Annick Billon : élection contestée, jeunesse en colère… La sénatrice répond
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:09OuverteRéponse directe
Dans cette affaire, qu'est-ce qui vous a le plus choqué ? Le comportement des adolescents ou celui des adultes sur les réseaux sociaux ?
- 3:36OuverteRéponse directe
Comment encadrer les réseaux sociaux pour éviter les dérives ?
- 7:55OuverteRéponse directe
Les parents sont-ils suffisamment éduqués pour protéger leurs enfants en ligne ?
- 10:06OuverteRéponse directe
Que comprendre du mouvement lycéen actuel ?
- 12:18OuverteRéponse directe
Quelle mesure urgente pour l'éducation nationale ?
- 14:26OuverteRéponse directe
Quelle décision prioritaire pour sortir de la crise des lycéens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:20Annick BillonFait
« Je vous dis euh que aujourd'hui le les réseaux sociaux, c'est un espace de non droit. Depuis 2021, j'ai déposé tous les 6 mois des plaintes de menaces de mort, des attaques, des menaces vis-à-vis de mes enfants. Rien n'a pu prospérer malgré l'intervention du président du Sénat. »
- 5:03Annick BillonFait
« Il faut qu'il y ait des condamnations aussi. Donc, j'appelais à la condamnation et à ce que la justice passe pour les faits qui ont été euh qui se sont déroulés à Soulant. »
- 7:11Annick BillonFait
« Donc euh oui, il faut qu'on puisse euh finalement euh avoir une vraie éducation numérique pour ces jeunes. Euh c'est-à-dire que il faut qu'ils aient une éducation à l'information. »
- 8:39Annick BillonFait
« Le Conseil constitutionnel là-dessus dit c'est inconstitutionnel. Oui, mais à un moment, c'est quoi le sujet ? C'est la sécurité des enfants. »
- 10:50Annick BillonChiffre
« On a les plus mauvais classements aujourd'hui qu'on a jamais eu depuis 20 ans. »
- 11:33Annick BillonChiffre
« On va perdre 177 d'élèves d'ici 2030, c'est quand même considérable. »
- 12:18Annick BillonChiffre
« Les élèves, les lycéens ne peuvent plus supporter d'avoir eu sep ministres aussi et les enseignants aussi. 7 ministres en 5 ans. »
- 12:58Annick BillonChiffre
« une année de faculté ça coûte au contribuable entre 10 et 13000 € je crois. Une année de faculté. vous avez la moitié des euh étudiants qui arrivent au bout de 3 ans qui n'auront pas leur licence parce que ils n'ont pas été bien orientés. »
- 13:41Annick BillonFait
« une majorité des dispositifs de l'éducation nationale n'a rien à voir avec la loi. C'est principalement du réglementaire. »
- 19:31Annick BillonFait
« Aujourd'hui, l'intérêt de la dette, l'impô sur le revenu ne suffit même pas à payer l'intérêt de la dette. »
- 21:38Annick BillonChiffre
« L'hôpital public va mal. Il a besoin de se réformer aussi lorsqu'on sait que nous sommes le pays dans lequel l'administration, c'est-à-dire que lorsque vous avez 100 personnels dans un hôpital, vous avez entre 25 et 27 % de personnel administratif non soignant. »
- 25:56Annick BillonChiffre
« la liste menée par Bruno Rotaillot de l'Union de la droite et du centre a largement gagné cette élection. 61 %. 1134 voix contre 378 pour Stéphanie Bara »
- 27:23Annick BillonFait
« Je fais confiance absolue euh à la préfecture et à la présidente du tribunal qui a organisé ces élections. Je pense qu'ils ont appliqué à la lettre le code électoral. »
- 29:34Annick BillonFait
« Ce que j'ai euh euh ce qu'on a pu voir aussi, c'est que globalement euh ce vote Rassemblement national ou ces candidatures Rassemblement national, c'était des candidatures au départ qui n'étaient de gens qui n'étaient pas encartés qui se sont révélés euh rassemblement national. »
- 31:46Annick BillonChiffre
« le groupe Union centriste, nous sommes aujourd'hui 63 euh sénateurs, donc nous pesons encore plus euh et nous nous sommes inscrits dans cette majorité sénatoriale avec Gérard Larch et nous allons contribuer aussi à faire ce travail et à peser dans la majorité sénatoriale. »
- 38:23Annick BillonFait
« Nous avons été là pour nous opposer au Mercosur, au CTA. Nous avons été là pour voter la la le projet de loi d'urgence agricole. »
- 39:07Annick BillonFait
« J'ai réussi à faire qu'il y ait des dérogations et que ce règlement modifié en 2026 n'est pas des faits parce que ça mettait en danger des entreprises. »
- 40:32Annick BillonFait
« Cette proposition de loi, c'est un un amalgame, on va dire, d'un certain nombre de textes euh qui peut peut-être inquiéter ou euh manquer de cohérence, par exemple. »
- 41:58Annick BillonFait
« On avait pas du tout anticipé cela. Il y a eu des répercussions fortes, hein. C'est-à-dire qu'on a eu besoin d'animateur en quantité soudainement et cetera. »
- 44:51Annick BillonFait
« Dans cette proposition de loi intégrale, il y a aussi la volonté d'interdire le mariage entre cousins, cousine. »
- 52:08Annick BillonFait
« depuis 2021, je subi des menaces régulières en fait sur ce sujet parce que le parcours d'une loi est une est un parcours difficile »
- 54:19Annick BillonChiffre
« à nous deux euh on représente 10 % des propositions de loi promulgué loi sur ce dernier mandat 2020-2026. Nous sommes 348 sénateurs. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bienvenue dans ce nouvel épisode de Parlons-en en collaboration avec Westfance. Une heure d'entretien pour prendre le temps d'aller dans le fond des sujets qui font et qui transforment notre département. On aura, je l'espère, peu de langue de bois et surtout ce regard singulier qui caractérise nos deux médias. Pour cela, je suis accompagné de Thomas Savage. Bonjour Thomas. Bonjour Aubé. Vous êtes le directeur départemental de de West-France en Vendé et ce mois-ci, nous recevons Annique Billon, sénatrice centriste de notre département. Bonjour. Bonjour. Vous avez fait votre rentrée au palais du Luxembourg il y a quelques jours avec votre réélection. Elle pourrait être remise en cause.
On va en parler dans un instant à cause d'un recours. On parlera aussi de l'action. vous menez depuis des années contre les violences sexistes et sexuelles. Est-ce qu'il faut ou non mettre en place cette fameuse loi intégrale comme le réclament plusieurs associations ? Mais avant cela, c'est difficile de ne pas passer à côté de la colère qui gronde. Celle des chefs d'entreprise qui réclament un vrai cap et un budget clair, celle des automobilistes avec la flambée des prix du carburant et bien sûr celle des jeunes qui s'expriment dans la rue et sur les réseaux sociaux. On va bien sûr parler du mouvement lycéen dans un instant à Nic Billon.
Mais avant ça, nous aimerions vous faire réagir sur ce qui s'est passé cette semaine à Soulant. C'est effectivement une affaire qui agite qui agite bien au-delà de la Vendée. Euh sur les faits dimanche dernier de jeunes adolescents de 12 à 14 ans se sont filmés dans l'église de Saint-Hilire à Soulant. Euh, on les voit reprendre un un morceau d'ra dont les paroles sont parfois cryptiques, mais qui font notamment référence à des terroristes. Ces jeunes dans l'église, il déplace des chaises, il renverse un pupitre, il se déplacent dans le cœur. Bref, un comportement pour le moins inapproprié dans une église au regard du droit canonique. Le diocèse le qualifie d'ailleurs de profanation.
