Les non-vaccinés à l'hôpital, le masque sanitaire en extérieur, le contrôle aux frontières... Le 8h30 franceinfo de Julien Odoul
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Bienvenue si vous nous rejoignez sur France Info, la radio, ou sur France Info, canal 27. Bonjour Jean-François Aquilly.
Bonjour Chéline Asselot.
Je suis le editorialiste de France Info à mes côtés, comme tous les jours, pour cette interview de 8h30. Bonjour à vous, Julien Audoul.
Bonjour.
Vous êtes le porte-parole du Rassemblement National, président du groupe RN au Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté. On va évoquer tout d'abord, bien sûr, la situation sanitaire. Je voudrais vous faire écouter Olivier Véran, le ministre de la Santé, qui s'exprimait hier devant la Commission des lois de l'Assemblée Nationale.
Vu les chiffres que nous enregistrons depuis quelques jours dans notre pays, j'aurais tendance à parler de raz-de-marée, s'agissant du variant Omicron. Si j'extrapole un peu, on est probablement, à ce soir, en comptant les cas d'aujourd'hui, à un million de Français qui doivent être positifs au coronavirus à l'heure à laquelle je vous parle, et qui sont diagnostiqués comme tel, auxquels il faut ajouter un certain nombre de personnes asymptomatiques qui ne sont pas testées, donc probablement plus d'un million de Français.
Olivier Véran parle de raz-de-marée, 200 000 contaminations ces dernières 24 heures, a dit le ministre de la Santé. Est-ce que c'est bien raisonnable, dans ce contexte, de continuer à vous opposer, comme vous le faites, au pass vaccinal ?
Déjà, le seul raz-de-marée, moi, qui m'inquiète, c'est le raz-de-marée de violence verbale, le raz-de-marée de brutalité du ministre de la Santé à l'encontre des Français qui n'ont pas fait le choix de la vaccination.
C'est le seul qui vous inquiète ?
C'est celui qui m'inquiète en priorité, parce qu'il met à mal notre pacte républicain. Il y a aujourd'hui, de la part du gouvernement, une chasse qui est engagée contre les non-vaccinés, que je trouve extrêmement préjudiciable, extrêmement inquiétante. Je considère que le gouvernement fait peser toute la contrainte sur les non-vaccinés, parce qu'il n'a pas su, il n'a pas pu gérer cette crise, et qu'il fait fi de ses propres responsabilités, parce que la crise aujourd'hui que nous vivons n'est pas une crise sanitaire, mais d'abord une crise de l'hôpital public.
Et ce gouvernement a affaibli considérablement l'hôpital public, notamment avec la suppression de 5700 lits d'hospitalisation et la suspension de 15000 soignants. Donc je considère que c'est extrêmement grave, les propos du ministre de la Santé contre les Français non-vaccinés, qui restent des Français, je dois le dire. Parce qu'aujourd'hui, on a l'impression qu'ils sont au banc de la nation, mais au banc de la nation, c'est extrêmement grave d'un point de vue démocratique et d'un point de vue social.
Est-ce que c'est une préoccupation, comme vous le dites, démocratique, qui vous honorer, ou est-ce que c'est un discours purement électoraliste pour gagner les voix des antivax et des personnes qui doutent ?
Non, vous savez, Marine Le Pen, depuis le début de la crise sanitaire, et depuis un an, depuis le début de la campagne de vaccination, n'a eu qu'un seul souci, c'est le rassemblement des Français, c'est la cohérence, c'est la responsabilité de préserver l'unité de la nation, et un principe qui est essentiel, c'est le principe de liberté. Liberté pour les Français qui le souhaitent de se faire vacciner, et au début de la crise, évidemment, les Français ne pouvaient pas se faire vacciner parce qu'il n'y avait pas de dose, responsabilité du gouvernement, et liberté des Français qui ne le souhaitent pas, de juger le bénéfice-risque et d'évaluer en fonction de leur situation personnelle.
