Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSénat (sur YouTube)· 17 avril 2026 96 min

Universités : audition des organisations étudiantes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour mesdames, messieurs. On va on va commencer et puis vos vos camarades nous nous rejoindront. Je pense qu'ils trouveront le chemin.

Alors euh merci d'être venu jusqu'à nous. Je vais vous présenter euh rapidement donc pour pour la phage madame Suzanne Nichdam, madame Elloïse Lefèvre Milon pour euh pour l'Union étudiante, madame Saloméocar, vice-présidente de l'Union de l'UNEF, vous êtes en face de moi, vous êtes accompagné de Clara Privé, monsieur Baptiste Gilie pour l'UNI, vous êtes accompagné de madame Louise Montangon. Monsieur euh Zinéamiable pour la coordination étudiante.

Merci d'être d'être avec nous. Je vous rappelle le cadre dans lequel vous allez être entendu. Donc c'est une commission d'enquête qui a été créée par le Sénat, l'initiative du groupe Les Républicains avec comme rapporteur ma collègue Laurence Garnier et qui vise à établir un état des lieux du modèle universitaire français.

On a entendu mais je pense que vous avez regardé les quelques auditions pour savoir à quelle sauce vous pourriez être manger. Je dis ça de façon sympathique [grognement] [rires] et je pense que ça vous a rassuré. Voilà, vous vous a dit que l'ambiance était un peu différente de celle de l'Assemblée nationale et que tout allait bien se passer.

Voilà, je vous le confirme, tout se passera très bien. Donc euh ce dont nous avons euh besoin euh c'est euh au point où nous en sommes, de nos auditions euh d'un retour concret sur vos expériences. Voilà, c'est ce qu'on a demandé hier au professeurs, au aux présidents euh d'université.

C'estd comme vous euh comme comment vous de l'intérieur vivez ce qu'on a appelé l'excellence universitaire. Euh vous nous donnerez vos définitions de ce qui est pour vous l'excellence universitaire et de et de la façon dont on pourrait euh l'améliorer. Bien évidemment euh il faudra parler d'une part de Parcours Supas jusqu'à la thèse hein. et pour l'instant, on a peu évoqué la thèse et on sera intéressant intéressé d'avoir votre point de vue sur les conditions de d'organisation de de la thèse.

Ce qu'on ce qu'on souhaite aussi savoir, c'est des informations Bonjour. C'est des informations concrètes sur euh la sur la façon dont les conditions de la vie étudiante qui sont déterminantes peuvent agir sur l'excellence universitaire et notamment sur votre réussite parce que bien évidemment c'est un enjeu tout à fait tout à fait important. Vous nous direz euh aussi euh de votre point de vue euh parce que euh pour vous la vie s'arrête pas à la fin de votre cycle universitaire, mais derrière vous vous projetez déjà sur des carrières et vous nous direz si il vous semble qu'il y a une forme d'adéquation suffisante entre les formations que vous suivez et les métiers vers lesquels vous souhaiteriez vous vous diriger.

Donc je vais vous laisser la parole pour des propos liminaires. Alors je suis désolé, je vais jouer au maître d'école, j'aime pas ça mais voilà ce que je dis mais finalement il y a peut-être un peu de nostalgie. Donc je vais je vais vous donner 5 minutes pour un propos liminaire, ce qui vous permettra de de parler tous.

Je passerai ensuite la parole à à la rapporteur madame Garnier qui échangera. Donc là aussi, je pense qu'il faudra que vous fassiez des réponses très courtes. Je suis désolé.

Je vais je vais faire comme quand je préside la séance là-haut dans l'hémicycy. C'estàd que à un moment donné, vous coupez si le temps le temps est est dépassé et ensuite je passerai la parole à à mes collègues qui sont là. Euh avant de vous laisser la parole, euh je suis obligé de vous rappeler les formalités d'usage très particulières d'une d'une commission d'enquête.

Donc certains d'entre vous savent ce que c'est qu'une mission d'information. Une commission d'enquête, on rajoute euh un élément euh supplémentaire et je dois vous rappeler euh qu'un faux témoignage devant cette commission est passible des prévues aux articles 434-13, 434-14, 434-15 du compte pénal. Et je vais vous inviter à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure madame Montangon, est-ce que vous pouvez commencer ?

Oui. Monsieur Gilie, je madame JM, Mocart, ma privée, monsieur Amian, monsieur Chabert et madame Le Favignon. Merci, j'ai pris bonne note de de vos serments.

Je vous demande de nous faire part aussi de vos éventuels lien d'intérêt en relation avec l'objet de la commission. Vous en avez aucun vous projetez pas de lancer un établissement privé lucratif demain. Non, c'est bon.

Donc on va commencer par madame Langlin pour pour la fage qui n'est pas là. Donc c'est à vous madame [raclement de gorge] Nicham. Allez-y.

Je lance ce chronomètre, je fais ça sérieusement. Allez-y pour 5 minutes. Oui, bonjour.

Euh l'enseignement supérieur français traverse depuis des années beaucoup de bouleversement et ça fait aussi des années que l'ensemble des organisations étudiantes dénonce un certain nombre de dysfonctionnements. Donc merci pour cette audition à commencer. Je voudrais parler juste de la précarité sans précédent que les étudiants et étudiantes subissent.

On en a actuellement 52 % des étudiants étudiantes qui vivent avec 200 € par mois après avoir payé leur loyer euh sans même parler de tout ce qui serait imprévu ou des factures d'électricité et cetera, ce qui est tout simplement invivable pour pouvoir se nourrir correctement et étudier dans de bonnes conditions. Donc ça implique bien sûr les conditions de réussite de ces étudiants et étudiantes là. Cette précarité, elle n'est pas banalisée.

La jeunesse, c'est l'avenir et le futur de tout un pays. Et je pense que un pays qui oublie sa jeunesse est un oubli un pays qui oublie son futur et son avenir. Ensuite, pour revenir sur la question universitaire, plus précisément à la FA, on trouve qu'il y a une nécessité de financer d'abord plus mais également mieux les universités.

Ça fait des années euh que l'ensemble du corps universitaire enseignant universitaires étudiants le demande et dénonce justement un manque criant de financement avec des mesures qui ne sont pas compensées et qui les mettent de plus en plus dans le rouge qui marquent une vraie nécessité de faire changer les choses sur ce volet-là. [grognement] Euh derrière, c'est un déploiement énorme du privé avec plus d'un quart des étudiants qui s'inscrivent dans le privé et qui subissent euh énormément des conditions de plus en plus frauduleuse et difficile avec des diplômes qui sont pas forcément reconnus et une qualité de ces formations avec beaucoup d'arnaques. Et du coup dans ce cadre là, on invite également dans l'urgence avec une décision qui doit se prendre dans les prochaines minutes d'inscrire le projet de loi relatif à la régulation de l'enseignement supérieur privé à l'ordre du jour.

Et petit et ben c'est une super nouvelle. Merci beaucoup. Euh en tout cas, on a hâte de pouvoir le le voir débattre.

Et euh dernièrement euh je voudrais juste appeler à un point majeur pour les étudiants internationaux euh qui se sont de plus en plus mis à l'écart de l'enseignement supérieur. On le voit avec des frais d'inscription qui ne font qu'augmenter dans différentes universités et tout récemment avec l'adoption de la loi de finance des APL qui vont leur être supprimé avec un critère qui n'est absolument pas adapté étant donné que les étudiants extracommunautaires sont déjà de facto exclus du système de bourse à la base et donc ce critère boursier et non boursier ne permet pas du tout de cibler et là on va se retrouver dans une situation très difficile avec des étudiants qui vont être tout simplement obligés de quitter l'enseignement supérieur et en fait infiner un investissement totalement raté sur ce volet là, sachant que c'est des étudiants, je tiens à le rappeler, qui rapportent un milliard de plus que ce qu'il ne coûte à la France. Merci.

Bravo. Nous passons ensuite à nous passons ensuite à à l'Union étudiante. Donc l'un de vous deux ou les deux comme vous voulez, vous partagez les temps de parole comme vous voulez.

Allez-y, je vous en prie. Ben du coup, d'abord merci beaucoup pour cette commission d'enquête de pour introduire notre propos, on voulait commencer par dire comment en tant que représentant représentant des étudiants des étudiantes, on envisage cette idée de l'excellence académique que vous établissez comme un objectif que doit poursuivre le système d'enseignement supérieur et la recherche. Donc avant de répondre à la sur la question des moyens qui doivent être ceux des établissements d'enseignement supérieur de recherche pour garantir cette excellence académique, on voulait interroger cette idée-là.

Donc de notre point de vue, ce serait une erreur de poser cette question de l'excellence académique sans rappeler ce qui est euh enfin ce que nous voulons que ce soit cette excellence et notamment le fait qu'elle soit accessible à toutes et tous. Donc nous sommes attachés à l'idée d'un système d'enseignement supérieur envisagé comme un service public qui doit permettre à toutes et tous d'accéder au plus haut niveau de qualification, peu importe d'où on vient, d'un point de vue social ou d'un point de vue géographique. Donc force, c'est de constater que depuis 20 ans maintenant, les objectifs qui sont poursuivis par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche et les politiques qui sont mises en place, elles s'éloignent année après année des principes d'égalité et de gratuité qui sont ceux du service public.

Les politiques publiques d'enseignement supérieur et de recherche, elles poursuivent avant tout le rayonnement des établissements français sur la scène internationale et ça passe par le regroupement d'établissements qui deviennent des véritables mastodontes au mépris de la réussite des étudiants et des étudiantes qui sont mis en concurrence les uns entre les autres, triés socialement à l'entrée des formations mais aussi au cours de celle-ci tant leurs droits et leurs accompagnements sont réduits. Donc vous l'aurez compris, vous n'entendrez pas parler de notre part d'excellence académique sans parler des conditions d'accès des étudiants et des étudiantes qui sont de plus en plus mis à l'apport des universités car nous sommes devenus en tant qu'étudiant étudiantes des variables d'ajustement d'un système qui s'intéresse davantage aux classements internationaux plutôt qu'à la formation d'une jeunesse critique engagée capable d'émancipation et transformation de la société par l'accès au savoir. Et donc en terme de moyens, il est flagrant aujourd'hui que ce qui limite aujourd'hui la capacité des universités françaises à garantir l'excellence académique du système du service public d'enseignement supérieur et de recherche, c'est le désengagement financier de l'État en euroconstant tant dans les politiques de jeunesse comme a pu le dire Suzanne, mais aussi dans les universités.

Donc en effet la proportion d'université en déficit qui avait quadruplé entre 2022 et 2024, elle a atteint 100 % 2025. Euh cela ne s'explique évidemment pas par une mauvaise gestion des universités elles-mêmes, mais c'est la conséquence de diverses mesures décidées par le gouvernement dont le financement et dans le meilleur des cas partiels en témoigne les mesures guérinies, l'augmentation du cas pension et dans ces circonstances de dégradation mécanique de la situation financière des universités, une mise sous tutelle par son rectorat d'appartenance menace les universités qui ne peuvent pas être trop en déficit. Euh la seule façon pour l'université d'éviter cette mise sous tutelle, c'est euh de se plier aux injonctions du rectorat, d'appliquer elle-même une cure d'austérité via un 10 plan de retour à l'équilibre.

Euh donc en si en 2025, la presque intégralité des universités ont appliqué des plans de la sorte avec des conséquences désastreuses faisant de nous usagers mais aussi les personnels les variables d'ajustement. Donc on parle ainsi de baisse de capacité d'accueil, de gel de poste, de suspension des recrutements, de suppression des contrats doctoraux. Certaines universités cherchent également de nouvelles sources de financement euh et en faisant enfin en intégrant institutionnellement la préférence européenne à l'université puisqu'on constate une généralisation de l'application du trax xénophobe et raciste plan bienvenu en France, soit de frais d'inscription pouvant être jusqu'à 6 fois soit plus élevé pour les étudiants extracommunautaires.

L'asphixie financière des universités, c'est devenu le nouveau mode de gouvernance de l'enseignement supérieur et de la recherche des plans de retour à l'équilibre. Il s'impose aux établissements euh en mettant en place donc comme condition pour revenir à l'équilibre une sélection accrue par la fermeture de formation, la mise en place de frais d'inscription raciste. Une autre conséquence des politiques de destruction de l'enseignement supérieur public, c'est le développement de l'enseignement supérieur privé.

