Apolline Matin du 15 septembre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 44 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:55OuverteRéponse directe
Dites-nous ce qui se passe et ce que vous voyez.
- 8:20FerméeRéponse directe
Vous manifestez ce matin pour réclamer des hausses de salaire. Si vous n'êtes pas entendus, vous êtes prêts à passer au gilet bleu ?
- 9:14RelanceRéponse partielle
Quelle est votre réaction face à la vidéo d'un policier jetant un SDF à terre ?
- 11:05OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous réclamez concrètement ? Vous menacez un mouvement des gilets bleus ?
- 11:50OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez évoqué cette question avec des candidats à l'élection présidentielle ?
- 12:47RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous ne vous sentez pas en solidarité avec les Gilets jaunes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:20InvitéFait
« Il y a beaucoup de gens qui dénoncent ce racket fiscal. »
- 3:30PrésentateurChiffre
« Ils sont déjà en train de puiser dans les stocks de foin pour nourrir les animaux, ce qui engendre un surcoût estimé à 5 milliards d'euros. »
- 4:24InvitéChiffre
« L'année dernière, les céréales de maïs étaient vendues aux alentours de 150 euros la tonne, et cette année, on est aux alentours de 270 euros la tonne. »
- 10:38InvitéChiffre
« Les tentatives d'homicide, c'est plus 98% en l'espace de 9 ans. »
- 11:38InvitéPromesse
« On demande à ce qu'elle passe de 28% à 35% notamment. »
- 12:10InvitéChiffre
« Je rappelle que la police nationale, c'est 2,4% de l'ensemble du budget de l'État et 0,9% de la dépense publique. »
- 32:37PrésentateurFait
« Les raffineurs aujourd'hui ils gagnent plus que le prix du pétrole en raffinant le pétrole. »
- 34:49PrésentateurPromesse
« la mesure la plus simple c'est de suspendre les 20 centimes qui financent le rachat »
- 36:03PrésentateurChiffre
« les grands spécialistes du carburant en France disent qu'il y a eu 6% de baisse de volume »
- 38:09PrésentateurChiffre
« les productions de petits pois, de haricots verts, de maïs moins 30 à 40% de baisse de production »
- 39:05PrésentateurPromesse
« nous avons décidé de diminuer de 15 jours les délais de paiement »
- 39:37PrésentateurChiffre
« c'est 17 000 contrats »
Temps de parole
- Présentateur66 %
- Invité9 %
- Présentateur 29 %
- ?4 %
- Présentateur 34 %
- Invité 23 %
≈ 18,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez RMC,
le
journal de 8h sur RMC, bon réveil à tous. RMC, Apolline Matin. Avec Quentin Vina, bonjour
Quentin.
Bonjour Apolline, bonjour à tous. Vous allez voir que c'est un mardi sous le signe de la colère. La colère contre la flambée des carburants d'abord des pêcheurs bloquent ce matin un dépôt pétrolier de fosse-sur-mer près de Marseille. Et un premier rassemblement est annoncé ce matin à La Rochelle, on va en reparler. Vous allez entendre aussi la colère et l'inquiétude des agriculteurs avec la sécheresse, les éleveurs qui disent qu'ils puisent déjà dans leur stock de foin. Et la colère du monde enseignant encore une fois après deux nouvelles affaires de menaces de mort en Gironde et dans Lyon.
Ça
y est, la colère gronde des pêcheurs au moment où l
'on
se parle. Bloc un dépôt pétrolier dans la région de Marseille. Oui, on va retrouver Anna Jojard tout de suite, la correspondante de RMC dans le sud-est en direct de fosse-sur-mer où les pêcheurs bloquent depuis cette nuit un grand dépôt pétrolier. Anna, dites-nous ce qui se passe et ce que vous voyez.
Oui,
alors le blocage a commencé vers 3h du matin. Je me trouve devant la sortie du dépôt pétrolier où on voit bien deux panaches de fumée noire qui s'échappent de feux de palette et de pneus. Devant eux, plusieurs dizaines de pêcheurs réunis. Et surtout, le long de la route, on peut voir une longue file de camions-citernes alignés. Il y en a au moins une cinquantaine. La route pour accéder au dépôt pétrolier a été fermée. Ces professionnels de la pêche dénoncent une dégradation continue de leurs conditions d'activité, notamment avec la hausse des coûts des carburants et la multiplication des contraintes administratives. Pour l'instant, ce que l'on sait,
c
'est que la ministre de la mer et de la pêche a pris acte de leurs revendications et est prête à les recevoir dans les prochains jours. Mais les pêcheurs ici disent l'avoir déjà rencontré en mai et alerté sur leur situation. Aujourd'hui, ils demandent à voir directement avec Monique Barbu, la ministre de la Transition écologique, voire même le Premier ministre, s'il le faut, lance certains. Anna Jojard, en direct de Foss-sur-Mer. Ce matin pour RMC, des pêcheurs avaient déjà manifesté hier à Sète et à Port Vendre, près de la frontière espagnole.
Et c'est aujourd'hui que commence la mobilisation citoyenne contre les prix des carburants, avec un premier rassemblement annoncé dans la matinée sur les réseaux sociaux à La Rochelle. Alors, on ne sait pas combien ils seront. Vous allez entendre l'organisateur dans un instant. Ce sera une indication, en tout cas avant la date du 17 octobre, et une possible reprise, vous le savez, du mouvement des Gilets jaunes.
Les
prix sont au-delà de l'acceptable. Il y
a
beaucoup de gens qui dénoncent ce racket fiscal. Et j'ai attendu, rien ne s'est passé. Donc j'ai décidé, moi, de prendre une petite heure de mon temps pour remplir une déclaration en préfecture, pour organiser un événement. Je me dis, je serai peut-être tout seul. On sera peut-être 10, on sera peut-être 100,
on
sera peut-être plus. Mais en tout cas, il faut le faire. C'est plus tenable. À un moment donné, la seule manière, dans tous les cas, de changer les choses, ce sera de se rassembler. Dans tous les cas, c'est une première et ce ne sera pas la dernière.
Et
je vous le disais, c'est un mardi qui est placé sous le signe de la colère avec de nombreuses professions qui seront dans la rue. Donc aujourd'hui, les policiers, par exemple, à l'appel du syndicat Alliance pour demander plus de moyens. Ils menacent de lancer le mouvement des gilets bleus. Le secteur de l'énergie pour défendre les tarifs préférentiels sur les factures. Ils craignent la fin de cet avantage avec la chasse aux économies. Les syndicats de l'enseignement supérieur aussi qui se mobilisent pour l'avenir des universités. Il y
a
de plus en plus d'étudiants qui accèdent aux études supérieures. Mais le nombre de places ne suit pas et le budget des universités est dans le rouge. Voilà pourquoi il y
a
donc une mobilisation également dans ce secteur aujourd'hui. Et c'est dans un contexte d'inquiétude que s'ouvre à Rennes, le 40e Salon international de l'élevage. Il va durer jusqu'à jeudi. Les éleveurs expliquent, et vous allez les entendre, qu'avec la sécheresse et la chaleur, ils sont déjà en train de puiser dans les stocks de foin pour nourrir les animaux, ce qui engendre un surcoût estimé à 5 milliards d'euros, nous dit Cassandre Brault. Quand il regarde ces pâturages, Joanie Mermoz fait un triste constat.