Et puis à partir de mardi, cette vidéo, elle est devenue complètement virale. Elle a été vue des millions de fois après avoir été relayée par des comptes très influents mais aussi par des responsables politiques. Donc le diocèse a a fermé temporairement l'église et elle appelé a appelé au calme Monseigneur de de Dinchin présidera lundi une messe de réparation. Et puis la justice quant à elle a ouvert deux enquêtes. Euh l'une pour apologie du terrorisme autour du contenu de cette vidéo et l'autre pour des menaces de mort visant ces jeunes. Ça va très loin. Euh et puis euh plusieurs parlementaires se sont exprimés sur la question. Pas vous, pas encore à Nick Billon.
Dans cette affaire, qu'est-ce qui vous a euh le plus choqué ? Est-ce que c'est le comportement de ces adolescents dans l'église ou celui des adultes qui les ont exposé à des millions de personnes sur les réseaux sociaux ? Alors d'abord c'est inadmissible, c'est ça doit être condamné, la justice doit passer. C'est absolument abject ce qui a été fait dans cette église à Soulant. je le condamne fermement et euh c'est c'est cela cela doit apporter des réponses avec la justice. Et donc oui, il doit y avoir des condamnations, il doit y avoir les enquêtes, la justice doit passer par rapport à cela. Ensuite, évidemment ça nous plonge dans le l'impact des réseaux sociaux.
Aujourd'hui, beaucoup de sujets sont instrumentalisés par les réseaux sociaux. Euh donc je ne pense pas qu'il faille lier les deux sujets. Il y a d'un sujet cette profanation, cette ce comportement inadmissible qui doit être condamné, jugé. Et puis de l'autre côté et bien qu'est-ce qu'on fait nous les parlementaires par rapport à l'utilisation de ces réseaux sociaux ? Comment on réussit à finalement aussi faire respecter la loi parce que tout n'est pas autorisé sur les réseaux sociaux ? Pour ma part, j'ai défendu des textes que je portais. J'ai été victime euh de menaces de mort régulièrement depuis 2021. La justice n'arrive pas à passer.
Il faut qu'enfin on se donne les moyens de condamner les personnes qui euh finalement se permettent sur la toile tout ce qui est interdit dans l'espace public. Là, on a vu quand même un déchaînement de violence pour avoir modéré les commentaires sur les publications de RCF Vendé. Et ce qui était extrêmement choquant aussi, c'est ce lynchage public avec le numéro de téléphone, l'adresse de ces adolescents qui ont entre 8 et 13 ans. Ben moi, je peux pas évidemment valider cela. Je vous dis euh que aujourd'hui le les réseaux sociaux, c'est un espace de non droit. Depuis 2021, j'ai déposé tous les 6 mois des plaintes de menaces de mort, des attaques, des menaces vis-à-vis de mes enfants.
Rien n'a pu prospérer malgré l'intervention du président du Sénat. Donc on a un sujet majeur sur les réseaux sociaux et sur le rôle que les réseaux sociaux jouent aussi dans des mouvements qui peuvent avoir lieu dans la rue, dans des mouvements comme avec le mouvement des lycéens. On a une responsabilité d'enfin trouver les moyens, d'encadrer de cela et de punir les gens qui se permettent tout permis euh qui se permettent tout en réalité derrière leur écran. Sinon, il y a pas d'impunité parce qu'on est sur un écran. Il faut qu'il y ait des condamnations aussi. Donc, j'appelais à la condamnation et à ce que la justice passe pour les faits qui ont été euh qui se sont déroulés à Soulant.
Je souhaite aussi que la justice passe lorsqu'il y a des euh le non respect de la loi sur les réseaux sociaux, sur la toile. Mais les lois, elles existent ou alors les lois, elles sont pas encore là ? Et donc pourquoi si elles sont pas encore là, elles ont pas été portées ? Alors euh il y a eu des tentatives euh pour euh essayer d'encadrer euh la le numérique. La seule chose, c'est que la la difficulté c'est la preuve et souvent vous avez euh finalement euh des règles numériques avec des faux comptes, des fausses adresses. Nous ne sommes pas nous n'avons pas suffisamment de moyens d'enquête, de moyens euh à disposition pour pouvoir lutter contre cela. C'est une réalité.
Lorsque vous allez déposer plainte avec lorsque vous avez subi un R numérique, vous avez tout un tas d'adresses mails qui sont très difficiles à remonter. Donc il faut qu'on se perfectionne, il faut qu'on se donne les outils pour pouvoir avoir des moyens d'enquête pour remonter ces robots qui balancent aussi parfois ce sont des robots qui balancent des des des messages d'agression, des messages d'appel aux meurres, des messages de menace. Oui, il faut qu'on s'en donne les moyens mais il y a des moyens, il y a législatifs mais il y a aussi des moyens euh techniques, d'enquête, d'investigation.
Cette affaire, si elle a autant ému, c'est est-ce que c'est pas parce qu'elle dit aussi quelque chose de notre difficulté collective à parler au aux adolescents aujourd'hui ? Alors euh forcément que euh il y a ce rapport, cette éducation aussi he cette éducation. Euh moi, j'ai fait un travail il y a je vais faire un parallèle il y a quelques années lorsque je présidais la délégation aux droits des femmes sur l'industrie de la pornographie.
Ce qu'on a pu constater à l'époque, c'est que finalement puisque les cours d'éducation à la sexualité à la vie affective n'étaient pas dispensés alors qu'ils sont prévus dans la loi aux élèves, et bien l'éducation à la sexualité, elle se faisait par voie des des réseaux, des sites porno et cetera. Donc euh oui, il faut qu'on puisse euh finalement euh avoir une vraie éducation numérique pour ces jeunes. Euh c'est-à-dire que il faut qu'ils aient une éducation à l'information. Qu'est-ce qui est qu'est-ce qui est une information vraie ? Qu'est-ce qui est une information fausse ? Et comment euh et bien euh réagir par rapport à cela ?
Aujourd'hui, les enfants ne sont pas capés, ne sont pas formés, ne sont pas informés pour pouvoir circuler sur la toile de manière objective et de manière consciente, on va dire, en ayant conscience des dangers. Et vous parlez des enfants, mais est-ce que les parents sont éduqués ? Alors, on a on a tendance parfois à dire il y a une responsabilité parentale. Il y a forcément une responsabilité parentale lorsque vous avez des enfants de 3 ans qui ont déjà la capacité de consulter sur un téléphone 3 ans, 4 ans, 5 ans. Après, les parents, ils ne peuvent pas tout. Moi-même, j'ai été parent, je suis parent de trois enfants.
On n' pas forcément la maîtrise de l'outil informatique qu'il faudrait avoir pour pouvoir tout contrôler. Il y a des outils qui permettent de mettre des des barrages, mais comment euh parfois les enfants sont plus doués pour contourner les barrages que les parents eux-mêmes pour instaurer des barrages. Donc évidemment euh il y a un sujet euh de comment on éduque les enfants, comment on les forme au numérique et comment on à quel moment ils doivent avoir aussi accès euh aux réseaux sociaux. Il y a un texte qui est passé au Sénat qui avait du mal à prospérer. Le Conseil constitutionnel est passé derrière. Oui, il faut limiter l'utilisation, par exemple, des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
Le Conseil constitutionnel là-dessus dit c'est inconstitutionnel. Oui, mais à un moment, c'est quoi le sujet ? C'est la sécurité des enfants. C'est aussi la préservation de l'enfance. C'est les empêcher de tomber sur des euh des des pédophiles, sur des des personnes qui qui sont pas là pour leur faire du bien l'été. Donc on réforme la Constitution pour euh bah ça ça fait écho euh je je vois Thomas euh que ça fait écho à à un certain nombre euh de sujets qui sont euh euh sur euh la table aujourd'hui avec la présidentielle dans la perspective. Il y a forcément [grognement] un sujet. Le Parlement travaille, le Parlement propose, le parlement vote à un moment.
