer les mesures. Et ce qui a été fait dans le budget déjà est un premier pas. Et je rajoute qu'il y a des mesures supplémentaires qui ont déjà été votées dans le PLF par rapport à ce qu'était le texte initial.
Il faudra d'autres contreparties en matière de pouvoir d'achat sur la question du pouvoir d'achat pour les automobilistes ?
Ce n'est pas une question de contrepartie. On a une politique et une stratégie que le Premier ministre assume et que le gouvernement assume. et la majorité assume qu'il y ait une mesure de rétablissement et de rééquilibrage de la fiscalité sur le carbone.
Mais on n'est pas tous égaux devant la transition énergétique. C'est plus facile quand on gagne bien sa vie de faire le plein. C'est pour ça qu'il y a des mesures de transition. Vous venez vous-même d'un département rural. C'est difficile quand on n'a pas le choix. Aujourd'hui, quand on gagne 1000 euros par mois, de faire le plein.
C'est difficile en tout état de cause, quelles que soient les taxes. C'est difficile quand le pétrole augmente dans un territoire rural parce que vous êtes très dépendant du pétrole. Et donc, il faut qu'on accompagne. Et les mesures qui sont prises dans le budget sont des mesures d'accompagnement. Et on regardera. Et on verra. Et le gouvernement est à l'écoute, y compris de la majorité.
Alors, un autre sujet d'actualité, Marc Fénaud. Depuis ce matin, les salariés d'Ascoval, ce site, cette aciérie qui est située à Saint-Saulve dans le Nord, bloquent toutes les entrées du site qui appartient à Valourec pour mettre la pression sur cette entreprise, Valourec, alors qu'il y a aujourd'hui, on le sait, une réunion assez cruciale à Bercy pour déterminer l'avenir de cette aciérie. Il y a 280 emplois en jeu. L'État est actionnaire à hauteur de 17%. Que peut faire l'État pour sauver ses emplois ?
L'État, c'est de regarder, doit faire ce qu'il fait dans ces cas-là, c'est-à-dire regarder avec Valourec la structure de l'entreprise et voir dans quelle mesure elle peut participer aussi au travail avec Ascoval. Donc, c'est ça qui est en train de regarder l'État parce qu'on voit bien qu'il y a un repreneur, il y a une offre de reprise, mais il y a aussi les relations entre cette entreprise et Valourec. Et l'État, il est actionnaire principal. Mais comment lui tordre le bras ? Ce n'est pas la question de tordre le bras. La question, c'est de voir s'il y a un équilibre économique qui peut tenir. On ne tord pas le bras à une réalité économique.
On fait en sorte que la réalité économique de Valourec et de ceux qui travaillent avec Valourec se tiennent. Et c'est ça que va regarder le gouvernement. La réalité économique va s'imposer... Non, mais ce n'est pas qu'elle s'impose, mais vous dites qu'on va tordre le bras. Est-ce que la structure financière de l'entreprise fonctionne ? Est-ce qu'il y a des choses qu'il faut améliorer ? C'est plutôt ça la question.
Il y a une solution, une hypothèse que défendait notre invité ici même à votre place hier, le député du Nord, la France Insoumise, Hugo Bernalicis. On l'écoute.
Clairement, l'État peut tout. Il peut nationaliser. Donc on peut aller jusqu'à ce cas de figure-là. Alors on l'a déjà vu sur les chantiers navals d'STX. Ça s'est fait. Alors bon, en bon libéraux, à la fin, ils finissent par retrouver une solution capitalistique traditionnelle et classique. Mais au moins, ça permet de se donner du temps et de voir ce qu'on veut faire. Pourquoi pas ?
Non, mais je veux dire, c'est quand même un peu toujours ce qu'on entend dans ce genre d'exercice. Il n'y a qu'à nationaliser, puis ça permet de se donner du temps. La question, ce n'est pas de nationaliser, de faire semblant d'avoir trouvé une solution et de ne pas avoir une solution de moyen et long terme. Parce qu'on a vu aussi des opérations comme ça. L'STX, c'était un autre sujet, puisque l'STX, c'était une question stratégique.
