Edwige Diaz : "Le RN est la parti le plus proche des préoccupations des Français !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Edwige Jias, je voudrais vous faire réagir notamment sur Jordan Bardella qui est à égalité voire au-dessus de Marine Le Pen.
- 0:15RelanceÉludée
Au regard de ces sondages, mais aussi de la menace d'une nouvelle condamnation de Marine Le Pen à une peine d'inéligibilité en appel, est-ce que Jordan Bardella ne deviendrait pas le plan A du Rassemblement National ?
- 1:34ComplaisanteRéponse partielle
Je voudrais vous faire écouter Dominique de Villepin, puisque vous en parliez il y a un instant.
- 2:09OuverteRéponse partielle
Le véritable risque c'est quoi ? C'est que notre État devienne un État identitaire, sécuritaire, autoritaire.
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Arnaud Pericard, est-ce que vous partagez l'analyse de Dominique de Villepin ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Edwige Diaz, est-ce que vous craignez que cette stratégie de diabolisation du RN marche encore ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27Invité politiqueFait
« Jordan a été très clair, il l'a rappelé notamment dans l'interview qu'il a donnée ce matin chez vos confrères du JDD, et pour nous, au Rassemblement National, la candidate reste Marine Le Pen, nous souhaitons qu'elle soit candidate. »
- 0:33Invité politiqueFait
« Si jamais elle était empêchée par une décision de justice, que nous n'espérons pas d'ailleurs, eh bien le Rassemblement National prendrait ses responsabilités. »
- 0:48Invité politiqueChiffre
« nous venons de dépasser la barre des 150 000 adhérents »
- 1:20Invité politiqueChiffre
« il y a aujourd'hui 140 députés avec nos alliés d'Éric Ciotti »
- 3:00Invité politiqueFait
« Un récent sondage indiquait que nous étions le parti politique le plus proche des préoccupations des Français. »
- 3:21Invité politiqueFait
« ce front de la honte, ces barrages antirépublicains qui ont eu lieu, eh bien on conduit la France au blocage que nous connaissons actuellement. »
- 3:45Invité politiqueFait
« nous ne voulons pas accéder au pouvoir pour reproduire les mêmes erreurs que les autres. »
- 6:05Invité politiqueChiffre
« dans mon département en Gironde, nous présenterons une cinquantaine de listes. »
- 8:01Invité politiqueFait
« C'est ce que j'entends assez régulièrement sur le terrain, en effet, qu'il paye un peu sa déloyauté à l'égard d'Emmanuel Macron. »
- 9:25Invité politiqueFait
« c'est un mauvais budget qui alourdit les dépenses publiques, qui augmente les prélèvements tout en ne faisant pas baisser la dette. »
- 9:43Invité politiqueFait
« le budget a été rejeté. Il a notamment été rejeté par une partie des alliés d'Emmanuel Macron. »
- 10:00Invité politiqueFait
« On voit que le bloc central a déposé beaucoup plus d'amendements que ce qu'il aurait fallu pour rester dans les temps de débat budgétaire. »
- 10:14Invité politiqueFait
« M. Lecornu a enfumé les Français en disant qu'il ne ferait pas de 49.3. Au final, c'est pire. »
- 11:53Invité politiqueFait
« nous voulons un rééquilibrage fiscal, le retour de la justice fiscale qui n'a plus lieu, malheureusement, dans notre pays depuis un certain nombre d'années. »
- 14:34Invité politiqueFait
« Nous voulons faire un grand ménage, notamment dans les agences d'État. »
Temps de parole
- Edwige Diaz53 %
- Invité31 %
- Présentateur13 %
- Présentateur 23 %
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Edwige Jias, je voudrais vous faire réagir notamment sur Jordan Bardella qui est à égalité voire au-dessus de Marine Le Pen. Lui est à 35%, elle à 34%. Au regard de ces sondages, mais aussi, on le rappelle, de la menace d'une nouvelle condamnation de Marine Le Pen à une peine d'inéligibilité en appel, est-ce que Jordan Bardella ne deviendrait pas le plan A du Rassemblement National ?
Vous savez, Jordan a été très clair, il l'a rappelé notamment dans l'interview qu'il a donnée ce matin chez vos confrères du JDD, et pour nous, au Rassemblement National, la candidate reste Marine Le Pen, nous souhaitons qu'elle soit candidate. Si jamais elle était empêchée par une décision de justice, que nous n'espérons pas d'ailleurs, eh bien le Rassemblement National prendrait ses responsabilités.
