Crise de l’énergie : les Français pris à la gorge - Chaque voix compte 2/10/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 38 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteRéponse directe
Quels sont les impacts concrets de la hausse des prix de l'énergie sur votre quotidien ?
- 5:04OuverteRéponse directe
Comment mesurez-vous les 'vies rétrécies' liées à la hausse des prix ?
- 5:44FerméeRéponse directe
Combien de salariés et de camions compte votre entreprise ?
- 6:26OuverteRéponse directe
Quel est l'impact de la hausse des prix sur votre trésorerie ?
- 7:53OuverteRéponse directe
Quelles astuces avez-vous trouvées pour réduire votre consommation ?
- 8:37FerméeRéponse directe
Vos chauffeurs cherchent-ils le prix le plus bas à la pompe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:23Fait
« Les prix à la pompe en Europe ont atteint un nouveau record. »
- 3:08Chiffre
« + 6,3 % pour le gaz au 1er octobre, soit 183 € le MW plus 30 % depuis janvier. »
- 3:08Chiffre
« L'inflation a atteint 3 % sur 1 an en septembre. »
- 4:32Grégory CarChiffre
« Les gens ont diminué de 30 % les déplacements, les consommations d'essence diminué de 30 %. »
- 26:51Promesse
« Emmanuel Macron annonce que les pays du G7 vont libérer jusqu'à 100 millions de barils de diesel et de pétrole brut dans les 4 mois. »
- 28:52Thomas Pèlerin CarlinChiffre
« 100 millions de barils, c'est euh 0,2 % de la consommation mondiale. »
- 30:14Thomas Pèlerin CarlinChiffre
« La France en ce moment, au 2e trimestre de cette année, c'est le numéro 2 mondial de la quantité de dividendes données à leurs actionnaires. »
- 38:37Grégory CarFait
« Les tarifs se négocient au mois de mars et donc les tarifs de l'année avaient été négociés juste au moment du déclenchement de la guerre. »
- 39:12Grégory CarFait
« Cet été on a eu quand même une canicule sécheresse canicule surtout les plantes ont grillé comme nous on a eu très chaud. »
- 41:33Thomas Pèlerin CarlinChiffre
« On a perdu depuis 10 ans 60 milliards d'euros juste avec la suppression de la PO sur les grandes fortunes. »
- 42:06Thomas Pèlerin CarlinPromesse
« Pour les 6 millions de Français qui galèrent le plus, on leur donne tout de suite immédiatement 500 €. Et pour 100 millions de Français qui galèrent aussi, on leur donne 200 €. »
- 42:40Thomas Pèlerin CarlinChiffre
« La France en ce moment, au 2e trimestre de cette année, c'est le numéro 2 mondial de la quantité de dividendes données à leurs actionnaires. »
- 44:37Raphaël ChellenbergerChiffre
« On est à 3000 milliards de dettes dans le pays. »
- 51:28Chiffre
« l'aide gros rouleur, il y a la moitié des gens la moitié des gens, l'idro rouleur les bénéf déjà ça ne bénéficie pas à tout le monde et la moitié ne vont pas chercher ça. »
- 52:05Chiffre
« Le gouvernement avait annoncé justement la semaine dernière une aide de 80 € pour les infirmiers qui roulent plus de 100 km par jour. »
- 52:49Chiffre
« nous on a on a calculé sur une augmentation de 60 € par mois et nous une piqû à domicile c'est facturé 7,25 €. »
- 57:03Thomas Pèlerin CarlinChiffre
« elle économisait en moyenne 100 à 200 € par mois euh parce qu'elle était passée à l'électrique. »
- 1:00:09Chiffre
« il y a quand même encore en France 2600000 foyers qui se chauvent au Fioules. »
- 1:00:09Chiffre
« On est à 1880 € les les 1000 L. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique]
Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. C'est vendredi et comme chaque vendredi puisque chaque voix compte, c'est à vous que nous donnons la parole pour une émission consacrée ce soir à cette crise de l'énergie qui n'en finit pas et qui bouleverse nos vies. En réalité, les prix des carburants continuent de s'envoler, ceux du gaz et du fioule aussi. Ça nous oblige que l'on soit particulier ou professionnel à faire des des arbitrages dans notre quotidien sans savoir jusqu'à quand on va les faire. Et nous en parlons ce soir avec vous Raphaël Chellenberger. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député non inscrit du Hain. Merci d'être avec nous ce soir. Thomas Pèlerin Carlin, bonsoir.
Bonsoir. Toujours eurodéputé, place publique également chercheur spécialiste [musique] de la politique européenne, de l'énergie, du climat. Merci d'être venu jusqu'à nous ce soir et bonsoir Grégory Car. Bonsoir. Directeur de l'observatoire de la consommation de que choisir ensemble. Vous serez ce soir l'arbitre des débats et puis peut-être [musique] que vous pourrez aussi nous éclairer sur certaines pistes, certaines solutions pour alléger nos nos factures. Merci en tout cas d'avoir accepté de jouer le jeu du des questions-réponses avec notre public.
J'ai autour de moi des chauffeurs routiers, des infirmières libérales, mais aussi tout simplement des automobilistes qui bah qui renoncent à certains trajets. La hausse des prix touche en fait tous les porte-monnai. Vous avez la parole ce soir. Vous êtes là pour nous raconter ce que vous vivez et aussi pour interpeller vos élus. Profitez-en, c'est une chance. Voilà. Installez-vous confortablement. Chaque voit compte. C'est parti. 7 mois. Ça fait maintenant 7 mois que les prix à la pompe s'envolent. entamant comme jamais notre pouvoir d'achat, reniant comme rarement sur les marges des entreprises.
On ne voit pas la fin de cette crise de l'énergie qui ruisselle désormais en fait sur toute l'économie. Une réunion d'urgence des dirigeants du G7 s'est d'ailleurs tenu aujourd'hui. Marion Bécard.
[musique]
Alors que les prix à la pompe en Europe ont atteint un nouveau record, les 27 se sont opposés ce matin à une éventuelle interdiction des exportations américaines de pétrole. Nous rejetons catégoriquement toute interdiction des exportations de gazol. Une interdiction ne serait bénéfique à personne. L'Union européenne est prête pour une action collective dans le cadre de l'Agence internationale de l'énergie. C'est à elle qu'il appartient d'organiser une éventuelle mise sur le marché des stocks. Une réponse coordonnée face à la pression de Donald Trump [musique] qui aimerait obliger la France et l'Allemagne à puis dans leur stock pour soulager le marché mondial.
Depuis quelques mois, c'est l'ensemble des prix de l'énergie qui s'envole. + 6,3 % pour le gaz au 1er octobre, soit 183 € le MW plus 30 % depuis janvier. des hausses sur fond de guerre en Ukraine et au Moyen-Orient. Le blocage du D3 d'Ormous par lequel transite une grande partie du pétrole mondial a déstabilisé le marché. Le coût du raffinage a lui aussi bondi. Faire le plein de sa voiture est devenu un luxe. C'est juste abusé quoi. Enfin nous en tout cas dans les camions, on met jusqu'à presque 200 € maintenant. C'est juste invivable tout simplement. On va se priver un peu de de se faire plaisir en fait. Les finances des Français sont mises à rue d'épreuve.
L'inflation a atteint 3 % sur 1 an en septembre. Voilà pour les chiffres. Grégory Car, la fondation Jean Jorè a publié il y a quelques jours un rapport sur les vies rétrécis par la hausse des prix à la pompe. Est-ce que vous à choisir ensemble vous les mesurer aussi ces vies rétrécis ? Oui oui et pas pas que nous. Alors, on va utiliser différentes terminologies. Certains parlent d'arbitrage, certains parlent de renoncement. Effectivement, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est c'est très concret. L'État, il y a pas longtemps disait qu'il a ses recettes de lié au carburant ont diminué parce que les gens ont diminué de 30 % les déplacements, les consommations d'essence diminué de 30 %.
Ça veut dire que c'est pas sans conséquence sur tous les tout le reste de l'économie. Donc effectivement quand on a posé la question aux gens leur a demandé, alors effectivement ils nous ont dit que c'était très compliqué en ce moment. C'est compliqué pour le transport. Ils nous ont dit "Bah, je limite les déplacements. Au mois de septembre, ce serait quasiment 30 %." Alors, c'est les chiffres du ministère, 30 % de baisse. Et pour le logement, c'est la même chose. Les gens quand leur demande ce que vous allez faire cet hiver, ils nous disent "Je vais chauffer moins". Donc c'est une perte de confort. Donc c'est vra véritablement à des degrés. Ouais. C'est véritablement une vie rétrécie.
Et puis on peut parler de l'alimentaire parce que on en parlera mais les conséquences on les attend maintenant sur l'alimentaire concrètement parce que le pétrole il sert aussi à fabriquer notre alimentation. Et ben les gens nous nous expliquent qu'est-ce que je fais quand les prix alimentaires deviennent trop trop élevés ? Bah je sors des produits chers. Donc effectivement c'est une vie rétrécie. Ça veut dire que ce qu'on va pas pouvoir lâcher en baissant les taxes, ce qu'on nous dit parce que les dépenses de l'État ne le permet pas. De toute façon, ce sera perdant parce que au final, c'est la consommation qui va se rétracter.
Donc c'est les autres sets de TVA qui vont rentrer et puis surtout on va au devant d'un vrai recul de la consommation et donc de la croissance. Alors je voudrais commencer par donner la parole à David. David est transporteur routier à SaintHippolite dans le Ha rein. Est-ce que David a un micro ? David, vous avez créé votre entreprise de transport il y a maintenant 8 ans. Vous m'arrêtez si je me trompe. Combien avez-vous de salariés aujourd'hui, David ? Bah entre déjà bonjour, pardon. Oui, déjà bonjour évidemment. Euh entre les conducteurs et les sédentaires, on est une petite PME de 22 salariés. 22 salariés. Pour combien de camions ? Aujourd'hui, j'ai 19 véhicules moteur.
