Jean-Luc Mélenchon face à Rémy Buisine sur Brut.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous et bienvenue sur Brut. Nous sommes en direct sur l'ensemble des plateformes de Brut ce soir pour un direct exceptionnel qui lance un peu la campagne présidentiel à moins d'un an euh du premier tour, on est ce soir avec un candidat qui vient d'annoncer sa candidature, c'est Jean-Luc Mélenchon. Bonsoir monsieur Mélenchon.
Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. C'est votre première interview après votre annonce que vous avez faite sur TF1 il y a quelques minutes.
C'est la 4rième fois que vous y allez. Euh j'ai envie de poser cette question. Qu'est-ce qui vous a motivé à y retourner ?
Euh c'est c'est à la fois compliqué sur le plan humain, ça l'est toujours hein. Euh je veux pas raconter d'histoire, ce n'est pas simple. Euh des gens pensent que être candidat c'est une espèce de seconde nature, vous voyez mais bon il y a un certain plaisir à l'être à un certain moment mais là c'est pas de ce registre là.
C'est pas de ça dont on parle. Et puis je crois que j'ai souhaité être remplacé, je l'ai dit. Je l'ai été dans l'essentiel des fonctions que j' exerçai dans le mouvement insoumis qui est une création politique très récente mais plutôt l'habitude de fonctionner comme un commando hein parce que moi je me souviens du terme vous disiez en 2022 faites mieux bon moi quand j'entends ça je me dis bon ça ve dire c'est fini préparer la suite en 2027 ce sera sans moi quand vous dites ça c'est ça c'est ça que j'avais à l'esprit en effet qu'est-ce qui s'est passé entre-temps pour que vous bah il s'est passé ouvrez la fenêtre et vous verrez ce qui se passe dans le monde.
Mais je je vais vous expliquer la démarche. Donc d'abord, ce n'est pas quelque chose qui procède comment dire de personnel. C'est pas vous dites pas tiens, je vais être candidat tiens pourquoi je seraiis pas candidat.
Che chez nous, je veux dire le mouvement insoumis, tout est beaucoup intellectualisé, pensé, préparé, cadré, calculé. Enfin, c'est notre manière d'être. Chacun a un style.
Nous, c'est ça notre truc. Et donc la discussion c'était bon, j'avais été remplacé dans la plupart des fonctions. Les gens qui ont assumé ces fonctions ont plutôt brillé.
était reconnu. On est le seul mouvement politique dont en passant dans la rue peut vous dire deux ou trois noms de dirigeants. C'est pas le cas de beaucoup.
Donc on avait bien travaillé et honnêtement il fallait mettre sur la table toutes les thèses. Première thèse on bon on fait comme on a dit on remplace Jean-Luc qui comment on s'y prend ? Et puis on s'est aperçu en discutant, c'était une discussion complètement détendue, il y a pas de rivalité entre nous, il y a pas de compétition, rien de tout ça n'existe.
Et la discussion s'est dit là, on on part mal, c'est pas la bonne méthode. La bonne méthode, c'est de faire comme on fait d'habitude pour nous-même. Qui est-ce qui est le mieux préparé à telle fonction ?
Par exemple, quand on a dit il faut maintenant un coordinateur, on avait créé des espaces, il faut un coordinateur. La discussion c'était qui est le meilleur pour faire ce travail là, qui est le mieux préparé. Et c'était évidemment Manuel Bompard pour plein de raisons.
Ça a été la même discussion pour la présidence du groupe à l'Assemblée nationale avec Mathilde Panot et ainsi de suite pour Clémence Gueté qui est la présidente comment dire effective et opérationnelle de l'Institut Laabessie. et puis Manon Oubri aussi à la tête du groupe. Bref, voilà notre méthode et donc on est des militants politiques, il faut que vous compreniez ça, des gens qui sont pétris de politique.
Donc qu'est-ce qui s'est passé qui a changé ? Mais c'était un bazar inoui autour de nous. Et la question qu'on s'est posée, c'est qui est le mieux préparé à affronter ça ?
Et il se trouve alors quoi ça ? un en risque de guerre généralisé. Donc il faut une préparation personnelle, avoir connu, vécu des événement.
Je veux pas faire je va pas raconter ma vie mais bon. Premier élément. Euh 2e élément, c'est un changement climatique euh qui va s'accélérer d'une manière spectaculaire, notamment l'an prochain.
Je sais pas si vous suivez les événements sur le sujet, mais le grand courant, vous connaissez que le le courant Alnigno vient en avance, donc l'effet de refroidissement de la mer n'aura pas lieu et ça va être des catas dans des paquets question de contexte. Mais si c'était pas vous, ça aurait pu être ça aurait été qui alors Emmanuel Bompard ? Bah, ça aurait pu être d'autres.
Non, il y en a quatre ou cinq he bah, ça aurait pu être Bonard, ça aurait pu être Pano, ça aurait pu être Geté, ça aurait pu être Éric Crel, je sais pas, j'oublie sûrement des camarades mais ça veut dire que le contexte fait que aujourd'hui ces personnes-là n'étaient pas prêtes à affronter ce contexte là international national. C'est pas comme ça qu'on s'est posé la question. On s'est demandé qui était prêt.
Vous devez cocher un certain nombre de cases, hein. Euh, et il s'est trouvé que bon, tout le monde a dit voilà. Puis alors après, il y a les arguments aussi électoraux, c'est que là, j'en viens plutôt à l'urgence, c'est que quand vous commencez, on est à moins d'un an, avez-vous dit, du prer tour ?
Non, du 2e, on est à moins d'un an du 2e tour de l'élection. On pouvait pas démarrer plus tôt. Nous, on fait des campagnes longues hein.
On pouvait pas démarrer plus tôt. Il y avait des municipales. Donc jusqu'à il y a un mois, on était coincé.
Tu pouvais pas mélanger les deux. On enfin on l'a quand même fait. On s'est préparé dans la municipale à la présidentielle.
On a gagné du monde. On a gagné des villes ont été ont désigné des insoumis pour être pour être maire. Donc oui, on l'a fait mais on pouvait pas parler programme présidentiel, programme municipal.
Néanmoins, on s'était dit on va donner le goût aux gens de ce qu'il y a dans notre programme national. par exemple euh quand on a parlé de la cantine gratuite bio, bon bah bio, gratuit tout ça. Donc voilà comment ça s'est comment ça s'est passé pour constater, j'essaie de dire ça avec le plus d'amabilité possible, on est à moins de 2 ans et tous les partis politiques à part nous sont divisés, ont plusieurs candidatures, pas un a un programme. même le Parti socialiste qui en vient d'en sortir un dont nous sommes assez satisfaits puisqu'il est largement repris du nôtre.
Donc on est content, on va pas pleurer. Mais ils ont c'est pas un programme, c'est une boîte à outils. Et le candidat arrivera et prendra dans la boîte à outil.
Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? À l'inverse, il y en a certains dans les autres partis, même parfois à gauche, qui vont dire "C'est sa 4e candidature, il a 74 ans, il est clivant." Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui Je réponds rien, je m'en fous.
Non mais enfin c'est un monde, il est clivant. Mais encore heureux que je suis clivant. Je dis faut pas être clivant avec le Front National, avec le Rassemblement national.
Faut pas être clivant avec la droite. Faut pas être clivant avec monsieur Édouard Philippe qui propose la retraite à 67 ans. De quoi on parle ?
Tout ça c'est des mots. C'est du blabla communicationnel. Il faut être clivant et rassembleur.
Les deux dans la vie, c'est comme ça que ça se passe. Je serai clivant avec les uns et rassembleurs avec les autres. Rassembleurs avec qui ?
Le peuple. Mais vous croyez que c'est quoi tout ça ? Vous vous savez, pardon, c'est pas vous que je vais m' prendre mais le le la crise politique, elle est totale.
Tous ces partis sont en crise, ce sont des appareils. Souvent, il y a même plus de militants dedans. Alors, ils font des communiqués, ils prennent des pauses, ils m'insultent, ça les occupe.
Ils sont tous plus antimélanchonnistes les uns que les autres. J'ai même blagué à un moment donné en disant "Ça tombe bien, moi aussi je suis pas mélanchonniste." Bon c'est de l'écume, c'est rien ça et si c'était quelque chose, ils seraient tous en train de se dire "Mais oh là là !
C'est dans moins de d'un an. Et nous comment on fait pour gagner des électeurs ? Parce que pardon mais il faut qu'il gagne des électeurs là.
C'est pas la France ins gagner des électeur. Moi je pense il y a oui il y a 2 ans, il y a le nouveau Front populaire qui était un peu le rationnement de la gauche. Finalement il a explosé au bout de au bout de quelques mois.
Je pose la question. Ah bon ? C'était la question.
Bah non la question c'était aussi de se dire le nouveau Front populaire en 2024 justement. Oui. Qui va exploser très rapidement.
Et les gens aujourd'hui se disent "Mais c'est quoi la gauche aujourd'hui C'estàd elle elle est excessivement divisée avec des options très différentes. Euh avant c'était beaucoup plus simple de se dire la gauche c'est ça. Aujourd'hui il y a plein de nuances de gauche.
Quand on regarde parfois les jeunes dans les commentaires, ils arrivent pas trop et de droite aussi bien sûr et même d'extrême droite parce que c'est mais ça c'est quoi ? C'est les signaux d'une chose d'une réalité. La société qui s'était profondément transformée a explosé de l'intérieur avec les politiques néolibérales.
En France, c'est plus grave qu'ailleurs parce que la France est construite autour de son état, de ses services publics, de sa sécurité sociale. C'était pas juste des comment dire des services qui sont rendus. C'est en quelque sorte l'organisateur de la France.
C'est ça hein. C'est un pays qui est comme ça. Les anglais sont autrement.
On est comme ça. Regardez, je vous raconte une histoire que je raconte souvent pour qu'on comprenne bien ce que c'est que la France. Même sous l'ancien régime, c'était déjà l'État.
La preuve, c'est que Colbert a planté des sapins pour la Marine nationale. Ils y sont toujours. C'est les Français qui font ça.
Donc la société a explosé, le statut des salariés a explosé, les les statuts des personnes dans la société, une majorité de personnes âgées, c'était pas le cas avant, la dénatalité, les jeunes qui ont un statut aussi complètement différent et surtout et par-dessus tout, enfin réaliser les femmes les femmes telles qu'elles sont aujourd'hui ne sont pas ma mère ou ma grand-mère. C'est c'est quasiment une autre humanité. C'est la moitié des gens qui a dans un pays.
Donc tout ça a bougé et rien de tout ça n'a été réorganisé dans un cadre politique commun. Allez-vous dire pardon, je termine. Mais si ça a été réorganisé en 2005, le peuple vote non et toutes les lit dire bah si c'est oui, tous tous sauf la CGT et les partis communistes.
D'accord ? Tous les autres ont dit qu'ils étaient pour le oui. Alors laissez-moi vous dire qu'à partir de là, si le peuple vote non et que les autres disent bah c'est oui, toujours l'enclare, on ne croit plus à rien, ni au journalistes, ni au juges, ni au policiers, ni à la politique, ni à rien.
Et donc la France, elle est dans ce moment où elle se cherche. Et nous sommes une composante qui est née dans ce désordre comme une référence. Et quand on parle de réorganiser, on sait que ces dernières semaines, ces derniers mois, il y avait l'idée d'une seule candidature à gauche une primaire.
Ça veut dire que ce soir votre candidature vous la soumettez directement au français sans passer par une primaire. C'est bien ça. Mais enfin j'espère que c'est pas une nouvelle pour vous euh Réy.
Non. Bon voilà. D'accord.
Mais enfin mais on sait qu'il y a encore 2 jours Marine Tondelier, place de la République disait "Je ne comprends pas pourquoi Jean-Luc Mélenchon il va tout seul. On a besoin d'une candidature commune à gauche." C'est utopie ou c'est impossible de vous réunir ?
Attendez moi, je vais vous parler cash. Tout ça, c'est des beau bars. Quand on a gagné d'abord en 2022, le Parti socialiste était à 1,67 %.
D'accord, moins que les animalistes. Le parti communiste a 2 et le vert était à moins de 5. Donc, ils avaient et nous on était à 22.
On aurait pu dire "Écoutez, salut, débrouillez-vous, présentez vos candidatures." C'est pas ça qu'on a fait. On a créé la NUPES hein, déjà avec un nom imprononçable, on commençait bien la NUPES.
À peine était-elle constituée ? À peine avait-on élu des gens et on n pas été regardant, hein. Chacun a eu son groupe à l'Assemblée nationale, chacun a désigné qui il voulait.
Par exemple, les socialistes nous ont mis le type qui s'était occupé de la retraite à 64 ans, d'accord ? Ils nous l'ont mis dans leur candidat. Ils ont ramené Hollande qui à peine entrait en campagne commence en disant mais quand est-ce qu'il va se taire ?
En parlant de moi qui était quand même le vainqueur de cette histoire. Et en 2024 même chose on propose le NFP, le nouveau front populaire pour faire barrage aussi au Rassemblement national et éviter immédiatement derrière dès qu'ils ont tous été réélus recommencé les pierres qui tombaient sur nous. Mais là, il s'est passé quelque chose pour nous d'essentiel.
Premièrement, on avait dit juste avant que madame la présidente des verres, madame Tondelier, on lui avait proposé d'être la tête de liste aux élections européennes du NFP. Elle a dit "C'est un piège, je refuse." Bon, très bien.
C'était quoi ? C'était d'alliance contre nature au final tout ça ? Non mais c'est ça n'a ça n'a pas fonctionné.
Mais surtout ce que je veux vous montrer, pourquoi je dis ce sont des paroles. Parce que quand on a gagné en 2024, il était convenu entre nous que qui avait le plus grand nombre de députés aurait la charge de proposer le premier ministre. On n'avait même pas commencé la conversation.
Monsieur Fort fait le tour du village en disant pas Mélenchon, j'aurais pu faire une scène, j'aurais pu dire qu'est-ce que c'est que cette histoire et tout. Et j'ai dit le contraire. J'ai dit ce serait pas le problème, moi je vais être la solution.
Donc on dit mais on est quand même les premiers donc on vous propose cinq noms. Choisissez cinq noms. On a même pas pu en parler.
Donc ils ne veulent pas d'insoumis. Ils ne veulent pas être avec les insoumis. On leur fait honte.
Et pourquoi selon vous ? Mais parce que leur ligne politique fondamentale d'abord c'est de plaire. Ce qu'il cherchent à faire c'est séduire.
Mais l'action politique c'est pas une action communicationnelle comme qu'est-ce que je préfère ? Le Pepsi ou le Coca ? ni l'un ni l'autre mais c'est pas ça.
C'est de quel côté on veut emmener le pays. Mais il s'agit de convaincre. Après si on croit à la démocratie on essaie de convaincre.
Comprenez-vous. C'estàd qu'on a une gauche qui est irréconciliable aujourd'hui clairement. Ah vous me décevez vous me sortez tous les poncifs les gauches.
Mais qui est de gauche ? Allez dites-moi qui est de gauche et pourquoi vous dites de gauche ? Pourquoi vous dites celui-ci est de gauche ?
Vous après tout vous les classer à gauche. Mais si faites-moi une réponse simple, je la fais à votre place parce qu'ils se disent de gauche. Parfait.
Donc nous sommes tous de gauche et alors qu'est-ce que ça change ? On est d'accord sur rien. On va devant le pays et qu'est-ce qu'on fait ?
On va dire "Attendez, on va vous proposer quelqu'un euh qui pose de problème à personne." Mais on n pas besoin de quelqu'un qui ne pose de problème à personne. On a besoin de gens qui ont des idées, des programmes et qui tiennent bon pour le tenir.
Ils en sont incapables. Et vous l'avez tous vu le 7 et le 8 octobre, ils sont tous partis se cacher sous la table. nous seul dire tous les crimes doivent être punis et ensuite altogénocide et on a tenu bon contre vents et maré et je vais vous dire c'est une démonstration qu'on a fait pour que ce pays puisse aller il faut avoir des dirigeants et des responsables politiques qui tiennent bon qui ont pas peur à la première alerte et qui vont pas se cacher sous la table.
Donc nous leur avons dit la primaire n'est pas la bonne méthode. Nous avons déjà gagné deux fois la primaire en 2017 [grognement] et en 2022. Ça veut dire que vous appelez aujourd'hui ces autres parties à se réunir autour de votre candidature ou leur dites faites comme vous voulez.