Vous vous inquiétez de l'hôpital public, on voit qu'aujourd'hui, ce sont majoritairement des non-vaccinés qui se retrouvent dans les services de réanimation, ce n'est pas l'occasion, là, quand même, de tout miser sur la vaccination ?
Alors là, il y a véritablement un mensonge. Il y a un mensonge de la part du Premier ministre, qui nous dit qu'il a fait une tournée des services de réanimation et qu'il y voit essentiellement des Français non-vaccinés. Il y a un mensonge aussi d'Olivier Véran. Les soignants le disent aussi. Moi, j'ai regardé, en fait, les chiffres de l'adresse, c'est-à-dire la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, qui dépendent du ministère de la Santé. Et sur la période qui va du 8 novembre au 5 décembre, on constate qu'en soins critiques, il y a 48% de Français vaccinés. Et on est terminé le 30 décembre. Oui, très bien.
Mais si vous reprenez aussi sur les décès, le 1er 5 décembre, toujours des chiffres officiels de l'adresse, nous avons 63% de vaccinés dans les décès. Ce qui montre bien qu'aujourd'hui, le vaccin n'est pas l'arme absolue. Ce qui montre bien qu'on peut, évidemment, comme on le sait, être contaminé, transmettre le virus, même étant vacciné, et même contracter une forme grave. Donc, le pass sanitaire ne sert à rien. Et a fortiori, le pass vaccinal ne sert à rien.
Julien Audoul, question toute simple. Marine Le Pen ne croit pas en la science ? Bien sûr que si. Non.
Elle croit. Non, mais ce sont les faits. Ce sont les faits. Ce sont les faits. Elle croit à la science.
Donc, tout ce qui est dit, soit par le ministre de la Santé, mais par les scientifiques, ils sont tous unanimes. Et les soignants. Donc, tous ces gens se trompent. Je vous parle de faits. C'est un fait qu'ils le disent. Très bien. Ils y croient, d'ailleurs.
Donc, ils se trompent. Moi, je vois que depuis le début de la crise, le gouvernement n'a eu qu'une seule ligne, celle du mensonge.
Et les scientifiques et les soignants qui sont en première ligne.
Est-ce qu'on peut s'interroger sur quels fondements scientifiques le gouvernement, en 15 jours, fait passer la date du rappel, de la dose de rappel, de 6 mois à aujourd'hui 3 mois ? On discute de 3 mois. Quels sont les fondements scientifiques, en 15 jours, pour changer donc cette date, pour cette dose de rappel ? Très sincèrement, on peut s'interroger aujourd'hui. Et je considère que le gouvernement, qui a menti mille fois, je rappelle Jean Castex, qui nous disait, on est vacciné, on ne peut pas tomber malade. M. Véran qui disait aussi, c'est le retour à la vie normale d'être vacciné. Donc les soignants, je précise ma question, très bien pour les arguments du départ,
mais les soignants, eux aussi, se trompent en fait.
Non, les soignants, ils sont confrontés, eux, d'abord à une crise de l'hôpital public, qui ne date pas du Covid.
Oui, mais sur l'appréciation de la vaccination, de l'utilité de la vaccination, c'est une question que je vous pose.
Oui, bien sûr, mais la vaccination est utile contre les formes graves. Elle est utile parce que c'est une protection individuelle. C'est ce qu'il y a dit. C'est le discours officiel. Non, mais c'est une protection individuelle, ce n'est pas la panacée. Vous savez, il y a quelques mois... Mais c'est utile. Mais c'est utile, mais elle ne peut pas, en tout cas, la vaccination ne peut pas être l'arme absolue. On ne peut pas limiter la lutte contre le Covid à la simple vaccination. Il fallait renforcer, évidemment, l'hôpital public. Il fallait ouvrir des lits. Il fallait revaloriser nos soignants. Il fallait aussi contrôler nos frontières pour éviter la propagation massive des variants.
Ça n'a jamais été fait dans notre pays. Est-ce que ces politiques de bon sens n'ont jamais été menées par ce gouvernement ?