Aucune pousse d'herbe. La précocité des vagues de chaleur a fait que l'herbe au-dessus de 30 degrés ne pousse pas. Cet éleveur de vaches laitières en Savoie
est
déjà obligé de puiser dans son stock pour nourrir
ses
bêtes. L'âge complète avec des bottes de foin qui ne seront pas disponibles cet hiver, vu qu'elle les mange maintenant. C'est la première fois que je suis de telle perte. Je n
'ai
pas souvenir d'année aussi noire. Et cet éleveur ne fait pas figure
d
'exception. La situation est catastrophique, on n
'a
pas d'herbe du tout.
Patrick Mollat est éleveur de vaches et de brebis dans les Pyrénées, en Haute-Garonne.
Moins
bonne qualité de lait, moins de lait pour nourrir les agneaux, donc plus de consommation d'aliments. On va consommer 40 à 50% de foin de plus que d'habitude, parce qu'on n
'a
pas de quoi manger dehors.
Seule solution pour ces éleveurs, acheter du fourrage et des céréales, comme c'est le cas de Emrech Loapre, producteur de porc et de vaches à laitantes en Ily-et-Vilaine.
L'année dernière, les céréales de maïs étaient vendues aux alentours de 150 euros la tonne, et cette année, on est aux alentours de 270 euros la tonne. On a des trésoreries qui sont déjà au plus bas, avec des céréales qui sont au plus haut. Donc en fin de compte, on est vraiment dans une impasse économique très compliquée en ce moment.
Et s'il le faut, l'éleveur se prépare déjà à ne pas se verser de salaire. Et ne manquez pas, tout à l'heure, Michel-Édouard Leclerc, qui répondra à mes questions à 8h30 sur ces deux enjeux qui sont en train de devenir des enjeux cruciaux, la question du carburant et la question du pouvoir d'achat. On parlait de la chaleur, on attend jusqu'à 36 degrés aujourd'hui dans le sud-ouest, huitième jour pour un mois de septembre, à plus de 30 degrés à Bordeaux. Et la ville de Paris va connaître ce mardi sa centième journée depuis le début de l'année, à plus de 25 degrés, c'est jamais arrivé, c'est inédit depuis l'existence des relevés météo.
En 1872, on sera à une dizaine de degrés au-dessus des normales de saison.
Je
vous le disais, il y a deux nouvelles affaires de violence à l'école ce matin dans l'actualité. Une semaine seulement après la condamnation d'un père qui menaçait de décapiter une enseignante près de Toulouse. Un autre père de famille est en garde à vue depuis hier près de Bordeaux à Ézines pour avoir menacé un surveillant et la principale du collège de sa fille, mécontent d'une réprimande. Et dans Lyon, près d'Auxerre, Romahou pour RMC, c'est une directrice d'école qui a été menacée de mort.
Oui, par la mère d'une élève scolarisée en CE2 dans la commune de Véronde. Après, le maire de la ville d'Altercation a eu lieu hier devant les grilles de cette école élémentaire. La mère de l'élève aurait reproché une prise en charge insuffisante de l'établissement après une chute de son enfant vendredi dernier. Rapidement, le ton monte et la mère aurait alors proféré des menaces avant de mimer un signe d'égorgement. La directrice est très choquée, comme l'ensemble du corps éducatif assure Aurélie Gagné, porte-parole du syndicat FSUS.
Moi,
je peux comprendre en tant qu'enseignante que l'équipe soit sous le choc. Malheureusement, ce n'est pas la première fois, d'autant plus que tout récemment, on a eu un cas de menace dans une autre ville de France. Donc,
c
'est très, je dirais, dramatique de prendre connaissance de ce type de situation.
Dans
un communiqué, le rectorat de Lyon condamne ces faits particulièrement
graves, précise qu'il accorde la protection fonctionnelle à la directrice d'école qui a déposé plainte. La maire de famille, elle, est visée par une suspension d'accès à l'école et le maire de la commune demande à ce que les enfants de la famille soient exclus des écoles de la commune.
Je veux aussi, elle, que des grues vont relever dans la journée le train qui a déraillé vendredi dernier en Normandie, près de Rouen, façon 44 blessée. La SNCF précise que c'est une opération complexe qui va prendre au moins une semaine. Emmanuel Macron sera à Orange aujourd'hui sur la base aérienne 115. Le président va y dévoiler le nom de la première promotion des 3000 volontaires du nouveau service militaire national. Service qu'il a voulu pour répondre d'un côté aux menaces russes et de l'autre aux vérités américaines. Et puis le monde de la voile va rendre hommage aujourd'hui à Charlie Dalin, le vainqueur du dernier Vendée Globe, décédé en juin d'un cancer.
Il avait révélé qu'il suivait un traitement pendant la course. Il y aura une immense fête de la mer en fin de journée. Ça va se passer à Concarneau, là où il s'entraînait. Plus d'une centaine de bateaux attendus. C'est lui, en fait, qui avait souhaité cette fête. C'est ce que confie sa compagne Périne Dalin au micro de RMC.
Il
a eu envie de quelque chose de joyeux, de populaire, de festif, tourné autour de la transmission et des enfants. Charlie avait très peur qu
'on
l'oublie. C'est une manière de laisser une trace, mais ce n
'est
pas forcément dans la course au large. Je
pense
que là,
c
'est les palmarès qui vont parler pour lui, mais c'est plutôt auprès de tous les gens que son histoire va toucher. Je pense aussi qu'il avait cette volonté de vouloir faire toujours continuer à arriver les gens. Et les grands noms de la voile, ce mot-là, Jean Leca, Michel Lesjoyeux, Johan Richaume aussi, son concurrent lors du dernier Vendée Globe, mais aussi des pêcheurs, des plaisanciers. Il y aura énormément de bateaux et aussi les avions de la Patrouille de France.
C
'était le journal de Quentin Vinet. Manifestation des policiers aussi ce matin. Vous parliez des professions en colère. Eh bien, après tout ce qu'il s'est passé à Paris et juste avant la visite du pape, il y a les matchs de foot, il y a les concerts de Céline Dion, de ces événements. Est-ce qu'ils vont continuer à être bien sécurisés par les forces de l'ordre ? Vous menacez Stanislas Godon, bonjour. Bonjour. Délégué national du syndicat Alliance Police Nationale, vous manifestez ce matin pour réclamer aussi des hausses de salaire face à ces surplus de travail. Si nous ne sommes pas entendus, nous sommes prêts à passer au gilet bleu.