Bah qu'est-ce que vous voulez que je leur dise ? Quoi que je leur dis, ils sont pas contents. Non mais au moins votre positionnement ou non mais toujours les les Aujourd'hui est-ce que vous dites est-ce que vous tendez la main à Marine Tondelier Fabien Rousel ou le candidat du tend la main, on l'a déjà fait 50 fois on leur tend la main.
Mais oui, je vous tends la main. Tout ça c'est ce sont des pitreries. Nous sommes à moins d'un an d'accord du 2e tour pas du premier à moins d'un an.
Et la crainte justement, c'est pas de voir une gauche qui soit divisée, de se dire "Bon bah, il y a un tel qui fait 1,5 %, l'autre qui fait 3 et au final de vous retrouver comme ça pu arriver en 2000 et 2022 à être très proche du second tour et certains qui vont dire que ce petit point qui manquait était peut-être dans ces VO où qui allait le porter ce petit point. Faut faire 22, 23 24 pas 1,7 et celui qui se figure qu'il va passer de 1,67 juste parce qu'il a Parti socialiste marqué sur son front à 24, il rêve. et tout le monde le sait.
Donc ce que je veux vous dire, c'est que le problème ne se pose pas comme il est formulé dans la superstructure euh blablateuse. Ce n'est pas ça. C'est de quel côté on veut aller et comment on y va.
On leur a tendu la main, ils n'en ont pas voulu. Bon part a encore recommencer il y a un mois avant que nous on décide bon à laisser plier, ça sert à rien de parler avec eux. Mais attendez, je vais quand même vous enfoncer le clou au bon endroit.
Pas à vous, mais à ceux qui m'écoutent. Si les appareils politiques ne veulent pas des insoumis, parce que c'est quand même ce qu'ils disent, nuit et jour continuellement et avec une insolence qui est absolument incroyable, une arrogance inouie, ils sont pas foutus d'arriver au premier tour autrement qu'en gunille, mais ils disent au deuxième tour, il ne pourra pas gagner. Et pourquoi je pourrais pas gagner ?
Parce que je serai clivant. Mais on va vous plaisanter. Réi Busine, je sais pas ce que vous votez et je vous le demanderai pas.
Mais je vais vous dire une chose, ce pays est pas rempli de racistes et de fascistes. Donc quand il a à choisir, puisqu'on dit que c'est Bardella qui va être là, entre euh un un péténiste d'extrême droite et moi, je n'ai pas l'ombre d'un doute sur ce qui se passera dans ce pays parce que ce pays n'est pas péténiste, n'est pas raciste et ne veut pas de la guerre civile que ces gens portent en eux. Par conséquent, c'est là qu'on voit à quel point est médiocre, mesquine ces attaques contre nous.
Toute la semaine, c'est contre les insoumis et Mélenchon et en plus pour dire mais au deuxème tour il peut pas gagner. Franchement, qu'est-ce qu'on peut faire de pire pour tirer dans le dos à quelqu'un ? Donc moi je vous en parle avec un question des électeurs justement parce que là c'est vrai qu'on parle des partis politiques.
Il a des électeurs de gauche justement qui peuvent aujourd'hui être perdus se dire finalement ces partis se tirent dans le pied. Oui, je l'espère bien j'espère bien qu'il soit perdu, qu'il n'ait plus confiance dans ses partis et qu'il réfléchisse parce et il pense aussi parfois aussi au vôtre de façon générale quoi peut penser à l'ensemble des partis de gauche. Oui.
Et alors il faudra qu'il prenne une décision. Voilà tout. Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?
Alors, on fait calinette hein, on parle pas des sujets qui fâchent la retraite à 60 ans ou à 67 ou à 64. Non non non, ça va qu' on va prendre tous les sujets, on va les prendre comme ça. Euh c'est vrai pour est-ce que on bloque les prix ?
On avait marqué ça dans le programme notamment, c'était à la ligne 1 du programme. Première chose que trouve à faire fort, c'est de proposer des chèqus énergie au lieu du beau clage des prix du carburant. Mais laissez-moi bien vous dire une chose pour que vous vous compreniez notre point de vue.
Nous avons tout essayé. Nous avons donné tous les gages deux fois de suite avec la NUPES, avec la NFP et ainsi de suite. Et maintenant les appareils ne veulent pas et bien tant pis qu'ils fassent ce qu'ils veulent.
Par contre, ce que je dis, il y a comme vous venez de dire des gens perdus puis qui commencent à réfléchir qui se disent "Mais c'est quoi ce bazar ? À qui on va se vouer ?" Et ben figurez-vous qu'on a une certaine force d'attractivité parce que nous c'est carré, parce que nous il y a un programme, parce que nous il y a qu'un seul candidat.
Le Parti socialiste doit pas être loin de sep ou h candidats actuellement. Donc les gens diront bah la force va à la force, on va leur donner un coup de main. Vous dites c'est la clarté du programme, la clarté d'avoir votre candidature assez tôt.
Oui. Oui. Parce que la vie est devenue un fouillie.
Et quand vous avez des gens clairs, au moins vous savez à quoi vous accrocher. Personne sera jamais d'accord à 100 % avec notre programme. D'ailleurs, moi non plus parce que un programme c'est aussi des compromis entre des manières d'approcher.
Par exemple, pardon, par exemple, c'est quoi les compromis que vous avez pu faire pas mais parce que mon devoir c'est de parler pour tout le monde sinon je vous le dirai d'ailleurs peut-être qu'un jour je vous le dirai mais pas là parce que là je porte le discours cohérent collectif pas des électeurs. Je m'adresse à ceux qui nous regardent justement. Moi j'ai cette question de se dire la définition.
Ça veut dire quoi être de gauche en 2026 selon Jean-Luc Mélenchon ? En 2026 comme en 2025 comme en 1789. Être de gauche, c'est considérer que la question politique centrale de la vie d'une société c'est la souveraineté politique du peuple.
C'est comme ça que ça a commencé la gauche. Le roi vient enlève son chapeau devant les États généraux. Je sais plus c'était c'était déjà la législative ou pas, je me rappelle pas.
Et il s'agissait de savoir s'il aurait un droit de véto lois. Et lui, il est investi, comme vous le savez, de droits divin. Et donc, il propose d'avoir le droit de véu.
Il met à gauche ceux qui sont contre et à droite ceux qui sont pour comme les élus du Seigneur. C'est à gauche qu' en avait le plus. Voilà quand est né la gauche.
Et évidemment la souveraineté politique du peuple, elle suppose, elle a une immédiate conséquence. Nous sommes tous égaux dans la décision à prendre, mais le sommes-nous réellement dans la société ? Non.
C'est ça la question des valeurs aujourd'hui. Valeur de gauche aujourd'hui, ce serait quoi les valeurs de gauche en quelques mots si on devrait résumer ? Mais valeur, c'est un vocabulaire métaphysique.
La gauche, elle a des principes. Le principe, c'est tout le monde a le droit à la vie. Tout le monde a le droit de vivre dignement et donc il faut répartir la richesse et des fois il faut nationaliser l'instrument de production et des fois il faut nationaliser les biens communs.
Les biens communs appartiennent à tous. Quels sont ces biens communs ? L'air, l'eau et combien d'autres choses ?
Le savoir. Le savoir est un bien commun. Aujourd'hui, il est privatisé par les gafas et ainsi de suite.
C'est pas des valeurs tout ça, c'est des principes. Et j' bon c'est d'accord si vous quelqu'un dans la rue va me dire qu'elles sont euh on partage des valeurs, je vais pas lui dire non monsieur des principes. Mais là nous avons eu un dialogue et on essaie de d'avoir un dialogue exigeant.
Donc si on doit aller sur le fond des mots, voilà et la gauche c'est ça. Et puis alors qu'on arrête ce ce c'est larmoiement permanent qui sont toujours intéressés, vous savez toujours intéressés. C'est-à-dire que on me pose des questions uniquement pour que la gauche se batte.
Monsieur Mélenchon, madame Tondelier a dit de vous que vous êtes le roi du cimetière. Monsieur Mélenchon, monsieur Roussell a dit que et alors moi si j'avais je faisais la bêtise d'entrer dans ce jeu, à mon tour, je répondrai et là tout serait horriblement euh comment dire démoralisant, démotivant et le but de ce qu'on fait c'est le contraire. Pour faire la transformation de la société dont nous avons besoin, on a besoin d'une société mobilisée, donc consciente.
Vous voyez ? Donc tout ça se tient. Alors qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
Ben, j'en sais rien. Je préférerais qu'il soit avec moi. Ils veulent pas, je peux pas les forcer.
Donc je m'adresse aux autres qu'il y a autour et puis aux électeurs de gauche. Aidez-moi. Vous savez bien que de toute façon nous sommes les premiers à gauche.
Vous vous connaissez notre programme. Vous avez pas de raison de de grimper au plafond horrifier. C'est le contraire.
Non. Au qui est autour, il y avait quelqu'un qui était avec vous par le passé, c'est François Ruffin. C'est revenu parfois dans les commentaires.
Les gens qui disent "C'est quoi la différence entre Jec Mélenchu et François Ruffin aujourd'hui B je ne sais pas all lui demander. Il était membre de notre groupe, il avait été reconduit et il a attendu patiemment que ce soit l'heure à laquelle il n'était plus possible de déposer d'autres candidats pour envoyer balader les insoumis. Il s'en est pris à moi de manière assez grossière en pleine élection sans penser au mal qu'il faisait à tous les autres camarades.
Et le Mélenchonci, Mélenchon là et cetera peut-être bien mais tous les autres on leur disait "Alors vous aussi vous pensez ça de Mélenchon ? à lui tout seul, il a bien désorganisé l'élection et je pense qu'il nous a fait perdre sans doute cin ou six sièges. Si vous avez des questions à poser à Ruffin, les lui poser à lui.
Moi je je ne à partir de maintenant je suis le candidat et mon but est de rassembler autour de nous des gens qui viennent d'où qu'ils viennent. Vous êtes les bienvenus si vous voulez par soit leur partie pardon quel que soit leur partie et puis vous verrez il y a déjà des gens qui ont rompu pendant la campagne municipale chez les écologistes si j'entends les rumeurs, c'est pas fini. J'entends la même chose peut-être dans d'autres parties, je ne veux pas mettre les gens mal à l'aise ce soir.
Il y a qu'au Parti socialiste où il y a plus de gauche du parti. Donc dans ce cas, bah ils sont à peu près tous d'accord euh pour ne rien dire. Donc ça leur va mais pour le reste vous avez des millions de gens puis ils ont déjà voté pour moi.
Enfin quand même, on est arrivé à à presque 8 millions de voix. Et bien, je suis toujours le même homme. On va me le reprocher d'ailleurs.
On va parler un peu du bilan 9 ans d'Emel Macron à l'Élysée avant de parler de lui, des oppositions. Justement, certains disent "Les oppositions n'ont pas réussi à se rassembler, n'ont pas été assez exigeantes pour réussir à contrer Emmanuel Macron jusqu'à certaines parfois dire on est dans l'opposition, les rejoindre ensuite, voter certaines lois avec lui." Finalement, est-ce qu'il y a pas aussi une autocritique du côté des des oppositions avant qu'on parle de d'Emmanuel Macron et son bilan ?
Euh, d'où pas les autres ? Oui, mais je veux vous faire remarquer là aussi comment le commentaire médiatique a emballé d'un beau papier de soi la réalité suivant comment ça l'arrange. Nous avions un accord, nous avons été élus et nous étions majoritaires.
Nous étions majoritaires comme le groupe le plus nombreux NFP, on a battu à plat de couture le Rassemblement national. Nous étions donc légitimes à proposer un gouvernement. Nous avons fait la démonstration que quand on proposait le programme, bien sûr des fois on se fait battre mais d'autres fois on se fait élire et par conséquent notre rôle n'était pas d'annoncer avant même d'être arrivé au gouvernement qu'on renonçait à notre programme.
C'était l'assemblée qui en aurait décidé. Ça c'était la ligne. Et comment vous expliquez que 12 fois le parti socialiste refuse de voter la motion de censure ? chaque fois avec des prétextes bidons.
La première fois c'était il disait "Nous avons obtenu le maintien de 4000 postes, ils viennent d'être supprimés et ainsi de suite." C'est eux qui ont sauvé Macron et pas une fois. On a fait tomber trois gouvernements ou deux, je ne me souviens plus.
On a fait tomber deux gouvernements. Mais donc celui-ci aussi aurait pu tomber. Et à ce moment-là, Macron aurait été obligé soit de convoquer des élections générales, soit de démissionner. et nous avons déposé une motion pour faire démissionner monsieur Macron comme la loi le permet.
Vous voyez que nos méthodes et pour moi c'est le Parti socialiste qui est servi un peu de marche pied pour permettre à Macron de rester bou de secours. Il il l'a tiré d'affaires à tout bout de champ continuellement et là il manque une peur c'est le prochain budget qui arrive. Qu'est-ce qu'ils vont trouver comme argument pour pas voter la censure hein ?
Qu'est-ce qu'ils vont trouver comme argument ? On attend ça avec curiosité. Nous on va redéposer, on va recombattre.
Alors on nous dit "Ah mais alors les autres nous reprochent, vous êtes c'est l'opposition systématique, pardon ? Mais pourquoi vous dites systématique ? On est élu d'opposition, personne ne comprend rien à une opposition qui soutient le gouvernement auquel il s'oppose.
Ça tient pas debout, tout le monde le comprend. Tout est faussé dans ce pays. On a des élections, le président de la République n'en tient aucun compte.
On a des lois, le premier ministre lui-même va dans une entreprise pour dire "Oh, vous pouvez violer la loi". par de la du 1er mai. Ensuite, on a un projet de budget, on nous le présente, il est pas sincère.
Ensuite, une fois qu'il est passé de force par le 493, ce qui est dedans n'est même pas respecté. Là, ils ont retiré 13 milliards du budget de gel. Qui, où ?
Quoi ? Comment ? Dans quel pays vit-on ?
Où est l'état de droit ? D'ailleurs, il y en a un qui a pas tourné autour du pot, hein. Il a dit "Ouais, l'état de droit, on verra, c'est monsieur Retaillot." C'est donc une situation qui est grave.
Alors, on peut pas en rester à la dénonciation de la gravité. Si vous si vous permettez que je dise quelques idées, mais allons, continuons le le fil. On aura beaucoup d'idées justement parce qu'on parlera justement de la politique française internationale.
On évoquait les oppositions. Maintenant, j'ai envie de rentrer dans le bilan. Quel bilan vous faites de de 9 ans d'Émal Macron à l'Élysée entre 2017 et 2026 ?
Bon, il faut moi pour moi c'est c'est certainement le plus terrible bilan de la 5e République. Pourquoi ? Commençons d'abord par ça.
Faut comprendre la France. La France, elle est cré elle s'est créée tout de son état, je l'ai dit il y a un instant, de ses services publics, de sa sécur tout ça a été massacré. On dirait un pays en guerre.
On a fermé 7000 km de chemin de fer. On a fermé 30 ou 40 maternités, l'équivalent de 200 hôpitaux. Comme si on avait connu une guerre.
L'industrie s'est effondrée. Nous avons perdu des milliers d'entreprises. L'agriculture s'est effondrée pour la première fois cette année.
Nous ne sommes plus ni souverains alimentairement, c'està-dire qu'on produit pas ce qu'on mange. Mais deuxièmement, nous sommes en déficit dans l'échange avec l'extérieur. C'est-à-dire qu'on importe plus qu'on exporte.
C'est une catastrophe. En plus sur le plan international nous avons été abaissés et repoussés. Et il ne reste plus maintenant, monsieur Macron, qu'une espèce de préchi prêcha militariste pour faire croire qu'on joue un rôle qu'on ne joue pas.
Parce que sur la scène internationale, le rôle de la France, il est pas militaire. La vraie puissance, c'est ce qu'elle représente sa puissance intellectuelle, scientifique, technique. Bien sûr qu'il faut avoir une armée à la hauteur, mais c'est pas ça le cœur de la puissance.