Est-ce que ce n'est pas paradoxal de dire c'est utile, mais on ne va pas conseiller aux gens d'aller se faire vacciner ? De se priver donc d'une norme efficace ?
Marine Le Pen a toujours conseillé aux personnes à risque, celles qui sont atteintes de comorbidité, celles qui ont un âge avancé, de se faire vacciner. Mais pour tous les autres, encore une fois, que ce soit les jeunes, que ce soit les personnes en bonne santé, elles n'ont pas de risque, en tout cas très très peu de risque, de contracter une forme grave. Pourquoi leur imposer cette vaccination ? Pourquoi finalement les mettre au banc de la nation ? Pourquoi leur faire peser, je dirais, des contraintes énormes ?
Et pourquoi finalement décréter une mort sociale pour les Français qui ne souhaitent pas se faire vacciner, si ce n'est, encore une fois, non pas un objectif sanitaire, mais un objectif politique ?
Très peu de risques multipliés par 200 contaminations par jour, ça commence à faire beaucoup quand même pour les hôpitaux, pour en revenir aux hôpitaux auxquels vous pensez.
Oui, 200 000 contaminations, ce n'est pas 200 000 malades, ce n'est pas 200 000 personnes qui vont à l'hôpital, ce n'est pas 200 000 personnes qui vont occuper des lits de réanimation. Évidemment que plus les Français se testent, plus ils vont évidemment trouver des Français contaminés, c'est évident. Mais clairement, on voit bien que, en tout cas, les chiffres, et puis les retours d'expérience sur le variant Omicron montrent que c'est un variant plus contagieux, mais qui est beaucoup moins dangereux. Donc, est-ce qu'il ne vaut pas mieux, finalement, favoriser l'immunité naturelle des Français, qui est plus efficace et plus, je dirais, plus forte contre le vaccin ?
Encore faut-il que ça marche,
on n'a pas de certitude sur le fait qu'on est immunisé une fois qu'on a été... Plutôt qu'encore une fois,
faire peser sur 5 millions de Français des contraintes et, je dirais, agir avec brutalité contre 5 millions de Français qui ont fait le choix individuel. Encore une fois, le vaccin est une contrainte individuelle et pas collective.
Il y a un élément de réponse officiel, celui des politiques du gouvernement, mais aussi des scientifiques, c'est que Delta est toujours en cours et lui est létal. Donc, c'est la réponse qui est donnée aujourd'hui.
Non, mais cette réponse... C'est la réponse que vous dites. Oui, mais cette réponse, et encore une fois, est une mauvaise réponse. Le gouvernement ne veut pas, évidemment, voir sa propre responsabilité. Je le redis, 5 700 lits qui ont été fermés dans nos hôpitaux en pleine crise sanitaire, 15 000 soignants qui ont été suspendus. Et aujourd'hui, on a une situation totalement ubues, totalement aberrante, où on fait revenir des personnels soignants qui sont porteurs du virus. On les fait revenir pour... M.
Vérang a dit qu'il souhaitait les faire travailler, alors que d'autres qui n'ont pas fait le choix de la vaccination, mais qui auraient pu se faire tester et donc venir travailler sans le virus, n'y ont pas accès. Je trouve ça totalement délirant.
Allez, on va continuer à parler de la gestion sanitaire. Dans un instant, si vous le voulez bien, Julien Audoul, tout d'abord, à 8h41, c'est le Filinfo, et c'est avec Laurence Méride.
9 000 policiers mobilisés le soir du 31 décembre à Paris. Les bars devront fermer à 2h du matin maximum. Interdiction de danser dans tous les établissements recevant du public de boire de l'alcool dans la rue. Par ailleurs, le port du masque redevient obligatoire à l'extérieur dès demain dans la capitale et 5 autres départements d'Île-de-France, dont l'Essonne et le Val-d'Oise. Des mesures prises dans un contexte d'explosion des cas de Covid en France, 208 000 nouvelles contaminations hier. Perturbés par l'entrée en vigueur prochaine, des jauges, le tournoi de préparation de l'équipe de France de handball, réorganisé à deux semaines de l'Euro.
