La Grande Interview avec Jérôme Guedj, député Socialiste - NFP. CNews du 05/09/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse partielle
Est-ce que le Parti socialiste est en train de se faire mélanchoniser ?
- 0:47RelanceRéponse partielle
Pourquoi des socialistes pourraient-ils voter une motion de censure contre Bernard Cazeneuve ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Le PS a-t-il une position claire sur la réforme des retraites ?
- 2:11OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas abroger immédiatement la réforme des retraites ?
- 2:55RelanceRéponse partielle
Pourquoi ne pas censurer Bernard Cazeneuve ?
- 4:17OuverteRéponse directe
Y a-t-il un problème Olivier Faure au sein du PS ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:04Fait
« est-ce que le Parti socialiste est en train de se faire mélanchoniser »
- 1:30Fait
« la gauche la coalition de gauche et des écologiste est arrivé en tête elle n'a pas gagné les élections »
- 2:55Promesse
« nous censurerons tout ce qui est une continuation du de la politique précédente »
- 3:38Fait
« il y a une forme de dénis du président de la République dans la période »
- 6:18Fait
« les urgences sociales demeurent les urgences écologiques la position internationale de la France »
- 7:00Fait
« il semble que c'est donc la position des députés du RN qui soit l'arbitre de la situation »
- 7:41Fait
« je ne vois pas les partenaires sociaux appelés à cela »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
bonjour Jérôme Gedge bonjour vous êtes député socialiste de lesesson alors excusez-moi d'avance pour ce néologisme mais est-ce que le Parti socialiste est en train de se faire mélanchoniser j'ai pas l'impression que le Parti socialiste est en train de se faire mélchoniser non c'est c'est sincère regardez il y a 76 députés socialistes à l'Assemblée nationale et ils essayent de d'incarner une ligne spécifique une Lig propre sa on n'est pas dans la même situation que il y a 2 ans il y a 2 ans le débat c'était Mélenchon Premier ministre aujourd'hui on a vu dans la séquence que ça a commencé par là ça a commencé par le programme tout le programme rien que le programme ça bougé ça a bougé oui ça a bougé luccie casté a très vite indiqué que elle serait porteuse immanquablement de la recherche de compromis dans la c'est toujours votre candidate Lucy casté c'est vrai que pourquoi je vous pose cette question tout simplement parce que j'ai du mal à comprendre que des socialistes puissent imaginer déposer ou voter une motion de censure contre le dernier Premier ministre socialiste Bernard casenuv pour l'stant tout ma question sur une mélanchonisation du Parti socialiste alors il a il y a deux questions dans votre question la première c'est d'abord respecter le résultat des élections nous ne serions pas dans cette situation si le président de la République comme le roi d'Espagne comme en Allemagne avait d'abord désigné la formation politique qui est arrivée en tête c'est ça le respect du suffrage universel moi je suis lucide je m'invente pas des histoires euh la gauche la coalition de gauche et des écologiste est arrivé en tête elle n'a pas gagné les élections donc il y a une préférence qui a été donnée à la gauche et donc il fallait l'entendre et ça se traduisait ça aurait dû se traduire par on part des propositions qui correspondent aux aspirations majoritaires des Français la question du pouvoir d'achat la question de la défense des services publics la question des retraites évidemment parce que ça a été un mouvement social important en 2000 23 donc on part de ces aspirations vous toujours sur un un gel des retraites de cette réforme le le point de départ euh de de moi moi que j'ai j'aiété un fervant opposant à cette réforme des retraites c'est-à-dire aux 2 années de report de l'âge de l'âge légal donc idéalement s'il y avait eu une majorité nette qui s dégagé cette réforme est abrogée moi je suis lucide si pour construire un accord de non censure d'un gouvernement issu de la gauche le chemin de passage était de dire dans un premier temps on suspend l'application de cette réforme qui est toujours le premier pas vers une abrogation mais on la suspend et on regarde si on peut la remplacer par quelque chose qui encore une fois ne correspond pas à au maintien de de années supplémentaires si passait par là se dire on il y a une concertation un dialogue avec les partenaires