C'était pour éviter qu'une entreprise étrangère prenne le pouvoir.
Un repreneur extérieur vienne et prenne le pouvoir sur un chantier stratégique. Là, on n'est pas sur une affaire stratégique. On est sur une affaire, et vous avez cité le nombre d'emplois, qui sont menacés. Et donc, la question, ce n'est pas de dire, je nationalise pour faire croire que j'ai trouvé une solution. C'est de trouver un équilibre financier, de voir les moyens de l'État, les moyens de Valourec, et comment tout ça avec le repreneur peut se faire.
Marc Fénaud, vous restez avec nous. On marque une petite pause. Il est 8h40. C'est Stéphane Milhomme qui vient de nous rejoindre pour le tour de l'actu.
On ne rentre pas derrière ce slogan. Une trentaine de salariés d'Ascoval de Saint-Solve bloquent actuellement les entrées du site de Valourec. Action à Olnois-Emery, c'est près de Maubeuge. Les participants veulent faire pression sur cet actionnaire d'Ascoval, alors qu'une réunion se déroule aujourd'hui à Bercy, sur cette entreprise en difficulté. Mettre plus de policiers aux abords des établissements scolaires, difficile. Assurer un meilleur suivi des signalements de plainte d'enseignants. En quelques pistes à attendre ce matin d'un comité stratégique. Il est animé par trois ministres, intérieur, justice et le ministre de l'éducation nationale.
Le FBI mène des fouilles dans un centre de tri postal de Floride. Les enquêteurs traquent le ou les responsables de l'envoi d'une dizaine de colis piégés à des figures politiques ou vedettes américaines. Dernière en date, l'acteur Robert De Niro ou encore l'ancien vice-président démocrate Joe Biden. Et puis c'est l'une des vedettes de la chaîne NBC aux Etats-Unis, Manji Kelly. Aujourd'hui dans la tourmente, dans un débat sur Halloween cette semaine, la journaliste a choqué. Elle explique ne pas voir le problème avec les blackface, c'est-à-dire se grimer grossièrement le visage en noir, comme dans les caricatures racistes populaires du début du XXe siècle.
Elle a depuis présenté ses excuses avant d'éventuelles sanctions.
Toujours avec Marc Fénault, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, le Conseil d'Etat a annulé hier le décret qui était censé fermer la centrale nucléaire de Fessenheim en Alsace. Est-ce que vous avez la certitude que cette centrale va bien fermer d'ici la fin du quinquennat ?
Oui, d'ailleurs François de Rugy l'a rappelé. Le Conseil d'Etat a cassé cette décision. Pourquoi ? Parce que la procédure n'a pas été respectée. Et c'est une nouvelle fois, comment dirais-je, Mme Royale, parce que c'est une décision qui avait été prise sur la forme, et nous avions prolongé puisque c'était la volonté de fermer. Mme Royale, elle est assez prompte à donner des leçons. Sauf qu'elle a laissé un certain nombre de dossiers avec ce type de problème. Soit des engagements financiers qui n'étaient pas tenables. Je pense à ce qui avait été la transition énergétique où il y a beaucoup de territoires. Moi j'ai été élu maire et président de communauté de communes.
On s'est retrouvé avec des dossiers que Mme Royale avait signés sans aucun moyen financé. Il a fallu que le gouvernement trouve des moyens. Et là, c'est une question... Quelques jours avant, simplement pour dire politiquement, j'ai fermé Fessenheim. C'est comme quoi, en politique, il faut, au lieu de parler et de faire des effets d'annonce, il faut au moins que les dossiers soient bordés. Et en l'occurrence, les dossiers ne sont pas bordés, il y aura un nouveau décret. Vous l'accusez d'avoir fait preuve d'amateurisme, Mme Royale ? Bah écoutez, c'est pas moi qui l'accuse, c'est le Conseil d'État. Parce qu'en fait, elle a pris une décision de fermeture sans avoir concerté EDF.
