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interviewBFM TV (sur YouTube)· 6 février 2025 40 min

Drogues: Bruno Retailleau présente une campagne à destination des consommateurs

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bien merci d'être venu si nombreux pour cette conférence de presse qui je dois dire est aussi une première non pas la conférence de presse mais l'objet et le clip que nous allons vous présenter dans quelques instants vous me permettrez de saluer le préfet de police le directeur général de la police nationale et le major général de la police de la jendarmmerie nationale générale je voudrais saluer bien sûr mon directeur de cabiné mais aussi Nicolas qui me succédera ensuite qui est le patron qui est médecin et qui est le patron de le président deamelka merci je suis très sensible à votre présence ce matin je vous l'indiqu dans l'introduction c'est une première le clip que nous allons vous présenter c'est une première parce que la campagne que nous allons diffuser ça n'est pas une campagne de sensibilisation c'est une campagne de culpabilisation et cette culpabilisation je l'assume totalement j' j'assume de vouloir rompre avec cette logique victimaire qui consiste à présenter les consommateurs de drogue exclusivement comme les victimes d'une addiction bien sûr je sais il y a des malades on doit s'en occuper je ne suis pas ministre de la Santé je suis ministre de l'Intérieur et mon rôle c'est d'assumer l'ordre public je ne veux pas en tout cas et c'est ce que je dénonce souvent une logique de déresponsabilisation une logique qui déresponsabilise une logique qui en fait démobilise une logique qui enfin invisibilise elle déresponsabilise les consommateurs de drogue parce que on ne les place pas en face des conséquences de leurs actes pour qu'il y ait une offre de drogue et trafiquant il faut qu'il y ait des consommateurs elle démobilise aussi la société en tout cas une partie de la société car s'il ne s'agit pas que d'un problème de santé il y a problème de santé sans doute mais pas que comme certains l'affirment alors à quoi bon lutter contre le narcotrafic à quoi bon cette nouvelle loi qui était votée à l'unanimité c'est rare aujourd'hui dans un pays politiquement divisé et bien la loi que nous avons porté que nous avions à l'époque forgé dans la commission d'enquête que j'avais initié quand j'étais président de mon groupe LR au Sénat qui avait établi des conclusions et avec ces conclusions nous avions fait une PPL et elle a été adoptée à l'unanimité et bien moi je crois nous voulons le gouvernement souhaite faire de la lutte contre le narcotrafic contre re la criminalité organisée une grande cause nationale un peu comme nous avons fait il y a 10 ans lorsque nous avions été frappés par les attentats terroristes de la lutte contre le terrorisme là encore une grande cause nationale c'est fondamental nous l'assumons aussi bien contre les narcotrafics mais aussi contre les consommateurs avec cette politique qui permettre à nos forces de l'ordre de recourir davantage aux amendes forfaitaires contre les consommateurs j'en dirai un mot il y a dans quelques instants mais cette logique que je dénonce elle invisibilise les vraies victimes du trafic de Groc qui se compte aujourd'hui et désormais par centaine et je veux parler de ces victimes ces victimes qui sont de plus en plus jeunes des jeunes qui sont des jeunes victimes et des jeunes qui tuent des jeunes euh qui sont des soldats euh appointés par euh les TR iant de drogue donc ça c'est quelque chose de fondamental de dire au consommateur de dire au consommateurs que il s'associ à toutes ces conséquences et que il faut aussi frapper avec ces amendes forfaitaires délictuelles le consommateur là encore au portefeuille je vous rappelle d'ailleurs parce qu'on l'oublie trop souvent que ces AFD ces amendes forfaitaires délictuelles comme le dernier nom l'indique elles sont inscrites elle figure au casier judiciaire quelques chiffres peut-être depuis qu'elles ont été lancées en 2020 le total cumulé des AFD spécifiquement stupéfiants atteint désormais 652345 unité au 31 janvier 2025 mais ce qui est intéressant c'est que en un mois depuis le 1ier 1er janvier 2025 on a une hausse de 8 % c'est-à-dire que c'est 16000 300 amendes forfaitaires délictuelles qui ont été là encore attribué et le taux de recouvrement le taux de recouvrement c'est important c'està-dire taux de