Vous faites transport logistique ? transport, euh un peu d'affraitement ou un peu de logistique et notre euh on fait du transport euh transport en matière général et euh du plateau. [grognement] Vous avez calculé depuis le début l'impact de l'envoler des prix sur euh sur votre entreprise. Alors, on a à peu près augmenté notre coût de 45000 € par mois par mois par mois sur depuis 7 mois. la consommation de nos véhicules, la consommation financière, sachant qu'on fait à peu près 120000 km à l'année parce que c'est vrai que si on n'est pas transporteur routier, si on n'est pas chauffeur, on se rend pas compte mais le plein d'un d'un poids lourd, c'est combien de litres ?
Nous on a euh puisqu'on effectivement nos conducteurs partent la semaine, on a euh à peu près 1100 L d'autonomie sur euh nos véhicules. Je vous laisse calculer à peu près le prix à la pompe ce que ça nous coûte aujourd'hui. Alors, c'est vrai qu'on parlait des vies rétrécies, mais pour les professionnels aussi, vous avez rétréci votre activité, vous avez quoi trouvé des astuces ? Alors, on a essayé plein de méthodes. On a essayé de descendre la vitesse. Oui. Voilà. On a essayé de trouver des marchés où on roulait moins lourd pour moins consommer, c'est-à-dire aller trouver des clients qui soient moins lourd.
Trouver des clients au lieu de charger, voilà, je vais vous donner des exemples de charger 28 tonnes comme on fait, pardon, [raclement de gorge] excusez-moi, trouver des clients qui ont des de la marchandise volumineuse et non lourde pour nous faire tomber la consommation de nos véhicules. Mais bon, c'est sûr que le marché et on n'est pas là pour choisir ce qu'on transporte, voilà, ce serait l'idéal. Mais malheureusement, on n'est pas du tout dans ce dans ce système là. Donc la vitesse diminuée nous a servi à rien. Horis augmenter le temps. Ouais. Qui est d'ailleurs et le temps c'est de l'argent et on n arrivrivait plus à faire nos tournées.
Donc on a perdu on a perdu ben du chiffre d'affaires tout simplement. Que vous disent vos chauffeurs ? Ben mes chauffeurs sont inquiets, sont déjà inquiets pour la société puisque on est resté sur une base familiale. Donc nos conducteurs euh pardon, nos conducteurs cherchent aujourd'hui et font des détours pour essayer de trouver euh le prix à la pompe le plus bas. On leur a on a une carte de gazoile donc professionnelle sur voilà des comptes et on a créé des cartes bancaires à chaque conducteur. Ouais. pour qu'il puisse aller chercher voilà le prix le plus bas comme on parlait de certaines stations, de certains pétroliers qui ont bloqué leur prix. Oui.
Ben nos conducteurs jouent le jeu puisque voilà et donc ils sont inquiets pour nous. Vous mais vous avez c'est une astuce c'est vous avez le droit de faire ça ? Bah à partir du moment où on paye à la pompe, on paye avec avec ce qu'on ce qu'on ce qu'on peut enfin ce qu'on veut je veux dire. Mais c'est vrai que la carte bancaire aujourd'hui c'est l'alternative. Après, c'est sûr que la trésorerie est pareil parce que c'est pas en différé. Oui. Dire. Donc voilà. Mais est-ce que vous êtes même inquiet pour la pérennité de votre entreprise aujourd'hui ?
Ben donc nos conducteurs sont inquiets pour nous, sont inquiets pour eux et nous la périnité de la société effectivement elle est elle devient compliquée hein. C'est mon épouse qui gère la trésorerie et voilà parce que c'est une société familiale et c'est vrai que ça devient très compliqué pour ça. Une chose qui m'échappe c'est que les les routiers, les transporteurs ont été exclus du dispositif gros rouleur parce que ils sont censés répercuter la hausse des prix de l'essence ben sur leur livraison. Vous ne l'avez pas fait ? Alors nous on a une on a une indexation gazoile, on va dire.
Voilà, on a une indexation gazoile qui normalement théoriquement dans les beaux discours doit apparaître en bas de facture. Cette indexation de gasoile, elle est calculée par le CNR qu'on [raclement de gorge] peut trouver sur internet, il y a rien à cacher. Problème, c'est que ben la le CNR n'est pas linéaire sur les marchés, il y a des différences. Et après ce qui nous préoccupe nous, c'est qu'aujourd'hui euh le gazoile dans les pays outrerins, l'Espagne, l'Allemagne, je dire l'État a trouvé un consensus pour pouvoir geler ou baisser les taxes. Aujourd'hui, la France Ouais, on a rien. Profitez-en, vous avez des élus devant vous. Quel vous voulez les interpeller sur ce point ?
Alors, on a plein de questions qu'on se pose quand un jour l'État va penser à bloquer. Alors, on va pas parler de gasoile professionnel parce qu'en fait on est tous aujourd'hui dans cette situation. Je dire que on soit privé, infirmière, dépanneur voilà donc et nos sal et tout simplement le citoyen lambda he qui a besoin de sa voiture.
Donc quand c'est que l'État va faire quelque chose pour bloquer un gasoil, enfin le prix d'un gasoil, le bloquer à 2 € 2,20 € qu'on puisse aujourd'hui reprendre une activité à peu près normale, que les gens puissent aller au travail sans se poser la question et que cet argent, on va dire pas économisé mais gagné m'a puisse redonner une petite bouffée d'air frais pour l'économie. [grognement] Raphaël cheen Berger. Bon, c'est pas trop dans l'air du temps. Mais je crois qu'il y a il y a plusieurs choses à avoir en tête. Déjà la la première, c'est que le problème de tous les produits pétroliers, gaz, pétrole et et leur dérivée, on est dépendant, on en produit pas en France, donc on les importe.
Donc, on est dépendant des marchés mondiaux de de pétrole brut, de pétrole raffiné et cetera. Alors, on peut toujours discuter et je pense que ça viendra dans la discussion de la la rapidité à laquelle la contamination des marchés mondiaux se fait sur les prix à la pompe ou pas dans un sens ou dans l'autre. Mais c'est la première chose qui est claire, c'est que nous ne produisons pas de pétrole en France ou en tout cas plus et depuis très longtemps. Donc on est dépendant de décisions qui ne viennent pas de nous.
Ensuite, dans la décomposition du prix, évidemment la la partie relative au prix du produit, au coût du produit, elle est elle est presque minoritaire et c'est et c'est les taxes et les différentes composantes des taxes qui font qui font le reste. Euh, on peut pas complètement faire comme si on avait pas de 3000 milliards de dettes dans dans le pays. Et et ce qu'on ne collecte pas en impôt d'un côté, ça sera collecté en impôt de l'autre ou euh ça ne ça ne ça sera des réductions de dépenses. On est en période budgétaire. Euh on on verra ce que donne le débat budgétaire dans les micycles à l'Assemblée nationale.
Je suis pas sûr qu'il y a énormément de volontaires pour faire beaucoup d'économie dans les dépenses de l'État. Mais vous venez de dire quelque chose qui est intéressant, c'est qu'en Allemagne, l'État a décidé d'agir assez précisément sur les accises. Donc on a le prix, les accises. Euh en France, on paye dans le prix, il y a une part de ces deux œufs et en Allemagne au-dessus des accu qu'on soit bien clair. Les accises, ça fait partie des taxes sur des taxes sur le litre d'essence et par-dessus, on rajoute encore la TVR. Donc l'Allemagne, elle a décidé de réduire les euh les axises d'à peu près 15 centimes et si on répercute la TVA, ça fait à peu près 17 18 centimes de moins.
Mais la décision qu'ils ont prise, c'est pas de réduire euh alors c'est mieux que rien évidemment et alsien aussi. Donc on va immédiatement voir les gens passer la frontière pour faire le plein. Euh mais c'est une décision qui a été prise pour 3 mois, pas durablement parce que l'État allemand est dans une santé financière qui est vraisemblablement meilleure que la nôtre. euh qui vont pouvoir tenir ces 3 mois, mais je doute que ça aille au-delà de 3 mois.
Et le problème de ce qu'on vit aujourd'hui en France, c'est que la crise sur l'approvisionnement pétrole euh et en en différents carburants, euh on a à peu près une certitude, c'est qu'elle va durer ou et il faut qu'on soit en mesure de trouver des réponses qui soient durables et qui préservent durablement les les le pouvoir d'achat, c'est la priorité, ça être notre priorité mais aussi les finances publiques. Mais David, vous allez faire le plein en Allemagne ? Alors concrètement non, on peut tous dire ce soir, vous avez le droit d'aller chercher de l'essence en Allemagne. Alors en fait quand on m'a proposer de venir, je suis venu pas parce que je suis en colère, parce que je je suis déçu.
Voilà et ce qu'on disait je derrière il y a nos enfants. Donc je me battrai pas pour moi, mais je me battrai pour mes enfants et pour mes salariés. Et [raclement de gorge] aujourd'hui donc je suis là et j'ai pas à me cacher, je n'ai pas à mettre enfin bonne face devant vous hein, je suis honnête hein. Donc aujourd'hui moi ma question elle est tout simplement voilà qu'est-ce qui va se passer dans l'avenir pour notre profession que j'appelle ça une profession oubliée hein, faut être honnête hein. Je parce que finalement le transport c'est toujours sorti de des de la problématique des années qui sont passées.
