Budget : de nouveau l'impasse ? | Chaque voix compte - 23/10/25
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 48 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Faut-il redouter une impasse dans l'hémicycle ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quelles idées Mathieu Plane avez-vous retenu de ces 3 jours et trois nuits de travail en commission ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette taxe Zucman, elle peut finir par être votée en séance ?
- 20:00OuverteRéponse partielle
La lettre rectificative donne-t-elle plus de chance au budget de la Sécu d'être adopté ?
- 22:00OuverteRéponse partielle
Qui devra passer à la caisse pour financer la suspension de la réforme des retraites ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment financez-vous la suspension de la réforme des retraites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Stéphanie DespierresFait
« La commission des finances a rejeté tard la nuit dernière la partie recette du budget après 3 jours et trois nuits de débats très animés. »
- 8:00Stéphanie DespierresFait
« Cette taxe, elle est confiscatoire, elle porte atteinte au droits de propriété. »
- 9:00Stéphanie DespierresFait
« Les députés ont largement rejeté des mesures emblématiques du budget de Sébastien Lecornu. »
- 16:00Stéphane ZumstegFait
« Tous les types de français devront faire des efforts, tout le monde devra contribuer à l'effort. »
- 21:00Sylvain BerriosFait
« Cette lettre rectificative arrive dans des conditions un peu curieuses. »
- 23:00Mathias RenaultFait
« On mise sur une procédure d'ordonnance qui permettrait au gouvernement de passer à la fin sans vote sur le texte initial. »
- 27:00Sylvain BerriosFait
« Vous refusez le débat parlementaire. »
- 8:00inconnuFait
« Le consentement est libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable. »
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[musique] [musique] Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP Canal 8. On est heureux d'être avec [musique] vous pendant 1 heure pour 1 heure de de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec à mes côtés ce soir Fanny Guinoché journaliste à France info. Bonsoir Fanny.
Bonsoir. Et Laurent Guimier. Bonsoir Laurent.
Vous allez bien tous les deux ? Très très [musique] bien. Très bien.
C'est parti pour le sommaire de chaque voix compte avec à la une ce soir. C'estes vents contraires qui vont souffler fort à l'Assemblée nationale demain. L'examen du budget arrive dans l'hémicycle après une semaine de travail en commission des finances.
Quels amendements seront conservés ? Lesquels seront rejetés ? La taxe [musique] Zucman fera-t-elle son retour ?
Autant de questions et bien d'autres que l'on va poser à nos trois invités ce soir. Elsa Mondingava, journaliste LCP. [musique] Bonsoir Elsa.
Bonsoir. Mathieu Plan, économiste et directeur adjoint de l'OFCE. Bonsoir Mathieu.
Et Stéphane Zumsteg, directeur du département politique et opinion à l'institut de sondage Ipsos BVA. Bonsoir [musique] Stéphane et merci d'être là dans la deuxième partie de chaque voix compte. Là à la question qui fâche mais avant cela bah il y aura quelle histoire avec Laurent Guimier à 20h ce soir 40e album d'Astérix en Lusitanie et moi j'aimerais vous parler peut-être du 41e c'est Asteris chez les politiques.
En tout cas ça pourrait peut-être créer parce qu'il y a beaucoup de choses à raconter. Laurent Guimier [musique] a souvent des idées fixes. Donc dans la deuxième partie de chaque voix compte la question qui fâche qui va payer la suspension de la réforme des retraites ?
Le gouvernement a acté ce matin le principe de la suspension par le biais d'une lettre rectificative en indiquant aussi dans cette lettre comment financer cette suspension. Et ça ça passe pas notamment auprès des oppositions et on en débattra Sylvain Berrios député à partenté Horizon du Val de Marne, Mathias Renault député rassemblement national de la Somme et Sophie Taille Poliant député écolo du Val de Marne. Nous attendons évidemment vos questions ou vos réflexions en flashant le QR code qui est ici.
À 20h30 vous aurez rendez-vous avec Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale présenté par Marco Pomier. [musique] Voilà pour le menu du soir. Installez-vous confortablement.
Chaque voit compte. C'est parti. [musique] Faut-il redouter une impasse dans l'hémicycle ?
Les députés vont donc débattre à partir de demain en séance du projet de loi de finance 2026. Mais la commission des finances a rejeté tard la nuit dernière la partie recette du budget après 3 jours et trois nuits de débats très animés que nous résume en 3 minutes Stéphanie Despierres. [musique] Faut essayer de prendre le rythme dès le début.
Le 858 qui est pour, le 104 qui est pour rejeter. Je vous rappelle qu'avec le temps qui nous appartient, c'est un rythme de 45 amendements par heure qui do permettre d'chever nos travaux mercredi soir. Après 3 jours et 3 soirs de travail, les députés sont arrivés au bout de l'examen du budget à 2h du matin ce jeudi.
Première étape donc de cette course contre la montre budgétaire. La commission des finances a fait sal comble pour ce volet recette et ses 1500 amendements. Des débats sans compromis où chacun campe sur ses positions.
Le Parti socialiste a échoué à [musique] faire voter la célèbre taxe Zucman. Quand je vois qu'on est capable de taxer les apprentis qui vont perdre près de 500 € par an et qu'on ne veut pas aujourd'hui taxer les milliardaires, je crois que notre pays marche sur la tête. Cette taxe, elle est confiscatoire, elle porte atteinte au droits de propriété.
Ce n'est pas sérieux. Comment vous n'allez pas taxer les biens professionnels ? Comment vous n'allez pas en faire nourrir une vague de désindustrialisation ?
Sur la fiscalité des plus riches, il n'y aura pas non plus de retour de l'ISF, pas de hausse de la flat taxe. En revanche, les députés ont largement rejeté des mesures emblématiques du budget de Sébastien Lecornu. Ils ont dit non à la fin de l'abattement de 10 % sur les retraites.
Non aussi au gel complet du barême d'impôts sur le revenu, non encore à la hausse des [musique] taxes sur les biocarburants et non surtout à l'imposition des indemnités pour les maladies longues durées. demander aux gens qui sont atteints d'un cancer de fiscaliser leurs indemnités journalières. Et aujourd'hui, on est en octobre rose, on voit tout le monde avec le petit flot rose.
Alors, non seulement une partie d'entre vous avez voté la loi du plomb, mais en plus maintenant, vous allez dire aux malades du cancer, "Ah bah maintenant, vous allez payer des impôts." C'est une honte en ce moment. C'est une honte.
Moins d'impôts, c'est autant de recettes en moins pour le budget de l'État, ce qui donne des sueurs froides aux députés du bloc central. Nous sommes en train d'enchaîner les chèqus en blanc et on va faire comment pour financer tout ça ? Combien ça coûte ?
La copie du premier ministre prévoyait 13 milliards de recettes supplémentaires. Les députés n'en ont validé que se selon le rapporteur du budget. Il y a beaucoup à faire parce que le budget tel qu'il est pas un budget crédible.
Ce budget le cornu pourtant largement retouché ne convient à personne ou presque. Dans la nuit, les députés ont rejeté ce premier volet recette de la loi de finance en commission. 37 comptes, 11 pour.
Seul ensemble pour la République a voté pour. Après cet échauffement en petit comité, les 577 députés au complet recommencent le débat budgétaire dans l'hémicycle dès ce vendredi après-midi. Donc si je résume, demain on repart de zéro.
Elsa, on repart toujours de zéro dans le cadre du projet de loi de finance. C'est vrai que d'habitude, on prend le texte sorti de commission, mais dans le cadre des budgets, on reprend à zéro. Et c'est vrai que le travail en commission, on peut imaginer que bah du coup, il est jeté à la poubelle.
Non, pas vraiment. Les députés disent voilà, les commissaires aux finances, c'est des gens qui peuvent déjà ouvrir les débats, voir à peu près quels arbitrages sont faits. Ça peut servir au gouvernement aussi de voir comment ça s'est passé en commission.
La commission, c'est proportion, le nombre de députés, il est proportionnel par groupe en commission. C'est à peu près pareil dans l'hémicycle. Donc les grands équilibres, ils vont se retrouver.
Mais effectivement, et ça faut peut-être le redire aux téléspectateurs, tout ce qui a été adopté en commission, c'est pas du tout définitif. Là, il faut l'adopter en séance et après en plus, il y a la navette, le Sénat et cetera. Mais tout ce travail auquel on a assisté en commission depuis euh lundi, pardon, on se on se dit puisque le c'est le texte initial qui arrive demain dans l'hémicycle, on se dit "Mais ça a servi à rien.
Ça a servi à poser des débats, à voir quelle grande lignes il y avait et quels équilibres existaient sur les débats. Je pense que ça a servi aussi à chaque groupe, voilà, peut-être de nourrir un peu ses arguments, de voir voilà sur quelle majorité il pouvait aller chercher sur quelque chose là où il s'avouait battu. Voilà, ça sert à ça.
Mais c'est vrai que c'est ça c'est pas dans le cas précis de ce budget là, c'est dans le cas de tous les budgets. Donc les députés ont cette habitude là. Quand on retourne en séance, on repart à zéro.
Les compteurs sont bien. Ça sert à jaoger les rapports de force. C'est ça.
C'est d'ailleurs ce que disait Sébastien Lecnu il y a il y a quelques minutes. Il a donné une conférence de presse où il s'est exprimé sur le sujet. Il disait voilà c'est un tour de chauffe pour pousser ces idées.