Euh il faut aussi que euh ben euh ce soit euh conforme à la Constitution, mais euh jusqu'à quel point ça sera un sujet à étudier forcément. Je reviens sur la question de de la jeunesse qui se retrouve euh aussi euh évidemment dans les mobilisations euh lycéennes de ces derniers jours, de ces dernières euh semaines. Il y avait 2000 lycéens mobilisés euh à la Roche Surion mardi. C'est c'est inédit. Qu'est-ce que qu'est-ce que vous avez compris vous de du ral qui est exprimé par par ces jeunes ? Alors euh la mobilisation, elle a démarré le 21 septembre, je crois. Le 21 septembre, c'était une mobilisation qui réclame des moyens à juste titre probablement.
Je pense pas qu'on puisse faire une généralité non plus de tous les de tous les lycées. Lorsque je vois que la région Pays de la Loire met 850 millions entre 2025 et 2030 à un moment où on essaie de faire des économies partout. Je pense qu'il y a un effort de la part de la région Pays de la Loire sur les lycées en terme de rénovation, de construction et de ré d'adaptation aussi de ces lycées. Après, il y a des revendications. Oui, il y a des revendications et elles sont légitimes ou pas ?
Elles sont probablement légitimes puisque euh on a des classements euh PISA notamment qui disent que euh on n' jamais obtenu de notes aussi mauvaises dans les classements européens euh des de l'acquisition des savoirs euh depuis 20 ans. Donc on a les plus mauvais classements aujourd'hui qu'on a jamais eu depuis 20 ans. Donc il y a sujet sur forcément quel enseignement on donne aux élèves. Il y a un sujet sur aussi la reconnaissance la reconnaissance du métier d'enseignant. Il y a un sujet de démographie. Lorsqu'on sait qu'on va perdre 177 d'élèves d'ici 2030, c'est quand même considérable.
On peut ne pas on peut évidemment se dire que l'école d'aujourd'hui avec 17 d'élèves, c'est pas elle doit s'adapter aussi à cette à cette contrainte là qui est une contrainte forte. Donc il y a beaucoup de choses qui ont été faites, mal faites probablement. Moi, je pense à la réforme notamment de 2019, la réforme du bac. Euh à un moment euh réforme du lycée, euh on supprime les mathématiques du tron commun. Euh 2023, ben on se rend compte que c'était une erreur euh et on réintroduit les mathématiques dans le tron commun. Les les élèves, les lycéens ne peuvent plus supporter d'avoir eu sep ministres aussi et les enseignants aussi. 7 ministres en 5 ans.
Ça veut dire que il y a des ministres qui sont arrivés qu'on défait ce que le précédent avait fait, des ministres qui sont repartis. Enfin, c'est c'est pas possible. Aujourd'hui, on a besoin d'un cap. On a besoin d'un cap pour l'éducation nationale, on a besoin d'un cap pour la France et euh aujourd'hui, on n' pas ce cap. Donc évidemment qu'il y a une contestation. L'égalité des chances, elle est elle n'est pas au rendez-vous. L'école est très inégalitaire. L'égalité, elle est pas au rendez-vous notamment sur les lycéens de ce qu'ils disent avec parcours sup. Et ça dans les se ministres qui sont passés, il y en a pas un qui l'a détricoté. C'est vrai, il y en a qui ont tenté de l'améliorer.
Il y a eu quelques améliorations. On nous a dit que tout le monde trouvait finalement au bout du compte une orientation. Mais lorsqu'on voit l'orientation par exemple vers la faculté, aujourd'hui une année de faculté ça coûte au contribuable entre 10 et 13000 € je crois. Une année de faculté. vous avez la moitié des euh étudiants qui arrivent au bout de 3 ans qui n'auront pas leur licence parce que ils n'ont pas été bien orientés. Donc le sujet, il est euh extrêmement large pour l'éducation nationale, pour l'enseignement supérieur, mais on doit s'y confronter. Il faut savoir aussi que une majorité des dispositifs de l'éducation nationale n'a rien à voir avec la loi.
C'est principalement du réglementaire. Il faut le savoir ça. C'est-à-dire qu'on ne va pas voter des lois qui vont modifier le l'éducation nationale rev rev rev relève relève pardon relève principalement de du réglementaire et donc la loi ne passe pas obligatoirement pour faire des modifications. notamment la réforme du bac par exemple à laquelle je faisais référence à l'instant de 2019 au risque de de simplifier un petit peu. Vous vous siégé à la à la commission culture et éducation au Sénat s'il y avait une une décision que le gouvernement devrait pr devrait prendre concernant les les lycéens en urgence peut-être aussi pour sortir de la crise. Ça serait laquelle selon vous ?
Ben je pense pas qu'on puisse résumer euh la situation actuelle à une mesure. Euh moi, je crois qu'on a laissé euh l'éducation nationale euh se dégrader puisque on le voit même à travers le respect des enseignants qui n'existent plus aujourd'hui euh sur euh le métier d'ASH les les personnes qui aident en situation de handicap. Aujourd'hui, on a 13000 AESH. On a quatre fois plus de d'élèves en situation de handicap dans les établissements scolaires. Alors forcément le métier d'enseignant est plus compliqué, plus difficile lorsque vous avez de tels écarts dans des classes. Donc moi, je pense pas qu'on puisse avoir une réponse toute faite.
Il faut prendre la mesure de la contestation et l'intégrer. Il faut aussi rassurer les élèves parce que forcément qu'il y a un de un côté anxiogène dans cette situation, la situation de la France qui est endettée, la situation géopolitique, les manifestations qui sont d'une violence extrême de plus en plus. Donc il y a forcément ce côté anxiogène, il faut rassurer les élèves, il faut les écouter. Oui, il faut les écouter. Mais par contre, il faut aussi que les manifestations, ce sont des manifestations de mineur, elles se passent sans violence. Moi, j'ai été profondément choquée. Euh on a aujourd'hui plus d'une centaine euh d'élèves, 200 élèves, je crois, qui ont été qui ont été blessés.
On a une centaine de personnels de l'éducation nationale et on a quelques 800 policiers qui sont blessés dans ces affrontements. Donc il y a aussi une utilisation là encore euh une manipulation de ces mouvements et on le voit il suffit de regarder les pancartes de revendication diverses et variées. Il y a une instrumentalisation aussi de ce mouvement pour créer finalement du désordre, ce qui arrange bien certains partis et je pense forcément à les filles à ce moment-là. Vous vous parlez de la violence sur les réseaux sociaux tout à l'heure. Là, on parle de la violence dans euh la les méthodes dans dans les manifestations.
Et quelle est la part de responsabilité des politiques des élus, des parlementaires comme vous Anque Billon dans ce climat de violence qu'on a l'impression qu'on subit tous depuis euh plusieurs mois, depuis presque la dissolution. Finalement, la dissolution. Alors, je pense pas que la violence dans la rue soit le fait de la dissolution. Non, mais on a quand même l'impression que tout s'est polarisé depuis ce moment-là. Oui. Euh après, il y a une incapacité à agir du gouvernement clairement. Euh je vais prendre un autre exemple. Euh aujourd'hui euh nous avons besoin de réforme. On le voit le pays n'arrive pas à se réformer. Euh on a vu, on a besoin d'un budget.
Là, on va entamer l'Assemblée nationale a entamé la période budgétaire. L'année dernière, le gouvernement a reculé faute de majorité à l'Assemblée nationale et donc a cédé sur les retraites pour faire passer son budget. Euh c'est des milliards en plus euh dans la dette du pays. Donc à un moment évidemment il y a cette colère, cette colère qui monte et vous avez cité dans votre propos propos introductif de nombreux sujets. Il y a cette colère qui monte des entreprises qui sont contraintes par de nombreuses normes aujourd'hui. Est-il est-il normal que lorsque vous avez une entreprise, vous soyez systématiquement finalement attaqué, contrôlé parce que vous vous êtes une entreprise solvable ?