recouvrement il exprime simplement le fait que lorsque on verbabilise et bien qu'il est ensuite le recouvrement de l'argent de la taxe le taux de recouvrement est à plus de 50 % à 53 %. donc d'abord je dénonçais cette logique mais ce que je veux dire c'est que là encore je veux rendre les consommateurs responsables parce que c'est violer la loi voilà et violer la loi c'est participer un un système et c'est ce que nous allons montrer vous allez le voir dans quelques instants avec ce clip nous allons montrer précisément que derrière ces paradis artificiels il y a l'enfer qui lui est bien réel qu'on crée les leaders les narcotrafiquants et que bien entendu s'il y a des leaders c'est parce qu'il y a je le disais des consommateurs au bout du joint au bout du rail de coque et bien voilà il y a le canon des armes qui tue et qui tue de jeunes victimes je le disais encore une fois c'est par exemple ce garçon de 5 ans deux balles dans la tête il en a réchappé mais avec les c'est quel qu'on peut imaginer c'était à reen et c'était un adolescent qui avait l'arme qui a qui a blessé grièvement ces garçons adolescent de 16 ans je veux aussi parler de ce jeune Marseillais de 14 ans qui est devenu tuer à gage recruté par ses réseaux de la criminalité organisée et qui a tué de sang froid un père de famille un conducteur VTC je parle aussi d'un autre adolescent 15 ans à Marseille lardé de 50 coups de couteau et achevé brûlé vif le narcotrafic c'est ça aujourd'hui en France en 2025 il faut ouvrir les yeux et comme j'ai déjà dit fumer un joint prendre un rail de côte et ben c'est avoir du sang sur les mains car en bout de chaîne il y a des trafiquants qui utilisent ces adolescents comme de la chair à canon et des réseaux qui pr qui pratiquent le proxétisme là encore je le dis ce que propose les narcracailles et derrière eux les narcotrafiquants ce sont assez jeunes ce sont des chemins de larme et ce sont des destins de sang et il faut faut d'autant plus le dire aujourd'hui en France que et c'était la conclusion de la commission d'enquête sénatoriale c'est que désormais les drogues les plus dures sont disponibles partout à tout moment partout en ville dans les quartiers comme en campagne et à tout moment puisque il y a pas seulement les points d'il où on va acheter le consommateur va vers le distributeur mais c'est désormais avec les réseaux par exemple numérique uber c'est carrément la drogue qui vient vers le consommateur là encore je vais citer quelques chiffres la dernière étude de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives montrent que la demande de cocaïne n'a jamais été aussi forte 1,1 million de personnes en non consommé dans notre pays au moins une fois dans l'année 2023 le cannabis qui est la drogue la plus répandue en France compterait 5000 5 millions de consommateurs et l'usage de MDMA et d'extasie abondit passant de 400000 à 750000 personnes entre 2019 et 2023 ces personnes qui auraient consommer au moins une fois pendant une année ces produits là et enfin l'expérimentation de l'héroïne continue de progresser puisqu'on est à 850000 personnes qui auraient consommé au moins une fois au cours de leur vie avec parfois un enchaînement que cela peut déclencher on atteint et là je veux vraiment rendre hommage aux forces de sécurité intérieure parce qu'on a atteint des saisis records je suis allé il y a quelques jours quelques semaines au Havre où la jourarm Marie nationale Ava fait une saisie de plus de 2 tonnes 2 1 tonne de l'encore héroïne mais je veux saluer les policiers la police nationale la gendarmerie nationale je veux aussi associer les douaniers il y a des efforts gigantesques je vais vous le montrer à travers deux chiffres qui sont très simples à retenir euh en 2023 23 tonnes de cocaïne qui sont saisies 23 tonnes l'an dernier sur 11 mois 47 tonnes plus du double plus du double vous vous rendrez compte donc nos forces de sécurité sont à l'œuvre et àène des couts mais c'est une submersion c'est euh comment dirais-je un tsunami blanc notamment en matière de cocaïne et on le voit bien il faut s'en méfier la légalisation du cannabis mais peut-être que Nicolas pris pourra en dire un mot elle ne réglerait rien je vois bien dans le débat public qu'un certain nombre notamment d'élus essaie de proposé cette voie-là cette voie-là c'est la voie de l'échec les criminels les narcotrafiants n'attendent que cela et d'ailleurs on le voit bien lorsque