Évidemment, en référence au gilet jaune, c'est votre parti pris. Vous nous le dites dans un instant. 8h09. RMC. Jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 8h12 sur RMC et sur RMC Sori. Manifestation de policiers ce matin entre les Champs-Elysées et l'Assemblée Nationale à Paris. Vous réclamez des hausses de salaire. Stanislas Godon, vous êtes le délégué national du syndicat Alliance Police Nationale. Je vous interroge évidemment là-dessus dans un instant, mais on en parlait dans le journal. Il y
a
eu cette vidéo diffusée hier qui montre à un policier national qui jette à terre un SDF. Ça se passe à Carcassonne, le soir de la fête de la musique. Une enquête pour violences volontaires a été ouverte par le parquet. Quelle est votre réaction ?
Écoutez, comme c'est le cas à chaque fois, en fait, lorsqu'il y a des vidéos ou des accusations qui viennent, notamment sur le terrain, il y a des enquêtes, notamment le parquet a fait un communiqué de presse extrêmement clair sur d'abord les circonstances qui ne sont pas liées au décès de ce jeune homme et ensuite une enquête qui est diligentée notamment par l'IGPN qui, je le rappelle une bonne fois pour toutes, travaille sous l'autorité d'un magistrat.
Donc, ils réagiront, il y aura enquête, mais vous imaginez bien que ça s'ajoute aux vidéos de la semaine dernière. Il s'agissait alors d'un policier municipal, je le précise, mais qui proférait des déclarations racistes, misogynes, sexistes pendant la tournée dans sa journée. Est-ce que les policiers ne sont pas en train de perdre ce qu'ils devraient être, c'est-à-dire exemplaires
? Alors,
je crois qu'il ne
faut
pas essayer d'amalgamer, en fait, l'ensemble des faits. Il faut d'abord rappeler les circonstances de cette interpellation, notamment qui s'est déroulée, qui était compliquée. Il y avait outrage,
il
y avait rébellion, il y avait violence à l'encontre des policiers sur le terrain. Après, vous savez, la police nationale, la police municipale, elle, évidemment, fait tout ce qu'elle peut pour être exemplaire. Mais elle est face à une ultra-violence. Tous les chiffres sont rouges dans les statistiques, notamment de la délinquance et de la criminalité. Juste pour rappeler, les tentatives d'homicide, c'est plus 98% en l'espace de 9 ans. Donc, ça, ça doit un peu illustrer quand même le contexte dans lequel on travaille, notamment sur le terrain. C'est aussi en lien avec l'histoire des moyens dont on va parler.
Et c
'est aussi ce qui motive, effectivement, votre manifestation d'aujourd'hui, la colère que vous avez décidé d'exprimer, parce qu'il y a ce contexte que vous évoquiez, parce qu'il y a de plus en plus de grandes manifestations pour lesquelles on vous demande d'assurer le service d'ordre. Qu'est-ce que vous réclamez concrètement ? Vous menacez un mouvement des gilets bleus,
c
'est-à-dire ?
D'abord, rappelez que nous,
on
est de tous les rendez-vous. Les Jeux olympiques, la venue du pape, la délinquance du quotidien, plus tous les dossiers prioritaires qu'on nous a mis sur les bras, comme les violences sexuelles, comme le terrorisme, ne l'oublions pas,
comme le
narcotrafic. Et donc,
en
fait, si vous voulez, cette charge de travail, et bien maintenant, nous, on demande à ce qu'il y ait quand même une reconnaissance du travail accompli, de l'engagement des policiers sur le terrain. Et notamment au travers d'une indemnité qui s'appelle l'ISSP, l'Indemnité Suggestion Spéciale Police, qui est d'ailleurs la seule indemnité dans la police nationale qui est prise en compte pour la retraite, qui n'a pas été revalorisée depuis 2019. Et on demande à ce qu'elle passe de 28% à 35% notamment.
C
'est ce que vous demandez. Est-ce qu'il y a des candidats à l'élection présidentielle qui vous soutiennent ? Est-ce que vous avez évoqué cette question-là dans le contexte de la campagne
?
Écoutez, nous, vous savez, souvent on a d'ailleurs organisé des grands oraux, notamment des candidats à la présidentielle, parce que la sécurité, il me semble que c'est un des sujets prioritaires, notamment des citoyens. Et puis rappelez quand même une chose, parce que souvent on nous parle du déficit public, de la trajectoire des finances publiques. Je rappelle que la police nationale, c'est 2,4% de l'ensemble du budget de l'État et 0,9% de la dépense publique. Donc sur 100 euros dépensés de la dépense publique, il y a moins d'un euro pour la police nationale. C'est ça en fait la réalité des chiffres.
Donc quand on demande à ce qu'il y ait une rallonge budgétaire de à peu près de l'ordre de 500 millions d'euros, parce qu'aujourd'hui on nous a mis sur la table 600 millions d'euros, mais c'est pour police, gendarmerie, sécurité routière et sécurité civile, avec notamment nos collègues des pompiers. Stannis Asgodon, j'entends vos revendications, et c'est amusant parce qu'elles résonnent avec celles des Gilets jaunes. Et moi je me demande quelque chose, c'est-à-dire que depuis les Gilets jaunes de l'eau a coulé sous les ponts, en fait vos revendications elles sont très proches.
Et je me demande si vous retourneriez aujourd'hui réprimer les manifestations des Gilets jaunes, comme vous l'avez fait, sous ordre évidemment, bien sûr. Mais est-ce que la police nationale serait prête à refaire la même chose ? Est-ce que vous n'avez pas un peu les mêmes problèmes avec les Gilets jaunes ? Pardon de corriger, mais ce n
'est
pas une histoire de réprimer des manifestations. Ce n
'est
pas notre rôle. Nous on est là pour
assurer que l
'ordre public soit respecté, et que
notamment
il
n
'y ait pas 3000 policiers blessés.
Mais bien sûr, mais
est
-ce
que vous ne
vous
sentez pas en solidarité avec les Gilets jaunes ? En fait nous on va créer justement les Gilets bleus. C'est-à
-dire
qu'on peut faire du visuel, notamment sur des événements. Parce que je rappelle quand même que la police nationale, par rapport à son statut, elle ne peut pas faire grève. Donc nous on a des moyens d'action qui sont quand même nettement plus limités.
Donc comment on reconnaîtra, comment on distinguera un policier en grève d'un autre ? C'est par ce Gilet bleu que vous allez remettre
? Il n
'est
pas question pour nous de faire des actions avec notamment la tenue d'uniforme. D'abord ce ne serait pas autorisé par le règlement. Donc en fait on va évidemment trouver de la symbolique, vous vous doutez bien. Après je ne
vais
pas tout dévoiler maintenant, et on va garder quand même quelques effets surprises. Parce que vous savez,
il
y
a
d'abord une grande manifestation aujourd'hui, et c'est important. On verra si on sera reçu par le ministre de l'Intérieur ou notamment le Premier ministre, parce que je rappelle aujourd'hui que tout est piloté par le Premier ministre, en espérant qu'il y ait autre chose que, oui oui, vous êtes formidables, on va faire un effort. Non non, nous ce qu'on veut c'est du sonnant et trébuchant, et qu'effectivement des paroles, on passe aux
actes. Vous ne vous demandez pas tant que ça en
plus ? Comment ? J'ai toujours frappé par la modestie des revendications. Et oui, nous sommes des gens raisonnables. On va dire ça comme ça. Parce qu'en fait nous on subit à la fois la perte de pouvoir d'achat, on a subi aussi toutes les réformes, parce que souvent on parle notamment d'un sujet extrêmement sensible qui est les retraites, mais nous on les a toutes prises. Notamment malgré notre catégorie spéciale des catégories superactives.