On le on a de des témoignages de plus en plus nombreux. Donc la colère, elle est chez les entre dans les entreprises, elle est dans dans dans les lycées, elle est chez les retraités. Euh il y a aussi euh cette manière euh de faire de la politique qui est toujours d'opposer les uns aux autres. On a des problèmes en France aujourd'hui, il va falloir les résoudre. Il va falloir les résoudre ensemble et c'est pas les uns contre les autres qu'on arrivera à les résoudre. Vous avez évoqué le budget à Nick Billon. Il y a le ce mercredi, il y a la commission des finances du Sénat qui a entendu le ministre de l'économie, qui a entendu le ministre des comptes publiques.
On commence à avoir quand même une présentation de ce que va être ce projet de loi de finance 2027. Vous parlez des retraités. Les retraités, on leur dit que leur abattement final leur abattement fiscal de 10 %, il va être plafonné à 3000 €. dans la loi de finance, vous parliez des entreprises, bah il y a quand même aussi ça sur la contribution des grandes entreprises. Il y a aussi des taxes qui vont être sur les entreprises. Il y a les primes d'activité, les appels qui vont pas être revalorisés. Ce budget, il va permettre de calmer, il va permettre d'avoir un cap. Vous allez le voter en état vous. Alors euh moi je vais voir la discussion budgétaire déjà à l'Assemblée nationale.
Il faut quand même dire que depuis plusieurs années, l'Assemblée nationale n'a jamais été au bout de la discussion sur le budget. C'est seul le Sénat a été au bout de les discussions à la fois sur le le côté dépenses et le côté recette. Donc on va bien entendu ce qu'il faut que les Français et et les sachent c'est que nous avons une dette habissale. Aujourd'hui, l'intérêt de la dette, l'impô sur le revenu ne suffit même pas à payer l'intérêt de la dette. Donc c'est quand même euh une situation absolument euh dingue.
Donc soit on arrive à trouver des économies parce que euh si on ne prend pas des mesures économ d'économie dans le budget, et bien euh les mesures les économies qu'on ne fera pas, on nous les imposera dans quelques mois. On est quand même au bord d'une crise euh financière majeure. Donc il faut prendre ces décisions. Il faut prendre des décisions d'économie. On a des pistes. On a des pistes. Alors euh vous parlez des retraités, vous parlez des entreprises, mais euh la richesse de la France, c'est quoi d'abord ? La le budget de la France, ce sont les entreprises qui le créent. Donc attention aussi, nous sommes l'un des pays qui taxons le plus le travail.
Aujourd'hui, le travail il doit être rémunérateur. Mais donc il faut il faut faire des il faut faire des des économies. Vous n'êtes pas la seule à le porter, mais on les fait où ? Est-ce que c'est sur la santé ? Est-ce que c'est sur les retraites ? Est-ce que c'est sur la fonction publique ? On entend que vous dites sur les aides aux entreprises. Attention, où est-ce qu'on fait ces économies ? Alors, le Sénat a mené un certain nombre de travaux. Vous n'avez vous n'êtes pas sans savoir. Je pense que euh nous avons installé depuis plusieurs jours les responsables des commissions, des rapporteurs général du budget et cetera.
Il y avait un rapport qui avait été mené avec un certain nombre de propositions. Moi, je pense notamment aux agences. Les agences se sont multipliées ces dernières années avec finalement des doublons parfois avec les ministères. Il faut faire la chasse aux agences qui n'ont pas forcément une utilité, qui n'apporte pas forcément un plus au niveau des Français et des Françaises. Donc il y a ça. Euh les quelles agences ? Ben je vais je vais pas vous donner la liste, mais il y a des questions à se poser. Il y a des agences qui sont utiles, il y en a d'autres qui sont moins et qui n'ont pas lieu d'être. Donc il faut les supprimer.
on aura euh forcément euh ces propositions que nous allons porter avec la commission des finances du Sénat. Euh il y a me parlez de l'hôpital. L'hôpital, l'accès aux soins, c'est quelque chose évidemment de majeur. Nous sommes attachés à l'hôpital public. L'hôpital public va mal. Il a besoin de se réformer aussi lorsqu'on sait que nous sommes le pays dans lequel l'administration, c'est-à-dire que lorsque vous avez 100 personnels dans un hôpital, vous avez entre 25 et 27 % de personnel administratif non soignant. Il faut se concentrer et et nous sommes l'un des pays encore européens où ce pourcentage est le plus élevé.
Il faut consacrer les moyens aux soins et non pas à une suradministration, sur contrôle. Il faut absolument qu'on donne les moyens aux soignants de soigner et ça c'est majeur. Mais là dans ce que vous nous annoncez Billon, c'est des réformes, des réformes de fond, des réformes qui vont sûrement émerger dans les programmes des candidats à la présidentielle. Donc là, on se dit que on met la tête sous l'eau, on fait le doron et qu'en fait le budget qui va être voté pour 2027, c'est un budget qui va attendre la présidentielle. Bien sûr que non. Il faut réussir à trouver des compromis.
Il faut réussir à trouver des compromis parce que si on n' pas de budget euh si on est encore sur une loi spéciale, la loi spéciale, elle coûte très cher aux français et aux françaises. Donc il faut réussir à trouver des compromis. Il faut être raisonnable. C'est-à-dire que être raisonnable, ben c'est c'est-à-dire que euh chaque commission, chaque chaque euh parlementaire a aussi une responsabilité pour ne pas défendre tout et n'importe quoi euh dans euh dans la dans les amendements qui que nous allons avoir à déposer. Il faut être raisonnable, il faut avoir des priorités. L'éducation est une priorité.
L'éducation euh c'est un budget qui a été constant en augment en augmentation constante depuis de nombreuses années. Alors ça suffit pas. Je vous le dis mais aussi mais à un moment il faut se dire où sont nos priorités et ça c'est le travail aussi que nous allons avoir à mener dans les semaines et les mois qui viennent. Un dernier mot sur le budget. On a parlé d'économie côté recette. Est-ce qu'il faut demander à certains français, à certains contribuables de contribuer davantage ? Et bien euh probablement que c'est c'est une réflexion qu'il faut avoir. Euh après, moi je je je pense que on a un pays qui taxe déjà énormément.
euh arrêtons de taxer le travail, arrêtons de taxer euh les entreprises. Nous avons besoin de gens au travail parce que la richesse c'est le travail et c'est l'économie qui nous apporte cette richesse. Donc il faut absolument qu'on libère aussi les entreprises qui sont surtaxées, qui sont mises souvent comme le travail d'ailleurs hein aujourd'hui lorsqu'on sait que une personne qui travaille qui gagne le SMIC va finalement parfois être plus en difficulté qu'une personne qui va avoir qui va cumuler des aides parce que elle va devoir payer son essence ou son gasoile pour aller travailler compte tenu du prix de l'énergie. on comprend que c'est compliqué, elle va devoir faire garder ses enfants.
Donc il y a un sujet forcément sur le travail aussi. On va suivre les les débats sur le budget à l'Assemblée nationale, au Sénat. Des débats qui seront peut-être moins apaisés et moins faciles que ce qu'ils ont été les autres années puisque le Sénat s'est redessiné avec les élections qui ont eu lieu il y a quelques jours. Thomas et oui parce que avec toute cette actualité, on n pas parlé encore de celle qui vous concerne la plus directement. Vous avez quand même été élu le le 27 septembre dernier effectivement.
euh au Sénat au sein d'une liste conduite par Bruno Rotaillot qui rassemblait la droite et le centre et donc qui a vu la la réélection de Bruno Rotaillot, la vôtre et puis il arrivé au Sénat de Maxence de Rugie. On a appris cette semaine que Stéphane Ibara qui est arrivé en dont la liste est arrivée en seconde position, liste de gauche socio-démocrate vient de déposer un recours en annulation devant le Conseil constitutionnel. Comment est-ce que vous accueillez cette démarche ? Ben d'abord euh dire que euh la liste menée par Bruno Rotaillot de l'Union de la droite et du centre a largement gagné cette élection. 61 %.