Les chiffres nous montrent que depuis plusieurs décennies, la part du privé dans l'enseignement supérieur augmente avec une accélération marquée euh du depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir et ainsi pour l'année universitaire 2024-2025, c'était 26,5 % des étudiants qui étaient inscrits dans un établissement privé selon le rapport du CIES contre 13 % en 2001. Pourtant, de nombreuses formations proposées par ces établissements privés sont d'une qualité qui est bien inférieure aux formations proposées par le public et elle joue sur la peur engendrée par la sélection accrue via parcours sub via Montmaster auprès des familles pour paraître séduisante. Et le coût de ces formations est souvent exorbitant.

Les arnaques y sont nombreuses comme ça pu être dit par la FAGE. Donc nous insistons sur le fait que les politiques sous le mandat d'Emmanuel Macron n'ont été que celle de la répression, de la précarisation et de la sélection à l'égard des étudiant et des étudiantes. Euh il est l'heure de rompre avec les politiques austéritaires libérales et qu'au contraire, il y ait des politiques volontaristes qui renforcent ce service public de l'enseignement supérieur afin que celui-ci soit réellement ouvert à toutes et tous, gratuit, émancipasseur.

Et c'est ça que nous on appelle de nos vœux cette excellence académique qui devrait être poursuivie aujourd'hui. Nous passons ensuite à l'UNEF. Madame AAR, madame privée.

Madame privée, vous avez la parole. Oui. Euh monsieur le président, madame le rapporteur, mesdames, messieurs les sénateurs, sénatrices, merci pour l'invitation.

Nous, on s'est posé la même chose que nos la même question que nos camarades. Qu'est-ce que c'est l'excellence académique ? Et à l'UNEF, en fait, on a trouvé euh euh deux réponses euh à ça.

Euh finalement, c'est un ESR public démocratisé et euh massif. Euh c'est un ER public qui est celui de l'émancipation euh de euh la jeunesse qui permet à une classe d'âge d'accéder à un haut niveau de de qualification. Massifier, c'est ouvrir les portes des universités en grand.

C'est permettre à la jeunesse de ne pas avoir le choix entre l'armée et la précarité. Massifier, c'est en finir avec parcours sup master et permettre à l'ensemble des jeunes d'avoir la filière de leur choix dans l'université de leur choix. Démocratiser, c'est permettre à ces mêmes étudiants de réussir et de poursuivre les études jusqu'à la fin du master, voire même à la fin du doctorat.

L'excellence de l'université, c'est de pouvoir ouvrir ses portes à l'ensemble des jeunes qui veulent faire des études. C'est avoir un modèle d'enseignement supérieur gratuit. c'est de pouvoir valider la même licence d'histoire en psychologie ou en droit, que l'on soit à Assas, Strasbourg, Limoge ou Toulouse.

C'est de pouvoir permettre à tout le monde d'acquérir le plus haut niveau de qualification, peu importe son origine sociale et le niveau d'étude de ses parents. La réalité aujourd'hui, après plus de 20 ans de destruction méticuleuse de ce modèle, c'est des enseignants et enseignantes en sous-effectif massif. C'est des taux d'encadrement qui s'effondrent.

C'est des taux de réussite qui chutent. Parce que en 2026 euh dans la France de Macron, un étudiant se demande plus comment il va remplir son frigo que comment il va réussir son année de licence ou de master. Ce sont des étudiants et étudiantes qui abandonnent leurs études et qui vont effectuer euh tout un tas de de travail précaire, faute de moyens pour aller au bout.

La méthode pour garantir un enseignement supérieur massif et démocratisé, elle est simple en réalité et on le sait tous, c'est investir de manière urgente dans ces universités. Bon, on a chiffré parce que on on veut donner des projets clés en main, notamment à la représentation parlementaire. Les universités euh si on veut les refinancer de manière immédiate, c'est 8 milliards. 8 milliards de manière urgente.

Alors, on sait où on va trouver l'argent, hein. Le CICE, crédit d'impôt euh et de recherche qui euh le CR, pardon, crédit d'impôt et de recherche qui euh euh entraîne 8 milliards d'euros d'exonération par an et qui n'a aucune efficacité, autant le mettre dans les universités, là où on saura que ça sert. 1,5 milliards d'euros supplémentaires investis dans les universités pendant 10 ans et ce pour selon les syndicats pro et les syndicats étudiants pouvoir réatteindre un niveau qui permette la réussite et des conditions de travail dignes pour toutes et tous.

Et ça finalement ça permettra de garantir un enseignement supérieur ambitieux. Euh et euh et et cet enseignement supérieur ambitieux, pardonnez-moi, il est garanti par l'impôt, l'impôt sur la fortune des plus riches, l'impôt de manière plus générale et euh et ce dont je vous ai parlé précédemment. Et avec des universités correctement financées, vous aurez des projets de recherche qui fonctionnent.

Vous aurez des étudiants et étudiantes qui réussissent euh de la licence au doctorat et euh vous aurez euh ce que finalement euh euh cette commission d'enquête appelle l'excellence académique. Et euh en parallèle avec un cru correctement financé et un système d'aide social correctement financé, vous aurez euh euh des étudiants et étudiantes qui se ré qui se préoccupent plus de réussir leur partiel et d'aller en cours que plutôt que de savoir s'ils vont pouvoir payer leur loyer ou manger le soir. La réponse, elle est donc simple.

C'est un enseignement supérieur public correctement financé euh à des moyens à la hauteur des besoins et c'est uniquement comme ça que nous pourrons avoir des universités qui fonctionnent. Je vous remercie. Nous passons à l'UNI.

Monsieur Gilie, c'est vous ? Oui, bonjour monsieur, monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs. [grognement] Euh, je vous remercie de nous donner la parole de nous accueillir dans le cadre de cette commission consacrée à l'excellence de notre enseignement supérieur. [grognement] L'Uni défend depuis toujours une certaine idée de l'université française, une université exigeante, fondée sur le mérite, la rigueur intellectuelle et la transmission des savoirs.

Nous sommes attachés à un modèle qui ne renonce ni à l'excellence académique, ni à l'ambition de faire réussir les étudiants, mais qui refuse de confondre réussite et absence d'exigences. Car c'est bien là, selon nous l'un des enjeux fondamentaux du débat actuel. L'université ne peut pas être simplement un lieu d'accueil indistinct. [grognement] Elle doit rester un lieu de formation, d'élévation intellectuelle et de préparation à l'avenir.

Cela suppose d'assumer des principes clairs, le travail, le mérite et la responsabilité individuelle. Nous défendons également une vision lucide de la démocratisation de l'enseignement supérieur. Permettre à chacun d'accéder aux études supérieures est un objectif légitime.

Mais encore faut-il que cet accès soit synonyme de réussite réelle. Une démocratisation qui conduit massivement à l'échec n'est pas une réussite, c'est une illusion. [grognement] À l'inverse, une orientation juste, exigeante et adaptée aux capacité de chacun est une condition essentielle à l'égalité des chances.

L'Uni porte aussi une attention particulière à la valeur des diplômes. L'excellence académique ne peut exister que si les diplômes conservent leur crédibilité et leur niveau d'exigence. Les affaiblir, c'est pénaliser d'abord les étudiants eux-mêmes en diminuant la reconnaissance de leurs efforts et de leurs compétences.

Enfin, nous sommes profondément attachés à une université tournée vers l'avenir, [grognement] c'est-à-dire vers l'insertion professionnelle. La réussite d'un étudiant ne se mesure pas uniquement à l'obtention d'un diplôme, mais aussi à à sa capacité à trouver sa place dans la société et dans le monde du travail. L'université doit donc rester connectée aux réalités économiques et aux besoins de notre pays.

C'est avec ses convictions, exigences, mérite, responsabilités et réussite concrète que nousons contribuer contribuer à vos travaux aujourd'hui. Nous vous avons aussi amené le dernier numéro de l'Action universitaire qui est notre journal [grognement] d'idée et qui a un dossier consacré justement à l'excellence au sein des universités françaises qu'on pourra vous laisser ou vous distribuer à la fin même si je crois qu'on vous l'a déjà envoyé de mémoire. Donc voilà, je vous remercie.

Je vous remercie et on finit par la coordination étudiante. Monsieur Amien, juste un point. Vous vous avez reçu aussi des questionnaires de notre part.

Si vous répondez par écrit, c'est très bien aussi he ça nous aide et ça permet d'enrichir le débat qu'on peut avoir. Monsieur Amien, vous avez la parole. Je vous remercie monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs et les sénatrices.

Je je vais commencer déjà en me joignant à un grand nombre de de constats qui ont été prononcés ici sur la précarité étudiante, mais je vais pas y revenir. Je crois que euh le problème de l'excellence aujourd'hui dans l'université française, il est un problème de vision et et de stratégie puisqueaujourd'hui précisément il n'y a pas de vision et de stratégie de l'université française. Je vais commencer en 2017 mais je pense qu'on peut commencer avant.

L'enseignement supérieur et la recherche ont toujours été des sujets subsidiaires de la part du gouvernement. il n'ont jamais été considéré à la hauteur de ce qu'il méritait d'être. Peut-être parce que considéré comme des sujets trop explosif.

Après tout, il y a 3 millions d'étudiants en France. Et parce que le projet euh du gouvernement, comme on le devine avec les quelques bribes de lois et de tentatives de réforme en en matière d'enseignement supérieur a toujours été euh un projet de précarisation et qui visait à faire payer les étudiants pour leurs études et à leur imposer une sélection sociale extrêmement forte. Donc je pense que on a tendance à prendre le problème dans le mauvais sens.

Il s'agirait d'abord d'établir une stratégie et une vision pour l'enseignement supérieur avant de déterminer si on est en capacité d'atteindre ou pas l'excellence académique que l'on se pose toutes et tous comme objectif. Déjà euh on n' pas de conception du service public. Un service public est censé répondre à des besoins.

Quels sont les besoins auxquels on estime que l'enseignement supérieur est censé répondre quand on y réfléchit dans le débat public. Euh on a une vision purement économique, purement courttermiste qui vise à euh peut-être mitiger si et là les déficits des différentes universités ou à euh considérer que euh telle catégorie d'étudiants, en particulier en particulier les étudiants étrangers coûteraient trop cher euh à notre à notre pays sans penser aux conséquences de de long terme et d'autant plus ça a été rappelé c'est faux, il ne coûte pas trop cher à notre pays. Tout est fait de bout de ficelle si bien que à la fin on a du mal à comprendre quand on est dans l'enseignement supérieur comment est-ce que tout cela tient que ce soit du point de vue des professeurs, des personnels et évidemment du point de vue des étudiants.

Il y a aucune réflexion sur la citoyenneté, sur la recherche fondamentale et je parlais des étudiants étrangers, c'est important, sur le besoin impérieux aujourd'hui de fonder un espace de recherche francophone, euh de le garder en vie en réalité. puisque euh il en va de l'intérêt de de l'humanité, si je veux être grandquent, puisque la connaissance humaine bénéficie des de la diversité des points de vue. Elle bénéficie évidemment de la diversité des langages, mais il en va aussi de l'intérêt de la France et et de la francophonie.

Et aujourd'hui, il n'y a qu'un seul pays évidemment qui est en capacité de maintenir à flot un espace de recherche francophone. C'est la France en l'état actuel des choses. Et je pense que c'est une responsabilité euh qu'il est important euh de prendre en compte.

Et euh euh aujourd'hui, on a une université qui fait donc tout l'inverse de ce que je viens de décrire, qui euh fonctionne euh par bout de ficelle comme je le disais, qui essaie de faire des économies par-ci par-là sur les bibliothèques universitaires ou sur les frais d'inscription des étudiants euh qui court derrière les classements internationaux, classements internationaux calqués sur le système anglo-saxon. Et donc il faut se poser aussi des questions. Est-ce que c'est bien sérieux d'estimer que un système universitaire qui s'est construit historiquement, culturellement, académiquement de manière différente du système anglo-saxon peut aller rivaliser à moins de de réformes massives et d'une d'une révolution culturelle de l'enseignement supérieur avec des universités qui ont toujours fonctionné sur ce modèle là.

