Grève des médecins : la ministre de la Santé propose aux syndicats de les recevoir ce samedi
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonjour Stéphanie Rist. Bonjour et merci d'être avec nous ce matin sur France info. Beaucoup de sujets évoqués avec vous ce matin.
La la grève des médecins généralistes, l'épidémie de grippe, le budget aussi évidemment. Mais avant cela, en ce jour euh euh deuil, ce jour d'hommage en Suisse pour les victimes de de l'incendie de Cran Montana, et on a appris hier soir que que 25 Français avaient été euh euh blessés bilan revue à la hausse qui s'ajoute aux neuf morts euh français. Euh on voulait revenir avec vous sur voilà la la situation de celles et ceux qui sont euh qui sont hospitalisés en France. nos centres débrûlés, nos hôpitaux restent mobilisés à l'heure actuelle, on l'imagine.
Oui. Alors, plusieurs choses déjà apporter toutes mes condoléances et le soutien aux familles qui sont concernées par ce drame qui nous a tous touché dès ce début d'année. Je voudrais dire aussi que la France a été au rendez-vous puisqu'elle a permis de transférer.
Nous avons réussi à transférer 19 patients à ce jour de de Suisse dans nos services de grand brûlé qui nécessitent une prise en charge très particulière. Nous sommes toujours en lien avec la Suisse pour répondre aux besoins euh qui vont venir si jamais ça vient, on est encore disponible pour travailler. C'est un gros engagement de tous les services qu'il soient soignant, mais aussi notre centre de crise en lien avec le ministère des armées, le ministère des affaires étrangères et je dois dire, nous pouvons être fiers de notre pays qui a su se mettre vraiment en branle pour récupérer ses patients et aider la Suisse.
La France est prête à apporter quoi de plus comme type d'aide aujourd'hui dans une deuxième phase ? Alors, c'est des malades qui sont très fragiles et qui peuvent nécessiter des soins particuliers de chirurgie dans les suites de la prise en charge réanimatoire précoce et donc nous restons disponibles soit par les compétences de nos professionnels mais aussi par des lits disponibles encore s'il y a besoin. L'hommage aujourd'hui avec la présence d'Emmanuel Macron, il y a aussi le président de la République italienne Matarella.
Est-ce que vous êtes en colère aujourd'hui en tant que politique pour le coup par rapport à ce drame ? Ce que je je veux dire, c'est que c'est très important que le président euh se déplace. Et il y a j'étais euh beaucoup en contact avec euh le président du comté du Valet dès le 1er janvier pour voir comment on pouvait aider.
Et euh il a euh il m'a à plusieurs fois euh redit l'importance de la solidarité des pays autour dont la France mais aussi l'Italie. Oui, la question de la solidarité mais il y a la question des responsabilités aussi qui se posent. Mais les enquêtes sont en cours et je crois que le moment là vous savez 40 décès, 9 décès français, le moment est vraiment à l'accompagnement des familles.
Nous avons ouvert une cellule de prise en charge d'ailleurs psychologique pour les familles concernées. La le procureur aussi français c'est a a proposé une une action miroir pour permettre aussi aux familles d'être protégées. Donc je crois qu'on est plus dans ce moment-là et nous verrons à la fin de l'enquête.
H Alors, nos auditeurs qui ont peut-être voulu voir leur médecin ces jours-ci ont peut-être trouvé porteclose, c'est la grève des généralistes. Est-ce que c'est une grève que vous qualifieriez de majeur, de très suivi ou est-ce que finalement c'est un mouvement assez limité ? Alors, c'est un mouvement de grève de tous les médecins libéraux, pas que les gén les généralistes et les spécialistes.
Les spécialistes, ce sera beaucoup la semaine prochaine en particulier. Par ailleurs, moi j'ai une une on a des chiffres de de nombre de médecins qui n'ont pas fait de feuilles de soin. L'assurance maladie nous donne des chiffres de suivi de cette grève.
Mais ce que je veux dire pour répondre à votre question, alors mardi c'était 12 % des spécialistes et 19 % des généralistes. Ça c'est les données de la journée de mardi et depuis et on a les jours les les données de l'assurance maladie avec un jour de décalage. Donc j'ai pas encore les les derniers chiffres mais moi ce que je dis 5 c'est chez les généralistes pour la journée de mardi quand même.
