Paul Midy, député Ensemble pour la République de l'Essonne – 02/07
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Monsieur Midy, bonsoir, vous êtes député Renaissance de l'Essonne, membre de la commission des affaires économiques de l'Assemblée Nationale. Alors l'Assemblée qui a donc pas voté la censure hier du gouvernement de François Béroud, vous avez voté contre cette censure j'imagine ?
Alors une censure, vous votez que si vous votez pour, donc c'est évidemment pas voté cette censure.
Est-ce que cette séquence ne nous donne pas un petit avant-goût de ce que sera la discussion budgétaire de l'automne prochain ? Comment est-ce que vous la sentez, dites autrement ?
Oui, elle sera compliquée, c'est certain, tout le monde le sait. Dites compliquée, oui. Mais il faut surtout avoir les idées claires, nous on est très clairs sur ce qu'on porte. Ce qu'il faut c'est absolument garder la poétique de l'offre en soutien aux entreprises, à l'emploi, parce que c'est ça qui doit nous permettre de générer de la croissance et des futures ressources publiques. Et il faut qu'on baisse les dépenses, voilà, il faut faire ce double mouvement-là. Et il faut le faire en réformant la baisse des dépenses, ça ne se fait pas tout seul. Et donc nous il y a un certain nombre de réformes qu'on a mis déjà sur la table, qui sont prêtes.
Je prends par exemple la réforme de l'assurance chômage, qui a été préparée par Gabriel Attal l'année dernière. Qui a redit il y a quelques heures, elle est prête. Il suffit de la signer, et c'est 4 milliards d'euros par an. Donc il faut transformer pour réussir à équilibrer le budget, bien sûr.
Pour avoir un budget à 40, un effort de 40 milliards, on le rappelle, je voudrais parler un petit peu de ce dont on parle, ce qu'a dit Guylain Bonne-Pivet ce matin, qui a dit on ne pourra pas échapper aux hausses d'impôts. On a entendu les républicains dire, pas question de hausses d'impôts. C'est quand même assez incroyable de voir à quel point ces hausses d'impôts, qui étaient un terme complètement honni il y a encore un an, à peine, et désormais fait partie des évidences pour l'an prochain, désormais. Est-ce que vous regardez ce changement de ton ?
Je vous rassure, pour moi c'est totalement honni aussi. Ça fait 8 ans qu'on a fait en sorte de ne pas avoir...
Vous n'êtes pas en face avec ce que disait Guylain Bonne-Pivet ce matin ?
Non mais chacun a le droit d'avoir son avis. Mais ce que porte le groupe Ensemble pour la République, et la portée au dernier budget, et ça fait 8 ans qu'on porte la même ligne, c'est de ne pas augmenter les impôts, et quand c'est possible de les baisser. Parce que c'est bon pour l'activité. Et donc quand je vous dis qu'il faut absolument conserver la politique de l'offre, en soutien aux entreprises, et à l'activité, et à l'emploi, c'est ça. Si vous augmentez les impôts sur les entreprises, si vous augmentez le coût du travail, ça sera mauvais pour la croissance, ça sera mauvais pour l'emploi, et ça sera donc mauvais pour les recettes publiques qu'on aura les années d'après.
Donc c'est un très mauvais choix de court terme.
Donc il n'y aura pas de nouvelles contributions d'IS pour les grandes sociétés l'an prochain ? Ça paraît un peu inéluctable.
J'espère que non, on s'était battu pour qu'elle n'ait lieu qu'une seule année. C'était une des choses sur lesquelles on s'était battu très fortement l'année dernière avec le groupe Ensemble pour la République et député de Gabriel Attal. Et donc j'espère bien que ça ne sera pas le cas. Ça ne doit pas aller dans ce sens-là, sinon on est mort. C'est forcément la mauvaise direction. Pourquoi ? Pas parce que moi je suis contre les impôts en général. On en a besoin des impôts pour générer des ressources publiques. Parce qu'on est le pays qui prêve le plus d'impôts au monde. Et donc si on veut générer l'activité de la richesse, il faut qu'on les baisse.
Alors parlons, vous m'avez répondu sur les hausses d'impôts, parlons maintenant des dépenses. Est-ce que vous achetez la piste de l'année blanche qui monte en puissance ? Rappelez ce que disait l'IPP, l'Institut des poéties publiques, qui dit que c'est peut-être la mesure la plus égalitaire qui soit puisqu'elle va toucher tout le monde. Et en plus, ça rapporte gros 5,7 milliards. Mais c'est impossible à faire passer à l'Assemblée, on est d'accord.