En sachant qu'aujourd'hui le transport c'est le moteur de l'économie et on peut le voir en Alsace il y a pas d'eau, le rein est bas, il y a plus de péniche. Qu'est-ce qui emmène le contenur ? Le camion. Je veux dire au niveau chemino, je veux dire les trains, on veut mettre des camions sur les trains. Aujourd'hui, fait chaud, ça risque de dérailler. Je veux dire aujourd'hui, on recoupe des câbles, le train ne passe plus. Au niveau de la mer, on a le problème des conteners. Au niveau aérien, quand l'avion, le carrosen coûte trop cher et trop taxe, on arrête de faire voler un avion. Aujourd'hui, le moteur de l'économie, il neige, il pleut, il vente. Le camion est toujours là.
H allez-y, je vous en prie. Tom Plerin Carlin, déjà, merci beaucoup David pour votre témoignage et effectivement, vous soulignez que le le transport en règle général, y compris le transport routier, c'est un peu le système sanguin de notre économie. Euh tout ce qu'on mange par exemple, tous les objets de notre quotidien ont été euh très souvent transportés euh par voie maritime, par voie ferroviaire, mais aussi euh par euh par camion. Euh en France, on n'a pas de pétrole mais on a l'électricité et on sait aujourd'hui déjà que beaucoup de camions sont moins chers quand on a des camions électriques par rapport au camion à pétrole.
Évidemment, quand on regarde pas simplement le prix d'achat parce que le camion électrique est plus cher à l'achat, mais les rouler à l'électrique, ça coûte à peu près trois fois quatre fois moins cher. Et donc le défi qu'on a, c'est comment est-ce qu'on est capable d'investir nous tous en France pour devenir enfin propriétaire de notre système énergétique. Parce qu'aujourd'hui quand on dépend du pétrole et du gaz, c'est les de tiers de notre énergie hein, en fait on est locataire. Chaque semaine, nous français, on paye 1 à 2 milliards d'euros qui va partir dans les poches de Donald Trump ou Vladimir Poutine parce que c'est eux qui possède le pétrole et le gaz.
Une fois qu'on est passé à l'électricité, on a des vrais gains de pouvoir d'achat et donc pour vous des coûts de production de de votre entreprise et en plus cet argent là il reste chez nous. La difficulté probablement votre entreprise, en tout cas les transporteurs routiers de de chez moi en Normandie quand je parle avec eux, ils me disent "Mais nous en fait on a très peu de marge, donc on a de très très grandes difficultés à investir." Et donc là pour les transporteurs routiers, il faut une véritable aide à l'investissement pour que vous puissiez maintenant acquérir les camions électriques qui sont rentables.
On voit déjà une évolution euh à côté de chez moi, il y a l'usine Renault Trucks de Blinville sur qui fabrique des camions. il fabrique, c'est la première usine en Europe qui a fabriqué les camions électriques en série. Il voit la demande qui augmente. Donc ça veut dire qu'il y a les entreprises qui ont les moyens d'investir. La question c'est comment est-ce qu'on fait en sorte que toutes les entreprises, tous les transports routiers aient les moyens d'investir pour commencer par peut-être deux camions puisque vous avez 19 véhicules et arriver petit à petit.
Ça c'est vraiment la la solution pour aider dans la crise présente mais surtout pour éviter qu'on soit à nouveau dans cette situation là parce que cette situation là dure mais j'imagine que vous avez le même problème il y a 4 ans lorsqu'il y a eu la hausse des prix du pétrole en 2022. Vous avez songé David à l'électrification de votre parc ? Alors, je suis sur un sujet et effectivement, on est en plein dedans. Alors, je suis sur le sujet donc avec une marque voilà qu'on enfin on est deux marques qui sont venues nous proposer des véhicules électriques.
Alors, je suis le premier, si je peux si je pourrais le faire, je serais le premier à vouloir mettre en œuvre un camion électrique pour plusieurs raisons. Première, bah effectivement un coût, bah je veux dire le coût de l'entretien en train d'augmenter les vidanges. Voilà, on est tous d'accord. Attendez, je je pose la question à Raphaë à Raphaël Chellenberger parce qu'il se trouve que vous avez remis cet été un rapport sur l'électrification de l'industrie française. C'est est-ce que d'abord il y a un coût d'entretien sur le parc électrique d'une entreprise de poids lourd de transport routier qui est plus important qu'un coût d'entretien thermique ?
Alors les les véhicules c'est les coûts d'entretien et d'exploitation sont plus faibles sur l'électricité mais c'est pas pour ça qu'il y a pas des défis et que la solution elle est immédiatement disponible. Euh, d'abord, pendant longtemps, on s'est posé la question de savoir quelle serait la technologie de la du décarbonation de de la décarbonation du transport lourd. Euh, il y a eu pendant un certain temps une compétition entre l'électricité et l'hydrogène parce que les technologies elles étaient pas forcément matures ou disponibles. Aujourd'hui, on sait que le transport lourd, euh, ce sera de l'électricité. Voilà.
parce que la batterie euh le le prix des batteries est en train de s'effondrer, la performance des batteries euh est en train de de faire des choses assez exceptionnelles et on sait mais comme vous dites, c'est en train donc c'est tentant de se dire on va encore attendre un peu. Mais alors il y a deux choses, c'estd que un les technologies elles arrivent. Alors euh évidemment euh les premiers à acheter les camions, ils vont les payer un peu plus cher que ceux qui les achèteront dans 5 ans parce que ça aura été industrialisé. Mais dans 5 ans, il y aura plus les subventions qu'on va imaginer au départ.
Mais surtout notamment pour la dans la situation de David, on a un sujet d'infrastructure, c'est que il faut pouvoir remplir d'électricité son camion et quand c'est au dépôt, quand il y en a un, ça peut aller. Quand il y en a deux, il faut commencer à rééquiper le dépôt. Et puis quand on fait comme David du transport international, c'estàd sur des longues distances, le le camion rentre pas au dépôt le soir. Donc il faut des infrastructures alors publiques, privé, mutualisé, tout ça c'est à construire mais qui existe partout. Donc le transport, il va s'électrifier.
C'est c'est certain, mais il va commencer par le cabotage, par les allers-retours des bien des collègues de de David qui font des aller retour sur la vallée de du Ron par exemple ou des choses comme ça. Mais par contre sur le transport international ça viendra mais dans un deuxième temps quoi. Ouais, c'est pas tout de suite. Grégory Car vous vouliez ajouter quelque chose ? Euh non. Alors, l'électrification de de la mobilité comme de l'hébergement, c'est effectivement la réponse à à long terme. En revanche, quand on fait quand on interroge les consommateurs, c'est c'est des solutions à très court terme sur lesquelles ils nous interrogent.
Donc quand on teste les différentes possibilités pour essayer de réduire la facture, euh alors eux ce qu'ils mettent en place, c'est ce que vous avez expliqué, c'est-à-dire que ils font des demi-plins, ils réduisent au maximum le déplacement. a renoncé à à pas mal de consommation euh et ce qu'ils appellent de leur vœux au niveau des pouvoirs publics. Je me fais le porte-voie mais c'est ser mieux que ce soit vous qui l'expliquez.
C'est une baisse des taxes he voilà il y a pas voilà l'électrification l'aide l'aide à à l'achat d'un véhicule électrique les consommateurs le voi oui très tard dans un second temps l'année prochaine éventuellement avec surtout que voilà il y a deux problématiques quand même. On a une très forte réduction de l'achat de véhicule neuf depuis des années parce que les véhicules neufs sont très chers y compris les thermiques hein et que ça reste réservé à des gens qui ont plutôt les moyens et même le parc électrique aujourd'hui on voit qu'il y a de plus en plus de voitures électriques achetées mais c'est pas malheureusement ceux qu'on a le plus besoin.
C'est souvent un deuxième véhicule et c'est souvent des voitures de société. Voilà. Luc, je voudrais que vous preniez un micro parce que Luc, vous êtes un peu dans la même panade que David. Vous êtes dépanneur et garagiste. Vous aussi, vous avez des camions. D'abord, j'ai une question pratique. Est-ce que vous dépannez plus de voitures en ce moment parce qu'elle tombe en panne d'essence parce qu'elle roulait sur la réserve ? Non, non, non, non, pour l'instant non. On est pas là. On en est pas là. On a moins de travail effectivement à l'atelier parce qu'on sait on voit que les gens euh doivent éviter de de rouler avec leur voiture.
Alors où il y a le covoiturage ou ou le télétravailou mais en dépannage non. En dépannage ça roule encore et euh on travaille encore et vos camions roulent à l'essence. Et vous l'avez mesuré vous aussi l'impact sur votre trésorerie ? Moi je suis alors beaucoup moins mais moi je suis à 2000 € à peu près de gasoile supplémentaire tous les mois. tous les mois, vous n'avez pas droit non plus aux aides gros rouleurs. On a aucune aide. On a aucune aide. Et le problème qu'on a nous, c'est que c'est qu'on travaille euh pour des sociétés d'assistance automobile. Oui.
Euh certains de mes collègues travaillent pour pour l'État, enfin pour les fourrières et cetera et tous ces tarifs là sont des tarifs imposés et il y a rien qu'à qui n'ont pas été révisés après la hausse des prix de licence. Donc vous quoi ? Vous travaillez à perte ? On travaille à perte là en ce moment. Donc là oui. Oui. Là là c'est c'est très grave là. Et j'imagine que vous n'avez pas le droit de refuser un remorquage. Bah si, on peut refuser des dépanages. C'est déjà ce qui se passe déjà parce que on sur on tri nos missions. Avant, on prenait toutes les missions. Voilà, on réchotait pas.