C'est ce que je dis, c'est que même si ce chiffre ne veut pour moi pas dire grand-chose, ce qui compte c'est que même s'il y a peu de médecins en colère et inquiets, nous devons échanger, nous devons renforcer ce dialogue. D'ailleurs, je vous annonce que j'ai fait un courrier hier soir que j'ai envoyé au syndicat que je serai samedi au ministère pour les recevoir puisqu'ils vont faire une manifestation et que nous devons absolument recréer cette confiance, travailler ensemble pour les enjeux d'avenir. Donc l'information que vous nous donnez ce matin, c'est que vous êtes prête à recevoir les syndicats de médecin en marge de la manifestation samedi pour parler de quoi ?
Oui, je vous le dis, j'ai fait un courrier hier soir en disant que je souhaitais recevoir euh les syndicats, que ma porte était ouverte et qu'elle reste ouverte évidemment pour euh échanger sur euh les craintes, mais aussi voir comment nous pouvons avancer pour euh travailler sur les sujets pour lesquels ils ont soit des inquiétudes, soit même parfois de la colère. Oui, justement, on voulait vous en faire entendre un médecin, Jean-Charles Bouras, il est radiologue et il répondait au micro d'ici Limousin. Ce qui est global, c'est le ral des mesures coercitives, administratives et du rabotage tarifaire en permanence.
Alors, Ralbol, des mesures administratives, du rabotage euh administratif, du rappotage tarifaire, pardon. Comment spécifiquement vous allez leur répondre samedi quand vous allez les recevoir ? Alors, il y a il y a deux choses, je crois.
Il y a les ce qui fait partie des négociations conventionnelles. Vous savez que les médecins libéraux font des négociations conventionnel avec l'assurance maladie concernant leurs tarifs, concernant leur vie au quotidien et puis il y a l'avenir. Je crois que c'est deux choses différentes concernant les négociations conventionnelles.
Je crois que nous devons recréer cette confiance. Les médecins n'ont plus confiance dans leur négociation conventionnelle qu'ils font avec l'assurance maladie qui est la base euh de du fonctionnement dans notre système. Euh notre système est fondé pour la médecine libérale sur ces négociations conventionnelles.
Je veux qu'on recrée cette confiance des négociations euh conventionnelles. Donc c'est de ça dont nous pouvons discuter samedi. Et en parallèle de ça, je crois que nous devons travailler à préparer l'avenir dans un contexte de budget de notre sécurité sociale.
Pardonnez-moi, vous parlez de confiance. Les médecins, ils n'ont plus confiance, y compris au pouvoir politique. Ils n'ont plus confiance en leur ministre non plus.
Il y a eu quasiment une dizaine de ministres depuis Emmanuel Macron. C'est un par an en moyenne. C'est énorme.
Ça empêche de mener une politique sur le long terme. Les négociations budgétaires avec des mesures qui ont été proposées, adoptées, retirées, censuré parfois par le Conseil constitutionnel, ça n'apporte pas de clarté. Est-ce que vous comprenez qu'ils ont un problème aussi avec le politique aujourd'hui les médecins ?
C'est pour cette raison que je dis que c'est pas le nombre qui compte et que nous devons recréer de la confiance et que ma porte est ouverte. C'est pour cette raison que je leur dis nous devons recréer cette confiance. Une fois qu'on a ça se proclame pas la confiance.
Bien sûr, il faut être deux pour avoir cette relation de confiance. Moi ce que je peux faire c'est ouvrir ma porte, dire "Nous allons travailler. J'ai entendu les sujets sur lesquels certaines d'ailleurs sont des fausses information.
Ça, je crois que maintenant euh on arrive à avancer sur ce chemin. Mais euh nous allons pas rester en se disant bah nous on n' pas confiance et on reste comme ça. Nous devons recréer cette confiance.
J'entends la difficulté d'être la 8e ministre en 2 ans, je le sais très bien. J'ai pour ça fait en sorte que mon cabinet connaisse les dossiers et sont des gens qui étaient dans les gouvernements précédents. J'ai fait en sorte pour cette raison de pas revenir en arrière sur des décisions qui étaient prises.
Mais je crois qu'une fois qu'on a dit qu'il y avait plus de confiance, bah c'est à chacun de faire un pas vers l'autre pour recréer cette confiance. Mais il y a aussi ce sentiment quand on discute avec des médecins, c'est ce qu'ils peuvent nous dire que finalement à chaque fois qu'il y a une difficulté, que la santé coûte trop cher, qu' a trop d'arrêt maladie et ben on dit ou que on manque de médecin par exemple, on dit c'est la faute des médecins, on contraint leur installation, on contraint éventuellement la prescription d'arrêt maladie, on essaie de limiter leur dépassement d'honoraire et donc il y a il peut y avoir ce sentiment finalement d'être un peu les vilains petits canards. Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
Est-ce que oui ? Est-ce que les médecins abusent ? Est-ce que les médecins sont trop gâtés finalement ou est-ce que c'est pas le sujet ?