Donc c'est pas moi qui dis que c'est l'amateurisme. Enfin, quand on est à quelques jours de quitter le gouvernement et qu'on signe une décision et qu'on ne respecte pas une procédure, et quand on est ministre, en tout cas, c'est une question de, oui, de façon de faire.
Et donc ça ne change rien, Fessenheim sera fermé, vous en prenez l'engagement, vous en prenez l'engagement avant 2022.
François Drugy l'a redit hier, on va reprendre un décret, on va reprendre la procédure comme elle aurait dû être faite. Et donc je vous dis, Mme Royale a été très prompte ces jours-ci à donner des leçons, vous voyez, on perd du temps en même temps.
Faites référence à ce qu'elle a dit sur le pouvoir d'achat, sur la transition énergétique, sur le matraquage fiscal. Elle a dit quelque chose qui n'était pas entièrement faux, si je peux me permettre, Marc Fénaud. Elle a dit que dans sa loi, vous me direz si je peux me permettre ou pas, dans sa loi, il était prévu qu'on augmente les taxes, effectivement, pardon d'en revenir à ce sujet, sur le gasoil, mais qu'on les diminue dans le même temps sur l'essence. Aujourd'hui, on augmente les taxes sur les deux leviers.
Mais parce que c'était ce qu'elle disait à l'époque, c'était l'idée qu'il fallait rétablir entre le diesel et l'essence. Mais la question du réchauffement climatique, ce n'est pas diesel et l'essence. La question du réchauffement climatique, c'est le pétrole. C'est la consommation de carbone. C'est le rejet de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, c'est ça qui est le sujet. Et donc, elle avait peut-être cette stratégie-là, mais vous voyez... Dans ce cas-là, pourquoi vous ne taxez pas l'achat des voitures ?
Pourquoi vous ne taxez pas l'achat des voitures ? Si l'ennemi, c'est la voiture, c'est le transport, autant empêcher les gens le plus possible.
Il faut quand même inciter plutôt qu'on utilise moins de carburant plutôt que de taxer les voitures. Ce n'est pas le sujet. Et en plus, il y a des transitions qui sont possibles avec l'électricité. Mais vous voyez bien, il suffit de voir le climat que nous avons eu cet été. Et j'entendais vos titres sur les affaires de sécheresse. Enfin, je veux dire, il faut quand même qu'on s'interroge sur le dérèglement climatique. Il est temps de prendre des mesures. J'entends et nous entendons volontiers que ça peut être difficile. C'est pour ça que les mesures d'accompagnement sont renforcées.
Alors, on a appris hier à l'occasion de la révélation des chiffres trimestriels du chômage que le chômage repartait à la hausse en France, plus 0,5% au troisième trimestre selon ces chiffres, soit 16 300 chômeurs de plus. Là, ce n'est pas de la faute à l'amateurisme de l'équipe précédente. Est-ce qu'il n'y a pas un problème de cap de la politique ? Vous m'interrogez sur Fessenheim, donc je répondais.
Je ne rejette pas la faute et chacun ses responsabilités. Aujourd'hui, le chômage repart à la hausse 18 mois après l'élection d'Emmanuel Macron. En tendance longue, on est quand même sur une baisse du chômage, mais ce n'est pas satisfaisant, effectivement. Il y a eu un petit trou d'air de croissance, tout le monde l'a dit, nous l'avons dit, le gouvernement. Ce n'est pas qu'il l'assume, mais c'est une réalité.
Un trou d'air qui est dû, en partie, aux mesures que vous avez prises, et notamment à la baisse de la consommation dans la foulée de la hausse de la CSG.