Quelles idées Mathieu Plane vous avez retenu vous de ces 3 jours et 3 nuit de travail en commission ? Bah que ça va pas être évident hein. Non euh clairement on voit que les enf il y a il y a plusieurs choses mais que la contrainte budgétaire en réalité elle est quand même très forte hein.
C'est-à-dire même ramener ça paraît pas beaucoup comme ça de ramener le déficit à 4,7 % du PIB alors qu'on est à 5,4. Ça semble être une marche d'escalier assez atteignable. Et en réalité, on voit que ça nécessite des efforts budgétaires conséquents sur l'école.
Il faut quand même des compromis forts. Euh or là, ce qui ce qui ressort, c'est que on est on a à peu près la moitié des recettes fiscales espérées et donc déjà on n'est pas dans les clous budgétaires. Donc c'est une vraie question et ça pourtant ça a pas été adopté non plus.
Donc clairement on va voir que on est dans une situation où à la fois adopter un budget avec des fortes contraintes budgétaires va être extrêmement délicat. Euh Sébastien Lecnu a aussi dit que le texte, il avait été rejeté parce qu'il n'avait plus de cohérence globale. Finalement, c'est un peu à quoi il fallait s'attendre avant ce travail en commission.
Les filles, certains parlaient de budget Frankenstein, c'est à ça qu'on est arrivé. Bah vous savez en fait faut, j'allais dire c'est un peu enfin faut faut voir les choses la réalité des choses. C'est-à-dire que forcément quand vous avez des montants comme ça de plusieurs dizaines de milliards à trouver structurellement euh soit vous prenez des mesures radicales au de TVA, CSG et cetera, soit vous dites "Bah en fait je je fais plein de mesures" et c'est ça un peu l'idée du compromis hein, c'est qu'en fait en réalité vous avez une multitude de mesures.
Alors chaque mesure peut être discutée mais en fait la cohérence d'ensemble c'est que vous avez beaucoup de mesures mais vous avez pas une grosse mesure et c'est bien ce qu'on voit. Et donc par exemple à gauche réclame une taxe Zukman qui est pour le coup une grosse mesure et ben le le on va dire le socle commun va prendre peut-être des mesures plus modéré sur la fiscalité des plus riches mais c'est plusieurs mesures. Pareil sur la dépense sociale onir des économies un peu mesure par mesure.
Mais au fond il ressort pas de grandes mesures de tout ça. C'est plutôt un espèce de puzzle budgétaire dans lequel vous pouvez le détricoter. C'est bien ça aussi le problème.
Est-ce que cela augure des débats qui commencent demain Stéphane Zumsteg ? Oui, probablement parce que là encore, on voit bien le le gouvernement avait gagné un peu un peu de temps. Il y a eu cet accord de non censure avec le Parti socialiste.
Très bien. D'abord, c'est la seconde fois que ça se produit en quelques mois. Donc, ça n'avait rien de véritablement inédit.
Ça n'a pas contribué à soulager les Français. Mais ça a permis quand même au premier ministre de gagner un peu de temps. Malgré tout, les Français, ce qu'ils veulent, c'est un budget très clairement.
Ils veulent la stabilité mais pas n'importe quel budget, surtout pas n'importe quel prix. Et il y a différents types de français. Et ce qu'il y a quand même ce qui change véritablement depuis quelques quelques jours ou quelques semaines, c'est que très bien, ce n'est pas nouveau que le premier ministre sous la surveillance étroite des par des groupes politiques, notamment des groupes d'opposition et notamment du Parti socialiste.
Ce qui a changé, ce qui a évolué en tout cas depuis quelques temps, c'est que les groupes politiques, les partis politiques sont eux aussi sous les trois de surveillance de leur propre électorat. Parce que ce à quoi on a observé par rapport à l'époque Michel Barnier et même par rapport à l'époque François Baouissement sémantique avant il s'agissait de réduire le train de ville d'état faire des économies on donner des exemples concrets ça pouvait être il y a trop d'agences gouvernementales il faudrait en supprimer il y a une sorte de 1000 feuilles administratif il faut il faut il faudrait supprimer en tout cas clarifier tout ça des choses a priori 1 dollar depuis quelques jour ce qu'on entend de la part du premier ministre c'est tout tous les types de français devront faire des efforts. tout le monde devra contribuer à l'effort et les exemples concrets ils sont là on a bien vu, même si ça a été rejeté l'abattement des 10 % pour les retraités mesure qui si elle devait être adopté une révolution pas en ce qui concerne les retraite mais une révolution politique avec des partis du socle commun acceptant de s'en prendre au seior c'est-à-dire leur cœur électoral il y a ça il y a les franchises sur les médicaments et il y a plein d'aines choses.
Donc ce qui a changé c'est que maintenant les français sont véritablement méfiants à l'égard de ce que pourrait être ce budget. C'est pas la même chose d'être pour ou compte 62 et 64 ans sur la retraite. C'est pour des mesures très concrètes qui toucheront au pouvoir d'achat.
Ce n'est pas de la fiscalité, c'est supprimer des avantages mais ça correspond à la même chose pour eux que augmenter les impôts. Vous avez raison de le souligner Stéphane Zoomsteek parce qu'en fait les Français ils s'intéressent de plus en plus à ce travail y compris en commission. On l'a vu encore cette semaine et regardez ces ces français retraité qui est allé interroger Marion Becker au club de bridge le Victoria à Paris.
Au Bridge Club, le Victoria, le silence est dor quand la partie débute. Mais quand on lance les joueurs sur la situation politique actuelle et l'examen du budget, ils ont un regard et une analyse très précise. La manière dont ça s'est déroulé en commission hier peut nous faire penser au pire dans quelques dans quelques semaines.
Il y a aucune raison que ce qui s'est passé aux commissions hier ne se reproduise pas en séance plinière. Il faut que quelqu'un cède un peu, qu'on qu'on essae de d'aller plus loin avec euh le président actuel jusqu'à la fin de son mandat parce que on pourra pas faire autrement. Ni censure ni démission.
Il y a trop de désaccords. Ils doivent se mettre d'accord enfin une bonne fois pour toutes quand même. Tous les Français sont convaincus qu'ils sont laisés quelque part.
C'est pas normal. J'ai des petits enfants qui sont dans le monde du travail mais mamie on n pas d'espoir. Tout est fermé, tout est bloqué.
Entre deux parties, les langues se délit. Nos dirigeants ont perdu le bon sens car on parle toujours d'économie mais sans vouloir régler la les dépenses. On peut pas réformer avec ces gens-là parce que ces gens-là sont dans leur monde et ils ne voi pas.
Ouais. président, il est dans son monde et il est détaché de il voit pas. Nos élites sont nulles.
Le mozzard de l'économie, je m'excuse, c'est nul. C'est pas un homme politique. On dirige pas la France comme comme une start-up.
C'est pas une start-up. Notre président a toujours besoin d'intervenir là où il faut pas. il a il a fait un certain nombre de choses dans son premier mandat et là je le trouve toujours à contetemps et je suis pas le seul à le dire puisque même ces premiers ministres, ces anciens premier ministres le disent.
Change, s'il vous plaît. Ils sont redoutables hein. Mais là aussi ce qui est intéressant c'est qu'il cible d'abord Emmanuel Macron.
Oui, enfin Emmanuel Macron parce que effectivement il est quand même à l'origine de la dissolution. Donc j'imagine que les conséquences actuelles sont quand même en grande partie liées à ça et le fait que désormais moi ce que j'ai tendance à dire c'est que le vrai problème c'est qu'on est face à une crise politique qui est majeure mais aussi une crise budgétaire et que si on éétait pas face à cette situation budgétaire peut-être la crise politique serait moins grave et on voit que ce qui bloque c'est l'adoption d'un budget parce que quand vous devez faire plusieurs dizaines de milliards d'efforts, il faut vous mettre d'accord sur des mesures importantes à prendre et là personne ne veut assumer ce redressement des comptes publics parce que c'est très impopulaire et c'est assez révél révélateur de ce que nous on demande aux députés. Qu'est-ce qu'on vous dit dans votre circonscription ?
Donc ils nous disent mais en fait les gens nous disent-vous puis après quand on leur dit d'accord donc il faut lâcher là-dessus à un non surtout pas. Et pareil sur la question du budget il nous dis c'est parfois très difficile parce que les Français disent il faut faire un effort pour tout le monde he dès qu'on touche aux retraites tout le monde dit non surtout pas. Voilà.
Donc c'est vrai que les députés, ils nous disent les Français qu'on voit aujourd'hui, ils sont très critiques vis-à-vis de leur classe politique. Mais les députés disent bon parfois ils sont aussi un peu voilà, ils pensent quelque chose, ils sont très contradictoires, tout le monde essaie d'avoir voilà des convictions mais on voit qu'à l'épreuve des faits, c'est aussi compliqué. Donc on on on disait Sébastien Lecornu évoquait tout à l'heure ce travail en commission comme un tour de chauffe pour pousser ses idées, chacun pousse ses convictions et puis après il y a un autre temps qui est celui du débat en en séance.
Je voudrais qu'on revienne quand même sur le travail en commission. D'abord, est-ce que en général les amendements qui sont rejetés le sont ensuite dans l'hémicycle ? Bah en fait là en commission, ce qui a été assez important cette année, c'est qu'il y avait une mobilisation très importante.