Moi, je vais vous dire sur le sondage que vous évoquez, bien évidemment, je m'en réjouis, et je remercie les électeurs français de nous faire de plus en plus confiance, je remercie aussi nos nombreux adhérents qui nous rejoignent, nous venons de dépasser la barre des 150 000 adhérents, mais vous savez, nous prenons ce sondage aussi avec de la hauteur, avec de l'humilité, parce que l'élection présidentielle, ça n'est pas tout de suite, les choses peuvent évoluer, et je sais que les Français nous regardent, ils nous attendent, et c'est pour cette raison qu'autour de Marine Le Pen à l'Assemblée Nationale, nous travaillons avec beaucoup de sérieux, notamment dans ces débats budgétaires, pour faire la démonstration aux Français que nous sommes dignes de leur confiance, et les personnes qui ne votent pas encore pour nous, nous leur disons, écoutez, regardez-nous, analysez-nous, il y a aujourd'hui 140 députés avec nos alliés d'Éric Ciotti, et nous faisons un travail qui répond à vos attentes, donc essayez-nous.
Je voudrais vous faire écouter Dominique de Villepin, puisque vous en parliez il y a un instant, il était sur l'antenne de BFM TV, écoutez ce qu'il dit notamment sur le Rassemblement National. Le véritable risque c'est quoi ? C'est que notre État, qui est un État qui est au cœur de la vie publique, eh bien que cet État devienne un État identitaire, sécuritaire, autoritaire. Et je ne crois pas que ce soit uniquement en stigmatisant les peurs, en laissant miroiter des formules magiques populistes que l'on peut espérer redresser notre pays. – Arnaud Pericard, est-ce que vous partagez l'analyse de Dominique de Villepin ?
– Non, je partage très peu d'analyse politique de Dominique de Villepin en ce moment. Je ne sais pas quel Dominique de Villepin fait tout d'un coup irruption dans le débat politique français, celui de la dissolution de 1997, celui du CEPF, celui qui prend, fait écho avec ses camarades éléfistes pour le Hamas ou le Hezbollah, donc je ne sais pas. Et je vais vous dire, je ne prête pas beaucoup d'attention à ce que dit Dominique de Villepin. J'ai du respect pour l'homme d'État qu'il a été, pour le discours célèbre qu'il a prononcé, notamment au Conseil de sécurité de l'ONU en représentant la France, dignement.
Mais je crois qu'aujourd'hui, je ne suis pas sûr que cette parole politique-là ait encore beaucoup d'importance.
– Oui, Edwige Diaz, est-ce que vous craignez que cette stratégie de diabolisation du RN marche encore ?
– Non, je ne le pense pas, parce que les Français nous voient comme nous sommes réellement. Un récent sondage indiquait que nous étions le parti politique le plus proche des préoccupations des Français. Donc je ne pense pas que la stratégie de diabolisation et même d'agitation du siphon rouge fonctionne, parce qu'en fait, on l'a bien vu au moment des dernières élections législatives, ce front de la honte, ces barrages antirépublicains qui ont eu lieu, eh bien on conduit la France au blocage que nous connaissons actuellement. Donc je pense que les Français ne se feront pas avoir une deuxième fois.
et je vous le dis avec beaucoup d'humilité, nous travaillons énormément et je salue vraiment le travail de mes collègues députés, mais aussi de tous nos élus locaux et de nos délégués départementaux qui vraiment délivrent le message tous les week-ends, toutes les semaines sur le terrain en disant, nous sommes le parti de la rupture, de l'alternance et surtout, nous ne voulons pas accéder au pouvoir pour reproduire les mêmes erreurs que les autres. – Oui.
– Vous savez, quand on parle de proximité, Madame Diaz, il y a un juge de paix qui va intervenir dans quatre mois et demi, ce sont les élections municipales. Vous aurez, je l'imagine, des candidats, peut-être partout ou peut-être dans la plupart des 35 000 communes de France et les élections municipales, c'est un bon indicateur du degré de proximité qu'on peut avoir justement avec les gens. C'est un bon indicateur de la bonne gestion que l'on peut avoir également et de la manière dont on peut administrer à une échelle modeste un territoire.
Et là, peut-être qu'on reparlera après, savoir si vous êtes effectivement les héros de cette proximité, si vous êtes les héros de cette bonne gestion, si les villes que vous administrez ou que vous allez administrer sont bien gérées, sont peu endettées, peuvent où les citoyens qui habitent profitent peut-être d'une insécurité moindre que les autres villes. Je pense que ce sera aussi intéressant de regarder ce baromètre-là.
Est-ce que vous êtes pour un front républicain ?