C'est aussi une conjoncture internationale. On va regarder. Il y a aussi un bilan. On avait beaucoup critiqué les ordonnances travail en disant, vous voyez, ça va déréguler ou déréguler le marché du travail. En un an, donc c'est l'effet de la mesure aussi, c'est 10% en plus de CDI. C'est donc 10% de gens qui sont dans une situation de moins grande précarité.
De plus en plus de CDI, plus d'embauches et plus de chômeurs.
Oui, mais c'est une tendance longue. Pourquoi ? Parce qu'on a aussi un certain nombre d'entreprises qui cherchent les salariés. C'est plusieurs centaines de milliers d'emplois qui sont non pourvus. Et donc c'est aussi l'objet de la loi qu'a portée Muriel Pénicaud. De la formation professionnelle et de l'apprentissage pour qu'on fasse mieux rencontrer ce qui est la demande des entreprises. Et ce qui est l'offre et ce que sont les attentes des salariés. Personne ne peut se satisfaire de plusieurs millions de chômeurs. Et d'une tendance de long terme du chômage. Mais en tout cas, je pense que les mesures qui ont été prises dans leur durée vont porter leurs fruits.
Vous citiez à l'instant Muriel Pénicaud. Elle était notre invitée il y a quelques jours. La ministre du Travail, elle rappelait l'objectif du gouvernement d'ici la fin du quinquennat en matière de lutte contre le chômage. On l'écoute. Notre ambition, on ne peut pas le prédire parce qu'on ne prédit pas l'économie internationale, mais notre ambition c'est d'arriver à 7%. Il y a des départements français qui arrivent déjà. Par exemple la Mayenne, on est autour de 5%. Donc ce n'est pas une fatalité. 7%, on est aujourd'hui à plus de 9. 9,1, 9,2%. Il reste moins de 4 ans pour atteindre cet objectif. C'est l'objectif que nous nous sommes fixés.
Je pense que les mesures qui sont prises iront dans ce sens-là. Mieux mettre en adéquation l'offre et la demande et former. Il n'y a que 10% des demandeurs d'emploi qui sont en formation. On voit bien qu'il y a besoin de les accompagner pour leur permettre de sortir.
Ça veut dire que trouver un job, ce n'est pas si facile que de traverser la rue pour reprendre l'exploitation des mal-mêmes. Je vois très bien. Pardon, le chômage augmente. Oui, on en vient. Grosse ficelle, je suis désolé, mais ce n'est pas si facile que ça.
Non, ce n'est pas si facile que ça. Est-ce que vous m'entendez dire que c'est facile, il n'y a qu'à Faucon ? On est en tout cas au travail, on est à l'heure.
On ne peut pas dire à un chômeur, traverser la rue, vous allez trouver du job.
Il y a des cas, on voit bien. Qu'est-ce qu'a voulu dire le président Macron ? Après, tout le monde peut parler sur les mots. Il y avait quand même en France une situation de plusieurs centaines de milliers d'emplois qui n'étaient pas pourvues. La question, c'est de mieux faire rencontrer ces demandes d'emploi et ces offres d'emploi.
Ce n'est pas facile, vous le dites, Marc Huneau, mais on a quand même entendu un discours qui illustrait justement cette fameuse politique de l'offre, qui consistait à dire que si on pérennise, si on accentue les allèchements de charges pour le patronat, il y aura davantage d'embauches et le chômage reculera. Est-ce que vous n'avez pas été un peu naïf ?
Non, mais on a toujours dit aussi, et vous vous en souviendrez certainement, qu'on était sur un temps long, on est sur un quinquennat. Il faut quand même qu'on apprenne dans la vie politique. Mais c'est la tendance qui est mauvaise, la tendance repart la hausse. Non, ce n'est pas la tendance, parce que là c'est conjoncturel. La tendance lourde, c'est une tendance à la baisse. C'est un accident, quand vous dites ce conjoncturel, c'est un accident. Je ne dis pas que c'est un accident, parce que vous savez, moi je ne suis pas, ni Madame Irma, ni, ce n'est pas comme ça que ça se passe. Mais en tout cas, vous voyez bien que la tendance lourde, 2017-2018, c'est une tendance à la baisse.