1134 voix contre 378 pour Stéphanie Bara que nous avons fait une très belle campagne avec cette liste d'union de la droite et du centre le refra de la majorité sénatoriale que nous sommes à la allés à la rencontre avec plaisir de tous ces grands électeurs et de toutes les toutes les communes de Vendé. Il y a un recours bon il y a un recours devant le Conseil constitutionnel parce que vous êtes effectivement qu'on soit clair pour nos auditeurs, arrivé largement en tête avec la liste de de Bruno Rotaillot sur le siège de Rub Bruno Rotaillot sur le vôtre parce que ça se joue à la proportionnelle.
Là, le recours, il est déposé sur le 3e siège de la Vendée qui s'est euh joué à quasiment une égalité et finalement à une voie près. Ben euh il y a une égalité parfaite pour le 3e siège de Maxence de Rugie. Euh globalement euh la campagne s'est bien passée, je viens de le dire. Euh l'élection s'est passée euh de la meilleure façon puisque euh vous n'êtes pas sans savoir que euh Stéphanie Bara faisait partie euh des assesseurs, donc qu'il a été au plus près de l'organisation. il y a il était présent dans l'organisation de ces élections. Moi, je fais confiance absolue euh à la préfecture et à la présidente du tribunal qui a organisé ces élections.
Je pense qu'ils ont appliqué à la lettre le code électoral. Euh il y a un recours devant le Conseil constitutionnel. Très bien. Euh et bien euh on va voir ce que dit le Conseil constitutionnel par rapport à ce recours parce que globalement il faut quand même se remettre le 27 septembre dernier. Il y a ces élections, il y a des bureaux qui ont été constitués six bureaux de vote avec toutes les listes quasiment représentées dans chacun des bureaux de vote. Donc les la liste de Stéphanie Bara a passé la journée à surveiller les opérations de vote.
ce que nous n'avons pas fait avec la liste de Bruno Rotaillot puisque nous n'étions pas l'un de nous n'était pas dans un bureau de vote lorsque on a attendu 2 he les résultats parce que il y avait une égalité parfaite sur le 3è siège et bien Stéphane Ibara faisait partie des personnes qui ont contrôlé les opérations, recomins blancs, les vérifier les bulletins nus nul. Voilà. Et lorsqu'il est sorti, effectivement, il y avait cette égalité parfaite qu'il n'a absolument pas contesté à ce moment-là.
Et euh et donc maintenant la balle est dans le camp du Conseil constitutionnel, mais ce qu'il faut dire c'est que voilà 1134 voix pour la liste sur laquelle je suis emmenée par Bruno Rotaillot, c'est une large victoire de cette liste. Droite et du centre. les irrégularités qui sont entre guillemets qui sont portées devant le Conseil constitutionnel portent davantage sur l'organisation du scrutin en amont notamment sur les transmission de de de dossiers de candidature euh et cetera, mais plus que sur le comptage même euh du vote. Alors, écoutez-moi, j'ai j'ai pas vu le la le texte précis euh qui a été envoyé au Conseil constitutionnel. J'ai appris ce ce recours hier soir en rentrant de Paris.
Euh donc euh nous allons euh répondre si nous sommes interrogés par rapport à cela, mais euh il semblerait que euh ce soit plus sur les opérations euh de vote qui est contestation. Euh et je vous le redis, je fais vraiment confiance à la préfecture et à la présidente du tribunal puisqu'ils ont quand même pris la peine de recomter avec la présence de Stéphanie Bara pendant un certain temps euh le 27. Euh donc je leur fais confiance pour avoir appliqué de manière stricte euh le code électoral et je peux pas vous en dire plus aujourd'hui. Dans les enseignements de ce scrutin snactorial, il y a aussi là aussi un force score du RN 147 voix, c'est rare.
Voir inédit en vendait ses x 5 par rapport au précédent scrutin. Vous avez quoi comme regard sur ça ? Bien, écoutez, les élections sénatoriales ne se font pas euh sur une île déserte. On voit la contestation dans le pays, on voit une montée du Rassemblement national depuis plusieurs années déjà. l'élection [grognement] sénatoriale est aussi impactée. Ce que j'ai euh euh ce qu'on a pu voir aussi, c'est que globalement euh ce vote Rassemblement national ou ces candidatures Rassemblement national, c'était des candidatures au départ qui n'étaient de gens qui n'étaient pas encartés qui se sont révélés euh rassemblement national.
Donc il y a aussi parlé d'Olivier d'Almasso en Vendé, maire de Saint-Vincent Surjar et qui était candidat sans étiquette. Effectivement, voilà. Donc il y a il y a des choses qui avancent comme ça et oui, il y a du rassemblement national. Oui, il y a un groupe et c'est nouveau au Sénat depuis cette semaine et un vice-président du coup enfin une dans la vice-présidente tournante, il va y avoir aussi le Rassemblement national au Sénat qui était quand même préservé, une institution préservée jusque-là. Oui, nous n'avons pas de groupe LFI, nous n'avions pas de groupe Rassemblement national et bien nous allons travailler probablement différemment. Moi, j'appartiens à la majorité sénatoriale.
Je suis dans le groupe Union centrist et ce qu'il faudrait noter aussi, c'est que lorsque je suis arrivée au Sénat, on était moins de 40. le groupe Union centriste, nous sommes aujourd'hui 63 euh sénateurs, donc nous pesons encore plus euh et nous nous sommes inscrits dans cette majorité sénatoriale avec Gérard Larch et nous allons contribuer aussi à faire ce travail et à peser dans la majorité sénatoriale. Vous dites travailler différemment avec ce groupe RN au Sénat. Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce qu'il y a un cordon sanitaire avec le Rassemblement national ? Alors, écoutez, c'est nouveau. Nous allons voir comment euh s'organise ce travail.
Euh, ils seront dans toutes les commissions a priori, hein. Euh, donc euh bah on va on va voir comment euh dans quel état d'esprit ils arrivent. Est-ce qu'ils sont là pour euh travailler ? Parce qu'au Sénat, on travaille beaucoup. Euh, on travaille les textes au fond et euh sans entendez qu'à l'assemblée, il travaille pas. Ben non, c'est pas c'est pas ce que je voulais dire. Je me suis mal exprimé mais ce que je voulais dire c'est que il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale et donc il y a une incapacité à avancer sur les sujets. Donc oui, nous on arrive à travailler au fond.
d'ailleurs un certain nombre de textes régaliens qui théoriquement des projets de loi notamment démarrent démarraient par le passé à l'Assemblée nationale, démarre régulièrement désormais au Sénat parce que nous n'avons pas ce phénomène d'obstruction organisé que l'Assemblée nationale a. Clairement, lorsque vous avez des textes, vous avez un un phénomène de dépôt d'amendement pour ne pas avancer et pour planter des textes. Donc nous n'avions pas ça. J'espère que le Rassemblement national ne sera pas dans l'obstruction. Par exemple, quand vous avez fait campagne, vous avez rencontré 247 des 253 communes Vandennes.
Est-ce que vous aviez senti cet élan des grands électeurs y compris en Vendé vers le Rassemblement national ? même si on bien d'accord qu'il y a pas de sénateur Rassemblée national qui ont été élus en vendé. Racontez-nous un peu aussi les les coulisses de de cette campagne. C'est pas tout à fait à Noin de de faire campagne avec un un candidat qui est aussi candidat à l'élection présidentielle ? Et bien euh je pense que si euh on a fait une très belle campagne euh et ça n'a pas empêché euh Bruno Rotaillot, tête de liste euh de notre liste, de euh faire campagne pour d'autres d'autres objectifs, euh on a fait campagne avec beaucoup d'humilité.
