"Je veux rétablir nos frontières !" : Nicolas Dupont-Aignan sur Europe 1 (12 novembre 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteÉludée
Faut-il applaudir la Pologne ou la condamner pour son accueil des réfugiés ?
- 1:54RelanceRéponse directe
Est-ce qu'il faut repousser ces migrants, les refouler et ne pas instruire leurs demandes d'asile ?
- 2:47OuverteRéponse directe
Comment réagissez-vous face à l'instrumentalisation des migrants par un État ?
- 4:03OuverteRéponse partielle
Le gouvernement polonais voit la main de Moscou dans cette affaire. Ça vous perturbe ?
- 5:30OuverteRéponse directe
De quoi sont composés ces 100 milliards gaspillés par le pays ?
- 7:39OuverteRéponse directe
Vous voulez arrêter de financer les énergies renouvelables ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:08Invité politiquePromesse
« J'étais le seul... Je crois que je suis l'un des seuls candidats à proposer une vraie politique de développement de l'Afrique. »
- 1:33Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron encourage le développement de cette grande barrière verte au Sahel. Oui, mais en revanche, il encourage les traités de libre-échange qui sont en train de détruire l'agriculture africaine. »
- 2:25Invité politiqueFait
« Il s'agit tout simplement d'éviter que le droit d'asile soit une voie détournée d'immigration clandestine. »
- 2:38Invité politiquePromesse
« Je propose pour la France le rétablissement des frontières et l'examen des demandes d'asile à la frontière. »
- 2:55Invité politiqueFait
« On a cédé au chantage de la Turquie. C'est l'Allemagne qui a cédé au chantage de la Turquie. »
- 3:00Invité politiqueFait
« Ça veut dire qu'on ne paye pas et qu'on bloque, comme fait l'Australie, comme font les États-Unis, comme font le Japon, comme font tous les pays qui se respectent. »
- 6:20Invité politiqueChiffre
« Cette fraude sociale, j'estime les fausses cartes vitales, uniquement à 20 milliards. »
- 6:36Invité politiqueChiffre
« Emmanuel Macron veut reculer l'âge de la retraite à 64 ans pour 5 milliards d'euros, après avoir désindexé les pensions de retraite et raquetté les retraités avec la CSG. »
- 9:03Invité politiqueChiffre
« Les dividendes des sociétés d'autoroutes, c'est 3 milliards par an d'un monopole privé qui n'a aucun sens. »
- 9:17Invité politiqueChiffre
« Combien ? 10 milliards, 10-15 milliards selon les estimations. »
- 12:37Invité politiqueChiffre
« On a dépensé 5 milliards de masques en Chine en 2020. »
- 13:23Invité politiqueChiffre
« Au dernier régional, ils se sont trompés de 10%. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan77 %
- Présentateur17 %
- ?7 %
≈ 40,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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8h14 sur Europe 1. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour monsieur. Vous êtes le président de Debout la France, vous êtes candidat à
l
'élection présidentielle à l'est de l'Europe. La Pologne subit une tentative de déstabilisation de ses frontières de la part du Belarus voisin. Elle a déployé des milliers de soldats, la Pologne donc, pour repousser ceux qui tentent d'entrer sur son sol. Faut-il, Nicolas Dupont-Aignan, applaudir la Pologne, sentinelle de la frontière est de l'Europe, ou bien la condamner parce qu'elle ne respecte pas les règles minimales d'accueil des réfugiés ? Et je pose en fait le dilemme qui se pose actuellement.
Oh,
c'est pas un dilemme pour moi. Si on était correct depuis longtemps avec la Pologne, on l'aiderait
et
on respecterait les nations européennes. Moi, ma conception de l'Europe,
c
'est l'Europe du général de Gaulle, c'est une Europe des nations et des projets communs. Et c'est pas une Europe de Bruxelles, de la bureaucratie, de la pensée unique, de l'effondrement du suicide européen en fait. Ou
de la convention de Genève de 1951 sur l'accueil
des réfugiés. Tout à fait. Parce que... Parce que là, il y
a
des textes en réalité.