Non, moi je ne l'ai jamais été, mais chacun est libre quelque part dans sa circonscription d'adopter la stratégie qui est la sienne. Moi je ne crois pas. Je crois qu'on doit se battre à armes égales, avec ses convictions, avec son projet politique. Je n'ai jamais été favorable. Je ne suis pas forcément... Ce n'est pas une ligne qui est forcément majoritaire, y compris. Oui, c'est vrai. Non, mais parce que moi j'estime qu'il y a suffisamment de bons arguments et je pense que vous nous en avez quand même donné quelques-uns ces dernières heures, les 34 milliards de fiscalité supplémentaire votées en 24 heures à l'Assemblée nationale.
Il y a suffisamment d'arguments politiques, encore une fois, ce ne sont pas des arguments personnels, ad nominem quelque part, qui nous permettent d'avoir ce combat politique et démocratique avec le Rassemblement national qui ne nous fait pas peur.
Oui, sur les élections municipales, moi je suis d'accord avec vous, en effet. Elles seront un bon indicateur et c'est la raison pour laquelle au Rassemblement national, nous prenons ces élections avec beaucoup de sérieux. Notre directeur de campagne s'appelle Julien Sanchez, c'est l'ancien maire de Beaucair qui a été élu puis réélu. D'ailleurs, quasiment tous nos maires ont été élus en 2014 et réélus en 2020. Et oui, nous attirons beaucoup d'électeurs patriotes qui ont envie de prendre part à la vie démocratique, à la vie citoyenne de leur commune et qui savent que ces élections municipales seront importantes puisqu'elles auront lieu un an avant l'élection présidentielle.
Et je vous le dis, le parti est en ordre de bataille. Moi, dans mon département en Gironde, nous présenterons une cinquantaine de listes. Pourquoi ? Parce qu'en fait, les électeurs nous attendent, les électeurs nous rejoignent et nous leur demandons de participer avec nous à cette grande opération de redressement national.
Je voudrais vous faire réagir sur une déclaration de Laurent Wauquiez, le patron du groupe LR à l'Assemblée nationale. Voici ce qu'il a dit ces derniers jours. Ce que je souhaite, c'est qu'il y ait un seul candidat de tous ceux qui partagent la vision de la droite, de Gérald Darmanin à Sarah Knafow, dans un pays qui penche à droite. Parce que sinon, on aura la France insoumise au second tour. Est-ce que ça inclut Horizon ?
Écoutez, non, je ne pense pas que ça inclut Horizon. En tout cas, il ne nous mentionne pas, il ne mentionne pas Edouard Philippe. Vous savez, il y a une petite particularité chez Horizon. C'est que nous avons un projet politique, un leader politique, et nous sommes en ordre de marche, en ordre de bataille. Nous avons 700 maires, donc la question des parrainages, vous voyez qu'elle est déjà quasiment réglée. Et nous sommes en ordre de marche pour ce grand moment républicain que sera l'élection présidentielle de 2027, ou peut-être un petit peu avant. Donc, non, je ne crois pas que cette question de primaire ne nous concerne.
Nous, on a une stratégie politique, on a un projet politique, on va continuer à le décliner. Mais si peut-être d'autres formations de la droite souhaitent concourir à ces primaires-là, libre à elles de le faire. Mais nous, nous serons là, et nous serons présents au premier tour.
Est-ce que pour vous, Edouard Philippe, peut déjà dire au revoir à 2027 ? Non, non, vous savez, moi je suis très prudente, et en plus je vous disais que j'étais élue en Gironde, et moi je me souviens en 2016 que le prochain président de la République devait être à l'époque Alain Juppé, vous voyez. Donc voilà, j'ai beaucoup de prudence avec tout ça. Vous avez raison de le rappeler.
Donc voilà, non, non, écoutez, nous... Que pensez-vous justement, pardon, je me permets de vous couper, parce qu'il est sur une dynamique qui est assez basse, en tout cas il a baissé dans les sondages, moins 5%. Est-ce qu'il a été sanctionné par rapport aux prises de position vis-à-vis d'Emmanuel Macron ?
C'est ce que j'entends assez régulièrement sur le terrain, en effet, qu'il paye un peu sa déloyauté à l'égard d'Emmanuel Macron. Maintenant, vous savez, nous, je souhaite que les électeurs nous qualifient pour le second tour. Les électeurs choisiront, si nous serons face à Edouard Philippe, à un autre candidat, à la gauche, M. Mélenchon, M. Luxman, enfin, en fait, nous, nous nous préparons à exercer les plus hautes responsabilités, peu importe notre adversaire. De toute façon, si vous voulez, c'est un peu tous les mêmes, puisque de toute façon, dans le cadre de second tour, généralement, ils s'allient tous pour appeler à nous faire barrage.