dans un certain nombre de pays euh de province euh où la légalisation a eu lieu les trafics de stupéfiants n'ont pas cessé et la plupart du temps ils ont augmenté 40 % d'offre illégale par exemple au Canada 75 % dans l'État de Californie aux USA donc l'exemple y compris chez nous du trafic de cigarettes trafic de cigarettes vous pouvez acheter des cigarettes c'est légal il a les points de vente et ben pour autant on a une explosion du trafic illégal ce qui montre bien très concrètement que ça n'est pas la léicité d'un trafic qui permet d'obtenir justement l'arrêt euh du trafic il ne faut pas en douter on on aurait à la fois des points de comment dirait-je des points d'approvisionnement légaux mais croyez-moi les restrictions juridiques seraient contourné par ailleurs sur un marché légal que ce soit sur la teneur en THC sur l'interdiction de vente aux mineurs ou tout simplement sur le prix il y aurait donc un marché noir plus évidemment le marché noir de toutes les drogues les plus les plus dures puisque ces drogues dites 12 qui ne le sont pas peut-être que Nicolas pris pourra l'exprimer les médecin et je ne le suis pas mais qui ne le sont pas sont souvent l'antichambre de drogue les plus dures et ainsi on offrirait légalement au trafiquant la voie justement d'une addiction progressive vers des drogues les plus catastrophiqu et et les plus dures je pense que cette légalisation aggraverait TR parce que évidemment la consommation la consommation risquerait d'exploser et je veux rappeler ici devant vous que le cannabis la consommation est particulièrement addictive nocive que son impact sur le cerveau n'est pas neutre non plus c'est désormais scientifiquement prouvé et qu'il faut en tenir compte et notamment et notamment dans le cerveau des plus jeunes consommateurs c'est av et je rappelle aussi qu'il constitue le cannabis une cause majeure d'accident d'accidents mortels sur la route puisqu'en 2022 un conducteur sur c était positif au stipufiant dans un accident mortel et je ne veux pas vous rappeler il y a quelques jours cette jeune adolescent de 15 ans qui a été tué dans un accident avec un car et le conducteur du car était testé positif au stupéfiants nous avons avec le ministre des Transports diligenté euh sur l'ensemble de la France une campagne de test qui a montré que malheureusement sur un peu moins de 2000 tests prévus il y avait plusieurs dizaines qui avaient été testé positivement au sttipfiant avec les conséquences voilà pour terminer et pour vous montrer justement le clip pour conclure je sais que certains vont m'accuser de vouloir choquer et j'assume là encore parce que je veux créer un électrochoc on l'a bien vu en en matière de sécurité routière il a fallu non pas des clips artistiques mais des clics avec des images qui choquaent pour pouvoir responsabiliser les conducteurs et bien nous assumons exactement la même chose un électrochoc avec le lien direct entre une consommation et puis les conséquences dramatiques qui peut en découler cet écosystème la consommation est complice de l'écosystème du du narcotrafic et de la criminalité organisée quand je suis allé à Marseille quand je suis allé à Marseille les enquêteurs m'ont montré des vidéos de gens que les narcotrafiquants torturaient c'est ça c'est des enfants qui sont tués c'est des séquestrations des enlèvements des actes de torture des morts des morts et des morts qu'est-ce qu'on veut de plus se caché dans son quartier non et ben nous on a pris le parti justement de dire la vérité et et cet électrochoc pour ceux qui consomment je l'ai dit je crois moi à une société de la responsabilité chacun doit prendre ses responsabilité chacun et les consommateurs doivent prendre conscience de l'entreprise de mort à laquelle il participent un électrochoc dans la société parce que je crois aussi pas seulement au pouvoir de l'État mais je crois aussi au pouvoir de la société elle a la capacité notre société par elle-même euh avec ces informationsl à la capacité de faire changer les choses dans les médias au sein des familles à l'école pour briser la culture récréative derrière trop souvent on s'abrite pour cacher justement ces pratiques addictives et je pense que la société peut le faire sur la drogue comme elle l'a fait sur d'autres enjeux majeurs je pense à l'écologie je pense aussi au harcèlement scolaire il y a besoin d'une rupture en matière culturelle c'est une rupture en matière