Soit
l'Europe comprend que c'est sa survie qui est en jeu. Ce qui n'interdit pas d'ailleurs une politique d'aide au développement intelligente. J'étais le seul... Je crois que je suis l'un des seuls candidats à proposer une vraie politique de développement de l'Afrique. Avec la fameuse barrière verte, avec... Bref, une agriculture autosuffisante, etc. Parce qu'on ne
peut
pas dissocier la fermeture de l'Europe d'une vraie politique de développement. C'est évident. Emmanuel Macron encourage le développement de cette grande barrière verte au Sahel. Oui, mais en revanche, il encourage les traités de libre-échange qui sont en train de détruire l'agriculture africaine. Et si on ne fixe pas les agriculteurs africains sur leurs terres, on alimente les bidonvilles et l'immigration.
Pour revenir à la Pologne. Je
reviens à la Pologne. En fait, on accable la Pologne, la Hongrie depuis des années, parce qu'on confond respect de faux principes et défense de notre continent.
C'est tout. Mais la question, je vous la repose de manière plus directe dans ce cas-là, Nicolas Dupont-Aignan. Est-ce qu'il faut repousser ces migrants,
pratiquer ce fameux-là,
les refouler et
ne pas instruire leurs
demandes
d'asile ? Mais
c'est
évident. Ce
qui n'interdit pas. D'ailleurs,
on peut tout à fait instruire des demandes d'asile sur certains en gardant les migrants à la frontière. Il ne s'agit pas de dire qu
'il
n
'y
a plus d'asile en Europe. Ce serait stupide aussi. Il s'agit tout simplement d'éviter que le droit d'asile soit une voie détournée d'immigration clandestine. C'est ça le problème depuis le début. C'est pourquoi je propose pour la France le rétablissement des frontières et l'examen des demandes d'asile à la frontière. C'est tellement du bon sens.
En fait, il faut revenir au droit d'asile dans
sa
version
initiale. J'entends bien, mais quand un État derrière instrumentalise ses migrants. Il y a la situation en Pologne. On voit exactement la même chose à Chypre, avec des migrants acheminés par la Turquie sur la République de Chypre. Comment vous réagissez ? Mais on ne cède pas au chantage.
C
'est tout. Vous savez qu'on paye des milliards à la Turquie. On a cédé au chantage de la Turquie. C'est l'Allemagne qui a cédé au chantage de la Turquie.
Mais ça veut dire quoi de ne pas céder au
chantage ? Ça veut dire qu'on ne paye pas et qu'on bloque, comme fait l'Australie, comme font les États-Unis, comme font le Japon, comme font tous les pays qui se respectent.
Ce
qui est extraordinaire en fait en Europe,
et
c'est peut-être là le suicide moral
des
Européens, c'est qu'en fait ils ne voient même pas ce qui se fait ailleurs. Qu'une nation ou qu'un continent soit libre de décider qui a le droit d'entrer chez lui ou pas. C'est le droit élémentaire des nations. Et en vérité, on culpabilise nos esprits. Et on en fait un débat.
Mais
il n
'y a
pas de débat à avoir. On ne rentre pas en Europe et en France, puisqu'il faut dissocier les deux. Mais les images de ces petits-enfants dans le froid
par moins d'un degré, bloquées à la frontière... Mais il y aura toujours des images
horribles. Qu'est
-ce
qu'on en fait de ça
?
Mais ces images horribles sont la conséquence de l'action de la Biélorussie, pas de l'Europe. Arrêtons de prendre toute la misère du monde et d'assumer
les
gestes des autres.
Ce
sont les Biélorusses qui sont responsables de cette misère. C'est à eux de payer. Ce n
'est
pas aux Européens.
Le
gouvernement polonais voit dans cette affaire, Nicolas Dupont-Aignan, la main de Moscou. On a vu des avions de la compagnie nationale russe Aeroflot participer à l'acheminement des migrants. Est-ce que ça vous perturbe, vous, alors qu'on pensait objectivement que la Russie était un allié de ceux qui disent en Europe qu'il faut stopper la politique immigrationniste ?
Écoutez, je ne sais pas exactement quel est le rôle de Poutine dedans. Mais ce que je sais, en tout cas, c'est que tant que la France ne retrouvera pas sa politique étrangère indépendante, notamment pour reprendre des relations avec la Russie, c'est-à-dire faire sauter les sanctions injustes contre la Russie, on aura aussi des soucis. Ni compromission avec nos voisins,
ni
attaque stupide, parce qu'en vérité, il faut, je suis absolument convaincu que l'avenir de l'Europe
passe
par une grande alliance avec la Russie.