Maintenant, quand il faut que alors moi je suis en banlieu sud de Paris, s'il faut que j'aille en banlieu Nord, et ben je dis non, j'y vais pas parce que en fait je vais je vais passer 4 heures à traverser la région parisienne pour euh bah j'ai un exemple, une voiture que qu'on m'a proposé il y a quelques jours euh pour 180 € hors taxe. Donc 4h 180 € ça fait 45 € de l'heure quand on regarde le prix de le le coût le coût de l'an du salarié, le coût du camion, les charges, le gazoile et cetera, on perd de l'argent.
Donc non seulement on en gagne pas mais là on en perd et il y a aucun moyen de répercuter la hausse sur le le for on est en train d'essayer de discuter avec les alors nous on travaille beaucoup avec les sociétés d'assistance qui dépendent des assurances enfin dont les administrateurs sont les assurances les et euh et en fait pour l'instant il ils s'en sont pas ils sont pas préoccupés par nos demandes quoi en fait posez vos posez les questions que vous voulez question c'était que est-ce que est-ce que vous auriez vous la possibilité en tant que député à nous aider aider à à mettre en place une étude indépendante pour pour fixer un peu le le étudier un peu le prix de de revient de notre métier et surtout les prix de les prix des des missions d'assistance que les assisteurs nous proposent puisque on n'est pas du tout un forfait 20 km c'est 60 € c'est là les dépanneurs sont tous en plein en pleine en plein désespoir et et là on en est appelé au secours quoi puisque vraiment on est on est au bout du bout au bout du bout quoi.
Et beaucoup de mes collègues se posent la question si euh s'ils vont tenir jusqu'à la fin de l'année quoi. S'ils vont pas avoir des camions à vendre ou des salariés à à licencier. Thomas Pellerin Carlerin enfin qui veut lui répondre ? En en réalité, vous avez vous décrivez là un problème qui va toucher de plus en plus de professions dès qu'elles sont dans une situation où elles appliquent des tarifs régulés. On parlera tout à l'heure des professions libérales du soin, j'imagine.
Euh c'est la même situation à partir du moment où c'est l'État qui fixe le tarif euh une fois par an dans le projet de loi de finance euh qu'en plus euh concernant le soin, il y a la nécessité de tenir la dépense de santé ou sociale. Euh là en l'occurrence on va avoir du mal quand il y a une crise qui vient à répercuter les coûts sur les dans dans les prix. Euh votre mécanisme, elle est votre mécanisme, il fait appel à autre chose. Je suis pas complètement certain que ce soit l'État qui qui fixe vos tarifs, mais c'est euh finalement les tarifs de fourrière, c'est les tarif les tarifs de fourrière, mais euh pas les autres.
Les autres, c'est les compagnies d'assurance centrelles euh qui ont qui ont du mal à à actualiser parce que euh elles attendent la révision annuelle de l'équilibre des risques. Donc vous l'avez décrit vous-même, vous travaillez un peu moins parce que les gens roulent moins, donc il y a moins d'accidents, donc il y a euh moins de dépannage. Donc les assurances, elles vont récupérer un petit peu là-dessus, elles vont pouvoir le répercuter. Et le problème c'est que la vitesse à laquelle les coûts de l'énergie augmentent, elle n'est pas du tout en adéquation avec la vitesse avec laquelle le système se se régule.
Et dans votre cas précis, c'est particulièrement frustrant parce que en réalité c'est hors action de l'État. C'est c'est des c'est des sujets contractuels. Oui. Là c'est alors j'ai fait une petite étude là entre 2014 2015 et 2026. euh les tarifs, ils ont augmenté de 12 % alors que l'inflation, elle était de 23. Donc ça a même pas suivi l'inflation. On a on a même pas euh euh régulièrement des tarifs des des augmentations qui nous permettent de se dire "Bah tiens, là on va gagner de l'argent." Enfin, on va on va même pas gagner de l'argent, c'est vivre.
Là, on est à un point où là maintenant j'ai plein de collègues qui en fait on c'est pas qu'on gagne pas d'argent, c'est que là en ce moment on perd de l'argent. Donc c'est vrai que c'est travailler plus en je sais plus travailler en en perdant de l'argent. On parlait de l'État. Alors, il y a peut-être quelque chose qui va desserrer un peu les taux. Je le disais tout à l'heure, il y a une réunion d'urgence des dirigeants du G7 qui s'est tenue euh cet après-midi.
La Commission européenne avec des experts aussi de l'énergie des des 27 et Emmanuel Macron annonce que les pays du G7 vont libérer jusqu'à 100 millions de barils de diesel et de pétrole brut dans les 4 mois et il affirme que ça va faire baisser les prix. Grégory, d'abord libérer 100 millions de barils quoi à la demande de Donald Trump, c'est ça ?
Alors, je sais pas qui à l'initiative de cette demande, mais ce qui s'est passé depuis 6 mois, c'est effectivement d'abord une plambée du du pétrole parce que il était compliqué de le faire sortir du D3 d'Ormous, donc on est allé chercher des des pétroles un petit peu coûteux et puis il y a eu de la spéculation sur les marchés et donc ça a fait carrément décoller le prix he le lendemain le le lendemain même du bombardement le le cours était déjà en train de s'enflammer et puis après il y a un deuxième marché parce que le pétrole faut faut le raffiner en France on a plus beaucoup de de de raffinerie et de l'eau diesel notamment qu'on avait l'habitude d'acheter d'abord en Russie puis après au Moyen-Orient et ben là il est venu à manquer et donc effectivement il y a eu une grosse tension et dans l'augmentation du prix des carburants qu'on a observé depuis euh depuis mars maintenant c'est probablement ce niveau-là qui a le plus augmenté.
C'est pas le seul hein, donc ce sera pas la seule réponse. Mais en tout cas, c'est vrai que c'est quasiment 30 centimes qui s'expliquent, 30 35 qui s'expliquent par ces marge de raffinage qui ont augmenté 30 % de 30 centimes de hausse. Mais ce sera pas la la réponse unique, hein, parce que ce sera pas la réponse pour le gaz, ce sera pas la réponse pour le FU, en tout cas pour le pétrole brut. Thomas Pèlerin Carlin, quel est le mécanisme qui fait qu'en libérant 100 millions de barils de diesel et de pétrole brut dans d'ici la fin de l'année, on fait baisser les prix ? Alors, je suppose que dans la tête d'Emmanuel Macron, euh il pense que ça peut avoir un effet sur le prix.
Euh en théorie, oui, effectivement, si vous augmentez l'offre sur le marché et que cette offre ce soit de la production nouvelle ou que ça vienne des réserves, ça peut faire baisser le prix. Mais 100 millions de barils, c'est euh 0,2 % de la consommation mondiale. Donc, c'est pas en augmentant de 0,2 % euh euh ce qui est disponible en moyenne annuelle que on va avoir un effondrement du prix. Il y a déjà eu des stocks qui ont été libérés au mois de mars, ça de 400 millions. Euh donc ça c'est déjà quelque chose qui est qui est en cours et qui a permis de de comprendre. On est d'accord qu'en mois de mars, c'était des stocks stratégiques. C'est ça. Tout à fait.
Euh là là où il faut faire très attention, c'est il y a euh deux produits différents. Il y a le pétrole brut euh qui pour l'instant ne manque pas trop. Ce qui nous manque, c'est le pétrole raffiné, notamment le diesel. Des stocks de diesel, on en a très très peu. On en a très très peu. Et le diesel, il est absolument essentiel pour notre armée et notamment l'armée de terre. le les chars, les camions, tout ça, ça fonctionne pas avec de l'électricité pour l'instant. Euh et donc du coup, il faut faire très attention, être extrêmement vigilant. On sait que Poutine est en train d'attendre un moment de faiblesse de notre part pour agresser l'OTAN, pour agresser l'Union européenne.
Euh on sait que il y a enfin le le directeur de la CIA est allé récemment à Moscou peut-être pour prévenir Vladimir Poutine qu'il ne fallait pas envahir l'Union européenne. Euh Poutine, il connaît l'importance des questions énergétiques dans les questions de guerre parce que tout le système russe dépend des énergies fossiles. Sans les énergies fossiles, la Russie sera un pays sans aucune économie et sans capacité à faire la guerre. Aujourd'hui, vouloir libérer des réserves stratégique de diesel, ça me semble dans le contexte géopolitique actuel, ça me semble être un risque sécuritaire démential. Ah oui, complètement démentiel.
Le l'énergie est absolument vitale pour la souveraineté de nos sociétés bien évidemment, mais en particulier pour l'efficacité opérationnelle de nos militaires. Moi, j'étais cette semaine avec un colonel de l'armée de terre qui est un des spécialistes de la sécurité énergétique et on était justement en train de travailler sur cette dimension essentielle de l'énergie. Et vous disez quoi ? Il faut surtout pas toucher à ces stocks là parce qu'il faut les réserver à l'armée. Alors le le colonel était on n pas abordé ce ce sujet-là et combien même on l'aurait abordé c'est lui la grande muette, c'est pas vous hein. Absolument.
Mais je respecte le le le secret le secret là-dessus et j'ai moi-même eu l'honneur de servir dans dans l'armée de terre. Le point central là-dessus c'est qu'il faut être très vigilant. Je je découvre la politique depuis 2 ans et demi. Maintenant, je commence à comprendre un peu comment ça se passe. Il y a beaucoup de professionnels de la politique qui cèdent à la panique. Là, il faut pas céder à la panique, faut regarder la réalité en face. Et la réalité, c'est que la Russie Vladimir Poutine attend le moindre signe de faiblesse de notre part pour nous agresser. Et donc du coup, libérer des stocks de diesel actuellement, c'est prendre un risque considérable.