On voit sur les bancs, tout le monde était présent. Ce qu'on sait, c'est que chaque groupe politique a vraiment sonné la mobilisation. Tout le monde nous dit "Nous, c'est on sera là tout le temps, demain, samedi, la semaine prochaine, on va vraiment essayer d'être à fond à bloc." Ce qui était absolument pas le cas l'année dernière puisque l'année dernière, grosse différence, il y avait un 493.
Donc le gouvern, on se disait de toute façon peu importe ce qu'on fait dans l'hémicycles, le gouvernement nettoira la copie à la fin. Et puis surtout l'année dernière sur le budget, il y avait parfois des vote de la gauche avec le Rassemblement national qui mettait en minorité le camp présidentiel, ce qui est pas le cas cette année. Donc là, si on a les mêmes rapports de force dans l'hémicycle, les causes auront les mêmes conséquences.
C'est-à-dire qu'à priori, je vois pas sur quel thème il pourrait y avoir des grands chambardements dans les justement puisque vous en parlez, vous avez suivi presque minute par minute les discussions en commission. Elsa, est-ce qu'il y a eu pour vous un moment révélateur de l'impasse dans laquelle on semble être ce soir ? Bah écoutez, j'ai choisi un moment, c'est le député spécialiste du budget des socialistes.
Voilà ce que lui dit à la fin de la commission. On écoute Philippe Brun. Nous aurons un devoir, celui de travailler à ce compromis républicain pour permettre à la France de se doter d'un budget.
Ce devoir implique, et je donne ici un avertissement solennel aux collègues du bloc central implique implique un changement de cap, implique une vraie rupture sans quoi les socialistes ne sauraient en aucun cas soutenir ce budget. Et d'ailleurs ce soir Boris Valot le patron du groupe socialiste à l'Assemblée accordie interview au Parisien dans laquelle il dit sans mesure significatives de justice fiscale le débat s'arrêtera très vite. Ça sent un peu le roussier Mathieu Plane quand il parle de mesures significatives de justice fiscale.
Sinon bah sinon en fait il censurera tout de suite. Bah c'est ce qui laisse sous-entendre. Donc on a du mal à voir comment ce budget va pouvoir être adopté parce que en même temps cette taxe du elle va passer.
Enfin, on voit que assez clairement, il y a pas du tout de majorité pour l'adopter. Euh donc, elle avait pourtant été adoptée à l'Assemblée nationale avec la bienveillance du Rassemblement national à l'époque qui a complètement changé d'avis. Euh à l'inverse, on parlait, je vous parlais des moments en commission qui qui avaient donné lieu à un sentiment d'impasse.
Est-ce qu'à l'inverse Elsa, vous avez vu des moments de de concorde au cours de ces 3 jours et trois nuits de commission ? Il y a un moment de contecordde alors j'aurais bien aimé vous dire c'est sur une mesure où tout le monde était absolument d'accord non c'est plus sur la forme. Je vous propose d'écouter.
C'est le président de la commission Éric CRC Coel quand il conclut les débats. Je suis satisfait. Je pense que c'est une satisfaction collective du travail que nous avons accompli parce que non seulement nous sommes parvenus à examiner tous les amendements euh mais je crois qu'on a eu tous les débats et euh et de manière je trouve argumentée.
Alors c'est peut-être un petit motif de satisfaction mais en tout cas tous les députés disaient c'est vrai qu'on a travaillé sereinement on n'est pas d'accord mais les échanges se font dans le respect et c'est vrai que le c'est parfois technique la question du budget mais il y a vraiment des débats intéressants. des philosophies, des idéologies complètement différentes mais voilà qui s'expriment, qui se justifie et c'est des débats intéressants. Je pense que les députés, ils avaient hâte aussi et ils disent "On est content que les Français puissent voir qu'en fait on travaille.
Alors, on arrive pas forcément à se mettre d'accord mais au moins fan on peut avoir des échanges d'idées. Ça fait 3 mois et demi qu'on a pas vraiment eu des débats de fond. rigole fan effectivement un petit peu la version.
C'est mieux qu'auparavant où les députés prenaient même pas la peine de débattre autour des questions budgétaires parce qu'ils savaient que le 49 fr, vous l'avez dit, nettoyer la copie. Mais c'est vrai que là, on sort de ce de cet exercice d'une semaine, on se dit où est le passage ? Parce que la difficulté par rapport aussi, c'est que les groupes politiques changent pas mal leurs alliances quand même, pas les français voi que les politiques travaillent mais c'est difficile de se dire, on l' on l'a précisé tout à l'heure sur la taxe Zucman.
En février, elle a été votée. Le Rassemblement national était pour. Et là, ils ont complètement fait une volete face en disant euh finalement non parce qu'ils veulent pas se mettre à rebour.
C'est quoi d'ailleurs l'explication de cette volte face de de du Rassemblement national sur la taxe Zman ? C'est toujours la même chose avec le fondation le Rassemblement national pardon. Il y a toujours ce petit problème de savoir trancher au bon moment, en tout cas de savoir trancher rapidement sur les différentes lignes stratégiques.
Rappelez-vous, ça avait commencé avec on censure, on ne censure pas Michel Barnier pour la surprise que qui n'était pas qui était une vraie surprise pour le coup parce que quand le RN a décidé de censurer Michel Barnier dans les jours précédents, c'était pas c'était pas l'orientation générale. Le Rassemblage nationale, on le voit bien, c'est une grande constante chez lui sur les questions économiques, sur les questions fiscales, il hésite. il hésite parce que il a à la fois une base populaire qui veut qui veut la censure, qui veut la démission du du président de la République évidemment, mais le Rassemblant national c'est aussi un parti qui s'il veut accéder au pouvoir, il est pas encore au pouvoir hein.
On l'a vu le plafond de verre il existe, il y a eu le barrage républicain, mais il n'y a pas que ça hein. C'est c'est le premier parti de France, c'est 33 % de l'électorat, c'est énorme en soi, mais il faut 50 % pour gagner une élection présidentielle. Donc il faut continuer, c'est intruisme ce que je dis évidemment mais euh c'est il faut continuer à gagner des voies et les voies, les réserves de voies, ils sont dans l'électorat conservateur, dans l'électorat âgé.
C'est-à-dire l'électorat le plus loyal, le loyal au pouvoir en place en général et celui qui veut de la stabilité. Donc si vous vous parlez de taxe Zucman et ben vous faites peur à une certaine France, une certaine France un peu plus privilégiée qui traditionnellement vote à droite, c'estàdire cet électorat dont a besoin aujourd'hui le Rassemblement national pour gagner soit des législatives, soit une élection présidentielle. Ce soit ce sont les atmements et je le répète, je pense qu'il y a un vrai problème avec des questions économiques au Rassemblement national où ils ne savent pas euh trancher une ligne et et d'ailleurs politiquement, ça veut dire aussi que ça se rapproche programmatiquement euh entre une franche DLR très à droite pro business et ce RN.
Il y a ça aussi qui peut-être se dessine. Et il y a aussi l'idée, je pense l'idée de ne pas trop coller à la gauche la plus radicale. Oui, c'est pour rebondir là-dessus.
Je pense que c'est une mesure qui est quand même très marquée à gauche et très à gauche en réalité qui est vraiment en rupture avec le système économique libéral. Euh voilà et donc c'est vrai que du côté plutôt des entreprises, du tissu productif, c'est une une j'ais dire c'est pas une c'est pas une mesurette hein, c'est une mesure radicale. Et donc ça veut dire c'est prendre une position radicale et qui est plutôt portée par la gauche.
Ça fait quand même partie des questions que se posent les téléspectateurs. On a une question ce soir. Est-ce que cette taxe Zucmane, elle peut finir par être votée en séance ?
Avant d'entendre votre réponse, je voudrais qu'on écoute ce qu'en disait justement Gabriel Zucman. Écoutez-le, c'était ce matin chez nos confrères de RTL. Bien sûr, elle finira par voir le jour.
Je sais pas si ça va mettre des semaines, des mois ou des années dans pour l'impôt sur le revenu. Grand progrès démocratique du début du 20e siècle. Ça a mis 7 ans entre le dépôt du projet de loi en 1907 et son adoption en 1914.
Comparaison n'est pas raison. Mathieu plan. Gabriel Zucman invoque l'époque de l'impôt sur le revenu.
Euh, elle finira par être adoptée. Bah après, tout est possible hein, faut voir les chiquers politique. C'estàd que euh ça serait quand même assez étonnant qu'elle soit adoptée dans le contexte actuel quoi.
C'est-à-dire y compris, j'allais dire par rapport à l'historique hein de l'impôt survenu. On est dans un monde aussi beaucoup plus ouvert avec une concurrence fiscale qui est même assez violente. Et on imagine qu'une base fiscale, ce qui reprochait hein à Tax Zukman, c'est qu'elle repose en gros sur 10 20 grosses familles.
Et donc en fait cette assiette fiscale, elle est très fragile. C'est-à-dire que forcément ces familles-là vont pas rester les bras croisés. Sachant que vous avez euh la Belgique, c'estàd siell restent pas les bras croisés, elles partent au Luxembourg, même pas au Luxembourg, au Milan ou et cetera.