Parce que ça, ça veut dire qu'on ne voit d'autres issues à un conflit que la guerre. Moi, je ne vois je ne vois d'autres l'occasion de rentrer là-dedans, mais il y a aussi la question de se dire que la France a vécu multiples crises avec le Covid, la guerre en Ukraine, ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient. Finalement, il y a quand même de multiples crises qui ont Expliquez-moi voir pourquoi l'Ukraine obligerait à rallonger la durée au travail.
Qu'est-ce que c'est cette histoire ? Ça tient pas debout. Ah, ça n'a pas de rapport.
Non, mais je dis pas ça mais je je je veux pas vous contredire. Je veux dire que c'est un doux prétexte. Il y a des difficultés bien sûr, vous connaissez une période de l'histoire où il y a pas de difficultés et de toute façon la France est toujours sortie d'affaires dans des conditions incroyables hein que ce soit Charles VI le roi fou Charles VI qui a besoin de Jean d'Arc pour remonter sur le truc ou après une capitulation lamentable à cause des péténistes.
C'est un type tout seul qui nous tire d'affaires et qui relance la dynamique de la résistance dans notre pays. Donc on a un ressort français pour surmonter les crises les plus terribles et on n' pas besoin de le faire sur le dos du peuple. Tout ça reposé sur une idéologie qui est folle.
C'est ceux qui s'enrichissent beaucoup ensuite font ruisseler la richesse sur la société. C'est une vue de l'esprit, ça n'existe pas. Et tout ce qu'on retire au peuple de capacité d'acheter ceci, de vivre cela puisque tout est à vendre aujourd'hui, et bien tout ça ralentit l'économie française et là nous sommes en train d'entrer en récession.
Monsieur Busine, c'est terrible. Et comme ce qui arrive, c'est que vous vous faites voler une partie de votre salaire comme tout le monde avec les augmentations du prix à la pompe, vous allez encore moins consommer qu'auparavant le reste des consommations. Et l'argent que vous aurez mis à la pompe, il va direct dans les poches des actionnaires.
C'est donc un nouveau choc, un nouveau rapport de force au profit du capital sur le dos du travail. Pardon, c'est parler un peu la vieille langue, mais l'argent qui va passer de votre poche à la pompe à celle des actionnaires, et bien c'est de l'argent qui se transfère du travail au capital parce que la personne qui a payé, elle a bossé pour avoir cette paye et pour pouvoir aller payer à la pompe. Et c'est un point de toute façon, vous disiez même le 1er mai, chaque centime de plus à la pompe, c'est moins de vie privée, moins de bonheur personnel.
Oui, bien sûr. C'est terrible ce qui arrive aux gens. Moi ça va hein, je j'ai une très bonne retraite, c'est pas le sujet, mais je me préoccupe pas que de moi.
La logique, la morale de l'existence en société, c'est pas profiter tes toi. C'est bon, alors comment ça va ? Il faut on peut pas s'en sortir tout seul, faut s'en sortir ensemble.
J'ai dit une fois une formule et elle est restée. On peut pas être heureux dans un océan de malheur et nous sommes entourés d'un océan de malheur. Alors, je ne veux pas en rester à ce bilan.
Il y a des propositions mais on n pas le droit de nier ce bilan. C'est très dur pour les gens. Cet homme, monsieur Macron, a quand même réussi le fait de mettre la France dans son record historique du nombre de pauvres.
On était un pays où ça reculait 15 % de la population enfin et et tout est comme ça. Tout ce qui allait mieux pour le grand nombre du peuple va moins bien. Et je ne suis pas catastrophiste en disant ça.
J'ai qu'à regarder autour de moi les gens les sansabris. Sans abri, c'est rien du tout. Même pas euh une chambre d'hôtel provisoire ou je sais pas.
Rien, pas une tente, rien. Un bout de carton des gosses dans la rue 2 à 3000 pardon. On parle de 350000 personnes.
Vous rendez compte dans un grand pays riche comme on l' parce que la France a jamais été aussi riche de son histoire hein. Des sous, il y en a partout hein. On sait où les trouver et puis il y a non seulement l'argent qu'il ne donne pas ceux qui ont le plus justement vous dites alors ça casse ma structure de interview mais vous dites justement la France n'a jamais été aussi riche.
Mais d'un autre côté, on a le gouvernement qui dit tout le temps on est endetté, on est au bord de l'implosion, au bord de la falaise. Euh, il y aura une facture pour des générations. Je me souviens en septembre dernier, on interview de François Baouot qui dit "Si on prend pas l'argent maintenant, c'est votre génération et les suivantes qui vont payer." Vous êtes pas d'accord avec ça ?
Quel menteur ! Quel menteur est ôté ? On a une dette, hein.
Bon, 3000 milliards déjà. On va commencer par faire une action d'honnêteté pour ceux qui nous écoutent. On dit 3000 milliards et on le rapporte à la production d'une année.
D'accord. Vous vous avez acheté une bagnole quelque chose comme ça ? J'ai pas le permis donc vaut mieux pas.
Ce serait dangereux pour fait un club si vous voulez. Bon mais votre je sais pas enfin peu importe arrêtez de me contredire mais vous avez acheté quelque chose. Bref vous avez une dette.
Quand on vous calcule votre dette on la regarde pas par rapport à une année de salaire. Si vous achetez votre maison, si on vous rapportait ce que vous devez payer pour votre maison, une année de salaire, on appelle le SAMU tout de suite. Vous faites une crise cardiaque sur 20 15 vous Voilà.
Et ben la dette de l'État, c'est pareil, on l'a réparti sur le temps que dure la dette, 8 ans. Donc si réparti sur 8 ans ça fait 12 ou 13 % du PIB d'une année. C'est rien.
Vous aimeriez n'avoir à à que 13 % de votre venu en été quand vous avez acheté une maison. Donc donc tout ça pipo. Par contre, ce qui est vrai, c'est qu'ils ont appauvriement l'État, vous comprenez ?
Volontairement en réduisant les rentrées fiscales de ceux qui étaient en état de données. Je pense aux grandes entreprises. Toutes les inventions comme le crédit, impôt recherche qui a profité son là. penser sur la taxation des haut revenus, des milliardaires, des grosses entreprises.
Bah oui, et puis de la la la les les taxations qui existaient avant et qui fonctionnaiit. Malgré tout, vous n'entendiez pas parler d'un tel nombre de faillites. Donc c'est que ça marchait.
Pourquoi ça marchait ? Bah parce que cet argent revient dans la circulation. Quand l'État a des sous et ben normalement il construit des ponts.
À propos, il y a au moins 40 % des ponts qui sont en mauvais état. Des ponts, il fait des hôpitaux, il fait des écoles et ça fait tourner l'économie. l'économie c'est juste ça, c'est produire et reproduire notre existence matérielle.
Par conséquent, tout ça n'a plus lieu parce que bah l'État est plus en plus créer de la richesse, créer du développement. Il y a que ça à faire. Et regardez la bande de rapasse à laquelle on a affaire parce que vous avez dans ce pays deux types de patronats.
Ils font semblant d'être tous les mêmes. Ce n'est pas vrai. Un petit patron et un grand patron du CAC 40, ça n'a rien à voir.
Et à l'intérieur des petits patrons, vous avez les très petits patrons, mais je dis petit mais c'est l'entreprise qui est très petite et puis les autres. Vous savez qu'un patron déclaré comme tel patron sur deux n'a pas d'employés. Donc ça veut dire que vous avez une masse dont les intérêts sont très proches de ceux des travailleurs et des salariés.
Parce que le petit patron d'une toute petite entreprise de maçonnerie ou de ce que vous voulez ou de peinture, il a intérêt que le gars d'à côté bah lui commande, lui passe la commande plutôt que de le faire lui-même par exemple parce que si c'est un professionnel, ça sera mieux fait. C'est pas pour rien que c'est un professionnel, vous voyez. Donc c'est pas trop honnête ce côté.
Puis après, il y a le CAC 40 mais dans le CAC 40 il y a tout. Il y a des grandes entreprises qui sont qui inventent, qui créent, qui font des choses extraordinaires à la pointe de la technique. Et si je suis le président de ce pays, vous verrez, on fera l'avion spatiale parce que nous sommes la première puissance spatiale européenne et que nous les français, on est capable de le faire, pas les autres, nous.
Oui. Et la mer, on fera ce qu'il faut pour fabriquer les machines qui prendront son énergie. Bref, nous mettrons dans les domaines de pointe, si vous permettez.
J'avais dit l'espace, la mer, le numérique. Le numérique faut qu'il y ait une intelligence artificielle française. Il faut qu'on ait la souveraineté du stockage des données.
La souveraineté nous chez nous contrôlé par nous pas à l'encamp. Comment on évite que l'intelligence artificielle détruise les emplois des gens ? C'est la crainte aujourd'hui.
Donc alors vous c'est une bonne idée d'avoir peur. C'est vachement utile. Ça sert à quoi ?
C'est pas une peur personnelle, mais c'est une peur qui peut exister dans la population. J'ai compris. Mais elle mène à quoi ?
Parce que qu'est-ce qu'on va faire ? On va on va on va jeter l'intelligence artificielle à la poubelle. Non, vous savez aussi bien que moi.
Ça a déjà été dit dans le passé. Ah, la machine va détruire l'artisan. Oui, c'est vrai.
Mais ça a créé des milliers d'emplois et la possibilité d'avoir des biens de consommation, on a tellement abusé maintenant que ça sort. Vous vous êtes favorable à un développement de l'IA de façon forte et massive qui Non, mais pourquoi il faudrait passer de Oh, j'ai peur à oui, c'est formidable, ça détruit tout. Non, un peu de mesure, un peu de maîtrise, de calme, d'analyse des sujets.
L'intelligence artificielle, qu'est-ce que c'est ? Vous êtes pas capable de me dire ce qu'est l'intelligence, mais vous êtes capable de me dire ce qui qu'est l'intelligence artificielle ? C'est quand même énorme, non ?
Comme affaire. Bon, qu'est-ce qu'elle fait l'intelligence artificielle ? Elle automatisé.
Les algorithmes sont capables de d'identifier comment vous passez d'un point A à un point B, puis un point C puis un point D. D'accord ? et et l'automatise.
Il y a des métiers où en effet ça va être automatisé mais ça va créer d'autres métiers. Ceux qui croient que l'intelligence artificielle est capable de remplacer l'humanité se trompe de même que ceux qui pensaient que les machines remplaceraient les êtres humains. Parce que c'est pas du tout ce qui s'est passé.
On peut l'espérer hein que les machines finissent par le remplacer. Mais pour revenir et rester sur votre question, il faut donc prendre les dispositions pour y faire face. Non, c'est pas moi qui préside ce pays.
Que fait le président ? Dites-moi. Et ben rien, rien comme d'habitude, on attend que ça se fasse tout seul, que ça s'arrange, que je ne sais quoi.
Or, on est un pays à l'abandon. Mais vous, on est capable d'identifier les métiers dans lesquels l'intelligence artificielle peut remplacer un travail qui est actuellement accompli par une personne. Est-ce que l'intelligence artificielle sera capable de remplacer tout ce travail ou bien est-ce qu'il y a une part du travail qui nécessite quelque chose qui reste fondamentalement humain ?
Il faut discerner dans tout ça et à partir de là organiser métier par métier, branche par branche. Il y a quand même des branches non ? Dans ce pays, il y a des patron de branche, qu'est-ce qu'ils font ?
Il y a des employés, il y a des syndicats dans les branches en question. Donc tout ça, on devrait pouvoir en parler, le discuter, préparer, arrêter d'avoir pour unique réponse à quelque problème que ce soit. J'ai peur, vous savez.
Je vais vous dire, vous me connaissez. J'ai peut-être le défaut d'intellectualiser trop de choses, mais moi cette histoire de peur, ça m'interpelle, ça me fait réfléchir. Au fond, la droite n'a plus aucune idée, elle n'a rien à proposer.
Les puissants n'ont rien à proposer. Avant, il nous proposait quelque chose. Vous allez voir, bosser, ça va aller mieux pour vous.
Et comme disait De Gaulle, est-ce qu'on peut avoir le frigidaire et une auto si c'est possible ? Il y avait une perspective de mieux-être. Ils ont rien à proposer, sauf une chose, avoir peur.
Voilà ce qu'il propose. Le seul lien social que proposent les dominants aujourd'hui, c'est ayez peur. Tout le monde a peur.
Peur de l'extrême droite, même si c'est ridicule des fois, peur de ceci, peur de cela, peur de l'intelligence artificielle, des fois ridicule des fois. Oui. Alors, par exemple, qui Ben je vais vous donner un exemple.
On m'a brisé menu les couettes pendant 2 ans sur le thème l'extrême droite va gagner et on va on m'avait mis 20 points derrière madame Le Pen qui était sûr de gagner l'élection. D'accord. à un point près, elle était pas au deuxème tour et c'était moi.
Alors évidemment là ça ramène à ce que vous dites tout à l'heure. Là c'est vous qui avez raison parce que si par exemple mes alliés communistes étaient restés les alliés parce qu'on a démarré tout ça ensemble hein, le mouvement insoumis ça était avant le front de gauche. C'était Marie-George Buffet, c'était Pierre Laurent et la preuve que c'était pas une trop mauvaise stratégie.
Voyez où nous en sommes aujourd'hui. Si j'avais pas eu deux points bloqués dans un coin pour faire je ne sais quelle démonstration, 800000 voix, il m'en a manqué que 420000. Ma question tout à l'heure sujet.
Oui, mais j'aime bien que amener la question dans l'ordre qui me convient, c'est-à-dire l'instant où nous sommes à cet instant. Parce que je vais vous dire, les communistes ont été mes camarades, mes alliés et beaucoup d'entre le reste. Et je sais qu'une question leur est posée : est-ce que vous allez recommencer comme la dernière fois ? de croire les sondages qui vous mettent à 4 % comme c'est pour faire 2 % à la fin.
Est-ce que vous allez recommencer à penser que vous ne voulez pas m'aider à arriver au 2è tour ? Si nous arrivons au 2e tour, tout est changé parce que je vous le dis, à ce moment-là, on gagnera. Ceux qui disent qu'on ne peut pas gagner au deuxème tour se fourent le doigt dans l'œil jusqu'à l'épes.
Ça dépend qui est là au deuxème tour. Et bien moi, je veux bien faire un deuxème tour avec monsieur Édouard Philippe et nous aurons une conversation immédiate. Alors je lui dirai monsieur Édouard Philippe, vous confirmez que vous êtes pour la retraite à 67 ans, n'est-ce pas ?
Puisque vous nous l'avez annoncé. Deuxièmement, vous nous confirmez que vous voulez remettre les comptes d'équilibre avec des coupes dans les services publics. Monsieur, j'ai pas l'ombre d'en doute, c'est moi qui gagne.
D'un autre côté, quand vous parlez des des communistes, Fabien Roussell, il va vous reprocher de dire "Aujourd'hui euh euh la France insoumise ne parle plus aux ouvriers." Euh c'est ce qui est parfois dit, même aussi partagé par François Ruffin. Qu'est-ce que vous lui répondez à ça ?
D'abord, je leur réponds pas parce que c'est sans fin, c'est un puissant fond. Si je réponds à une question à part une réponse rationnelle, l'instant d'après, ils en inventent une autre. Mais pardon.
La France insoumise parle pas aux ouvriers. Ah voilà qui est bien curieux parce que c'est le contraire, c'est la France insoumise qui parle aux ouvriers. Et si vous voulez le voir, venez sur un piquet de grève, venez dans une entreprise, regardez comment votent les adhérents du syndicat, notamment CGT et vous verrez alors pour qui vote la classe ouvrière.
En tout cas, la classe ouvrière de gauche parce qu'il y a une classe ouvrière de droite. Mais c'est pas un procédant comme ça qui Est-ce que vous vous analisez aussi que la classe ouvrière finalement elle a elle s'est un peu détourné un peu de la gauche pour aller plus à droite à l'extrême droite. Vous êtes d'accord avec ce constatl ou pas déjà ?
Non, ça dépend des endroits. C'est pas vrai comme ça. C'est c'est des généralités qui ont été répandues à un moment donné ça n'arrêtait pas.
On disait moi je viens du nord de la France, je l'ai vu aujourd'hui vous vient d'une d'unun ouvrier dans le dans le nord dans le pas de Calais. Oui, les ouvriers, le le Rassemblement national fait des scores que Poutine pourrait faire en Russie. Ouais, mais comment vous expliquez ça ?
Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui Attendez déjà, attendez, on pourrait C'est le le contraire de ce que vous disiez il y a un instant. Vous me dites la France insoumise ne représente pas les ouvriers. Pardon, mais attends, attends, attends, laisse-moi finir.
Dans le Pas de Calé, dans le nord, c'était qui la gauche ? C'était les insoumis ? Non, non.
C'était qui ? Il y avait le Parti socialiste notamment avec Martin Arive qui il y avait aussi les communistes. Voilà les insoumis il y en avait pas.
Donc si alors là il y a quand même quelques députés insoumis depuis une dizaine Ah ben ça change tout. La preuve c'est qu'on a repris Roubé à la droite. La preuve c'est le score qu'on a fait à Villu d'Asque.
Et dans combien de aussi des députés insoumis dans le dans le et et et à Lille ? Ah bah oui, mais les députés insoumis, c'est pas des marionnettes entières hein. Ils doivent leur leur la consigne, c'est vous montez en première linie.
Non mais attendez, monsieur, vous venez de me repasser pardon de vous le dire à peu près tous les poncifes que j'entends depuis 3 ou 4 ans. Je viens de vous répondre donc j'ai répondu à la question que vous posiez il y a un instant. Qu'est-ce que vous répondez à monsieur Roussell ?
Bah vas-y, puisque c'est pas les insoumis, dis-tu, c'est donc que tu ne connais plus très bien la classe ouvrière parce que la classe ouvrière, elle est racisée, voyez-vous. et eux c'est pas leur suivi. Ça veut dire que pour vous la responsabilité euh des ouvriers qui pourrait se retrouver par exemple dans votre programme et qui aujourd'hui pour certains votent à l'extrême droite, c'est la responsabilité du Parti socialiste et des communistes pour vous si je dois pas.
C'est la responsabilité de la direction socialiste et communiste. Ça va de soi. C'était eux qui représentaient toute la gauche.
Enfin, ça c'est une réalité. Nous, d'où on sort ? D'où on sort ?
Comment on a fait ? Moi, j'ai quitté le Parti socialiste avec d'autres et puis on s'est allié avec les communistes, on a fait le fran gauche, on a reconstitué une grande forme qui est devenu le mouvement insoumis. Voilà la vérité, c'est parce qu'ils avaient complètement failli dans leur tâche.
Et qu'est-ce qu'ils font depuis ? Comment est-ce qu'ils ont réagi à ce spectacle de leur effondrement et de notre percé incroyable ? 22 % dit ça s'ouvre pas sur le pas d'ent et vous vous parlez de convaincre, il va falloir convaincre une personne une à une pour aller porter votre candidature.
Comment aujourd'hui qu'est-ce que vous dites à un ouvrier qui aujourd'hui vote Marine Le Pen de dire bah non la réalité c'est de voter Jean-Luc Mélenchon mais parce que on lui dira mais c'est pour ça que vous avez raison de dire c'est un par un. C'est pour ça que je dis écoutez vous êtes pas sérieux, on est à moins d'un de pas vous hein à mes à à mes adversaires ou à mes concurrents. Vous êtes pas sérieux.
On a moins d'un an et vous savez même pas quel est votre programme ni quel est votre candidat. Et vous puez entre vous et vous m'insultez. C'est pas sérieux.
On a un an pour faire du bouton de veste. Moi, je sais comment on va faire en ce moment même là. On est en train de parler tous les deux et ben il y a des centaines de gens qui appellent au siège et qui appellent dans les permanences locales pour s'inscrire dans les groupes d'action du mouvement insoumis.
Et vous savez pourquoi ils peuvent le faire ? Parce que nous sommes une organisation qui rend ça possible. On ne demande pas aux gens d'être marxiste ou d'être anarchiste euh ou d'être protskiste ou d'être le contraire de tout ça.
On leur dit "Est-ce que vous êtes d'accord avec l'essentiel du programme ? Si oui, on fait équiper ensuite on va prendre un par un celui qui vote contre son intérêt, le travailleur qui vote contre son intérêt, on va lui dire alors si tu votes pour eux, ils viennent de renoncer à la retraite à 60 ans. Ils n'ont pas Madame Le Pen a dit qu'il n'augmenterait pas le SMIC.
Ils ne veulent pas bloquer les prix. Mais alors, tu votes pourquoi ? Tu votes contre ton propre intérêt ?
Et de quoi tu parles ? De la France. La France et tous ses enfants.
Donc ne compte pas sur nous pour faire le tri. C'est l'inverse. Alors non mais attendez, c'est des questions centrales.
Comment on aime la France ? Qu'est-ce que ça veut dire être français ? Moi, j'ai dit une fois pour blaguer, j'ai dit avoir une carte d'identité.
Pour le reste, on est tous différents. On est français, on est comme ça. Mais nous sommes rassemblés par des principes et par des institutions.
Voilà. Ça veut dire qu'aujourd'hui votre principal adversaire c'est le Rassemblement national pour Clairement. Mais pourquoi vous voyez en 2027 face au RN au second tour ?
Bah face à qui on voudra mais on me dit que c'est il faudrait savoir parce qu'un coup c'est le RN qui a gagné d'avance et le coup d'après il disparaît et on me demande contre qui je veux me battre. Mais je vous dis pas que vous venez y faire Ah pas moi. Moi non.
Moi non mais je je pas de de façon générale mais moi je vous parle vraiment. Aujourd'hui par exemple il y a Marine Le Pen qui disait qu'elle préférait avoir un un candidat du bloc central. Pourquoi raison ?
Bah, elle l'écrasera en 5 minutes parce que le père Le Pen et madame Marine Le Pen, mais surtout le vieux Le Pen, lui, il savait qu'il pouvait pas gagner et notamment dépasser la droite et l'englober. Eux, ils leuront jamais proposé l'unité de la droite, hein. Le Pen, il proposait pas ça.
Madame Le Penit nous, on parle à tout le monde. Qu'est-ce qu'ils essayaient de faire ? de remplir le rôle qui est celui des fascistes et des péténistes dans l'histoire, c'est-à-dire occuper tout ce que la droite n'est plus capable d'organiser dans le peuple.
Il y avait une droite gauliste, ça existait. Il y avait une une pardon oui une droite de gauls. Vous pour un moment de vérité, vous préférez au second tour être face au RN ou quelqu'un du bloc central ?
J'ai pas de préférence mais je termine sur Madame Le Pen. Donc pas de préférence elle Ah oui, ça m'en fous complètement qui compte que pour vous soit Marine Le Pen ou Édouard Philippe, c'est bah qu'est-ce que qu'est-ce que j'y peux ? sert à rien.
Je vais allumer des bougies pour débat. Mais attendez, si vous me posez qu'est-ce que je préfère, vous me demandez ? Je préfère être élu au premier tour.
Tous ils veulent ça. Bah moi déjà pour commencer hein, ça s'est produit. Ça n'a pas de sens de dire ses préférences.
Ce qui est important c'est de dire ce qu'on veut faire. Donc nous voulons faire passer ce programme. Donc pourquoi c'est normal qu'on se retrouve en face du Rassemblement national ? parce que la société française, je vous l'ai dit tout à l'heure, a explosé et toutes ces représentations politiques ont explosé.
Par contre, maintenant, il y a donc deux principe devant le chaos dans lequel on est. Il y a un principe, c'est d'abord les miens, comme avait dit le Pen, hein, euh ma voisine, ma cousine et cetera. Bon, et puis ça veut dire chacun pour soi et de l'autre côté, c'est tous ensemble.
C'est les deux philosophies fondamentales de la société qui dans la réalité de la vie personnelle, c'est souvent un mix des deux hein, mais dans l'ordre des nations, des peuples, de ce qu'on organise. Alors oui, il y a deux grands principes radicalement opposés. Vous évoquez ce programme, vous comptez le présenter quand ?
Alors, on sait que il y a un programme qui est qui est en ligne sur le site de la France insoumise, mais le programme définitif pour 2027, bah il va être bah il est renouvelé une fois tous les ans et deux ou 3 mois. Clémence Gueté qui est qui a la haute main sur ça avec Adrien Clouet qui sont deux députés l'un à Toulouse, l'autre dans le Val de Marne font des un travail de tantôt d'actualisation des chiffres, tantôt on augmente, on rajoute des sujets et cetera en fonction de ce qui vient de la comment vous concevez ces ces deux personnes des réunions, vous faites Non non mais la version pardon comment comment vous concevez ce programme parce que vous parlez de deux personnes, c'est un c'est une discussion collective avec vous avec alors ça se passe moi je participe qu'à certaines pas à toutes il y a 40 domaines 40 livrés avec deux fois enfin 80 personnes qui s'occupent de ça par Oui. Oui.
Alors attends non ça c'est les responsables politiques hein parce que nous les experts qui décident tout seul ça existe pas ça. C'est la technocratie ça. Et dans ces livrets on rencontre les gens les syndicats, les connaisseurs.
Des gens donnent des coups de main. euh ils viennent, ils disent tiens sur tel sujet là, vous êtes pas bon. Voilà, l'argumentaire.
Et donc ce ce travail comme ça dur dur euh et on est de plus en plus euh performant et brillant. Il y a des domaines si vous voulez euh où on est quasiment tout seul comme politique. Je vais vous en donner un l'espace.
Alors, apparemment ça intéresse personne dans les autres. C'est juste le 21e siècle. La vie sur terre aujourd'hui, sur la planète Terre, dans les pays avancés peut pas marcher une journée sans l'espace.
D'accord ? essayer de vivre sans GPS, pas vous conduisez pas mais quand même pour vous retrouver dans les rues, vous savez bien. Et vous c'est votre métier, c'est votre boulot qui dépend de ça.
Donc vous voyez, je prends cet exemple là qui est un peu mesquin. Il y a l'exploration, il y a tout ça, mais c'est pour dire que là on a bien travaillé, je prends cet exemple, un autre domaine où on a eu Mathilde Panot et les les camarades ont eu vraiment une un un coup d'œil englobant. C'est quand il y a eu l'affaire des pesticides, d'accord, que ils ont tous voté pour continuer à balancer des pesticides partout.
Et on avait eu un travail qui avait été fait pendant des années par le député Gabriel Lamar sur l'eau. D'accord. C'est vous qui validez chacun des points de ce programme.
Ah non non non, ça se passe pas comme ça. Alors pourquoi moi ça ? C'est la légende.
Il paraît aussi que je suis le gourou. Alors je téléphone tous les jours aux 130000 insoumis pour dire tu vas faire c tu vas faire là. Non mais qui voudrait d'une vie pareille ? comme moi hein.
Non, je ne suis pas intéressé par la dictature notamment pour la raison que c'est trop fatiguant parce que c'est ce que parfois certains disent Alex enfin qui étaient dans votre parti ou des gens à votre avis qui est-ce qui dit ça ? On a eu Alexis Corbière, à Kelarido notamment euh quand ils sont partis notamment. C'est ceux-là que vous avez été choisir.
Non, ceux qui disent ça d'abord Libération, le monde qui écrivent des des livres orduriers contre nous en nous qualifiant de secte et ainsi de suite et en fouillant dans nos vies privées. Mais il y a les anciens et les filles. Oui, c'est vrai.
Alors d'ailleurs, ils ont pas gagné 1 m de terrain en identité politique parce qu'on continue à les appeler les ex et les filles. On sait pas ce qu'ils sont d'autres. Ils sont ex et les filles.
Bon, comme je l'ai déjà dit, les ex, c'est souvent un problème dans la vie, mais pas toujours. Donc ça pourrait se passer gentiment si après avoir constaté que nous sommes une structure qui n'est pas démocratique, euh avec laquelle on n'est pas d'accord et cetera, ben s'ils en avaient fait une, c'est pas le cas. Alors qu'est-ce qui se passe ?
Mais ils font ce qu'ils veulent, c'est pas notre affaire. Ce que je peux vous dire, c'est que cette critique, elle vient soit de nos adversaires qui ne savent même pas comment nous fonctionnons. Et pourtant, c'est pas de l'avoir expliqué.
D'ailleurs, si vous voulez le savoir, vous autres qui m'écoutez, vous pouvez aller voir sur mon blog et sur le site des insoumis une petite brochure facécieuse qui porte le titre de comment faire qui est une sorte de petit clin d'œil à l'énine et à son que faire avec lequel ce texte marque un certain nombre de distrainctions. Donc l'organisation insoumise est une nouvelle forme d'organisation qui ne fonctionne pas comme les anciens partis socio-démocrates ou parti d'avant-garde révolutionnaire comme le parti communiste français fonctionne autrement avec d'autres méthodes et surtout je suis obligé de le dire mais bon avec d'autres outils quoi. Les parties du 20e siècle et du la fin du 19e siècle, c'est les parties où on est dans le chemin de fer, on a le téléphone et on imprime dans des surfaces limitées.
Aujourd'hui, on est avec des boucles de messageries, on est avec des téléphones portables et des journaux qui sont sur des sites où on peut mettre autant de pages et de tribunes libres qu'on veut. Ce n'est plus le même monde, enfin et puis le niveau de culture générale de tout le peuple est beaucoup plus élevé. Vous ne pourrez plus dire comme avant faut faire c, faut faire là parce que ça ça ne marche plus du tout comme ça.
Donc vous pensez que les gens aujourd' esprit critique plus euh C'est clair que bien sûr plus d'autonomie et plus de volonté d'autonomie, pas seulement d'autonomie et les gens veulent mieux contrôler la société et pour ça ils essayent d'avoir des élus. Ils voudraient que les élus soient contrôlés. C'est pour ça qu'on a remis sur la table référendum d'initiative citoyenne et surtout ce qui est la bombe atomique de la vie politique, c'est le référendum révocatoire.
C'est donner le pouvoir au peuple de révoquer un élu quel qu'il soit le président de la République ou le conseiller municipal du coin. Évidemment, il y a des conditions, ça peut pas être le référendum permanent. dans les conditions, c'est combien on met combien il faut de signature.
Ça permet de rebondir sur ça parce que vous vous évoquez à quelques enfin au début de l'entretien les institutions euh justement la dissolution de l'Assemblée nationale, les motions de censure euh pour les gens à gauche qui voient le NFP puis après ça n'existe plus trop, ils savent plus pourquoi ils ont voté réellement. Enfin, il y a aujourd'hui beaucoup de citoyens qui sont perdus dans la démocratie. Nous, on va en tant que journaliste au quotidien, on doit expliquer bah pourquoi une loi elle passe, elle passe pas et cetera.
Euh est-ce que pour vous le modèle démocratique dans lequel on est, il est terminé ? Je sais que vous parlez souvent de la 6e République, c'est-à-dire que aujourd'hui les institutions, comme on les connaît, l'Assemblée nationale, le Sénat c'est non mais il y aura toujours d'une assemblée nationale. Est-ce qu'il y aura toujours un Sénat ?
C'est une autre paire de manche. Mais je vais trier dans votre question qui est un peu tout quoi. Ouais.
Mais il y a beaucoup de choses. Les institutions sont nombreuses. Moi j'ai envie de savoir c'est quoi votre positionnement.
C'est là pour le coup, vous partez d'une approche qui que je comprends. C'est quand vous partez des critiques que me font les autres et que je suis censé répondre à ce paquet de bêtises que ça me pose problème quand vous représentez pas la classe ouvrière. Non, les bras m tomb quoi.
Tu la représentes toi ? Tu représentes qui à part toi ? Non.
Alors, venons aux institutions. Faut comprendre quelque chose. Là, c'est la France.
C'est pas la Suisse, c'est pas le Danemark, c'est pas la Suède, c'est la France. La France 2 siècles d'histoire politique cinq Républiques, deux dynasties, deux empereurs, quatre révolutions. Voilà les Français.
Par conséquent la France, elle est pas elle est pas c'est pas qu'elle est pas capable, c'est que c'est pas sa manière d'être. C'est pas l'Angleterre avec la même constitution depuis la la Sainglin est même pas écrite. D'accord ? et ainsi de suite.
Il faut partir de la réalité nationale, de la culture nationale, hein, de ce qui fait un peuple qui le regroupe ses manières de faire et d'être. La France, elle tourne la page des périodes en changeant de système politique. Quand de Gaul arrive, il fait la 5e République parce que la 4e est incapable de régler les problèmes qui se posent à ce moment-là.
Quels sont ces problèmes ? la décolonisation, la fin de la guerre d'Algérie et la reconnaissance de l'indépendance de l'Algérie. C'est énorme comme décision politique à prendre.