sociaux avec les acteurs économiques avec l'ensemble des formations politiques et on fait ce rendez-vous en 2027 au moment de l'élection présidentielle alors ça aurait pu être un chemin pour rendre acceptable par les autres formations politiques qui soutenaient cette réforme des retraites il faut pas humilier l'adversaire si je dire dans ce moment-là et ça aurait permis d'éviter que des générations celles qui ont 62 ans et demi 63 ans ne soit pas concerné l'année prochaine moi voyez je suis lucide on part des propositions de gauche et on cherche à construire des compromis très bien mieur sur Bernard casen vous n'avez pas répondu totalement à question parce que j'ai pas eu le temps entreetemps il a il y a une autre question nous on a eu une position extrêmement clair nous avons dit nous censurerons tout ce qui est une continuation du de la politique précédente parce que il y a une forme de dénis du président de la République dans la période pourquoi on a cette partie de baltrappe avec des noms qui sont jetés et cetera c'est parce que le Président il cherche pas justement à construire ses compromis il cherche à préserver le périmètre de sa politique précédente et ça c'est un dénis par rapport au message envoyé par par les électeurs et donc qui peut imaginer que Bernard casazenuf s'il avait été retenu ou s'il était retenu par le Président de la République se glisserait dans les habits d'un collaborateur zellé du président de la République ce n'était pas son attention he et moi je ne pense pas que c'était son intention je je n'ai pas oublié que Bernard cas dit pouro au sein du du bureau national du Parti socialiste mardi ne pas ber d'accord sur le fait que il n'y aurait pas de censure ber a dit que cette réforme des retraites était injuste et donc et donc je je je ne peux et moi je suppute on n' pas de de détails des échanges qui ont eu lieu avec le président la République qui lui a probablement indiqué qu'il ne qu'il souhaiterait revenir significativement sur cette réforme des retraites et que coincé d'ailles oui mais donc voyez bien c'est donc le président de la République mais vous ne répondez toujours pas la question il y a-t-il alors excusez-moi d'aller peut-être jusque là il y a-t-il un problème Olivier fort au sein du du Parti socialiste c'est un congrès qui va qui va se tenir l'année prochaine mais mais on sent bien que vous êtes partagé si ce n'est divisé au sein des des des socialistes sur la marche à à adopter ces ces prochains mois concernant une censure possible pour un Premier ministre qui pourrait pourtant être isessu de la gauche mais je le redis si un premier ministre je vais presque même vous dire quel qu'il soit arrive et est capable de dire je vais augmenter le SMIC nous allons geler suspendre abroger la réforme des retraite nous allons renforcer les services publics tous ceux de l'école ceux de l'éducation ceux de la police soit de gauche ou de droite ben c'està dire qu'à un moment donné ouais mais voyez bien la logique des choses je vois mal un premier ministre on voit des noms de droite qui sont jetés en pature aujourd'hui je vois chacun est respectable dans ses convictions mais je vois pas cela aujourd'hui reprendre les propositions qui ont eu la préférence des des Français et à ce moment-là ça paraîtrait aberant de ne pas avoir nommé celle qui était portée par l'ensemble de cette coalition et et et je le redit s'agissant de Bernard de Bernard casenu et de la décision du bureau national du Parti socialiste il y a pas eu un véau qui a été qui a été exprimé il n'y a pas eu la reprise d'une proposition qui était dans le casad de sa nomination et à condition qui porte AOT non mais je je voilà moi le groupe socialiste en tous les cas nous avons pris la la la position de dire nous censurons tout ce qui est une forme de continuation et donc c'est pour ça que je dis que la balle est dans le camp du président de la République il s'est lui-même empêtré dans cette situation je il crée les conditions de cette instabilité et et qui devient extrêmement problématique les urgences sociales demeurent les urgences écologiques la position internationale de la France enfin on commence à devenir un peu ridicule et je pèse mes mots dans ce dans ce flottement et dans cette cette partie de bal l je vous suis vraisemblablement Michel Barnier vous pourriez étudier en fonction des proposition qu'il pourrait reprendre mais par principe