Mais c'estàd que on imagine mal euh Bernard Arnaud payer 3 milliards par an et rester gentiment en France dans ce cas-là. C'est c'est ça le la problématique, c'est que au fond cette assiette fiscale quand on parle de l'ISF, ça concerne plus de 300000 ménages malgré tout he c'était plus d'un % des ménages. Al ça paraît pas beaucoup mais c'est les 1 % plus riche.
Là, on est sur les 001 % et on parle de 1800 euh foyers fiscaux qui pourraient être concernés par la taxe du mais la réalité c'est plutôt 10 ou 20 qui sont vraiment euh le moteur de de du rendement fiscal de tout ça. Donc en fait cette assiette, elle est très fragile et donc au-delà même du signal que ça envoie vis-à-vis des investisseurs étrangers, le risque c'est que le rendement soit très faible. Mais on sent bien que la gauche en a fait un totem et que ça s'appelle Zucman ou Tartempion, elle voudra une taxe sur les plus hauts revenus.
Il y a déjà des choses hein là-dessus dans le budget sur il y aura à l'issue de cette copie budgétaire, il y aura de toute façon des prélèvements, des taxes sur les plus hauts revenus. Je vois pas comment on y échappe. Il y a il y a un impôt euh en tout cas qui est mis en place, c'est une nouveauté sur les holdings.
Euh pour l'instant d' d'après ce que je comprends, l'assiette est assez petite. Peut-être qu'elle va être élargie, hein. Enfin, il y a eu un fillage en commission sur le vote.
Voilà, parce qu'il y a un amendement de réécriture qui est passé, donc finalement tout le dispositif est tombé. Mais effectivement, c'est ce qui est présenté au gouvernement comme voilà un parallèle avec la taxe duman. et on n'est pas sur les mêmes rendements.
On n'est pas sur les mêmes rendements mais c'est vrai que on est quand même sur un nouveau signal sur cette taxe qui vraiment touche ceux qui font des montages financiers de l'optimisation fiscale en mettant dans une maison maire et échappant ainsi grâce à des dividendes à l'impôt. Et moi moi je me suis amusé puisque il y avait vous parlez il y avait eu un vote, c'était une journée d'initiative parlementaire du groupe écologiste. Mais avant ça dans le budget de l'année dernière la taxmane elle avait déjà été adoptée.
Je me suis amusé juste avant la l'émission à regarder. Ça avait duré 10 minutes dans l'hémicycle en fait. Je pense que personne ne savait de quoi il s'agissait vraiment.
Ça avait été adopté. On avait même pas demander un scrutin public. Vous savez dans l'hémicycle quand on veut vraiment dire qui a voté pour qui a voté contre, on demande à ce que vraiment les votes sont comptabilisés.
C'était pas le cas. Là, vous allez voir que quand il sera question de cette taxe du Zukman, les débats vont être vraiment tranchés. Je pense que notamment la gauche demandera au RN pourquoi le Rassemblement national a changé de pied sur cette question.
Alors, je sais pas si elle finira par être adoptée un jour ou l'autre, mais on voit bien que dans le débat public, elle prend quand même de plus en plus de place. Je voudrais qu'on revienne sur quelques mesures qui qui ont aussi émergé lors de ces ces ces 3 jours et trois nuits de travail en commission. La gauche a réussi à faire passer la suppression de la fiscalisation des indemnités journalières pour affection longue durée.
La mesure est soutenue par LR et par le RN. Elle passera en séance ? Euh [rires] non, mais c'est une bonne question.
Alors, je moi j'aurais pas la réponse là-dessus. En fait, c'est pareil. C'est aussi un sujet qui est extrêmement sensible forcément.
Donc on voit que c'est à chaque fois vous allez prendre mesure par mesure, il y a une forme de sensibilité mais il y a des mesures qui sont aussi des totems pour les prochain les totems. Alors vous allez et qu' on dit ça c'est que à la fois vous avez quand même besoin de se se trouver des des mesures budgétaires assez fortes pour redresser les comptes. Envoyer un signal politique aussi qui est fort mais en même temps par crisper l'opinion publique et vous êtes toujours en train de zigzaguer là-dessus.
Donc moi je moi je pourrais pas m'avancer sur cette question là quoi. Et c'est vrai que c'est voilà typiquement après le genre de débat qui est très compliqué même d'assumer pour ceux qui sont favorables à cette fiscalisation là. On l'a vu dans le sujet de Stéphanie.
Voilà, on dit vous allez taxer. Tout le monde porte le ruban rose en ce moment pour soutenir et puis le débat aura lieu en novembre donc on enlever les rubans roses. Oui, mais c'est vrai que c'est très compliqué parce qu'effectivement le budget c'est des grands chiffres, c'est des milliards, c'est des pourcentages de PIB et cetera qui sont un peu voilà quand on parle de mesures très concrètes dans la tête des gens et qui commencent à se dire "Ah mais moi ça va me concerner demain ou ma mère ou et cetera, ça devient beaucoup plus concret." Et effectivement faire des économies c'est jamais très populaire.
Donc ça c'est toujours difficile d'assumer aussi ce budget. Exactement. Et c'est vrai que chacun va s'y retrouver plus ou moins.
On on l'a aussi sur les l'abattement fiscal pour les enfants scolarisés. Voilà, donc vous êtes vous avez retrouvé ça pour et en fait quand vous listez l'ensemble des mesures à chaque fois vous allez trouver des gens concernés vous dire est-ce que c'est juste ou pas juste ? Et c'est un peu aussi la difficulté de faire de la dentelle quelque part qui est peut-être pas de la bonne dentelle hein parce qu'elle est critiquable parfois mais c'est que forcément ça va concerner des gens qui vont dire bon bah voilà ça c'est pas juste pourquoi là et pas là.
Alors que des fois, et c'est ce que je disais, c'est que le gouvernement a pas voulu prendre de mesures fores. Par exemple, vous faites une hausse de TVA, ça sera peut-être impopulaire, mais tout le monde dit "Bon bah voilà, c'est comme ça, c'est une hausse de TVA." Là, en faisant de la dentelle, forcément, vous dites "Bah pourquoi ici je fais de la dentelle et pas ailleurs quoi." Enfin, et donc forcément, ça pose cette question de savoir euh où est-ce que je choisis mes cibles quoi.
H le gouvernement a aussi essuyé quelques revers avec des mesures qui vont gréver le budget si jamais elles passe en séance. Les députés ont ainsi rejeté la suppression de l'abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités, coût 1,2 milliards. Là aussi, on est sur une mesure Stéphane Zub qui était un marqueur pour l'opinion.
Oui, c'est un marqueur pour l'opinion et c'est un marqueur pour certains partis politiques plus que d'autres. He on ne touche pas aux retraités parce que les retraités ils votent, ils votent beaucoup plus que les autres et ils votent bien dans un sens où il votent souvent pour pour la majorité pour les majorités sortantes et pour les majorités de centre-droit et de droite. Donc oui, là il y a ce refus.
Bon, c'est est-ce que c'est du clientélisme électoral ? Je ne crois pas parce que après tout, on a le droit de enfin on a le droit de de préserver aussi cette population là autant que les malades, autant que que les personnes à faible revenu, bien évidemment. Mais ça pour le coup, c'est un totem pour la droite mais aussi pour la Macronie.
Enfin, la Macronie de toute façon est à droite depuis depuis quelques années. Maintenant, il y a plus de doute là-dessus. C'est le gouvernement qui osera faire ça se tirera une balle dans le pied.
Et en même temps, quand on regarde ce budget, le gel des pensions de retraite est passé alors que il y a 6 mois, enfin 8 mois, il n'était pas passé. Donc et c'était c'était même pas un gel pour tous les retraités il y a 8 mois. C'est ce qui a fait tomber Michel Michel Barnier.
C'était un chiffon rouge. Donc finalement il y a des chiffons rouges qui rosissent avec le donc voilà on voit que en fonction de du moment des alliances politiques, certains groupes changent. Mais le gel des retraités qui est d'ailleurs normalement un vrai signal.
Alors certes l'inflation va être de 1 % je crois l'année prochaine donc ça va être mais quand même ça touche tous les retraités le gel des pensions. Alors que la suppression de l'abattement de 10 % il faut quand même avoir en tête que ce sont pour ceux qui payent des impôts. Donc a priori quand vous payez des impôts, c'est que vous êtes un peu plus aisé que enfin en tout cas un français sur deux n'en paye pas.
Donc c'est vrai que il y a des incohérences entre guillemets dans ce budget. Oui, pour rejoindre Fenigoch là-dessus, c'est que la réforme de l'abattement fiscal était plus juste que le gel des pensions qui concerne tout le monde. Sachant qu'en plus, c'était pas une suppression, c'était une réforme avec un plafonnement en fait de l'avantage fiscal.
Et donc forcément ceux qui étaient le plus touchés, c'était plutôt les retraités aisés. Et c'était pas non plus extraordinaire comme mesure. Ce qui veut dire que si vous faites dans la liste des niches fiscales, si on n'est pas capable de réformer celle-là, on imagine que pour les suivantes, ça va être encore plus difficile parce que on parle voilà, après c'est vrai dire "On va fiscaliser les indemnités pour pour maladie de longue durée ou toucher à l'abattement pour ceux qui ont des enfants scolarisés, ça peut être encore plus sensible hein dans la hiérarchie des choses quoi." Alors, les commissaires ont aussi voté une série de recettes.