Non, moi je je je pense ce que ce qu'on préconise évidemment, c'est de suivre notre propre voix et d'assumer la fondation d'un service public de l'enseignement supérieur qui ne se plie pas à ces injonctions économiques et évidemment un univers culturel qui n'est pas le nôtre, c'est-à-dire le la philosophie de l'enseignement supérieur anglo-saxone. Donc qu'est-ce que l'excellence académique ? Je je pense que euh finalement c'est la capacité à répondre à toutes ces questions que que j'ai tenté de soulever et euh et donc dans dans ce cas-là, c'est la capacité à fonder véritablement un espace de recherche et d'enseignement francophone, à ne pas laisser la grande majorité des étudiants dans une précarité profonde et mortifère et surtout à fonder un enseignement supérieur qui soit émancipateur. et qui permettent la formation massive de citoyens et de et de citoyennes alerte.

Je vous remercie madame la rapporteur. Je vous laisse la parole pour une série de de questions réponses. Merci monsieur le président. [grognement] Peut-être quelques mots en introduction d'abord pour vous remercier les uns et les autres de votre présence et de votre engagement au sein du monde étudiant et universitaire en particulier.

Vous avez compris, le président Xouias l'a dit, que nos travaux visaient à garantir partout où elle existe et à restaurer là où elle est affaiblie l'excellence universitaire de nos établissements. Il y aurait beaucoup de choses à dire sur les propos que vous avez tenu les uns et les autres, mais nous sommes dans le cadre d'une commission d'enquête et non pas dans le cadre d'un lieu de débat. Donc nous sommes là avec le président et mes collègues pour vous écouter euh et entendre de manière très concrète vos retours d'expérience en tant qu'étudiant, représentant d'étudiants sur les différents sujets sur lesquels nous allons vous interroger.

Je me permets simplement de préciser parce qu'on a entendu tout à l'heure en début d'après-midi euh un représentant de l'OCDE qui nous adressait un panorama comparatif des universités françaises par rapport à l'ensemble des pays membres de l'OCDE. Vous avez été plusieurs à revenir sur les les questions financières qui sont une réelle question. Euh je pense c'est important de vous dire que le la la France est dans la moyenne des pays de l'OCDE pour euh le montant dépensé par étudiant.

Euh voilà, je le pose là. Euh ça n'empêche que un certain nombre de sujets que vous avez souligné, notamment la question des noncensations est un réel sujet qui rend compliqué les exercices budgétaires pour les établissements universitaires. Mais je voulais quand même euh euh avoir ce ce point de précision.

Euh tout ceci étant dit euh donc on va vous poser un certain nombre de questions. Vous êtes cinq organisations représentative. Donc on va peut-être pas on va vous demander d'abord d'avoir des réponses courtes, les plus concises possible et de bien vouloir vous prêter au jeu d'une expression uniquement si elle est très différenciante par rapport à ce qu'on dit vos collègues.

Et si ça ne l'est pas, de bien vouloir garder le silence, remplir le questionnaire qui vous a été transmis et on fera en sorte que de toute façon la parole tourne et que ce soit pas toujours les mêmes qui s'expriment. Voilà, petit point de méthode. Tout ceci est en posé, on va commencer par le commencement de la vie étudiante en France en 2026 qui s'appelle Parcours Sup.

Et euh mes premières questions vont concerner cette plateforme qui vous a, j'imagine tous concerné dans le cadre de de du début de vos études. Nous aimerions avoir votre retour d'expérience sur la mise en place de cette plateforme qui fait couler beaucoup d'ancre, qui pour autant de ce que nous avons entendu jusqu'à aujourd'hui au sein de nos auditions suscite une forme de satisfaction voire de plébiscite des des personnes que nous avons auditionné. Ce qui nous intéresse, c'est de savoir le le regard que vous avez vous en tant qu'étudiant sur la lisibilité, la transparence, le calendrier, les systèmes de liste d'attente, l'angoisse aussi qu'elle peut générer auprès de vos collègues lycéens qui s'apprêtent à devenir étudiants.

Et au-delà de ça, puisque vous avez beaucoup parlé d'égalité des chances, il nous a été dit par plusieurs interlocuteurs que la plateforme Parcours Supalité des chances entre territoires ruraux, vous les avez évoqués et urbains, entre personnes issues de milieux sociaux fragiles et personnes issues de milieux sociaux favorisés, cette question de l'égalité des chances est revenue beaucoup dans l'appréciation positive que de nombreux de nombreuses personnes que nous avons auditionné ont fait de la plateforme. Voilà [grognement] déjà pour démarrer ces questions sur la plateforme Parcours Sup. Sera [rires] plus simple.

D'accord. Bon très bien. Puisque le monsieur le président me délègue ses pouvoirs, allez-y madame Okar, nous vous écoutons.

Merci beaucoup. Alors bon, je je pense que j'irai pas forcément dans dans le sens du plébiscite que vous avez entendu depuis le début de vos auditions, mais évidemment je je vous crois sur parole quand vous me dites ça. Parcours sup, je pense que déjà il faut revenir au moment où ça a été mis en place, donc dans le cadre de la loi ORE à l'époque et pour répondre en fait à un réel à un réel enjeu, c'est-à-dire il y a trop d'étudiants pour les places à l'université.

Et en fait la réponse qui a été donnée aussi à ce moment-là, c'est bah en fait on va mettre en place la sélection. On a mis beaucoup de temps euh en tant qu'organisation représentative étudiante à ce que le gouvernement mette le le mot sélection sur ce qui est en train d'être fait avec Parcours Sup. Euh c'est le cas aujourd'hui, mais aujourd'hui c'est une c'est c'est une plateforme de sélection euh qui est mise et pour nous c'est très important de le dire euh parce que c'est pas c'est c'est pas juste une plateforme qui euh euh envoie les étudiants enfin les les lycéens futurs étudiants euh enfin qui orient en fait en fonction de leur choix euh les jeunes sur euh telle ou telle formation.

Euh c'est une plateforme qui sélectionne euh les étudiants et qui qui garde en fait les meilleurs étudiants pour euh pour les bons euh des universités, mais pas que des universités parce qu'il y a quand même maintenant euh euh énormément de de formations privées qui sont sur Parcours Sup, ce qui euh par ailleurs euh pour nous est un est un réel problème mais mais voilà euh ou en tout cas qui qui trie les les jeunes à l'entrée de l'enseignement supérieur. Donc aujourd'hui évidemment que parcours sup alors peut paraître comme une plateforme qui facilite. En effet, on n plus à l'époque où on doit aller s'inscrire avec son dossier papier à l'université.

Mais bon, ça ça va aussi avec l'aire du numérique disons. Mais mais parcours sub, c'est quand même des euh centaines de enfin des des dizaines de milliers de de jeunes qui sont recalés de l'université, qui n'accèdent pas à l'université, qui se retrouvent à devoir se déporter sur le privé. Euh et je pense que les chiffres qui ont été rappelés tout à l'heure par la FAGE montrent euh enfin il y a une corrélation assez euh assez importante entre le moment où euh où il y a pas parcours sup et le moment où il y a parcours sup.

Et on voit qu'en fait en 2018, on a quand même une explosion de l'enseignement privé. C'est bien aussi parce qu'on a mis en place la sélection. Euh je pense que c'est euh enfin enfin pour pour nous la corrélation est assez importante.

Euh et donc voilà, parcours sub, c'est une plateforme de sélection qui crée évidemment énormément d'angoisse chez les étudiants euh et chez les et chez les lycéens et où de fait on se retrouve euh enfin une fois qu'on a passé cette première cette première phase de sélection, pardon. Euh bon, j'imagine qu'on parlera de de l'après dans l'enseignement supérieur, mais en tout cas voilà, enfin pour nous en tout cas à l'UNEF et je pense que ce sera partagé par d'autres organisations, d'autres organisations, il faut en effet une plateforme qui permette d'orienter les jeunes à l'université, une forme d'organisation numérique. Par contre, on est absolument contre l'existence d'une plateforme de sélection.

Euh et juste pour compléter le propos de ma camarade, il y a une étude enfin il y a quelque chose qui était sorti la première année de Parcours Supfs des euh des des orientations qui avaient été données en fonction du lycée d'origine euh sur la région parisienne. Et euh sans grande surprise pour les organisations étudiantes, on s'était rendu compte que les lycéens issus de lycée de banlieu réputés apparemment moins prestigieux, avaient reçu beaucoup moins de propositions d'orientation. euh que les autres lycéens.

Donc moi, quand on me met parcours sup et égalité des chances dans la même phrase, j'avoue que je m'étonne beaucoup. Mais sur la question de parcours sup, il y a la question de de l'interface qui est la plateforme, mais il y a aussi une question derrière de réalité qui de ce qui se passe sur la plateforme au-delà de l'interface sur la question de la sélection notamment à l'entrée en licence mais qui se poursuit de la même manière en master. On a donc on a deux plateformes quand même.

On a Parcours Supu Master. Dans les deux cas, on a une orientation qui se fait selon notre condition sociale puisque notre condition sociale détermine les notes qu'on va avoir au bac, au lycée, mais aussi au cours de notre licence. Le la première cause d'échec en licence avant d'arriver sur mon master, c'est le travail. quand on est obligé d'aller euh travailler pour pouvoir euh financer euh ces études.

Donc on a une orientation euh qui se fait à partir de là et surtout avec euh parcours supé et mon master, on a une orientation qui est forcée. C'est-à-dire que quand on veut aller dans une formation et que cette formation nous refuse, on aurait pu bien réussir dans celle-ci, mais on va être obligé d'aller sur une autre, perdre un an peut-être avant de pouvoir faire la réorientation pour pouvoir aller dans la formation qu'on avait ou la filière qu'on avait désiré dans un premier temps. Donc déjà, on a peut-être des causes d'échec à partir de de ça et surtout on a une sélection qui fait que il y a un effet noir, je dirais là où avant sans sélection on répartissait un peu plus les places.

La sélection, elle a été mise d'abord en place avec des dispositifs qui étaient illégaux, c'est-à-dire que les universités fermaient elles-mêmes euh à des capacités d'accueil limitées alors qu'avant c'était ouvert l'entrée dans leur formation notamment en master et c'est une pratique qui a été légalisée ensuite et ça faisait que en limitant ce nombre de places, les personnes qui étaient refusées ont été reportées sur d'autres formations qui se sont retrouvées saturées elles-mêmes. Donc à force de mettre de la sélection, on a saturé l'entrée dans toutes les formations alors que en ouvrant quelques places dans chaque formation, on pourrait avoir un meilleur axé. Euh deuxièmement, il y a la question de la sélection, c'est des personnes derrière qui traitent, c'est pas un algorithme.

Et donc, on a des effets de discrimination. Il y a l'Observatoire national des discriminations dans l'enseignement supérieur qui a euh remarqué avec des profils similaires que une personne avec un nom juif ou un nom de d'Afrique sub-saharienne ou asiatique avait moins de chance de de rentrer en master. Donc on a une sélection qui est raciste et antisémite.

Et euh par ailleurs, on a aussi euh un souci sur les critères de sélection puisque ces critères, ils sont arbitraires, c'est les comités de sélection, donc les enseignants qui le définissent. Et par exemple sur la plateforme Master, ils peuvent créer les les critères de sélection qu'ils souhaitent. Donc c'est validé par leur conseil des études et de la vie universitaire dans dans leur établissement.

Et donc on se retrouve avec des critères de sélection qui sont exceptionnels. On doit écrire par exemple pour des masters de notariat des notes des notes notaries euh ce qu'on ne peut pas normalement avoir appris si on n pas déjà fait une formation de notaire. Euh donc euh voilà, c'est euh quand même des choses qui sont problématiques.

On est obligé d'avoir un notaire par exemple dans sa famille pour pouvoir écrire la note pour pouvoir être sélectionné en master euh de droit notariel. Je réinterviens en tant que président de la commission d'enquête mais la l'enquête dont vous nous dites qu'elle dit de façon explicite que la sélection est antisémite, je ne la connais pas et je vous demande de nous l'envoyer. Ben je je vous la transmettrai.

Merci. Madame la rapport monsieur le président pour cette précision parce qu'évidemment il est difficile à entendre pour les représentants politiques que nous sommes que la sélection pourrait se faire sur des critères racistes et antisémites comme vous venez de le dire monsieur. Donc nous serions intéressés pour prendre connaissance de cette étude.

Euh je vais enchaîner et c'est merci à ceux qui ne se sont pas exprimés et qui vont pouvoir le faire. Euh vous je vous donnerai la parole juste après et vous complèterez si vous le souhaitez euh pour parcours sup. Euh mais on va essayer d'être un peu agile parce que sinon ça va être très long pour tout le monde.