Alors c'est une mesure qui a un intérêt effectivement, c'est qu'elle fait porter l'effort sur tout le monde. Et ça c'est important parce que pour que l'effort soit acceptable, il faut qu'il soit partagé. Mais aussi, plus il y a de personnes qui font l'effort, plus l'effort est partagé, plus il est petit pour chacune des personnes. Donc c'est l'intérêt d'un scénario de type année blanche. Mais par contre, attention, ça ne doit pas nous faire croire qu'on pourrait faire ça sans transformer le pays. Il faut qu'on continue à transformer.
Est-ce qu'on pourra faire ça tous les ans ? Parce qu'après il y aura un budget de 2027.
On ne peut pas faire tous les ans une année blanche sans transformer, sans changer la pratique, sans réorganiser l'État, sans travailler sur les agences et les opérateurs, sur les dépenses des collectivités territoriales, les dépenses de la protection sociale. Donc année blanche, idée intéressante parce qu'elle peut faire porter l'effort sur tous et ça peut rapporter beaucoup. Mais ça ne doit pas nous empêcher et nous faire éviter les réformes nécessaires dans notre pays.
Année blanche, oui, mais sur la base de quel périmètre ? Parce que beaucoup parlent d'année blanche aujourd'hui sans préciser le périmètre de cette année blanche. Est-ce que vous dites, là on va laisser des os arrongés aux oppositions donc on verra tout ça l'automne prochain ?
Bien sûr, l'année blanche, c'est un concept global. Il y a beaucoup de déclinaisons différentes. Donc il faut voir ce que le gouvernement va nous proposer. Je comprends qu'on devrait avoir à la mi-juillet, c'est l'engagement du Premier ministre, une proposition mise sur la table par le gouvernement et à partir de là on pourra discuter.
Donc il en parlera ? Il parlera d'une année blanche ?
Je ne sais pas s'il parlera d'une année blanche. Pour l'instant, il garde ça au niveau du gouvernement. Mais on pourra nous discuter, commencer à débattre sur cette base-là.
Vous me parlez d'économie sans la dépense publique. Pour l'instant, on ne voit pas grand-chose émerger sur le sujet. Il y a eu une annonce il y a quelques jours, 1,7 milliard sur la santé l'an prochain. On nous dit qu'il y aura des coups de rabot sur les budgets des ministères. Mais il n'y a pas vraiment de réelle baisse de dépense structurelle. On est d'accord à ce stade ?
Pour l'instant, le gouvernement n'a quasiment rien annoncé puisque le Premier ministre annoncera à mi-juillet. Mais nous, on pousse pour qu'il y ait une vraie transformation et une baisse des dépenses. Et je vous donne un exemple très concret. C'est les efforts à faire sur le transport sanitaire. On est le seul groupe à l'Assemblée nationale à avoir soutenu et demandé au gouvernement non seulement de garder les efforts mais de s'assurer que les efforts qui étaient faits sur le transport sanitaire soient suffisamment importants. Il y a une dérive, mais ce n'est pas une réforme structurante.
Ce n'est pas une réforme structurante.
Si, c'est important parce qu'on change les pratiques. C'est changer les pratiques du transport sanitaire pour limiter le coût, éviter certaines dérives et faire en sorte que les pratiques soient plus efficaces.
Mais vous allez chercher combien sur cette réforme du transport sanitaire ?
Le gouvernement a en tête 300 millions d'euros. Nous, on pense qu'on peut faire plus. Mais c'est pour vous donner un exemple. C'est-à-dire que nous, quand il y a des efforts à faire et que c'est impopulaire, on est là pour les soutenir quand ils sont intéressants et importants. Et je crois qu'il faudra qu'on soit bien solides et compter sur nous pour être solides dans les mois qui viennent pour soutenir ces efforts qui seront difficiles, bien sûr, et qui pourront impacter potentiellement beaucoup de Français.
Le grand rendez-vous, on sent bien que ce sera l'élection présidentielle, ce ne sera pas la préparation du budget 2026 et encore moins du budget 2027. Donc, c'est l'élection 2027, l'élection présidentielle, qui va trancher cette question de l'action du périmètre de l'État qui, vous le conviendrez, a été un des grands absents des deux quinquennats d'Emmanuel Macron. Non, jamais il n'a parlé de réforme du périmètre de l'État.
Alors, on a, quand il a fallu baisser la dépense et se remettre dans la trajectoire en dessous de 3% de déficit, en 2018-2019, on l'a fait. Après, vous savez qu'il y a eu un centre de crise, Covid et la crise ukrainienne et celle de l'inflation qui nous ont fait dévier de cette trajectoire, mais ce sont des choix politiques. Donc, quand il faut le faire, on sait le faire.
Est-ce que ça n'aurait pas dû être un sujet central de 2022, au sortir du Covid, la réforme, la redéfinition du périmètre de l'action du périmètre ?