Ils
ont les matières premières, ils ont la volonté de se défendre, eux. Ils sont indispensables au Moyen-Orient. Et je crois que la France gagnerait à faire sauter les sanctions contre la Russie liées à la vieille histoire de la Crimée, qui n'a aucun sens, pour retrouver une relation diplomatique intelligente avec Poutine. Et là, peut-être aussi, ce sera un moyen de régler le problème. Je crois qu'il faut sortir de ces jeux, comment, enfantins, cette vision enfantine de la politique étrangère, les bons, les méchants.
Voilà.
Nicolas Dupont-Aignan, vous venez de publier un livre, je le montre à ceux qui nous regardent sur Europe 1.fr, « Où va le pognon ? » Vous estimez que la France gaspille 100 milliards d'euros par an. De quoi sont composés ces 100 milliards gaspillés par le pays, Nicolas Dupont-Aignan ?
D'abord, je suis le seul candidat à la présidentielle qui a un projet, on a tous des projets. C'est
un libre programme, justement.
Oui, mais qui dit comment je vais financer mon projet. Parce qu'en ce moment, c'est le Père Noël à tous les étages. Emmanuel Macron distribue l'argent des Français et est en train de ruiner le pays. Les autres candidats promettent tout et n'importe quoi. J'ai voulu agir différemment en proposant un projet qui est financé. Et je dis où je vais chercher l'argent pour financer mes priorités. Made in France, augmentation du pouvoir d'achat, reconstruction des services publics, notamment dans les zones rurales. Et j'ai, au fil de
mes
années de député, j'ai beaucoup travaillé sur la question de la grande fraude internationale fiscale, sur la fraude sociale, sur le coût de l'Union européenne, sur
le scandale des...
Cette fraude sociale, j'estime les fausses cartes vitales, uniquement à 20 milliards. Et j'ai pris le chiffre le plus faible. Imaginez
qu
'en ce moment, Emmanuel Macron veut reculer l'âge de la retraite à 64 ans pour 5 milliards d'euros, après avoir désindexé les pensions de retraite et raquetté les retraités avec la CSG. 5 milliards. Et au même moment, il y a 20 milliards d'euros de gaspillés dans des fausses cartes vitales qui se chiffrent à plusieurs millions. J'ai mis tous les rapports parlementaires, il y
a
même un QR code avec... On renvoie tous les rapports parlementaires que j'ai épluchés de A à Z. Ça prouve bien qu'on a un déni de réalité. On est en train de gaspiller des sommes folles. Et vous savez comment c
'est
venu cette idée de ce livre ? C'était pendant la première phase du Covid. Je me disais, nous sommes le pays qui a le plus de prélèvements obligatoires au monde. Au monde. La plus forte dépense publique au monde.
Et
nos infirmières ont des sacs plastiques comme blues.
Ça
veut dire qu'il
y
a quelque chose qui ne va pas. Et si on regarde, et j'ai résumé tout cela en ce petit livre, parce qu'on voit exactement où on peut récupérer de l'argent, de manière quasiment indolore,
pour
concentrer tout sur les enjeux de demain, récompenser le travail et produire en France.
Vous voulez arrêter par exemple de financer les énergies renouvelables. Ça vous dites, c'est un énorme gaspillage d'argent public ?
Oui, parce que quand on a une belle industrie nucléaire et qu'on a une électricité nucléaire pas chère, imaginez qu'on est en train de faire des éoliennes à Saint-Brieuc qui vont tout foutre en l'air. 4,7 milliards, une électricité à 160 euros le mégawatt, quand la réouverture de Fessenheim que je propose, puisque maintenant le président a changé d'avis en moins de deux ans, produirait une électricité à 30 mégawatts. Et il ne coûterait qu'un milliard. Donc il y a un moment, moi je veux bien qu'on gaspille l'argent des Français qui le payent à travers leur facture d'électricité, avec la taxe. Ces 4 milliards qu'on donne aux financiers des éoliennes, je préférerais qu
'on
la mette sur l'isolation thermique des maisons pour réduire les dépenses d'énergie des Français qui plombent leur pouvoir d'achat. Est-ce qu'on peut utiliser l'argent intelligemment ? C'est la seule chose que je pose comme question.
Nicolas Dupont-Aignan, vous avez aussi déposé à l'Assemblée nationale il y a quelques jours une proposition de loi visant à la réappropriation des sociétés concessionnaires d'autoroutes.