On peut citer la pérénisation de la surtaxe tonage créée l'année dernière et qui vise principalement l'armateur CMACGM. Fanny. Oui.
Oui, c'est vrai. Il le ça ça va rester. Bah, on va voir quel va être le lobby parce que vous savez il y a aussi après il y a un lobby qui est très très fort.
C'est comme la taxe, on en parlera tout à l'heure sur les assureurs. Je pense pas que les assureurs ils vont rester sans rien faire. Euh donc chaque secteur, les médicaments, vous discutez avec les entreprises du médicament, elles vont elles vont faire leur entreprise de lobbying auprès des députés pour que ça ne reste pas.
La taxe gafame. La taxe gafam qui passerait de 3 à 15 % là aussi on qui s'y opposerait dans l'hémicycle si je me trompe pas, c'est un amendement du bloc central. peut rester.
Donc a priori ça peut rester assez voilà, il y a des mesures comme ça qui ça peuvent paraître assez consensuelles pour les députés sur voilà les grands groupes comme les gars femme. Ça oui, ça a toutes ces chances peut-être d'être adopté à la fin. Il y a d'autres mesures vous Mathieu Plan où vous vous êtes dit ça ça va dans le bon sens là on fait n'importe quoi et à l'arrivée on n'arrivera pas à un budget.
Bah je Oui, je suis un peu sceptique hein pour tout vous dire. Je vous sens très sceptique depuis une demi en plus en 493. Je je enfin honnêtement ça paraît même très compliqué cette affaire et même sur des choses hein par exemple sur le gel du barême de l'impôt sur le revenu, on a on a des surprises he c'est-à-dire que du coup la gauche est contre cette mesure là alors que c'est plutôt une mesure qui va fiscaliser un peu plus il revu à la marge en commission première tranche ils ont voilà c'est ça ils ont exclu du dispositif la première tranche de l'impôt coût estimé 700000 € voilà oui c'est ça coûtimé Mais voilà, ce que je veux dire, c'est que on a un peu des des surprises sur des j'ais dire les lignes directrices au fond sur ces questions de fiscalité et c'est là où on a du mal je pense pour les Français, c'est de voir la copie d'ensemble et c'est là où vous dites c'est peut-être un peu du bricolage fiscal parce que c'est plein de mesures et une fois de plus si vous prenez mesure par mesure à chaque fois vous pouvez dire bah non c'est pas normal que ce soit là là il y a un lobby qui va dire non aussi une niche fiscale il y a un chien qui est à bois donc vous retrouvez à dire en fait chaque partie va essayer de défendre un peu son précaré.
C'est très compliqué d'avoir cette logique. En tout cas, écoutez Sébastien Lecornu parce qu'il a déjà prévenu les ministres de son gouvernement avant le début de la séance demain. Écoutez, ce que je vois c'est que au fond l'absence de 493 crée quand même un moment de responsabilité, un moment plus technique, un moment un peu plus grave, un moment qui va être intéressant parce que il s'agira pas que de faire un tour de chauffe pour aller pousser ses idées, c'est commencer à à trouver les voies du compromis.
Et ça pour le coup, ça va être le travail en séance. Ça va être très dur pour les ministres parce que c'est sûr que pour la première fois, faudra pas compter sur un 493 à la fin de la discussion. Donc ça implique une méthode nouvelle.
Donc il y a une obligation de de consensus. Sauf qu'en fait là la copie qui sort de commission, moi j'ai discuté avec plusieurs députés du bloc central, elle est à peu près correcte pour eux. Ils l'ont voté et ils ont pas ils me disent voilà il y a pas de dinguerie marxiste dedans qui ferait qu'on le seul problème c'est qu'ils sont pas assez nombreux en fait.
Enfin ils n'ont pas la majorité. Donc si le Rassemblement national et la gauche LFI et puis peut-être les écologistes, les communistes, voir le Parti socialiste vote contre, il y a pas de solution. L'absence de 493 dans le monde idéal, oui, ça pousse au compromis mais on n'est pas dans le monde idéal et je suis pas sûr qu'il y a beaucoup de compromis.
L'absence de 493, ça fait surtout que tous les députés de tous les bans nous disent "On ne sait pas comment ce class, c'est impossible de prédire. À la fin de l'année, on aura peut-être une loi spéciale, on aura peut-être pas de budget, on aura peut-être C'est très très compliqué de se projeter quand il y a 493. Au moins, on sait comment l'histoire, on sait comment ça finit.
Stéphan Zumsteg, ce qui illustre encore plus les la difficulté pour Sébastien Lecnu d'arriver à un budget, c'est que il y a eu une formidable victoire concédée aux Paris socialistes, aux oppositions. La suspension de la réforme de retraite, c'est déjà oublié quelque part. on est passé à une étape supérieure, ça n'aura pas réglé grand-chose.
Ça aura réglé un problème de non censure. On voit bien que les oppositions restent vent debout ensuite et très vigilante. Donc une énorme concession, il fallait la faire évidemment, il y avait pas d'autres solution mais qui n'aura pas réussi à débloquer la situation plus que quelques jours.
Et bien vous me faites une transition gratuite Stéphane Zoomsteek vers la deuxième partie de chaque voix compte puisque personne n'a oublié la suspension de la réforme des retraites [rires] et ça va être la question qui fâche dans un instant. Je voulais vous remercier tous les trois d'avoir été ce soir sur le plateau de de chaque voie compte. Et en effet, dans un instant, on va parler bah de l'autre gros morceau qui vient, le projet de loi de finance de la SQ qui lui arrive en commission des affaires sociales à partir de lundi.
On va en parler dans un instant avec nos trois prochains invités. Mais avant cela, c'est quelle histoire ? Et c'est Laurent Guimier.
Et avec vous Laurent, ce soir, on s'intéresse au retour d'Astérix. Le 40e album des aventures du plus célèbre des Gaulois est sorti aujourd'hui. Musique de Gérard Calvi, Astérix en en Lusitanie, c'est son titre.
Et alors vous ce soir Laurent, vous avez choisi de croquer Astérix en politique. Ben oui oui parce que Astérix est né en 1959 et donc l'épopée d'Astérix et Obélix se confond avec l'histoire de la 5e République. Je pense que et je prétends en tout cas ce soir que plus nous allons mal collectivement, plus la société française semble se déliter, se déchirer sous nos yeux et on le voit dans les débats que qu'on anime en ce moment. plus le mythe d'Astérix a des chances de s'enraciner dans notre vie et notre débat démocratique.
Mais alors pourquoi ? Comment vous expliquiez la la place qu'occupe Astérix dans dans notre paysage politique aujourd'hui ? Bah cette BD c'est la potion magique qui fait du bien aux français et j'allais dire aussi à nos représentants.
D'abord on plonge au plus profond des racines de la nation. C'est un divertissement mémoriel qui rassure. Ensuite le concept du village gaulois est une est une belle utopie, une très belle utopie.
On se bagarre tout le temps euh sans que ça soit la loi du plus fort puisqueil y a la potion magique mais elle a des effets limités et le chef nous dit toujours que le ciel peut nous tomber sur la tête. Astérix et là je cite le professeur Nicolas Rouvier qui est l'un des meilleurs experts d'Astérix c'est une petite démocratie turbulente. Et puis troisièmement c'est bourré de référence positives.
Astérique c'est la France courageuse, malicieuse, généreuse. C'est aussi le bon sens contre la lourdeur administrative. J'en passe et des meilleurs.
C'est pour ça que vous n'entendrez jamais une femme ou un homme politique dire du mal d'Astérix. Tenez, dernier exemple en date et ça tombe bien, c'est chez nous sur LCP à N Édouard Philippe dans le banquet, la nouvelle émission d'Ana Cabana et et Gérard Rols. Regardez dans le village gaulois, on se on se met sur la gueule, enfin on se on se dispute, on se tape dessus et finalement à la fin, on est on est heureux de se retrouver.
Ce qui est quand même là aussi une une une métaphore de l'esprit français. une forme de métaphore de de l'esprit français, même si ce n'est pas moi qui ai parlé de de gaulois, comment il avait dit le président, des gaulois réfractaires. Voilà, les gaulois réfractaires, c'était Emmanuel Macron en 2018 et au fond, c'est le myth gaulois, nos ancêtres les gaulois qui se confond avec l'histoire d'Astérix.
À droite, Nicolas Sarkozy a beaucoup utilisé cette métaphore ou cette référence historique avec notamment cette phrase qui avait fait couler beaucoup d'encre en 2016 sur la question de l'immigration. Dès que l'on devient français, nos ancêtres sont gaulois. Mais à gauche aussi, on vote Astérix en 2013, par exemple.
Voyez cette euh déclaration d'Alexis Corbierre qui est alors chez Jean-Luc Mélenchon. Je me le permets, pardon. Il déclare "Astérix franchouillard peut-être, mais j'aime cette France.
Solidarité entre les gens, égalité dans le village, tout le monde y a la même hute. Ça veut dire quoi ? Que Astérix n'est ni de droite ni de gauche.
Tout à fait. Et et au fond, ça c'est intéressant euh en en plus de de l'ajouter, il est pas question de l'encarter. Euh en 1998, le RPR de Philippe Sega et Nicolas Sarkozy on avait fait la mère expérience en faisant un gros coup de pub, une campagne d'adhésion avec cette affiche euh avec ce ce slogan "Gauloise Gaulois, vous en avez marre d'avoir la droite la plus bête du monde nous aussi" et et qui s'inspirait évidemment d'un dessin d'Astérix.