culturelle qu'il faut comment dirais-je adopté nous avons nous allons voter les parlementaires ça a été fait le cas l'unanimité au Sénat un texte qui va nous permettre de lutter vraiment contre la criminalité organisée mais mais il y a aussi l'autre bout de la chaîne c'est important et c'est dans ce cadre- là que nous devons agir l'État doit renforcer donc ses outils sécuritaires et puis la société doit elle renforcer ses outils ses défenses immunitaires voilà quel était les propos que je voulais vous tenir quel est notre état d'esprit j'ajoute quand même j'ajoute quand même que cette campagne sera financée Nicolas pris peut-être l'expliquera par les biens qui sont confisqué au trafiquants de drogue c'est donc la drogue enfin celle qui est confisquée les biens qui sont confisqués parce qu'on ne revend pas évidemment de la drogue mais les biens qui sont confisqués des trafiquants et bien c'est dans ce cadre d'un fond de concours dit drogue qu'organise laamidelka qui va permettre justement de payer ce clip que je vais vous montrer dès à présent [Musique] [Musique] chaque jour des personnes payent le prix de la drogue que vous achetez voilà je vais demander à Nicolas pris qui est responsable président de la midelka de venir au micro merci beaucoup monsieur le ministre d'État pour votre invitation monsieur Monsieur le Préfet de Police monsieur le directeur général de la police nationale mon Général bonjour à toutes et tous face à l'ampleur de la situation vous l'avez rappelé et la prise de conscience est en train de se faire vous l'avez aussi dit si on regarde le vote à l'unanimité de la proposition de loi sénatoriale concernant l'aspect le sécuritaire je vis évidemment insister également sur d'autres aspects que vous avez également également abordés du point de vue sécuritaire éducatif social sur la question des conséquences des consommations de stupéfiants effectivement il est toujours important de rappeler la vulnérabilité particulière des plus jeunes sur ces consommations le cerveau il est pas mature avant 25 ans environ et la conséquence des consommations la plupart du temps c'est un problème de maturation cérébrale qui fait qu'on a des problèmes à l'école parce qu'on a un problème mnésique on a des problèmes de mémoire on a des problèmes d'attention on a des problèmes de sociabilisation qui font que les chances ne sont pas toutes les mêmes après la question que souvent on me pose c'est est-ce que les drogues dit douces vous l'avez dit sont des drogues qui créent une dépendance mais oui on a souvent ignoré ça mais c'est vrai que ça crée de la dépendance même le cannabis et ça c'est important et derrière tout ça il y a ces conséquen éducativ social parce que on n pas les mêmes chances d'avoir un emploi et on a plus de chance de perdre un emploi quand on consomme des stupéfiants et pour faire face à ces enjeux à la fois sécuritaire sanitaires éducatif sociaux on a besoin de tous y compris des consommateurs on a besoin de des consommateurs non dépendants vous avez précisé que par ailleurs il fallait développer du soin et j'y reviendrai pour effectivement dénormaliser débanaliser ses consommations on a besoin de tous au côté d'abord des forces de sécurité intérieure de la police nationale de la gendarmerie de la douane et de la justice pour le travail qui est fait pour lutter contre les trafics on a besoin de tout le monde au côté de ceux qui s'échine à essayé d'élaborer des programmes de prévention notamment en milieu scolaire à essayer de d'informer davantage je rappelle pour mémoire que nous avons nous à la mil DESC depuis l'année dernière élaboré un certain nombre de messages concernant spécifiquement les risques liés à la ommation de cannabis que ces messages ces vidéos ont été vu 53 millions de fois jusqu'au bout et que ces messages s'ils ont été autant vu c'est que les personnes se posent des questions sur les consommations et qu'elles ne sont pas encore suffisamment informé on a besoin de tous également au côté de ceux et nous avons initié ce travail avec des préfets et des maires de communes et de collectivités et de communautés de communes pour prévenir la participation des plus jeunes au trafic de stupéfiants cette question il faut la nommer aujourd'hui quand on vit dans certains environnement malheureusement on a souvent comme seule illusion en terme de perspective de rejoindre le réseau criminel qui opère en bas et on a besoin de