Le premier match programmé à Paris-Bercy, dimanche contre la Norvège, et le deuxième, le 7 janvier, à Chambéry, contre l'Egypte, sont délocalisés à Créteil, aux mêmes dates. La billetterie est limitée à 500 places pour chacune des rencontres. Plus aucun des 5 départements d'Auvergne-Rhône-Alpes n'est en vigilance orange, pluie, inondation. Mais l'alerte orange est toujours en cours pour crues et avalanches. Jusqu'à... Météo France prévoit des fortes chutes de neige.
France Info Le 8.30 France Info Jean-François Aquili, Céline Asselot
Julien Audoul, porte-parole du Rassemblement National et porte-parole également de Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle. Le port du masque rendu obligatoire dès demain dans la rue à Paris. C'est une bonne mesure pour vous ? C'est une façon de montrer que le gouvernement est réactif ?
C'est une mesure qui pourrait nous faire rire si ce n'était pas aussi grave, finalement. Rien n'a changé depuis deux ans. Et ce qui est terrible, c'est qu'on en revient, le gouvernement revient à des mesures dont on a vu qu'elles étaient totalement inefficaces. Pourquoi ? Nous savons depuis le début de la crise que le masque en extérieur ne sert à rien, qu'on ne se contamine pas à l'extérieur. Même des endroits bondés,
même des endroits où il y a beaucoup de monde, au mètre carré, vous ne pensez pas que ça a une utilité ?
Non, ça n'a aucune utilité, si ce n'est une utilité pour le gouvernement de faire semblant, de faire quelque chose, et puis toujours d'agiter les peurs, de toujours laisser cette chape de plomb, cette épée de Damoclès au-dessus des Français. Mais clairement... Vous dites quoi ?
Instrumentalisation, c'est ça que vous dites là ?
Bien sûr qu'il y a une instrumentalisation. Bien sûr que je pense qu'il y a une instrumentalisation politique du gouvernement, d'Emmanuel Macron, de faire durer cette crise. Et ces mesures sont totalement disproportionnées et déconnectées de la réalité. Je pense à des fins politiques et électorales. Évidemment, on sait très bien qu'en période de crise, les peuples ont toujours tendance à se raccrocher vers le pouvoir en place, puisqu'il apparaît comme plus rassurant et plus légitime.
Et pendant qu'on parle du masque à l'extérieur, pendant qu'on parle du variant Omicron, on ne parle pas de la campagne présidentielle et on ne parle pas des sujets importants qui vont être tranchés le 10 avril prochain.
Quelle serait la mesure, toujours pour rester sur la gestion sanitaire, que vous metteriez en place aujourd'hui, face à la situation telle qu'elle est aujourd'hui ?
Alors aujourd'hui, c'est toujours compliqué de dire aujourd'hui qu'est-ce que vous faites, parce que Marine Le Pen, depuis janvier 2020, a proposé des choses. Depuis janvier 2020, Marine Le Pen... Oui, mais aujourd'hui, en fait, c'est comme si vous avez un missile atomique qui arrive dans quelques secondes et on vous dit qu'est-ce que vous faites aujourd'hui. En fait, il y avait beaucoup de choses qu'il fallait faire avant, déjà. Mais aujourd'hui, évidemment, Marine Le Pen, déjà, n'engagerait pas le pass vaccinal, reviendrait évidemment sur ce pass sanitaire qui est totalement injuste, totalement inefficace, et surtout mettrait les moyens au niveau de l'hôpital public.
Et pas seulement pour le Covid. Vous savez, il y a un très bon papier de vos confrères du Parisien qui révèle toute la détresse des personnels soignants au CHU de Rouen, avec des situations totalement lamentables, totalement apocalyptiques, manque de brancard, où les soignants, aujourd'hui, compte tenu des difficultés qui sont les leurs, se jugent maltraitants. Donc on musclene les services hôpitaliers, mais on ne prend pas d'autres mesures, selon vous ? Il y a énormément de mesures. J'en ai parlé, notamment, arrêter la propagation des variants, freiner avec les contrôles aux frontières. On n'a jamais su, en France, contrôler nos frontières. On sait le faire partout.
