Pillages à Paris: Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, à la rencontre des commerçants
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:28OuverteRéponse directe
Quels sont les dégâts subis par les commerces ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Vous avez fermé par précaution ?
- 3:41OuverteRéponse directe
Quelles aides sont prévues pour les commerçants ?
- 4:26OuverteRéponse directe
Avez-vous évalué vos pertes financières ?
- 5:54OuverteRéponse directe
Combien de temps pour relancer votre activité ?
- 7:21OuverteRéponse directe
Les forces de l'ordre étaient-elles présentes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:38journalisteChiffre
« il y a 2331 gardes à vue »
- 12:51Jean-Pierre FarandouChiffre
« il y a plus de 2000 gardes à vue »
- 13:22Jean-Pierre FarandouFait
« On a affaire à des majeurs qui savent tout à fait ce qu'ils font »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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à l'instant. Et tout d'abord, priorité au direct, on suit le ministre du Travail qui est rue du Faubourg Saint-Denis pour voir les commerçants qui ont été touchés. Oui, beaucoup de violence, beaucoup de beaucoup de violence. Beaucoup, ouais ouais. Beaucoup de violence, oui. C'était compliqué, ouais ouais. Ah oui, mais merci beaucoup, voilà, oui. Ça fait oui oui, vous voyez ce pourquoi on se lève tous les matins, truc saccagé, détruit. Alors, ça fait 4 ans que je suis ici. C'est la première fois qu'on qu'on voit ce genre de truc. Il y a eu plusieurs manifestations de trucs, mais bon, c'est toujours Oui, mais là, hier, enfin, samedi, le déferme- déferlement de violence et de trucs, c'est toujours ça le souci. C'est incompréhensible,
d'ailleurs. Incompréhensible. Je comprends pas pourquoi on s'en prend au commerce, à nous, voilà, je sais pas. Voilà. Nous aussi, on fait partie du peuple, voilà. Voilà, ouais ouais. Voilà, donc là, c'est Non, non, les légumes. Les légumes, on n'y a pas touché, ils ont pas touché, non. Non, ils ont pris des bouteilles, ils ont pris des bouteilles d'alcool, ouais voilà, ils ont pris Voilà, ça non, c'est ça. Oui oui, donc voilà. Mais on va rentrer voir l'état des Ah ouais. l'état des dégâts. Vous venez d'entendre ce ce premier échange, en fait, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, qui est en ce moment dans le 10e arrondissement de Paris, rue du Faubourg Saint-Denis. Alexis Cuvillier, il est allé les voir des commerçants parce qu'il y a des centaines et des centaines de commerces,
à l'instar de celui-là, qui ont été complètement dévastés et pillés ces dernières 48 heures. Oui, on entrevoit là ici le le ministre du Travail dans une superette qui semble avoir été dévastée, pillée en grande partie. Le ministre du Travail et des Solidarités est en compagnie de Serge Papin, le ministre des PME du et du Commerce. Ils sont tous les deux en déplacement dans ce secteur du 10e arrondissement. Alexis, excusez-moi, on va écouter cet échange. Oui. C'est la 2e maison, on va dire. Mais ouais, vous êtes attaché à votre magasin. C'est normal que le samedi c'est une grosse journée, il y avait des clients aussi ? Euh non non, on était fermé. Ah vous étiez fermés Ah oui, vous aviez fermé au cas où ouais. Oui, vous avez déjà fermé. Ah ouais, on était fermés ouais.
C'est ce que m'a dit votre gérant. OK. Bon, mais je suis désolé. Oui, merci monsieur le ministre. d'aider comme on peut les commerçants, on va essayer de vous aider ouais. Merci beaucoup. Mais je voulais ouais, c'est triste hein. C'est très triste. Ouais. C'est triste. Bon, ça va, il faut si vous êtes un peu voilà, mais il faut pas hésiter à parler aussi à vider votre émotion. Ouais, parce que quand même c'est c'est une épreuve. Oui, c'est vrai. Ouais, je me mets à votre place. Merci. Vous avez pu vous réfugier chez les commerçants en face je crois. Exactement, j'étais en face oui, j'étais dans le café d'en face tout à fait. C'était vraiment nos nos amis. Ouais, les voisins. Les voisins voilà, comme vous dites. OK, il y avait d'autres collègues qui étaient avec ? Oui. D'accord.