tous encore une fois au côté de ceux qui prennent en charge les consommateurs dépendants on a 500 structures en France qu'on appelle desxapa des centres de soins d'accompagne et de prévention en addictologie on a 150 structures dédiées à la réduction des risques qui viennent en aide à ceux qui sont dépendant c'est-à-dire qui souffrent d'une maladie chronique vous avez beaucoup insisté monsieur le ministre d'État sur la question de la cocaïne et de des drogues stimulantes de synthèse d'ailleurs qui ont changé la donne ces dernières années pour la première fois en 2023 le chiffre d'affaires de la cocaïne un peu plus de 3 milliards d'euros a dépassé celui du cannabis qui est un peu en dessous de 3 milliards d'euros ça coûte énormément à la société tout cela puisque les dernières estimations de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives nous donnaient mais sur des chiffres des anciens un coût social de plus de 8 milliards d'euros ou de près de 8 milliards d'euros pardon pour les stupéfiants et ça ne rapporte que au réseau criminel qui globalement cannabis cocaïne et autres drogues sont sur un marché qui é estimé aujourd'hui à 6 6,8 milliards d'euros pour la seule année 2023 la cocaïne les stimulant de synthèse ont tout changé ces dernières années ils ont aggravé brutalement un tableau avec une offre massive qui rencontre une demande sans doute illusoire de performance performance au travail performance durant la fête performance sexuelle c'est ça les stimulants mais qui a dépassé les milieux pardonnez-moi qu'on appelait auparavant très parisiens en réalité la cocaïne c'est désormais vous l'avez cité dans tous les territoires dans tous les territoires on trouve euh des personnes qui consomment ce type de produit cocaïne ou drogue de synthèse ce sont des risques trop méconnus malgré des recours aux urgences qui ont été multipliés par près de trois en disant les urgences des hôpitaux problèmes cardiaques problèmes psychiatriques problème neurologique une addiction difficile à soigner pas de traitement de substitution tel que nous en connaissons pour les opiacés les premières victimes de tout cela d'abord de la criminalité sont les habitants des quartiers souvent les plus en difficulté et les premières victimes de l'usage de drogue d'ailleurs qu'ci des produits licites ou illicites sont aussi les plus vulnérables ces produits agrafent tout il faut lutter contre l'idée que ce sont des béquilles dans l'existence des plus vulnérables au contraire ça aggrave les trajectoires personnelles les trajectoires éducatives les trajectoires professionnelles évidemment ça vous conduit à avoir aussi une trajectoire judiciaire ce qui n'est pas formidable et encore une fois je reviens particulièrement sur la question de la fragilité avant 25 ans vous avez cité la grande cause nationale il y a aussi la grande cause nationale sur la santé mentale c'est un pont qu'il faut faire entre les deux sujets la santé mentale et les addictions se potentialisent l'une et l'autre vous avez eu la gentillesse monsieur le ministre d'État de mentionner le fond de concours drogue qui effectivement je je je dis deux mots pour expliciter ce dont il s'agit mais c'est assez important comme mécanisme très schématiquement lorsque les forces de sécurité intérieure procèdent à une enquête puis des interpellations dans le cadre d'une histoire de trafic de de stupéfiants les avoirs le capital des des trafiquants peut-être saisi dans un premier temps et la justice peut dans un second temps confisquer ses biens confirmer cette saisie par l'État cela alimente un fond qu'on appelle donc le fond de concours drogue pour lequel moi je voudrais citer également la grâce qui a énormément travaillé ces dernières années afin de fluidifier ses procédures pour qu'elle soit davantage sécurisé et on obtient désormais un montant de 54 millions d'euros par an pour l'année 2025 ce sera 54 millions d'euros pour mémoire en 2018 c'était 12 millions d'euros donc ça prouve à la fois qu'il y a plus d'affaires et en même temps qu'on sait sans doute mieux faire pour capter ces avoirs criminels et ces fonds sont sous ma responsabilité distribués en très bonne intelligence et je remercie tout le travail partenarial qui'est fait avec la police nationale la gendarmerie nationale la douane et le ministère en charge de la justice s'agissant des fonds qui reviennent à la 1LE des cas puisque nous gardons 10 % de