Non, mais vous le vous le dites très bien, il y a un sentiment et surtout une crainte à ce jour. Il n'y a pas de coercition sur l'installation, par exemple. Alors, c'est vrai qu'il y a il y a des débats parlementaires en cours sur ce sujet, mais ce que on ne peut pas ignorer la la la volonté des parlementaires qui sont des représentants des Français.
Donc, on doit travailler ensemble pour aboutir à des choses qui permettent de soigner correctement les Français et que les médecins se sentent reconnus. Et je le dis et je le dis souvent, euh moi je suis vraiment la ministre de tous les médecins, de tous les secteurs d'activité de médecins, qu'ils soient salariés, à l'hôpital, en centre de santé, qu'ils soient libéraux. Je crois qu'on a besoin de tous les modèles.
Alors, vous êtes la ministre des médecins, mais vous êtes aussi la ministre des patients. Euh, il y a eu un débat euh, vous l'avez dit au printemps, à l'Assemblée au sujet des désirs médicaux avec deux propositions de loi. Une à l'Assemblée, une au Sénat, l'une socialiste, plus contraignante, on va dire, au sujet de l'installation et l'autre portée par la droite au Sénat qui prévoyait aussi un volontariat quelques jours par mois de médecins dans des zones sous-dotées.
Ces deux propositions de loi adoptées, elles ne sont pas à l'agenda parlementaire. En tout cas, j'ai regardé hier soir, je n'en ai pas trouvé trac. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Elles se sont perdues pour les lectures successives. Alors, ce sont des propositions de loi, une qui était adopté à l'Assemblée, pas encore au Sénat, et l'autre au Sénat, pas encore à l'Assemblée. Et ça, je laisse le soin de voir quand est-ce que elles seront réinscrites.
Elles continuent leur chemin parlementaire. Vous savez, je pose la question parce que j'ai lu j'ai lu que vous étiez assez contraire toute contrainte à toute contrainte par rapport au médecin, vous êtes aussi rhumatologue de de profession. Alors, je je j'étais député avant d'être ministre.
J'ai voté contre la proposition de loi de monsieur Garot qui oblige l'installation des médecins, qui contraint l'installation des médecins parce que je pense que profondément, c'est une mesure qui ferait l'inverse de ce qu'elle souhaite, c'est-à-dire qu'elle serait inefficace et voir elle pourrait aggraver la situation et que comme vous l'avez dit, je suis d'abord ministre en charge de la santé des Français, en charge de la de la prise en charge de nos concitoyens et donc c'est l'efficacité dans cette capacité à les prendre en charge qui me mène tous les jours dès que je me réveille. Donc oui, j'ai voté contre cette proposition de loi. Il n'y a pas de secret.
Maintenant le le débat parlementaire peut continuer bien évidemment. Je respecterai le le débat parlementaire, mais je reste avec mes convictions et d'explication de dire pourquoi cette proposition de loi pour moi n'est pas une bonne solution. Mais donc une ministre, si cette loi devait poursuivre son chemin parlementaire jusqu'au bout, une ministre qui n'est pas d'accord avec cette proposition de loi pourrait faire en sorte qu'elle soit quand même appliquée.
Mais bien évidemment, si elle est votée, la ministre applique les lois, fait appliquer les lois qui sont votées. Vous n'alz pas qu'ell soit d'et il y a des mesures qui font beaucoup raller les médecins actuellement en grève qui sont des mesures pour lesquelles j'étais défavorable dans le budget de la sécurité sociale. Il a été adopté et la ministre que je suis fera appliquer la loi quand elle est à appliquer.
Enfin, évidemment, un dernier mot sur ce sujet, la grève des médecins, c'est aussi la conséquence directe des passages aux urgences en augmentation. Ça a mis vraiment beaucoup en tension les services d'urgence cette grève. Alors, il vous a pas échappé qu'on est en pleine épidémie de grippe.