On était les élus qui connaissions le mieux les grands électeurs puisque ça fait quelques années qu'on parcour la VD toutes les semaines. Euh et donc cette campagne, on a moi j'ai j'ai constaté que oui, les les élus avaient changé. Les élus avaient changé. Changé comment ça ? Changé bien évidemment les visages, mais dans la manière de travailler, dans la manière d'être avec vous. Il y a il y a il y a eu un renouvellement. Euh il y a une colère partout en France. Il y a pas de raison que les élus ne soient pas en colère. Il voit il se voi avec des des moyens financiers réduits alors que eux sont astreints à la règle d'or. Euh il se voi imposé.
La règle d'or, c'est que le budget doit forcément être à l'équilibre pour les collectivités locales. Ou euh il se voi entravés dans leur projet de développement, que ce soit de construction de logement, que ce soit d'extension d'entreprise par des lois qui arrivent d'en haut, notamment le zéro artificialisation net. Euh, il se voi entravés dans des projets avec des études qui leur coûtent une fortune. Il se voi [grognement] entraver avec des de de du patrimoine religieux notamment euh qui leur coûte une fortune euh et donc qui qui bloque les budgets euh à rénover.
Donc évidemment qu'il y a aussi cette colère, c'est-à-dire que on a eu tendance aussi euh dans les années passées, si je prends le cas, du zéro artificialisation net et des PLUI, PLUH, plans locaux d'urbanisme et interc. Donc là, on est sur des constructions qu'on a plus le droit de faire aussi loin des villes et en tout cas moins étendu qu'on pouvait le faire avant. moins que, mais parfois vous vous retrouvez avec des communes qui n'ont plus du tout euh de terrain à bâtir. Euh donc à partir de ce moment-là euh on a pénalisé finalement avec ce système le calcul des droits euh des droits à bâtir. On a pénalisé ceux qui avaient consommé le moins de fonciers dans les années précédentes.
C'est-à-dire que ceux qui avaient consommé un maximum de fonciers sont moins impactés par toutes ces normes d'urbanisme. Donc forcément qu'il y a aussi de la colère chez les grands électeurs et donc les élus. Nous avons tenté d'y répondre au Sénat sur ce zéro artificialisation nette notamment. On a tenté de le simplifier, on a donné un hectare, on s'est dit on va réussir à à le simplifier, on va sortir les grands projets des droits à construire par exemple. C'est des choses qu'on avait acté. On voit que lorsqu'on simplifie, on complexifie et c'est ce qui nous a été dit lors de de ces visites. Donc, qu'est-ce qu'il faut aujourd'hui ? C'est que les élus, ce sont pas des irresponsables.
Les élus, ils sont en responsabilité. S'ils font mal le boulot, en réalité, lorsque vous êtes élu, vous faites mal votre boulot. Vous êtes euh vous n'êtes pas réélu. Donc, les élus, ils ont besoin de liberté aussi, de liberté. euh une liberté encadrée euh de manière générale, mais euh une liberté aussi de de possibilité de mener leur projet à à terme. Donc bien entendu, nous avons besoin d'un cadre mais d'un cadre qui vient pas de Paris pour que est identique pour la Vendée ou pour la Haute Savoie ou pour la Corse. On a besoin d'un cadre qui s'adapte au territoire et c'est ce qu'il demande et c'est ce que nous portons nous avec cette liste d'union pour la vender. C'est votre trisème mandat.
Quelle tonalité voulez-vous lui donner ? Quelle priorité voulez-vous lui donner ? Alors, c'est mon troisème panda. Euh, je me suis beaucoup engagé sur les sujets droits des femmes. On va en parler dans un instant. Oui. Voilà. Je vais poursuivre, c'est pas une surprise. J'ai déjà des textes que j'ai déposé sur le sujet. Il y a, j'imagine que vous souhaitez parler de la loi intégrale peut-être. Et puis forcément la défense des communes, tous les sujets qu'on a pu pointer dans cette campagne, on va être là aussi pour y répondre. C'est les agriculteurs. Il y aurait pas eu le Sénat ces dernières années pour les agriculteurs. Je pense que la situation sera encore plus difficile.
Nous avons été là pour nous opposer au Mercosur, au CTA. Nous avons été là pour voter la la le projet de loi d'urgence agricole. Voilà. Donc tout ce travail que j'ai pu mener, que nous avons pu mener avec la majorité sénatoriale, on va le poursuivre. Moi, lorsqu'on parle de norme, bah je vais vous citer un exemple très simple. Lorsque je suis sollicité, j'essaie d'y répondre et il y a toujours une réponse. C'est pas toujours une réponse la réponse attendue parce que j'ai pas de baguette magique. Mais je vais vous citer un exemple de la manière dont je travaille. Euh il y a quelques mois, j'ai été sollicité par l'entreprise Navalue.
On leur imposait des toilettes, des sanitaires sur des barges de moins de 12 m hors naval construit à la demande pour des clients. Je ne savais pas à ce moment-là qu'un deuxième chantier naval était concerné en vendait le chantier de la Vergne. C'est Maxence de rugie qui m'a alerté lorsqu'il a vu que je m'occupais du dossier. Et ben ce dossier, j'ai été sollicité. J'ai réussi à faire qu'il y ait des dérogations et que ce règlement modifié en 2026 n'est pas des faits parce que ça mettait en danger des entreprises. Donc c'est ma manière de travailler. Je vais poursuivre ce travail de cette manière-là.
Vous l'avez évoqué Anque Billon, vous êtes très engagé contre les violences sexistes et sexuelles. Vous avez présidé pendant plusieurs années la délégation du droit des femmes à l'égalité au Sénat. Vous êtes toujours membre de cette délégation même si vous ne la présidez plus. Vous euh avez évoqué la loi intégrale aussi. Vous avez rencontré euh pendant l'été euh la ministre espagnole de l'égalité, l'Espagne qui est souvent cité en exemple sur cette loi intégrale pour euh lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Pourtant cette loi, elle fait euh débat, elle a encore fait débat cette semaine à l'Aslanvée euh nationale.
On a quand même envie de se dire que une loi qui lutte contre les violences sexuelles et cette sites, ça devrait plutôt faire consensus. Qu'est-ce qui se passe ? Alors, ce qui se passe, c'est que euh vous avez une proposition de loi. [grognement] Euh cette proposition de loi, c'est un un amalgame, on va dire, d'un certain nombre de textes euh qui peut peut-être inquiéter ou euh manquer de cohérence, par exemple. Donc, il y a ce sujet-là. Aujourd'hui, vous avez une proposition loi qui fait 98 articles. Euh c'est c'est beaucoup. Donc moi, je je je défends et c'est le sens de mon engagement depuis de nombreuses années, forcément les droits des femmes et ces sujets euh tous les jours.
La seule chose, c'est que je m'inquiète aussi de voir une proposition loi qui n'a pas le le processus qui suit pas le même processus qu'un projet de loi avec les validations du Conseil constitutionnel et cetera et qui peut partir aussi finalement voter un texte. Mais avec quel moyen ? Lorsque on vote un texte, il faut se donner les moyens de l'appliquer. Donc moi, c'est ma seule inquiétude à ce stade. C'est les moyens financiers qui vont manquer ou alors c'est aussi les moyens de comprendre parce que vous l'avez d C'est un entassement de plusieurs textes qui constituent dans l'entreprise, dans la justice, dans la police, dans les associations ? Ouais.