C'est pas la 4e qui peut faire ça. Et le processus général de décolonisation et l'industrialisation qu'il fallait accélérer. Et j'utilise la même méthode que lui.
C'est briller dans l'excellence. C'est ça qu'il faut faire en France. Bon donc on a changé de constitution et on a eu un outil honnêtement très centralisé donnant beaucoup de pouvoir à un homme qui avait il faut bien le dire pour vous trop de pouvoir au président de la République.
Trop bien sûr mais ça empêche pas si vous voulez que nous aussi on doit faire un brillant en critique. Ça c'était possible parce que c'était de Gaulle. Mais quand on arrive à Macron, vous voyez bien que le costume colle pas avec tout le monde et que de Gaul qu'il avait pour lui, c'était une forme de légitimité historique qui faisait que on acceptait beaucoup de choses de lui, qu'on aurait pas accepté d'autres.
D'ailleurs, ça n'a pas duré tant que ça. Ça n'a duré que 10 ans. Il lui a fallu que pour vous une assemblée nationale, un conseil constitutionnel qui peut les pouvoirs d'un président.
Mais en tout cas euh le contraint donc il y aura une assemblée. Alors attendez donc j'ai dit lui il a fait la 5e République. Nous nous sommes arrivés au bout du cycle de la 5e République.
Et donc là par exemple prend l'exemple c'est demain vous êtes élu président de la République c'est on passe en 6e République. Oui. On convoquera une constituante pour faire une nouvelle constitution.
Et à mon avis ça sera pas trop long parce qu'on va trouver la bonne méthode de travail mais dedans, il faut qu'il y ait les outils essentiels. Qu'est-ce qu'on veut ? la stabilité, pas la pagaille permanente.
C'est pas parce que nous sommes pour la révolution citoyenne que nous sommes pour la barricade permanente quand même pas abuser. Donc il faut la stabilité mais en même temps, il faut qu'il y ait à tout moment le pouvoir d'intervention du peuple. Je trouve que le référendum d'initiative citoyenne qui permet aux citoyens de proposer des lois et des choses d'une part et le référendum révocatoire, c'est les deux grands outils de la 6e République.
Après le reste, j'ai envie de dire c'est du détail. parce que l'essentiel est de s'entendre sur le principe de l'intervention populaire. Alors après, est-ce qu'il faut un conseil dire révocatoire ?
C'estàd qu'on peut destituer un président à tout moment sous quelle base ? Sur quelle base ? Et ben le les gens font un texte et disent "Monsieur machin, vraiment c'est pas ça.
Euh c'est pas comme ça qu'il faut faire, c'est on nacepte pas. Donc nous vous nous demandons sa destitution. Alors, vous signez, vous mettez votre nom, votre numéro de carte d'électeur et quand il y a un certain nombre et ben on dit bah le référendum va avoir lieu.
Alors déjà, il un référendum, tous les Français sont appelés à voter. Si le vou emporte, le président est-ce que c'est pas un risque aussi de d'instabilité ? Euh, tout est risqué dans la vie déjà la vie elle-même puisqu'elle finit mal.
Donc nous ne nous inquiétons pas trop des risques. Essayons de voir en qu si elle étremps, ça va. Oui, il vaut mieux.
C'est pour ça que comme on en a qu'une, il faut en tirer le maximum de bonheur simple parce que c'est ceux-là qui sont les plus accessibles. Mais dans notre affaire déjà, donnons un exemple, des référendums révocatoires, j'en ai vu fonctionner au Venezuela. J'ai vu fonctionner ça dans trois États nord-américains et il y a plusieurs états dans le monde où il y a des référendums.
Venezuelais, c'est pas forcément l'exemple qui rassurait peut-être beaucoup les Français en terme de stabilité politique. Bah les Français s'ils étaient mis sous embargot et s'ils avaient une opposition qui propose dans la presse à la une comment tu es le président de la République, peut-être que en effet il se diraient ou là là Venezuela c'est chaud et ça l'a été. Et jusqu'à la mort de Chavez ça n'a pas cessé un seul jour.
Donc c'est pas comparable. Les gens qui me disent "Vous voulez faire le Venezuela en France ?" Mattendez, comment je fais le Vénuela en France ?
Ils ont une masse de pétrole qui peuvent partager entre eux. Nous, si on sort pas de notre matière grise quelque chose, on aura rien. Mais donc déjà, je viens de vous dire une chose, il y aura il peut y avoir des référendums.
Commençons par regarder si c'est jouable. Bien sûr, si c'est jouable. Les référend sur des grands sujets de société.
Alors, ça c'est les référendum citoyens. qui soit citoyen, qui soit révocatoire, j'ai aussi une proposition qui s'ajoute à ça. C'est pour ça je vous dis, on a quand même un peu avancé et même beaucoup.
Quelle proposition ? Bah, il faut qu'il y ait une autorité électorale indépendante. C'est pas possible que ce soit le ministère de l'intérieur ou le gouvernement qui décide qu'il ne fait jamais une campagne d'inscription sur les listes électorales.
Ne se donne jamais aucun moyen matériel de vérifier que les gens sont bien inscrits ou mal inscrits. Il y a des millions de gens mal inscrits à chaque élection. Il radit des paquets de gens et on découvre que certains sont radiés alors qu'ils devraient pas l'être.
Donc nous voulons une autorité électorale. Oui oui oui oui. Pas me raconter d'histoire, c'est pas possible.
Euh une fois, de deux fois passe trois fois, quatre fois, cinq fois tout le temps. À chaque élection, il y a pas de campagne pour les inscriptions sur les listes électorales. Il y a pas de vérification qui fait que les gens sont bien inscrits.
Donc c'est volontaire. Pourquoi ? Parce que qui est-ce qui s'inscrit mal ?
Ceux qui déménagent souvent ou les plus pauvres qui ont d'autres soucis que de courir à la à la mairie, remplir des papiers. Voilà, c'est comme ça que c'est quand même un fond particulièrement grave de se dire que pour vous en France euh il y aurait une irrégularité électorale. Oui.
Bah irrégularité puisqu'on ne fait pas le travail. Attendez, je ne vais pas pas jusqu'à une irrégularité de de vote ou bien sûr que non. Tout le monde sait que dans notre pays ça n'est pas possible.
Mais ce qui est certain que c'est organisé dans des conditions qui fait que c'est tellement souvent irrégulièrement mené que c'est grave. Si vous avez des millions de personnes qui sont mal inscrites à une élection, c'est quand même quelque chose de terrible, non ? Enfin bon, moi je vous dis ça pour vous dire que c'est pas si difficile à faire que ça.
Il y a des mairies où on peut s'inscrire, mais on peut s'inscrire aussi des fois comme la tablette que vous avez là, les caravanes insoumises, elles passent dans les quartiers, les gens viennent, on cherche l'endroit et on inscrit les gens sur les listes électorales, nous les militants, vous voyez ? Donc c'est pas si compliqué que ça à faire. L'État pourrait le faire.
Nous, on n'est pas partout hein. On narrive pas à être partout. Voilà.
Là, je vous ai donné deux trois exemples pour vous montrer, mais ce que je voudrais vous dire surtout, c'est que ça correspond à un âge de la vie de notre peuple. Les gens sont plus cultivés, plus connectés, plus éduqués. Les femmes sont plus autonomes, les jeunes sont plus autonomes et tout ça fait que ça produit bah les gens ont envie de décider, ont envie de contrôler.
Où est le problème pour un démocrate ? Il y en a pas. Satisfaisons cette revendication, donnons-lui de la chair, du contenu et vous verrez qu'on sera un peuple beaucoup plus fort parce que le peuple le plus fort, c'est celui qui est le plus soudé entre lui-même.
Et pour être soudé, il a la guerre à trois choses à faire. À l'indifférence, c'est-à-dire on s'occupe pas des affaires publiques, ce qui est une erreur. Ensuite, il y a l'inégalité sociale et le racisme.
C'est ça les trois tards qui tuent de l'intérieur la démocratie. On aura beaucoup de sujets sociaux à traiter. On va rentrer justement dans les sujets nationaux.
C'est quoi la finalement la définition de la Nouvelle France dont vous parlez ? Ça veut dire quoi exactement ? Parce qu'on voit que on en parlait souvent, vous en avez parlé sur sur TF1 tout à l'heure.
Euh voilà, l'idée c'est de se poser sans caricature sur le fond. Moi j'ai envie de bah nous c'est le but de l'entretien heur et je le dis aussi pour les gens qui nous regardent parce que l'idée c'est aussi que vous puissiez vous exprimer poser les questions. Enie d'avoir votre réponse.
Je tends des pièges à mes adversaires puisque j'en ai maintenant le moyen une année j'ai dit entre l'universalisme au cas. Et donc ce terme de la Nouvelle-France, c'est pour tendre un peu un piège à une à une rhthorique du Rassemblement national qui parle de grands remplacement un peu. Enfin, tu es confronté au Rassemblement national.
Tout ce qu'on peut dire sur eux, ça a aucun résultat. On dit leurs élus sont pas fréquentables, pas de résultat. Ils ont fait ceci, ils ont fait cela, il se passe rien, ça change rien.
Pourquoi ? Parce que les gens ne croient plus à rien de ce qu'on dit. Donc ils ont fait un choix, ils bougent plus.
Donc moi, je me poussais à la discussion. C'est ça la stratégie de la conflictualité. J'ai vu ce pauvre Bairou dire Mélenchon veut tout amener au conflit mais enfin votre tête est un conflit monsieur Bairou pour votre cervelle fabrique d'après sa mémoire compare avec le présent et c'est dans la comparaison des deux dans le confi concrètement c'est le Rassemblement national qui dicte l'agenda des thèmes dans la dans la dans la société ou dans la sphère médiatique ?
Bien sûr que oui. Ils sont tous vendus au Front National. Pourquoi ? parce que il faut être dans le coup, il faut c'est les préoccupations des Français.
Moi, j'ai toujours dit le Front National n'est jamais rentré dans les foyers français autrement que par les médias. C'est la télé qui a fait rentrer le Rassemblement national partout. Ouvrez n'importe quel journal tous les jours, quelle que soit la situation, quel que soit le sujet, la ruralité profite au Front National, il pleut et bien ça profite au front.
Or, à quoi il répondent ? Il donne de la force au Rassemblement national. Bon, on va passer notre vie à pleurer.
Donc comment on fait nous pour combattre le système ? Et vous avez vu que monsieur Bardella, lui, il est pressé he de rejoindre le système. Pour vous, c'est un quand vous dites système, c'est le système du grand patronat.
C'est quoi le système de système comment dire ? Le système du capitalisme comme il est installé. C'est l'ordre établi, on va dire, d'une manière large.
Faut pas le réduire juste à l'exploitation capitaliste. Il y a plein de choses. Vont pas être Bardella.
Si si pour ceux qui nous regardent qu'ont pas forcément suivi, vous faites référence à Jordan Bardella qui va rencontrer le MDEF et des élus des grands patrons français. Oui. Oui.
Qui rencontre le MEDEF, tant mieux. Comme ça les autres s'aperçoivent à quoi ils ont affaire mais qui leura déjà tous aidé. Alors il y aura pas d'augmentation du SMIC, il y aura pas de blocage des prix, la retraite, on verra et ainsi de suite.
Il aura déjà tout passé par-dessus bord de ce qui était un peu le l'identité sociale du du Rassemblement national. C'était leur ruse. On en a parlé il y a 5 minutes.
Vous m'avez pas répondu sur la Nouvelle-Fance. Mais j'y viens parce que c'est vous qui avez changé de sujet. Non mais sur la Nouvelle- France, si je veux dire la la Nouvelle-France, d'abord rappelez-vous à qui vous vous parlez, nous autres les insoumis et moi en particulier qui suis un de ses fondateurs, nous attachons toujours la plus grande importance à l'analyse et aux idées et à la théorie.
Pas de pratique claire sans théorie claire. La théorie pour elle-même est absurde et la pratique sans la théorie est aveugle. Il faut faire les deux.
Là, je viens de vous citer quand bon voilà comment il faut procéder. Donc nous pensons notre temps à analyser et essayer de comprendre les causes profondes de ce qui bouge dans notre pays et de quel côté. C'est en analysant qu'on s'est dit non mais attendez, je vais à tous je vous révèle une méthode de travail politique.
Quand vous savez plus où vous en êtes, vous vous asseyez et vous vous dites qu'est-ce qu'il y a de neuf ? Qu'est-ce que mon père aurait pas pu savoir ou ma mère ? Et vous faites la liste et à ce moment-là, vous voyez où est la nouveauté.
Nous, on est parti de l'idée que la France avait énormément changé à à vue d'homme pour moi sur ma longue vie et mes camarades sur un délai plus récent et tous on voyait ce qui avait changé. Quoi je vous ai parlé ? Ah bah je vous ai parlé de la condition des femmes.
La situation la condition des femmes pour prendre cet exemple à partir du moment où une aptitude biologique faire des enfants, porter des enfants dans son corps, cesse d'être en distance sociale, alors tout change. Nous sommes seulement à la deuxème génération de femmes qui est en maîtrise de ce sujet. Ça veut dire la première génération de femmes qui pensent sans être coincé par une définition de son rôle dans la société donnée par les autres.
Il reste beaucoup de rôles définis. Les jeunes pareil, les jeunes sont beaucoup plus autonom éduqués qu'ils ne l'ont jamais été. Quand j'étais en classe de 5e, en général, vous avez 14 ans en classe de 5e si mes souvenirs sont bons.
Enfin, il y en avait beaucoup qui avaient 14 ans parce qu'ils avaient un petit chouille de retard. quand vous étiez en classe de 5e, au moins la moitié de la classe qui le cas en cours d'année parce qu'ils avaient atteint 14 ans et ils allaient en apprentissage pour mettre du beurre dans les épinards. Le CAP était le premier diplôme professionnel qu'on atteignait.
Maintenant le niveau est monté. Alors je veux bien que on dise oui, c'est insuffisant, ça ne veut rien dire. Le bac n'est plus qu'il était.
Vous avez tous les ranchons qui sont là, c'était mieux avant. Et ben moi je vous redis avant j'y étais, c'était pas mieux. C'est pas vrai.
C'est pas vrai. La condition des femmes n'était pas mieux avant. La condition des jeunes n'était pas mieux avant.
Et c'est qu' la phrase que parfois des personnes plus âgées peuvent dire le c'était mieux avant. Ah non mais pour parfois au repas de Noël à table pour vous c'est pas non mais ça c'est vrai pour chacun individuellement c'était mieux avant. Il valait mieux.
C'était plus sympa quand on était plus jeune hein. Je dis pas trop jeune hein. Moi, j'y retournerai pas.
Mais ouais, mais ça pose la question de se dire est-ce que c'est mieux d'avoir euh 20 ans en 1970 que en 2026 ? Bah moi, j'ai l'impression que c'est plus dur en 2026. Beaucoup plus dur. beaucoup plus dur parce que nous quand même on se la coulait douce quoi.
Je veux dire entre ceux euh qui étaient au boulot mais qui avait les moyens de faire la fête, de vivre leur vie, euh d'acheter la bagnole, de se mettre en couple, bon et maintenant où tu vis chez tes parents jusqu'à 30 ans pour beaucoup où tu vois bon c'est plus dur. Donc en résumé, c'est quoi la notre époque la Nouvelle-France c'est pas une bonne période ? Quoi ?
Qu'est-ce que vous comprenez comme c'est mais parce que je veux dire écoutez mais regardez la vie comme elle est et essayer de lui répondre de lui proposer des réponses. Si vous continuez à traîner les pieds parce que les libertés nouvelles des femmes vous dérangent, vous perdez votre temps et vous nous faites perdre du temps. Éduquez vos garçons autrement parce que ça on reviendra pas en arrière et si vous essayez ça va mal se passer.
Et de même les personnes Oui, mais il faut se mettre à la page. C'est pour ça que je vous ai parlé. Moi je je réponds pour le domaine quel politique.
Je prétends pas organiser la vie privée des gens mais je dis si vous avez le référendum d'initiative citoyenne le référendum révocatoire mais c'est des nouveaux pouvoirs qui permettent à la population de s'impliquer, de trancher des débats compliqués. Là vous faites rien. Tout est bloqué paralysé.