Et bien Albert Ruderzo n'avait pas été contacté par le RPR et ce jour-là, le papa d'Astérix s'était fâché tout rouge. Ça c'est une loi très stricte que nous avons toujours eu René Gosini et moi à savoir que ce personnage ne peut pas être mêlé à ça. Vous savez on s'adresse quand même à des enfants et nous avons le et fait toujours maintenant le respect des enfants qu'on doit protéger.
Alors ça a pas duré longtemps. Le RPR a retiré son affiche le lendemain, je crois avec un et en produisant une nouvelle affiche avec un dessin qui évoquait moins Astérix. Le slogan est resté le même d'ailleurs dans cette nouvelle affiche et à vous de voir s'il est démodé.
C'est donc un avertissement en tout cas au politique qui voudrait récupérer Astérix. Oui et cette mésaventure et peut-être au fond une une belle petite leçon de communication politique. Astérix c'est un trésor national.
On l'adore, on le préserve, on le célèbre. On soit citoyen ou élu. Euh, il ciment les la nation et à ce titre, il appartient à la France et heureusement contrairement au bijoux du Louvre, personne ne doit et ne pourra jamais braquer le mythérix.
Mais moi, je peux vous voler votre bande dessinée. Oh bah, vous avez tous les droits de toute façon ici. [rires] Merci Laurent.
Et vous avez vu l'extrait avec Édouard Philippe, c'est un extrait du banquet, la nouvelle émission culture de LCP avec donc Anna Cabana et Gérard Rolt. C'est demain soir à 21h sur LCP Canal 8. Merci Laurent.
On passe à la question qui fâche. Je vais vous dire une chose, on ne remerciera jamais assez l'Assemblée nationale et le gouvernement de nous faire découvrir toutes les procédures possibles dans le travail parlementaire. Laissez-moi vous présenter ce soir la lettre rectificative. 139 pages.
C'est le document qui intègre la suspension de la réforme des retraites au budget de la CQ. lettre de 139 pages donc elle donne aussi les pistes pour financer cette suspension et c'est là que le babless c'est Baptiste Garg Chartier qui vous pose ce soir la question qui fâche. Ces dernières 24 heures, elle fait l'objet de toutes les attentions.
La lettre rectificative porte ouverte à une éventuelle suspension de la réforme des retraites mais sous conditions. Le Premier ministre s'est engagé à proposer au Parlement la suspension de la réforme de 2023 sur les retraites à la condition de ne pas aggraver davantage le déficit public. Suspendre la réforme coûterait 100 millions d'euros d'ici l'année prochaine et plus d'un milliard d'euros en 2027.
Depuis, les questions et les spéculations fleurissent. Comment compenser ? Qui devra payer ?
L'exécutif veut faire contribuer les complémentaires santé et les retraités. Casus Belli immédiat chez les écolos au rassemblement national aussi. Nous supprimons cette mesure dans le contrebudget donc nous nous y sommes évidemment opposés.
Qui aujourd'hui alors que la on a eu qu'on a des retraités qui voient déjà leur pouvoir d'achat baisser accepteraiit encore que ce report soit fait sur les retraités mais personne. Parmi les oppositions, certains élus réfutent toute piste de financement impliquant les retraités. Alors, depuis Romainville cet après-midi, clarification immédiate du Premier ministre.
La lettre rectificative, faut pas lui faire dire ce qu'elle ne dit pas. C'est pas la proposition définitive. La lettre rectificative, c'est ce qui va permettre au débat d'avoir lieu jusqu'au bout.
Le chef du gouvernement joue-il la carte de l'apaisement ? Lui a tenu son engagement, dit-il alors ? Certains macronises veulent y croire.
Le premier ministre a rempli le contrat d'Xit de cette éluenaissance maintenant aux oppositions d'en faire de même. En commission, les discussions autour des retraites devraient avoir lieu dès lundi alors que nul ne sait encore comment sera financé cette suspension. La question qui fâche, la voici.
Qui devra passer à la caisse ? Et je vais donc la poser ce soir à trois députés que j'accueille. Bonsoir Sophie Taille et Poliant.
Merci d'être là. Vous êtes député écologiste et social du Val de Marne. À vos côtés Sylvain Berrios, député à partent et horizon du Valde de Marne.
Bonsoir. Et Mathias Renault, député Rassemblement national de la Somme. Je voulais d'abord vous interroger sur la forme, la lettre rectificative.
Est-ce que ça donne plus de chance au budget de la CQ d'être adopté ? Sylvain Berrios. Moi, je pense surtout que cette lettre rectificative arrive dans des conditions un peu curieuses.
Je vous rappelle que le Premier ministre avait annoncé la suspension de la réforme des retraites et que une semaine après, le Premier ministre interrogé par le groupe Horizon indépendant avait indiqué que cette suspension arriverait par un amendement du gouvernement. Et puis une semaine après, changement de cape, changement de pied, c'est une lettre rectificative. Euh donc ça arrive quand même dans un processus euh qui paraît un peu compliqué, en tout cas pris sous la pression euh des socialiste.
Euh et voilà, il faut le retenir. Il faut retenir aussi que cette majorité elle est multiple euh et que les socialistes ne sont pas les seuls à ne pas avoir voté la censure du gouvernement il y a quelques jours. Mathias Renault, vous la lettre rectificative parce que finalement quand cette suspension de la réforme des retraite a été annoncée, beaucoup s'était interrogé y compris dans votre camp sur la le véhicule législatif.
La lettre rectificative, est-ce que vous vous dites comme comme le dit d'ailleurs le préambule de la lettre, c'est un gage de clarté et de transparence qui vise à garantir la tenue d'un débat parlementaire loyal et sincère. Alors la lettre rectificative, c'est Marine Le Pen qui l'avait demandé. Bon et euh on a eu une séance de questions gouvernement d'ailleurs assez curieuse où Marine Le Pen pose la question euh au Premier ministre, il répond pas et ensuite il répond la même question au Parti socialiste.
Donc on voit que ça faisait partie des tractations avec le Parti socialiste. Pourquoi on a demandé cette lettre rectificative ? C'était pour lever une hypothèse parce que nous on pense que il y a pas de majorité à l'assemblée et qu'il y en aura pas à la fin sur le C'est pas vous le pensez, c'est une réalité.
C'est une réalité et on pense que ce sera une réalité à la fin de la procédure budgétaire. Donc on mise alors c'est très dur de faire des prédictions, enfin on mise sur une procédure d'ordonnance qui permettrait au gouvernement de passer à la fin sans vote sur le texte initial du gouvernement. Et donc là, le fait qu'on ait une lettre rectificative permet d'intégrer au budget initial du gouvernement cette suspension de la réforme des retraites.
Donc au moins en cas d'ordonnance, la suspension serait euh actée. Sophie Poliant, au moins il y a plus d'entoureloupe comme on a pu l'entendre à gauche. LFI disait au socialistes, vous allez vous faire rouler dans la farine.
Finalement, cette lettre rectificative et et Sébastien Lecornul l'a dit, elle elle fait que la question des retraites ne pourra plus disparaître. Effectivement, la question des retraites ne pourra plus disparaître et c'est une bonne chose, même si je crois que on va y revenir après, euh les éléments apporté au financement, voilà, sont évidemment à revoir. Euh mais je crois que c'est une c'est une bonne chose.
Mais avant que ce PLFSS ne puisse être adopté, ne puisse trouver une majorité dans l'émissie qu'on connaît aujourd'hui, il y a beaucoup beaucoup beaucoup de mesures qui doivent en être supprimé que je pense bien sûr particulièrement aux personnes en situation de handicap. Je pense également bien entendu aux malades de longue durée. Je pense enfin je veux dire les sujets sont extrêmement nombreux puisque'aujourd'hui le gouvernement travaille et consolide son budget et baisse le déficit sur le dos des malades, des personnes en situation de handicap, des plus fragiles puisque on gèle également les prestations sociales.
Bref, donc de toute manière pour pour le groupe écologiste et social, il n'y a aucune possibilité de voter ce ce projet de loi de finance et de sécurité sociale avec toutes ces horreurs à l'intérieur. Donc, il faudra le remodeler de façon extrêmement profonde. Van Guinochet dans la lettre rectificative, il y a donc voilà la forme que que va prendre la suspension de la réforme des ret et puis il y a aussi des propositions pour financer cette suspension et on a vu que ça avait crispé les oppositions cet après Oui, il a raison.
Il y en a deux. Il y en a le premier ministre propose deux sources de financement. Une première qui est de demander un effort au secteur de l'assurance des complémentaires santé des mutuels.
Alors, il paye déjà, c'est prévu dans le budget à hauteur de 1 milliard d'euros cette année, mais il pourraient donc payer beaucoup plus puisque leur contribution serait majorée. Et puis l'autre volet de financement de cette suspension de la réforme des retraites, c'est de se tourner vers les retraités. Alors certes, le gel des pensions est déjà dans le projet de de budget pour 2026, mais c'est aussi 2027.