Et il y a une idéologie du sans-frontierisme de ce gouvernement.
Est-ce que c'est vraiment réaliste, ça ? C'est un peu comme Tchernobyl,
le nuage ne passera pas, c'est ça ?
Vous savez, on nous disait, c'était M. Castaner, au début de la crise, que le virus n'avait pas de passeport, sauf que les gens qui contaminent, qui propagent le virus, eux, ils ont des passeports. Donc les contrôler, exiger des tests, restreindre les... Ça vaut pour les frontaliers, aussi ? Les travailleurs frontaliers,
comment ils font, du coup ?
Là, c'est la frontière. On a tout, bien sûr, mais on a toujours su... Pourquoi l'Allemagne a su le faire ? Pourquoi l'Allemagne a su, elle, limiter les déplacements ? Pourquoi l'épidémie explose en Allemagne ? Contrôler, contrôler, contrôler, contrôler ses frontières. Bien sûr que ça marche. Mais ça marche dans les pays qui ont su contrôler leurs frontières. Mais non, puisque l'épidémie
explose en Allemagne.
Donc ça ne fonctionne pas. Très clairement. On va arriver à l'obligation vaccinale, bientôt, d'ailleurs. Cette stratégie qui consiste à dire finalement, le virus va circuler, finalement, on ne peut rien faire pour contrôler les frontières est une mauvaise stratégie. C'était celle qui a été adoptée par le gouvernement depuis le début. Le mensonge permanent aussi, la manipulation des Français, leur infantilisation aussi. Et aujourd'hui, je le dis, la volonté manifeste de diviser la société entre Français vaccinés et Français non vaccinés.
Une mesure qui n'a pas été prise. Un couvre-feu le soir, donc c'est vendredi soir, de la nuit de la Saint-Sylvestre. Vous auriez été favorable ou pas ?
Non, non, on n'était pas favorable à ce couvre-feu, tout simplement parce que c'est une mesure aussi disproportionnée au regard de la réalité de cette crise. J'observe que le mensonge qui a consisté à dire la vie normale va reprendre, c'est-à-dire que vous êtes tous vaccinés et aujourd'hui, plus de 90% des Français éligibles sont vaccinés. 90% des Français ont fait le choix de la vaccination parce qu'ils ont cru, encore une fois, la parole publique en disant qu'ils allaient pouvoir retrouver une vie normale. Tout ça, c'est faux. Et la vie est toujours limitée et restreinte.
Est-ce que c'est pour ça que le Rassemblement national n'a pas l'intention de mettre en place des jauges et a fortiori des passes vaccinaux à l'entrée des meetings ?
Alors ça, nous en discuterons concrètement lundi lors d'un bureau de campagne autour de Marine Le Pen. Mais on voit bien là, quand même, toute la perversité du gouvernement. parce que d'un côté, vous annulez, ils annulent les cérémonies de vœux partout en France, de petites communes, vous avez dans les villages des cérémonies de vœux qui participent de la vie sociale qui sont importantes pour nos concitoyens.
Vous avez peut-être 50, 100 personnes, ces cérémonies vont être annulées et dans le même temps, on dit que d'un point de vue constitutionnel, on ne peut pas évidemment limiter les réunions politiques qui poussent évidemment à la responsabilité les candidats à l'élection présidentielle et on voit bien qu'il y a un petit jeu pervers de la part du gouvernement.
Alors jauge ou annulation des meetings pur et simple, écoutez ce qu'on a dit c'était lundi, à votre place ici même dans le 830 France Info, l'ancien ministre de l'Intérieur et député européen LR Les Républicains Brice Hortefeux soutient de Valérie Pécresse.