C'est
Anislas Godon d'être venu ce matin sur RMC, délégué national du syndicat Alliance Police Nationale. Et quand on se dit que parallèlement les pompiers ont à peu près les mêmes revendications que vous, effectivement on se dit qu'il va falloir quand même que ce soit entendu ces deux piliers de l'État. Il est 8h18, Arnaud de Manche. RMC, Apolline Matin.
C
'est tous les jours de Manche. Tous les jours vous
dit,
bonjour les amis, bonjour Apot. Apot, tiens, je sais que comme nous tous, vous êtes passionné par la campagne présidentielle d'Edouard Philippe. Mais c'est bien normal, qui ne le serait pas ? Alors est-ce que vous l'avez vu en Moselle avant-hier ? Il a préparé une flamme
cuche.
Ah oui,
oui,
oui, avec lui.
La semaine dernière il cuisinait des frites dans le
Nord. C'était des frites la semaine dernière.
Là
il
fait une flamme cuche dans l'Est. C'est les escapades gourmandes d'Edouard Philippe.
Il cuisine bien.
Mathieu Béliard et Manu Lechypre vont voter pour lui.
Il
fait toutes les spécialités locales. Demain il fera un cassoulet à Toulouse, des crêpes en Bretagne, un go fast à Marseille. Ce n
'est
plus une présidentielle, c'est cauchemar en cuisine. Il va voir Philippe et Chobès débarquer pendant un meeting. Je suis dans la cuisine d'Edouard en Seine-Maritime et qu'est-ce que je vois à la carte ? La retraite à 70 ans ? Des remboursements de sécu qui baissent ? Mais c'est quoi cette merde ? En fait, j'ai voulu revisiter le macronisme en y ajoutant un topping de chiracisme. Mais c'était Jonas !
C'est du
réchauffé ! C'est périmé ça ! Edouard Philippe a aussi proposé une période de repos
pour
le président avant de prendre son poste. Une pause de mai à septembre. Il n'a pas envie de bosser, Edouard Philippe. En fait, il lui reste un seul poil et il est dans sa main. Oh non
!
Normalement, cette période, elle dure une dizaine de jours. Vous savez, c
'est
ça qui a permis à Sarkozy de faire une croisière sur le yacht de Bolloré et à Hollande de changer de femme. C'était pendant cette période-là. Et alors, après cinq mois de vacances, il arriverait tout fringant. Française, Français. Maintenant, ça va changer les
feignasses. À partir
de lundi, c'est la semaine de 45 heures et la retraite à 75 ans. Allez, on sort les phalanges du renflement brun et on se met au boulot !
Oh non
! Pas le renflement brun !
Les phalanges, ça passe ? C'est la
rédaction de France Inter qui est donc vent debout contre l'arrivée du journaliste de Valeurs avec Charles Sapin. Sapin, il doit avoir les boules. À France Inter,
on
a peur de l'arrivée du RN au pouvoir. Alors, on donne des gages pour ne pas se faire privatiser. Charles Sapin à France Inter, c'est un peu l'équivalent médiatique de « J'ai un ami noir ». C'est toujours une bonne... Alors, France Inter s'est mis en grève, ce
qui
est toujours une bonne nouvelle pour Vincent Delerme. Comme il est dans la playlist musicale des jours de grève, ça lui fait des gros droits d'auteur. Je suis sûr que c'est lui qui écrit au syndicat pour les chauffer, provoquer les grèves.
Je
vous écris un dimanche après-midi que le chat n'est mal à l'abri pour dire qu'un
droitard
s'évit. En
tout cas, je l'ai écouté, la chronique
de Charles Sapin.
C'est
pas mal, c'est pas mal. Au moins, ça met de l'ambiance dans le studio.
France Inter.
France Inter, 8h03, et on retrouve la chronique néo-nazi de ce facho de merde
que la direction nous impose.
Charles Sapin, c'est à vous, pauvre tâche. Merci, François. Alors, dans cette chronique, je voulais parler de la crise économique. Eh bien, merci, Charles.
C'était
nul à chier.
J'ai pas fini.
Je voulais dire qu'il fallait démanteler l'audiovisuel public. Tu t'en vas ou j'appelle la sécurité ? Je vais tous vous privater. Bon, ça m'aide l'ambiance, mais effectivement, ils ne sont peut-être pas faits pour être ensemble. Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu battent un record d'impopularité. Oui, alors je me suis renseigné là-dessus. Je suis désolé, Apolline, je vous ai fait une petite infidélité. J'ai regardé LCI avec Darius Rochebin. Vous savez, c'est le plus grand journaliste suisse, Darius Rochebin, et le philosophe Luc Ferry.
Bonjour à toutes, bonjour
à tous.
Ce soir, la cote de popularité d'Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu est au plus bas. Ils ne sont pas au sommet comme dans nos belles montagnes. Lalalala. On va analyser la situation avec Luc Ferry. Bonsoir, Luc. Oui, bonsoir, Darius. Écoutez, effectivement, je vais vous faire comme d'habitude. C'est-à-dire qu'en enchaînant à toute vitesse des poncifs qui n'ont rien à vous rentrer. Donc voilà. Entre 16 et 20% d'opinions favorables, c'est très peu. Je suis sûr que même Patrick Bruel est au-dessus de 2 en termes de popularité.
Et
bien voilà. Alors qu'il n
'est
pas à proprement avoir l'aide dessus. Voilà, ce sont des hommes politiques. Ce ne sont pas des masseuses ou je ne sais quoi. Il n
'y a
pas besoin de venir avec un slip en papier pour être au-dessus de Macron. Et bien voilà. Quelle bonne analyse ! Donc voilà, entre 16 et 20% d'opinions favorables, à force de s'enfoncer, ils vont finir par trouver du pétrole. Ce serait une bonne nouvelle, n'est
-ce
pas ? Parce que vu le prix du litre, et bien voilà, les Français n'ont plus les moyens. Donc c'est même pour ça que les Gilets jaunes peuvent revenir. Vous avez vu, Fabien Roussel a déjà dit qu'il irait sur les ronds-points. Et bien donc voilà. Donc de toute façon, dès qu'il y
a
un barbecue à ressortir, il est partant. Lui,
il
va faire des plans de chasse sur les rocades et des paellas géantes le long des départementales. Et bien voilà où on en est.