Vous avez un type qui en a plus rien à faire du résultat des élections. Un premier ministre qui appelle lui-même à violer la loi. Enfin on va où comme ça ?
Mais auparavant, le thème de la Nouvelle-France était enregistrer. Comprenez la nouveauté parce que pardon mais je parle une fois avec monsieur Bairrou, c'est un homme qui dans le rapport privé est extrêmement agréable. J'étais dans son bureau, il me montre sa fenêtre donc à Matignon là-bas à peau à Matignon qui va regarder pour la fenêtre à Matignon à alors il me montre comme ça il me dit tu vois là-bas c'est mon village là non là-haut làhaut ah là-haut il me dit j'y suis né mes enfants sont nés mon père est né mon grand-père est né là je pense qu'il voulait me rassurer je me suis dit mais dans quelle mesure est-ce qu'il arrive à se rendre compte que la moitié des familles françaises depuis 58 a quitté son département d'origine.
Qu'un jeune sur deux qui va à la facille d'origine ou dans son département d'origine. C'est-à-dire que nous sommes un peuple de nomade entièrement accroché aux services et aux réseaux publics qui permettent de fonctionner parce que nous n'avons plus notre lopin de terre, notre verger où l'on allait au printemps, je l'ai fait euh notre jardin ouvrier où l'on mettait ses patates tout en étant une famille ouvrière. Vous voyez ce pour vous c'est banal.
Vous êtes un homme jeune, vous avez l'impression que tout le monde comprend ça, vous y êtes pas. La majorité des électeurs aujourd'hui ont plus de 60 ans. Vous vous rendez compte ?
La part des personnes âgées dans la société a augmenté considérablement. On n' rien à dire sur le sujet. À part les pades, c'est tout ce qu'on a trouvé comme idée pour permettre aux gens d'être heureux dans le grand âge.
On a rien. Faire du fric dessus, c'est tout ce à quoi ils ont pensé. faire de l'argent avec euh le grand âge et faire du bonheur, comment on fait ?
Par quoi ça passe, qui on doit organiser ? Voilà les bons sujets et pas dire ça coûte trop cher, ça coûte jamais trop cher pour certains hein et puis pour les autres aussi. Donc je vous donne ces exemples.
Comment je je vais en prendre d'autres. Attendez, laissez-moi vous raconter la fin de cette histoire. La dénatalité.
Monsieur Busin, je sais pas quelle est votre situation familiale, mais il y a des tas de gens célibateurs sans enfants comme beaucoup de jeunes aujourd'hui. C'est vrai que c'est la différence peut-être par rapport à d'autres générations où euh 35 ans aujourd'hui en général. Ouais.
Moi à 23 ans, j'étais père de famille. Je m'en vente pas hein. Euh mais c'est pour vous dire qu'on a pas la même vie tous les deux.
Mais moi je m'en rends compte. Alors tous ceux qui viennent et qui disent "Oui bah de mon temps, bah peut-être bien de ton temps, mais maintenant c'est fini. Donc on passe à autre chose.
Et je je viens de vous dire comment on prend en compte le grand âge, mais cette question de la dénatalité, elle a un aspect, les choix. Il y a des gens qui font le choix. Enfin, c'est leur affaire, on va pas leur faire des politiques pour contrôler s'ils vont faire un deux ou trois enfants.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Qu' avait évoqué Mael Macron à un moment donné de faire un bilan de santé. Non mais attends, oui, bon, c'est peut-être bien l'attention était bonne mais une fois de plus le vocabulaire était catastrophique.
Le réarmement des démographiques. Non mais où tu vas là ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
On se réarme pas quand on fait des gosses. On fait du bonheur, c'est pas pareil. Bon, enfin, il faut pas tout mélanger.
Mais je dis là, il y a le problème de l'infertilité. C'est là que je vis sujet qui pour moi est le sujet qui n'est pas vu parce qu'il pose trop de problèmes. L'infertilité comme les maladies chroniques, comme le diabète, comme les maladies cardiologie, comme le cancer sont les résultats du mode de production, pas des virus qui sont dans la nature et qui nous seraient communiqués par les vaches, les vaaux, les cochons ou que sais-je encore comme dans le passé.
Nous avons donc maintenant écologiques, il faut y faire face. Par exemple, est-ce que l'endométriose dont il est prouver aujourd'hui qu'il affecte un nombre considérable de femmes et qui est évidemment un bloquant considérable pour la fertilité. Alors avant, comme on s'en occupait pas hein, la médecine a pas toujours été très féministe, et bien on ne savait pas combien il y en avait.
Mais maintenant, on sait que ça fait beaucoup de monde et c'est un fléo. D'abord parce que ça rend la vie très difficile pour les femmes et deuxièmement bah parce que ça limite non seulement leur propre disponibilité au quotidien mais aussi sur le long terme pour fonder des familles. Bon ça on prend en compte ou pas tout ça ?
Voilà pourquoi je parle de Nouvelle-Fance pour qu'on arrête de tourner en rond sur les logiques absurdes. Alors voilà, je vais vous dire le grand projet du centre parce que ils sont pas certaines quand on parle de de Nouvelle-France on en entend votre définition, vous l'exprimez et à l'inverse certains de vos acteurs vont dire quand il parle de Nouvelle France ça veut dire qu'il balayent d'une main les traditions ce qu'est la France dans dans sa culture. Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
Ben écoutez, j'ai passé mon temps à répondre à des trucs qui existent pas, mais lisez au moins ce que j'écrit. Au lieu d'écouter monsieur Zemmour pour vous faire une opinion ou d'aller regarder ces news, regarder ce que j'écrit, ce que je dis, ce que je dis dans mes discours, qu'est-ce qui les a défrisé ? Tournez pas autour du pot, Busine, tournez pas autour du pot.
Ils en ont fait une lecture racialiste parce que comme j'ai commencé par dire un français sur trois à un grand-parent étranger, ils ont dit "Ah oui, ben Mélenchon, voilà. Qu'est-ce qui défend les noirs et les arabes des quartiers populaires ? Vous croyez je le sais pas que c'est ça qu'il disent.
Tout le reste c'est de la flû, c'est de l'emballage. Ils expriment une peur raciale. Pour vous c'est une pensée raciste qui est déguisé de me l'attribuer parce que moi c'est pas ma vision.
Et je vais vous dire j'ai vu de mes yeux vus je suis un pied noir. Je sais qu'il y a pas de limite à la connerie raciste parce que quand on s'embarque là-dedans, ça s'arrête plus. Et la guerre d'Algérie a été une therie épouvantable, notamment aussi du fait de cette distance qu'il y avait entre les populations en Algérie.
Alors moi, j'ai pas tout vu. J'avais 11 ans, je peux pas en parler avec 11 ans quand on est parti du Maroc où les choses étaient extrêmement paisibles. D'accord.
Donc je ne peux pas en parler avec la finesse, la connaissance du terrain que je n'ai pas. Mais je veux dire au français, nous devons à tout prix former un seul peuple. Si nous acceptons la logique des guerres de religion, nous allons reculer comme sous l'ancien régime quand c'était la guerre entre protestants et catholique et les juifs pour persécuter à tour de bras pendant des siècles.
Ne faisons pas l'erreur de recommencer ça. Arrêtons de regarder de travers tout ce qui ne nous ressemble pas de près. Et c'est ça le grand espoir que je veux porter.
Je veux que vous sachiez ça. Oui, ça je le ferai. Je me battrai comme avec toute mon énergie pour l'unité du peuple français. contre le racisme et les privilèges.
Ça c'est ma raison d'être. Voilà l'homme de gauche que je suis. Évidemment pour qu'on soit tous meilleurs donc cultivés.
Sujet sociaux. Une question qui revient énormément, on l'a souvent couvert sur brut, c'est la précarité étudiante. Euh j'ai pu être témoin ces dernières années.
Alors ça s'est accéléré avec le Covid, l'inflation, la guerre. La honte pour vous c'est la c'est des images de la honte pour Ah ouais ouais. Ah oui.
Ah oui. Un pays qui est pas capable de nourrir ces enfants qui vont à à l'université, il mérite pas grand respect. Et je ne m'en prends pas au pays, je m'en prends aux dirigeants qu'on crée cette situation.
C'est la cata. Ça fait que de plus en plus être chaque jour pire que la veille. Lorsque j'étais ministre de l'enseignement professionnel, j'ai découvert que dans certaines sections de l'enseignement professionnel, des fois 100 % de la section travaillait le soir et le weekend.
Comment tu pouvais à la fois apprendre un métier et travailler à un autre tous les jours ? Ils étaient érintés et pourtant ils se battaient bravement pour avoir le plus haut niveau de qualification possible. Quant aux jeunes gens qui sont qui vont à la fac, c'est notre trésor le plus précieux, monsieur Busine, nous n'avons rien d'autre que leur cervelle pour préparer notre futur, leur matière grise.
On doit donc les chouchouter. Ils doivent pouvoir manger à leur fin. Ils doivent pouvoir avoir de quoi vivre dignement.
Et oui, c'est une des choses que nous allons faire, c'est voir comment on peut mettre une allocation d'autonomie pour le plus possible de jeunes. Et d'une pierre, on fera deux coups parce que d'une part, leur vie va changer et d'autre part, on relancera la consommation populaire. Donc oui, on allocation d'autonomie pour tous les jeunes ou c'est lié à des ressources des parents ?
Ah oui, va dire, il y en a qui ont pas besoin mais Non, non, non, mais attends, je veux pas non plus. Euh, vous savez, un droit, ça marche d'autant mieux qu'il est universel. Et puis les riches dans cette circonstance ne coûtent pas trop cher parce qu'ils sont pas très nombreux hein.
Il faut quand même regarder les choses comme elles sont. Et puis une jeune personne a droit à son autonomie, c'est-à-dire à se définir en dehors de ses parents, ce qui est souvent le cas. D'accord ?
Donc c'est pas si simple que ceux qui font du misérabilisme à deux balles en me disant "Ah, vous allez donner de l'argent au gosse des riches et cetera." Le gosse des riches, c'est d'abord un gosse, c'est-à-dire un jeune qui a le droit à l'autonomie. Et c'est pas avec ça que vous allez commencer à me faire tripoter dans les dans les chiffres.
Alors ça sera des bourses améliorées mais pas pour Il faut que ça soit une allocation qui soit universelle pour qu'il puisse vivre dignement. Voyez-vous, j'ai trouvé la la revendication de l'allocation étudiante un truc que j'ai trouvé tout à fait par hasard dans une pile de vieux peuplard c'était le congrès de 1956 de l'UNEF et il demandait la location d'étude pour tous. Alors à l'époque, il devait y avoir allez 200000 étudiants et encore tout mouillé hein.
Aujourd'hui, il y a 3 millions d'étudiants. C'est une chance extraordinaire pour notre pays. Et j'en veux, mais vous savez pas combien j'en veux, au gouvernement d'avoir inventé des mesures contre les étudiants étrangers.
Ils ont pas la PL, ça veut dire quoi ? Qui couche dans la rue. Ils ont pas ceci, ils payent plus cher que Aujourd'hui, on parle d'étudiants étrangers.
Euh le gouvernement qui a annoncé l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants étrangers. Lamentable, minable. vivement qu'il s'en aille.
On a besoin que les étudiants francophones viennent nombreux en France. Monsieur Busine, à la fin du siècle, 9 personnes sur 10 qui parleront français seront en Afrique. C'est une occasion extraordinaire pour notre peuple d'entrer en contact avec des centaines de millions de gens et donc d'avoir des réflexes communs, des idées en commun, des normes en commun.
Je me bats pour la francophonie des peuples et ça veut dire qu'on arrête de vouloir dominer tout le monde. Donc si nous faisons nous les exploits auxquels j'aspire pour l'espace par exemple faire l'avion spatial, il faut faire une université des métiers de l'espace et il faut la partager avec les pays francophones. Il faut faire une université de la mer et il faut partager avec les pays francophones.
Il faut accepter les étudiants étrangers et tant mieux si des fois il y en a qui restent chez nous parce que c'est là qu'ils vont se marier euh avoir des enfants, fonder une famille et peut-être qu'après il retourne dans le pays d'origine de l'un ou de l'autre hein. Voilà. Mais ça c'est que du bonheur bon sang.
Arrêtez d'avoir peur de tout et de tout le monde. Un jeune éduqué c'est formidable. Et tous ces jeunes gens j'y reviens encore une fois.
Nous avons besoin des meilleurs scientifiques du monde. Nous allons vaincre le cancer. Nous allons faire l'avion spatial.
Nous allons vaincre les maladies euh écologiques. Voilà ce qu'on va faire. Mais il faut arrêter de tout le temps faire peur à tout le monde dans ce pays et avoir pour unique projet dans la vie faire des économies.
Un jour, j'ai rencontré une femme qui dirige un service public extrêmement important et comme on était là à bavarder tous les deux, elle me dit "Bah tenez, je vais vous dire quelque chose. Moi, j'ai demandé alors quelle est la perspective que je dois donner à mon service public ?" Et on lui a répondu euh "Vous devez faire des économies." Et alors elle m'a dit moi j'ai rien dit parce que je dois le respect à ceux qui me donnent des ordres mais je me suis dit s'ils veulent faire des économies qu'à tout vendre parce que faire des économies c'est pas un projet c'est pas un projet vous voulez faire un avion spatial ou pas vous voulez éduquer plus de jeunes oui ou non vous voulez une allocation d'étude ça c'est des projets.
Alors des fois on peut dire "Ah caramba, on n pas les sous, il faut en trouver." Mais vous commencez pas par dire "On va couper couper couper". Monsieur Édouard Philippe, son projet c'est les coupes dans les services publics.
Le projet de monsieur Atal des coupes dans le service public. Tous ces gens n'ont que ça à la tête. Quant au Rassemblement national, il fera comme toujours dans l'histoire ce que les patrons leur diront de faire.
Je répondais aussi justement à pas mal de de questions. Je la passion qui vous parle, les commentaires. Il y a toujours la passion.
La passion aussi des gens qui nous regardent, c'est de saluer aussi parce qu'il y a des dizaines de milliers de personnes qui sont sur l'ensemble des réseaux sociaux de Brut et j'essaie aussi de de consulter leurs commentaires. Alors quand on construit justement aussi les thématiques qui peuvent revenir souvent, on a parlé de la précarité étudiante, il y a aussi la question du mal logement en France. On parlait tout à l'heure d'un chiffre, 350000 personnes sans abri, c'est un chiffre qui a plus que multiplié par 2 sur les 20 dernières années. 4 millions de personnes considérées comme allogé par la fondation pour pour le logement.
Quelle politique on fait face à cela ? parce que aujourd'hui c'est peut-être l'un des premiers enjeux pour pour les Français pour les prochaines décennies. Je pense aux gens qui nous regardent, qui vivent dans des dans des conditions d'insalubrité, dans des passoirs thermiques.
Qu'est-ce qu'on fait aujourd'h quoi ? On on réquisitionne des logements, on plafonne les loyers. D'abord, on commence par essayer de comprendre pourquoi c'est comme ça.
Pourquoi c'est comme ça ? Qu'est-ce qui se passe ? voulu méthodiquement organiser la rareté de logement social qui accessible par ceux qui ont décidé de faire un marché et tous les pouvoirs politiques qui pensent que waouh c'est une bonne idée parce qu'ils sont dans leurs mains et qui voient la vie comme ça tout est en marché si vous rendez le logement rare alors le logement existant descend devient beaucoup plus cher et ça vous donne la ville de Paris Vision vision capitaliste.
Absolument. Il n'y a pas d'autre cause. Nous savons construire des immeubles.
Nous avons un espace fou dans tout ce pays. Nous avons des villages qui se vident. Donc on ne manque ni de place, ni de bras, ni d'idées.
On manque d'argent. Voilà. Point final.
Et on démarre. Et les gens en ontent assez de vivre cette vie. Surtout que ce qu'on doit dire pour ajouter à la liste des calamités que vous avez fait, c'est qu'elles s'ajoutent les unes aux autres.
Ceux qui ont des logements où il fait froid, où il fait chaud, en même temps chaud quand il fait passoir thermique, voilà les passoirs thermiques, souvent ils sont installés au bord de l'autoroute comme ça en plus ils ont le bonheur de respirer les particules fines et de vivre tout le temps dans le bruit. Et quand c'est un bout d'autoroute qui est éclairé tout le temps dans la lumière, un/art de l'humanité ne voit jamais la nuit. La le bruit que vous considérez comme peut-être une nuisance.