On a eu des événements climatiques entre la neige, le vergla, le froid, évidemment la mobilisation des médecins grvistes et le mois de janvier est toujours un mois notamment à la rentrée des des congés, toujours une période difficile pour les services d'urgence et pour la prise en charge que ce soit au SAMU, au service d'accès au soin, enfin tout ce qui retentit sur la santé de nos concitoyens, c'est toujours tendu au mois de janvier. Là, évidemment avec l'accumulation de de la grippe, la bronchiolite aussi qui est encore persistante en ce moment et les événements climatiques à mis les services en les appels au Samu ont explosé cette semaine. Alors, ils ont augmenté de 24 % sur les derniers chiffres que j'ai.
Et encore une fois, on ne sait pas dire sur ces 25 % quel est le rôle de la grève ou de la grippe ou de ou des événements climatiques. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a une montée en puissance. Ce que je remarque aussi, c'est un alors on passe le pic de la grippe en ville, ça c'est plutôt une bonne nouvelle.
Pas encore à l'hôpital c'està-dire qu'à l'hôpital, il y a encore beaucoup d'admission pour grip. On n pas beaucoup et il est encore temps de se faire vacciner. Nous avons encore des vaccins.
L'hiver n'est pas terminé. Donc je redis, on a eu une bonne campagne vaccinale à ce jour. On est à 54 % des patients qui devaient se faire vacciner, c'est-à-dire de plus de 65 ans ou avec des comorbidités qui sont vaccinés.
C'était 45 % l'année dernière. Mais il est encore temps notamment pour ces personnes fragiles de se faire vacciner pour éviter que dans les semaines qui viennent ils aient la grippe. Mais concrètement avec la grève des avec la grèffe des médecins, si demain euh une mère de famille à son enfant qui a une tite et son médecin généraliste est fermé, elle n'a pas d'autre choix aujourd'hui que d'aller aux urgences et donc d'aggraver la saturation.
Elle a elle a d'autres choix. Et je voudrais remercier les soignants qui se permettent d'organiser cette permanence de soins, que ce soi les soignants libéraux ou en ville ou à l'hôpital. Elle peut il y a des médecins déjà qui continuent de travailler.
Il y a aussi ce qu'on appelle le service d'accès aux soins, c'est-à-dire vous appelez le 15 et on vous trouve un rendez-vous de consultation chez un médecin qui a réservé des rendez-vous d'urgence en fait et qui vous évite d'aller au urgences. angan pour permettre d'éviter les urgence et heureusement ça fait que nos urgences tiennent j'ai pu le constater hier en allant à Saint-Antoine d'ailleurs à Paris effectivement vous restez avec nous Stéphanie Rist on va parler notamment du budget dans une minute d'abord toute l'info, il est 8h48 voici Dianne Ferchit des chutes d'arbres des routes coupées pas de dégâ majeur avec le passage de la tempête Goretti. 380000 [musique] foyers sont ce matin privés d'électricité, principalement en Normandie et quatre blessés légers à déplorer.
Deux dans la Manche, deux également dans le pas de Cala. Il reste deux départements ce matin en vigilance au Java violant les landes ainsi que les Pyrénées Atlantiques. L'hommage aux victimes de l'incendie en Suisse aujourd'hui cérémonie à partir de 14h dans le Canton du Valet.
Emmanuel Macron sera présent alors que le bilan des Français [musique] blessés s'alourdit à 25. Neuf français sont morts dans l'incendie du bar de Cran Montana dans la nuit du nouvel an. Au total, 40 [musique] personnes ont été tuées.
Au moins quatre morts à Kiev. Cette nuit dans d'importants bombardements [musique] russes. 36 missiles 242 drones ont été lancés sur l'Ukraine.
Moscou qui dit ce matin avoir également frappé le pays avec son missile hypersonique Orechnik. Les tensions avec les forces de l'ordre aux États-Unis. Deux personnes [musique] blessées par balle à Portland dans l'Oregon par des tirs de policiers fédéraux. 24 heures après la mort d'une femme à Minéapolis dans le Minnesota, tué elle [musique] par la police de l'immigration, les manifestations sur place ont rassembler plusieurs milliers de personnes. [musique] France info le 830 France info, Adrien Bec, Camille Vigon Leat et vous êtes toujours avec Stéphanie Ris la ministre de la santé.
Madame la ministre, vous avez reçu pour commencer l'année une lettre de vœux un peu particulière du Premier ministre. Il vous a envoyé des vœux de rationalisation, comme à chaque ministre, avec des demandes de grosses pistes d'économie. Il vous a demandé de réfléchir à une fusion notamment entre la haute Autorité de santé et l'Agence nationale de sécurité du médicament.