Donc si vous voulez, que ce soit la gauche ou le bloc central, au final, c'est blanc bonnet et bonnet blanc. Et donc, nous partons, nous, en campagne électorale, pour proposer une alternative aux Français. Oui, Arnaud Perrin.
Non, je pense que ce rappel à la prudence est utile pour tout le monde. Je le mets en facteur commun. Je convoque juste un peu l'histoire politique de la Ve République, 1974. Tout le monde se souvient, peut-être pas tout le monde, mais François Mitterrand, il fait 43 ou 44 % au premier tour de l'élection présidentielle. C'est Valéry Giscard d'Estaing qui gagne. Donc la vie politique, elle a aussi ceci d'intéressant et parfois d'extraordinaire, c'est qu'elle peut être aléatoire et celle qu'elle peut être parfois indicible.
Peut-être un mot sur l'Assemblée nationale qui est en ébullition en ce moment. En tout cas, elle le sera encore plus à partir de demain. On le rappelle, les députés tentent de faire adopter un budget, peut-être pas tous. Est-ce que vous croyez que le budget a une chance d'être adopté ?
Je ne crois pas, déjà parce que c'est un mauvais budget qui alourdit les dépenses publiques, qui augmente les prélèvements tout en ne faisant pas baisser la dette. Vous savez, moi je suis membre de la commission des finances. À l'occasion de la commission, du coup, qui a eu lieu il y a une dizaine de jours maintenant, le budget a été rejeté. Il a notamment été rejeté par une partie des alliés d'Emmanuel Macron. Donc c'est assez surprenant comme quoi le bloc central se fissure. Mais surtout, ce que je voudrais dénoncer, moi, c'est le cynisme du bloc central d'Emmanuel Macron. Je ne sais pas trop du coup comment il faut appeler ce conglomérat.
Mais en fait, qui essaye de faire croire que le budget sera le budget du Parlement. C'est faux en fait. On voit que le bloc central a déposé beaucoup plus d'amendements que ce qu'il aurait fallu pour rester dans les temps de débat budgétaire, vous voyez. Donc là, en fait, M. Lecornu a enfumé les Français en disant qu'il ne ferait pas de 49.3. Au final, c'est pire. Ce qui risque de se produire, c'est un budget pas ordonnant, c'est-à-dire la copie originale du gouvernement. Et donc, c'est-à-dire que toutes les menus avancées que le Rassemblement national a obtenues grâce à sa forte mobilisation en séance, eh bien, risquent d'être balayées à cause de l'hypocrisie de ces macronistes.
Donc, écoutez, on verra. En tout cas, vraiment, cette situation de blocage, elle est le fait de l'absence de majorité absolue à l'Assemblée nationale qui, elle-même, découle du front antirépublicain qui a eu lieu l'année dernière.
Arnaud Péricard, vous ne siégez pas à l'Assemblée nationale. En revanche, vous pouvez prendre de la distance par rapport à tout ça. Est-ce que vous êtes d'accord avec Edith Diaz ?
Je peux vous dire que c'est difficile.
Quand elle dit que Sébastien Lecornu, notamment, essaye d'enfumer les Français.
Alors, je ne suis pas parlementaire, mais peut-être que Mme Diaz me corrigera. Mais il me semble qu'il y a davantage de parlementaires, enfin, pardon, de députés Rassemblement national qui ont voté le rétablissement de cet impôt sur la fortune, quelle que soit la dénomination, que de députés socialistes. Donc, c'est intéressant. Il faudrait peut-être, d'ailleurs, nous expliquer. Je pense que vos alliés UDR, d'ailleurs, ne l'ont pas voté, ce dispositif. Vous pouvez vous expliquer là-dessus ? Est-ce que vous avez voté 34 milliards d'euros de prélèvements obligatoires supplémentaires dans un pays où déjà 44% de prélèvements obligatoires sur le PIB ? Mais non, ce n'est pas une fake news.
Je reprends votre ami Tanguy qui dit la même chose dans son interview. Et qui contredit, d'ailleurs, Jordan Bardala ce matin dans le GDD.
