ÉDOUARD PHILIPPE : COMMENT LES GRANDS MÉDIAS VEULENT NOUS L’IMPOSER APRÈS MACRON
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c'est l'heure de la chronique de bellire votre programme hebdomadaire avec bire Nabli professeur des universités en droit public etc fondateur de chronique un collectif engagé dans le débat public également auteur de multiples ouvrages dont l'état droit et politique aux édition Armand Collin et relations internationales aux éditions pédon Bir Nabli nous livre donc son expertise une fois par semaine sur la politique nationale et internationale dans cette émission qui analyse sans détour deux faits majeurs de [Musique] l'actualité Édouard Philippe est-il le sympathique futur successeur d'Emmanuel Macron qu'on nous vend vous avez sûrement vous aussi été abreuvé par ces sansiternel classement des personnalités politiques préférées des Français souvent trestés par l'ancien Premier ministre qui est évidemment déjà candidat à l'élection présidentielle de 2027 on le voit aussi régulièrement ses prises de position dans des interventions médiatiques savamment organisé où il est rarement mis en contradiction ou confronté à son propre bilan politique que vaut vraiment ce macroniste de droite pléonasme prêt à tout pour prendre le lead du bloc central on en parle dans quelques instants on évoquera aussi Gaza la trêve signée entre Israël et le Hamas est-elle une vaste tromperie depuis dimanche dernier le CC le feu est entré en vigueur avec la libération d'otage israélien et palestinien mais combien de temps durera cette trêve on le verra Donald Trump lui-même émet déjà des doutes sur la suite voilà pour le sommaire salut bellire salut Fabrice alors on le sait hein Édouard Philippe est déjà déclaré s'est déjà déclaré candidat à la présidentielle 2027 c'était euh l le mois de septembre dernier euh mais son projet présidentiel reste encore creux dans une interview euh qu'il a donné samedi dernier au parisiens voici ce qu'il disait je suis en train d'y travailler et je ne suis pas de ceux qui lâchent des idées ou des projets qui ne sont pas suffisamment mûri et puis la période politique actuelle ne permet plus de grandes transformations jusqu'à la prochaine échéance présidentielle il n'y a pas de majorité pas de mandat clair alors bire on a quand même un peu de mal à comprendre son projet c'est la continuité du macronisme qui nous prépare en fait tu l'as souligné on a l'impression d'avoir affaire à un produit commercial quelque chose qui est fabriqué notamment par le système médiatique et qui devrait s'imposer à nous comme une évidence et c'est vrai que ça nous rappelle d'autres produits marketing notamment Emmanuel Macron qui a été poussé boosté par le système médiatique mais ce que je trouve intéressant avec Édouard Philippe c'est le contraste entre ce qu'il est vraiment au moins politiquement parlant et une apparence une vitrine qu'il essaye ou qu'on essaie de nous vendre la vitrine qu'elle Estelle c'est finalement un personnage comment dire euh dynamique relativement jeune euh qui est susceptible de d'être transgressif rappelle-toi tu dois le savoir mais il a commencé à militer au PS au tout début de son de son parcours en tous les cas en tant que jeune jeune étudiant et donc il a il a commencé au PS il s'est intéressé au mouvement au courant rardien et puis finalement comme souvent chez ceux qui qui commence au PS en passant par la ccience poena et bien on bifurque on bifurque on analyse le marché de l'offre politique et s'il y a une opportunité plus significative du côté de la droite et bien c'est le choix et qui sera qui sera fait effectivement et c'est le choix qu'il a fait en finalement s'inscrivant dans les pas de Monsieur Jupé qui d'une certaine manière rappelle le personnage de Monsieur Philippe donc on a l'impression d'avoir à faire à un à un profil relativement classique mais qui a été vendu sous un apparat qui est censé relever d'une certaine modernité alors modernité non seulement parce que il a goûté à la gauche mais qu'il a choisi à la droite mais qu'il a su également notamment durant la campagne présidentielle de 2007 faire campagne naturellement pour un injupé mais tout en signant je ne sais pas si tu t'en rappelles des chroniques pour pour Libération donc un pas à gauche bref il a cultivé lui-même cette ambiguïé cette ambivalence qui était censé finalement être son un trait de spécificité une forme de capacité à parler à la gauche en vérité et c'est en cela que j'en revient à ce qu'il est vraiment d'un point de vue de son identité politique il est d'un grand classicisme c'est un homme de droite au sens où il répond à au moins deux traits enfin significatifs pour un homme de droite il le disait d'ailleurs 2018 ou 2019 qu'il était lui-même plus libéral qu'Emmanuel Macron c'est c'est c'est en fait il a toujours revendiqué son son étiquette son appartenance à cette famille politique de droite oui plus libéral après ça dépend de ce qu'il entendait par là au sens politique ou sens ou sens économique du terme mais là où ce qu'il a en partage avec Emmanuel Macron et c'est en ce sens que j'ai tiqué sur le mot libéral c'est que il est à la fois libéral au sens économique du terme mais très étatiste au sens où il croit dans l'autorité et dans l'ordre dans l'autorité de l'État et dans l'ordre social conservateur et on l' s'en souvient notamment dans sa manière de gérer à la fois la crise des gilets jaunes et la crise sanitaire la question de la liberté ou des libertés publiqu ou des libertés individuelles était manifestement secondaire dans son esprit euh par rapport notamment à tout ce qui relevait de l'ordre social sanitaire l'ordre publ avec cette volonté d'incarner une valeur celle de l'autorité l'autorité de l'État hein et ça il a