Euh vous parlez et ça va faire le lien vous avez évoqué spontanément parcours sup et la question de la sélection. Donc on vous entrez directement au cœur du sujet. On comprend parfaitement que ça puisse vous interpeller vous préoccuper en tant qu'étudiant.

Ce qui est certain, c'est que le baccalauréat aujourd'hui dans notre pays est considéré non pas comme un diplôme de fin d'étude secondaire, mais comme un droit d'accès à l'enseignement supérieur. Alors, on peut le le déplorer ou au contraire s'en réjouir. Tout est parfaitement entendable.

Euh pour autant aujourd'hui, la logique euh des rectorats que vous avez été quelques-uns à citer est de faire en sorte que chaque étudiant titulaire de son baccalauréat qui souhaite intégrer l'université puisse le faire. Ça pose la question des capacités d'accueil des universités dans les différentes filières. Là où on peut tout à fait entendre ce que vous dites, c'est qu'il n'y a pas forcément de correspondance entre le souhait d'intégration d'une filière en particulier par rapport à l'aspiration d'un étudiant en particulier.

Ça aussi euh c'est parfaitement juste. Euh avec la vocation qu'à l'université de faire une interface qui dure plusieurs années entre la sortie du lycée et l'insertion dans la vie active des étudiants que vous êtes. Et c'est le sujet que vous appelez sélection.

J'ai bien compris que vous identifiez parcours sup à une plateforme de sélection et on en prend bonne note et ça ça peut s'entendre. Euh pour autant euh à un moment vous allez entrer dans la vie active et cette interface de l'université permet de faire en sorte que la correspondance entre les étudiants que vous êtes et les besoins du monde du travail se fassent le mieux possible, le moins mal possible. Là aussi, on pourra en parler.

Ce qui est intéressant, c'est qu'on constate qu'un étudiant inscrit en licence, donc inscrit, il vient d'avoir son baccalauréat, il a eu la réponse de parcours sup, en septembre, il arrive en licence. Euh vous avez en première année de licence 40 % d'échec. Vous connaissez ces chiffres-là.

Euh si les étudiants redoublent une année, on a euh encore 46 on a 46 % des étudiants qui obtiennent leur licence en 4 ans. 3 ou 4 ans bien sûr. Et en 3, 4 ou 5 ans, c'est 50 %.

Ça veut dire qu'il y a 50 % des étudiants qui n'obtiennent pas leur licence. Et ensuite, vous l'avez évoqué avec mon master. Arrive la plateforme Monaster où on a encore 40 % des étudiants titulaires d'une licence qui n'accèdent pas au master.

Euh ça veut dire que quand un étudiant entre en licence aujourd'hui, il a 22 % statistiquement de chance d'obtenir son master 2. [grognement] Ce qu'on peut lire à travers ça, et c'est ce que nous ont dit les interlocuteurs que nous avons entendu jusque- là, c'est que il y a bien un moment où il faut établir cette sélection. Vous pouvez le contester parfaitement.

Pour autant, nous ce qui nous intéresse, c'est que cette sélection de fait s'opère. 78 % des étudiants qui entrent en licence n'obtiendront pas de master. Que fait-on pour accompagner le mieux possible ces étudiantsl qui sont quand même une masse importante ?

Est-ce que vous avez parlé de l'enseignement supérieur privé ? On parle, on en parlera tout à l'heure si vous voulez bien. Est-ce que la question de la reconnaissance d'un cycle 1, L1, L2, L3 à part entière et non pas comme une dépendance d'un master qu'il faudrait absolument obtenir, peut-être avec des licences, des métiers, des licences professionnalisantes ne vous paraîtrait pas avoir du sens pour permettre à tous ces étudiants dont une partie ne tient donc pas de master d'avoir un diplôme valable, solide, leur conférant des compétences leur permettant d'avoir une vie active, épanouie dans le cadre des formations. qu'ils ont choisi.

Donc ça c'est sur la reconnaissance de la licence 1 en tant que telle à part entière licence professionnalisante ou autre façon de faire BUT au sein des universités. Ça c'est un sujet qui nous intéresse parce que vous voyez bien que on ne rend pas service à des étudiants qu'on va envoyer dans des chemins où ils vont finalement être sélectionnés à postériorie et par l'échec. Ça c'est la réalité des chiffres.

On va commencer par vous puisque vous leviez la main. Donc reconnaissance de la licence 1, du cycle licence. Que fait-on de ces 78 % d'étudiants que vous côtoyez au quotidien qui n'obtiendront pas ce master 2 qui reste aujourd'hui la clé de de l'accès au marché de l'emploi ?

Merci. Je vais juste rajouter un tout petit mot sur parcours sup très très court. Ça concerne le calendrier de parcours sup.

Pour moi, il faut en parler parce que ça pose problème. Le calendrier, il impose une pression constante qui transforme la fin de l'année scolaire en une période d'incertitude prolongée. Prolongé parce que le système des listes d'attente, il s'étire jusqu'à la fin de l'été euh et il empêche toute organisation logistique en fait sereine pour les familles et surtout pour l'étudiant.

Cette situation, elle est source d'inégalité. Pourquoi ? Parce que celui qui reçoit une réponse tardive généralement milieu du mois de juillet voir fin du mois de juillet, il se heurte à un marché du logement qui est déjà saturé.

Au final, ce de réponse, il pénalise prioritairement les étudiants les plus modestes qui, faute de visibilité, ne peuvent ni anticiper leurs frais ni sécuriser leur installation. La fluidité du calendrier, c'est pas qu'une question administrative mais selon nous c'est une condition quand même d'équité sociale. Voilà.

Merci. Je voudrais rajouter pour ce qui est de la sélection à l'entrée en licence, malgré ce que disent les autres organisations, il n'y a pas de sélection et pas parcours sup. Il y a un peu des truchements qui font que certaines universités arrivent à sélectionner certains étudiants, mais globalement les universités qui dépendent du droit commun n'ont pas le droit et ne le font pas.

Euh nous [grognement] on pense que justement, comme vous l'avez évoqué, euh la sélection par l'échec, c'est un problème puisque en plus de coûter énormément d'argent et de peser sur les finances publiques et les finances des universités, [grognement] elle grise un nombre important d'étudiants qui euh par défaut se retrouvent dans des licences dites non sélectives et qui vont euh bah échouer en premier cycle comme vous le disiez, à plus de la moitié, ce qui est un vrai problème et encore plus quand on sait que l'enseignement supérieur français est vu comme un chemin qui va de la L1 jusqu'au master mais que si on s'arrête à la licence en l'état les licences actuelles ne permettent pas réellement d'avoir de débouché suffisantes. Donc effectivement, il y a plusieurs choses. Il y a effectivement selon nous un besoin criant de sélection à l'entrée en licence, une sélection qui doit se faire avant et pas par l'échec comme vous l'avez évoqué et repenser la structure de l'enseignement supérieur pour que effectivement des licences puissent déboucher à des de bonnes débouchées professionnelles et pas attendre le master puisqueencore une fois on a aussi le master qui joue un rôle de goulot d'étranglement pour nombre d'étudiants puisqu'il y a plus de place en L3 qu'en master ce qui est aussi un vrai problème. [grognement] Donc voilà ça c'était un petit peu pour pour ce sujet-là.

Parfait. Merci de votre concision madame et puis après on continuera sur une autre question et on fera tourner la parole et si vous avez un complément à apporter, on va essayer de fonctionner comme ça en cavalier cavalier parolier ou je sais pas comment on peut appeler ça mais on va essayer de faire tourner. Donc on vous écoute sur ce volet là reconnaissance du cycle licence et ensuite on enchaîne sur une question qui se rapproche.

Les deux premières questions sont très liées mais pour un discours un petit peu différent de notre côté. Et oui, la sélection, elle existe et c'est pas normal, [raclement de gorge] excusez-moi, qu'elle puisse exister dans ce contexte-là. Donc je ne rejoindrai pas là-dessus.

Par contre, la sélection n'a pas été créée par Parcours Sup, elle existait largement avant. Elle s'est massifiée à cette période là aussi dû à cette plateforme, mais aussi dû à la massification globale de l'enseignement supérieur. Donc ce débat cristallisant sur parcours supern à nos yeux, il est assez démagogique car il cache le vrai problème qui est le sous-financement de l'université. et sans financement à la hauteur et sans investissement dans l'enseignement supérieur.

Bien sûr qu'il n'y aura jamais assez de place pour pouvoir euh les ouvrir aux étudiants à étudiantes qui le nécessitent. Ce qui va avec la question de la réussite en licence parce que quand on se retrouve face à une orientation forcée pour énormément d'étudiants et étudiantes, forcément la réussite ne va pas forcément être la même que pour une orientation totalement choisie. Euh donc c'est une période quand même extrêmement angoissante.

Euh mais euh ce taux d'échec, il ne peut pas uniquement se résumer à ça et plus largement, il ne peut pas être uniquement remis sur la faute des étudiants. Et là-dessus, il y a besoin également de faire un lien avec la précarité que vivent ces étudiants et sans pouvoir se nourrir à sa fin et en devant se sursalarier à côté de ses études pour juste pouvoir survivre pour plus d'un étudiant sur deux, forcément que ça crée des conditions de la réussite qui ne sont pas les mêmes. Et à ce moment-là, on ne peut effectivement plus parler d'égalité des chances.

Et derrière, sur cette question plus large, on rejoint également la question de mieux articuler l'enseignement supérieur avec le modèle existant actuellement, mais également les licences professionnelles et de pouvoir leur donner plus de place. Mais ça va avec le fait que si les sens professionnelles, elles sont bien, mais elles ne doivent ni forcées euh niorisées parce que actuellement, on a une société tout entière qui les met de côté et qui les marginalise, ce qui n'aide pas forcément la volonté des étudiants de s'y insérer. Et derrière, on a un réel problème également avec les réorientations et avec la volonté absolue de ce mythe, de la réussite, de la licence en 3 ans. même que les pays qui se retrouvent, par exemple les pays nordiques avec de meilleurs taux sur ces sujets de réussite, c'est des pays qui pratiquent largement plus la réorientation qui est d'ailleurs reconnu comme étant un marqueur de réussite.

Donc la permettre pour un plus grand nombre d'étudiants serait également à nos yeux intéressants. Et derrière sur la question plus large du lien avec l'insertion professionnelle, il y a un besoin également de considérer le fait qu'il faut arrêter de mettre cette faute là sur les jeunes sur le manque d'employabilité après ces notions d'enseignement supérieur. On rejoint également nos collègues de la coordination étudiante sur le fait que au-delà du fait que pour nous l'enseignement supérieur n'a pas de sens à être adéquationniste, ce ne serait tout simplement pas possible car quel comment évaluer les réels besoins du monde socio-économique ?

C'est quelque chose qui est déjà testé dans certaines filières, notamment de santé par exemple où il y a cette espèce d'adéquation entre le nombre de places et le nombre de besoins. Pour autant, on voit bien qu'on a un manque cruel de professionnels de santé qui nuit énormément à notre pays. Bien, merci beaucoup.

Euh alors, je je vous je vous rejoins entièrement sur un certain nombre de propos euh pas sur tous évidemment, mais je reviens pas sur la question de la sélection parce qu'on l'a déjà évoqué. Vous avez évoqué la question de la précarité étudiante. On l'évoque régulièrement au cours de nos auditions.

On pourra parler de tout aujourd'hui, mais on l'a parfaitement à l'esprit. Donc et ayez-le en tête, on a un certain nombre d'éléments par ailleurs, vous en avez parlé et on a parfaitement conscience aussi que la précarité étudiante est le contraire de ce qu'on souhaite pour permettre la réussite des étudiants et l'excellence des universités. Les deux étant contradictoire, évidemment que quand on travaille pendant ces études à force 35 et qu'en plus on dort sous les ponts, c'est aussi le cas heureusement de rares étudiants mais c'est une réalité.

Les conditions de la réussite étudiante sont forcément largement hypothéquées. Donc on l'a parfaitement à l'esprit. Une question pour prolonger ce ce cette ce volet sur la licence.