cette somme là ça nous permet de financer les programmes de prévention de la participation des mineurs au trafic de stupéfiants la recherche également qui est très importante les chiffres que je vous ai donné sur les marchés de la drogue viennent de recherches qui ont été financé par le fond de concours mais également les campagnes de communication un dernier mot pour rebondir sur vos propos s'agissant de la légalisation du cannabis d'abord quand on voit les marchés ça voudrait dire qu'on irait aussi légaliser la cocaïne et pourquoi pas tout le reste ça pose un un véritable problème mais repartons de l'objectif que j'espère on partage avec le tableau qu'on adressé aujourd'hui l'objectif c'est quoi qu'il ait moins de consommateurs de stupéfiants et qui ait des réseaux criminels véritablement empêchés vous l'avez cité les expériences étrangère nous montre que sur sur ces deux objectifs légaliser des drogues malheureusement ça ne marche pas enf malheureusement je il faut pas en faire une affaire de principe si c'était très efficace pourquoi pas mais là en l'occurrence ça ne fonctionne pas donc c'est une fausse bonne idée encore une fois souvent construite sur des fausses affirmations comme quoi on a une impossibilité de faire de la prévention pour des drogues illicites on n' pas de moyens pour cela et cetera je crois je vous ai montré que c'était c'était tout à fait inexact merci beaucoup monsieur le ministre d'État merci beaucoup mesdames messieurs merci docteur bien je vais passer la parole maintenant aux questions oui merci de vous présenter bonjour magitat France Télévision vous parlez de consommateur justement France Info le le site sort ce matin une enquête sur la la consommation de de drogue chez les certains parlementaires et collaborateurs de de parlementaires est-ce que vous êtes favorable à des tests de de recherche stupéfiance sur des des parlementaires ou encore même sur des ministres il il y a même pire puisquil y a des parlementaires enfin j'aurais pas de l'écrire au pluriel peut-être au singulier qui utilisaient leurs frais de mandat parlementaire pour acheter de la drogue donc il y a même pire donc tout ce qui peut être fait pour rendre les choses plus transparentes bien sûr je suis plutôt favorable mais malheureusement ces ces consommateurs là sont comment dirais-je parfois d'ailleurs sur le plan politique ce sont eux qu'on retrouve pour tenir des discours voilà qui sont plus ou moins favorables voilà oui ah non non ça va si bonjour monsieur le ministre Boris caremov BFM TV on se souvient de ces clip lancé par la sécurité routière oui j'ai fait allusion tout à l'heure ou quelqu il y a quelques années vous souitez que ce clip soit un électrochoc est-ce qu'il ne faudrait pas accompagner ce clip par des suivis médicaux beaucoup plus approfondis puisque quand on est consommateur de de drog c'est une addiction aujourd'hui est-ce que vous pensez vraiment que ce clip peut aider ces personneslà à sortir de leur addiction ou peut-être que ce clip n'est n'a vocation qu'à être diffusé auprès d'un public qui s'interroge sur ces pratiques aujourd'hui qui ne sont pas heureusement tombées encore dans dans cette addiction il y a il y a deux choses il y a des personnes qui sont malades de leur addiction bien sûr qu'il faut les prendre en charge mais ce que j'ai voulu faire ce que nous avons voulu faire ici avec ce clip c'est assumer une rupture parce qu'on sait très bien que dans la société il y a cette culture du joint du rail récréatif pas seulement dans certains milieux et j'ai simplement nous avons voulu signifier avec des images choc qu'il y a un lien entre la consommation et le crime je veux nous souhaitons vraiment responsabiliser les consommateurs ils ne peuvent pas s'extraire d'un écosystème qu'il finance et cet écosystème là ce sont les narcacailles c'est la criminalité organisé c'est non seulement trafic de stupéfiants qui compose d'ailleurs la colonne vertébrale de la criminalité organisée mais ce branche derrière toutes sortes d'autres trafic d'êtres humains proxénétisme et cetera donc on assume ce message là que on ne confond pas parce que je suis ministre d'intérieur donc je ne sors pas de ma condition évidemment avec la prise en charge des malades voilà dans ce cadre là Nicolas Priss en a parlé il y a quelques instants bien entendu mais mais les campagnes justement les campagnes de communication pour la sécurité routière ont