"La lettre de Lecornu est une grande mascarade" (Alexis Durey, militant et étudiant)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:02Alexis DuréFait
« la lettre de le cornu pour moi c'est vraiment une grande mascarade »
- 2:34Alexis DuréChiffre
« les revendications centralement c'est quoi ? sont des investissements massifs dans l'éducation nationale. On parle de milliards »
- 5:30Chiffre
« on parle de près de 500 millions de vues euh depuis une quinzaine de jours, ce qui est beaucoup, c'est même plus que pendant les mobilisations les émeutes de Nail »
- 6:13Chiffre
« on est passé de 28 % des messages qui étaient envoyés en province en région à 79 % »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Euh depuis le début des mobilisation euh Serge Siminot, il y a eu quand même un petit temps ou un deux temps euh pour le gouvernement. D'abord, ils se sont positionnés au niveau gouvernemental sur la question de la sécurité et ensuite seulement hier soir sur la question des revendications de fonds. Oui, en tout cas c'est euh c'est ce qu'on entendait tout à l'heure. Il y a un sentiment au départ des organisations lycéennes voire politique à gauche que il y avait une disproportion dans la réponse policière. Ça c'est on va dire au bout de la première semaine et puis il y a eu cette conférence de presse commune entre monsieur enfin avec monsieur Nunes ministre de l'intérieur et le ministre de l'éducation nationale monsieur Jeffrey où effectivement la part de la question sécuritaire était
vraiment majoritaire avec juste cette proposition qu'avait fait monsieur Jeffrey à l'époque de cette plateforme de revendication sorte de je dirais de cahier de doléance numérique et puis hier il y a eu une une bascule je dirais politique avec la lettre que le premier ministre a envoyé à ces différents ministres en essayant à la fois de dire que le maintien de l'ordre ne devait pas masquer les revendications en proposant un certain nombre de chantiers qui font partie des revendications des des lycéens voir des étudiants. On parle de parcours sup des des professeurs face à leurs élèves et cetera et cetera. Donc on est revenu sur le fond politique mais clairement à la veille du mouvement de demain. Quels que soient les mots que vous vous employez ou que qu'emploie
monsieur Baptiste qui parle de d'un d'une crainte d'un embrasement national, on voit bien que cette journée-là déjà été chargée en crainte. Mais effectivement et on verra ce que l'enquête de Lance révélera. Mais un événement pareil ne peut pas calmer le jeu. Quel que soit bien évidemment le résultat de l'enquête, le gouvernement va sans doute en fonction des résultats qu'il aura répondre rapidement. Et je rappelle sauf changement de programme que le ministre de l'éducation nationale doit se rendre dans les ivelines. Je sais pas ce qui se sera maintenu mais on sent bien qu'on est donc on sent bien qu'on est à le mot peut-être mal choisi mais à une veillée d'armes dans tous les camps pour que la manifestation se déroule bien mais qu' les lycéens et les étudiants maintenant
trouvent réponse peut-être à une partie de leur revoindication même si ça va s'inscrire dans un temps long. Alexis Duré ensuite Nelson. Je veux bien répondre à cette question du gouvernement parce que la lettre de le cornu pour moi c'est vraiment une grande mascarade. Il faut la dénoncer en tant que telle. C'està dire que globalement si on prend en mot le ministre globalement il faut le croire sur parole que parceil y aurait des grands chantiers qui ne disent rien, qui sont totalement flous, on devrait tous rentrer chez nous et arrêter de nous mobiliser sur la base d'une confiance envers un gouvernement qui nous a montré de très nombreuses fois durant les deres mobilisations à quel point c'était un gouvernement auquel on ne peut pas peut pas faire confiance. Donc moi,
j'aimerais m'adresser à tous les lycéens, à tous les étudiants qui nous regardent, s'il y en a et je pense qu'ils sont très peu à avoir une honce de confiance en ce gouvernement et en monsieur le cornu, ne les croyez pas. Veux dire des grandes concertations don il y en a eu pendant les gilets jaunes par exemple et toutes les revendications des gilets jaunes, elles sont finies dans des placards du ministre et on en a jamais vu la couleur. Pareil pendant la réforme des retraites, il y a eu des grandes Exactement. On a eu des grandes concertations aussi après la réforme des retraites. Voilà, ça n'a rien changé. Donc moi, je pense que aujourd'hui ce qu'il faut parce que les revendications centralement c'est quoi ? sont des investissements massifs dans l'éducation
nationale. On parle de milliards et ces milliards là, on va pas les trouver n'importe où, on va les trouver à un endroit très précis qui sont dans les poches du grand patronat français qui lui fait des milliards et des milliards. Il y a beaucoup de chiffres et moi je pense que c'est ce que cette radicalité elle exprime là aujourd'hui, c'est qu'il n'y a plus de compromis à faire. C'est pour ça que moi aussi je je suis content d'être invité là aujourd'hui parce que moi je suis aussi militant de révolution permanente. Nous on se présente aussi à ces élections présidentielles avec ce programme-là. C'est-à-dire un programme aussi qui veut plus faire de concession avec le haut patronat français. Et je crois que ce mouvement-là, il est en train d'exprimer cette radicalité-là et