On était quatre. Ouais, déjà vous n'étiez pas tout seuls. Non, on n'était pas tout seuls. Non, on n'était pas tout seuls non.
Ministre qui donc poursuit euh sa visite ou plutôt son état des lieux dans ce qu'il ne reste pas de ce magasin qui a été complètement dévasté. Thierry Véron, vous êtes président de la Fédération des commerçants et artisans parisiens. Voilà ce qui s'est passé dans de très nombreux commerces parisiens. Tout à fait, en fait justement ce que disait euh le monsieur c'est que euh ben il y a le côté psychologique aussi. Donc en fait on a il y a des numéros verts qui ont été mis en place euh à la CCI euh sur de de grands syndicats euh représentant le le monde du commerce et de l'économie euh le MEDEF et les entrepreneurs anciennement CPME. Et c'est des numéros qui qui sont visibles sur sur le leur site. Euh ces numéros, ils sont importants parce qu'en fait euh on et on on va pouvoir aider les
commerçants dans tous les domaines, assurances, psychologie euh psychologie et et tout tout ce qui peut les aider pour pour avancer là-dessus. Et je sais que à 17h il y a une une visio qui est faite avec le maire de Paris Emmanuel Grégoire, le préfet et les grandes fédérations de représentantes de du commerce parisien pour discuter voir un peu ce qui comment comment on avance et on règle les problèmes et je pense qu'en fait de là va sortir justement peut-être le la zone de des des couvre-feux. Alexis Alexis Cuvillier, on va commenter mais on va d'abord écouter ce nouvel échange du ministre. Malheureusement, ils ont ils ont rien pu faire. Voilà. J'ai échangé d'ailleurs avec eux là-bas et ils m'ont
ils ont des ordres de trucs essayer de contenir les la foule tout voilà. Et malheureusement Vous avez évalué un peu vos pertes ou Euh oui oui à peu près oui, je suis à peu près à plus de 100000 euros de de dégâts. 100000 ? Ouais. Matériel, marchandise truc oui voilà. Oui oui les rayonnages, les coiffes, les planches de caisse truc voilà. Ouais ouais, c'est énorme c'est énorme c'est énorme. Bon malheureusement on a fait j'ai fait une déclaration ouais ouais à l'assurance une un dépôt de plainte en ligne. Donc là le commissariat du 10e va nous recontacter notamment pour refaire le dépôt de position là-bas.
Ouais ouais ouais bon après c'est vrai les les voisins nous ont fourni pas mal d'images d'ailleurs des gens à visage découvert Oui bon voilà. On espère vraiment parce que On va les retrouver que justice soit faite surtout. Je comprends pas qu'on s'en prenne à des honnêtes citoyens, on est là on travaille comme tout le monde dans ce quartier le matin. au quartier la population. Ouais ouais. qui est au service de proximité des habitants. On a tout le quartier qui est là les clients. Non non non non ça ça Ouais ouais ouais. Non c'est un pillage gratuit Voilà. C'est c'est désolant. Désolant c'est vraiment désolant. Mais on est au bord. Là, ils disent encore que c'est pas fini. Je vous dis on a du mal à dormir parce que bon, on
passe toujours à surveiller qu'ils vont pas recasser pour rentrer. Là, c'est vrai que c'est Oui, monsieur, on est là pour vous. Ah ouais, c'est c'est dur. C'est c'est dur. Voilà. Et malheureusement, on n'a pas grand-chose à faire que d'espérer que que ça soit fini et que quand on n'a pas de sous. Voilà. Vous avez besoin de quelques semaines pour repartir, vous avez un peu de ? Là là, oui, ouais, à peu près 2 semaines, 2 à 3 semaines oui, pour pouvoir pouvoir repartir. Vous savez qu'on peut vous aider sur le Vous voyez donc cet échange entre le ministre du Travail et un commerçant euh dont le commerce a été euh pillé. Il évoquait les images de vidéosurveillance Maxime Brandstaetter notamment. Il y a une task force en fait qui a été mise en place par la préfecture de de police de
Paris pour pour examiner toutes ces vidéos, recenser toutes ces vidéos aussi. Bien sûr parce que on l'a dit, il y a 2331 gardes à vue, mais il y avait pas 2331 euh casseurs ou en tout cas pilleurs dans les dans les différents magasins. Et donc il y a une réelle une réelle volonté politique ou de de la police et de la gendarmerie de pouvoir retrouver euh ces casseurs. Alors, faut être transparent, c'est un travail fastidieux et long. Il y a beaucoup de personnes parfois au visage masqué, parfois non, régulièrement habillées en noir, ça permet d'éviter de de les différencier. Il y a beaucoup d'images, parfois ils se filment même, parfois ce sont les magasins. Et donc ces images, pour les exploiter, c'est un travail retourner écouter cet échange. On regardait, tout se passait bien.