il a vraiment joué de cette volonté d'incarnation de l'autorité de l'État vraiment dans le prolongement du discours macroniste aussi euh et donc c'est un homme de de droite classique de ce point de vue-là il y a un héritage assumé et en même temps cette singularité qu'il essaie de cultiver notamment à cause d'une apparence bon qui s qui s'est imposé à lui il fait ce qu'il peut avec cette apparence là mais il essaie aussi de de de d'en faire un avantage de cultiver une singularité en essayant de de mettre en avant certaines qualités humaines notamment bah forme de courage he faire face à la maladie ce qui n'est pas ce qui n'est pas rien en rendant publ également cette difficulté là et et donc on a cette alchimie qui semble prendre si on si on jette un coup d'œil si on prête une attention particulière aux enquêtes d'opinion dans la mesure où c'est l'un l'une des personnalités politiques les plus apprécié à droite et ce n'est pas rien lorsqu'on essaye lorsqu'on entretient une ambition présidentielle parce que je voudrais terminer sur ce point c'est derrière son identité politique ancré à droite et il a aussi cette ce très distinctif des personnages de la 5e République il croi dans son destin personnel h et puis il a il a un bilan politique ces enquêtes d'opinion euh qui s'adressent souvent à des personnes qui peut-être ne maîtrise pas son bilan politique les ses ses échecs euh prennent surtout en compte une certaine aura euh qu' aurait comme ça de sympathie naturelle h oui mais c'est pas propre à sa personne je pense non je pense que ce qui a peut-être marqué ce qui a pu euh euh ancrer la sympathie que tu soulligne c'est le fait qu'il a incarné une forme de sérénité pendant la gestion de la crise sanitaire une sérénité qui contrastait avec comment dire une forme de malaise et de de crise d'angoisse qui transparaissait dans les prises de position et prise de parole du président de la République ce contraste là a incontestablement marqué les esprits et joue aujourd'hui en sa faveur alors euh lui pourtant Édouard Philippe ne se prive pas pour critiquer qui est la la gestion économique actuelle euh comme dans c'est à VOUS l'émission C'est à vous le 9 janvier où il pointe les défaillance budgétaire de la France on l'écoute c'est très personnel mais pour moi le budget intelligent c'est d'abord un budget qui remet la France dans le bon sens le bon sens c'est la la c'est interrompre cette courbe que je crois mortifère pour le pays d'un endettement qui s'accroit année après année et d'un déficit budgétaire qui n'est pas contenu c'est ce à quoi s'attaquer Michel Barnier on va terminer l'année 2024 avec un déficit de l'ordre de 6,1 en tout cas au moins 6 pour a beaucoup de gens que ça n'inquiète pas parce qu'ils vous disent que au fond la dette on la rembourse jamais que tout ça c'est des chiffres que ça moi je crois que c'est très inquiétant je pense que la situation financière du pays est très inquiétante je pense que nous sommes en train par notre incapacité à régler un certain nombre de problèmes de placer la France de demain mais mais pas de demain dans 30 ans hein la France des 10 ans qui viennent dans une situation de contrainte absolue et que donc nous devons replacer le budget dans le bon sens c'est-à-dire dans le sens d'une réduction du déficit la 50 milliard d'économie proposé par le gouvernement c'est beaucoup mais on fera pas de miracle bire il y a quand même un petit peu de de suffisance de la part de quelqu'un qui a occupé des fonctions politiques importantes Premier ministre entre 2017 et 2020 aujourd'hui qui est maire du Havre incontestablement je dire d'un côté on retrouve là vraiment euh quelque chose de très important pour les personnalités de droite parce que ça leur permet notamment de se distinguer finalement de l'extrême droite et incarné par le RN une telle convergence idéologique comme je le répète souvent que parfois on se demande qu'est-ce qui les distingue et bien là on a le très distinctif c'est les questions de finances publiques la question de la dette et une obsession chez les personnalités classique de d'horizon macronistes et de LR qu'on ne retrouve pas forcément or RN donc c'est important pour eux de cultiver cette distinction là au moins pour mettre en avant une sorte de gage de sérieux vis-à-vis d'un électorat classique de droite et en même temps effectivement tu as raison on peut pas dire que sa manière de gérer les finances publiques tant à matinon et pire encore à la mairie de du HAV soit exemplaire on a là une posture je veux dire de de donneur de leçons en matière de de respect de de l'équilibre budgétaire du du de l'IMP ratif de de lutte contre la la dette publique qu'on n'a pas pu enfin qu'on ne peut pas lui reconnaître en tant que responsable politique qui est responsable du budget de l'État mais aussi et surtout je dirais presque en tant que responsable de du budget de de la ville du Havre qui a été régulièrement fustigé vilipandé par la Cour des comptes régionales notamment qui est compétente pour sa ville et jusqu'aujourd'hui je veux dire c'est une ville qui accuse sous les mandats successifs de Monsieur Édouard Philippe B une dette publique conséquente qui n'est pas là pour soutenir ou illustrer son son discours donc on a là aussi également un très très important il a un contraste entre le discours que peuvent tenir un certain nombre de responsables politiques et finalement le bilan de leur action le bilan de leur action et ce ce contraste là et pour le coup peut payer peut coûter pendant une campagne présidentielle et il faut dire aussi que Édouard Philippe est sur sous le coup d'une enquête du parquet national financier pour prise égale d'intérêt notamment à la mairie du Havre si je me trompe pas pour prise illégale d'intérêt