montré elles étaient parfois très très dures mais ell elles ont montré quand même avec aussi des surveillances des radars et cetera qu'elle pouvait avoir des effets ah ben si demain on peut sauver des vies si demain on peut empêcher des jeunes des gamins de basculer dans la drogue de se bousiller le cerveau de se bousiller leur existence ben ça sera déjà au moins ça mais en tout cas ce message on l'assume il faut que l'État l'assume parce que c'est la vérité voilà min quotidien on a appris la démission de votre porte-parole camichz certains disent que c'est le syndicat Alliance police qui a forcé sa démission est-ce que vous ah non absolument pas ça n'a rien à voir absolument rien à voir c'est quoi la r laion écoutez vous lui demanderez là je fais une conférence sur la drogue et ça n'a rien à voir la question donc j'ai répondu à votre question et vous pourrez l'interroger d'ailleurs elle-même voil c'est le syndicat Alliance police qui décide je vous ai répondu madame je vous ai répondu et vous pouvez l'interroger allez aux sources directement au source vous êtes journaliste bah c'est votre travail je pas le faire je veux pas le faire à votre place alors dites-moi bonne question je pense qu'aucune campagne je ne sais pas s'il y a une campagne par le passé sur la sensibilisation à la consommation on sens je me tourne vers les uns vers les autres ça pas l'air il n'ont pas l'air de s Nicola pris me dit que non a priori et très de toute façon jamais une campagne de responsabilisation tel que et de culpabilisation n'a été faite et assumée c'est la première de ce point de vu là oui bonjour Hippolite radition pour laaef vous avez parlé du paiement des amendes forfaitaires délictuel le paiement immédiat est techniquement possible normalement depuis l'an dernier auprès des des policiers des gendarmes est-ce qu'il est beaucoup plus utilisé est-ce que vous avez des j'ai pas de St je me tourne vers les sécurité intérieure je sais pas si il est très utilisé il est effectivement comme vous venez de de l'indiquer depuis depuis quelques mois mais on a un tau de recouvrement franchement le taux de recouvrement est très au-dessà pardon en de ça non pardon au-dessus au-dessus du taux de recouvrement des des amendes habituelles 53 %. bonjour monsieur le ministre Arthur Carpentier le monde euh j'avais deux questions pour vous la première vous avez mentionné les multiples conséquences dans de multiples domaines que le qu'à la consommation de stupéfiants euh est-ce que vous avez pour cette campagne été justement en coordination avec d'autres services d'autres ministères le ministère de la Santé par exemple euh et d'autres organismes en plus de la 1dk deuxème question est-ce que vos services ont prévus euh un des outils de suivi ou d'analyse pour mesurer justement l'efficacité de cette campagne euh que vous voulez justement très neuve et vous parliez d'électrochoc voilà est-ce que vous avez des outils pour tenter de savoir si ça fonctionne la mil dek est un service interministériel comme son acronyme l'indique mais non non c'est le ministère de l'Intérieur qui dans dans ce cadre d'un combat national pour une cause nationale a pris ces décisions et on a travaillé avec laamdek voilà on marche sur nos deux jambes et et là on est en train d'opérer une rupture faut une rupture cette campagne elle est une rupture c'est la première fois c'est la première fois que l'État ne se cache pas dit les choses très concrètement au consommateurs vous participez au financement d'un écosystème criminel ça c'est une jamb qui touche la consommation mais l'autre jambe je l'ai dit c'est une réorganisation complète grâce au texte qui a été voté à l'unanimité au Sénat de l'organisation de l'État aussi bien sur le judiciaire que sur la sécurité intérière une chaîne spécialisé en matière de justice comme il y avait eu pour le terrorisme le pnat un parquet national antiterroriste il y aura demain un pnaco un parquet national contre la criminalité organisée comme il y a un étatmajur permanent qui associe 13 forces de l'état de sécurité pour d'enquête et de renseignement pour le terrorisme nous aurons un étatmajor placé sous le chef de fila de la dnpj de la direction nationale de la police judiciaire donc l'état se réorganise complètement et on aborde des choses aussi importantes que la corruption avec l'encore des acquêtes administratives un certain nombre de dispositif de disposition le