Vous pensez pouvoir économiser combien ? Alors, le Premier ministre nous a envoyé à plusieurs ministères des lettres de efficacité de l'État et je suis euh euh très euh ravi euh de de ce de cette demande euh qu'on a commencé à travailler avec mon ministère euh depuis que je suis arrivée. J'ai déjà pu annoncer que j'allais créer une direction recherche au ministère innovation qui va permettre de rassembler des agences notamment et qui permet de rendre notre état plus efficace.
Euh dans ces mesures proposées, il y a effectivement euh celle dont vous parlez où nous avons euh nous allons commencer à à travailler dessus de voir s'il y a des redondances entre euh la sur le sujet de l'évaluation du médicament entre les services de la haute autorité de santé et de l'agence nationale du médicament. Je vous pose la question parce que ça pose des questions techniques. Il y en a une qui est sous la tutelle de l'État, l'autre non.
Ça pose des questions budgétaires aussi. Dans le passé, il y a eu des fusions d'agence de l'État. La NPE et la CDI pour former par l'emploi par exemple, ça avait pas rapporté d'argent.
Ça avait plutôt coûté de l'argent. Il y en a d'autres qui ont rapporté mais au bout de 10 ans. Concrètement, est-ce que c'est pas un totem ?
Est-ce que c'est pas quelque chose un objet politique symbolique à droite mais qui finalement manque d'efficacité la fusion d'agence ? Non. Alors c'est pour ça que je vous demandais vraiment combien vous pensez pouvoir tirer de nombreuses mesures hein.
J'ai une dizaine de de sujets hein sur lesquels nous travaillons. L'objectif n'est pas forcément de faire des économies. L'objectif est d'être eff c'est ce qu'on pensait.
Non, l'objectif est de l'efficacité de l'État. Évidemment, il peut y avoir et ça peut entraîner des économies. L'objectif qu'on recherche, c'est l'efficacité.
Là où il y a des redondances, nous avons le droit de questionner le sujet. Et c'est ce travail qui un travail, vous l'avez dit, très technique que nous avons entamé. Parfois nous sommes aidés.
D'ailleurs, j'ai lancé des missions de de l'inspection générale des affaires sociales pour permettre de nous aider techniquement pour pas faire n'importe quoi évidemment, mais regarder là où on peut quand il y a des redondances, arrêter ces redondances parce que il n'est pas honteux de faire des économies et de faire des économies de l'État, mais surtout de rechercher l'efficacité. Typiquement la création de la direction recherche que je crée au ministère, elle va permettre d'accélérer les réponses sur les sujets d'innovation par exemple. C'était une forte demande des acteurs.
Donc vous voyez que se questionner sur l'efficacité de l'État, ça me paraît très sain. Et évidemment rechercher des économies alors qu'on demande à tous les Français euh de dans le cadre du budget de faire des économies pour réduire notre déficit, et ben il faut commencer par soi-même. Et donc je suis ravi de ces projets et justement effectivement les économies, il va falloir en faire puisque le gouvernement propose de baisser les crédits des ministères d'unARD 500 millions d'euros.
Vous allez faire comment ? vous allez économiser sur quoi ? Bah alors ces sujets d'efficacité, d'efficience vont permettre de faire des économies.
Il y a un travail forcément tout de suite bien souvent il y a un travail de fait vous le savez sur la la les directions de sur les communications sur la communication. Typiquement dans mon ministère vous avez plusieurs endroits où il y a de la communication sur la santé. Est-ce qu'il y a un moyen de rendre plus efficient cela ?
Donc c'est sur ces sujets que nous travaillons. On peut pas demander, vous savez, j'ai porté le budget de la sécurité sociale qui qui a été voté dans le cadre d'un compromis et qui demande des efforts à tous les secteurs et je peux pas porter ces efforts là à tous les secteurs que ce soit pour le médicament, pour les professionnels de santé dont nous avons parlé tout à l'heure, pour l'hôpital et ne pas le faire pour mon ministère. Il est évident que nous devons rechercher cette efficience. justement, vous parliez des des médicaments avec euh ces mots qu'on attendait pas forcément il y a quelques jours.
Euh ces mots de Donald Trump, on l'écoute. OK, voilà comment ça va se passer. Emmanuel, si lundi tu n'as pas accepté tout ce que je demande, je mets des droits de douine à 25 % sur tout ce qui vient de France.
Non non non, tu ne peux pas faire ça. Si je peux. Emmanuel m'a dit Donald, OK, c'est d'accord.