Oui, bien sûr, ça aurait pu être un sujet. C'est un sujet qui a été moins traité à l'occasion de cette présidentielle. Je pense que c'est un sujet qui est important, qu'il faut qu'on traite dès maintenant. Il ne faut pas qu'on attende 2027. Ce budget, il doit servir à ça. Alors, évidemment, le contexte politique, il est très compliqué. Peut-être qu'on n'y arrivera pas, mais nous, on va tout faire pour qu'on y arrive, parce que c'est important de le faire.
Il y a un autre sujet, évidemment, dont on va beaucoup parler pendant les mois prochains, notamment lors de la discussion budgétaire, ce sont les retraites, bien sûr, à échec du conclave. Et il y a un mot qui commence à monter en puissance, qui a été un mot au nid pendant des années, et c'est celui de capitalisation. Vous disiez, c'était dans l'opinion le 16 mai dernier, la seule voie possible pour enrichir les Français, c'est le système par capitalisation. La seule voie pour enrichir les Français, M.J.
Oui, je vous ai apporté trois dessins. Alors, on va essayer de les montrer tant bien que mal à la caméra. Si on peut zoomer un petit peu dessus. Ça, c'est notre principal problème. On vous écoute aussi à la radio, donc il faut être prêt à dire. Oui, bien sûr, ça, c'est notre principal problème, c'est que nos salaires ont décroché par rapport au salaire américain. En 2003, il y a 20 ans, on avait à peu près la même chose, 1 400 euros de salaire médian net en France pour 1 700 euros aux Etats-Unis. 20 ans après, on est à 2 200 euros. Les Américains sont 1 000 euros supplémentaires à 3 200 euros médian net par mois. Pourquoi on en est arrivé là ?
La raison numéro 1, c'est le rapport Draghi, qui le dit, regardez, ça, c'est comparaison entre la tech européenne et la tech américaine.
On voit quelque chose de très minuscule côté européen et des énormes mastodontes côté américain.
Vous voyez toutes les petites bulles, c'est les entreprises créées dans les 50 dernières années qui ont une capitalisation au-dessus de 10 milliards d'euros. Il y en a 14 aux Etats-Unis, en Europe. Il y en a plusieurs centaines aux Etats-Unis. Et les grosses boules que vous voyez, c'est Apple, c'est Nvidia, c'est Microsoft, c'est Amazon, c'est Google. Ça, c'est 10% du PIB américain. C'est ça qui a permis aux Américains d'avoir des salaires en très forte progression. Comment ils ont réussi à faire ça ? Ils avaient des fonds de pension. C'est qu'ils ont des fonds de pension. Ce n'est pas qu'ils sont plus innovants que nous, c'est qu'ils ont des fonds de pension.
42 000 milliards, la grande barre bleue que vous voyez là, c'est les 42 000 milliards d'euros qu'il y a dans les fonds de pension américains. La petite barre, la bleue, c'est les 6 000 milliards que nous avons en Europe. Et la toute petite barre, c'est les 400 milliards que nous avons en France. Donc, il faut absolument qu'on arrive à développer la retraite par capitalisation pour avoir l'argent suffisant pour investir dans notre économie, développer des très grandes entreprises de nouvelles technologies parce que c'est ça qui apporte la prospérité. Et à la fin, c'est ça qui fait qu'il y a 1 000 euros d'écart par mois dans les salaires médians entre les Français et les Américains.
Et ça, c'est inacceptable.
C'est vous-même qui le dites que l'innovation de rupture, c'est de l'investissement de très long terme.
Exactement.
Donc, il faut y aller maintenant pour que ça nourrisse celle que dans, je ne sais pas, 10, 15, 20 ans. Alors, ça prend du temps. Ce n'est pas le temps politique. Bien sûr.
Ça prend du temps. C'est pour ça qu'il faut jouer sur deux aspects. Il y a la retraite par capitalisation. C'est ce qu'on propose d'aller plus loin sur ce sujet. Et il y a une proposition très importante qui est faite par Gabriel Cal. C'est un choc sur les salaires de 40 milliards qui, en gros, permet d'aller chercher un 13e mois en retirant, en supprimant la part salariale de la cotisation VDS. Et ça, ça vous fait, pour vous reprendre mon petit schéma, ça permet de faire passer pour un salaire médian net à 2200 euros par mois. Vous faites 200 euros de plus. Et donc, vous avez fait un cinquième du chemin pour rattraper les Américains.
Et ça, ça peut se faire tout de suite. Vous dites le système par capitalisation cinq fois plus efficace que la répartition. Oui, exactement. Cinq fois plus efficace
que la répartition. Oui, tout à fait. Mais en fait, c'est très simple. Si on prend une analogie, c'est comme la différence entre acheter son logement ou être locataire toute la vie. C'est ça. Et donc, on sait bien qu'acheter son logement, quand c'est possible, c'est beaucoup plus efficace. C'est beaucoup plus rentable. Alors, quand on utilise son argent des cotisations pour investir dans l'économie, ça rapporte beaucoup plus que quand on fait un système par répartition.