C
'est l'intitulé de votre proposition. Dites-nous en plus, comment vous voyez les choses ? Est-ce qu'il faudra payer les sociétés concessionnaires
?
Je me réjouis que cette vieille idée que j'ai depuis 10 ans fasse son chemin parce que je vois que d'autres candidats l
'ont
repris.
Marine Le
Pen, Arnaud Montebourg, j'en suis ravi. Tout simplement, les dividendes des sociétés d'autoroutes, c'est 3 milliards par an d'un monopole privé qui n'a aucun sens. Et je propose de renationaliser les autoroutes. ça coûtera une petite somme et qui sera amorti en
5
ans. Combien ? 10 milliards, 10-15 milliards selon les estimations.
Dans votre proposition
de loi, vous dites qu'on n'a pas indemnisé les
sociétés. Non, mais
on a à reprendre leur dette, une partie de leur dette. Donc il faut le dire très clairement.
C'est cher à 10 milliards. Non, c'est rien
puisque ça rapporte 3 milliards par an. Donc, si vous voulez, en 5 ans c'est amorti. Au sens large, en 5 ans c'est amorti. Et c'est pourquoi, d'ailleurs, je ne
fais
pas de promesse démagogique, je dis qu
'on
supprimera les péages 5 ans après. Et on me dit que ce n
'est
pas possible. Péages gratuits pour tout le monde en 2028 ?
Pas
de péages. On supprime les péages. On démantèle les barrières. Oui, mais ça existe. Personne ne le dit jamais. En Bretagne ? En Bretagne, vous n'arrêtez pas un péage. Privilège qui date du 14e siècle,
si je m'abuse. Non, mais pourquoi
ce qui se passe en Bretagne, et qui est très bon pour l'activité économique, pourquoi ce qui se passe en Bretagne ne serait pas dans tout le pays ? Et j'entretiens le réseau d'autoroutes par une vignette, notamment pour les camions étrangers qui traversent notre pays, comme en Suisse. Que les camions étrangers, uniquement ? Que les camions étrangers, parce qu'il
n
'y
a aucune raison qu'on finance. Donc pas de séance nationale sur les routes
? Tout à fait.
Comment vous faites passer ça à Bruxelles
? Mais la France est souveraine avec moi, indépendante. C'est la grande différence. C'est le sens de ma candidature. Retrouver la souveraineté de la France. Défendre nos intérêts. C'est ce que fait la Suisse. C'est ce que font les Etats-Unis.
C
'est ce que fait l'Allemagne en douce, en permanence. La Suisse n'est pas membre de l'Union Européenne. Tout à fait. C'est pourquoi je veux renégocier les traités. C'est l'objet de ma candidature.
J'ai plein d'autres questions pour vous. Le salon Made in France a lieu aujourd'hui. Vous vous y rendez ce matin. Tous les candidats, pratiquement,
vont
y aller. Tout le monde est d'accord sur la
nécessité de relocaliser ? C'est très bien, d'ailleurs. Je m'en réjouis parce que
j'ai erré dans le salon du Made in France quand il a débuté il
y
a dix ans. Il n'y avait pas grand monde. On n'était pas nombreux. Le ministre de l'économie,
d
'ailleurs je ne
sais
pas s'il va venir cette année, mais le ministre de l'économie, M. Le Maire, n'est jamais venu au salon du Made in France depuis un certain temps. Alors, j'espère qu'il va venir. Il est peut-être passé une fois l'année dernière. Je ne
vous
veux pas donner de fausses nouvelles. Mais enfin, en gros, ce qui est extraordinaire, c'est qu'à part M. Montebourg, qui a toujours été fidèle, nous étions peu nombreux. Je me réjouis qu'il
y ait
une prise de conscience. Les pénuries, etc. Maintenant, la question,
c
'est de passer de la prise de conscience et des belles intentions
à
la réalité de la réindustrialisation. Et ça, c'est beaucoup plus difficile.