on étudiera mais je vois mal dans un discours de politique générale et puis vous regardez enfin Michel Barnier il est issu de la formation les républicains 47 députés à l'Assemblée nationale donc pareil le sens de l'élection qui est arrivé en tête la coalition de gauche et des écologistes et on se retrouve en plus avec le contraire de ce que le Front républicain a signifié puisque 2 mois après il semble que c'est donc la position des députés du RN qui soit l'arbitre de la situation donc tous les messages envoyés le 7 juillet sont balayés d'un revers de la main une préférence donnée à la gauche un front républicain qui a fonctionné et la volonté de tourner la page de la politique menée par le gouvernement démissionnaires actuels ou les précédents gouvernements donc les français si ces trois éléments qui sont quand même assez clair dans le vote ne se retrouve pas dans la formation du prochain gouvernement B ils vont dire mais tout ça n'a servi à rien et donc on méprise le suffrage universel et ça c'est la pire des choses en démocratie est-ce que vous AZ manifester ce samedi non pourquoi mais parce que d'abord je ne vois pas les partenaires sociaux appelés à cela je vois une formation politique la France insoumis qui a décidé toute seule d'appeler et que ça lui arrive souvent de mettre au pied du mur ses partenaires c'est la raison pour laquelle moi j'ai souhaité prendre des vous nchangez pas entre partenaire du nouveau front populaire écoutez moi ma connaissance en tous les cas moi j'ai j'ai participe pas à ces à ces échanges et et il y a une question de de temporalité c'est la même chose que la proposition de motion de destitution du président de la République fa un moment faut être un petit peu sérieux moi je souhaite que ne sont pas sérieux lorsqu'ils agitent comme cela une proposition de destitution qui n'a aucune chance elle elle n'a aucune chance de passer et donc il faut de tiers des parlementaires pour la voter et donc et donc par conséquent si elle n'a aucune chance de passer et bien celui qui sort renforcer celui qui sortirait renforcé de la séquence c'est le président de la République nous on a toujours dit que cré du désordre auelà du désordre actu non respect du du sens du vote là où ça se passe c'est au Parlement dans le rapport à ce gouvernement et pas dans le Rapport au Président de la République président de la République vous savez là en ce moment il maintient le dernier pouvoir qui est le sien qui est le pouvoir de nomination c'est pour ça que ça dure des jours des jours et des jours parce que ça le met lui au centre du jeu et je pense que c'est une erreur collective dès le lendemain de la et j'inclus et compris les partis de gauche écologiste dans cette erreur là dès le lendemain de la dissolution et et et du résultat des élections pardon et il aurait pas fallu attendre benoitement le choix du président de la République mais de dire nous prenons les choses en main c'est la raison pour laquelle avec le groupe socialiste nous nous demandons à l'ensemble des formations républ ça été compliqué de vous mettre d'accord sur un nom oui mais attendez franchement le président de la République peut pas donner il peut pas donner de de leçons il y a eu 7 h jours de flottement regardez ça fait 2 mois que le Président de la République il procrastine il tergiverse aujourd'hui c'est le Parlement qui doit avoir le pouvoir c'est le Parlement qui doit prendre les choses en main et donc il faut qu'on fasse qu'on ce qu'on a du mal à à faire dans la culture politique française qu'on regarde les points sur lequels nous pouvons être d'accord en en étant chacun en sortant de ses coulooir habituel je le redis on part des propositions qui ont eu la préférence des Français mais on regarde comment elles peuvent être comment on peut construire des convergences moi je souhaite qu'on se mette autour de la table à l'Assemblée nationale que les différents groupes de des Forces Républicaines discuteent pour pouvoir é lesquels c'est-à-dire le Parti socialiste les écologistes le bloc central non mais l'ensemble des forces de de ceux qui ont fait le Front républicain euh qu'il faut pas oublier qu'il faut pas enjambber parce que il a fonctionné ce front républicain il a empêché que l'extrême droite soit majoritaire dans presque le même discours que Emmanuel Macron bah oui mais SAF que sauf quealition au centre sauf que non mais non je parle pas de