blanchiment des pouvoirs au préfet qui vont permettre au préfet par exemple d'exclure un trafiquant du logement social qui l'habite pour pas pourrir toute la vie de l'immeuble le fait pour le le préfet de lui donner un pouvoir là encore d'extraire d'interdire autour du point de d'Al un type un trafiquant qui aurait été par exemple condamné etc on a parlé de la confiscation dans un second temps la premier temps ce sera là encore une saisie on va donner tous ces outils compris pour le fait de ne pas pouvoir payer en liquide le paiement la location de voitures c'est souvent des gros cylindrés par exemple pour le GoFast qui transporte la drogue on sait très bien comment les choses se passent donc on a un arsenal mais cet arsenal sécuritaire et judiciaire n'aura de sens que si la société développe des réflexes immunitaires je l'ai dit tout à l'heure et parmi ces réflexes immunitaires voilà il faut un discours de vérité ce discours de vérité doit changer on doit l'assumer collectivement pour dire que la drogue tue voilà la drogue tue oui oui on aura on aura des mesures bien sûr on a une campagne d'ailleurs qui se enfin des collaborateurs pourrai dire mieux que moi qui vont se décliner non seulement avec des cl euh audiovisuel mais on aura un format digital aussi sur les sur les réseaux bien sûr si on veut toucher C et ceux qui utilisent plus euh les images délinéarisées plutôt que la télévision traditionnelle on aura un kit de communication avec des infographies pour les réseaux sociaux bref on a plusieurs outils mais bien entendu on essaiera de mesurer c'est compliqué c'est puisque on on s'attaque à un bain culturel et c'est le bain culturel qu'on veut essayer de modifier bonjour David continot de lafp oui deux questions la première sur la vous avez parlé notamment de la consommation et l'effet sur le cerveau qui n'était pas mature avant 25 ans pourquoi ne pas aller directement éduquer ou intervenir dans les écoles à l'époque où à l'âge où les jeunes sont notamment influençables notamment les adolescents et la deuxième c'est une question plus sur notamment ces livraisons type uber qui se font de plus en plus chez les consommateurs comment tez-vous conter ce type de nouvelle livraison merci merci pour la question sur l'intervention en milieu scolaire elles existent je vous rassure elles sont de deux de deux natures en réalité ce qui marche le plus aujourd'hui c'est de travailler le plus tôt possible en direction des élèves depuis la maternelle le primaire et jusqu'au collège en travaillant ce qu'on appelle le renforcement pardonnez-moi le terme est assez moche des compétences dites psychosociales l'estime de soi la confiance en soi la capacité à dire non la capacité finalement à être bien avec soi-même et bien avec les autres dans un groupe pour pouvoir faire jouer son libre arbitre davantage ça ça fonctionne sur toutes les conduites à risque et en particulier pour les consommations précoces de tabac d'alcool de drogue de tout ce que vous voulez donc ça c'est le premier point le deuxième c'est il ne faut pas négliger la question de l'information sur les risques moi j'y tiens je pense que pour réduire les risques c'est important de les connaître en réalité et ce qui est pour nous le cœur de cible c'est plutôt les adultes qui sont au contact des enfants en fait on voit que le niveau d'information de la population là-dessus est assez hétérogène on a besoin que l'enseignant le médecin le policier tous les gens qui sont qui animent un peu la cité et qui à un moment ou un autre est ont un rapport avec les les plus jeunes est le minimum requis j'allais dire pour parler d'une même voix ça c'est extrêmement important en quel qualifiant très justement les risques et sur la deuxème la seconde Mme il a pas de trè une seconde question gendarmerie nationale préfecture de police direction police nationale chacun chaque groupe chaque ensemble de ces forces de sécurité intérieure ont créé des groupes spécifiquement sur les réseaux sociaux sur le numérique le préfet de police me disait à l'instant que désormais il y a à peu près une affaire sur deux qui ressorti par ce BIA là donc on a de nouveaux dispositifs et nos forces de police de gendarmerie se sont adapté à ces nouvelles distributions et par ailleurs et par ailleurs il y a bien entendu les filières l'approvisionnement la distribution est en bout de chaîne

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