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Discours / meetingPhilippe de Villiers· 28 mars 2025 11 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Philippe de Villiers : "La justice est devenue idéologique"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Philippe de VilliersFait
    « La charge de la preuve, c'est à l'accusateur, donc au procureur, donc à la justice. Or là, on est dans une situation où il y a pas de preuve et on n'accorde pas le doute à l'accusé. »
  • 2:30Philippe de VilliersFait
    « On n plus dans un système judiciaire avec la balance, le bandeau, l'équilibre. Témis, c'est fini. C'est une justice idéologique. »
  • 4:30Philippe de VilliersFait
    « La justice s'accorde maintenant le droit de définir, de choisir les candidats à l'élection présidentielle. »
  • 7:00Philippe de VilliersChiffre
    « Les magistrats aujourd'hui pour 30 % d'entre eux, ils dépendent du syndicat de la magistrature et donc en fait ils sont dans l'inversion victimaire. »
  • 8:30Philippe de VilliersFait
    « Les révolutions commencent toujours avec les juristes. Ça se termine toujours sans eux. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Philippe de Villiers

On a eu en quelques jours là et on va avoir lundi des décisions judiciaires qui ont une portée symbolique inouie et qui sont de l'ordre du du tremblement de terre par rapport à l'idée même de souveraineté de souveraineté du peuple puisque les juges jugent au nom du peuple. La première décision judiciaire concerne Éric Zemour. Il était chez Apoline de Malerbe et il a parlé de Crépol et il a dit c'est une expédition punitive avec des couteaux euh une délinquence de conquête territoriale et il a dit et c'était un acte de racisme antiblanc. Une fois qu'il a dit ça, un certain David Guiroot est allé déposer une plainte auprès du parquet qui a évidemment accueilli la plainte.

Le parquet, c'est quand même le garde des saut. C'est qui le garde des saut ? Et qui a donné suite ? Il a eu un procès et euh il est condamné à 9000 € ou la prison. Qu'est-ce que ça veut dire ? Première leçon, première décision, première leçon. Ça veut dire qu'aujourd'hui la parole publique en France est porteuse de danger. Vous pouvez quand vous avez une parole publique sur le forum revêtir le statut du délinquent. La parole publique si elle se heurte au narratif officiel, le fameux narratif officiel sur Créol et sur le reste, si elle contredit le narratif officiel, elle peut maintenant vous conduire en prison. C'est ça la leçon de la décision concernant Écbourg.

En d'autres termes, il y a plus de débat possible. Tout le monde a peur quoi. Et d'ailleurs, d'ailleurs moi-même, c'est un miracle, je sais pas ce qui se passe. Toucher du bois. Ouis mais euh pour l'instant pour l'instant tout va bien. Je je dis au juges, monsieur madame les juges, vous êtes pas obligé le vendredi soir quand vous prenez à l'apéro de de d'écouter de les jour froid. Ah non, c'est vous qu'on écoute. Nous, on est tranquille. C'est vous qu'on écoute. Oui. Bon, donc c'est la tôle. Bon. Voilà. Deuxièmement, Nicolas Sarkozich.

Euh, je parlais de ça à l'instant avec George Fenek qui était magistral, on le soulignait tous les deux tout à l'heure, tous les trois hier, aérien euh cristallin, un grand magistrat. Euh j'ai connu euh j'en suis avec magistrat, tout le monde disait euh il y a une manière de porter la toge. Et euh il me disait euh la chose suivante euh premièrement le il y a un principe pour la justice. Le doute profite à l'accuser. Alors là, le moins qu'on puisse dire, c'est que on est dans le doute. Et deuxièmement, c'est ce n'est pas à l'accuser d'apporter la preuve de l'innocence. C'est à celui qui accuse d'apporter la preuve de l'accusation.

La charge de la preuve, c'est à l'accusateur, donc au procureur, donc à la justice. Or là, on est dans une situation où il y a pas de preuve et on n'accorde pas le doute à l'accusé. C'est inoui. Ça veut dire qu'en fait euh on a changé de système judiciaire. On n plus dans un système judiciaire avec la balance, le bandeau, l'équilibre. Témis, c'est fini. C'est une justice idéologique. Parce que quand vous avez un un procureur qui dit à un ancien président de la République qu'il a une ambition dévorante, qu'est-ce que ça à voir avec le sujet ?