Raphaël Cheberger, est-ce que vous partagez l'inquiétude de votre collègue européen ? Euh oui, en partie et encore une fois, on est sur une mesure qui si elle détend un peu les marchés du pétrole euh et du gazoile, tant mieux parce que il faut pas non plus négliger euh la situation dans laquelle se trouve aujourd'hui euh le pays et et la première et les consommateurs et la première capacité de de résilience d'un pays, ça reste le moral des troupes, si je peux le dire.
Enfin là, ce que vous nous dites ce soir, mais si et si et si on ne fait pas attention, je me tourne vers le fait attention euh à l'acceptation sociale de la situation euh à la question du pouvoir d'achat, on va au droit d'autres problèmes qui sont d'autres problèmes. Mais il faut bien avoir en tête, et c'est là que je rejoins mon collègue européen, c'est que c'est une compétition mondiale. Euh ce qui euh euh il y a deux facteurs qui ont agi ces derniers mois sur sur les cours du pétrole. C'est évidemment d'abord le facteur physique de la guerre dans le trroit d'Ormous qui a dans un premier temps coupé les flux, dans un second temps détruit des moyens de production, hein.
On est en train la guerre dans le D3 d'Ormous est en train de détruire des moyens de d'extraction et de raffinage du pétrole. C'est le cas aussi de la guerre en Ukraine et en et en Russie où de plus en plus les attaques se font sur des infrastructures énergétiques, ça veut dire sur nos capacités futures au niveau mondial à à produire. Mais la deuxième le deuxième effet qui a conduit à une explosion des cours internationaux, c'est l'attitude de la Chine. Parce que autant on a Donald Trump qui aujourd'hui commence à rechiner, à exporter une partie de sa production, enfin pour l'instant c'est l'exportation de produits pétroliers américains ou gaziers qui permet de tenir les cours.
Parce que de l'autre côté, la Chine quand la guerre s'est déclaré a commencé par rétracter contracter sa consommation de produits pétroliers, ce qui a plutôt permis de maintenir euh les marchés. Mais aujourd'hui, elle s'est complètement euh lâchée et aujourd'hui force de constater que les Chine a les moyens euh d'acheter euh des énergie pétrolé cher sur les marchés mondiaux, contrairement euh aux puissances européennes. Bon, on parlait au début de l'émission de nos vies rétrécis.
[raclement de gorge] Il y a les sorties qu'on ne fait plus, les amis ou la famille qu'on va voir moins souvent, les petits plaisirs qui passent à l'ass, on va continuer d'en parler avec vous et également avec ce reportage d'Hélène Bonduel et Mathilde Boucher à Évreux. Chaque matin, une même file d'attente dans la station service [musique] la moins chère à l'entrée de la ville d'EVreux. Et pourtant, pas question de faire un plein complet. Je roule suivant le nécessaire, c'est-à-dire les courses, la santé et voilà. Nous nous rendons au marché Saint-Michel en ville. Ici, pas de super flux non plus. Une tranche de rôti de cuit, une petite s'il vous plaît.
Dans ce quartier résidentiel, beaucoup de retraités comme Valérie qui délaissent régulièrement leur voiture. Je fais beaucoup de choses à pied. J'ai de la chance de pouvoir marcher en fait. Voilà. Vous avez changé vos habitudes ? J'ai changé mes habitudes tout à fait. Par contre, je prends pas mes fruits, mes légumes. Voilà. Au marché. Au marché. Je peux pas. Il y a des Je peux pas. C'est trop cher. Voilà. Ça c'est depuis que l'essence a augmenté aussi. Vous vous dites faut faire des prix ont augmenté. Il y a pas que l'essence quand même qui augmenté. Faut quand même le dire. Il y a tout. Ça a fait boum quoi. Voilà, c'est tout. D'ailleurs, ce mardi matin, il n'y a pas foule chez le primeur.
Ah oui, beaucoup beaucoup moins de gens. Ah non, on a dû perdre facilement entre 10 et 20 %. À la boulangerie voisine. Est-ce qu'il vous faut autre chose ? Parfait. Le panier moyen aussi a diminué. Latitia, la vendeuse, le comprend d'autant plus qu'elle aussi a réduit son train de vie. Avec mon mari, on aime bien sortir, faire des salons, faire des concerts. On avait l'habitude d'aller un peu plus dans les villes aux alentours comme Ran ou Paris, ça restait quand même assez proche et là on est obligé d'arrêter. Même pour les amis, pour la famille, on les voit beaucoup moins. On a la chance quand même de pouvoir voir en visio mais c'est pas pareil.
[musique] Elle vit à 10 km de son travail sans transport en commun. Alors aujourd'hui, comme chaque [musique] jour, elle ne rentrera pas chez elle pour ses 3 heures de coupure. Là, je vais juste me promener un petit peu, prendre l'air et après je vais revenir en boutique, manger un petit bout et reprendre le travail après. Et d'habitude, vous faisiez pas ça ? Non, habituellement, je prenais la voiture et je rentrais me reposer à la maison. Et là, c'est pas possible. Non, là, je préfère éviter. Pourquoi ? Ça m'économise un aller-retour et c'est pas négligeable sur la semaine. Latitia économise 40 € par mois. De quoi réaliser un plein de courses. Il y a Catherine aussi parmi nous.
Bonsoir Catherine. Prenez le micro de de David. Alors, il y avait une boulangère dans dans ce reportage et vous êtes boulangère vous-même à Levalois Péret près de Paris. Le renoncement au petit plaisir vous le percevez chez vos clients ? Oui, on le perçoit surtout sur la pâtisserie. Le petit gâteau du dimanche, on y relance. le pain, la demi-baguette plutôt que d'acheter une baguette euh ou acheter euh tout l'effet plaisir n'existe plus. Les clients se justifient, vos clients habituels, ils vous disent "Bah oui, mais ils nous comprennent, ils nous comprennent parce que bah déjà on on a un commerce de proximité.
La boulangerie dans un village, dans une ville, dans un quartier, c'est quand même un élément essentiel et c'est le tout le tissu social. avec boulangère. Nous on a un saloné, les gens se posent, discutent et c'est vrai qu'on a pris de plein fouet déjà en 2023. Alors, on nous a incité à passer à l'électrique. Nous sommes passés à l'électrique. Les fours sont électriques dans votre boulanger. Électrique. Sauf qu'en 2022, nous avons eu 500 % d'augmentation. C'est-à-dire qu'en février, j'ai eu une facture de 25000 € qui correspondait à ce que j'avais payé l'année précédente pour l'année.
Et on nous a dit "Ah mais merveilleux, vous avez eu un amortisseur de 50 %, vous auriez dû payer 50000 €." Mais comment c'est c'est impossible si vous voulez on sortait d'une période Covid où déjà ça avait été très compliqué et on ne peut plus répercuter nous les hausses. Donc ce que ce qu'on veut c'est être vigilant actuellement. Heureusement, nous avons une chance. C'estàd quand vous dites on peut pas répercuter les hausses, par exemple, vous pouvez pas augmenter le prix de votre baguette de pain. Non.
Et même sur les matières première parce que comme le dit monsieur, les transports, nous nous fabriquons, nous sommes des artisans, donc les marchandises viennent de Ringis, mais à un moment donné nos fournisseurs si le gasoile est beaucoup plus cher, ils sont obligés de répercuter sur les factures. Et là, vous avez déjà par exemple une hausse du prix de la farine que vous achetez ? Alors pas pour l'instant mais pour le mois prochain. On nous annonce caritou on nous annonce avant la fin de l'année sur l'ensemble pas uniquement la farine mais sur l'ensemble de nos produits que nous achetons 20 % d'augmentation. C'est ça la fourchette elle est bonne Grégor Caré.
C'est ça le ruissellement sur l'économie dont je parlais tout à l'heure. Alors c'est un double ruissellement. Il y a effectivement on a toujours pas payé on a toujours pas réglé la note de l'inflation des de l'énergie dans l'alimentaire et c'est très important. Pourquoi on l'a pas payé en fait ? Alors par exemple pour les grandes surfaces, les tarifs se négocient au mois de mars et donc les tarifs de l'année avaient été négociés juste au moment du déclenchement de la guerre. Juste avant juste avant si bien que les agriculteurs ou les industriels ont dit mais nous on n' pas répercuté les hausses.
Là il commence à ouvrir les on commence à réouvrir les négociations et là il demande des revaléorisations assez sensibles. Ça c'est la première couche. La deuxième couche c'est ce qui s'est passé cet été. Cet été on a eu quand même une canicule sécheresse canicule surtout les plantes ont grillé comme nous on a eu très chaud. Ben les plantes aussi. Donc des très mauvais rendements de blé notamment de blé notamment et même mortalité sur mortalité. Les les génistes vous savez quand il fait très chaud elles ont moins de donc [raclement de gorge] moins de veau. Ça veut dire que il y aura moins de viande, il y aura moins de lait.
Et ben, c'est comme pour le pétrole, moins d'offre, une demande qui va pas bouger. On va malheureusement être confronté à des à des hausses de prix pour le blé, voilà le beurre, voilà, tout ce qui est produit laitier, tout ce qui est tout ce qui est dérivé. Donc vous allez avoir un effet là qui va se cumuler l'un et l'autre. Et puis l'effet sur le long terme, l'effet sur le long terme euh vous l'avez dit, ça a pas commencé au mois de de février. La baisse de pouvoir d'achat, elle est finalement sur le très long terme. Et on regarde ce qui s'est passé sur 20 ans, qu'est-ce qui s'est passé ?