Euh on constate une aujourd'hui une rétrécissement de la part de marché des universités. Alors, ça veut pas dire moins d'étudiants puisque la démographie est ce qu'elle est. Pour autant, un certain nombre d'étudiants, vous l'avez évoqué, euh bascule dans l'enseignement supérieur privé lucratif qui fera l'objet de nos travaux au début du mois de juin.

C'est ça, monsieur le président, 1er juin. Euh donc, il y a aujourd'hui des familles, des étudiants qui font le choix d'aller payer plus cher pour des diplômes, parfois moins bien. Ce qui traduit une forme de désaffection de l'université.

Et ce qui nous intéresse sur ce point, on pourrait en dire beaucoup de choses, c'est le format. Là, je parle vraiment de format pédagogique de la première année. Vous passez d'une classe de lycée encadrée avec des enseignants qui se succèdent, tout un dispositif d'encadrement pédagogique à 30 ou 35 élèves, à des amphi souvent gigantesques, de plusieurs centaines d'étudiants, un volume horaire moindre, un taux d'encadrement moindre et [grognement] un certain nombre d'étudiants qui ne se retrouvent pas, enfin qui sont perdus dans ce dans ce nouveau système qu'ils ont du mal à appréhender.

Est-ce que pour vous il ne serait pas intéressant de mieux réfléchir à cette transition entre la dernière année de lycée, la première année d'université et selon quelle modalité ? Alors, je vais donner la parole à ceux qui ne l'avaient pas prise. Allez-y.

Euh oui. [grognement] Donc oui, je pense que c'est un c'est important de réfléchir à cette question, mais je commencerai quand même en disant à mon avis et d'expérience, le choix de se diriger vers l'enseignement supérieur privé est pas nécessairement un choix conscient. et la large majorité enfin un choix conscient si c'est un choix conscient mais un choix c'est plutôt un choix contraint je dirais puisque la large majorité des élèves de lycée souhaiteraient aller à l'université ou dans en ou en prépa ou ou autres dans des formations publiques mais se retrouvent contraint d'aller dans le privé faute de place d'accueil et beaucoup et ça on l'a vu, pour éviter le stress de parcours sub puisque pour énormément de formation privée, il suffit de remplir son dossier, de payer et il y a une une acceptation euh d'office.

Donc je ne pense pas que ce soit particulièrement le le modèle des de l'enseignement privé qui est d'ailleurs est très hétéroclite et qui recouvre énormément de de modes d'enseignement qui fait que les étudiants se dirigeraient plutôt pour vers l'un que vers l'autre. c'est plutôt la nécessité de trouver une formation à la sortie du lycée. Et je crois qu'il y a il y a il y a un problème à ce niveau-là.

Maintenant, la modification euh de la première année, euh oui, peut-être qu'on peut qu'on peut le penser, mais je pense que la solution euh euh je sais que c'est pas très satisfaisant, mais finalement, il s'agit surtout de réinvestir des et de réallouer des moyens puisque effectivement, on est plongé dans l'enseignement supérieur du jour au lendemain avec très peu d'encadrement. Euh nous ce qu'on préconise c'est euh une forme de révolution pédagogique dans le sens où euh euh le euh l'encadrement euh en TD euh doit euh se généraliser euh beaucoup plus largement que le recours aux cours magistraux. Mais le problème c'est évidemment que ça coûte de l'argent et euh aujourd'hui euh on a l'impression que il n'y a pas de volonté politique en tout cas pour euh aller trouver ses fonds et offrir l'accompagnement nécessaire aux étudiants et aux étudiantes. [grognement] Parfait.

Merci beaucoup. Allez-y et puis on passera à une autre question et puis on laissera la parole également à nos collègues. On vous écoute.

Effectivement sur l'enseignement privé lucratif ou non, on partage aussi certaines remarques, mais nous il y a d'autres choses qui ressortent, c'est le fait que par exemple les formations privées sont généralement plus professionnalisantes. ce qui est une demande et ce dès la première année, ce qui peut être une demande de beaucoup d'étudiants de s'assurer dès le début de pouvoir se professionnaliser, d'être en adéquation avec le monde professionnel. Donc ça peut aussi expliquer une partie de la désaffection de l'université pour certaines certains établissements d'enseignement privés.

Et il y a aussi le fait que les formations du privé sont beaucoup plus flexibles et beaucoup moins longues à mettre en place demande beaucoup moins d'administrative de longueur administrative que ce que peut faire l'université. C'estes deux choses qui peuvent aussi expliquer une partie euh de la défection de certains étudiants pour l'enseignement euh universitaire public. Tu peux rajouter sur Oui, juste pour rajouter un un petit mot sur la transition là du public au privé.

On on discute avec pas mal d'étudiants, il y a pas mal d'étudiants justement qui entamment des licences dans le public et qui ensuite partent dans le privé. Et je trouve ça assez grossier de toujours demander plus de moyens quand on passe son temps à saccager l'université en la bloquant. Et donc il y a beaucoup d'étudiants qui sont dégoûtés justement de ce système-là. dernièrement à l'université de Bordeaux, on a eu à cœur de d'accueillir des élèves justement, enfin des étudiants pour en discuter avec eux et ce qui ressortait, c'est vraiment le le dégoût en fait de l'enseignement euh public finalement et et ce qui se passe au sein des facultés.

Bien, merci. Alors, je vais pas reprendre tout. Excusez-moi, vous vous poursuivrez mais on essaie d'équilibrer les choses.

Madame, allez-y assez rapidement si vous voulez bien, le plus concis possible. Euh enfin non, les étudiants se tournent pas vers le privé parce que c'est plus professionnalisant. Les étudiants se tournent vers le privé parce que on fait de l'alternance, que l'alternance ça paye et que les étudiants sont pauvres.

Simple et très rapide. Euh l'alternance est un mode de financement pour les universités mais aussi pour les étudiants et ça leur permet quand ils trouvent des alternances parce que pour rappel ça a chuté euh depuis la fin des aides à l'alternance euh euh de se nourrir et de remplir leur frigo. Euh ensuite euh par ailleurs, c'est nier l'intégralité de l'état du privé euh qui enfin où tu te retrouves sur enfin où plein de formations sont d'une très mauvaise qualité.

Mais on a dit qu'on en reparlerait plus tard. par ailleurs sur la question de révolutionner la pédagogie. Alors, on a évidemment on est sur les mêmes constats.

Il y a aussi tout le fait que bah oui, passer euh de la terminale à la licence 1, c'est quand même un cap euh particulier. Donc, il y a toutes les questions de tutorat, de médiation euh [grognement] et de enfin de remédiation et de et de de cours de soutien. Je vais vous prendre un exemple.

Vous faites elle, vous arrivez en première année de psychologie, vous avez besoin d'être dans statistique. C'est quasiment normal. euh enfin elle vous avez des options littéraires euh et en fait ça par exemple euh c'était avant pris sur des budgets euh euh des universités et depuis la l'autonomie des fac euh c'est euh devenu des budgets d'UFR puis de département et en fait vous avez des tutorats et ce genre de choses qui ont complètement disparu.

Donc vous avez aussi un accompagnement auprès des étudiants qui s'est cassé la figure. juste en une seconde sur la question de de la sélection. Enfin, pour rappel, c'est le gouvernement actuel qui a par exemple fermé la plupart des licences pro parce que les DUT n'existent plus.

Donc en fait, enfin, on peut tous hyper être heureux sur l'existence des licences pro autour de la table, mais aujourd'hui, il y en a des dizaines qui ferment parce que les DUT sont devenus des BUT en 3 ans et donc du coup, la plupart des personnes de DUT qui allaient en licence pro ne vont plus en licence pro et donc les licences pro ferment. Et il y a enfin il faut il faut aussi enfin il faut aussi réfléchir à ce mécanisme là de comment est-ce qu'on a fermé tout un tas de choses des licences pro qui parfois amené à des masters et à des qualifications de ce type. Donc enfin c'est et du coup enfin on marche aussi un peu sur la tête sur c histoire quoi.

Bien merci beaucoup. Euh alors je je vais terminer pour ma part avec une dernière question qui va vous intéresser, je n'en doute pas qui concerne les droits d'inscription. Euh là aussi, essayons de faire entendre les différents points de vue qui sont représentés autour de la table.

Si vous avez le même point de vue que celui qui vient de s'exprimer, merci de bien vouloir compléter le questionnaire écrit qui vous a été transmis. Euh question sur l'évolution des droits d'inscription à deux niveaux. Euh d'abord concernant les étudiants français qui s'inscrivent à l'université via Parcours Supuant la mise en place de droits d'inscription qu'on appelle différencier pour les étudiants extracommunautaires.

Oui. Oui. Ben attendez, je je vais poser ma question puis vous allez pouvoir répondre.

Ne vous en faites pas. Euh alors, droit d'inscription, je pose d'abord le fait que nous n'imaginons pas une augmentation massive des droits d'inscription. Nous n'imaginons pas non plus qu'elle sera à même de régler les problématiques de financement des universités que vous avez évoqué les uns et les autres.

Ceci étant posé, il n'est pas interdit de penser que une augmentation raisonnable proportionnelle au revenus de droit d'inscription peut à défaut de régler le problème peut-être donner un tout petit peu d'air aux établissements universitaires si elle était mise en place. Du côté des familles, on constate un un effet signal prix négatif qui nous a été remonté par beaucoup. Concrètement, des familles françaises se disent que si c'est pas cher, alors on peut le déplorer, on peut parfaitement le déplorer.

Si c'est pas cher, c'est que c'est pas bien. Donc il faut que vous l'entendiez. C'est important que vous l'entendiez.

Nous, on l'a entendu. Et ça explique aussi le déportes familles vers l'enseignement supérieur privé lucratif. Ce que je vous demande au-delà de vos positionnements respectifs qu'on connaît sur le sujet, c'est de réfléchir à ce mécanisme qui fait que certaines familles françaises aujourd'hui préfèrent dépenser beaucoup d'argent dans l'enseignement supérieur privé lucratif alors qu'elle pourrait peut-être en dépenser un peu plus dans l'université publique française.

C'est ce mécanisme qui qui nous intéresse de comprendre concernant les étudiants extracommunautaires. Vous avez vu, je crois que certains d'entre vous l'ont évoqué, que certains présidents d'université sont en train de le mettre en place. Euh là aussi euh et voilà, il y il y a une question de positionnement euh j'allais dire idéologique, en tout cas politique qu'on peut entendre.

Euh il faut aussi avoir à l'esprit que c'est l'impôt des Français qui paye ces formations étudiantes à tous les étudiants étrangers qui viennent au sein de nos universités. Si on met en place la formation le les droits d'inscription différenciés, ça veut dire que l'impôt des français ne perra plus que les 2/3 de ces formation aux étudiants extracommunautaires, ce qui reste 2/3. Donc une fois tout ceci posé, euh voilà, je je vous demande de vous en de vous entendre.

Gardez à l'esprit, hein, tout l'argent que les familles françaises, 25 %, vous l'avez rappelé tout à l'heure, sont aujourd'hui en 2026 capables de mettre dans l'enseignement privé supérieur lucratif. Alors tout le monde euh 1 2 3 Ouais. Alors bah écoutez moi sur cette question mais on a des collègues qui attendent aussi pour poser des questions.

Je veux bien laisser la parole à tout le monde mais je vous demande vraiment de faire un gros effort de concision sans quoi on sera obligé de vous interrompre. Qui est prêt ? Qui a déjà dans sa tête la phrase concise ?

Je crois que vous avez été la première à lever la main. Je vous laisse la parole. Mais soyez vraiment très clair sinon je vous interromperai.

Sinon, vos collègues vous pourront pas s'exprimer. Mic plus sur la question des droits d'inscription différenciés du coup pour les étudiants en français et de leur augmentation. Pour nous, ça n'a pas de sens.

à partir du moment où on considère un service public de l'enseignement supérieur dont la redistributé doit redistributivité doit se baser sur l'impôt euh comme tout service public et plus largement c'est déconnecté de toute réalité de la pauvreté qu'on ne fait que dénoncer depuis des années qui ne concerne pas qu'une marge d'étudiants étudiantes mais bien une très grande globalité et donc c'est aussi quelle priorité doit poser la nation sur son avenir notamment et sa jeunesse et une nation qui oublie totalement sa jeunesse à nos yeux fonce droit dans le mur. Plus largement, les chiffres montrent également que pour que ce soit représentatif pour les universités ce mode de financement entre gros guillemets. Mais pour qu'il le soit, ça devrait être massif, donc totalement à nos yeux déconnectés des réalités.