La plupart des gens considèrent que c'est une nuisance. C'est une nuisance qui coûte des milliards parce que perte d'attention, parce que perturbation psychologique, parce que stress, même si vous vous en rendez même pas compte, carré travail, médicament, ça coûte un fric fou. Moi, voyez-vous, je renverse complètement la manière de réfléchir au problèmes.
On amène un problème, vous avez le libéral du coin qui se dit "Comment je vais faire du fric ?" Et euh le le le la gauche molle qui dit "Comment on va faire attention à ce que ça coûte pas trop." Moi, je prends le problème dans l'autre sens.
Combien vous coûte le malheur ? Combien ça vous coûte que les gens tombent malades ? Combien ça vous coûte Ils ont inventé, vous avez vu, la diminution de l'aide médicale d'État.
C'est celle qu'on donne aux gens qui ont aucun droit et qui sont là, d'accord ? Il tombe malade en dire "Monsieur, on vous paye pas, on vous soigne pas." Qu'est-ce que ça donne du malheur pour tout le monde ?
D'abord pour le produit, la personne malade mais les autres qui vont tomber malades, vous augmentez le jour de carence, le nombre de jours de carence c'estàdire avant de toucher une indemnité, déjà vous avez du bol si vous la touchez, mais bon avant de toucher une indemnité un jour de 40, 2 jours de 40, 3 jours de 40, bah la personne qui est malade, elle dit "Bon, je tiens le coup parce que moi je peux pas me passer de du salaire de 3 jours, ça c'est pas possible." OK, donc qu'est-ce qui se passe après ? Monsieur Busin, ben encore plus malade et puis il a rendu malade les autres.
Donc une société, elle doit partir d'abord se rendre maîtresse du temps long. C'est pour ça qu'il faut de la planification partout. Le cœur du système.
Donc on fait quoi pour les logements ? On construit d'autres Oui. 200000 par an.
Allez l'appel, la pioche, les bétonneuses, on y va. Par l'état. Et quand je dis les bétonneuses, je vais me faire gronder parce que dans les insoumis, il y a tout un groupe et un mouvement et un courant qui plaide pour le retour aux matériaux tels que euh la le bois, la paille, la terre.
Non mais sautez pas un autre sujet, c'est passionnant. Non non parce que j'ai encore pas mal de questions à vous poser. Je sais que le temps nous fait répondre parce que sinon poser toutes vos questions tout seul et puis comme ça vous serez totalement.
Je suis totalement si on a encore un petit peu de temps pour pouvoir vous poser quelques questions notamment. Alors, on a parlé de de l'écologie justement, la transition écologique et il a l'instin. Ah bah, on est là, on est on est prêt, on a le temps.
Moi j'ai j'ai déjà fait des lives très très long, je sais que vous êtes aussi attendu puis vous avez une grosse journée, donc je peux pas vous tenir. Voilà, je sais très bien. Donc, il y a la question de la transition écologique.
J'ai envie de la poser la question un peu large, mais c'est de se dire comment on arrive à faire en sorte que on arrive à avoir une transition écologique qui soit puissante sans mettre de côté les pauvres. Moi quand je vois aujourd'hui par exemple, c'est la question des voitures, des personnes qui ont pas beaucoup d'argent qui vont se retrouver exclure dans quelques années. On parle des logements parfois qui peuvent plus être loués.
Il y avait eu toute une question qui avait été débattu débattue par le gouvernement de les remettre ou pas. Et ça va être qu'est-ce qu'on fait concrètement si on parle d'un point de vue général pour avoir une transition écologique efficace qui ne met pas de côté les gens. Bon monsieur Busine déjà mettez à jour votre vocabulaire.
C'est à moi que vous parlez. Transition écologique c'est gentil. Ça donne l'idée que ça va se passer tranquillement.
Oh bon, c'est pas vrai. C'est une bifurcation écologique qu'il faut faire. C'està-dire on tourne, on change.
Il faut partir de l'idée de base. D'abord, comprenons le mécanisme. Pardon, je sais que c'est soulant, mais bon, c'est comme ça.
Comprenons le mécanisme. Le capitalisme, son truc, c'est d'établir la dictature du temps court. Pourquoi ?
Parce que lui, c'est le cycle. marchandise argent marchandise faut que ça tourne de plus en plus vite. Donc il est le magicien du temps court aujourd'hui et tout suit la culture la manière de parler.
Tout à l'heure on discutait, il faut que les spectateurs le sachent, on discutait avec Busine, je dis mais parlez-moi vite mais j'ai regardé mes propres réels, hein, où on parle de ils me font parler plus vite 1,5 parler vite et donc tout le monde prend l'habitude de par de plus en plus vite comme si on était. Donc c'est le le règne du temps court. Mais quand je vous dis ça touche tout, je bon par exemple la propriété du capital avant c'était 6 ans.
Laissez-moi terminer 6 mois. En ce moment avec le trading, c'est pour une masse considérable d'action, c'est 2 secondes, monsieur Busin. Et maintenant, pour vous amener dans un sujet culturel, un plan de cinéma au début du cinéma parlant, c'était 30 40 une minute.
D'accord. Maintenant, les plans se succèdent les uns derrière les autres, ils sont de plus en plus raccourcis et tous nos arts et notre culture rentrent dans le cycle du rythme et des temps courts. Donc maintenant, priorité au temps long, monsieur Bugin, c'est la clé de l'affaire.
Il faut planifier, arrêter de croire que ça va se régler avec trois rustines et quatre machins. Donc planifier quel était le thème auquel vous vouliez l'appliquer ? La planification écologique.
Vous dites "Comment on fait pour emmener les pauvres ?" Pardon, mais il y a pas de différence dans l'écologie. C'est pour tout le monde les les fameuses zones zones sans chemol c'est les des feux.
Ouais. Bon mais c'est une honte. Alors vous avez quelqu'un dans un bureau qui a décidé que bon dans son coin on va respirer et par conséquence des feux parce que c'est vrai c'est vrai hein la pollution c'est terrifiant.
Nos gamins sont asthmatiques dans les villes. On se chope des des allergies alors qu'on en avait pas avant. C'est mon cas.
Bon et alors la conclusion c'est quoi ? Les pauvres dehors, les pauvres ils circulent pas, ils passent pas dans les centres-villes. Vous voulez leur payer une autre bagnole, vous verrez, ils vous la prennent.
Si vous leur offrez une voiture qui pollue pas, ils vous la prennent. Donc vous les mettez dehors 200 froids et vous créez un régime d'appartide, même avec les meilleures volontés du monde. Les pauvres d'un côté et ceux qui peuvent de l'autre. et ticket d'entrée, pouvoir se payer une bagnole qui ne soit pas polluante.
Non, ça c'est un monde inacceptable et nous ne l'avons jamais accepté et nous ne l'accepterons jamais. Ça ça a donné une vision de l'écologie absolument catastrophique dans certains milieux populaires. Et quand vous voyez le mépris de classe de ceux qui par exemple s'en prenaient au gilet jaunes en disant "Ouais, ils veulent rouler au diesel en fumant leur clop dans les bagnoles, qu'est-ce que c'est que cette manière de parler aux gens Donc monsieur Bine, il n'y a pas d'issue individuelle à la crise écologique.
Il n'y a que des issues collectives. Et quand je dis collective, ça veut dire tout le monde. On parle des sujets nationaux, mais aujourd'hui c'est aussi l'actualité internationale qui touche le quotidien des Français.
C'est le dernier chapitre de notre entretien mais qui est quand même très important. Vous demain, président de la République sur la question internationale, quelle posture vous tenait face à Donald Trump ? Trump c'est comme Netania.
Alors là, il y en a pour une heure mais bon d'abord je dis attendu après, c'est pour ça. Oui oui oui mais quelle France on veut d'abord ? Donc nous serons une France non alignée.
Nous ne sommes pas la route de secours des États-Unis. Non aligné, ça veut dire quoi ? Demain, vous êtes président, vous appelle Donald Trump et vous lui dites on rond diplomatiquement, on sait c'est c'est quoi le le non aligné.
C'estàd on ça veut dire que vous arrêtez de penser qu'on va faire ce que vous nous dites de faire. Nous n'avons pas besoin de l'OTAN. Je le redis avec tout le sérieux possible.
Ne croyez pas une seconde à cette histoire de l'OTAN. Jamais les Nord-Américains n'accepteront qu'on vitrifie Chicago ou D3 pour défendre Dres ou Toulouse. Jamais ça n'aura lieu.
C'est une illusion. La machine de guerre américaine a pour fonction numéro 1 de faire du fric et de faire tourner l'industrie de guerre américaine. C'estàd que pour vous la France, elle est soumise aux États-Unis.
Elle est complètement englobée parce que tous nos logiciels qui certains étant installés sur des missiles, les autres dans tous les grands services publics français et même le ministère de la défense et même les services de renseignement. Ce qui veut dire que nous sommes porte et fenêtres ouvertes aux Inquisitions des États-Unis d'Amérique qui se donne le droit d'espionner absolument tous nos dirigeants. Et l'année où il s'était fait prendre la main dans le sac, Hollande, président de la République n'a même pas eu la dignité de refuser d'aller à la réunion qui était convoquée à Chicago à l'époque par monsieur, je sais plus lequel c'était, peut-être que c'était Obama.
Vous comprenez ? Non aligné. Quel est et sur quelle base est-on non aligné ? et que notre père c'est pas les États-Unis d'Amérique, c'est pas la Russie, c'est pas Israël, c'est le droit international et on le fera progresser et nous aurons des alliés dans tous les pays du monde pour faire ça.
Voilà ma ligne stratégique. Voilà la ligne stratégique. Ligne stratégique, ça veut dire bon aligné avec les États-Unis, mais est-ce qu'on cherche des alliés ailleurs ?
On parle souvent la question pour contrebalancer, c'est d'aller plutôt vers la Chine. Ah ben ça c'est ça c'est incontournable. Alors aller vers la Chine, mais pourquoi faire ? qu'on s'entende.
On n' pas l'intention de faire une alliance militaire avec la Chine. On fera pas non plus d'alliance militaire avec monsieur Trump. On parle de quoi ?
De commerce, d'échange, de culture. Ça c'est pas la guerre, ça me convient. Et puis aujourd'hui, oui, vous avez raison de mentionner la Chine.
Ça commence à suffire les gesticulations bien pensantes parce que il faut tout moment commencer toute discussion à propos de la Chine par les problèmes que soulève euh le ce que nous considérons nous à propos des droits de l'homme sur la Chine métien. Pourquoi on pose pas la question à l'Arabie Saoudite ? Pourquoi on le pose pas aux Émirats arabes unis ?
Pourquoi on le pose pas aux États-Unis d'Amérique où s'applique toujours la peine de mort ? C'est juste réservé aux Chinois. Tout ça est absurde.
C'est une manière de nous enrôler dans la préparation de la guerre contre la Chine qu'organisent les États-Unis d'Amérique. Je je redis ce que je viens de dire. Les Nord-Américains des Biden, des Obama disaient "Il n'y a pas de solution commerciale, il n'y a pas de solution de marché à la compétition avec la Chine." Ça ça veut dire la guerre avec le prétexte de Taïwan. qui est agité sous le pif.
Alors moi président comme vous dites, je j'honore la parole et la signature de la France et du général de Gaulle. Il n'y a qu'une seule Chine. Je ne changerai pas des vies.
Il n'y a qu'une seule Chine. Et comment ils vont régler leurs problèmes qui s'en débrouillent du moment qu'ils se mettent pas en guerre les uns contre les autres ? Et j'ai confiance dans la passion chinoise.
Ils auraient pu envahir Hong Kong. Ils ont attendu la fin du traité. Ils auraient pu envahir tel ou tel.
Ils ne l'ont pas fait. C'est un peuple et des dirigeants extrêmement raisonnables pour une raison. Ils sont intéressés à la stabilité du monde pour faire du commerce parce que c'est ça en tibi.
Et je finis, c'est les plus performants, monsieur Busing, vous comprenez ? Les plus performants. Mais mais la question de Taiwan, elle fait peur à certains de se dire que la Chine puisse croquer comme ça une petite île sans concerter personne.
Bah, c'est comme nous avec la Corse, hein. Nous, la plupart d'entre nous, on considère que la Corse est la France. C'est pas forcément la vie des Corses.
Ils veulent être beaucoup plus autonom et d'autres indépendants. Bah eux, les Chinois, ils considèrent que Taïwan c'est la Chine et d'ailleurs ça l'a toujours été. Et quand nous avons signé l'entrée de la Chine populaire au conseil de sécurité, il y avait déjà Taïwan qui était là s'appelait Formose.
Et ben on a dit c'est les Chinois communistes qui viennent s'asseoir là et Formos vous sortez. Ils les ont foutu dehors jusque de la salle de presse. Il y a plus il y avait plus d'autorité pour les journalistes de Formos et donc de Taïwan à être dans les salles de presse de l'ONU.
Alors maintenant, il faudrait inventer une espèce de statue de guerre permanente. Pourquoi ? Pour créer la guerre.
Pour aboutir une fois de plus à ce qui est arrivé en Ukraine. Les Russes ont craqué. Ils ont envahi l'Ukraine.
Il faut qu'il sortent de là. Mais je veux vous dire une chose, comprenez-moi bien. Si on appliquait ma ligne, le carnage aurait été arrêté à Gaza.
Justement, Gaza, vous m'entendez ? Tout ça aurait pu être évité. Qu'est-ce qu'il fallait faire ?
Et ben, avoir du courage. Il fallait faire un front du refus avec les Espagnols, chercher les pays européens, aller chercher les pays asiatiques, les pays latino-américains qui disent pas de guerre et le droit international. Tous les criminels de guerre doivent être punis.
Je veux dire les auteurs de crimes de guerre du 7 octobre devaient être punis. Est-ce que ces pays comme la la France ont le pouvoir nécessaire pour arrêter les États-Unis ? Vous pariez Ah je je [rires] C'estàdes-moi dur du tout.
C'est pas dur. Mais non, vous prenez un ensemble de pays et vous dites "À partir de maintenant les avions des gringo ne passent plus au-dessus de chez nous. Pardon ?
Les avions des Américains ne passent plus au-dessus de chez nous. C'est des avions militaires. Les pièces de rechange on en donne plus.
L'embargo sur les armes, le traité de commerce avec Israël et l'Europe est suspendu jusqu'à cessation des hostilités et on ne liv plus d'armes ni de matériel. Et ben je vais vous dire l'économie d'Israël ne peut pas vivre sans l'Europe et ça veut dire que c'est eux qui arrêté parce qu'ils auraient dû choisir entre eux ne plus donc la responsabilité européenne elle est au cœur pour vous de ce qui s'est passé. J'ai pas dit ça la réponse politique en parti bien sûr ça passe par là.
Alors là, c'est pareil, on m'a fait un habit euh comme quoi je en quelque sorte c'est mes adversaires, c'est normal, ils jouent leur jeu. Bon, ils sont plutôt nuls, ils essayent de trouver quelques arguments, mais moi je ne vais pas dire "On ne coopère plus avec personne en Europe." Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Non, au contraire, je viens de vous citer l'Espagne, membre de l'Union européenne et ardente européiste. Je pourrais vous citer l'Italie. Ah mais c'est un fascisme qui la dirige.
Et alors on choisit aussi les gouvernements. Alors on parle à personne. C'est pas ça le sujet.
Le sujet c'est une nation européenne et malgré ça ces bombardements ont continué à se poursuivre à Gaza au Liban en IR ils arrêteraient le Liban bon exemple tout le monde savait enfin je veux dire les gens sérieux alors le le Liban on ira peut-être juste après parce qu'il nous reste quelques minutes mais j'ai la question justement par rapport à Gaza c'est comment on arrive à sortir Gaza de cette situation actuelle alors il y a eu un cessé le feu mais il y a encore des des frappes régulièrement il y a une en faisant ce que je viens de dire une situation de pauvreté extrême de malnutrition enfin voilà et un peuple qui n'arrive pas à vivreou Oui oui oui. Maintenant comment on on arrive justement à faire en sorte que ce peuple puisse décarquerez une différence. Vous pouvez en parler et demain vous serez pas au banc de la société.