Bah, on a euh nous on a regardé les prix, on a regardé comment ça a évalué, on les a évalué en temps de travail. Par exemple, la baguette en temps de travail, ça a pas significativement augmenté. Même si les gens, c'est un fantasme dit "Ah la baguette, j'ai payé 1 franc." Personne n'a payé la baguette un franc. C'était dans les années 60 centimes de marge chez une baguette. Voilà. En revanche euh il y a plein de choses qui ont augmenté. Les assurances, on l'a dit, le logement euh il y a 20 ans, on avait pas voilà les téléphones quand vous avez une famille, voilà les abonnements, tout ça. Et finalement notre reste à vivre, les dépenses arbitrables s'est réduit à pot de chagrin.
Et donc l'incé dit vous avez pas perdu en pouvoir d'achat. Oui, on n pas perdu en pouvoir d'achat. Malgré tout ce sur quoi maintenant on peut aller arbitrer bah ça s'est réduit à pot de chagrin. Et il reste quoi effectivement ? les loisirs, mais les loisirs de tous les loisirs en fait, c'estàd que les gens sont en train de renier sur tous les loisirs et j'entendais c'était Luc qui parlait des des du télétravail et cetera. Nous on a fait une enquête, il y a des gens qui nous disent "Je perds de l'argent dans la travailler, je me mets en arrêt maladie." Voilà, en arrêt maladie quand même. Je me mets en arrêt maladie voilà parce que j'ai pas le choix.
Bien sûr, le télétravail tout le monde peut pas le faire. Et donc il y a des gens en prenant leur voiture, ça va leur coûter beaucoup plus cher. Donc ça c'est la c'est vraiment cette cette inflation de l'énergie tout à fait récente. Elle est venue heurter une problématique de fond qui est finalement quelque chose qu'on avait depuis 20 ans. Je vous voyais Thomas Pellerin Carlin a écouté Catherine en opinant du chef. [grognement] On a l'impression aussi quand on écoute Catherine et quand on écoute Grégory que ce n'est que le début. Euh ben oui effectivement si on prend cette crise du pouvoir d'achat dont vous parlez enfin ça fait des années qu'elle est là.
Euh moi je me je me souviens il y a 10 ans Emmanuel Macron nous promettait une nouvelle approche économique, la théorie du ruissellement. On allait baisser les impôts pour les riches et ça allait permettre au travailleurs de gagner plus d'argent. Bah baisser les impôts pour les riches, il l'a fait. Enfin, je veux dire, on a perdu depuis 10 ans 60 milliards d'euros juste avec la suppression de la PO sur les grandes fortunes. Et je parle même pas de l'absence de lutte contre l'évasion fiscale et cetera. Et ce qu'on voit c'est que bah oui, les riches sont devenus plus riches. Bernard Arnaud, il se porte très bien.
Madame Bencour qui a jamais travaillé de sa vie et qui est quand même milliardaire aussi. Euh et les travailleurs galèrent de plus en plus. Mais comment augmenter nos salariés ? Nous comment ils ont besoin on a besoin d'augmenter les salaires. Mais comment les augmenter alors qu'on a aucune marge de manœuvre et que nos trésoreries sont exang ? Il faut une politique globale par exemple pour faire pour faire face au problèmes de pouvoir d'achat liés aux questions des énergies fossiles aujourd'hui ce qu'on propose avec Raphaë Gluxman, c'est un chèque énergie qui soit à la hauteur de l'enjeu.
C'est-à-dire que pour les 6 millions de Français qui galèrent le plus, on leur donne tout de suite immédiatement 500 €. Et pour 100 millions de Français qui galèrent aussi, on leur donne 200 €. Donc comme ça, on aide 16 millions de français. Combien ça coûte tout ça ? Ça coûte 4 milliards. 4 milliards, c'est un demi voilà. Par ailleurs, la manière dont on veut financer ça, c'est par la taxation des super profits. Parce que vous disiez au début que les entreprises rangent sur leur marge. C'est le cas de la vôtre. C'est le cas de la vôtre. C'est le cas de la vôtre. Ici, on a trois entreprises qui rent sur leur marge.
Mais il y a des entreprises qui renent pas sur leur marge du tout qui, au contraire se goinfrent. Tout le monde parle de Total énergie parce que c'est l'entreprise la plus connue en France, mais c'est tous les producteurs pétroliers et gaziers qui se goinfrent aujourd'hui. La France, imaginez, la France en ce moment, au 2e trimestre de cette année, c'est le numéro 2 mondial. de la quantité de dividendes données à leurs actionnaires. Numéro 1, les États-Unis, numéro 2, la France, devant l'Allemagne, devant la Chine, devant l'Inde. Donc, il faut une taxation des super profits. Cette taxation des super profits qui concerne évidemment Total, elle peut arriver au niveau européen.
Aujourd'hui, au niveau européen, nos camarades socialistes espagnols sont pour. On a réussi à convaincre, avec ma collègue Aurora Luc, on a réussi à convaincre la droite allemande de nous rejoindre. Qui bloque ? Emmanuel Macron. Alors, peut-être qu'il passe beaucoup de temps à dîner avec Patrick Pouillané, le PDG total. Peut-être que ça influence son son point de vue politique. Là, vous ne répondez pas à Catherine, vous faites vraiment de la politique parce que si. Pourquoi je vous réponds ? Question. Donc, est-ce aider les TPE ? Parce que moi dans en écoutant les programmes de tout le monde, de tous les partis, jamais on ne parle des TPE.
Et donc, est-ce que vous avez vous allez aider les TPE à augmenter les qu'on puisse augmenter les salaires de nos ouvriers pour qu'ils puissent reconsommer et relancer l'économie ? C'est quoi le levier pour Catherine ? [raclement de gorge] Peut-être on va donner le bâton de parole à Raphaël Chenberger. Oui, mais alors vous vous engagez à faire court. Très bien. Taxation des super profits, ça nous permet de donner entre 200 et 500 € à 16 millions de personnes. Je suis sûr qu'il y a plusieurs de vos salariés au moins qui seront concernés par ça.
Deuxième volet qui a une réforme fiscale qui est pas spécifique à l'énergie, on taxe les méga héritages, les gens qui reçoivent plus de 200 millions d'euros d'héritage et ça nous permet de baisser un autre impôt qui est la CSG que pay salariés. Ce c'est pas ce sera pas tout de suite donc oui mais un salarié à qui on verse 2000 il nous coûte 4000. Voilà c'est bien le sujet. C'est bien le sujet Raphael chez Berger et euh organiser des grands en fait moi le organiser des grands mouvements où on fait d'abord de la dépense et puis ensuite ça génère des recettes. C'est ce qu'on peut faire quand on a un peu de marge sur les finances publiques. On a plus de marge sur les finances publiques.
On est à 3000 milliards de dettes dans le pays. Donc euh aujourd'hui faire des promesses, on l'a dit, je suis député non inscrit, faire des promesses dans la perspective de la présidentielle, ça n'est en rien en rien une réponse à ce que les Français vont traverser. Pas dans un mois. traverse déjà et et donc l'urgence alors malheureusement le le cycle des débats politiques, les règles de débat budgétaire font que c'est des débats annuels. C'est dans ce projet de loi de finance et dans ce projet de loi de finance le seul vecteur sur lequel on peut agir c'est la baisse des charges et disons salariale parce que ça c'est sans rien faire tout de suite de l'argent qui est rendu au au travailleurs.
le meilleur vecteur pour redonner, je dirais pas du pouvoir d'achat à date, juste de la capacité. Ce qui est intéressant, c'est que en attendant les débats budgétaires qui commenceront ici à l'Assemblée nationale le 13 octobre, il y a des élus locaux qui se mobilisent pour essayer d'aider et d'amortir la facture de leurs habitants. Je vous propose d'aller tiens à à Côtebec les Buuvs, c'est en scène maritime. C'est près de c'est près de Rouan. Bonsoir Laurent Bonater et merci d'être avec nous ce soir sur LCP. Bonsoir. [grognement] Vous êtes le maire horizonation.
Vous êtes le maire Horizon de Codebec et vous proposez depuis quelques jours un coup de pouce pour faire le plein, une carte carburant prépayée de 80 € aux habitants de de votre commune qui en font la demande. Alors quand même sous certaines conditions, lesquelles d'abord ? Ah bah d'abord on veut aider les gens qui travaillent. Notre objectif c'est d'aider ceux qui n'ont pas le choix. On l'a vu dans le reportage que vousz tout à l'heure, il y a des retraités ou des gens qui sont inactifs qui peuvent s'organiser différemment dans leur journée de de quotidienne. Les gens qui travaillent, qui ont besoin de la voiture pour aller bosser, eux, ils ont pas le choix.
Donc le critère qu'on a mis c'est d'être salarié. Alors, quel que soit le style de salarié, hein, même les apprentis, on veut aider tout le monde et puis qu'il y ait un minimum de distance, c'est-à-dire 15 km aller, 15 km retour tous les jours pour que les forces soient significatifs. Et donc sur cette base là et avec un plafond de ressources, évidemment, il s'agit pas d'aider les gens les les plus aisés, mais on voulait être au-dessus du SMIC, hein. On s'est mis nettement au-dessus du SMIC, à 1731 € euh net pour une personne seule. Euh on délivre cette ce cette carte carburant de 80 € euh consommable tout de suite. Vous avez déjà beaucoup d'habitants qui ont fait la demande.