Au minimum, il faut fixer des jauges. Ça c'est le minimum du minimum. Ça veut dire qu'il faudra envisager d'autres formes, d'ailleurs tant mieux pour vous, parce que s'il n'y a pas ces réunions publiques, naturellement, il faudra que les candidats s'appuient sur les médias, sur les chaînes infos, sur les supports de presse Hortefeux et les meetings face à Éric Zemmour, c'est terminé. Je pense que c'est terminé,
oui,
pour cette période qui s'ouvre.
Julien Audoul, il y aura une convention présidentielle de Marine Le Pen, c'est le 15 janvier prochain à Reims, confirmé, donc vous allez discuter de cela à partir de lundi, il y aurait une annulation possible ?
Écoutez, on en discutera lundi et c'est... Mais c'est une hypothèse. Évidemment, Marine Le Pen qui décidera. Pour autant, il ne faut pas mettre de jauge la démocratie. Je considère que depuis deux ans, notre vie démocratique a été bouleversée, a été perturbée par le Covid.
Je veux dire que le Conseil constitutionnel
a raison. Je considère, encore une fois, que la campagne présidentielle doit être menée. Doit être menée parce que les choix de civilisation, les choix de société et les choix de liberté sont extrêmement importants. J'observe que nous sommes à presque trois mois du premier tour et qu'on ne parle pas de la campagne présidentielle. Donc, pas de jauge dans les concerts de rock ? Écoutez, déjà, il y a une différence, excusez-moi, je suis désolé pour les artistes, mais il y a une différence entre un concert de rock, entre un spectacle de danse et un meeting politique où va se jouer une partie de l'avenir de notre pays.
Je veux dire, le choix démocratique de l'élection présidentielle, ce n'est pas un choix culturel. C'est véritablement
un choix politique et démocratique. Donc, il y a une épidémie puisque vous sembliez mettre en doute tous les dispositifs vaccinatoires et tout le reste au départ de cette interview. Mais évidemment qu'il y a une épidémie.
Enfin, nous sommes conscients. Donc, il faut des jauges. Nous ne sommes pas dans la négation de l'épidémie. Donc, il faut des jauges. Écoutez, moi, je considère que cette campagne présidentielle doit être menée. Je considère que le mois de janvier qui malheureusement va être perturbé par les débats de l'Assemblée nationale et les débats médiatiques sur autour du pass vaccinal ne vont pas permettre, et je le dis, aux Français de pouvoir s'intéresser concrètement et sérieusement à la campagne présidentielle qui va être décisive pour l'avenir de notre pays.
Alors, vous regrettez qu'on ne parle pas assez de la campagne présidentielle. On va en parler dans un instant. Julien Andoul, 9h moins 10. Tout de suite, le Filinfo, c'est avec Laurence Méride.
Le nombre de cas de Covid explose en France. 208 000 cas positifs ont été détectés ces dernières 24 heures. Un raz-de-marée pour le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui s'est exprimé lors de la présentation du projet de loi sur le pass vaccinal examiné depuis hier à l'Assemblée Nationale. Dans ce contexte d'examen du projet de loi sur le pass vaccinal, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, demande au préfet de renforcer la protection des élus. Dans la nuit de mardi à mercredi, le garage personnel du député La République en marche de l'Oise, Pascal Bois, a été endommagé et un tag « votez non » retrouvé sur le mur de l'enceinte.
Le procès des attentats du 13 novembre décalait d'au moins 48 heures. Il devait reprendre mardi. Seulement Salah Abdeslam, le principal accusé, a été testé positif au Covid-19. Le cercueil de Desmond Tutu est arrivé ce matin à la cathédrale du Cap en Afrique du Sud. Les Sud-Africains pourront se recueillir pendant deux jours devant la dépouille de cette icône de la lutte contre l'apartheid. Desmond Tutu est mort dimanche à 90 ans. France Info
Le 8.30 France Info Jean-François Aquili Céline Asselot
Avec toujours avec nous Julien Audou le porte-parole du Rassemblement National. Avec cette crise sanitaire dont on a beaucoup parlé et qui s'invite évidemment au cœur de l'actualité, est-ce que ça perturbe votre campagne ? Vous qui aviez sans doute envie de parler plutôt sécurité que sanitaire.