J'ai entendu beaucoup de choses fausses, notamment sur le plateau. Vous savez, nous, la ligne URN, c'est stop au matraquage fiscal que vous et vos amis, personnellement, mais voilà, vos collègues à l'Assemblée nationale, font subir aux Français. Donc, nous, nous voulons un rééquilibrage fiscal, le retour de la justice fiscale qui n'a plus lieu, malheureusement, dans notre pays depuis un certain nombre d'années. Et donc, en fait, nous essayons, grâce à notre forte mobilisation, de faire en sorte que ce budget soit le moins mauvais possible. On a quand même eu des macronistes la semaine dernière. Vous voyez, c'est qu'un exemple, mais c'est très symbolique, ça en dit long.
Un gouvernement qui voulait fiscaliser les pourboires. Non, mais sérieusement. Alors que les serveurs, notamment, travaillent dans des conditions très difficiles et n'arrivent pas à joindre les deux bouts. Donc, vous vouliez aussi geler le barème de l'impôt sur le revenu. Vous vouliez geler les pensions de retraite, geler les prestations sociales. Ça suffit, les Français le disent. Ils n'en peuvent plus. Ils veulent retrouver du pouvoir d'achat. Et nous, notre travail avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, c'est de rendre leur argent aux Français.
Dans un pays où 44% de la richesse produite est déjà appréhendée par l'impôt, la fiscalité, l'État. Vous pensez que la recherche de l'équité fiscale, ça se fait en créant 34 milliards de taxes supplémentaires. Non, mais on n'a pas créé. Je ne sais pas où vous les sortez. En le soutenant, c'est l'équipe de la presse. Je ne sais pas d'où vous parlez. Oui, excusez-moi de l'éfendre avec un peu de passage. Mais c'est ce qu'il dit. Vous lisez le Figaro ce soir. Non, non, mais écoutez, moi je peux vous dire. 34 milliards en 24 heures. Non, mais c'est faux. Donc on va voir cette semaine, par journée, la fiscalité supplémentaire qui sera votée par le Rassemblement national.
Oui, oui, oui, mais je vois ce que vous voulez dire. Et donc du coup, je dis, cet article a faux. Et l'analyse que vous en faites, cette instrumentalisation est fausse aussi. Nous, nous avons souhaité lutter contre la fraude fiscale des grandes multinationales qui aujourd'hui créent un déséquilibre parce qu'elles, elles ont les possibilités de faire un peu d'exode fiscal et donc de contourner les règles, ce qui fait en fait que ce sont les petites entreprises, les TPE, les PME, les ETI. Attendez, laissez-moi terminer.
Toutes les grandes entreprises françaises passent leur vie à frauder le fiscale.
Elle, elle compense en fait l'exode fiscal. Donc voilà, cette taxe de 26 milliards d'euros que vous reprenez parce que ça vous arrange bien, vous faites des raccourcis, mais je le dis, c'est juste en fait que nous souhaitons, nous, opérer ce rééquilibrage fiscal. Ce n'est pas des taxes supplémentaires, c'est la lutte contre la fraude fiscale. Ça devrait vous plaire. Monsieur Gabriel Attal, moi je l'avais entendu l'année dernière, dire qu'il allait lutter contre la fraude fiscale. Malheureusement, la fraude fiscale ne s'améliore pas, en tout cas ne diminue pas dans notre pays.
Et je le regrette bien, vivement que Marine Le Pen et Jordan Merlin arrivent au pouvoir pour créer le grand ministère de lutte contre la fraude fiscale que nous voulons mettre en place.
Esvige Diaz, l'Assemblée nationale va bientôt évoquer la partie dépense. Où acceptez-vous d'aller chercher des économies ? On le sait, les dépenses sur l'immigration, ça ne suffira sans doute pas.
Oui, tout à fait, elles sont un élément de la réponse. Nous l'avons dit, nous nous souhaitons baisser la contribution nette de la France au budget de l'Union Européenne. Nous voulons faire un grand ménage, notamment dans les agences d'État. Nous souhaitons aussi relancer la croissance, parce que c'est nécessaire. Plus vous aurez d'entreprises, plus elles généreront des recettes. Vous voyez, moi, dans ma région, la Nouvelle-Aquitaine, ce sont 15 entreprises qui ferment par jour, notamment en raison du matraquage fiscal qui est opéré sur les entreprises. Donc en fait, c'est un tout, vous voyez, l'équilibre budgétaire.
C'est à la fois, on fait des économies sur les mauvaises dépenses, et en plus, on relance la croissance, parce que c'est comme ça qu'on va générer des recettes et pouvoir redonner du pouvoir d'achat aux Français. Et c'est pour ça, certainement, qu'on votera contre le budget, parce qu'en fait, il ne prend pas du tout cette direction-là.
Edwige Diaz