Euh en réalité euh il y a les moyens, je vais je vais citer un exemple. Un exemple. Euh, on est en train de parler du périscolaire par exemple et des violences sexuelles dans les dans le périscolaire. Et ben si on regarde le périscolaire, il y a eu une décision à un moment de limiter la semaine euh avec de 5 jours 4 jours. Voilà, le péri scolaire s'est développé. On avait pas du tout anticipé cela. Il y a eu des répercussions fortes, hein. C'est-à-dire qu'on a eu besoin d'animateur en quantité soudainement et cetera. Ça n'a pas été anticipé. Aujourd'hui, on est en train de se poser des questions.
Il y a un rapport au Sénat qui va sortir avec des propositions puisqu'il y a eu une commission qui a été une mission qui a été mené tout l'été. Et bien euh on n'a pas cranté euh des processements, pour euh pour la sécurité aussi finalement de ces enfants par rapport au parcours des animateurs qui étaient recrutés. Donc moi ce que je veux dire c'est que par exemple cette proposition de loi intégrale, moi j'ai déposé un texte il y a quelques mois don qui est en partie repris dans cette proposition de loi intégrale euh sur l'inceste. Moi, je veux intégrer les cousins cousines dans la définition de l'inceste.
Je veux l'imprescriptibilité sur les crimes sexuels sur mineurs et je propose de créer un crime spécifique d'incesse parce que trois enfants sur par classe sont victimes aujourd'hui parce que il y a 160000 enfants qui sont victimes. Voilà. Donc j'ai créé j'ai j'ai écrit ce texte, je l'ai déposé, il n'est pas encore inscrit et puis cette proposition de loi intégrale le reprend. Mais il y a beaucoup de sujets et donc les moyens, il y a des moyens humains, il y a des moyens financiers et est-ce que là est-ce qu'on on sera en mesure d'appliquer ce qui sera voté ? Parce que c'est bien de voter des lois mais si on n'est pas en mesure de les appliquer, ça sert à rien.
Au-delà de du fait que ce soit une proposition de loi, on sent que c'est pas la grande loi que vous attendiez. Moi, j'aurais aimé que le gouvernement porte un texte. Alors, le le gouvernement n'est pas hostile à ce texte, mais j'aurais aimé que le gouvernement prenne le sujet et aille au bout de la démarche parce que lorsqu'on a un texte qui arrive au Parlement, en général, il ressort avec beaucoup plus d'articles. Donc, il y a des choses qui se rajoutent, qui se rajoutent, qui se rajoutent par avec les amendements. Et ce qui est voilà, je vais vous citer l'exemple par exemple du texte que j'ai déposé. Euh j'ai je vous parlais des cousins cousines par exemple.
Euh je n'avais pas réussi à le mettre dans mon premier texte sur le seuil de noncement en 2021 parce que le mariage est possible entre cousins, cousine. Donc je j'avais intégré les grands oncles et les grandes tantes dans la définition de l'inceste dans mon texte de 2021, mais je n'avais pas réussi à écrire le le les cousins cousines dans la définition de l'inceste. Là, je le fais parce que j'ai travaillé plusieurs mois avec des avocats, avec l'association face à l'incesse pour réussir à écrire. Le mariage est possible. Par exemple, dans dans cette proposition de loi intégrale, il y a aussi la volonté d'interdire le mariage entre cousins, cousine.
Moi, c'est pas c'est voilà, c'est pas mon sujet. Ce pour moi, ça ça ne vient pas euh c'est c'est pas le sujet euh que je souhaite voir porter dans ce texte-là. quand il va arriver à la au Sénat normalement en janer précis. Oui. Oui. Le le ministre des relations avec le Parlement a annoncé cette semaine que ça serait normalement en janvier et qui garantissait qu'avant la fin du kakena, elle allait être votée cette loi. Vous pensez que c'est possible ou pas ? Vous qui connaissez les rouages parlementaires ? Alors euh il y a un certain nombre de textes qui sont actuellement dans le sas hein de qui devrai être voté mais qui ne le sont pas.
Euh et pendant cet été, vous l'avez dit, euh j'ai fait campagne avec Bruno, Maxence, Philippe et et Lesli, il y a des textes qui nous sont demandé euh qui devaiit être inscrits à l'Assemblée nationale qu'ils sont toujours pas. Je pense à la aux polices municipales par exemple, je pense au textes sur les gens du voyage. Donc moi, je n'ai aucune visibilité sur le calendrier parce que il y a beaucoup d'engagements qui sont pris par le gouvernement. Alors, si le texte est inscrit, c'est très bien.
Euh s'il ne l'est pas, euh je je je ne sais pas comment on peut s'engager à ce stade à une inscription en janvier parce que euh je l'ai vécu aussi sur des textes que j'ai pu déposer, je vais vous en citer à un. Euh le texte euh pour lequel la ministre du travail s'était engagée en 202, le travail du 1er mai. Voilà, en 2025, je vote le je dépose mon texte, il est voté au Sénat. La ministre du travail s'engage à l'inscrire. Il a été inscrit quelques semaines avant le 1er mai 2026, soit quasiment 1 an après, avec la conclusion qu'on connaît.
J'aimerais qu'on parle aussi du travail de fond qui est fait dans cette délégation de l'égalité homme-femme au Sénat parce que il y a cette loi intégrale qui a fait la une de l'actualité malheureusement suite à des faits divers, mais il y a aussi des sujets que vous portez et qui sont peut-être moins visibles mais tout aussi importants sur la jeunesse. Et donc je reviens aussi au lycéen. Il y a tout un travail qui est fait sur le sexisme et les violences dans les jeux vidéos et c'est pas forcément non plus quelque chose qui est médiatisé auquel on pense. Et pourquoi est-ce que c'est important que le Sénat s'y intéresse ?
Alors c'est important parce que euh on a fait lorsque je présidais la délégation, on avait fait ce travail sur les l'industrie de la pornographie et une majorité des violences se passe sur les réseaux. Aujourd'hui, on a des sites masculinistes aussi. Il y a eu un travail qui a été mené par la délégation cette année sur le masculinisme et euh finalement il y a il y a zéro filtre et comme pour l'industrie de la pornographie euh ce qu'un enfant un mineur va voir euh qui va prendre pour argent compenter que c'est la réalité notamment dans les jeux vidéos. Oui. Et donc on a besoin absolument d'encadrer cela. Ça progresse.
Mais euh pour cela, il faut aussi que les adultes d'autres générations, on l'a vu nous lorsqu'on a fait ce travail sur les jeux vidéos, l'installation de la première réunion, euh on ne parlait pas du tout le langage, on n'avait pas du tout la connaissance de ce milieu. Donc il faut qu'on s'y intéresse parce que c'est l'environnement de nos enfants et finalement si on ne s'y intéresse pas, on ne peut pas apporter les réponses adéquates. Donc il y a beaucoup de violence sur les réseaux, sur les jeux vidéos. Il y a un masculinisme qui s'installe aussi. Et donc il faut qu'on préserve les enfants de de ces dangers aussi à travers les jeux vidéos.
Et vous avez raison d'avoir 1000 points sur ces ces travaux du Sénat parce que ce sont des travaux qui sont un peu passés inaperçus et qui sont majeurs dans la manière de discuter. Vous me disiez comment on fait pour discuter avec les enfants ? Ben aussi, faut qu'on s'intéresse à leur quotidien et à ces jeux vidéos notamment. Et les industriels des jeux vidéos, ils vous entendent ? Ils nous ont assez entendu. Je pense que euh à partir du moment où il y a des messages très négatifs qui qui passent sur finalement qui passent, c'est ça ça ça favorise pas leur développement économique. Ils sont pas là pour marketing, ils sont ils sont là pour aussi gagner de l'argent.