50 euh pour une ville de 2500 habitants, c'est pas mal. C'est un dispositif qu'on avait déjà mis en route il y a 4 ans au moment de la première crise pétrolière. Mais à l'époque le le gouvernement avait eu les moyens de de plafonner le prix de de l'essence. Donc c'était moins massif. On en avait donné une trentaine à l'époque. Là, on a eu 50 demandes. Il y a eu évidemment quelques dossiers qui étaient pas éligibles pour des conditions euh pour des conditions de de ressources ou de ou de ou des critères de distance. Euh on en a déjà 35 qui sont distribués. Ça va continuer à monter et on est ravi de pouvoir aider.
On fait ça sans augmenter la fiscalité locale parce qu'on avait une petite marge de manœuvre. Justement, on sait que les collectivités locales sont à l'os. Vous allez chercher où l'argent pour financer ce coup de pouce ? Alors, non seulement on est à l'os, mais en plus on a des craintes nous-mêmes, hein, parce que l'augmentation euh de l'énergie, du carburant, il va nous toucher nous, il nous touche déjà nous. On estime que cette année, rien que sur la fin d'année, on va dépenser 15 % de plus euh d'essence pour nos propres véhicules, pour euh les véhicules des services techniques, enfin, voyez, tous les véhicules qui travaillent quotidiennement au service des habitants.
Et puis, on va avoir sans doute cet hiver une charge de chauffage qui va être importante pour chauffer les écoles. Alors, il se trouve que on a un CCS qui est très actif, qui aide beaucoup euh les gens en difficulté. C'est un budget global d'environ 400000 €. Et sur ce budget global, on avait des aides facultatives. On a chaque année des aides facultatives et il se trouve qu'elles étaient sous-consommées cette année. On avait quelques milliers d'euros qui étaient disponibles là et donc on les a mis à disposition des gens qui travaillent Raphaë Raphaël Shellenberger.
Alors il est pas du tout de scène maritime, lui il est du Hain le député Raphaël Chellenberger qui fronce les sourcils en vous entendant parce que vous êtes jaloux. Alors j'ai 400000 € de CCS dans une commune de 2500 habitants. C'est 1500 monsieur le député compris. Voilà. Voilà, c'était important. [rires] Nous sommes une grande commune urbaine au sud de Ran, juste à côté de Cléon où était votre voisin ce matin, je crois. Tout à fait. Bon et alors, quel était quel est l'esprit qui vous a guidé vers ce vers ce coup de pouce ? C'est-à-dire, vous aviez des habitants de de votre de votre ville qui bougeaient plus, les commerces qui marchaient plus.
On se dit bon, c'est vrai que la plupart du temps, on se tourne plutôt vers l'État ou le gouvernement. Alors euh c'est cumulable, hein, avec la prime carburant du gouvernement. Donc quelqu'un qui prend la prime à Codbec parce qu'il habite à Codbec et qu' en plus la prime du gouvernement ça commence à compenser un peu la hausse du carburant. Et vous avez raison de dire que les gens bougent plus. Moi je le vois physiquement dans la commune. Il y a moins de véhicules qui se déplacent. Alors ça peut avoir un aspect positif pour l'environnement mais enfin quand les gens sont contraints de pas pouvoir se déplacer quand même un vrai frein.
Et puis on le voyait bien dans votre reportage tout à l'heure à Évreux. On le sent aussi chez nos commerçants, les restaurateurs, les commerces de qualité, le primeur, il y a moins d'achat plaisir, il y a moins de pouvoir d'achat et donc les gens quand ils ont mis 120 130 140 balles dans le dans le plein d'essence et ben ils ont moins d'argent pour se faire plaisir, pour aller au ciné, pour aller au resto.
Et donc nous avec ce petit pouvoir d'achat, c'est c'est modeste he, c'est quelques milliers d'euros qu'on remet dans le circuit à Codebec, on espère que les gens vont pouvoir continuer à faire tourner l'économie parce qu'on sait bien que les les les cercles vicieux économiques lorsque vous commencez à gripper la consommation, c'est mauvais pour tout le monde. Bon bah tous à Code bec les ail buff mais enfin il faut y habiter depuis 3 mois pour avoir droit pour avoir droit à votre coup de pouce. Merci en tout cas d'avoir été en direct avec nous.
Ce qui est intéressant avec le témoignage du maire de Codebec les buufs, c'est que [raclement de gorge] il y a des initiatives locales et quand on cherche, on en trouve quand même pas mal. Et se dire que ce sont les élus locaux finalement qui réussissent avec leurs petits bras à mettre en place bah des petites enveloppes, des coups de pouce. Il y a aussi par exemple des de l'autopartage électrique dans certaines communes qui s'est mis en place. Euh mais ça se passe au niveau local. Ouais. Oui, ça se passe au niveau local. Et quand même on interroge les les consommateurs, euh euh c'est quand même pas très agréable. Enfin, ce que demandent les gens, c'est pas la charité en fait.
Ce qu'il demande, c'est de pouvoir vivre avec leur salaire. Et donc euh vraiment ce que j'entends beaucoup et c'est pas du tout une demande de de que choisir, mais c'est vraiment les échos que que j'ai, c'est ce que je veux, c'est une baisse des taxes. En fait, je vous demande parce l'aide gros rouleur, il y a la moitié des gens la moitié des gens, l'idro rouleur les bénéf déjà ça ne bénéficie pas à tout le monde et la moitié ne vont pas chercher ça. Donc ce que ce que veulent les gens, c'est vivre dignement.
Il y a pas longtemps, il y avait une dame, elle avait même les larmes aux yeux, elle dit "Mais moi, j'arrive pas à acheter à manger à mes enfants, pourtant je travaille." Voilà, elle avait quatre enfants, elle vivait seul. Bon ben la famille éclatée. Ben voilà, la situation elle est compliquée et je je c'est c'est problème, c'est qu'on est on nous dit qu'on est dans une économie de marché, donc ce que veulent les gens, c'est pas forcément euh surtout que l'État a pas fait quand même la démonstration de son extrêmement bonne gestion. Donc ils nous disent, ils demandent pas d'être un petit peu de sous comme ça distribué.
Ils veulent que le système puisse tourner, que l'État ne vienne pas trop gripper un peu la machine. Et là, ils ont le sentiment que parce que dans les dans le lit de carburant 1,40 le diesel, il y a 1,20 € c'est des taxes. C'est pas ça peut être la guerre en Ukraine mais c'est quand même des taxes. Quand Macron dit je vais libér libérer un peu de de stock, il a beaucoup plus la main sur l'20 le 1,20 € de taxe que sur les les stocks hein, désolé. Ça vous parle forcément. Françoise, bonsoir. Vous avez un micro. Françoise, on a beaucoup parlé de votre profession depuis le début de cette crise. Vous êtes infirmière libérale, précisément à Saint-Le la Forêt dans le dans le Valdoise.
Le gouvernement avait annoncé justement la semaine dernière une aide de 80 € pour les infirmiers qui roulent plus de 100 km par jour. Grégory disait, il y a aussi des professions qui disent "On n pas besoin de on fait pas l'omone, on veut on veut des choses durables, on veut on veut aussi de la une considération pour ce qu'on fait. Vous comment vous en sortez ?" Alors nous on est moins impacté par rapport au fait que on est donc infirmière indépendante, on n pas de salarié, on n pas les mêmes problématiques, mais l'impact est tout aussi importante dans le sens où nous on a donc nos salaires sont en fonction d'une nomenclature fixée par l'État.
On ne peut donc en aucun cas augmenter nos tarifs. Le sur l'essence, on a calculé avec Céline qu'on était Je précise qu'à vos côté, il y a Cline qui est également infirmière libérale. C'est vous êtes copine et vous êtes venu ensemble. Voilà. Donc nous on a on a calculé sur une augmentation de 60 € par mois et nous une piqû à domicile c'est facturé 7,25 €.
Bon, ça c'est une chose euh la l'impact est nous a vraiment euh hier touché parce que en fait nous patients avant on on quand on on faisait notre tournée, on pouvait on ne pas regrouper les patients parce que on a en fonction des horaires chez qui des personnes chez qui on allait mais maintenant on regroupe tout le monde en dans un quartier pour se déplacer moins les gens Ça dépendait pas des patients. Enfin aujourd'hui, ça dépend du trajet en fait. Ça dépend du trajet. Le trajet impacte vraiment la tournée. Et puis les patients aussi qui comme disait Céline aussi qui sont un peu plus loin, on les prend pas. Ah oui bah oui parce que il y a un impact direct.
Nous on va parfois deux fois par jour chez les patients. Donc ces allers-retours, ils sont très très vite impactants. Qu'est-ce que vous vouliez demander aux élus qui sont là ce soir ? Moi, on voulait demander comment les députés euh peuvent prendre des mesures concrètes pour que euh on continue à aller soigner les personnes, accompagner les personnes domicile parce que là vraiment on est très très peu à se déplacer. Maintenant, les kinés ne se déplacent plus chez les gens, les docteurs, les médecins non plus. Donc nous les et les auxiliaires qui continuons à aller chez les gens et Dieu sait si on est indispensable puisque là on parle des des personnes âgés.
Je veux juste rajouter ça et nous on les accompagne dans leur souffrance de baisse de pougeir d'achat aussi dans tout ce qu'ils peuvent pas faire. Voilà je crois qu'il il y a il y a deux problématiques un peu distinctes qui se dégagent. Celle de la contamination de par l'inflation hein de de des prix de l'énergie. chaque élément de la chaîne de valeur. Pour faire une baguette de pain, d'abord il faut faire pousser du blé, pour ça, il faut de l'engrais, pour ça c'est du gaz et cetera et cetera. Et à chaque étape, on a de l'énergie qui augmente. Donc chaque étape ça augmente.