Non, Marine Le Pen ne voulait pas parler seulement de sécurité. Elle a parlé de tous les sujets. Elle a parlé de démétropolisation. Elle a parlé évidemment des migrations qui est un sujet central et de civilisation pour cette élection présidentielle. Elle a parlé de pouvoir d'achat énormément parce que le pouvoir d'achat des Français est en berne et a été douloureusement impacté avec la hausse des matières premières et la tarification des énergies.
Malheureusement, dans le contexte actuel, moi je le vois sur le terrain, je le vois auprès des Français, notamment en Bourgogne-Franche-Comté que je rencontre, malheureusement, la campagne présidentielle n'est pas aujourd'hui dans leur priorité parce que la crise sanitaire mais aussi et surtout la crise économique parce que beaucoup de Français ont été fracassés depuis des années et depuis le début du quinquennat Macron, il faut bien le dire, par la crise économique. Donc leur priorité c'est évidemment de s'en sortir déjà. Mais il faut évidemment que cette campagne ait lieu.
On compte évidemment sur les médias que vous êtes pour pouvoir recentrer le débat sur le choix démocratique d'avril prochain. Marine Le Pen est en campagne. Elle fait une campagne de terrain. Elle fait une campagne de propositions, de solutions concrètes parce que c'est ça qu'attendent les Français.
Quand vous évoquez Marine Le Pen qui parle de tous les sujets, vous nous dites pas seulement de la sécurité, vous insistez là-dessus Julien Wadoul, est-ce qu'au fond le problème de la candidate du Rassemblement National qui a élargi son discours, qui l'a presque adouci même, c'est de ne pas avoir ouvert un espace à votre concurrent direct, Éric Zemmour ?
Non, je ne le pense pas. La candidature d'Éric Zemmour a eu le mérite de recentrer celle de Marine Le Pen. Clairement, Marine Le Pen Vous en convenez, c'est le recentrage. Mais évidemment, c'est une très bonne chose. Et finalement, les Français ont pu voir la différence entre la brutalité et la fermeté. Les propositions, sur le fond, en matière d'insécurité, en matière d'immigration, en matière de lutte contre l'islam politique et radical, il n'y a pas beaucoup de différences entre celles qui sont annoncées par Éric Zemmour, qui sont les mêmes que celles de Marine Le Pen. D'ailleurs, on voit bien qu'il y a une volonté de copier-coller ce qui a été proposé par Marine Le Pen.
Mais sur la manière de les exprimer et surtout sur le sérieux, le sérieux et la nécessité de l'unité de la nation, on voit bien qu'il y a une différence claire entre Marine Le Pen qui a ce souci-là, qui a l'antériorité, qui a la crédibilité pour pouvoir porter un projet de rassemblement national et Éric Zemmour qui est plus dans la division et finalement dans la polémique. C'est juste une différence de forme alors ? Il n'y a pas de différence de fond ? Il y a des différences de fond évidemment, notamment sur le pouvoir d'achat, notamment sur un mépris d'Éric Zemmour pour le social, pour les catégories les plus populaires. Évidemment qu'il y a des différences de fond.
Je parlais des sujets, je dirais, prioritaires et des sujets sur lesquels nous nous rassemblons avec Éric Zemmour, c'est-à-dire faire en sorte que la France reste la France et que les Français restent majoritaires et prioritaires dans leur propre pays.
Alors Julien Audoul, malgré tout, la présence d'Éric Zemmour à un niveau égal, quasi égal, dans un grand nombre d'enquêtes d'opinions, de sondages, vous savez, ça vaut ce que ça vaut, mais quand même, c'est la faute d'un instant. Est-ce que ça ne prive pas Marine Le Pen d'une qualification au deuxième tour ? Est-ce qu'il va falloir qualifier les choses, enfin, les clarifier d'ici là ?