Et
bien voilà. Qu'est-ce que vous parlez vite ? Eh bien, on a tout compris. C'est donc le retour des barbecues alors que sur LCI, on préfère les bonnes fondues de nos montagnes. L'eau de lait. Allez, à demain. C'est fonctionnel. Allez, demain. Merci Arnaud. Tous les jours en direct sur RMC. À tout moment en podcast et sur le terrain. Il vient à vous partout. Il sera à Genève.
Ah bah oui.
En Suisse.
En Suisse.
Dans
nos belles montagnes. À Genève.
Épinal au Garrick à Poitiers ou à Reims. Et c'est un spectacle ?
RMC.
Il est 8h24. Dans un instant, sa parole est très attendue parce qu'il y a deux enjeux qui deviennent cruciaux pour chacun d'entre nous. C'est bien sûr le carburant et le pouvoir d'achat. Michel-Edouard Leclerc répond à mes questions alors qu'à Fosse-sur-Mer, un dépôt de carburant est en train d'être bloqué par des pêcheurs. Michel-Edouard Leclerc dans un instant sur RMC et BFM TV. Merci d'écouter RMC. Il est 8h27. RMC. Apolline Matin. Il rappelle des titres Victor Pourchet. La colère des pêcheurs des dizaines d'entre blocs depuis ce matin l'important dépôt pétrolier de Fosse-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône. Il dénonce la flambée des prix des carburants.
La ministre de la Mer leur promet de les recevoir dans les prochains jours. L'éducation nationale secouée par de nouvelles affaires de menaces de mort à Véron, dans Lyon. Une directrice d'établissement a porté plainte contre la mère d'une élève en Gironde, à Hésines. Un père a passé la nuit en garde à vue pour des faits similaires. La police, une nouvelle fois sous enquête à Carcassonne. Après les propos racistes d'un agent municipal, une famille porte plainte contre un policier national que l'on voit sur une vidéo. Projeté violemment au sol, un homme aujourd'hui décédé. Le parquet affirme que sa mort n'a aucun lien avec cette affaire. Kiev accuse ce matin
Moscou d'avoir frappé cette nuit une station-service et des entrepôts auprès de la capitale ukrainienne cette nuit. Hier, Volodymyr Zelensky a promis que l
'Ukraine prendrait des mesures de désescalade si la Russie faisait de même. Un mot de la météo et ce matin, c'est ce pic de chaleur prévu aujourd'hui de 20 degrés à Brest jusqu'à 35 à Bordeaux. Il fera 31 à Grenoble et 33
à Lyon. Beaucoup de soleil sur le pays. La météo sur RMC avec Penny Lane. L'outil qui réunit compta, facturation et compte pro. Quand
la compta bat, tout va. Tout de suite sur RMC, c'est le face-à-face. Apolline de Malherbe
reçoit Michel Édouard Leclerc, le président du comité stratégique des centres Leclerc. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Face
-à-face. Apolline de Malherbe.
Il
est 8h29. Vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Michel Édouard Leclerc. Bonjour
Apolline. Merci d
'être dans ce studio et en particulier aujourd'hui parce que les enjeux sont cruciaux. Vous êtes président du comité stratégique des centres Leclerc. Deux enjeux cruciaux qui sont au cœur des préoccupations et à la une ce matin. Deux enjeux sur lesquels votre parole est particulièrement attendue, le carburant et le pouvoir d'achat. On va parler prix et on va parler colère. Sur le carburant d'abord avec ces images que vous allez découvrir sur BFM TV en direct. Je les décris évidemment pour ceux qui nous écoutent sur RMC. Il s'agit d'un dépôt pétrolier à fosse-sur-mer qui est occupé, bloqué depuis ce matin avec des revendications des pêcheurs.
Ils ont déjà manifesté hier à Sète ou à Port-Vendresse. Quelles conséquences et qu'est-ce que ça dit de l'instant que l'on est en train de traverser Michel-Edouard Leclerc ? Alors, ça dit que d'abord la crise pétrolière, la crise des carburants dure.
On
sait très bien que ce n
'est
pas le gouvernement Lecornu qui est à
l
'origine de cette crise. Ce sont les diableries irano-américaines et maintenant étendues à
l
'Arabie saoudite et aux outils qui contribuent à faire flamber très artificiellement le prix du pétrole brut, donc du prix des produits dérivés comme le gasoil. Les pêcheurs souffrent. Dans le prix du poisson, le gasoil,
c
'est énormément. Il y
a
l'amortissement du bateau, il y
a
le travail et il
y
a le prix du gasoil. Et donc, on voit bien que c'est la limite en quantité, en tout cas, de ce que la politique du gouvernement qui vise à donner des aides ciblées. On voit bien aujourd'hui que ces aides ciblées doivent être étendues à certains métiers, je dis comme ça, les transporteurs, les taxis qui n'en ont pas, les pêcheurs, bien évidemment, et probablement dans le package agricole aux agriculteurs. On va revenir sur toutes ces professions. Elles sont aussi à un moment ou à un autre confrontées à la question du commerce, à la question évidemment de la consommation. Au fond, quand je vous écoute, vous comprenez cette... En fait, vous trouvez presque logique cette réponse de colère
?
Je trouve en tout cas que c'est une manière de dire on est là, écoutez-nous, pour le moment vous avez fait du sur-mesure pour les consommateurs, pour ce qu'on appelle les gros rouleurs, mais nous professionnels, professionnels du transport, professionnels de la pêche, professionnels de l'agriculture, et peut-être aussi dans les BTP, dans les bâtiments et travaux publics, on comprend très bien que vous ne pouvez pas ouvrir le robinet de toutes les aides parce que l'État n'en a pas les moyens. Ouvrir le robinet aussi, ça voudrait dire enrichir tous les spéculateurs qui font monter les prix parce qu'il y a beaucoup de spéculateurs
qui font monter les prix.
Le
chemin est étroit.
Le chemin est étroit et donc simplement, on est dans une autre phase de cette crise. Elle dure, j'insiste, le gouvernement Lecornu n'y peut rien. Elle dure, elle nous est imposée. Donc à mon sens, le gouvernement Lecornu va devoir élargir le nombre de bénéficiaires, d'allègements, de charges, d'impôts ou en tout cas, ceux qui pourront acheter moins cher les carburants
pour travailler.
Michel-Edouard Leclerc, le chemin est étroit, disais-je. On va y revenir aussi sur la question d'ailleurs des prix. Chemin étroit entre lutte contre l'inflation et en même temps ne pas casser l'agriculture qui aujourd'hui est dans une situation très difficile. Mais si on reste sur la question du carburant, d'abord une question très concrète. Un dépôt pétrolier bloqué, est-ce que ça a des conséquences sur l'acheminement du pétrole ensuite jusqu'à vos stations et aux autres ? Oui, ça n'arrange pas les choses. Déjà, il faut savoir que par la géographie et le climat, on a beaucoup de difficultés.