Simplement là, on a une période où ça remonte un peu.
Très lente, moins 1%, moins 1%.
Oui, oui, mais ça baisse. Vous me parlez d'une tendance, la tendance, elle est à la baisse. Et là, sur le trimestre, effectivement, il y a une hausse.
Il ne faut pas exiger davantage de contreparties de la part du patronat ?
Mais ce n'est pas. On avait déjà entendu ça sous le quinquennat de François Hollande. Dans un an, on exige des contreparties. La question, c'est que les carnets de commande des entreprises soient remplis, que leur compétitivité soit assumée, et qu'ils puissent travailler avec les salariés à mieux mettre en adéquation.
Les baisses des charges des entreprises pour cette année, c'est trois fois celles qui sont offertes aux ménages ?
Non, parce que là, vous êtes sur l'effet cumulatif CICE et transfert. Oui, oui.
Les chiffres pour cette année, c'est similaire d'un côté, 18 de l'autre.
Oui, c'est un effet de trésorerie. Eh bien, on verra cette année, mais moi, je pense que ce n'est pas comme ça qu'il faut analyser les choses. Quand vous donnez aux entreprises la capacité à réinvestir, à faire de l'innovation, à aller conquérir de nouveaux marchés, ce n'est pas pour les entreprises en tant que telles, c'est aussi la capacité de recruter des gens, et donc c'est derrière aussi pour les ménages.
On a entendu ça, Marc Fénaud, sur tout le quinquennat précédent. Vous allez voir, les effets, ils arrivent.
Eh bien, on verra. Moi, je pense que les mesures que nous prenons, qui sont des mesures de différents niveaux, il y a des mesures de charge, il y a des mesures structurelles sur la formation professionnelle, il y a des mesures sur le droit du travail, et ça doit produire ces effets. Quand ? Dans la durée, ça fait 18 mois qu'on est en situation de gouverner, et je pense que c'est dans la durée longue. Muriel Pénicaud, à juste titre, a rappelé quels étaient les objectifs de ce quinquennat, et moi, je ne doute pas que nous arrivons.
Est-ce que vous pensez en convaincre aussi tous les députés de la majorité ? On voit aujourd'hui poindre de premiers frondeurs au sein de la majorité, qui justement, sur la question sociale, réclamerait plutôt une inflexion.
Non, d'abord, je ne crois pas que le mot frondeur, ça soit très approprié. Il y a des débats au sein d'une majorité. Alors, on ne peut pas à la fois dire, quand ils ne parlent pas et qu'ils ne disent rien, ce sont des godillots, et quand ils disent des choses, ce sont des frondeurs.
Là, ils sont un peu moins godillots et un peu plus frondeurs, en ce moment.
Si on voyait le monde un peu différemment que de cette façon un peu binaire, en noir ou blanc.
Par exemple, sur une question qui a été déposée par une vingtaine de députés de la majorité, c'était l'idée de mettre en place une CSG modulable pour les retraités, atténuer la hausse pour ceux qui gagnent moins de 1 600 euros, et la rendre plus importante pour ceux qui gagnent plus de 3 000 euros. L'amendement a finalement été rejeté, je crois, hier soir. Ce n'était pas une bonne idée, ça ?
Écoutez, moi je suis très à l'aise pour en parler, puisque l'an dernier, comme j'étais président de groupe Modem, nous avions alerté sur les affaires de Seuil. Alors, les affaires de Seuil sont toujours des affaires compliquées. Mais maintenant, parce que vous êtes au-dessus, en-dessous, et il y a des effets de bascule. Moi, j'entends très bien ce qu'ont pu dire les députés de La République En Marche qui ont porté ces amendements. Simplement, on a une stratégie, il y a les premières mesures, si je peux dire, de compensation, avec la suppression de la taxe d'habitation pour son premier tiers.