coalition au centre je parle d'un travail parlementaire dans lequel je le redis sur la question des retraites elle est passée à coup de 493 et il y avait probablement déjà en 2023 possiblement une majorité pour s'opposer à cette réforme des retraites est-ce qu'on peut se mettre autour de la table pour regarder dans quelles conditions une annulation suspension abrogation pourrait être discuté et qu'est-ce qu'on propose à la place parce que évidemment il y a des enjeux pour tenir compte de la pénibilité pour tenir compte de l'équilibre du régime de retraite à faire travaillons au Parlement et essayons de ne pas être dans la dépendance au président de la République B qui lui cherche à préserver ce qu'il a fait dans la précédente mandature au détriment du message électoral qui a été envoyé par les Français François Hollande candidat à la prochaine présidentielle vous parliez de temporalité c'était le bon moment de l'annoncer il répondait à une question euh alors j'ai raté cet épisode vous parlez de François Hollande oui écoutez ça en dit peut-être long votre étonnement non mais parce que je pense que dans la période il faut on cherche un gouvernement non je crois que vous me parliez d'édoard Philippe qui a annoncé ça à l'élection présidentielle j'avais échappé il m'avait échapper que François Hollande pourrait être candidat effectivement non mais al après vous savez il y a plein de gens qui peuvent être candidat sera candidat sera candidat de l'alternative celui qui pourra organiser ce rassemblement qui incarnera moi en tous les cas venant de la gauche une gauche républicaine écologist sociale qui qui à la fois concilie deux exigences être fidèle à une gauche qui n'a pas peur d'assumer ses fondamentaux vous pouvez appeler ça une forme de radicalité c'està-dire de retour aux racines de la gauche qui assume le partage le partage des pouvoirs des richesses le partage des savoirs qui est pour une réforme du système fiscal du du de de un soutien à l'ensemble des services publics mais en même temps concilier crédibilité une forme de solennité une forme de gauche rassurante qui n'excite pas le débat qui ne n'agite pas les passions parfois négatives dans le dans le débat et donc vous pensez à qui non mais moi je l'ai je l'ai dit je pense que aujourd'hui la position de la direction de la France insoumise elle abîme la gauche elle l'empêche d'être désirable mais qu'est-ce que vous attendez pour vous extraire entre guillemets de de cette gauche moi personnellement moi personnellement j'ai pris la décision de ne pas de ne pas avoir le soutien de la France insoumise j'ai même eu une candidature face à moi dans les soutenu par la France insoumise et le chemin qui se dessine mais encore une fois je le dis c'est celui de cette non pas autonomisation mais d'affirmation de l'identité des socialistes regardez il y a quasiment autant de députés socialistes que de députés insoumis à l'Assemblée nationale et on se tourne de plus en plus vers les socialistes pour justement essayer de dégager des solutions donc d'abord on parlera de la présidentielle le moment venu là il y a d'abord à savoir qui est le prochain Premier ministre il faut qu'on le fasse dans un cadre collectif moi j'ai défendu de longue date l'idée d'une primaire à gauche pour permettre de dégager un candidat à l'élection président identi et j'ai entendu même Olivier fort lors de la conclusion des université d'été de dire dire que c'est une voix qui est possible et il a dit aussi quelque chose de très intéressant qui est un peu passé inaperçu il a dit il faudra une candidature commune de la gauche mais si certains veulent partir tout seul veulent nous imposer leurs thème leur style et parfois leurs outrances alors les socialistes sont prêts à partir tout seul et donc ça c'est déjà une affirmation du fait que nous ne serons pas vous savez on a dit euh on veut pas être les supplétifs d'Emmanuel Macron mais il faut pas non plus être les suppléants de Jean-Luc Mélenchon c'estdire de ceux qui pensent qu'il peuvent le remplacer en restant sur cette seule ligne là non il y a une singularité socialiste et moi je souhaite avec d'autres pouvoir l'apporter l'incarner parce que je suis d'accord avec vous cette gauche républicaine écologique sociale c'est elle qui peut être le centre de gravité de la gauche et incarner l'alternance qui sera indispensable le moment venu merci beaucoup Jérôme g c'était làure