Et euh vers 16h, donc les manifestants sont passés. Et c'est là que bah les casseurs sont sont arrivés. sont arrivés. Il y avait des policiers, monsieur, autour de vous, autour de votre ? Euh non, malheureusement, ils étaient plutôt de du côté de l'Arche. Ouais. Et les manifestants, ils venaient ils sont venus de côté de Gare du Nord. Oui, par la Gare du Nord. Ouais, par la gare du Nord, voilà. Vous avez eu l'impression d'avoir été assez protégé par la ? Protégé, bon, franchement, euh, c'est euh la police, on a eu du mal parce qu'on a pas assez des appels quand on a vu que ça avait commencé à à dégénérer. Déjà dès qu'ils ont commencé à taper sur les vitrines, on a appelé la police. Ils étaient débordés, on dit "On vous envoie une une équipe." Ouais, une équipe est
venue euh vers Oui, oui, ça a été rapide. Ils sont venus, donc les gens, ils se sont un peu les casseurs se sont un peu euh éparpillés. Éparpillés, ouais. Donc la police est partie, ils sont ils sont revenus. Ouais, c'est ça, c'est normal, ouais. Vous avez l'impression que le couvre-feu est nécessaire pour vous ou ? Ah oui, oui, oui, oui, puisque vu que ils ont recommencé hier. Ils ont commencé là, c'est c'est Là, c'était pas des manifestants hier, c'était c'était des casseurs. Donc euh pour moi, euh, oui, il est il est nécessaire le le couvre-feu. Voilà, parce que bon apparemment, ils veulent le terminer ce qu'ils avaient qu'ils ont commencé. Voilà, donc c'est vrai que je vous dis, on n'est pas on n'est pas du tout rassuré, hein. Là, on essaie euh le maximum
de se protéger, de trucs, voilà, mais euh bon, on n'a vraiment pas de solution, euh, c'est pas On sait pas comment s'y prendre. Voilà. OK. Monsieur le ministre, qu'est-ce que vous inspire ce ce témoignage sur ce qu'il dit des espoirs de ce ce commerçant sans la douleur, l'émotion Je partage sa douleur et son émotion. Je me mets à sa place, il a monté une affaire, il est une affaire de service de proximité au service des habitants du quartier et c'est insupportable pour lui de voir tout ça saccagé euh par des par des pillards. C'est c'est c'est plus la manifestation démocratique, hein. Vous savez, moi je suis ministre du travail, donc je trouve ça tout à fait normal que les salariés manifestent, ça fait partie de la démocratie sociale. Ça se passe d'ailleurs bien. Après, il y a deux
problèmes, vous avez parfois aussi des ce qu'on appelle les des groupes d'ultra-gauche qui rentrent dans les manifestations, mais c'est même pas ça. Là, c'est des pillards, hein, qui sont arrivés dans le milieu de l'après-midi et euh voilà, et qui se sont attaqués à des commerçants on sait même pas trop pourquoi là pour s'épiler pour c'est cassé pour casser et même quelle que soit la motivation rien n'explique qu'on s'attaque un magasin qui était fermé qui est où il y avait pas de problème. Non, je suis je suis choqué j'ai mal à la France là vous voyez là là en ce moment là je depuis depuis ces scènes là c'est pas le pays que je reconnais c'est pas mon pays c'est pas celui de un pays de solidarité voyez la la la devise de la République tout ça tout ça est largement piétiné
donc Moi je comprends tout à fait le désarroi de monsieur qui gère son magasin du coup je pense aussi à ses salariés forcément que forcément été choqué rendez-vous compte ce qu'ils ont vécu c'est pas évident du tout. Il pose des bonnes questions mais dans les bonnes questions qui se posent c'est comment on arrête ça il faut arrêter ça le couvre-feu le principe du couvre-feu a été énoncé ce matin par le ministre effectivement c'est une solution faut qu'elle soit ciblée il faut qu'il soit cadré il faut qu'il soit territorialisé mais je pense qu'il faut en passer par là il faut être capable de renforcer aussi bien sûr les les forces de l'ordre pour que force reste à la loi comme on dit en tout cas il faut faut vraiment pas accepter que des que des pillards