Et pour la question des étudiants extracommunautaires, c'est une question purement idéologique à partir du moment où on sait et les chiffres le montrent, que c'est des étudiants qui, je le rappelle, rapportent plus que ce qu'il ne coûte à l'État. Et donc à partir du moment où c'est des étudiants qui rapportent plus que ce qu'il ne coûte à l'État, pourquoi on cherche à les mettre de côté de l'enseignement supérieur en leur faisant payer plus cher des droits d'inscription ? Ça va jusqu'à quand même 16 fois plus cher, ce qui est absolument énorme.

Sachant que c'est euh nous 70 % des étudiants qui viennent dans nos 46 épiceries sociales et solidaires au quotidien qu'on qu'on tient dans quasi l'ensemble des des établissements de formation. Ce qui montre bien euh qu'il y a une vraie déconnexion des besoins de ces étudiants qui sont déjà euh à la course aux aides sociales dont ils sont exclus pour la plupart des cas. Bien, merci.

Euh faites aussi court que votre collègue. Alors, je n'ai plus l'ordre. Peut-être, monsieur.

Et alors vous êtes par contre si vous pouviez être un intervenant pour l'UNF plutôt que deux. Oui, d'accord. OK.

Très bien. Alors, monsieur et puis l'UNF. Merci beaucoup.

Donc je commencerai en disant déjà que oui que quand on a des étudiants qui ont un reste à vivre de de 30 € 40 € toute augmentation de frais d'inscription est massive à leurs yeux. La question elle est du elle est celle du critère de savoir est-ce qu'on parle de euh massif par rapport au coût de la formation pour l'état ou par rapport aux étudiants. Moi, je crois qu'il faut se mettre du point de vue des étudiants et dans ce cas-là oui, toute augmentation des frais d'inscription serait massive.

Quant aux euh étudiants euh euh extraeuropéens, c'est ce un petit peu ce que j'essayais de dire en propeliminaire, il y a un manque de stratégie et de vision aujourd'hui dans notre conception de l'enseignement supérieur. On peut pas à la fois déplorer, si vous voulez, j'essaie d'utiliser des arguments transpartisans, la perte d'influence de la France dans le monde, en particulier en Afrique, le la chute de la production de papiers en français au profit de des papiers de recherche en anglais parce que c'est plus valorisant sur le plan professionnel et en même temps se couper de toute l'Afrique sub-saharienne francophone et du Maghreb qui représente une manne de cerveau. extrêmement importante pour nous qui avons du mal d'ailleurs à il y avait des questions sur le doctorat dans le dans le questionnaire, nous qui sommes extrêmement dépendants des des étudiants extracommunautaires pour notre notre recherche de dans tous les domaines que ce soit.

Donc je crois que la question elle doit pas être posée. Bon, ça a été dit même sur le plan économique, c'est pas nécessairement vrai, mais si on sort du plan économique, si on parle de véritablement stratégie pour le pays à long terme, d'espace de la francophonie dans le monde, c'est un non sens que de mettre des contraintes économiques sur ces étudiants alors qu'ils ne peuvent pas de toute évidence se le permettre encore moins dans des pays qui bah je vais pas vous l'apprendre, on un niveau de vie moins élevé que celui de la France. Et c'est des étudiants qui sont amenés donc, je le disais soit à irriguer notre recherche, soit potentiellement devenir les élites de leur pays d'origine.

Et ça aussi c'est quelque chose qui euh à mon avis est euh extrêmement important à prendre en compte de euh du point de vue national. Merci. Pour l'UNEF, c'est vous.

Oui. Euh pour ajouter quelque chose très rapidement parce que je suis assez d'accord avec tout ce qui vient d'être dit sur la question des familles en fait je pense que et c'est comme sur la question des aides sociales quand on est étudiant en grande majorité on a 18 ans. C'est-à-dire qu'on est des personnes majeures, adultes et qui sur la question de nos aides sociales mais aussi sur la question de nos frais d'inscription, je pense qu'il faut arrêter de tout calculer sur la situation de nos parents parce que nous sommes majeurs.

On a 18 ans juridiquement et c'est aussi 18 ans socialement. Euh et donc c'est pas parce que nos familles peuvent se le permettre que non on peut se le permettre. Euh quand on enfin quand on voit la situation des étudiants euh et euh euh les critères de bourse par exemple, enfin tout est calculé sur la situation de nos parents et pourtant on ne vit pas avec la carte bleue de nos parents au quotidien.

Euh et donc c'est la même chose sur les frais d'inscription. Enfin, moi je paye mes frais d'inscription moi-même. Peut-être que mes parents pourraient euh se permettre une augmentation, mais pas moi.

Et je parle de moi, mais c'est la majorité des étudiants qui sont aussi comme ça. Et donc ça, je pense que l'argument sur les revenus de nos parents ou pas, enfin je enfin ce le le modèle français dans lequel on est avec une familiarisation qui est extrêmement forte et surtout pour des personnes qui sont aujourd'hui majeures, elle doit absolument être enfin cette logique doit être selon nous mise de côté euh et donc sur les frais d'inscription également euh parce qu'à la fin c'est nous qui nous retrouvons à payer peu importe ce que touchent nos parents. Et la deuxième chose, c'est sur quand vous dites 25 % des familles font le choix de payer des études dans le privé, bah enfin pour nous c'est son contraint de faire de payer des études dans le privé.

Quand on voit les chiffres avec l'instauration de la sélection, il y a peut-être une petite minorité de gens très riches qui veulent pas mettre leurs enfants dans les fac qui sont bloqués avec les étudiants en sociologie. Euh par contre, il y a aussi une réalité qui est que quand on ne peut pas accéder à l'université, quand on n' pas de place sur Parcours Sup, que le que le site ferme, qu'on n' pas de place sur les bancs de la fac, et ben en fait si on veut faire des études, on se tourne vers le privé et donc les familles sont contraintes euh de le faire. Il y a par des chiffres sur euh qui sont quand même sortis dans un rapport du Sénat par ailleurs sur le nombre de prêts qui sont faits pour les études, qui sont en augmentation et cetera et donc il y a bien une corrélation qui sont que c'est pas que les familles riches qui peuvent le faire.

Parfait, merci. Et on termine par vous. Donc pour nous effectivement le Oui, court, ne vous inquiétez pas.

L'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants français ou communautaires, ça nous paraît pas être la chose à privilégier. Ou alors à la marge des ajustements extrêmement mineurs et en corrélation avec une suppression de la CVEC ou une modification en tout cas de cette CVEC. En revanche, les ajustements budgétaires, ils sont à faire, comme je l'ai dit juste avant aussi [grognement] sur la sélection mais aussi sur les droits d'inscription différenciés.

On pense effectivement que les étudiants étrangers, c'est tout à fait normal, doivent [grognement] payer plus cher leurs études en France. Pourquoi ? En tout cas, pour une partie d'entre eux parce que ils ne contribuent pas, du moins leurs parents au système de l'impôt en France et contrairement à ce qui a été dit, il ne rapportent pas plus d'argent et encore moins pour l'enseignement supérieur à la France que ce qu'ils en coûtent. [grognement] En revanche, il faut aussi et ça a été dit et ça nous le partageons, mettre en place une stratégie de sélection si c'est le cas pour le les étudiants français.

Il faut aussi que ce soit le cas pour les étudiants étrangers puisque effectivement si on rappelle que le taux d'échec en licence pour les étudiants français, il est de en 3 ans il est de 54 % pour les étudiants étrangers il est de 66,2 % donc il est plus important. Donc voilà nous on voit vraiment ce besoin de mettre en place une stratégie de sélection pour accueillir les plus méritants dans l'enseignement supérieur français. Pour rappel, par exemple, les étudiants qui sont sélectionnés sur la bourse au mérite de du ministère des affaires étrangères, donc les étudiants étrangers, ils ont un taux de réussite qui est au-delà de 88 % et voire certaines fois à plus de 90 %.

Donc, on voit vraiment qu'à partir du moment où on a une vraie politique de sélection, on arrive justement à avoir une meilleure taux de réussite, ce qui est profitable à la fois pour l'enseignement supérieur en France, mais aussi pour les étudiants étrangers qui viennent qui viennent d'étudier en France. Parfait. Merci pour cette réponse et on termine par l'Union étudiante.

Bah pour pas répéter ce qui a pu être dit par une partie de des camarades qu'on rejoint, pas ceux de l'Uni des des frais d'inscription et pour et les frais d'inscription différenciés. Euh pour rebondir ce que vous avez dit sur le fait que une partie des familles penserait que si on paye sa formation, alors elle a une forme de valeur. Pour rebondir sur ce que j'avais dit sur dans notre propos introductif sur le principe du service public et le fait qu'on doit continuer d'y être attaché, on doit refuser que il y ait une marchandisation croissante et du savoir de la recherche mais aussi de la formation des des étudiants et des étudiantes. le fait que comme a pu le dire la fage, c'est quelque chose de trop important la formation de la jeunesse pour la laisser aux intérêts d'un certain nombre d'entreprises aux logiques marchandes profitables.

Et donc c'est en ça que nous on refuse l'idée que à partir du moment où quelque chose serait payant, alors ça aurait une valeur d'autant plus que ce que nos positions sont corroborées par un certain nombre d'enquêtes qui ont pu avoir lieu sur l'enseignement supérieur privé lucratif notamment l'année dernière. Euh et donc euh c'est en ça que on ne considère pas euh que ce soit le rôle des politiques publiques que de venir valider les logiques marchandes euh dans l'enseignement supérieur et la recherche. Je vais je vais reprendre la main pour vous poser d'autres d'autres questions.

Madame, je vous ai entendu sur le le foyer fiscal des parents et sur le fait que vous ne souhaitiez pas absolument que les étudiants soient systématiquement rattachés au foyer fiscal des parents. Donc, est-ce que je dois en conclure que vous êtes pour la suppression de la demi-art fiscale ? Parce que ça c'est pas l'un et l'autre.

Si vous estimez que il y a euh une logique à séparer l'étudiant du foyer fiscal des parents, dans ces cas-là, faut supprimer la demi-partiscale. Oui, complètement. Nous à l'UNEF, on porte un projet qui n'a rien à voir avec le système de bourse actuelle.

Oui oui oui, on est pour la suppression pour la mise en place d'une allocation d'autonomie financée par une branche de la sécurité sociale et que l'étudiant soit totalement indépendant, qu' a plus de bourse comme on la voit enfin comme on l'imagine aujourd'hui et donc évidemment plus de demiur fiscale parce que l'étudiant ne n'est plus rattaché à ses parents. Donc enfin je vous le dis parce que les implications politiques sont quand même pas neutres. Il y a aujourd'hui des parents qui ne payent pas d'impôts du fait de la demi-partiscale qui paiit demain.

Vous voyez quelle est la responsabilité. Mais la demi par fiscale, elle sert à quoi ? Elle sert parce que il y a la demi-par fiscale parce qu'on part du principe que le parent aide l'étudiant.

C'est pour ça qu'il a sa demi-par fiscale. Non non, il y a il y a il y a aucune vérification de ce que le parent à l'enf. C'est bien le problème mais mais c'est la logique qu' a derrière cette demi-art fiscale.

C'estd que l'étudiant bah l'enfant qui est étudiant on part du principe et c'est ce qui enfin c'est c'est ce que je n pas répondu à ma question. Donc vous acceptez que des parents qui aujourd'hui ne payent pas d'impôts grâce à la demi-partiscale en paye demain ? Bah oui ça d'accord.

Mais c'est clair. C'est bon c'est bon. [grognement] Qui est pressé ?

Vous voulez réagir làdessus ? Lévrier qui pose une question qui est pressé. Allez je passe je passe la parole à mon collègue [raclement de gorge] Martin Lévrier puis je reprendrai la par.

Je suis désolé. Un grand merci président parce que je vais je dois partir donc je je voulais écouter je rebondis un peu sur ce que vous dites. Est-ce que vous trouvez normal dans votre schéma que les jeunes qui ne sont pas étudiants et qui commencent à travailler par exemple dans l'apprentissage ou autre chose payent des impôts pour que vous pour financer vos études parce que un jeune de 18 ans qui n'est pas à l'université et qui travaille va payer des impôts.