Vous avez vu que tout le monde y va, mais de manière un petit peu frileuse. tout le monde dit instaurer une dose de capitalisation. Une dose, mais personne ne va plus loin que ça. Quelle dose ? Oui, il faut le définir.
Je pense que ce qui est important... C'est un petit peu
la limite de l'exercice quand même, dire une dose. Mais enfin, une dose, on y va vraiment. Oui, mais c'est parce que
c'est le début du débat. Je pense que ce qui est important et ça doit se trancher effectivement à l'élection présidentielle de 2027, c'est le fait de se donner la décision, prendre la décision démocratique tous ensemble entre Françaises et Français de dire il faut y aller. Il faut qu'on avance sur la retraite par capitalisation et après, moi, je ferai des propositions très concrètes et techniques sur combien, comment, qu'est-ce qu'on peut faire. C'est le travail que je suis en train de conduire ces prochains mois.
Il nous reste 2-3 minutes, Paul Midy. Alors, il y a un autre sujet sur lequel vous êtes monté au créneau ces dernières semaines. C'est un sujet dont on a beaucoup parlé, vous vous en doutez ici sur BFM Business. C'est celui des enlèvements ou des tentatives d'enlèvement des personnalités de la crypto. Vous avez déposé une proposition louée il y a quelques semaines pour protéger les données personnelles des entrepreneurs. Je vous cite « pseudonymiser les données de ces dirigeants qui sont en accès public
aujourd'hui ». Oui, exactement.
C'est-à-dire l'adresse perso qui peut arriver et apparaître sur les statuts constitutifs de l'entreprise, sur le cabis, etc.
Exactement. Vous l'avez dit, il y a eu plusieurs agressions, tentatives de kidnapping d'entrepreneurs qui ont été absolument inacceptables, qui ont créé énormément d'émois, voire de paranoïa auprès de nos entrepreneurs. Et moi, je préfère qu'ils travaillent sur leur entreprise plutôt que de stresser sur leur sécurité. Et un des sujets, c'est que puisqu'on a développé l'open data ces dernières années, c'est très récent, c'est une bonne chose, mais c'est venu avec le fait que beaucoup de documents sont devenus disponibles en un clic sur des sites comme société.com ou paper sur Internet.
Et donc, on a donné aux criminels la possibilité en un clic d'avoir accès aux adresses personnelles de tous les dirigeants d'entreprises de France, qu'ils soient dans la crypto ou dans n'importe quel secteur, qu'ils soient commerçants, artisans, quel que soit le secteur. Et donc ça, c'est une information qui n'est pas utile pour le grand public à avoir en un clic. Et vous, vous avez demandé
un masquage individuel automatique.
une proposition de loi pour que, par défaut, l'adresse personnelle des dirigeants soit masquée sur ces documents qui sont maintenant publics, et c'est très bien, pour les protéger. Évidemment, c'est une mesure de protection parmi d'autres, et je salue à la fois le ministère de l'Intérieur qui a mis en place des mesures de protection spécifiques, et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui est en train de prendre un décret pour avancer, déjà, pour donner la possibilité sur demande des entrepreneurs de masquer leur adresse. Mais on peut demander
quand on va sur le site de l'INSEE, à l'heure actuelle, on peut demander à ce que ces données soient anonymes.
En fait, vous pouvez demander dans un cas assez précis, c'est généralement quand vous êtes auto-entrepreneur, c'est-à-dire que vous êtes une société unipersonnelle, et là, de fait, votre société et votre logement, c'est la même adresse, et donc cette disposition avait été prévue. Maintenant, ce que je dis, il faut que ça soit étendu à tous les types d'entreprises et que ça soit fait par défaut, sans attendre que les entrepreneurs se sentent menacés et doivent faire des démarches compliquées. Ça sera plus simple pour tout le monde et pour les administrations, ça coûtera beaucoup moins cher. On l'est fait pour tout le monde par défaut, et ce problème-là sera réglé.
Bon, ça a été déposé le 11 juin, cette proposition de loi. A quelle échéance ? Vous espérez voir le décret ?
J'espère le plus vite possible et au plus tard dans les prochains mois.
Merci beaucoup, Paul Midier, de passer nous voir, député Renaissance de l'Essonne. Ça s'arrête quand la session parlementaire cette année ? 11 juillet,
c'est une décision du gouvernement. Et ça reprend ? Et ça reprend le 20 septembre.
20 septembre pour attaquer...
Ce qui ne nous empêche pas de travailler dans l'intermédiaire. Je rassure nos auditeurs.
Pour attaquer la discussion budgétaire dans la foulée. Merci beaucoup, Paul Midier, de passer nous voir ce soir sur BFM Business.
Paul Midy