viennent semer semer le désordre semer la casse c'est pas possible c'est pas la France dans laquelle on veut vivre. Monsieur le ministre quand vous avez vu les images tout le weekend vous avez eu le sentiment vous aussi que les forces de l'ordre ont été totalement dépassées par les ? Non moi je suis pas je suis pas ministre de l'intérieur moi je veux dire moi je Moi d'abord les forces de l'ordre je leur tire le chapeau mon sentiment il est là c'est des gens courageux vous savez le premier service public qu'on doit à nos concitoyens aujourd'hui c'est les protéger c'est des gens admirables ils comptent pas leurs heures ils sont face à des situations difficiles justement ils doivent faire le tri j'allais dire les les les manifestants corrects on leur a dit dans lesquels il
faut faire attention et on est là pour les protéger puis il y a une autre catégorie de personnes qui rentrent de ces manifestations sociales pour rentrer dans ces événements semer le chaos certains se sont attaqués à des lieux publics c'est pas normal non plus s'attaquer à des lieux de la République s'attaque à des magasins qui ont rien demandé là on est bien loin d'une revendication sociale on est même bien loin d'une revendication politique, on se demande où on est. On se demande où on est. Moi, ces policiers, je les admire, ces gendarmes, je les admire. On est bien contents qu'ils soient là et je pense que toute la population française, on devrait les soutenir. Voilà, et quand j'entends certains qui doutent et qui émettent des des jugements faciles, ben honte à eux,
j'allais dire, honte à eux parce que franchement, il faut soutenir tous les policiers et tous les gendarmes qui se battent pour la sécurité de nos concitoyens. Monsieur, tous les commerces que j'ai rencontrés depuis samedi dans le 10e et 11e arrondissement n'ont pas eu le sentiment d'avoir été soutenus, de pas avoir été protégés par les forces de l'ordre. Bah, euh Ça se compte par dizaines. Oui, bien sûr, non mais euh bon, là-dessus, vous savez, c'est il est arrivé aussi un événement compliqué, c'est-à-dire que il y avait beaucoup de monde dans les manifs, ça c'est normal. Donc, les forces de l'ordre étaient là aussi pour euh avec les organisateurs d'ailleurs de ces manifestations pour canaliser ces manifestations, pour qu'elles se passent bien. Elles se sont
bien passées. Et après, voilà, après, vous avez eu un afflux euh très important de de personnes qui étaient là pour en découdre, d'abord s'attaquer aux forces de l'ordre et c'est là où on voit qu'il y a un peu de lâcheté pendant qu'on s'attaque aux forces de l'ordre, ben les forces de l'ordre doivent répondre. Et puis, pendant ce temps-là, elles sont pas partout dans toutes les rues de Paris. Il y en a des commerçants à Paris. Comment vous voulez pas mettre une escouade de six ou sept un policier tout seul, hein. Il sera en difficulté. Vous vous ne pouvez pas mettre une une escouade de gendarmerie ou de ou de policiers devant chaque commerçant de Paris. Voilà, donc donc le problème, il faut il faut remonter, il faut identifier les auteurs. Il faut il faut les il faut les déférer devant la
justice, ça a commencé à être fait. Il y a des gardes à vue, hein, il y a il y a plusieurs, je crois qu'il y a plus de 2000 gardes à vue. Il y a des gens qui sont déférés euh euh devant la justice, certaines personnes euh ont déjà été mis en prison euh à titre préventif euh quand les faits sont très graves et qu'ils sont caractérisés. Euh voilà, et là, oui, c'est des majeurs. On a On a vu d'ailleurs une autre sociologie. Euh au début du mouvement lycéen, c'était des lycéens, donc c'était des mineurs. Bon, là, c'est plus des mineurs, hein, on a affaire à des majeurs qui savent tout à fait ce qu'ils font, qui sont responsables sur le plan juridique et et j'espère qu'ils seront identifiés, on le aura grâce aux images. D'ailleurs, les commerçants euh vont nous vont nous