L'hypothèse que fait Sébastien Lecornu, c'est que il va sous-indexer un peu plus que ce qu'il n'était prévu en 2027. Donc vous voyez les les deux façons, sachant qu'on a découvert hier dans cette lettre euh rectificative que finalement cette suspension, elle coûtait moins cher que prévu, 100 millions d'euros l'année prochaine. On nous avait parlé de 400 millions d'euros.
Visiblement les caisses de retraite ont fait tourner leur modèle et ils expliquent en tout cas le gouvernement explique que sur 2026 parce qu'en fait c'est assez technique mais comme le changement se fait en octobre ben il y a un certain nombre de Français qui ça serait essentiellement voilà les 100 millions ce sera d'octobre à décembre 2026 en fait et ça ça modifierait pas tant que ça les comportements. En revanche le gros de l'effort de cette suspension il portera sur 2027. C'est en tout cas ce qui l'estimation que fait moi je je ne fais que vous dire ce qu'il y a dans la lettre pourquoi vous pourquoi vous faites cette tête 1 milliard écrit noir sur blanc nouvelle moi je fais la mou pour deux raisons.
D'abord si ça coûtait que 100 millions était fait depuis longtemps. Non ça coûte 100 millions parce que au moment où la suspension ça suppose aussi que on a pris en compte les cotisations qui n'auront pas lieu de fait. Or dans les budgets on ne retrouve pas ces subvensions de cotisation.
Par conséquent, quelque part, il y a euh n sincérité en tout cas quelque chose qui ne fonctionne pas. Mais sur la la proure parlementaire, perdez-moi d'insister un instant. C'est quand même un 493 puissance 4 cette affaire parce que si on écoute mes deux collègues qui viennent de parler du Rassemblée national, des écologistes, on dit oui mais en fait ça va finir aux ordonnances budgétaires.
D'accord. Mais vous alors il y en a d'accord. Alors, monsieur Run, on nous a dit que ça finisserait ça finirait en ordonnance budgétaire, c'est-à-dire pas c'est-à-dire pas de vote c'estàdire pas de vote de l'Assemblée puisque les habilitations budgétaires n'ont pas besoin euh d'habilitation du Parlement.
Et euh madame nous dit "Oui, mais de toute manière, on peut pas voter le budget tel qu'il est, donc ce sera pas la copie initiale." Et dans le dans le Parisien chez nos confrères euh comment Boris Valallot nous dit "De toute manière de toute manière si le bloc central ne vote pas la taxe mane et l'ISF, nous nous réservons de censurer bien de l'opération. On sait aujourd'hui après l'annonce de Boris Valot que le budget ne sera pas voté.
Ce sera donc une ordonnance qui reviendra exactement au texte initial sans vote du parlement. Ce qui signifie que les sep fois où le premier ministre a dit lors de sa question petit général, il faudra euh proposer, le gouvernement proposera, nous débattrons, nous voterons. Ben en fait, c'est pas ça qui se passe.
C'est je vous propose et je déciderai. Mais pas du tout. C'est quand même très différent.
C'est comme ça à la fin. Ça veut dire que là en l'état Sylvin Marius, vous refusez le débat parlementaire. Précisément pas.
Nous nous étions favorables d'ous nous étions favorables à ce qui est nous étions favorables à ce qui est un gouvernement comment un amendement du gouvernement qui puisse être discuté à l'assemblée. La gauche l'aurait voté, la droite n'aurait pas voté, il y a eu une majorité et l'affaire a été entendue. Là c'est pas ça qui se passe.
La gauche nous dit de toute manière s'il y a pas de taxman, s'il y a pas d'ISF, c'est Boris Val qui dit hein. à ce moment-là sans mesure significatives de justice fiscale le débat s'arrêtera très vite. Non, ce n'est pas ce qu'il dit.
Il dit exactement ça dans le Parisien aujourd'hui. S'il n'y a pas la vote taxman s'il n'y a pas alors dit il le dit depuis depuis le début. C'était donc un marché de pas capable de la commence à vous connaître vous confisquez la parole.
Voilà. Laissez parler laissez parler vos collègues. Ce que déjà en fait vous faites semblant de découvrir ce que le Parti socialiste, bon moi je suis pas la porte-parole du Parti socialiste, mais n'a eu de cesse de dire.
C'est-à-dire qu'ils ont dit on ne censure pas la semaine dernière, il y a 10 jours si on obtient la suspension de la réforme des retraites et on veut des garanties pour ça. Mais pour ne pas censurer, pour que le budget puisse passer, nous avons d'autres demandes notamment sur la taxation des ultrariches. Donc c'est très clair depuis le début et c'est pour ça que je ne vous suis pas du tout ni monsieur sur le fait que ah bah ah bah c'est sûr, il y aura des ordonnances.
Non, soit il y a une discussion entre le gouvernement soutenu par une majorité relative, c'est la raison pour laquelle Emmanuel Macron a dit il faut absolument nommer quelqu'un du bloc central, c'est que là c'est là qui c'est le plus stable et vous n'arrêtez pas de finalement de de démontrer que vous ne le soutenez pas. Donc sur la base de de ce sole ce socle. Bon, alors on va ouvrir des discussions avec la gauche.
En l'occurrence, le Parti socialiste a accepté euh de discuter, mais euh le groupe écologiste est ouvert à la discussion aussi. Euh on pourra trouver les voix d'un budget. Donc oui, soit vous le souten et il y a une discussion possible après avec la gauche pour voir si l'annoncensure peut se poursuivre.
Soit il y a pas de soit vous ne le soutenez pas et donc de toute manière il n'est soutenu par personne et à ce moment-là autant que ça s'arrête tout de suite. Le Premier ministre enjoint ce soir les différentes formations politique à dire comment elle finance la suspension de la réforme des retraites. Comment comment vous financez si ce n'est pas en touchant au retraités ou au mutuel ?
Par exemple à gauche vous les écologistes, quelle piste de financement vous proposez ? Alors il y a un certain nombre de pistes qui sont soumises à discussion. Euh je pense notamment au fait de soumettre à cotisation les primes et intéressements.
Il y a d'autres types de propositions et là on serait sur un montant de 4 milliards. Euh il y a d'autres propositions comme l'augmentation du forfait social sur les dividendes. Il faut bien se rendre compte que dans notre pays les dividendes ont explosé alors que les salaires ont stagné voire diminué.
Donc si on augmente le forfait social, c'est-à-dire en fait on soumet à cotisation davantage les dividendes, on a là de quoi trouver à peu près une dizaine de milliards. Donc des des euh des sources de financement sont tout à fait possibles, y compris euh pour financer l'abrogation de la réforme des retraites que nous continuons à demander bien évidemment. Euh il suffirait juste que le gouvernement accepte de rééquilibrer en fait euh sur le qui paye et bien le gouvernement n'a pas accepté.
C'est bien euh mais nous nous continuons de faire nos propositions et je crois qu'elles sont soutenues par une majorité de Françaises et de Français. Que ce soi les dividendes qui payent, ça me semblerait le plus logique. Il faut savoir que depuis 2021 les dividendes ont augmenté de quarantaine de %.
Les salaires eux le pouvoir d'achat du salarié de 2 %. Donc comment le Rassemblement national propose-t-il de financer la suspension de la réforme des retraites ? Ben écoutez, ça tombe bien parce qu'on a fait on a présenté contrebudget tout à l'heure, voilà, en fin de mattinée, on a proposé 50 milliards d'euros d'économie.
Alors État, côté État, on connaît déjà sur lutte contre l'immigration, les agences, la déburocratisation, les subvention aux énergies intermittentes et cetera et cetera, mais également sur le budget de la CQ par exemple le fait de réserver les prestations sociales non contributives pour les étrangers qui ont travaillé au moins 5 ans. Voilà. Ou par exemple la suppression des des agences régionales de santé ou la déburecratisation des hôpitaux.
On sait qu'on a un taux de d'encadrement administratif qui est 35 % en France qui est extrêmement élevé. C'est 10 points de moins en Allemagne. Voilà, donc il y a des économies à faire.
Enfin là, on parle de 100 millions d'euros pour 2026 par que moi je je ne crois que ce que je vois. Donc là, ce qui est sur la table, c'est 2026 100 millions d'euros. Donc la question du financement en fait, elle est assez accessoire dans les grandes masses qu'on va discuter là.
Fan, vous voyez, ça va être très difficile de trouver un accord, sachant que ce spectacle là, les agences de notation le regardent et je rappelle que demain, on attend une note d'une dernière agence de notation, l'agence mouise après reprendre un coup de marteau sur la terre après la dégradation qui a déjà eu la semaine dernière de SNP parce que jusqu'à présent, on ne voit absolument pas de de consensus et c'est vrai que on peut se dire que la semaine qui vient de passer nous montre que compromis consens ça va être extrêmement difficile mais une PSE a a dégradé la de la France en avance deux raisons la suspension de traite et l'instabilité l'instabilité politique deux raisons voilà bon bah stabiliser qui avait été anticipé au moment de la dissolution d'ailleurs c'est surtout l'instabilité et je repose la question à mon collègue est-ce que vous soutenez Sébastien le cornu ou pas et je crois que non et donc en fait Ça se verra, ça se verra dans l'hémicyclle. Ça se verra dans l'hémicycle arrange. ADZ, [rires] ça nous arrange aussi parce que sinon on repart dans une donc répondez.
Merci à tous les trois. Vous pouvez rester là si vous voulez bien parce que tout de suite c'est Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale présenté et préparé par Marco Pomier. [musique] Bonsoir Marco.