Et puis un deuxième facteur que vous décrivez bien euh qu'on a eu aussi avec euh transporteur, c'est que depuis des années euh la la portion de du déplacement euh est n'était pas valorisée dans le système économique. Je c'est peut-être l'inverse de ce que vous disiez tout à l'heure, c'est que oui, notre économie s'est construite autour du transport parce que le transport ne coûtait rien ou relativement peu. Comment ça se fait que c'est si peu cher d'importer de l'autre bout du monde ? parce que le transport ne coûte presque rien. Et aujourd'hui, on voit bien dans ce que vous décrivez qu'il faut se réorganiser en reprenant en en en tête le fait que le transport a un coût.
Donc voilà, vous avez une première mesure de bon sens dans le fond euh où vous regroupez vos enfin vous regroupez vous organisez votre tournée en fonction de de l'ordre géographique. Elle regroupe pas les patients malades dans un sinon ça fait des clusters après qu'on comprenne bien. C'estd que vous vous allez vous faites rue par rue plutôt que horaire. par horaire en fonction de ce qui arrange les patients, vous le faites en fonction de votre tournée. Donc ça ça va sur la première hausse, mais sur la deuxième hausse, c'est plus compliqué.
Euh ce et quand je dis on a organisé nos politiques publiques en fonction de ça, bah le maintien à domicile, ça a été une une stratégie pour maintenir la dépense publique en matière de santé parce que ça coûte moins cher d'avoir un patient au Mais là, vous faites le constat avec elle, vous lui répondez pas aujourd'hui. Bah aujourd'hui, bah c'est si c'est ce que je dis, c'est qu'il va falloir prendre en compte dans la construction de votre rémunération le volet transport. C'estd que c'est pas l'acte de soin qui coûte plus cher aujourd'hui, même si on peut discuter de sa valorisation.
sur on est vraiment sur une goutte qui fait déborder le vase si je peux me permettre parce que nous nos charges ont [rires] augmenté comme tout le monde a vraiment mais tout toutes les caisses toutes les charges ont tellement augmenté euh que bon voilà de toute façon notre salaire baisse comme tout le monde. C'est c'est vrai que là on est tous dans la même problématique. C'est vrai. Thomas Pèlerin Carlin, la solution structurelle euh sur ça, c'est clairement le passage à la voiture électrique et la question c'est comment est-ce qu'on peut le faire ? Euh moi, je pense à une infirmière à domicile qui soigne ma belle-mère dans le département de la Manche à côté de Torini Survire.
Elle elle a déjà pu passer à l'électrique. Elle a une Rena Zoé depuis je pense 4 5 ans maintenant et elle savait elle sentait qu'elle avait fait des économies même à l'époque où l'essence était 1,60 € 1,70 €. Euh et vu que je suis chercheur de formation, bah du coup je l'ai eu au téléphone et puis euh elle m'a donné les données qui m'ont permis de calculer pour elle qu'elle économisait en moyenne 100 à 200 € par mois euh parce qu'elle était passée à l'électrique. La question, elle fait 150 km par jour, donc peut-être un peu plus que que vous. La question c'est comment est-ce qu'on peut permettre ça à grande échelle ? Et là clairement, il faut une action de l'État.
Il faut que l'État ait un dialogue franc avec les constructeurs automobiles qui sont capables de faire ça. Là, je viens ce matin de l'usine de Cléon euh en scène maritime qui fabrique les moteurs notamment de la R5 électrique. Elle tourne à plein régime. Absolument. tourne à plein régime sur les moteurs de de la R5 et de faire un pact du coup avec nos entreprises françaises de l'automobile pour voir comment est-ce qu'elles peuvent augmenter la production de voiture électrique adaptée à votre métier.
la R5 grosso modo le type de taille dont on a besoin quand on est infirmière à domicile et qu'on puisse avoir grâce à disons ce ce coup de pouce de l'État un effet volume qui va créer de l'emploi pour nos ouvriers de l'automobile à Cléon à Doué à Dunkerc et à Mobug ailleurs et de faire en sorte que ça puisse être accessible pour vous et pour ça faut dialoguer avec les banques. François, vous y avez réfléchi à la voiture électrique ? Oui, on a on parlait hier soir Céline s bien dans le micro Françoise on parlait hier soir Céline s'est renseigné les leasings de voitures électriques.
Nous fatalement on achète des voitures professionnelles en leasing parce que bon euh on peut déduire et le gouvernement a annoncé des facilités pour les infirmières libérales et les infirmiers libéraux. Céline Oui mais les il faut gagner je crois moins de 16000 euros. Il y a un plafond, il y a un plafond qui est très bas pour une infirmière libérale. Je crois que là-dessus, on peut réorienter et assez rapidement une partie de la dépense. On a beaucoup de on met beaucoup d'argent sur ce qu'on appelait les fonds verts, ma prime rénove et cetera. Euh dans des objectifs nobles, hein, réduire nos émissions de CO2. Il faut continuer à poursuivre ça.
Mais aujourd'hui, une façon très efficace de réduire très vite nos émissions de CO2 et en plus de gagner du pouvoir d'achat, c'est de passer à la voiture électrique. Donc il y a des choses sur le temps long qui sont moins efficaces. bah des mesures d'isolation qui coûtent très cher, qui produisent peu d'effets CO2. Par contre, passer à la voiture électrique, c'est un effet CO2 immédiat, c'est un effet pouvoir d'achat immédiat. Et ben cette dépense publique qui existe déjà, il faut massivement la flasher vers ça. Massivement, juste on va pas commencer à déshabiller Paul pour habiller Pierre. Exactement. C'estàd qu'en fait le le fond vert, c'est pas de l'argent qui sert à rien.
Le fond vert, c'est l'argent dont la mère de Villerbocage a besoin pour financer un réseau de chaleur pour que la ville arrête de dépendre du gaz. Là, on parle du pétrole parce que c'est l'actualité du moment, mais là, il y a l'hiver qui arrive. Les prix du gaz, ils ont aussi explosé. Euh donc, si on commence à déshabiller Pierre pour habiller Paul, euh enfin, on va aller on va aller droit sujet d'urgence. Enfin, le le propre le propre des responsables politiques, c'est d'organiser les urgences. Oui, c'est important d'isoler des bâtiments la fin du mois et la fin du monde. C'est beaucoup plus rapide aujourd'hui pour rendre du pouvoir d'achat de soutenir l'achat rapide de véhiculer.
Il ne nous reste que 2 minutes et Grégor Car, je voulais vraiment qu'on dise un mot du foule parce que là, on parlait du gaz. Il y a quand même encore en France 2600000 foyers qui se chauvent au Fioules. Est-ce que vous avez vu le prix du fioule ? Oui. En ce moment plus 60 % sur 1 an. C'est c'est jamais arrivé. On est d'accord GG ? C'est jamais arrivé. C'est jamais on est à 1880 € les les 1000 L. Oui. Alors en plus vous vous quand vous avez une maison au FU, vous cumulez probablement vieille maison éloignement de de enfin isolement. Donc ça veut dire vous avez probablement une voiture, vous avez pas probablement pas une voiture très très neuve.
Donc effectivement là le ticket il est moi j'ai deux questions pratiques Grégory. Est-ce qu'il faut attendre pour remplir la cuve ? Alors [raclement de gorge] à 2000 € les 1000 L plus grandchose. Bah c'est dur là ce que font les gens ils font comme pour les carburants, ils font des demi-tuves. Nous on fait des enchères mais on n pas des super prix en ce moment je vous cache pas. Donc vous savez on essaie de faire des achats groupés pareil. Oui. Alors c'était ma deuxième question. Est-ce que ça vaut le coup de se rassembler avec les voisins si on s'entend bien avec eux ?
On est on a voilà vous pouvez essayer de consulter on a un site ça s'appelle Fence enfin je me sais plus je dis bon en tout cas on on a on essaie de baisser on baisse un tout petit peu mais c'est ça sera pas à la hauteur des attentes un achat groupé ça peut faire baisser les prix de mais on suit vraiment c'est Ouais et puis ouais peut-être même un peu moin mais c'est surtout que de semaine en semaine ça augmente he c'est-à-dire que je regardais les prix il y a 15 jours et aujourd'hui ça n'a absolument plus rien à voir et on est sur la même problématique hein pour pour ces gens-là c'est le même problématique pour la voiture électrique.
qu'on va leur dire va falloir passer à une pompe à chaleur. Oui, mais sauf que pareil le ticket d'entrée, il est très élevé. Vous avez euh il y a voilà, il y a une problème. En fait, on a les solutions mais on a juste pas le sous en ce moment individuellement pour payer la solution. Voilà, les gens ont pas de pouvoir de choix en fait que choisir vous. Voilà, il y a il y a un problème de pouvoir d'achat et malheureusement effectivement la solution une voiture électrique pour des déplacements quotidiens, c'est idéal avec des panneaux solaires sur le toit, c'est idéal. Le problème c'est qu'effectivement il y a plus rien dans les caisses.
Donc c'est à nous donner dans les poches en tout cas pas dans les nôtres. Euh vous avez vu ça passe vite une heure, c'est déjà passé. Je voulais vous remercier infiniment d'être venu chacun ben nous raconter votre histoire, votre vécu et d'être venu interroger vos élus pour parler de de cette crise de l'énergie dont on va évidemment reparler. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. Vous la retrouvez aussi à tout moment sur lcp.fr. fr. Si vous souhaitez faire partie du public de chaque voincte, sachez-le, vous pouvez vous inscrire sur lcp.fr. Nous, on revient mardi à 19h30 en direct. Je vous souhaite une excellente fin de semaine sur la 8. Bye bye.