Et
c'est pourquoi je propose une mesure absolument fondamentale, qui est la division par deux
de
l'impôt sur les sociétés
pour
les bénéfices... De l'impôt sur les sociétés,
l'IGS,
hein ? Oui, divisé par deux. Vous tombez
le taux à
12,5
% ? Exactement,
pour uniquement les bénéfices réinvestis sur le sol français. Pas ceux donnés aux actionnaires, rachats d'actions, etc. Pas ceux investis en Slovaquie, en Chine ou ailleurs. Et cette mesure,
que
je défends depuis des années, est de nature à changer l'arbitrage des entreprises. Parce que si les entreprises ont délocalisé, c'est parce que c'était plus rentable pour elles. Il faut donc un choc, un bonus fiscal fondamental, fort, comme l'avait fait Trump aux Etats-Unis, pour que l'entrepreneur se dise, si je réinvestis une usine en France, eh bien c'est rentable. Si on ne fait pas ça,
on
fera des discours, comme sur les masques. Vous avez vu qu'ils ont ouvert des usines de masques. Il y
a
des entrepreneurs courageux.
Et
l'État achète tous ces masques au Vietnam. On a dépensé 5 milliards de masques en Chine en 2020. 5 milliards. Et les pauvres entreprises françaises qui s'y sont mises sont en train de crever. Donc, s'il n
'y
a pas un mécanisme d'incitation, on n'y arrivera pas. Et puis l'étiquette, Made in France, qui est interdite, vous le savez, par l'Union Européenne, qu'on sache exactement la composition de chaque produit.
Nicolas Dupont-Aignan, dernière question politique. Je sais que vous n'aimez pas les sondages, mais ils vous donnent à 1 à 2% au premier tour
des élections présidentielles.
Quand
ils
sont généreux. Bon,
voilà.
Entre 2 et 5,
mais ils se sont
tellement trompés à chaque fois. La question n'est pas là, aujourd'hui,
Nicolas Dupont-Aignan. La
question, c'est qu'on débat et on oriente le vote des Français subliminalement, psychologiquement, par des sondages qui se trompent à chaque élection. Au dernier régional, ils se sont trompés de 10%. Et pour une raison très simple, il n
'y a
pas un grand complot contre moi, c'est que ces sondages prennent les électeurs qui sont certains d'aller voter. Et à la présidentielle, il y a 20 millions de nouveaux Français qui vont voter. Oui,
mais
très concrètement, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Éric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan, et d'une certaine manière, LR, puisque sur de nombreuses propositions, vous vous rejoignez. Quatre candidats pour une famille d'idées, d'une certaine manière. Pourquoi vous ne
vous
désistez pas en
faveur de l'un ou de l'autre ?
Je ne me désisterai pas sur la base de faux sondages et de pressions médiatiques. En revanche, je suis le seul
qui
a proposé une primaire ouverte à Retailleau, Wauquiez, Philippot, Zemmour, Marine Le Pen, à l'époque, on ne parlait même pas d'Éric Zemmour. C'est moi-même qui l'ai cité.
Et j'avais proposé... C'est les deux secondes tours.
Et j'avais... Attendez. J'avais proposé...
Du premier ministre
d'Éric
Zemmour.
C'est pas l'objet.
J'avais
proposé... Parce que je crois au vote des Français.
J
'en ai assez que des sondages et des intérêts décident qui est candidat.
C
'est aux Français de reprendre le pouvoir.
Vous ne connaissez pas d'être la Christiane Taubira de votre
camp ?
Tout mon projet...
Tout
mon projet... C'est de rendre le pouvoir aux Français. C'est à eux de décider. On a vu avec Emmanuel Macron ce que ça donnait les candidats hors sol qui débarquaient par la pression médiatique. On a vu le résultat. Je dis aux Français c'est à vous de choisir. Et si on avait enfin une élection
où
on ne pré-conditionne pas l'esprit des Français, c'est à eux de se libérer. Et je leur dis vous êtes 47 millions d'électeurs.
Vous
n'avez été que 16 millions à voter au régional. Vous vous rendez compte ce que ça veut dire
?
S'il y a 40 millions de Français qui se décident à aller prendre leur destin en main. Ils peuvent tout bouleverser et ils ne seront pas face à un second tour impossible. Et le second tour impossible c'est la réélection de Macron dans un fauteuil et je n'en veux pas. Mon adversaire c'est Macron et c'est justement pourquoi je suis candidat.
Merci Nicolas Dupont-Aignan. Le président de Debout la France était l'invité d'Europe Matin et avec qui il partageait quelques-unes de ses propositions qui sont condensées dans son livre Où va le pognon ?
C
'est paru aux éditions de l'Archipel. Bonne
journée à vous. Merci à
vous. Bonne journée. 6h29.
Nicolas Dupont-Aignan