Ces impôts vont aussi servir à financer vos études. jeune de 18 ans qui dit "Je suis autonome, j'ai pas d'argent où tout est droit gratuits ou quasiment où je dois avoir un revenu qui vient de quelque part." Donc il sera aussi financé par des jeunes qui n'ont pas la chance d'être à l'université.

Vous parlez du financement des universités ou le financement des aides sociales ? Non, je je parle du fait que vous dites à 18 ans, on est autonome, donc on doit les parents ne doivent plus on n plus sur les impôt de nos parents. Oui.

Donc par définition, vous n'avez pas de revenu ou quasiment pas de revenu. Donc la scolarité enfin les frais d'inscription seront totalement gratuits. Toutes les parts qui sont un peu payantes seront gratuites et combien même ensuite comment vous vivez ça j'ai pas je sais pas je sais pas comment vous faites.

C'est ce que j'ai dit tout à l'heure, une mise en place d'une allocation autonomie payé par cation. entendu mais je voulais je l'avais pas bien entendu une allocation autonomie qui vient donc du financement en partie par l'impôt des autres et je vous pose la questionation sociale oui enf et aussi l'impôt mais cotisation sociale si vous voulez je vous pose la question des jeunes qui n'ont pas la chance d'allé parce qu'ils doivent travailler vont donc cotis cotiser pour vous mais bien sûr que si par leur salaire mais dans le système ils peuvent aller à l'université ah ben non ben pas obligatoirement non alors je attendez je vais organiser la conversation monsieur le sénateur Lévrier, posez votre question et ensuite il y aura des réponses. C'était ma question donc j'ai ma réponse et une dernière question parce que et puis après je je vous laisse euh franchement hier j'ai entendu les présidents de l'université, je suis ressorti de l'audition enthousiaste.

Je [grognement] vous entends aujourd'hui, je sors à peu près démoralisé, je vous le dis clairement et je me dis c'est curieux que ce soi les anciens qui soient enthousiastes et les jeunes complètement effondrés. Euh je viens d'un monde où j'ai pas raconté ma vie, mais moi j'aurais été j'ai été étudiant précaire dans les conditions telles que vous les définissez aujourd'hui quelque chose soit clair. Donc euh je comprends la difficulté de d'être étudiant quand on doit travailler.

Je la comprends parfaitement. Mais je me pose une question dans vos chiffres. Euh moi j'ai même posé cette question aussi hier euh hier au président de l'université et je reviens sur l'apprentissage.

Une grande part une part importante des jeunes sont partis dans l'univers dans dans l'apprentissage en postbac. Une partie toute petite, très faible est à l'université, une grande partie est dans le privé non lucratif et une moyenne partie dans le privé lucratif. Est-ce que vous pensez que l'apprentissage a était un moyen pour l'université de d'aller vers l'excellence ?

Et est-ce que vous pensez qu'il faudrait développer encore plus dans l'université, beaucoup plus que dans le privé lucratif ou non lucratif d'ailleurs, l'apprentissage comme un critère aussi d'excellence qui est de la réussite ? Je vous remercie. Donc c'est une question sur l'apprentissage he puis on pourrai oui sur la place de l'apprentissage à l'université.

Je peux pas répondre à la question qui était posé avant. Non la la première pardon mais sur vous avez répondu. Ah bon ?

Ah je OK. Je pensais pas avoir répondu à cette question. Sur l'apprentissage à l'université sur l'apprentissage à l'université en fait.

Enfin l'apprentissage à l'heure actuelle n'est en aucun cas gage d'excellence. Vous avez quand même aujourd'hui des écoles privées où vous avez de jours de ce qu'on appelle des cours libres. Donc vous avez des étudiants dans une salle sans prof et où vous avez 3 jours d'alternance dans une entreprise sans aucun cadrage, prof référent que ce soit.

L'alternance n'est ni négage aujourd'hui à l'heure actuelle d'aucune forme d'excellence quelle que ce soit. La question aujourd'hui c'est pourquoi est-ce qu'on a mis en place l'alternance pour récolter la taxe d'apprentissage ? C'est une main financière aujourd'hui.

Oui, mais la question c'est l'apprentissage à l'université publique. Mais même l'apprentissage à l'université publique, c'est terrible de dire ça et ça me fait très très mal. Aujourd'hui, ça a été mis en place dans plein de masters euh parce que à l'université publique, ce qui est rigolo, c'est c'est que vous avez de l'alternance quasiment uniquement dans les masters et donc du coup enfin très très majoritairement.

Et euh ces masters, ils sont ils sont enfin ils ont été passés en alternance, non pas parce que c'était obligatoire, parce que c'était un indispensable pédagogique majeur, mais parce que c'est une manne financière pour aller récolter la taxe d'apprentissage et que les universités n'ont pas de sous. Euh et et en fait, il est là le souci, c'est que si vous faites de l'alternance cohérente pédagogiquement, vous avez en effet possibilité de de d'avoir une alternance de grande qualité. euh mais mais pas ça.

Et puis par ailleurs après ça pose tout votre question sur l'état des enfin comment on considère et on traite les alternants au sein de l'entreprise mais là on parle de droit du travail et plus tellement de de droits des étudiants. Mais aujourd'hui euh l'alternance c'est pas gage de de d'excellence, c'est un problème euh et c'est un vrai souci et on n'est pas opposé de fait à l'alternance. Enfin, attention hein, je je le reprécise, mais enfin les conditions, c'est surtout comment aller récolter la taxe d'apprentissage et les aides qui vont avec pour les université. sur l'apprentissage.

Nous, on pense que je précise la question l'apprentissage dans les universités publiques. Nous, on pense que ça a été dit, l'apprentissage aujourd'hui, il existe plutôt dans les masters. Nous, on pense que c'est un quelque chose d'extrêmement bien, d'extrêmement positif si ça peut être mis en place dès la première année de licence, au moins de manière volontaire, que ce soit les apprentiss l'apprentissage ou les stages, les alternances, enfin tout ce qui peut professionnaliser le premier cycle et permettre après une meilleure insertion.

Et je rejoins euh en ce propos ce qui a été dit hier dans cette même commission par le président de l'université Côte d'Azure qui disait que l'excellence c'est pas seulement avoir un diplôme, c'est aussi avoir une insertion professionnelle et trouver un travail s'insérer dans la société et dans le tissu local ou national. Et nous on pense que ça passe notamment par la professionnalisation dès la première année. Est-ce que je peux Excusez-moi ?

Non, je suis désolé, [rires] je suis désolé. Est-ce qu'il y a encore quelques questions ? Il y a ma collègue Alexandra Borcio Fontain qui doit faire Alors, je je suis obligé de distribuer la parole.

Monsieur Amian, vous avez eu un un discours un peu long tout à l'heure. Est-ce que B C'était juste pour rebondir rapidement sur l'apprentissage parce que je pense que enfin c'est ça rejoint la question de qu'est-ce qu'on appelle l'excellence académique et je pense que l'intervention de l'Unie, elle permet d'être assez claire vis-à-vis de quelle est notre vision pour l'université et quel est notre qu est-ce qu'on pense que le doit être le rôle de l'université. Et donc quand on pense comme les représentants de l'UNI, comme je j'ai le sentiment que c'est la position d'un certain nombre de d'entre vous dans vos dans vos interventions que l'université, elle doit permettre de former des étudiants, des étudiantes à être bien adapté au marché du travail et bien adapté aux besoins des entreprises, bah alors on est d'accord avec le principe de l'apprentissage.

Alors, j'imagine que vous êtes d'accord avec l'idée que l'apprentissage, c'est l'excellence. Nous, c'est pas le cas parce qu'on pense que le rôle de l'université, il est pas de euh tailler dans les dans des bonnes petites cases les étudiants, les étudiantes pour qu'il répondent aux besoins du patronat. Et donc c'est plutôt l'idée que l'université, les diplômes, ce qu'on apprend concrètement, le les formations, elles doivent être construites par et pour la recherche comme c'est censé être le principe de l'université et que plus ça va, plus on s'éloigne de de ces principes-là, pas en disant non plus que tous les étudiants aspirent à être des doctorants ou que tous les étudiants aspirent à être des enseignants et des enseignantes chercheuses, mais que il y a un enjeu à ce que l'université, elle forme des citoyens, des citoyennes critiques qui sont en capacité aussi de transformer la société et donc de définir euh pour eux et pour elles-mêmes ce qu'ils veulent être le monde du travail, ce qu'ils veulent faire de la société et pas se plier aux besoins d'un certain nombre d'entreprises, à l'idée que les entreprises se font de ce que devrait être cette société mais donc que les étudiants, les étudiantes puissent définir par eux-même ce qu'ils en veulent.

Merci. Je vous le dis comme ça très gentiment mais et en toute bienveillance, il y a des étudiants de parien qui sont en apprentissage ici au Sénat. C'est euh pas tout à fait le grand patronat, hein, je peux je peux vous le dire.

C'est relativement tranquille. Madame Borcu Fontin. Merci monsieur le président, madame la rapporteur, mes chers collègues, mesdames et messieurs.

Donc, je voudrais vous poser trois questions. Ma première question porte sur la notion d'excellence des universités françaises. Cette notion vous semble-t-elle aujourd'hui recouvrir une réalité homogène ou au contraire des visions divergentes selon les acteurs traditionnellement associé à la performance donc académique à la production scientifique ou encore au positionnement dans les classements internationaux.

L'excellence vous paraît-elle donc devoir être redéfinie à l'expérience étudiante comme la qualité de l'enseignement, l'accompagnement pédagogique ou encore les conditions de vie, les indicateurs donc actuellement mobilisés pour évaluer les universités. Finalement, vous semble-t-il pertinent ou devrait-il être rééquilibré pour mieux intégrer des dimensions comme le bien-être étudiant, l'insertion professionnelle ou encore la réduction des inégalités ? Deuxème question, elle aborde les taux d'échec encore élevés en première année de licence malgré les réformes engagées ces dernières années.

Selon vous, cet échec est-il principalement lié à des problématiques d'orientation en amont ou un manque de préparation des étudiants aux exigences universitaires ou bien à des défaillances structurelles du système universitaire lui-même ? Enfin 3ème et dernière question, elle porte sur le diagnostic sur l'état de santé mentale des étudiants qui a donc conduit, vous le savez, à la mise en place de soutien psychologique he proposé par les universités et les pouvoirs publics. Vous paraissent-il adapté tant en terme d'accessibilité que de capacité de prise en charge ?

Je vous remercie. On refait un tour de table rapide. Monsieur Amian, comme je vous ai privé de la parole, je vous la donne maintenant.

Allez-y. Merci beaucoup. Non, je vais essayer de de reboucler tout ça parce que il y a il y a beaucoup de choses qui se tiennent finalement dans les différentes questions.

La question de l'excellence, est-ce que aujourd'hui elle est une réalité ? On l'a dit, est-ce qu'il faut la redéfinir ou pas ? Moi, je pense que oui et que il s'agit aussi d'une question de bien-être des étudiants.

Mais on peut pas répondre à cette question, je pense, sans parler de la question de la professionnalisation. Et en fait, finalement, on en a pas parlé, c'est qu'est-ce que c'est que la professionnalisation ? Parce que finalement si moi je moi je poserai simplement un critère minimal, est-ce que à la fin de l'université on est capable d'avoir des étudiants qui sont résilients aux différents bouleversements du marché du travail et qui ne se retrouvent pas au chômage à la première crise économique ?

Aujourd'hui, ce n'est pas le cas quand on parle de professionnalisation. On est véritablement dans une vision adéquationniste. On a la notion de bloc de compétence.

Euh on essaie d'adapter en temps réel finalement euh les formations aux besoins du marché immédiat. Je pense que j'ai pas besoin de vous donner 1000 exemples. L'intelligence artificielle au hasard.

Bon, ça y est, hop, le marché du travail euh est déréglé ou le sera à l'avenir. Et euh d'un coup, toutes ces formations qu'on a taillé sur taillé au besoins de actuels des entreprises se retrouvent décalé de la réalité. Et donc on a des étudiants qui forc qui n'ont pas nécessairement les outils critiques sur leurs propres connaissances et qui n'ont pas les qualifications parce que c'est une approche par qualification que que nous défendons.