Il y a fallu que des gens comme moi tiennent bon avant parce que sinon plus personne n'avait le droit d'ouvrir sa bouche et madame Yadan est arrivé en cheveux d'y arriver d'interdire toute critique du gouvernement d'Israël parce que c'était ça sa loi. Donc déjà on peut un peu respirer. Réjouissons-nous de ça et bien appliquons ce que je viens de vous dire.
Manon Aubri et son groupe au Parlement européen ont lancé une pétition. Elle a recueilli 1 million de signatures. Cette pétition dit le Parlement doit voter pour interrompre le contrat le le l'accord commercial avec Israël.
Si nous suspendons alors depuis il y a trois ou quatre pays qu'on dit oui c'est la bonne idée. Si nous appliquons ça la guerre s'arrêtera et ensuite on commence. Alors on fait 19 plans c'est suffisant pour faire fléchir etou et et Donald Trump.
Mais attendez mais bien sûr que c'est suffisant. Vous avez vu déjà dans quelle pagaille ils ont mis le monde. Qui va les soutenir ?
Qui va les soutenir ? Quand il vote l'embargo sur Cuba hein ? Qui vote l'embargo sur Cuba ?
Deux pays, Israël et les USA. Tout le reste du monde dit "C'est une honte ce que vous faites à Cuba. Pourtant, ça les empêche pas d'avoir encore un Donald Trump qui dit il y a deux jours, je vais prendre Cuba, de menacer encore l'Iran, de bombardement.
Est-ce que on n pas une impuissance finalement par rapport à à ce que fait Donald Trump aujourd'hui ?" Mais monsieur Busine, bien sûr qu'on a de l'impuissance puisqu'on ne fait rien. Si vous faites quelque chose et que ça marche pas, vous vous vous pouvez dire à Benzut, ça a raté.
Mais là, personne fait rien. Vous acceptez même, pas vous mais messieurs les grands et important. Il faut libérer le détroit d'Ormuse paron.
Qui c'est qui le bouche ? Qui bouche le détroit d'Ormuse ? L'armée américaine.
Point. Les Iraniens, ils sont chez eux, c'est leurs eau territorial. Et en face, il y a Oman.
Et entre les deux, il y a que Dal. Donc les Américains n'ont rien à faire là. Si vous les faites pas partir, si leur fournissez les pièces de rechange, si vous leur permettez de survoler vos territoires, si vous les permettez d'augmenter le prix de l'essence par leurs actes inconsidérés, et ben vous êtes dans leurs mains et c'est ce qui se passe et personne n'a résisté.
Moi je pourrais dire "Ah si vous le prenez comme ça, si vous n'arrêtez pas immédiatement la guerre, moi je rouvre les approvisionnements de gaz et de pétrole depuis la Russie parce qu'il y en a marque soit nous qui payons l'addition de toutes vos trouvailles à chaque fois c'est pour les Européens. Aujourd'hui, nous achetons 47 % de notre gaz et pétrole. On l'achète aux Américains.
C'est bon à la fin, hein. Et qu'est-ce qui ferait qu'aujourd'hui Donald Trump vous écouterait plus que qu'unmal Macron aujourd'hui ? Que ça lui coûterait horriblement cher de ne pas le faire.
C'est comme ça qu'on fait. Quant aller à Cuba qu'il essae pareil que de débarquer en Iran, voyons. C'est quoi ?
On casse les relations économiques avec les États-Unis, avec l'Europe, avec On leur demande d'abord aimablement pour faire plaisir aux gens comme vous. On leur parle poliment. Et puis on leur dit "Écoutez, ça peut plus durer.
Nous ne sommes pas vos objets. Vous venez de déclencher une crise mondiale et vous êtes tellement bête qu'elle va au-delà de ce que vous aviez prévu." Parce qu'au départ, ce qu'avait prévu Trump, il est pas allé faire la guerre à l'Iran comme ça.
Il est allé faire la guerre à l'Iran parce qu'il pensait que ça irait vite et que en bloquant le détroit d'Ormuse, il couperait le pétrole qui va en Chine. Voilà son plan. C'est un foiré parce que ça a pris des des et à l'inverse dès qu'on l'écoute pas il il met des droits de douane, il menace de plein de choses.
Et alors c'est la vie, c'est la lutte. Vous voulez une lutte sans lutte, vous voulez faire reculer quelqu'un sans rien faire mais ça existe pas ça mon vieux. Ou alors inventer la baguette magique.
Non, moi je vous questionne juste. Mais je vous réponds d'avoir votre avis, c'est ça qui m'intéresse. Mais oui, mais j'ai bien compris, vous inquiétez pas.
Mais je je vous je vois dans votre manière de m'interroger et je ne vous en veux pas du tout parce que il y a une culture dominante de la résignation. On ne peut rien, tout est comme ça. Ça a toujours été comme ça.
C'est pas mal. Pas de résignation mais de se dire euh qu'est-ce qu'on fait concrètement pour que ça bouge ? Mais vous voyez pas que c'est lui qui est dans la mouise.
Et vous savez pourquoi il est dans la mouise ? Parce qu'il a perdu la partie, monsieur. Parce que l'économie des États-Unis d'Amérique, leur position dans le monde repose sur un truc, le dollar.
Aussi longtemps que tout le pétrole et les matières premières se vendent en dollars comme c'était l'accord passé en 1945 par les les Américain avec les Saoudites et les les Saoudiens, pardon, laissez-moi finir. Tout tout pétrole qui se vend où toute matière première se se paye en dollars. C'est donc comme si c'était les Américains qui avaient produit tout ça.
Le jour où il y a la dédolarisation, ils sont cuits et morts. et avoir mis des droits de douane en pensant comme un libéral que ça va faire jaillir des boîtes et des entreprises parce qu'on aura protégé, c'est une idie absolu et ça ne peut pas fonctionner et ça ne fonctionnera jamais. Le danger de monsieur Trump, c'est qu'il y gagne personnellement dans cette affaire avec ses bitcoins, avec le fric qu'il a placé, avec les jeux de bourse que font ses proches.
Ces gens se nourrissent individuellement du chaos qu'il provoquent. là est le plus grand danger. Nous n'avons plus à faire à des gens qui prennent des décisions politiques du point de vue de l'idée qu'ils se font de l'intérêt de leur pays mais de leur intérêt personnel.
Deux questions pour conclure sur votre vision sur la sur la campagne. La première c'est aussi sur la question de la vie privée. C'est pas de rentrer dans la vôtre mais c'est d'avoir un un point de vue générationnel de se dire par exemple Gabriel Atal il a sorti un livre où il parle de son couple.
On a Jordan Bardella qui fait plus ou moins orchestrer la mise en avant de son couple. Comment vous vous positionnez par rapport à ce que vous voyez des autres et par rapport à vous-même ? Euh moi je me mêle pas de la vie des autres, ils font ce qu'ils veulent et je serais pas euh je n'attaque jamais perso et même des fois euh je défends par exemple quand Bolsonaro avait mal parlé de madame Macron Madame Macron pour se présidentialiser on l'a vuel Macron 2017 de faire des couvertures dans Paris match pour montrer un couple ça donne ou des fois avec des animaux de compagnie ou autres.
Est-ce que ça montre quelque chose ou est-ce que vous vous dites "Mais qu'est-ce que c'est que ces conneries ? Moi, vous me verrez jamais euh avec ma compagne si j'en ai une ?" Voilà.
Non, la vie privée la vie privée. Les gens votent pour des idées, pour des programmes, pour des personnes. C'est cette histoire de première dame.
Euh, bon, il y a un côté charmant, on va pas dire le contraire, mais franchement, alors ça veut dire que madame n'existe plus. Et regardez comme elle le vivent mal. Vous avez vu ce qu'a dit madame Macron.
Mais avant, il y avait madame Daniel Mitéran qui était une militante politique. Elle elle voulait se définir non pas par rapport à François Mitteran qu'elle aimait mais par rapport à elle-même. Et j'ai entendu encore il y a pas longtemps une candidate dire "Moi, je refuse." Parce que le la le journaliste lui disait "Mais votre vie de couple est en secret de Polyichinel.
Polyinel toi-même ?" Parce que qu'est-ce que c'est que cette histoire ? et elle a dit "Moi, je ne veux pas me définir par rapport à un homme.
Je me définis par rapport à moi-même. Je me définis par rapport à mon action." Voilà.
Donc pas de mélange entre la vie privée et la vie publique. Pas de religion dans la politique, pas de vie privée dans la politique parce qu'à la fin, vous vous rappelez, vous avez oublié déjà ou alors ça vous a amusé mais les malheurs conjugaux euh de François Hollande comme premier sujet d'une conférence de presse du chef de l'État durant sur 4 c où la vie privée s mise dans le Ouais bah tout ça ça va quoi. Il faut qu'on remette je dis pas de il faut être ni un président normal ça n'existe pas. ni extravagant comme ceux qu'on a vu et mais il faut essayer d'incarner la dignité de la fonction, son caractère en France, c'est comme ça hein qui est un peu bon j'ai envie de poser ces questions pour conclure vraiment très rapidement parce que je sais que vous êtes attendu, on me le dit hein, la chambre n'est pas finie et je veux pas cr des ennuis avec les gens qui vous attendent.
Euh en trois mots, en trois mots, comment à cette heure-là, en trois par exemple les trois mots pour vous princi principaux dans votre campagne, ça va être quoi ? C'est quoi aujourd'hui les trois mots qui sont vos principales convictions de se dire c'est vraiment ça que je vais porter ? Non, je vous dirai pas comment on va faire la campagne parce que elle va être c'est une campagne comme toujours de guerre de mouvement.
Et moi je parle de ce qui vous anime au plus profond de votre cœur. Bah oui. Bah moi les trucs vous me connaissez c'est vraiment pas une nouveauté.
Ça va être progrès social, progrès écologique 6e République et la paix. Point. Voilà c'est quatre mots.
Il y en a quatre. Bon, là-dedans vous en faites rentrer. Mais ce qui est le plus important c'est le mot progrès.
C'està-dire il faut à nouveau avoir confiance en nous-même que demain on peut vivre mieux, on peut faire mieux, on peut penser mieux, on peut s'enrichir humainement et pas seulement en terme de pognon. Mais je sais que maintenant je j'ai une une confiance immense, voyez, dans l'élection qui vient. J'ai beaucoup d'espoir et ça me donne beaucoup de force et je sais que déjà des milliers de gens vont se mettre au travail parce que euh parce que parce que on mérite une autre vie et c'est pas si difficile que ça à organiser.
Bon, il y aura des jours où il y aura des coups de chien et alors et puis d'autres jours où ça ira mieux et puis on verra avancer ce qu'on a fait et c'est ça qui nous réjouira à condition de penser à autre chose qu'au fric et à autre chose que comment je bouffe l'autre, comment je le domine. C'est la maladie de l'époque là, le suprémisme. Alors, les êtres humains dominent la nature, les hommes dominent les femmes, les Il n'est question que de dominer.
Moi je crois qu'on peut fonctionner humainement tout à fait autrement avec des sociétés efficaces. Faut pas croire, faut pas croire. La beauté, la bonté ça paye aussi hein.
Pas croire. Bah merci beaucoup Jean-Luc Mélenchon nous avoir accordé ce Il est quelle heure là ce maintenant. Vous vous miseriez sur quelle heure vous ?
Non non rien je vais pas savoir. Je vais me Merci à vous. Merci à vous.
Merci d'être venu. C'était au revoir. Je j'en profite pour pour saluer toutes les personnes qui nous regardent parce que il y avait énormément de personnes sur ce live de dire que justement durant cette campagne l'idée c'est de faire du temps long parce que on est souvent à un moment donné où le débat d'idée c'est des petites phrases, c'est des mesures à l'emporte-pièce où on n pas le temps parfois d'exprimer les choses.
Et moi je veux fondamentalement croire avec la rédaction de brut que l'idée c'est de savoir ce que les candidats ont plus profond de même comme idée, comme questionnement de la société. Qu'est-ce qu'ils veulent proposer pour changer le quotidien des Français ? Qu'est-ce qu'ils veulent proposer comme politique en France et l'international ?
Et j'espère que ces 2 heures que ce soi des gens qui vous apprécient ou moins et pu au moins comprendre ce que vous voulez porter durant cette campagne. Mais j'ai confiance parce que vous m'avez dit c'est un formalon. Moi je vous recommande de mettre moins de questions parce que plus vous en mettez plus quand on prépare on coupe hein.
Non là on coupe pas c'est du direct. Et je dis aussi je parle pas de vous mais je parle de nous qui préparons avant. Quand tu fais une émission comme celle de TF1, c'est des heures de préparation parce que tu prévois quelle question on va te poser et puis tu commences à essayer de résumer résumer résumer quoi.
Alors à la fin c'est un exercice absurde. Là on a vous m'avez donné le temps, j'ai un peu abusé à certains moments. Je bon mais au moins on comprend à la finit dans quel univers mental j'ai volé quoi.
Et moi, je crois fondamentalement que cette campagne, ce sera aussi ça et c'est ce qu'on fera vivre avec l'ensemble des candidats qui viendront ici même pouvoir exposer leurs idées, leurs visions du monde et voilà, le pluralisme fera partie de tout ce qu'on fera durant durant cette campagne à la fois sur le terrain à suivre les candidats, à leur donner la parole, à porter aussi vos questionnements de la société parce que brut c'est toujours ça un médiia de terrain au contact des gens qui remontent les sujets du quotidien comme on l'a fait ce soir avec l'écologie, la précarité étudiante, le logement et tant d'autres sujets. Il y aura tant d'autres sujets qu'on abordera encore aussi même avec vous durant cette campagne parce que c'est que le début. On est vraiment Ah oui oui oui.
Et vendredi, je vais à LCI à Marseille et puis je vais voir maintenant comment parce que vous avez vu que j'avais fait et votre campagne vous l' lancé quand ? Alors, on va on pense faire un meeting mais on attend la confirmation des autorisations municipales le 7 juin. Le 7 juin, ça va être bah lancement.
Donc le grand lancement de campagne, c'est Saint-Denis. Le grand, il y en aura plusieurs parce que une campagne nous il y a un marqueur aujourd'hui, voilà médiatique mais le marqueur populaire et puis après il y a un marqueur populaire de masse hein, il faut moi je crois à ça, faut qu'on parce que ça donne la force d'être nombreux. Il y a des gens il disent vous parlez à des gens qui sont déjà convaincus.
Ouais mais punaise le reste du temps on est tout seul, on se sent faible. Là on est des masses et on fait une démonstration de force qui fait réfléchir l'adversaire. Et puis vous avez remarqué monsieur Buzine, nous on a une règle, enfin nous je dis nous je vais pas non plus faire l'article mais c'est une campagne électorale, c'est un moment d'éducation populaire.
Tu gagnes ou tu perds, ça c'est la démocratie. Mais en faisant campagne, on aura élevé le niveau de conscience et de compréhension. Donc nous faisons de l'éducation populaire de masse politique.
Voilà. Et on va commencer bah là on a commencé ensemble. Et ben très bien.
Bah le replay est à voir pour tous ceux qui sont en cours de direct. Dans quelques instants, on pourra retrouver l'intégralité de la vidéo parce que c'est ça qu'on fait vivre. C'est les 2 heures d'entretien que vous pouvez pourraz retrouver sur YouTube et sur l'ensemble de nos réseaux sociaux.
Des extraits sur TikTok, Instagram et cetera. L'occasion de saluer tous ceux qui nous suivent et qui nous font confiance au quotidien pour vous informer. Une confiance qui nous oblige et on va continuer à le faire avec l'ensemble de la rédaction.
Je vous souhaite à toutes et à toutes une très bonne soirée. Je remercie l'ensemble des équipes techniques de Brut qui ont été mobilisé ce soir, que ce soit la rédaction, à la fraude, à la post-production, voilà, qui ont travaillé ce dimanche soir très tard et c'est pas fini. On a encore pour quelques heures pour publier plein d'exprès.
Ça va vous coûter un max he j'espère. Bah j'espère bien sûr. [rires] C'est normal.
C'est normal. Et voilà, on salue les équipes qui ont vraiment été avec nous ce soir aussi pour la préparation de ce direct parce que vous avez préparé nous aussi et on continuera à le faire pendant toute cette campagne. Merci à vous.
Bonne soirée. Merci encore à vous Jean-Luc Mélenchon d'être venu à Brut dans notre rédaction.
Jean-Luc Mélenchon