Bonsoir Adeline. On commence Bourbon Express ce soir avec une histoire de consentement. Oui, l'Assemblée a voté ce matin un texte pour intégrer la notion de non consentement à la définition pénale du viol.
À l'origine de cette proposition de loi, l'écologiste Marie Charlotte Garin et la macroniste Véronique Roton. Résultat du vote pour 155 contre 31. L'Assemblée nationale a adopté. [applaudissements] Alors, vous le voyez hein, seuls les députés du RN ont voté contre.
Alors, c'est l'aboutissement d'un travail parlementaire de 2 ans, un compromis aussi entre députés et sénateurs. Et au final, une phrase clé dans le code pénal. Le consentement est libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable.
Il est apprécié au regard des circonstances. Et pour illustrer cette notion, l'insoumis Sarah Lin est venu ce matin dans l'hémicycle avec une culotte. Ceci n'est pas un consentement.
Porter de jolis dessous, ne rien porter du tout. Porter une alliance, ce n'est pas consentir. Dormir, ne pas bouger, ne rien dire.
Ce n'est pas consentir. Et de cette matinée, j'ai aussi retenu la vive émotion de l'écologiste Sandra Rogol pour qui ce texte est l'héritier des lanceuses d'alerte. sans elles, sans les pionnières, sans les lanceuses d'alerte, sans les militantes, sans toutes ces héroïnes du quotidien dont la volonté de justice a déplacé des montagnes.
Nous ne serions pas là, ni dans cet hémicycle, ni devant ce texte, pardon. [applaudissements] Et maintenant, on attend la semaine prochaine un ultime vote au Sénat qui lui aussi devrait être positif. Mathias Renault sur les 30 parlementaires RN qui étaient présents dans l'hémicycle au moment du vote 27 on ont voté contre et trois se sont abstenus.
Est-ce que vous avez conscience que ça vous fait passer pour des ennemis des droits des femmes ? Ouais mais enfin c'est c'est des questions de symboles mais en fait faut regarder le dispositif juridique précis. Voilà c'est sans doute trop restrictif.
Il est évident que aujourd'hui le viol est est pénalement répréhensible et réprimé. Enfin, je veux dire, il est pas du tout question de ça. Donc la question, c'est une question vraiment juridique sur la définition des termes.
De toute façon, ce texte va passer lui répondre. Non non, il est pas du tout réprimé justement puisque il y a il y a très très peu de viol qui finissent par une condamnation parce que justement et c'est vraiment l'observation mais non pas seulement, c'est aussi quand il y a plainte mais que comme la la définition était trop étroite, il y a beaucoup de juges qui expliquaient que ils ne pouvaient pas qualifier de viol ce que pour autant eux-mêmes intimement euh nommaient viol parce que justement il n'y avait pas cette notion de consentement. Donc c'était extrêmement important et je crois que ça ouvre euh à la à à des jugements qui soient plus favorables aux femmes et aux victimes de de viol, même si ça ne résout pas évidemment d'autres difficultés notamment des moyens donnés aux associations euh qui défendent les femmes et qui proment l'égalité entre les femmes et les hommes et la rupture avec une certaine forme de culture du viol et de la violence dans notre dans notre société.
On poursuit Marco avec un voyage en absurdie. Oui, direction les parcs à Hou les austriculteurs sont en colère à cause d'une nouvelle norme européenne depuis cet été. Un arrêté impose à leur bateau professionnel d'être équipé de WC et d'un lavabo sur leur barge de moins de 12 m.
Pour eux, c'est quasiment mission impossible. Qu'on vienne nous demander d'appliquer des choses absurdes, absurdes, ça devient ridicule. Si vraiment on a besoin d'aller au WC, en général sur des cales de mise à l'eau ou sur des plages publiques, il y a des WC qui sont mis à disposition.
Alors, l'objectif officiel, c'est d'améliorer les conditions de travail en mer. Ce matin, je suis allé voir Jimmy Pin, député du Morbillan du camp présidentiel, Marin Pêcheur, spécialiste des dossiers concernant le milieu maritime. Et pendant notre interview, bah figurez-vous qu'il a reçu une bonne nouvelle au téléphone.
Écoutez, vous pouvez juste nous dire avec qui vous êtes au téléphone là. Je suis au téléphone avec le président du comité national contier culture, monsieur le Gal. Voilà.
Et qu'est-ce qu'il vous dit ? et qui me dit que le problème est réglé pour les navires que ce ne sera pas une obligation pour les navires inférieurs à 24 m parce qu'il s'est plaint auprès de la ministre. Parce qu'il s'est plaint auprès de la ministre et que la ministre a réagi très vite.
Vous confirmez euh président ? Oui, je confirme. Formidable.
Formidable. [rires] Mais je vous voyais tous mettre lever les yeux au ciel sur cette mesure sur cette norme européenne, mettre des WC sur des barges austricoles. Bah que ce soit des normes européennes ou nationales, bon, je veux pas être grossier mais enfin il faut arrêter d'emmerder les Français quoi avec avec des normes absurdes.
Voilà. Donc c'est une dérogation pour les barges inférieures à 24 m. C'est visiblement la promesse de la ministre de la mer.
Les nouveaux bateaux en construction eux devraient aussi être exemptés. Écouter navire à venir. On pouvait pas adapter un chiot.
Bah non, comment veux-tu ? Bah tu peux tu tu tu tu tu tu tu comme ça tu tu te poses tu tu t'assis à la fois sur la passerelle de commandement et sur les waas. [rires] Voilà les waas c'est noté.
Les waas peut-être que que Bruxelles va retenir l'idée. Oui. À faire à suivre.
On continue avec Gérald Darmanin le garde des saut piqué au vif. Oui, il était auditionné hier par les membres de la commission des lois au menu notamment la surpopulation carcérale. La socialiste Colette Cap de Viieille s'est ému des conditions de détention et de travail dans la maison d'arrêt de Bayonne.
De quoi agacer Gérald Armanin qui a renvoyé la députée au bilan de François Hollande et dans son argumentaire, il s'est confié le ministre de la justice sur son passé familial. Je ne sais pas qui ici a été visité son père 9 mois à la maison de quand il avait 18 ans à Valencienne. Je l'ai fait.
Donc j'ai une leçon de dignité de détenu à recevoir d'absolument personne. Mon père a été à plusieurs reprises à plusieurs mois en maison d'arrêt et à 18 ans quand on va voir son père au parloir ça forge un homme. Voilà c'était Gérald Armanin hier.
On va s'intéresser aussi à un autre membre du gouvernement, un un nouveau petit collègue pour Gérald Darrmanin. Oui, le nouveau ministre chargé de la ruralité hein, qui a fait ses premiers pas au gouvernement lundi 13 octobre. Des pas hésitants d'ailleurs, hein, regardez, vous allez le voir sur ces images.
Tellement hésitant qu'il a failli rater une marche en sortant de Matignon la semaine dernière. Bon, jusqu'ici Michel Fournier était président de l'association des maires ruraux, lui-même maire des voivres dans les Vauges depuis 1989. Mais ministre même lui, n'en revenait pas.
Vous l'avez découvert à la télé ? Oui. Et comment vous pu ça intéresse comment je réagis ?
Bah voilà, ma femme était très intéressée puisqu'elle regardait un film sur une autre télé. Bon, depuis cherche le film de madame. Ouais. [rires] Depuis il prend ses marques hein mais doucement hein au point qu'il gère parfois encore sa propre communication.
Moi je l'ai eu moi-même au téléphone ce matin il répond au téléphone directement et et on va dire qu'il est encore un peu en période d'adaptation. Il découvre. C'est vrai que il y a des choses nouvelles que je découvre.
J'ai un officier de sécurité, j'ai un chauffeur, j'ai euh tout un enseigne de personnes qui font tout pour que le ministre se trouve dans de bonnes conditions et qui ont un côté tiens, j'allais dire un côté un peu maternel et ça c'est je suis pas trop habitué quoi. Bon attention en revanche, on prend vite des habitudes et le retour à la vie normale peut être un peu brutal parfois. Euh François Goulard, un ministre de Jacques Chirac, le résumé bien, être ancien ministre, c'est s'asseoir à l'arrière d'une voiture et s'apercevoir qu'elle ne démarre pas. [rires] Merci Marco et merci à mes trois invités d'avoir été ce soir sur le plateau de chaque voix, donc chaque voix compte, pardonnez-moi, lundi donc début euh de de l'examen en commission du projet de budget, du projet de loi de financement, de la sécurité sociale et demain début de l'examen dans l'hémicycle pour le budget.
On imagine que tous les députés seront là, tout un programme, la fiche de présence sera bien remplie. Vous êtes prêts à ce marathon budgétaire dans l'hémicycle ? Bien sûr.
Ouais, vous regardeusement en commission. Merci à tous les trois et merci à vous de nous avoir suivi. Merci Fanny et Laurent également.
Chaque voix contre revient demain à 19h30. C'est vendredi, c'est l'émission en public demain. Figurez-vous rediffusion ce soir à 23h30 et en replay sur le site de lcp.fr. fr.
Dans un instant, vous avez évidemment rendez-vous [musique] avec Jean-Pierre Gracien pour débadoc. Je vous souhaite une excellente soirée et je vous dis à demain.
Sylvain Berrios