une enquête qui a l'air de de passer totalement sous les radars de de ces intervention médiatique récente c'est vrai tu as raison parce que ce n'est pas qu'une affaire il une série de il a un dire un dossier judiciaire c'est qu' c'est un personnage politique qui connaît une série de poursuite judiciaire notamment devant la Cour Cour de Justice de la République pour notamment sa gestion la crise sanitaire mais plus largement et là c'est un élément très important dans sa personnalité si on ne revient pas beaucoup dessus c'est que lui-même semble prendre tout cela à la légère et ça ça enenvoie à son une forme de défiance qu'il a vis-à-vis de tout ce qui a trait à l'exemplarité ou discours sur l'exemplarité des responsables politiques il n'accepte pas notamment premièrement la loi sur le cumul des mandats il voudrait qu'on revienne dessus il voudrait cumuler notamment sa fonction actuelle de maire avec la fonction de député et donc ne plus avoir avoir le choix cumuler à l'ancienne comme les vieux barons de droite mais aussi à gauche comme on a pu les connaître donc il voudrait revenir dessus c'est plus largement aussi la question du conflit d'intérêt c'est un c'est un homme qui depuis qu'il a fini ses études euh donc à la sortie de l'enat a fait des va et viens voire à cumulé des fonctions publiques et privées il a connu donc déjà ce qu'on appelle le pantouflage puisqu'il a commencé au Conseil d'État puis il est devenu avocat où il a pu exploiter finalement son expérience et le carnet d'adresse qu'il a pu constituer grâce à ses fonctions de haut fonctionnaire de de magistrat public et puis ensuite il a cumulé en tant que responsable enfin une fois qu'il est devenu élu euh ou après sa fonction de Premier ministre il a enfin il n'a pas hésité à franchir le Rubicon du secteur privé en étant d'abord chez AREVA euh en tant que finalement lobbyiste de cette entreprise française spécialisé dans l'énergie nucléaire mais également aujourd'hui comme membre du conseil d'administration d'Athos qui est uneent une grande entreprise du numérique une grande entreprise française du numérique donc lui là il voit jamais le problème de ce point de vue-là et je dirais même qui s'était opposé alors pas frontalement parce qu'il était quand même Premier ministre mais à la loi sur l'exemplarité hein de 2017 il n'était pas très chaud c'était la première loi du mandat présidentiel d'Emmanuel Macron et c'était vraiment pas sa tasse de de thé et je vous renvoie notamment à cette première déclaration de patrimoine qu' a qu' a qu' a rempli avec une très très grande légèreté au point d'être repris par la Haute Autorité à la transparence de la vie publique disant que ça n'it pas mais il a répondu toujours par la même par la même posture la même défiance vis-à-vis de C ce type de contrainte donc il y a là encore une fois on retrouve ce quelque chose enfin ce contraste don je parler hein d'un côté un personnage un peu enfin qui qui donne une apparence sympathique dans la mesure dans la mesure où voilà il n'est pas il n'est pas brutal il n'est pas vindicatif mais en même temps on retrouve une forme de rigidité idéologique qui renvoie finalement à des à des vieilles pratiques politique une incarnant une baronie qu'on pensait terminer et je je précise donc il est sous le cou d'une enquête donc du du parquet national financier pour être complet pour prise illégal d'intérêt détournement de fonds public favoritisme et harcèlement moral juste pour être complet parce que ça fait quand même euh beaucoup on se souvient de sa gestion assez libérale de de la France qui a provoqué à la naissance du mouvement des gilets jaunes tu en parlais euh notamment le autoritaire autoritaire même on pourrait le dire le maintien de la taxe carbone je te propose de regarder une vidéo assez éloquente qui date de 2021 Édouard Philippe est l'invité des Mardis de l'ESSEC et devant ce parterre qui qui est tout sauf de gauche il explique comment il poussait toujours plus loin les mesures antisociales pour voir si la population finalement pouvait allait réagir ou non on regarde 2017 on fait les ordonnances travail moi je me dis quand on fait les ordonnances travail ça va être terrible parce que je me souviens de la loi travail 2 ans avant manifestation monstre tension maximale on fait les ordonan travail et ça passe on fait la réforme de la SNCF on met fin au statut mais on ouvre la concurrence on s'attend à des blocages complets et on les a pas tant que ça il y a des grèves il mais ça passe on dit qu'on va pouvoir entrer dans les universités dans l'enseignement supérieur sur le fondement d'une orientation sélective si vous avez suivi l'actualité politique des 20 derniers dernières années vous savez que c'est c'est un c'est une bombe on le fait il y a des universités qui sont occupées on les désoccupe et ça passe et donc vous vous dites au fond même quand ça crispe si un on a un programme qui dit ça et deux on considère que c'est bon pour le pays faut y aller et donc on y va et on fait la taxe carbone à un rythme beaucoup plus rapide que ce qu'elle avait été engagé en sachant que c'est un rythme très rapide et on ne voit pas que ce qui est passé auparavant ne va plus passer et que la taxe carbone et peut-être d'autres mesures cristallise le mécontentement et la colère que j'évoqué tout à l'heure voilà il chute sur le mécontentement on av voit quand même qu' a un mécontentement mais on le voit qu'il a une espèce de cynisme naturel chez le personnage c'est on pousse la population le plus loin possible dans ces retranchements pour voir jusqu'où on peut adopter des mesures autorit c'est ça c'est soit on s'attache à l'arrogance qui transpire de ces propos soit on s'attache peut-être aussi une forme de surprise de sa part par rapport