Par exemple, pour amener du carburant moins cher, du gasoil par exemple, dans l'Est de la France, on utilise beaucoup des barges qui vont sur le Rhin et sur le Rhône et là, pas de pot, il n'y
a
pas d'eau. Donc, c'est des camions, ça coûte plus cher. Pour approvisionner une ville comme Toulouse, il faut amener du carburant en train. Le consommateur ne comprend pas toujours pourquoi, même dans une même enseigne, il y a des écarts de prix, mais c'est parce que les écarts de coûts de transport sont très
différents. La
logistique. Un dépôt pétrolier comme ça, il y en a environ 150 en France, il n
'y
en a qu'un qui soit bloqué à cette heure. Est-ce que vous redoutez une éventuelle contagion de ces colères
?
Oui, ça peut arriver. Ça n'a pas de logique. Ça ne fera que paralyser, ça ne résoudra pas les réponses. On les a entendues. nous soutenons Leclerc, tout le mouvement et même mes collègues de la distribution, nous soutenons les professionnels qui approvisionnent le marché français parce qu'ils sont le lien entre la nourriture et les français. on a parlé des pêcheurs
mais
on en parle très très peu mais nos transporteurs, ceux qui amènent tous les produits agricoles dans tous les magasins de France, depuis les maraîchers, etc. Ils n'ont pas gueulé. C'est eux qui se sont pris de plein pot dès la première hausse et donc aujourd'hui on fait du sur-mesure avec eux, on les connaît bien, y compris nos propres camions ont repris des surcharges.
D
'ailleurs Thierry Cotillard avait donné des chiffres
une fois dans
cette émission. Il l'a dit ici même
il y a
un peu moins d'une semaine. Il y
a
les transporteurs et puis il
y a
les agriculteurs. Les agriculteurs, ils ont la double peine puisqu'ils ont la peine du climat et de la sécheresse dont il est difficile d'évaluer à long terme les conséquences mais à court terme ça va forcément raréfier un certain nombre de fruits, de légumes et donc ça va faire flamber ou en tout cas monter le prix des fruits et des légumes et de l'autre côté ils ont une hausse de coûts d'exploitation qu'il faudra bien répercuter quelque part. On va y venir parce qu'il y a évidemment une grande attente aussi sur la réponse que vous leur apporterez.
Un certain nombre d'entre eux demandent une réouverture des négociations commerciales pour revoir les prix donc à la hausse mais je voudrais encore une fois vous interroger sur le carburant. Quand on regarde les prix à la pompe ce matin 2,30
euros
pour le litre de gasoil 2,08 euros pour le sans-plomb 95. Il y a quelques semaines vous disiez on arrivera aux 2,40 euros. Pensiez-vous que ça serait si vite ? Non. Et puis d'ailleurs hier je crois que vous l'avez reçu aussi j'ai des antennes partout je discutais avec Philippe Chalmin qui a plus de tchatch que moi
il faut le faire parler plus vite il est formidable
il parlait même d'un 2,50 en fait Vous pensez qu'on va arriver à 2,50 ? Mais on ne sait pas combien de temps et le problème c'est le combien de temps parce que des à-coups ok ça se règle le problème c'est combien de temps ? En fait vous êtes en train de dire on y arrivera au 2,50 mais ça ne durera peut-être pas ? En fait voilà personne ne sait rien parce que de toute façon on a quand même des belligérants là qui ont l'air complètement petits et Pour vous c
'est
de l'ordre de l'irrationnel ? C'est de l'ordre de l'irrationnel ils ne savent pas à finir leur conflit et donc une manière de finir le conflit c'est de faire gueuler tout le monde autour pour qu'on leur impose d'arrêter il n
'y a
pas un vainqueur il n
'y a
pas un vaincu c'est la même chose entre l'Ukraine et la Russie donc pour revenir on ne
va
pas faire que de la géopolitique Mais
ça
a des conséquences jusque dans nos stations essence et dans nos rayons Donc pour le moment je trouve la stratégie du gouvernement Bréjon, Lecornu Lescure, Papin vous voyez j'essaie de citer tout le monde je la trouve normale c'est-à-dire qu'on fait du sur-mesure
d
'ailleurs vous avez remarqué
Vous aviez
pourtant dit il faudra plafonner Et voilà il y a deux temps c'est très important pour que la punchline y en ait deux et pas une D
'accord donc
pour vous il y a deux moments Oui dans mon commentaire il y a le moment présent où il y a des professions qui sont touchées et
donc il faut les aider et les cibler
Et si ça part trop longtemps et que ça va par capillarité sur d'autres métiers et toute la population là il faudra des mesures collectives Pour le moment je vous rappelle que le carburant en France est du même ordre de prix qu'en Allemagne 10 centimes un petit peu plus cher qu'en Italie mais on est quand même dans le même package il
n'y a
que l'Espagne qui est moins cher on dit que c'est à cause de la fiscalité mais c'est surtout parce que c'est un grand pays raffineur donc il a du gasoil nous n'en avons pas de gasoil C'est la question que j'allais vous poser
Mais on n'est
quand même on n'est pas hors consommation européenne Vous laissez entendre qu'on peut encore tenir le choc pour l'instant on peut encore tenir le
choc
Ce qui ne veut pas dire que pour certaines populations c'est compliqué et là où je suis étonné quelquefois j'ai regardé les statistiques hier soir il y a près d'un million de personnes qui sont bénéficiaires des mesures le cornu et qui ne sont pas allées les chercher donc là ça me fait penser que vraiment il ne
faut
pas ouvrir le robinet à fond Les
aides
devaient toucher 3 millions de personnes et un peu plus d'un million de personnes les ont demandé ce sont inscrits sur la plateforme
1
,4 million de mémoire ça fait beaucoup qu'ils ne
sont
pas allés donc c'est la rentrée tout le monde n
'est
pas forcément au courant tout le monde n'est pas sur
internet
simplement qu'ils y ont droit pourtant vous en avez beaucoup parlé
c'est
confus moi-même j'ai essayé de regarder pour comprendre le dispositif il est complexe alors si ça dure très longtemps et que ça pèse sur tous les mécanismes de transport en France il faudra à ce moment-là regarder où est-ce qu'on peut aller chercher de la baisse du prix
ou du tampon
et c'est alors que vous parlez de cette question du plafonnement des prix c'est donc dans ce deuxième
moment si cela
durait si ça durait quoi plusieurs mois c'est les filles qui parlent de plafonnement moi je ne crois pas à votre plafonnement si vous mettez un plafonnement à ce moment-là il faut tout plafonner en dessous non ce que je crois c'est qu'à ce moment-là il faudra revenir à des mais il ne
faut
pas que ça dure il ne
faut
pas que ça coûte
à l'état une
fiscalité flottante
dans ce cas-là une sorte de TI soit une fiscalité
flottante à la Jospin pardon pour lui mais
tout à fait c'était du temps de Jospin la