C'est bien qu'ils aient pu l'exprimer, mais la majorité, elle est dans la ligne qui a été définie par le gouvernement depuis 18 mois, et en particulier sur le budget.
Pourquoi ils servent les députés ?
Ils servent, par exemple, sur le travail saisonnier, il y avait une inquiétude pour les agriculteurs, il y a eu un travail de co-écriture, de collaboration avec le gouvernement, et on a trouvé une solution qui était à la fois la réponse à ce que les députés percevaient sur le terrain et le besoin des agriculteurs.
Marc Fédon, on poursuit cet entretien dans une minute. Stéphane Milhomme vient de nous rejoindre, 8h50, le tour de l'actualité, c'est tout de suite.
Et la sécheresse dans plusieurs régions est exceptionnelle. Le constat ce matin sur France Info de la présidente du syndicat FNSEA, Christiane Lambert avance que plus de 50 départements seront reconnus en calamité et sécheresse. Elle note que la terre est si dure que les agriculteurs n'arrivent même pas à semer leur colza ou le blé. Face aux violences à l'école, un comité stratégique animé par trois ministres intérieure, justice et éducation nationale se déroule actuellement. Dans ce contexte, quatre lycéens du Havre sont convoqués par la justice, soupçonnés d'avoir braqué leurs enseignants avec une arme factice. Les trois jeunes auraient menacé leurs professeurs avec deux pistolets airsoft.
Le quatrième lycéen aurait filmé la scène. Stéphane Berne a gagné pour sa défense du patrimoine. Le gouvernement va bien débloquer 21 millions d'euros supplémentaires pour la restauration de certains monuments et châteaux en péril. La somme s'ajoute aux 20 millions d'euros de recettes générées par le loto du patrimoine. Et puis, trois clubs français en Ligue Europa hier soir, trois défaites. L'Olympique de Marseille s'est incliné face à la Lazio de Rome. 3 à 1, défaites également de Rennes et de Bordeaux.
France Info. Merci Stéphane. Toujours avec Marc Fénault, le ministre chargé des relations avec le Parlement. Et Renaud Dehi. Marc Fénault, le 11 octobre dernier, le député de la France Insoumise de la Somme, François Ruffin, a poussé un coup de gueule dans l'hémicycle pour dénoncer le comportement des députés marcheurs qui avaient rejeté une proposition de loi sur l'accompagnement d'enfants handicapés en milieu scolaire, sans même que cette proposition de loi ait été débattue. Ils avaient des arguments techniques et juridiques. Mais voici ce que François Ruffin en a dit dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. On l'écoute.
J'espère que le pays ne vous pardonnera pas. Nous vous demandons un scrutin public. Les noms des votants seront publics. Je les publierai sur ma page Facebook et je ne serai pas le seul. Ils circuleront à travers la France. Et ce vote, ce vote vous collera à la peau comme une infamie.
Certains de ces députés disent qu'ils ont été ensuite accablés d'insultes, d'injures. Cette pratique qu'on appelle le name and shame, nommée pour dénoncer, elle inquiète le ministre des Relations avec le Parlement que vous êtes ? Oui, parce que je pense que ce n'est pas une bonne pratique démocratique.
On a le droit en conscience d'avoir une opinion et de voter. Les votes sont publics. Donc chacun peut retrouver les bocs. Mais c'est un appel à la délation que fait en l'occurrence M. Ruffin en faisant ça. En disant, je vais publier les noms et vous verrez ce que vous verrez. Vous avez eu des menaces ? C'était la même chose ? Oui, moi ça m'est arrivé sur le glyphosate. C'est-à-dire qu'on vous a dit quoi ? On ne vous souhaite pas le meilleur. On va dire ça comme ça. Ce sont des gens qui vous écrivent qui viennent... Je vais vous écrire, moi j'ai reçu sur le glyphosate 12 ou 15 000 mails. 15 000 mails ? 15 000 mails, oui, je vous parle bien de ça.