à la faiblesse des contre-pouvoirs en France et c'est ça qui est important je pense il devrait pas ni lui ni nous se réjouir de de de de cette situation là parce que c'est aussi une vérité la faiblesse des corps intermédiaires euh qu'il s'agisse des syndicats traditionnels ou des ONG euh humanitaire et autres qui sont neutralisés par finalement un pouvoir qui n'hésite pas lorsqu'il dit sa chrisme mais ça passe mais ça passe pas tout seul à un moment donné on en voit comme il le dit CRS donc à un moment donné il a le recours à la à la force publique y compris face à des mouvements sociaux y compris face à des mouvements étudiants donc voilà tout ça n'est pas très fluide n'est pas très libéral c'est un réflexe autorit enfin qui ou encore une fois on retrouve une valeur première celle de l'autorité de l'État qui doit imposer coûte que coûte euh jusqu'à un moment où ça comme il disent ça va au-delà de la crispation parce que effectivement la crise des gilets jaunes ça a atteint un seuil paroxistique dans mesure une confrontation très très rude très brutale et ce que je trouve aussi intéressant ici c'est finalement tout ce qui a trait sur enfin à travers un discours aussi comment dire brutal d'une certaine manière il y a une il y a un tableau qui nous dresse sur l'état de notre démocratie où finalement la volonté la volonté même d'une minorité mais au pouvoir peut s'imposer et ça nous renvoie une technique qu'il a utilisé qui est devenue j'allais dire populaire au sens de célèbre tout le monde la connaît c'est l'article 493 c'est aussi un Premier ministre qui n'a pas hésité à utiliser l'article 493 qui comme on le sait tous maintenant un instrument légal constitutionnel mais banalysé par elisabth grande est ENF qu' est utilisé de manière quasi systématique pose un vrai problème démocratique parce que il ne permet pas au parlementaires de s'exprimer de sanctionner un texte par un vote et donc donner l'impression d'un débat parlementaire d'une certaine manière neutraliser et donc ça crée de la frustration de la frustration démocratique qui ne touche pas seulement les élus touche aussi les les citoyens dès lors que il y a une majorité contre le texte en question et donc la normalisation la banalisation de l'article 893 493 pardon porte une vraie responsabilité sur l'état de sentiment de dégoût démocratique qui anime beaucoup de nos concitoyens alors son positionnement politique il est un peu dans la la droite ligne de celui des des macronistes quand il s'agit de renvoyer dos à dos rassemblement national et LFI euh comme durant son allocution au second tour des législatives de l'année dernière des élections législatives je vous propose d'écouter je considère par conséquent qu'aucune voix ne doit se porter sur les candidats du rassemblement national ni sur ceux de la France insoumise avec lesquels nous divergeons non pas seulement sur des programmes mais sur des valeurs fondamentales en cohérence avec cette position je proposerai au candidats horizon arriver 3e qui pourrai par leur présence au second tour sans espoir de victoire favoriser l'élection d'un candidat des extrêmes de se retirer au profit des candidats des partis avec lesquels nous partageons les mêmes exigences démocratiques et républicaines on voit qu'il il a acquis cette cette technique des macronistes d'essayer de nous faire croire que le rassemblement national et la France insoumise seraiit le à peu près les deux faces d'une seule et même médaille est-ce qu'il va s'inscrire dans dans cette logique macroniste tu penses pour la prochaine présidentielle c'est pas que macroniste c'est vraiment euh euh un très un très commun du discours du bloc droitier ou bloc bourgeois de droite en ce sens où on retrouve premièrement cette assimilation de LFI à l'extrême droite et inversement je dirais même pas seulement LFI mais écalement les écologistes et une partie des socialistes dès lors que en fait il il ne n'acceptent pas la doxa de la droite donc il y a une assimilation mais en même temps il y a un mouvement idéologique incontestable de convergence entre l'extrême droite qui soi-disant rejeté et assimilé à la gauche une une convergence entre ce bloc de droite et l'extrême droite et pour illustrer le caractère comment dire fictif de cette assimilation en ce sens où elle masquerait derrière une convergence entre la droite et l'extrême droite même Édouard Philippe a rencontré Marine Le Pen et c'est les fameux dîner un dîné Mar Leen c'est pas lui qui l'a divulgué ça a été divulgué on l'a appris il a dû se justifier la seule raison qu'il a avancé c'est que finalement il était prêt à discuter avec toutes personnes enfin tout responsable politique en tant que républicain démocrate même s'il ne partageit pas les convictions de Madame Le Pen y compris pour euh finalement connaître ses positions sur tel ou tel point mais sauf que ses positions on les connais je ne pense pas qu'un qu'un responsable politique d'une telle expérience mais connaisse ignore le discours du rassemblement national donc si la rencontre c'est bien qu'il y a une raison substantielle à ce type de rencontre le fait même de vouloir connaître en tant que personnalité un tel adversaire politique c'est ça s'inscrit aussi dans un agenda qui n'exclurait pas d'une manière ou d'une autre une alliance qui pourrait notamment se traduire par une abstention par un acte d'omission et cetera mais je veux dire par là que derrière l'assimilation entre le RN et le LFI il y a en réalité une appétence une proximité à la fois idéologique et euh stratégique euh du bloc bourgeois comme on dit maintenant euh vis-à-vis du RN donc euh il faut relativiser cion on voit ce qui a devenu sa famille politique d'origine les républicains qui maintenant convol en juste Noos avec avec le