Euh aujourd'hui, lorsque euh on pointe du sexisme, des violences sexuelles euh sur les jeux vidéos, euh c'est pas fait pour développer leur business. Donc forcément qu'ils ont quand même été assez attentifs à ce qu'a pu être euh ce qu'a pu euh être le travail de la délégation. Dans euh ce cette délégation, il y a aussi ce côté d'égalité. Thomas Lisa vous êtes à votre 3e mandat de sénatrice. Vous l'avez vu évoluer comment la place des femmes en politique ?
On a fait une émission il y a quelques semaines sur RCF sur justement ces femmes politiques en Vendé qui nous disaient que c'était encore un peu compliqué qu'il fallait encore travailler plus quand on était une femme pour prouver que bah nos idées méritaient. Vous vous le ressentez comment ? Alors moi j'ai c'est probablement lié à mon histoire. J'ai jamais ressenti cela en fait. J'ai été je suis j'ai été élevée dans une famille avec cinq garçons et deux filles. Tout le monde faisait la même chose. J'ai travaillé pendant 10 ans comme directrice commerciale où nous étions très peu de femmes mais c'était le résultat qui comptait. Voilà.
Donc vous étiez vous étiez dans vos objectifs où vous n'y étiez pas. Le sexe avait très peu d'importance. Et lorsque je suis arrivée au Sénat, j'ai trouvé véritablement euh moi je n'ai jamais ressenti euh de difficultés. J'ai senti par contre que les sujets en 2014, c'était Chantal Joana qui présidait la délégation et elle était elle siégeait dans le groupe dans lesquel j'étais. et bien les sujets qu'elle portaiit avec la délégation avaient peu assez peu d'attention de la part des sénateur. Il y a quand même eu un virage. Sénateur masculin. Oui, en général mais même des femmes en réalité. Non, pas que masculin finalement.
Et il y a eu un vrai virage euh de la de la délégation en 2017, non pas parce que je la préside en 2017 mais parce qu'il y a cette grande cause du kenaard et le sujet il passe plus inaperçu et là il intéresse. J'ai quand même réussi dans ce deuxème mandat à faire voter le texte sur le seuil de non consentement qui est un texte majeur, voilà à 1500. Euh et euh également une un texte pour 10 ans après la loi Sauvadet pour faciliter la place des femmes dans la haute fonction publique. Il y a la il y a eu la loi Copésimerman pour le privé. 10 ans après, il y avait eu la loi Rixin qui renforçait les obligations avec l'index de l'égalité notamment. Et bien il y avait la loi sauvada pour le public.
Moi 11 ans après, j'ai renforcé les obligations pour favoriser la place des femmes dans la haute fonction publique. C'est ça qui restera à la fin de votre carrière Anne Billon, ce combat là comme fierté. Euh le plus difficile çaura été le seuil de noncement parce que bah voilà, depuis 2021, je subi des menaces régulières en fait sur ce sujet parce que le parcours d'une loi est une est un parcours difficile euh et parce que il y a souvent des incompréhensions aussi par rapport à l'écriture. Euh mais ce texte, je l'ai travaillé pendant 2 ans. En 2021, il a été promulgué, il a été enrichi. C'est une grande fierté. Oui, mais j'espère que je [raclement de gorge] je ne je ne vais pas m'arrêter là.
Euh comme je vous le disais, j'ai deux textes déjà déposés euh dont un qui est repris dans la loi intégrale, mais je me suis intéressée à d'autres sujets parce qu'il y a des sujets dont les élus parlent assez peu mais qui les concernent beaucoup. C'est sur le funéraire notamment. Donc, je me suis intéressée à ce sujet il y a un an. J'ai déposé une proposition de loi sur le sujet euh à la fois pour répondre à la difficulté qu'on certains départements où il n'y a zéro crématorium ou quand il y en a peu aussi comme on dit. Voilà. Donc ce texte vise à réguler, on va dire l'implantation des crématoriums et puis aussi à protéger les mers.
Ce texte vise à protéger les mères lorsque vous avez notamment des sépultures pour des personnes indigentes et lorsque les mères prennent des décisions. Donc j'ai j'ai de nombreux sujets d'intérêt. J'espère euh pouvoir porter ces deux textes. J'espère aussi que nous allons réussir à travailler au sein du Parlement de manière efficace parce que les enjeux sont nombreux, graves. On le voit avec les lycéens aujourd'hui, mais on le voit avec le pouvoir d'achat, on le voit avec le coût de l'énergie, on voit avec toutes ces difficultés qu'on que rencontrent les entreprises.
Donc moi, j'espère être efficace ce début de mandat et au cours de ce mandat avoir réussir à porter des sujets parce que lorsqu'on est sénateur, on peut être aussi juste un nombre dans un groupe politique. Nous, on est 60, c'est un peu la vision qu'on a, c'est c'est ça peut être aussi le stéréotype du sénateur. Et bien euh grâce au texte que j'ai pu porter, que Bruno a porté aussi hein, euh lorsqu'on on a fait campagne, on avait un bilan euh c'est-à-dire que à nous deux euh on représente 10 % des propositions de loi promulgué loi sur ce dernier mandat 2020-2026. Nous sommes 348 sénateurs.
J'ai porté trois propositions de loi qui ont été inscrites au Sénat, qui ont été inscrites à l'Assemblée nationale et qui ont été promulgué loi. Ça c'est la différence entre un sénateur dans un groupe qui lève la main en même temps que tout le monde et un sénateur qui porte des sujets et qui arrive à les mener à leur terme. Et ça c'est important. Bruno a fait la même chose avec des sujets euh comme le statut de l'élu, comme tout un tas de de propositions loi qu'il a pu porter et qui ont été promulgué loi. Et euh et pour ça, on est on peut être fier de ce qu'on a réussi à à faire prospérer au sein du Parlement.
Pour terminer cette émission, Anic Billon, Thomas va vous poser une série de questions. Là, vous aurez moins le temps de développer que ce qu'on a développé sur l'heure qui vient de passer. Exactement. Ah bah, ça je sais pas en général. incapable de répondre à ce genre. C'est presque un peu binaire et c'est cruel, on est d'accord, euh sur euh sur les mouv le mouvement lycéen. Est-ce qu'il doivent continuer les blocus euh pour se faire entendre ou retourner en cours ? Alors, c'est pas oui, non, la réponse là. [rires] Euh je j'ai je trouve que la réponse du gouvernement est légère.
Euh je je j'ai l'impression qu'ils ont été entendus par la majeure partie des politiques en place et je préférerais que le mouvement ne soit pas récupéré comme il a pu l'être par des syndicats ou des partis politiques. Donc ils ont été entendus. Moi je les ai entendu. Un bon amendement du Rassemblement national au Sénat, vous le votez ou pas ? Ben, je sais pas s'il y a des bons amendements du Rassemblement national, mais euh je je je pas la réponse. Le budget 2027 en l'État, vous votez pour, contre, abstention. Moi, je souhaite que la France soit dotée d'un budget. Je vais travailler pour que la France a un budget.
Sur les violences sexuelles, une mesure à prendre en priorité de toute urgence. L'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. À la fin de votre mandat, on sera en 2032. Qu'aimeriez-vous que les Vendéens puissent dire euh ça Anque Billon l'a réellement fait avancer sur quel dossier ? Ben que j'ai été utile déjà euh et je suis persuadée que ce qu'on disait tout à l'heure avec vous que le seuil de non consentement est quelque chose de majeur puisqu'il est reconnu par des personnes comme le juge Édouard Duran qui ne manque pas systématiquement de le relever. Donc pour moi c'est une grande fierté.
Merci beaucoup Annie Billon d'avoir été avec nous dans cette nouvelle émission de Parlons-en en collaboration avec Westfance. Je rappelle que vous êtes sénatrice toute nouvelle réélu 3è mandat sénatrice centriste de la Vendée. Merci Thomas Savage, on se retrouve le mois prochain. Merci à vous.
[musique]
Sh.