TIPP flottante c'est-à-dire ces taxes qui évoluent en fonction justement pour ne pas contribuer à l'augmentation du prix Dominique Schellcher hier sur une autre chaîne ou sur son réseau disait c'est quand même incroyable qu'on va faire payer les consommateurs alors que les raffineurs s'en mettent plein les poches c
'est la question que j'allais vous
poser
les raffineurs
les raffineurs aujourd'hui ils gagnent plus que le prix du pétrole en raffinant le pétrole donc il y
a
quand même un sujet moi mes adhérents Leclerc ça leur donne des boutons d'être convoqués à Bercy alors que Serge Papin notre ancien notre ministre et ancien concurrent sait très bien qu'on n'a pas plus de un centime mettre trois ministres
du
gouvernement en face de nous alors que les raffineurs ne sont pas convoqués et qu'ils sortent quelquefois des bénéfices sur raffinage de 100 dollars le baril c'est-à-dire le prix du Brent donc les
vrais coupables en tout cas c'est les profiteurs
donc il y a un sujet là il y a un vrai sujet là que je n'entends pas que Dominique à Oshelcher
a
repris est-ce que Total qui est à la fois distributeur et raffineur joue sur ces deux oui bien sûr c'est pour ça qu'il peut nous faire moi je ne
peux
pas le suivre les distributeurs aujourd'hui je peux le dire pour Leclerc mais je peux le dire aussi pour Systemup on achète des carburants ensemble pour Intermarché pour Carrefour nous ne pouvons pas descendre plus bas nos prix qu'aujourd'hui c'est impossible impossible parce que nous ne sommes pas fabricants nous sommes acheteurs sur un marché international
et vous achetez
très souvent à Total d'ailleurs et on achète aussi à Total mais partout dans le monde aujourd'hui vous vous rendez compte on a des jeunes de 30 ans hyper formés mais quand même quand on achetait une barge à l'Europe du Nord c'était 30 millions et puis ça venait en deux jours au port du Havre aujourd'hui il faut acheter des super tankers dans le golfe du Mexique qu'on n'a pas encore appelé le golfe Trump ça met 25 jours pour venir c'est-à
-dire
25 jours de risque sur le cours du pétrole 25 jours
de risque après avoir sorti
vos 50 millions le bateau c'est 300 millions un super
tanker 300 millions maintenant d'accord et
on est des épiciers donc on ne savait pas faire ça et il y a un risque de cours un risque sur le dollar des taux d'assurance et encore il faut pouvoir le
décharger donc pendant les 25
jours entre son départ
et son arrivée vous ne savez pas évidemment s'il vaut toujours le même prix
je le dis pour les téléspectateurs au niveau des intentions on fait ça
Michel
-Edouard Leclerc vous étiez quand même en train de laisser entendre que les profiteurs ce sont les raffineurs je vous pose la question de la solution comment on fait alors
au-delà au
-delà des querelles
pour
imposer aux raffineurs de baisser ce prix ou en tout cas d'être taxé ou de payer parce que c
'est
il n
'y a
pas que les raffineurs les producteurs s'en mettent plein les poches nos copains européens de la mer du nord
vous
ne les entendez pas ils sont européens ils font partie de la fédération européenne presque eux profitent parce qu'ils vendent davantage
évidemment ils sont devenus l'autre filière les américains viennent
d'autoriser les indiens à racheter aux russes malgré les sanctions que nous avons prises en Europe donc vous voyez on est dans un monde un peu glauque très cynique franchement hypocrite et donc pour aider les français à un moment donné s'il faut faire du collectif moi je pense que la mesure la plus simple c'est de suspendre
les
20 centimes qui financent le rachat qui financent les obligations de ceux qui vendent des carburants fossiles c'est 20 centimes c'est 17 centimes c
'est les
certificats d'énergie c'est ce qu'on appelle les certificats d'énergie
nous nous engagerions Leclerc et tous ceux qui ont à payer ces certificats dont le prix est dans l'essence nous nous engagerions à simplement endifférer le paiement il ne
faut
pas que ça dure plus de 3 mois ça
veut dire que de manière
immédiate parce que ça ça peut être décidé vraiment d'un claquement de doigts on aurait une baisse de 20 centimes le litre voilà mais par contre vous voyez il faut que ce soit un one shot il ne
faut
pas que ça dure des années il ne
faut
pas que ça remette en cause le plan
de décarbonation
de l'économie française Michel-Edouard Leclerc y a-t-il des risques de pénurie avec le blocage de fosses sur mer notamment ? non là non non à ce stade il n'y a pas de risque de pénurie et il n'y a pas
de pénurie ou de difficulté d'acheminement à
ce stade
au moment où on se parle mais il ne
faudra pas que ça dure Michel-Edouard Leclerc une question encore là-dessus et sur les conséquences de la consommation on va venir justement au prix dans les rayons les grands spécialistes du carburant en France disent qu'il y a eu 6% de baisse de volume c'est-à-dire que les français non seulement se sont serrés
la ceinture mais
ont visiblement renoncé à un certain nombre de plaints 6% de moins de vente est-ce que c'est le cas d'abord dans vos stations à vous et qu'est-ce que ça dit c'est-à-dire consacrifier les français dans tous ces trajets qu'ils n'ont pas fait ça veut dire que les français ils sont intelligents et qu'ils rationalisent leurs dépenses vous voyez moi j'ai écrit
ce petit bouquin vous constatez vous aussi 6% vous avez écrit
les grands enjeux de l'économie dans notre quotidien ça se lit presque comme un manuel
d'économie d'économie pratique
j'ai fait ça pour mes étudiants de Néoma et pour les étudiants de l'Iris et tout ça l'idée c'est de se rendre compte que le pouvoir d'achat c'est pas que l'alimentaire et le carburant c'est aussi les conditions de transport c'est les conditions de logement c'est toute la santé et c'est tout un ensemble aujourd'hui sur lequel les gens arbitrent
je vous pose la question
est-ce que d'abord dans vos magasins vous avez constaté vous aussi des baisses de volume d'achat
de carburant
de l'ordre de 6% oui c'est ça oui on est sur ce chiffre là et donc il y
a
une partie il faut dire ce qu'il y a une partie c'est Total Access qui était moins cher si
vous
avez une station totale pas très loin de la vôtre évidemment ils vont plutôt privilégier la station totale ou ce sera moins cher est-ce que ce volume de baisse du carburant se répercute aussi dans le volume d'achat dans les caddies est
-ce qu'on
achète moins ? dans nos magasins non je peux dire chez Intermarché Système U Leclerc Lidl Aldi je ne crois pas il
n'y a donc pas ce matin vous nous le dites il n'y a
pas de baisse de la consommation en tout cas c'est une consommation plus rationnelle plus hésitante arbitrée plus longtemps mais franchement je m'inscris en faux dans tout ce qui a été dit depuis une semaine la consommation continue à attirer la croissance c'est faible c'est compliqué mais la rentrée des classes ça s'est très bien passé et d'ailleurs la rentrée des classes elle était en baisse de prix en moyenne d'accord ?