rassemblement national du moins la la partie siotiste de des républicains ah non pas seulement siotiste justement tu vois seulement puisque si on prend monsieur Reet encore une fois la la différence entre cioti et les autres c'est que cioti était à la enfin n'a pas changé de discours sioti n'a pas changé de discours sauf vis-à-vis du RN mais d'un point de vue tactique mais au-delà de du des éléments tactiques son discours de fond n'a jamais changé ces dernières dernières années sauf que ces dernières années il est à la tête des LR oua donc aujourd'hui il n'est plus à la tête des LR il est à la tête d'un d'un mouvement politique qui a fait alliance avec le RN mais outre cet acte politique sur le fond il n'y a aucun changement et pour c'est en cela qu'il faut véritablement distinguer les stratégies des uns et des autres et le discours des uns et des autres sur le plan du discours il n'y a aucune enfin il n'y a aucune différence substantielle entre LR incarné aujourd'hui par la ligne retaillo voquier et de l'autre le RN aucune sauf encore une fois je le répète la question des finances publiques en tout cas Édouard Philippe n'hésite pas à draguer un certain électorat de gauche notamment des sociodémocrates il n'hésite même pas à invoquer des figures socialistes je propose je te propose de regarder un exemple je voudrais citer un autre homme qui qui n'est pas un homme de droite comme moi mais quelqu'un qui a compté dans mon parcours intellectuel même si je ne l'ai jamais rencontré parce qu'il est jamais eu l'occasion de le rencontrer c'est Pierre mandz France et Pierre mandes France avait cette phrase qui me paraît toujours valable qu'il a connu il a dit un pays qui ne maîtrise pas ses comptes c'est un pays qui s'abandonne et c'est la vérité alors il y a une espèce de récupération de figure d'une figure socialiste comme Pierre mendz France est-ce que c'est l'objectif c'est d'aller chercher peut-être la partie un peu sème sociodémocrate qui qui serait tenté d'ouvrir un petit peu plus au centre voir à droite et ça renvoie à son propre parcours je te l'ai rappeler il a commencé quand même chez les rocardien donc il y a chez lui également cette cette fibre social démocrate mais qu'on peut comprendre à travers cette obsession j'allais dire pour l'équilibre des comptes publics il termine par ça notamment voilà et ça c'est enfin on peut trouver ça relative enfin secondaire je veux dire dans la bataille idéologique et culturelle qui qui saisit notre enfin qui saisit le politique aujourd'hui mais en réalité ça reste enfin c'est de plus en plus important notamment pour se différencier pour différencier ses animaux politiques hein et lorsqu'il donc invoque la mémoire ou et la personnalité de Pierre Menz France il aurait pu aller jusqu'au bout et invoquer la personnalité de Michel Rocard sauf que Michel Rocard et c'est en cela que c'est intéressant tout combien se revendique de Michel Rocard et on traduit finalement tout un pente son héritage Michel rard ce n'était pas que le sérieux et la rigueur budgétaire une forme d'orthodoxie c'était une aussi une une rigueur morale et éthique une rigueur morale et éthique Michel rard n'a rien à voir avec toutes les poursuites judiciaires ou n'aurait rien à voir avec toutes les poursuites judiciaaires que tu as rappelé s'agissant d'eddouard Philippe euh et par exemple quelqu'un comme Manuel Vals revendique aussi c'est cette cette genèse cette finalement origine cette filiation mais Michel rard et Emmanuel Macron également et je rappelle que Michel rard lorsqu'on lui a posé la question en relatif off euh de savoir s'il reconnaissait une filiation entre lui et euh le macronisme il a été pour le moins dubitatif il n'a pas été il n'a pas voulu être désobligeant mais il n'a pas assumé cette habation donc il y a beaucoup de personnalités politiques qui essayent de jouer de tel ou tel héritage pour essayer de euh cultiver une forme de de richesse politique du point de vue du bagage de l'héritage mais ça ne serait ça ne serait ça ça ne peut pas masquer l'identité fondamentale de ces responsables politiques là et Édouard fil en l'occurrence comme il aime à le rappeler d'abord un homme de droite mais qui aime qui aime à jouer le jeu de la triangulation on on a déjà parlé tu sais c'est fait d'être bien identifié dans un camp politique mais sans hésiter pour autant à essayer de gratter des voix des idées euh issu d'un camp du camp politique adverse pour essayer d'élargir son spectre donc c'est ce qu'il tente euh avec à l'esprit également pourquoi pas un aboutissement j'ai parlé de la possibilité de tendre la main à l'extrême droite un jour on sait jamais mais en même temps il tente également de tendre la main notamment la l'aile droite de la gauche si j'ose dire incarné aujourd'hui par Raphael gluxman je rappellerai qu'au soir du second tour de l'élection euh non pas d'élection si des élections européennes euh juste après l'annonce de la dissolution il y a eu un échange téléphonique entre Raphaël gluxman et Édouard Philippe et les discussions n'étaient pas de nature littéraire h AFF faire à suivre et on verra ce qui se passera jusqu'à la prochaine présidentielle 2027 et donc cette candidature déjà déclaré d'édoard Philippe on passe à Gaza 15 mois après les débuts le début des bombardements israéliens une trêve est donc entré en vigueur à Gaza avec la libération d'otage mais aussi ses images toujours frappante hein de de ruine de la bande de de de terre qui a été littéralement rasée par l'armée israélienne vous pouvez le voir sur ces images plusieurs centaines euh de camions aussi chargés d'aide humanitaire ont pu pénétrer dans la clave palestinienne afin de soulager la population palestinienne bellire ces images sont sont assez terribles est-ce qu'on