Ce qui relève un peu d'un harcèlement, comment dirais-je, internet, ou d'un harcèlement de mails. Il y avait quoi dans ces mails ? Et on vous souhaite d'avoir un cancer le plus rapidement possible, à vous et à votre femme. Donc il y a quelque chose de...
Parce que vous aviez refusé de voter l'inscription de l'interaction de glyphosate dans la loi.
Oui, parce qu'on avait décidé... Enfin, il faut se rappeler sur le glyphosate, en plus, il y avait comme une grande part d'injustice. On partait à l'Europe d'une homologation pour 15 ans, on est arrivé à 5. Et on dit, on va à 3, mais on ne le met pas dans la loi pour accompagner les agriculteurs. Et donc cette façon qu'on a, désormais, ce n'est pas le name and shame, parce que voter, penser quelque chose, ce n'est pas un crime. Vous voyez ce que je veux dire ? Et il y a quelque chose de très gênant dans ces attitudes-là, parce qu'au bout, ça veut dire que les parlementaires, ils ne vont plus voter librement.
Parce que la crainte du déferlement de mails, d'insultes, d'injures, que produisent après ce genre d'appels, c'est un appel à l'injure.
François Ruffin, il dit juste qu'il veut mettre les parlementaires devant leur responsabilité. Il dit que c'est de la transparence.
Non mais, je n'ai aucun problème. Je n'ai aucun problème. Et d'ailleurs, pour tout vous dire, sur ce vote-là, je suis venu, compte tenu de l'attitude de M. Ruffin, parce que quand j'étais à l'époque patron de groupe, quand vous êtes patron de groupe, votre responsabilité, c'est d'être présent au milieu de vos troupes. Il y avait des arguments juridiques, il y avait des arguments techniques pour refuser. Et d'un point de vue politique, il y a des choses qui sont à l'œuvre pour le sujet qui était considéré. Mais je trouve que cette façon, comment dirais-je, de mettre la pression sur le vote, au fond. Non mais c'est une façon. Que les citoyens s'expriment.
Que les citoyens disent, moi je voudrais que vous votiez telle ou telle chose. Mais qu'on dise après, vous avez voté, maintenant vous serez en place publique.
Vous avez fait la même chose, Marc Fénaud, quasiment sur l'affaire des maires qu'augmente la taxe d'habitation. Bercy, non pas vous, vous la majorité, pardon. Non, ce n'est pas la majorité. Bercy a publié la liste. C'est une initiative. Attendez, je termine juste, je n'ai pas posé ma question. Je vois très bien votre question. Oui, mais peut-être pas les auditeurs. Je vais la préciser si vous voulez bien. Bercy a publié la liste de tous les maires qui avaient augmenté la taxe d'habitation en disant, si vous voulez vous plaindre, c'est eux qu'il faut aller voir. C'est difficile de dire, on ne veut pas name and shame à l'Assemblée et nous on le fait avec les maires.
Alors on va reprendre, si vous me permettez,
les choses justes dans l'ordre. Bercy n'a pas publié les noms en disant, regardez le nom du maire et voilà ce... Bercy a publié la liste
et la République En Marche a fait des tweets avec le hashtag Balance ton maire.
Bercy, mais je dirai tout à fait ce que j'en pense après, Bercy a publié comme chaque année les chiffres d'augmentation de la taxe d'habitation. Ce sont des chiffres qui sont publics. L'an dernier, l'association des maires avait publié la dotation globale de fonctionnement en disant, voyez, vous dites que l'enveloppe est stabilisée mais c'est différent d'une commune à l'autre. Ça c'est la transparence des données. Et la République En Marche a transformé ça en compte Balance ton maire. Je ne crois pas que ce soit la République En Marche.
Il y a des gens sans doute liés en tout cas à cette fibre-là qui se sont, comment dirais-je, amusés n'est pas le mot, qui ont fait du name and shame et moi je suis contre aussi. Cette délation des maires, le Balance ton maire, le Balance ton député, le Balance ton ministre, c'est, je trouve, criminel pour la démocratie. Je le dis très simplement parce que ça veut dire qu'on est dans une république où on ne peut plus prendre de décisions sans être au fond menacé de la décision qu'on prend. On peut en être en désaccord et avoir des controverses.