passer des images et on pourra en profiter pour les identifier, les déférer devant la justice et et les et j'espère que la justice saura prononcer des sanctions exemplaires et fortes pour dire pas de violence dans ce pays. Monsieur le ministre, comment vous allez aider ces trois 3000 commerçants à travers la France qui ont perdu aujourd'hui leur outil de travail, qui se retrouvent avec des salariés dans l'incapacité de pouvoir ? Quelles sont les réponses concrètes du ? Mais moi en tant que ministre du travail, ce que j'ai décidé de faire bien sûr hier et le weekend, on l'a annoncé ce matin, on a un outil qui s'appelle l'activité partielle, le chômage partiel. Les Français connaissent ça. Euh on l'a fait pour la Gironde quand il y a eu des incendies, on est dans la même logique. Euh
finalement la la catastrophe naturelle qui a frappé les entreprises en Gironde, là c'est une espèce de catastrophe qui est pas naturelle celle-là, elle est humaine malheureusement, euh qui a frappé les commerçants comme on comme on comme on le voit aujourd'hui. Bon, ce qu'on peut faire nous c'est euh en fait déclencher l'activité partielle. L'activité partielle, elle consiste à aider un un chef d'entreprise à à payer 60 % du salaire pour la personne qui travaille pas parce qu'elle peut pas travailler, son entreprise est cassée, faut reconstituer les stocks, faut faire des travaux. Donc euh le salarié reçoit 60 % quand il travaille pas. Le droit commun normalement euh laisse un reste à charge pour l'entreprise de 24 % on le prendra en charge. Ça coûtera rien au chef
d'entreprise. Le chef d'entreprise, il a des frais, il a des il a des coûts de travaux à à à à à engager. Voilà, l'aspect euh prise en charge euh du de de la de la des 60 % de salaire destinés aux salariés, ça sera pris en charge par l'État. Voilà, on on l'a on l'a décidé. Deuxièmement, nous aussi euh au ministère du travail, alors ça aussi les chefs d'entreprise le connaissent, c'est les cotisations cotisations, euh les cotisations URSSAF, les les les les charges les cotisations patronales, on a aussi décidé de décaler jusqu'à 12 mois le paiement des cotisations pour laisser les chefs d'entreprise avoir de la trésorerie parce que voyez bien, il va falloir qu'il engage de l'argent. Le chef d'entreprise qu'on voit là, il voilà, il y a il y a des travaux à
faire, il a des stocks à reconstituer. Donc on va l'aider aussi sur la trésorerie, ça c'est le ministère du travail. Je sais que côté euh ministère de de l'économie, euh et notamment mon collègue Serge Papin qui qui est peut-être arrivé ou qui a pas tardé à arriver, il va il va aussi euh je crois il a ce matin pris la décision d'avoir un fond de soutien, un fond de soutien pour tous ces commerçants pour les aider à à repartir. Et on sait aussi qu'il y a un organisme spécialisé sur les sur les les commerçants indépendants. Là, je parle des salariés. Les commerçants indépendants aussi, il y a un organisme spécialisé qui va être mobilisé pour les aider. Voilà. Donc, toutes les aides économiques seront faites. Mais je le redis, il faut bien sûr aider aider les
commerçants et les salariés. Mais c'est l'amont. Il faut arrêter cette violence dans ce pays, c'est pas possible. C'est un pays où on doit bien vivre ensemble. On doit pas accepter, on doit se révolter devant cette violence. Elle est inadmissible. Voilà. Donc, là-dessus, je pense que la première des réactions, c'est une réaction de solidarité de tous les Françaises et les Français qui doivent dire stop à la violence. Il faut arrêter ça. Voilà, c'est pas la France qu'on aime. Mais deuxièmement, je le redis, soutien à nos policiers, soutien à nos gendarmes qui au risque au péril de leur intégrité physique, hein. Et il faut aussi parler des centaines de policiers blessés, et parfois gravement blessés. Voilà. Voilà des gens qui nous protègent. Voilà des gens qui qui qui
font qui s'exposent pour nous. Ayons un grand respect pour eux. Et je pense aussi qu'il faut retrouver ce sens de la solidarité avec nos forces de sécurité intérieure.
Jean-Pierre Farandou