peut véritablement croire euh à ce à cette trêve à ce cess alors d'abord c'est intéressant de de voir ces images puisqu'on ne les voit pas dans la plupart des médias mainstream donc il ne faut pas hésiter à les diffuser ensuite elles viennent attester de la gravité de la situation humanitaire et de la gravité des accusations euh judiciaires dont font l'objet à la fois l'état d'Israël qui poursuivi pour génocide devant la Cour internationale de justice et ses dirigeants en particulier benam netanou qui lui est poursuivi pour crime de guerre et crime contre l'humanité devant la Cour pénale internationale donc j'en profite pour souligner que la trêve ne met pas fin ou ne suspend pas les poursuites ni euh euh les l'instruction devant la Cour internationale et les poursuites devant la Cour pénale internationale ça c'est très important parce que ça ça au moins le mérite de d'inscrire cette ce conflit d'une nature exceptionnelle dans un temps relativement long et ne pas tenter de tourner la page même si a priori on risque pas de la tourner aussi facilement on va y revenir mais on a très peu entendu parler de ces poursuitite justement dans dans les médias ces derniers jours oui mais c'est ça qui est intéressant même si les médias ne prête pas attention à cette dimension juridique et judiciaire ces dimension existent le travail des juges le travail judiciaire est réalisé il prendra le temps qu'il faudra c'est un temp long par définition mais il va donner la mesure aussi de ce qui s'est passé il y a les images qui vont rester il y a ce travail là et puis bien sûr encore à plus long terme le travail des historiens c'est très important parce que tu sais bien la la frustration que crée finalement le traitement médiatique inique de C de ce conflit dans la mesure où encore une fois les Palestiniens sont invisibilisés déshumanisés et donc finalement ce S ent que leur souffrance n'existe pas elle est elle est elle relève d'une forme de chimère ou de de quelque chose de et cela s observé encore dans ces parallèle c'est que il y avait une façon d'humaniser de de personnifier les otages du côté israélien alors qu'on parlait de prisonniers de la part de de des Palestiniens sachant que parmi ces prisonniers il y avait des personnes qui étaient des mineurs il y avait des personnes qui évidemment avaient été retenu sans procès sans aucune forme de jugement et et cela a été très peu souligné aussi oui on p d'un côté on ne pouvait que saluer et comprendre le soulagement autour autour de la libération des otages israélien euh mais de l'autre on est de quoi il y a de quoi s'interroger sur encore une fois cette incapacité à mesurer la souffrance des Palestiniens prisonniers souvent de manière abusive c'est-à-dire sans fondement beaucoup des Palestiniens qui ont été libérés sont des femmes et des mineurs qui souvent était sous le coup du régime administratif qui prévoyait donc des emprisonnements sans perspective assuré d'un procès sans motif sérieux et donc avec une situation factuelle qui mérite le parallèle à un moment donné avec une forme de prise d'otage du de la part de de de l'État d'Israël à travers ce régime juridique qu'il qui a été créé qui n'est pas digne encore une fois d'un état de droit qui n'est pas dne d'un état de droit et donc euh malgré cette réalité làà il y a cette capacité encore des médias mainstream à ignorer cette part d'injustice qui euh structure pourtant ce conflit israëlo-palestinien il y en a un qui émet des doutes sur cette trêve et c'est rien de moins que le nouveau président des États-Unis écoutons-le dans quelle mesure êtes-vous confiant de votre capacité à maintenir le CESS et le feu à Gaza je ne suis pas confiant ce n'est pas notre guerre c'est leur guerre mais je pense qu'ils sont affaiblis d'un autre côté j'ai vu des images de Gaza cela ressemble à un immense site de démolition cet endroit doit être reconstruit différemment ce n'est pas notre guerre c'est leur guerre en parlant d'Israël est-ce qu'est-ce que cette déclaration dit de l'implication que va avoir Donald Trump est-ce qu'il va vraiment imposer la paix ou est-ce qu' est-ce qu'à un moment donné il va juste laisser faire d'un côté oui on retrouve des éléments de langage qui traduisent la vision du monde de Donald Trump à savoir que finalement tout ce qui n'intéresse pas directement les les intérêts des États-Unis ne doivent pas impliquer les États-Unis une forme d'isolationnisme qui réaffirmé à travers cette déclaration et qui est en philigrane dans son slogan général hein America First euh sauf que on a atteint là la limite de ce discours parce que indirectement eu égard à l'implication euh politique diplomatique militaire financier des États-Unis auprès d'Israël forcément forcément ce conflit les intérêts et les concernne d'ailleurs mécaniquement le soutien inconditionnel des États-Unis auprès d'Israël affecte l'image des États-Unis son soft power et inversement inversement lors que les États-Unis font la démonstration de leur capacité à imposer d'une certaine manière une trêve ça se répercute sur les États-Unis en parce que ça tr un leadership dont Joe Biden ou l'administration Biden a été incapable d'incarner donc c'est en cela que Trump a d'une certaine manière intérêt à cultiver une implication en démontrant sa capacité à imposer sa vision des choses et donc un leadership américain d'autant plus que si on prend si on prend un peu de recul on comprend bien que incontestablement les les états un sont impliqués du point de vue des intérêts qui sont engagés dès lors qu'on a enfin qu'on a même un regard régional par rapport à ce conflit stratégique avec la confrontation contre l'Iran notamment il y a d'un côté une volonté israélienne d'impliquer les États-Unis dans un conflit direct avec