Mais être menacé des gens pour les décisions qu'ils prennent, un maire ou un député ou un ministre, c'est la paralysie de la démocratie qu'on organise.
Marc Fénaud, vous êtes chasseur, je crois. Oui, je vous le confirme. Vous chassez régulièrement ? Oui, quand j'ai le temps. J'en ai de moins en moins, mais ça m'arrive. Est-ce que vous pensez être dangereux
lorsque vous chassez ? Non, parce que c'est ma première préoccupation pour tout vous dire. Je vois bien que vous faites allusion aussi aux accidents de chasse qui ont eu lieu.
Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François Drugy, réclame des engagements de la part des chasseurs pour renforcer la sécurité. Il a raison et je crois d'ailleurs
que les chasseurs dans leurs organisations nationales vont faire des propositions et vont en tête de faire des propositions. Un accident mortel, c'est un accident de trop ou pas mortel d'ailleurs. C'est un drame évidemment pour la victime mais c'est un drame aussi souvent pour le chasseur lui-même. Mais ça, à chaque fois ou dans la plupart des cas, c'est une question d'absence de vigilance ou de non reconnaissance de ce sur quoi on tire. Donc c'est des choses simples et moi je trouve que si on veut pouvoir partager les espaces... C'est quoi ces engagements
que doivent prendre les chasseurs ?
C'est autour des mesures d'identification, d'indiquer l'identification des chasseurs, l'identification des lieux où on chasse et de faire passer toujours les mêmes consignes qui est une consigne de sécurité absolue. Pourquoi ? On ne tire pas sur quelque chose quand on n'a pas identifié. Tous les accidents dont on vient de parler cette semaine, c'est quand même des gens qui sont dans une imprudence.
Y'a compris des surfeurs qui se sont fait tirer. Pourquoi il n'y a pas un jour sans chasse ? Pourquoi le dimanche on ne peut pas se promener en forêt partout sans entendre de coups de feu ? C'est inimaginable. La chasse en France,
il y a un million de chasseurs. Et il y a 15 millions de personnes qui se promènent le week-end en forêt. Vous ne me trouverez pas à opposer les uns aux autres. Il faut qu'on trouve un partage de l'espace qui soit raisonnable.
Une journée sans chasse, est-ce que c'est en désagé ?
Oui, je vais au bout. Là aussi, la chasse est une chasse populaire. Y'a beaucoup de gens pour qui le dimanche c'est la seule journée de congé. Et donc la chasse... Il y a des gens qui peuvent se permettre de chasser du lundi au vendredi. Vous voyez ce que je veux dire ? Et puis y'a des gens qui travaillent la semaine et qui vont être le samedi
où on peut chasser
et le dimanche, on pourrait... Mais il faut qu'on organise le partage des espaces. Je pense que c'est pas... En disant, on exclut les uns des autres. Y'a beaucoup de pays où on chasse. Pour vous, ce sont des écologistes
les chasseurs ?
Ils participent en tout cas. Moi, je pense qu'ils ont un rôle comment dirais-je ? En termes de préservation des espaces. D'ailleurs, le combat sur, par exemple, les herbicides ou les insecticides, il a été mené par les chasseurs avec les écologistes. Le combat sur la préservation de la biodiversité, au fond, c'est un combat de nature similaire. Alors, ça peut paraître un peu bizarre de le dire comme ça, mais les grands aménagements et la protection des marées qui ont été faits il y a des années, ils ont été faits souvent avec les chasseurs. Donc, c'est pas la peine de les opposer.
Après, c'est pas la même approche les uns et les autres, mais je pense que souvent, ils peuvent se retrouver et se reconnaître. Merci Marc Fénois. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous.
Marc Fesneau