Et donc euh la question de l'excellence, elle à mon avis elle elle est directement euh reliée à ça. Si on est capable d'avoir des étudiants qui sont émancipés, qui sont citoyens, parce que je pense que c'est aussi à ça que sert l'université, qui sont résilients au bouleversement du marché du travail parce que vous avez dit c'est une responsabilité aussi de ne pas les laisser en race campagne. Alors oui, je pense qu'on peut dire qu'on a atteint une forme d'excellence mais parce que c'est un critère minimal qui n'est aujourd'hui pas rempli.

Euh maintenant, je je l'ai dit aussi, à mon avis, il y a une question qui est bien trop euh sous-traitée, c'est la question de l'espace de recherche francophone parce queon n'existe pas dans une bulle et que euh l'université française ne peut pas simplement être considérée comme euh un service public purement français, oui, elle l'est, mais qui est d'une certaine manière en en concurrence, pas en concurrence économique, mais en concurrence intellectuelle avec un espace de recherche anglo-saxon sur Ce dernier point francophonie, j'aimerais vous faire réagir sur un chiffre. Aujourd'hui, il y a 50 % des thèses qui sont soutenu qui sont écrites en langue anglaise. Ouais, bien sûr.

C'est c'est un c'est un vrai problème. Mais la chose n'ira pas en en s'arrangeant si on se sépare précisément de tous ces étudiants étrangers. Est-ce qu'on pourrait imaginer l'obligation légale législative d'écrire une thèse de doctorat dans université française obligatoirement en français ?

Là, je crois que c'est trop limitant et peut-être ça touche même à des questions de liberté euh académique. En tout cas, moi je serais pas pour cette obligation là. Je pense c'est une question de rétablir aussi une attractivité du français, de bien le financer et de faire en sorte que de de favoriser son enseignement.

Je j'ai envie de dire, on peut aussi euh partir du principe queon a la main sur les financements et il y a aucune raison de surfinancer des des thèses qui sont faites en anglais parce qu'elles seraient considérées précisément comme plus attractives économiquement dans ce qu'elles apportent et de de sous-financer des des thèses en français. En tout cas, je pense qu'il y a différents leviers, mais l'obligation de de faire sa thèse en français me paraît excessive. Vous vouliez vous exprimer sur alors pas sur le français parce que on pourra en parler longtemps mais sur la question de ma collègue Fontain.

Oui. La notion d'excellence des universités françaises et est-ce qu'elle doit être définie ? Oui, pour nous c'est des questions qui doivent être définies et surtout la manière dont sont alloués les moyens en par rapport à cette notion d'excellence parce que je se pose la question de est-ce que l'excellence est un but ultime de l'enseignement supérieur français ou est-ce qu'elle doit l'être à nos yeux ? du tout.

Et justement actuellement, on a des moyens qui sont basés sur ça et sur des notions de clashement de Shanghai par exemple qui vont mettre totalement de côté des filières comme les sciences humaines et sociales alors même qu'elles apportent une richesse énorme à notre enseignement supérieur. Et donc on est face à une vraie mise en compétitivité des établissements entre eux, des même des filières entre elles au sein même d'un établissement parce que certaines vont être jugées moins rentables que d'autres et donc on va mettre moins d'argent à l'intérieur. Et donc actuellement là, ce qu'on a besoin en priorité sur la question du financement, de l'enseignement supérieur, oui, c'est plus de financement, mais au-delà de ça, c'est d'une allocation des moyens qui soit basé non pas sur ces notions de classement internationaux qui n'ont pas vraiment de sens et qui ne font pas sens avec les réels besoins, mais sur les besoins de l'enseignement supérieur et de la recherche et donc d'avoir des universités qui puissent se dire "Bah là, on a besoin de financer sur de l'investissement, sur la transition écologique et du bâti et de la rénovation énergétique." une université qui va avoir un besoin d'investir sur la vie étudiante ou encore la lutte contre les discriminations, ce sont des besoins des universités et on doit pouvoir baser plus les modes de financement sur ces besoinsl plutôt que sur une question de classement de Shanghaiï et avec notamment plus de transparence et on a en ce moment des assises du financement de l'enseignement supérieur qui ne mettent même pas au débat la généralisation des compes comme mode de financement, ce qui pose une réelle question de la transparence et la démocratie réelle qui est faite à ce moment-là et sur la notion de problème d'orientation ou est-ce que c'est une défaillance structurelle du système ?

C'est les deux. Mais tout ça c'est encore une fois une question de manque de financement global. Euh juste une parenthèse, vous avez eu une un propos mais je veux pas lancer de débat encore une fois, c'est une commission d'enquête mais quand vous interrogez quand quand vous dites est-ce que l'excellence doit être la finalité de l'enseignement supérieur dans l'université française, c'est l'intitulé même de notre commission d'enquête et nous c'est ce qu'on souhaite profondément que l'université française garantisse cette excellence académique partout où elle est.

Euh et ça ça nous semble vraiment être la base de nos travaux. Sinon, vous la laissez à d'autres. De toute façon, elle se reconstituera ailleurs autant qu'elle soit dans les universités.

On finit par euh par l'uni sur les questions de madame euh Borillo Fontain. Euh je vous dis le juste hein, depuis qu'on a commencé euh nos auditions, plus personne nous parle du classement de Shanghaiï. C'est fini.

C'est fini. Allez-y. Il y a quelque chose qui avait été évoqué, c'est la mise en concurrence des université entre elles ou des filières entre elles qui [grognement] est vu comme un totem surtout pas surtout pas vers vers quoi ne pas aller.

Nous, on pense que ça peut être si c'est bien fait et bien encadré une bonne chose et on pense on en revient un petit peu au grand raté selon nous qui est en partie he pas uniquement les mais la loi de vaquer en tout cas le projet de loi de vaquet de 86 qui introduisait ce genre de chos alors pas de manière parfaite qui introduisait aussi une sélection pour revenir et on pense que justement ce projet de loi de VA il avait des choses qui étaient positives et que on pourrait pas s'en inspirer mais au moins aller chercher des choses intéressantes là-dedans. J'avais [grognement] juste ça à rajouter par rapport à tout ce qui a pu être dit avant. Une dernière expression de neuf.

Mais alors vraiment 30 secondes après hein. Allez madame privée. Allez-y.

Allez-y. Non rapidement parce que il y a deux questions de madame la sénatrice auxquelles on n' pas trop répondu sur la question de la réussite en en licence. Nous à l'UNEF, on postule deux choses qui vont peut-être faire hurler certains dans la salle.

Le droit à l'erreur et le droit à l'échec. Quand on est jeune, on se plante. C'est normal et c'est et c'est bien naturel.

Donc euh le droit à l'erreur, bah ouais, vous faites une première année de droit, en fait, vous trouvez ça pourri. Tout le monde vous avait dit que ça allait être génial, ça vous gonfle, vous allez en économie, c'est la c'est la grande découverte. Moi, il m'est arrivé exactement ça.

Je fais une première année d'économie insupportable, je suis allée en psychologie, ça a été la révélation. Euh donc ça, je pense que c'est aussi hyper important à prendre en compte dans les chiffres d'échec qu'on considère, combien se réorient, combien et cetera. On les a pas ces chiffres, on aimerait les avoir mais mais nous à l'époque on les demandait quand euh enfin on les a tout nous on les demande systématiquement nos élus UNEF et on veut les avoir.

Euh d'où toute la partie sur l'évaluation des formations qui est dans le questionnaire qui est hyper pertinent parce que ça c'est des choses qu'on mesure dans les questionnaires d'évaluation et nous on estimait que 30 % réussissent 30 % disparaissent des radars et 30 % se réorient sur une première année de de L1 à peu près. Enfin, ça faisait un/ers 1/3 1/3 et donc ça c'est hyper important de dire que ben oui, ça arrive de se planter et et droit à l'échec. Quand vous passez d'un système terminal où vous êtes hyper encadré, vous êtes chez papa-maman et cetera à un appartement seul dans une ville que vous connaissez pas, forcément avec des enseignements que vous connaissez pas, bah forcément enfin c'est quand même hyper déroutant.

Euh et ça recoupe ce que vous posiez comme question sur la santé mentale où euh aujourd'hui on a un vrai souci sur cette question-là de comment est-ce qu'on accompagne euh notamment les étudiants en licence sur les questions de la santé mentale et euh enfin le meilleur exemple je trouve c'est à Paris à Bapu donc les bureaux d'aide euh enfin les bureaux d'accompagnement psychologique universitaire à Paris vous avez un BAPU qui est tenu par la l'AFCEF ce qui est quand même impressionnant parce que vous avez vous avez pas vous avez pas qu'un étudiant à Paris quoi. Vous avez parfois des fac où vous avez un psychiatre pour 35000 étudiants. Et donc si vous êtes seul dans une ville, dans un nouveau système et cetera, bah et que vous avez à un moment donné un problème psi, vous vous n'avez absolument rien ni personne.

Et donc ça ça favorise aussi l'échec euh des étudiants, le fait de pas pouvoir avoir d'accompagnement. C'est pour ça que nous aussi euh on plévisite en partie notamment l'aide de paire à paire parce que quand vous avez des programmes de tutorat qui sont en paire à paire, ça marche. Euh et vous avez des é des étudiants de licence 3 master qui peuvent accompagner les licences 1 et qui peuvent aussi avoir euh s'ils ont les bonnes formations et les bons outils qui peuvent repérer ce genre de signaux.

Euh donc voilà, mais il y a un vrai travail à faire sur euh euh le droit à l'échec et le droit à l'erreur notamment en première année. C'est pour ça que les profs de facement peu alarmistes. Enfin, moi j'ai jamais vu des profs de fac hyper alarmistes sur le taux d'échec en première année.

Alors ils aiment bien faire leur truc de regarder à droite, regarder à gauche. Il y en aura qu'un seul qui passera en L2 parce que c'est folklorique. Mais euh enfin [grognement] l'échec en première année, c'est quelque chose de relativement généralisé, institutionnalisé.

La question c'est comment on accompagne ça et comment on laisse pas juste les étudiants seuls face à leur échec. Monsieur Amian 30 secondes. Oui très rapidement.

Non je reviens sur la question du français. Ça m'avait je l'ai oublié j'y ai pas pensé quand vous me l'avez posé. Juste un axe de travail qui me semble crucial c'est la question des cours de français langue étrangère qui sont extrêmement délaissés dans les universités et qui accompagnent du coup très très faiblement finalement les étudiants étrangers.

Je pense que s'il y a bien un axe de travail sur lequel se se duquel se saisir pour euh améliorer la situation du français dans la rédaction des thèses, dans euh tout au long du parcours, c'est euh celui du français langue étrangère, y compris pour les Français. Ouais, je pense qu'il y a une remise à niveau général de tout le pays à faire dans ce domaine. Je vous en prie.

Allez-y. Oui, c'est juste en 5 secondes pour compléter l'intervention de de Clara. euh sur euh les taux d'échec, il y a aussi une dimension, je crois que enfin je vais pas compléter parce que je suis d'accord avec ce qui a été dit sur euh les différents facteurs explicatifs, mais je pense la question du taux d'encadrement et du nombre d'enseignants, chercheurs, chercheuses dans euh pour accompagner les étudiants, les étudiantes, c'est une question qui est importante aussi sur le fait que euh enfin pour beaucoup d'entre nous, on entend nos les enseignants chercheurs, les chargés de TD dire qu'ils ont trois ils ont trois vies en même temps, à savoir celle d'enseignant, celle de chercheur et celle d'être de chargé administratif. qui doivent gérer toutes les charges administratives en parallèle.

Donc on juste mentionner le fait queon regrette qu'il y ait pas d'invitation des syndicats de représentants des enseignants chercheurs et chercheus dans cette commission d'enquête si je me trompe pas et donc ça pourrait être intéressant de de les entendre sur le sujet de du nombre je comprends pas votre demande. Je crois que c'est prévu d'entendre les syndicats des personnels et des enseignants. On entend tout le monde.

D'accord. Tant mieux. Tout le monde.

On l'a pas vu passer. Non non tout le monde. En tout cas, je pense que ce serait intéressant de les entendre aussi sur la question de du nombre qu'ils sont pour encadrer les étudiants, les étudiantes en plus des différents facteurs qui ont déjà été abordés par l'UNEF.

Je je crois connaître leur réponse. On s'arrête là. On vous remercie vivement.

Vous oubliez pas de nous envoyer vos vos observations par édigé par Chat GPT s'il vous plaît. C'est bon, on connaît. Et puis bonne chance à vous pour vos études.

À bientôt peut-être. Au revoir.