l'Iran et la question qui se pose c'est de savoir si l'administration Trump cédera sur ce point en soutenant ou en participant à une telle confrontation directe et de l'autre il y a la question de des relations avec l'Arabie Saoudite qui est un autre allié stratégique des États-Unis avec un Mohamed Ben Salman donc le prince héritier qui partage une vision cynique des relations internationale transactionnal donant donant qui aboutit notamment à une marginalisation de la question palestinienne dans sa vision des choses mais qui en même temps cultivant une forme de pragmatisme ne veut pas ignorer l'état de son opinion publque et notamment aussi une volonté d'incarner un leadership dans le monde arabe ou musulman qui fait que il ne peut pas ignorer totalement la question palestinienne résultat il le processus de normalisation avec Israël est neutralisé paralysé et pour le relancer puisque rappelons que les accords d'Abraham avec la perspective d'aboutir à la normalisation israëlaoudienne les accords d'Abraham ont été sponsorisés par l'administration Trump durant le premier mandat donc avec naturellement dors que il y a une implication de cette nature c'est qu'il y a une dimension financière commerciale économique derrière pour faire du MoyenOrient finalement un grand marché américain tous les cas où les investisseurs américains pourraient trouver des intérêts à agir donc oui il y a une il y a matière à ce que Donald Trump s'investisse ou se réinvestisse dans dans ce dossier et notre netanah s'est réjoui he de l'arrivée de Donald Trump au pouvoir on a l'impression qu'il est satisfait de de ce résultat et qu'il aurait qui préfère qui préfère de fait avoir un républicain avoir Donald Trump à ses côtés si on est dans sa logique guerrière ça veut dire que aujourd'hui les États-Unis vont peut-être continuer de la l'accompagner s'il décidait de reprendre les hostilités oui on on peut s'interroger sur une telle finalement satisfaction de Benjamin netanahou parce que on ne voit pas très bien la différence avec l'administration Biden qui n'a aucun moment à aucun moment exprimé une volonté de limiter marge d'action les projets de Benjamin netanahou avec aucune sanction aucune vité coohiritive donc bref un soutien inconditionnel sur le plan diplomatique avec des véau au Conseil de sécurité politique euh au sein de la vie publique américaine et financière et militaire surtout puisque si cette guerre est si meurtrière et si longue c'est parce que les États-Unis continuent à fournir finalement les les armes nécessaires à de tels crimes internationaux donc il a une responsabilité directe on ne voit pas très bien en quoi il pouvait relativiser le soutien de l'administration Biden et en quoi l'arrivée de l'administration Trump constitue en soi une plusvalue si ce n'est si ce n'est du point de vue corps électoral de de de de de Donald Trump on retrouve notamment ces évangélistes qui sont vraiment sionistes donc des chrétiens sionistes qui constitue un un noyau dur de l'électorat Trump et qui euh constitue d'une certaine manière une garantie du soutien de Trump à Benyamin netanahou et à Israël et en même temps en même temps il y a une telle imprévisibilité à travers la personne de Donald Trump une une telle obsession pour les les intérêts propres des États-Unis que si à un moment donné il perçoit une cont une contradiction entre les intérêts américains et les intérêts d'Israël contradiction qu'il est possible d'identifier pe se demander en quoi les États-Unis auraiit intérêt notamment à intervenir milita militairement contre l'Iran bien s'il voit une contradiction il n'hésiterait pas suivant encore une fois le logiciel trumpiste à accuser une fin non recevoir à l'encontre de Benjamin netanou donc voilà il y a différentes options différentes hypothèses par rapport à des acteurs particulièrement cynique de part et d'autres et dont finalement les considérations qui peuvent nous nous animer le respect du droit international le respect finalement des droits de l'homme toutes ces considérations là ne sont pas du tout à l'ordre du jour ne pèeront pèseront moins que jamais et c'est en cela aussi que nous entrons dans une nouvelle ère pour le moins glaçante l'administration Biden était allé jusqu'à s'attaquer à la Cour Pénale international qui qui donc tu le disais a instruit donc des mandats d'arrêt contre benamin netanahou est-ce que Trump sera dans la même logique vis-à-vis de de tous ceux qui essayent de s'en prendre à Israël alors au-delà même de savoir si il s'agit de défendre Israël Trump a une posture particulièrement critique et défiante à l'égard de tout ce qui a trait au multilatéralisme de l'ONU à la CPI en passant même par l'Organisation mondiale du commerce mulatéral il n'y croit pas parce qu'il considère que ça c'est nature à euh à distiller relativiser la puissance américaine même le droit international du coup bien sûr puisque le droit international est fondé sur la souveraineté des États et donc leur égalité lui il constate que les États-Unis il prend acte que les États-Unis sont la première puissance mondiale il veut que ça se traduise sur le plan commercial sur le plan des relations internationales donc il veut imposer des rapports de force bilatéraux où il s'imposerait mécaniquement je dirais euh sur le plan tant commercial que sur le plan diplomatique et tout ce qui a tout ce qui pourrait constituer un contrepouvoir y compris donc les mécanismes classiques du multilatéralisme onusien pour lui ce sont des obstacles injustifiés h alors eu la fin du Hamas c'était l'objectif d'Israël de de de la du gouvernement netanahou est-ce que c'est vraiment possible on le voit que le le Hamas n'a pas disparu malgré 15 mois de bombardement de frappes de trac euh le mouvement est toujours