J'adorerais augmenter le prix des médicaments du 200 %. Ce serait un honneur. S'il te plaît, Donald, ne le dis pas ma population, je t'en supplie.
Voilà Trump qui assure qu'il a négocié avec Emmanuel Macron pour une augmentation des prix des médicaments sur ordonnance de 200 %. Je vois que vous faites nom de la tête. Non mais l'Élysée a pu s'exprimer sur ce sur ce questionnement. les le Donald Trump considère que dans nos notre pays particulièrement, les médicaments seraient payés pas cher.
Mais dans la même temps, il explique que les prix des médicaments dans son pays sont chers en raison du multiples intermédiaire que nous n'avons pas en France qui sont beaucoup moins importants en France. Moi, ce qui m'importe et mon ministère est très engagé à ce qu'on puisse dans l'avenir continuer et permettre que nos tous les Français aient un accès à l'innovation. C'est de plus en plus les traitements euh coûtent cher parce qu'ils sont innovants.
C'est pas toujours le cas aujourd'hui en France parce qu'on peut pas il y a tous les médicaments ne peuvent pas enfin on a les médicaments coûtant cher. On n pas toujours le dernier cri si vous alors on est encore dans un pays où on a encore accès à l'innovation par des mécanismes qu'on appelle l'accès précoce qui nous permettent d'avoir l'innovation mais il y a un vrai questionnement pour l'avenir de se de de travailler à avoir une politique qui nous permette de poursuivre cet engagement de donner à tous les Français l'accès à cette innovation qui coûte cher mais tout de même sur la trajectoire du prix du médicament entre 2010 et 2020 il a baissé ce prix des médicaments en France, il n'a pas augmenté de façon générale. Est-ce que vous dites ça c'est fini, il va falloir se résoudre à accepter de payer un peu plus cher nos médicament ?
En tout cas, ce qui est sûr et c'est là-dessus, mon ministère est engagé et sur lequel on travaille, c'est qu'il va falloir mener une politique très forte de de sur le médicament pour permettre de maintenir cet accès à l'innovation. C'est c'est pas exactement la réponse à ma question, mais je je vais répondre. On a demandé encore cette année dans le budget de la sécurité sociale un effort sur les l'industrie pharmaceutique de baisse de médicaments.
Vous savez que le prix se fait par des négociations qui sont importantes et qui sont faites par le le le CEPS. Mais euh je crois qu'on doit deux choses. D'une part, travailler à la souveraineté, euh conserver des médicaments dans notre pays, fabriquer dans notre pays.
Ces dernières années dernières années, il y a eu beaucoup d'investissements par France 2030 et des entreprises qui se créent en France pour pouvoir avoir ces médicaments qu'on appelle de premier vendu aux États-Unis. Et de ce qu'on comprend biogarant, ça devrait être le cas aussi à un fond d'investissement étranger. Est-ce que il y a pas une contradiction quand même ?
Ce que je dis c'est que nous avons un continuer d'investir pour la souveraineté française. Vous avez peut-être entendu hier que les syndicats de laboratoire français sortent de leur syndicat où ils étaient représentés. Bon, je crois qu'il y a un vrai sujet sur la souveraineté et d'autre part une politique du médicament à travailler à transformer et notamment au niveau européen pour permettre d'avoir un rapport euh important sur euh la négociation de ces médicaments.
Quand même un tout dernier mot sur biogarant, donc la vente à un fond d'investissement étranger semble bien en cours, bien parti. 50 % des médicaments biogarants sont fabriqués aujourd'hui en France. Est-ce que vous avez la garantie que ça va se poursuivre ? ce dossier et avec mes collègues à Bercy en train d'être travaillé.
Mais moi je moi mon mon travail, ma responsabilité en charge de la santé, c'est de faire en sorte que dans les années qui viennent, l'ensemble des Français prise en charge pour les médicaments qu'ils soient innovants. Vous ne répondez pas la question non plus, mais je vous le dis, c'est un travail de tous les jours que l'on fait avec Ber sur votre sur votre question, mais moi je ma responsabilité à moi, elle est de préparer l'avenir. C'est un sujet compliqué la politique du médicament qui doit se faire au niveau européen.
Un grand merci Stéphanie Ris, vous êtes ministre. de la santé. Merci d'avoir été l'invité de France Info ce matin.
Merci Camille Vig le quat du Nouvels. Rester sur France info les informer dans quelques minutes.
Stéphanie Rist