il y avait les licences qui coûtaient très cher mais si vous voulez acheter simple c'était en baisse et aujourd'hui même l'alimentaire qui était vendu cet été était en moyenne légèrement en baisse le patron de Bonduelle que je recevais la semaine dernière sur RMC disait les productions de petits pois de haricots verts de maïs moins 30 à 40% de baisse de production et là pour le coup c'est pas seulement le prix de l'hydrocarbure et du transport c'est la production elle-même après la sécheresse et la chaleur allez-vous rouvrir les négociations commerciales avec les agriculteurs et les industriels de l'agroalimentaire ? deux temps
le
temps de maintenant nous avons pris des dispositions très j'étais encore hier en Bretagne avec produits en Bretagne avec des alliances
locales
nous garantissent on dialogue on prend le même train pour venir à Paris il n'y
en
a que deux enfin j'imagine
que vous ne
dialoguez pas uniquement entre deux wagons on dialogue beaucoup dans le train figurez-vous bon c
'est là que se passent les négociations informelles il y a le train informelle
il se passe beaucoup de choses on apprend à se connaître enfin on continue de se connaître donc pour tout ce qui est producteur de fruits et de légumes français
nous
avons décidé de diminuer de 15 jours les délais de paiement on passe de 30 délais légal maximal à 15 jours sur tout ce qui concerne fruits et légumes français
c'est-à-dire que vous les
payerez plus vite ils n'auront pas à avoir des problèmes de trésorerie dû à vos délais de paiement plus vite d'accord il faut qu
'ils
soient transparents et qu
'ils
soient français on ne
va
pas aller payer les marocains ou les algériens ou les espagnols
on
privilégie la maison France ok
donc 15
jours au lieu de 30 voilà sur tout ce qui est alliance locale c'est 17 000 contrats ça fabrique des fruits des légumes du miel des tas des pâtés de la charcuterie de la salaison du cidre et bien la bière la bière brassée là c'est même même cas on passe de 30 à 15 jours mais ça c'est juste une histoire de délai vous n
'allez
pas les
payer plus cher vous n'allez pas les payer plus cher
je vous dis tout
de suite et eux ils disent on a
besoin aussi d'augmenter
de quelques
centimes d'euros je comprends mais pour le moment le prix viendra dans la période de négo là c'est coup de main
là
c'est survie là c'est on reste ensemble donc on donne des facilités de paiement à ces producteurs français qui sont souvent des petites entreprises et des PME et sur toutes nos marques de distributeurs qui font 40% de notre chiffre d'affaires je ne
suis
pas en train de faire l'abbé Pierre de la distribution c'est vraiment 40% c'est massif marque repère nos régions du talent etc on fait la même chose sur tout ce qui est à base Michel Edor Leclerc vous êtes en train de nous dire que certes
en termes de
délai vous allez faire évoluer les choses mais vous ne dites pas que vous acceptez l'augmentation de quelques centimes par boîte de petits pois allez-y
c
'était un temps c'est le temps de maintenant ça d'accord parce que personne n'a le bilan de ce qu'il y a et d'ailleurs vous n'avez pas vu des constats de réunions avec les préfets pour connaître l'état des productions moi je n'en sais pas donc maintenant il y
a
une date qui est prévue qui est à partir de décembre où tous nos fournisseurs vont nous fournir des tarifs pour l'année qui va venir et là dans cette c'est le dernier point là aussi nous serons à l'écoute des produits agricoles nous rémunérerons nous ne négocierons pas les produits agricoles qui sont dans les produits transformés ou qui sont dans les confitures qui sont dans les plats préparés nous ne les négocierons pas nous prendrons ces hausses de prix d'achat vous accepterez les hausses qu'ils vous demanderont
oui
on va demander de les argumenter
ça
veut dire qu'il faut prévoir alors ça veut dire un que vous n'acceptez pas de les renégocier avant c'est-à-dire que vous n'acceptez pas leur demande vous n'acceptez pas leur demande de rouvrir on n'en a pas là la question des prix avant les productions rien avant décembre il n
'y a
pas de production là parfois
certains disent
on ne
va
pas y arriver on ne
va
pas s'en sortir
le lait par exemple phase
1
c'est la production
qui a été brûlée où il y a été moindre ils ont des problèmes de trésorerie j'essaie de chercher l'entourloupe pardon Michel-Edouard Leclerc mais je sais que vous êtes
un très
bon négociateur et c'est tout à votre honneur et c'est aussi ce qui est
apprécié par vos
consommateurs mais je sens bien que là il y a un dilemme au fond
il y a un dilemme
entre la lutte contre l'inflation dont
vous avez fait d'ailleurs l'un de vous
et de l'autre côté la lutte pour la survie des agriculteurs vous me noyez là ne soyez pas vise-larde soyez simple je vous ai dit dans le temps de maintenant voilà qui est des produits ou qui n'en est pas le premier problème des petits
producteurs
c'est la trésorerie ceux qui n'ont pas de production ils ont rien de parler du prix s'il n
'y a
pas de produit il n'y
a
pas de rémunération il n
'y a
pas de produit d'accord pour la saison d'après il faut qu
'il
se refasse ok on négocie une fois dans l'année les choses ça va être à partir de décembre je vous dis et on s'engage on respectera d'ailleurs une loi qui s'appelle la loi EGalim qui interdit aux distributeurs de renégocier c'est la fin de
cette fin d'année qui interdit aux
distributeurs de renégocier la matière première agricole
j'ai
bien compris et donc dans ce point de vue là vous respectez la loi Michel-Edouard Leclerc est-ce que ça veut dire qu'il faut s'attendre au 1er mars prochain c'est-à-dire à la fin de cette phase de discussion à une inflation nette il y aura forcément une augmentation des prix parce que c'est le moment où ils vont devoir où les producteurs vont vendre aux industriels ou vendre aux distributeurs vendre aux restaurateurs ou aux grossistes en tenant compte des coûts de production et même de l'anticipation si la guerre continue des coûts de production mais nous serons là nous et quand je vous dis qu'on achètera plus cher ça veut pas dire qu'on va les vendre plus cher c
'est ça que je veux dire éventuellement
vous amortirez dans ces cas-là sur
votre propre marge nous on veut garder
nos clients on veut être les moins chers et donc nous allons prendre sur nous parce que là on peut contrairement au carburant là on peut effectivement vendre moins cher ce qu'on a acheté plus cher merci Michel-Edouard Leclerc d'avoir répondu très précisément à mes questions ce matin vous êtes le président du
comité
stratégique non non mais il
n'y
a aucun problème je l'assume parfaitement président du comité stratégique des centres Leclerc il est 8h51 sur RMC et BFM TV
ne
bougez pas dans un instant l'actualité continue sur RMC c'est les GG avec Alain Marchand
et
oui dans un instant c'est le 3216 qui est à votre disposition pour discuter et débattre avec les grandes gueules les marins pêcheurs bloquent des dépôts pétroliers à fausse
sur
mer des appels à manifester du côté de la Rochelle est-ce que le mouvement de contestation contre la vie chère est en train de naître 3216 pour en discuter avec les GG à tout de suite