présent est toujours là continue de recruter est-ce que ce n'est pas l'argument ultime qui va briser ce cesser le feu et continuer la mécanique du massacre je pense que la trêve est une source de frustration pour Benyamin netanahou parce que elle révèle l'échec de sa stratégie dès l'ors que pour mémoir il avait affiché d'emblé pour objectif de guerre si j'ose dire l'éradication du Hamas or au soir même de l'entrée en vigueur ou au matin même de l'entrée en vigueur de de cette rêve le Hamas a fait la démonstration de son existence de sa survivance si j'ose dire en argant d'une certaine manière Benjam mineto dans la mesure où ils ont eux-mêmes les gens du Hamas organisé finalement cette transition notamment pour que les otage puisse être libéré euh en démontrant également à la fois leur présence et leur contrôle du territoire euh en démontrant également que les effectifs demeurent ils ont été amoindris le hamaas c'est incontestablement affaibli du point de vue de l'arsenal militaire dont il était euh doté et du point de vue des effectifs mais pour paraphraser ou rappeler les paroles restantes de l'ancien maintenant secrétaire d'État américain Anthony blinken ce qu'il a perdu en homme il le Hamas l'a récupéré par de nouveaux recrutements parce que peut-être que il est là enfin elle est là la principale défaite israélienne c'est que la disproportion de sa réaction de la réaction de l'armée israélienne donc l'appareil d'État l'appareil euh militaire euh a suscité une mobilisation populaire côté palestinien alors ambivalente parce que il y a eu aussi des au sein de la société gazaou une une souffrance dont certains ont pointé l'origine à savoir finalement un acte l'acte de transgression qui a représenté l'attaque terroriste du 7 octobre et puis progressivement ce qui va rester ce qui existe déjà c'est finalement au-delà enfin au-delà de l'acte de transgression l'acte d'attaque il y a l'acte de résistance et l'acte de résistance lui est mobilisateur il nourrit le rayonnement l'UR à la fois symbolique et politique du Hamas dans un espace politique palestinien marqué par le vide de d'une autorité officielle ou de l'autorité officielle qui est censée incarner l'Autorité palestinienne au moins même en S Jordanie où l'autorité palestinenne est vidée de sa substance elle est elle est rejetée elle est délégitimée elle est neutralisée et donc la seule perspective pour les Palestiniens c'est de travailler à une unité nationale une union nationale avec différentes composantes politiques de la souveraineté palestinienne ce qui amène à à nouveau à souligner l'impossibilité d'éradiquer le Hamas parce que même dans cette entreprise politique de d'incarnation d'une d'une d'un gouvernement d'union nationale palestinien qui aura notamment à peut-être à gérer la suite à Gaza il est aujourd'hui impensable de voir le Hamas hors de ce jeu hors de cette reconstruction ce qui ce qui aboutit à deux options soit Israël n'accepte pas un tel un tel statu qu d'une certaine manière et ça serait un motif du point de vue de Benjamin netanou de reprendre la guerre soit au contraire a un rapport de force interne tel que le Hamas réussit d'une manière ou d'une autre à participer à l'avenir de Gaza et de la Palestine en général et la reprise du massacre serait encore une fois la suite de cette de ce bilan absolument désastreux 47000 morts selon le ministère d'près de la santé largement largement sous-estimé d'après le notamment dyan 7 euh il faut le rappeler aussi ce massacre ce génocide euh établi par de nombreuses ONG aujourd'hui est a été c'est passé au vu au suus de tout le monde la communauté internationale malheureusement se montrant impuissante totalement impuissante l'Europe la France notamment on a on a on arrive peut-être si on l'espère à la fin de quelque chose qui marquera pendant très longtemps cette période dans l'histoire de de la région du Moyen Orient pas seulement de la région non seulement comme tu le dis c'est une séquence qui affaiblit le système international tous les mécanismes qui ont été prévus après la Seconde Guerre mondiale pour soit éviter la guerre soit éviter le recours à la force et protéger les les civils ce qu'on appelle le droit international humanitaire protéger les civils en contexte de conflit armé mais plus largement au-delà de la faillite du système onusien du fait du comportement des grandes puissances y compris occidental il y a l'état de nos démocraties qui qui qui ont des démocraties qui ont dévoilé également à travers cette séquence leur leurs faiblesse à travers des représentants à travers des représentants dirigeants qui ont participé activement un soutien inconditionnel aux crimes internationaux qui ont été commis à Gaza je dirais même pire c'est l'état de la vie démocratique du débat public puisque on a assisté concomitamment à ce qui se passait à Gaza à des restrictions de liberté collective et individuelle notamment la liberté d'expression dès l'UR qu'on des manifestations de soutien ou de solidarité avec le peuple palestinien a été affiché il y avait le risque de faire l'objet d'une garde à vue pour des motifs injustifiés et plus largement dans même dans le débat public hein on a un certain nombre de responsable politique euh de l'extrême droite jusqu'à une certaine gauche qui ont affiché un soutien inconditionnel à Israël pour certains contraire contraire à leur aux valeurs qu' qu'ils affichent je rappelle notamment la les dernières déclarations de Jérôme gage qui encore une fois dévoile que ce type de posture de responsable politique qui mettent en avant l'universalisme pour en réalité incarner une forme d'occidentalisme pour pas dire communautarisme député socialiste jô g merci beaucoup bire pour cette nouvelle chronique [Musique]
Édouard Philippe