il faut qu'on euh aille jusqu'au bout de cette mobilisation. Voilà, on pourra en reparler. Moi, j'aimerais bien parler de site Paris 8, de ce qu'on fait aujourd'hui euh dans les mais pardonnez-moi, je vous coupe juste parce qu'on vient de mettre une image en direct à l'antenne et j'aimerais qu'on puisse l'expliquer à nos téléspectateurs parce qu'on est en direct là de Guy en cours, c'est dans les Yvelines et derrière la dame qui a cette veste blanche et noire, vous voyez le le ministre de l'éducation nationale, Édouard Gefray qui fait un déplacement donc dans un établissement scolaire. il va s'entretenir a priori par visoconférence avec des proviseurs. que donc on le sait, on est en pleine crise et pleine mobilisation lycéenne mais aussi étudiante puisque les étudiants
ont rejoint le mouvement ces derniers jours et qu'on est aussi à la veille d'un appel à mobilisation des lycéens des étudiants, d'autres syndicats notamment la CGT donc pour demain Édouard Gefrey qui est donc arrivé dans dans les Yvelines et alors aussi qu'on l'a appris il y a quelques instants par la voix du préfet du du Pas de Calé, il y a eu un un incident grave à lance. Une enquête est en cours pour déterminer les les circonstances, mais on parle d'un jeune homme de 15 ans qui a eu une main arrachée lors d'une intervention de de CRS. Pourquoi ? Comment ? Évidemment, tout cela est encore flou et l'enquête est est en cours. Mais Nelson Jeten, j'aimerais vous vous entendre là-dessus parce que on a entendu le le préfet du Pas de Calé tout à l'heure en direct sur
notre antenne, le procureur, pardonnez-moi, de la République de Betune dire "Je serais très attentif à la diffusion d'images de violence ou d'images qui mettent finalement qu'on mettrait sur internet avec ce jeune-là. Il faut respecter sa dignité." Je vous parle de ça parce que vous avez fait une enquête sur les réseaux sociaux et sur la question de ces ces violences. notamment en marge des mobilisations. Les réseaux sociaux aujourd'hui c'est une caisse de résonance de des violences queles qu'elles soi et d'où qu'elles partent quand on est dans ces mobilisation. Le procureur de la République de Bunine, il sait très bien que les algorithmes raffolent de ces images là d'une violence extrême et que donc du coup elles seront diffusées partout sur tous les réseaux sociaux et notamment sur
TikTok et sur Snapchat. Le rôle de TikTok depuis le début de la mobilisation, il a été absolument énorme puisque on parle de près de 500 millions de vues euh depuis une quinzaine de jours, ce qui est beaucoup, c'est même plus que pendant les mobilisations les émeutes de Nail. Donc il y a eu cet effet-là de de d'accélérateur, de propagateur également parce que on sait que le mouvement est parti d'abord d'Île-de-Fance. Euh il a gagné un certain nombre de de lycées du Val de Marne d'abord, mais très rapidement, il a gagné toutes les régions de France. Et donc on voit que par exemple du 28 septembre au 1er octobre, donc de mercredi à à de lundi à mercredi dernier, pardon, euh on est passé de 28 % des messages qui étaient envoyés en province en région à 79 %. Donc il y a
eu un accélérateur et un diffuseur propagateur qui était très important. Il y a eu aussi le le rôle des des réseaux sociaux, ils ont ils ont eu un rôle d'organisateur et qui était difficile pour les forces de l'ordre euh à infiltrer parce que c'était des conversations privées sur Snapchat. euh qui est un réseau social très privé, très prisé euh des jeunes. Et donc du coup euh euh ces ces organisations-là, ces mini organisations, micro groupes qui se sont formés sur les réseaux sociaux ont permis d'organiser les blocus et que les forces de l'ordre constataient une fois que les blocus étaient faits. Et un dernier rôle qui a été important, c'est c'est la la création des symboles. Ça va peut-être vous faire sourire, mais c'est assez important dans ce genre de de
mobilisation. On a vu beaucoup de jeunes qui étaient déguisés en Spider-Man ou en Batman qui se rendaient sur les blocus. Et ça, ce sont des images qui marquent, ces images divertissantes, qui marchent très bien sur les réseaux sociaux et qu'on a vu dans plein de mobilisations de la génération Z, notamment au Maroc, Madagascar ou encore au Népal, ça a marché très bien, ça a diffusé et donc du coup ça imprime et on scroll et on retient. H grande importance donc des réseaux sociaux aussi dans cette mobilisation. Jazab nous a rejoint et connecté avec nous en direct sur France Info. Soyez le bienvenu. Vous êtes porte-parole de Gabriel Atal et secrétaire national de de Renaissance. D'abord votre réaction au aux faits qui sont survenus ce matin à Lance et ce jeune de 15 ans qui a eu la main
arrachée pendant une mobilisation devant un lycée avec intervention des CRS et je précise qu'une enquête est en cours et que pour les circonstances, il y a encore beaucoup de flou. Mais j'aimerais vous entendre et entendre votre réaction à ce sujet. Écoutez, évidemment que c'est regrettable qu'un jeune de 15 ans en soit subir ce qu'il a subi. Alors, j'ai pas plus d'éléments sur le contexte, vous l'avez dit, une enquête qui est en cours, mais si vous voulez, je pense que ces violences des deux côtés, et moi je vous le dis de manière très claire, nous condamnons toutes les violences queles qu'elles soit, qu'elles émanent de force de l'ordre parce que ça peut arriver ou qu'elles soit à destination ou qu'elle cible des forces de l'ordre. Nous condamnons toutes les
violences et dans le cas de ce jeune de 15 ans dont nous venons d'apprendre qu'effectivement il aurait été blessé, c'est tout à fait regrettable et évidemment que s'il y a eu un dysfonctionnement, la justice ou l'IGPN, le cas échéant devra en répondre. Yeah.