Donc moi, je suis très inquiet de voir cette décision parce que ça veut dire pour tous les hommes publics, faites autre chose les mecs si vous voulez pas terminer en lambau et perdre même l'autorité sur votre famille parce que il est condamné à perdre ses droits civiques et cetera. Familiaux. 3è décision à venir donc elle concerne Marine Le Pen. De quoi s'agit-il ? Il s'agit de savoir si la peine d'inégibilité va être accompagné d'une exécution provisoire. En d'autres termes, pour ceux qui connaissent pas bien le droit, ça veut dire en gros que euh la justice va décider euh de son statut par la prochaine présidentielle.

Soit elle sera coupeur de citron, dégagée, soit elle pourra être candidate à condition de pouvoir faire appel. En d'autres termes, on l'a vu déjà avec François Fillon, la justice s'accorde maintenant le droit de définir, de choisir les candidats à l'élection présidentielle, surtout quand il s'agit des candidats de brotz-vous. Voilà. Leçon de tout ça. Première leçon, on avait parlé, moi j'ai il y a 30 ans, j'ai parlé de la République des juges avec Michel Debré. Il me dit "Oh là là ! Le Conseil constitutionnel, il faut être prudent. Euh la République déjuge. Bon, et il faisait allusion à Louis XIV, à Louis à Louis à à Saint-Louis et cetera.

La République des juges, c'est une crainte euh Montesquieux qui dit il faut que le pouvoir soit abordé par le pouvoir, surtout le pouvoir des juges. Et euh Louis XIV quand il a fait éruption euh dans le Parlement en en 1655, a dit au parlementaires, "Vous êtes là pour enregistrer les édits, vous êtes pas là pour les faire à ma place." Donc en fait un juge, c'est quelqu'un qui prend le pouvoir. Or le il y a pas de pouvoir judiciaire en France c'est une autorité judiciaire mais ils ont pris le pouvoir. Donc la République des juges.

Je pense à la phrase de Mitteran qui était prophétique quand il a dit "Les juges ont eu la peau de l'ancien régime, ils auront la peau du nouveau." Bah ça y est, on y est. Mais je vais plus loin. Je raconter une anecdote qui m'est revenu tout à l'heure en parlant avec le grand magistrat George Fenc. Je lui ai dit ceci : "Un jour, alors que je me battais sur l'affaire urbain contre la corruption des socialistes, je suis allé voir Marie France Garot pour prendre conseil et elle me dit "Qu'est-ce que vous allez faire ?" Je dis je vais déposer une proposition de loi pour couper le cordon entre le parquet et le pouvoir politique. Elle m'a dit ne faites pas ça malheureux.

Elle s'est levé, elle a bondi, elle dit "Ne faites jamais ça parce que le jour où vous aurez un parquet autonome, vous aurez une toupie magistrale qui tournera sur elle-même et qui n'aura qu'une seule pensée se précipiter sur les hommes politiques pour se venger de ne pas avoir le pouvoir." Méfiez-vous de la toge. Voilà. Et donc euh voilà, on a coupé le le cordon parce que quand il y avait le cordon, le parquet, il y avait une politique pénale et la politique pénale, elle dépend du pouvoir politique. C'est-à-dire qu'il y a le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et l'autorité judiciaire. Et la vocation de l'autorité judiciaire, c'était ben d'appliquer les lois.

Alors, qui sont les gens qui ont cette loi sur l'exécution provisoire ? Qui sont ces imbéciles, ces incultes députés de la nation qui on fait le beau en expliquant qu'il fallait donner plus de pouvoir à la magistrature ? Est-ce que ils n'ont pas vu que il y a un énorme problème aujourd'hui de formation des magistrats ? Les magistrats aujourd'hui pour 30 % d'entre eux, ils dépendent du syndicat de la magistrature et donc en fait ils sont dans l'inversion victimaire. C'est la victime qui est coupable parce que la victime c'est la société et c'est le délinquant qui doit être protégé. Voilà. D'où pas de prison et cetera. Enfin, on est dans tout ça, voyz.

Et donc là aujourd'hui, je me dis mais qui demain va faire de la politique ? parce que ils trouveront toujours sur n'importe qui euh de quoi de quoi ternir l'image de de quiconque. Voyez, c'est une c'est une machine. Faut toujours se méfier des juristes. Roy Colard disait les révolutions commencent toujours avec les juristes. Ça se termine toujours sans eux. Les juristes, c'est regardez la révolution, c'était des juristes. Ça vous avez vu la guillotine, il ils sont envoyés à la guillotine juridiquement. Vous voyez ? Voilà les juristes. Moi, c'est moi qui commande à mon notaire. C'est pas le notaire qui me commande. Un juriste, il doit obéir.

Et on obéit aux lois et c'est en Grèce à Athène c'est la boulete qui fait les lois même pas la gor Yeah.