Non, je considère que le pire ennemi pour notre candidature, pour la candidature de Marine Le Pen, c'est le renoncement, c'est le défaitisme et c'est finalement la résignation. Beaucoup de Français, malheureusement, ne croient plus à la politique, ne croient plus à la politique puisque la parole publique n'a plus aucune valeur. On l'a bien vu avec cette crise sanitaire, les reniements permanents. Beaucoup de Français ne croient plus à la politique qui peut changer les choses et qui peut améliorer leur quotidien. Vos électeurs restent à la maison ?
C'est ce que vous avez connu
aux élections régionales ? Nos électeurs et d'autres. Vous savez, notre objectif, l'objectif de Marine Le Pen, c'est de rassembler 51% des Français, au minimum. Et le vrai risque de cette élection présidentielle, c'est finalement qu'on retrouve, évidemment, avec des degrés beaucoup moindres, qu'on retrouve ce qui s'est passé aux élections régionales, c'est-à-dire que les Français, par dépit et par manque d'enthousiasme, en viennent à reconduire le sortant.
Et peut-être c'est ce que souhaite Emmanuel Macron, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas de campagne électorale, qu'il n'y ait pas d'élection présidentielle, qu'il n'y ait pas tout simplement de choix crucial pour l'avenir du pays et qu'Emmanuel Macron ne soit pas jugé sur son bilan. Parce que le bilan d'Emmanuel Macron, il est déplorable, il est minable, il est lamentable sur tous les plans. C'est-à-dire, quand on regarde le bilan d'Emmanuel Macron, quand on regarde ce qui s'est passé avec François Hollande qui n'a pas pu se représenter, moi je considère que si Emmanuel Macron avait eu la lucidité de ce bilan-là, lui aussi ne se représenterait pas.
Est-ce que le problème, c'est qu'il n'y a aussi trop de candidats ? On parle beaucoup du nombre de candidats à gauche mais aussi à la droite de la droite. Est-ce qu'il n'y a pas un peu trop de propositions, de tentatives de se rendre audible justement ? Est-ce que vous ne marchez pas un peu sur les pieds quand même ?
Vous savez, il y a une seule candidate de la France de la France, c'est Marine Le Pen. Moi je ne m'intéresse pas des candidats à la droite, à la droite de la droite. On ne sait pas très bien ce que c'est la droite. Quand vous voyez Valérie Pécresse qui est le variant d'Emmanuel Macron qui est exactement la même chose sur le fond, sur la forme, d'ailleurs qui souscrit à tout ce que peut dire Emmanuel Macron sur la crise sanitaire, sur le pass sanitaire, sur le pass vaccinal. C'est à chacun son variant, Jean-Yves Oudoul ?
Non, il n'y a pas à chacun son variant mais on voit bien que Valérie Pécresse est la copie d'Emmanuel Macron et qu'elle partage à la fois les orientations politiques, elle partage le bilan et qu'il n'y a aucune volonté de changement avec les orientations qui ont été menées depuis 5 ans.
Vous imaginez un débat ?
Oui, un débat, oui, c'est ça. Nous voulons évidemment, Marine Le Pen a proposé avec Valérie Pécresse. Avec Éric Zemmour ? Mais avec Éric Zemmour évidemment aussi, oui, avec tous les candidats. Il faut qu'il y ait un débat pour que les Français puissent évaluer, pour qu'ils puissent tout simplement voir quelle est la meilleure candidate pour l'avenir du pays. Vous lancez l'idée ce matin ? Oui, débat ? Marine Le Pen a proposé évidemment à Éric Zemmour à Valérie Pécresse. Valérie Pécresse a botté en touche parce qu'évidemment je pense qu'elle a un petit peu peur de se frotter à Marine Le Pen parce qu'elle sera mise au-devant de ces contradictions et de ce reniement permanent.
Éric Zemmour pour le moment je crois n'a pas répondu.
Merci beaucoup en tout cas d'avoir vous répondu à notre invitation. Julien Oudoul, vous êtes porte-parole du Rassemblement National. Merci à vous Jean-François Aquili. On te retrouve demain bien sûr pour l'invité de 8h30. Restez avec nous sur France Info.
Julien Odoul