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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 14 octobre 2025 26 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

En cas de suspension de la réforme des retraites, "on ne censure pas" mais "on ne soutiendra pas"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Comment les Républicains ont-ils pu provoquer la chute du gouvernement ?

  • 0:45FerméeRéponse directe

    Est-ce que si Sébastien Lecornu suspend la réforme des retraites, les LR le censurent ?

  • 3:00RelanceÉludée

    Pourquoi Bruno Rotaillot a-t-il fait exploser le gouvernement ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est compréhensible de sanctionner des ministres LR qui restent au gouvernement ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous de la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction à l'incarcération de Nicolas Sarkozy ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00François Xavier BellamiFait
    « Cette réforme elle était nécessaire et elle ne serait pas passée sans le soutien très majoritaire des parlementaires, les républicains à l'Assemblée et au Sénat. »
  • 3:00François Xavier BellamiFait
    « Les gens qui vous disent aujourd'hui qu'on peut suspendre la réforme des retraites savent très bien que notre système de retraite est déjà déficitaire et que dans quelques années, il est mort. »
  • 4:00François Xavier BellamiFait
    « Nous étions rentrés au gouvernement il y a 1 an avec Michel Barnier pour essayer d'être utile aux Français et pour éviter que le programme de la gauche n'arrive au pouvoir. »
  • 8:00François Xavier BellamiFait
    « Nicolas Sarkozy a été privé de la possibilité d'un appel qui soit suspensif. »
  • 9:00François Xavier BellamiFait
    « Je suis profondément préoccupé de ce que cette incarcération signifie parce que Nicolas Sarkozy a été privé de la possibilité d'un appel qui soit suspensif. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour François Xavier Bellami. Bonjour. Vous êtes membre des LR proche de Bruno Rota.

On va revenir sur la crise que traverse votre parti, la classe politique aussi. Comment les républicains ont-ils pu provoquer la chute de le cornu 1 ? Vous allez nous dire ce que vous attendez de la déclaration de politique générale du Premier ministre cet après-midi à l'Assemblée.

Mais d'abord, on écoute Philippe Aguyon, économiste français à qui le prix Nobel d'économie a été décerné hier. C'était sur France 2. Il était interrogé sur la réforme des retraites alors que la question de sa suspension déchire la classe politique.

Écoutez, il faut arrêter l'horloge maintenant jusque aux élections présidentielles. C'està-dire qu'on est à 62 ans et 9 mois, on stoppe jusqu'aux élections présidentielles. On peut absolument se permettre, ça coûte pas très cher.

Voilà, même Philippe Agon Nobel d'économie estime qu'on peut suspendre cette réforme sans trop de casse jusqu'en 2027 au moins. Et vous ALR, vous menace le gouvernement s'il cédait sur ce point ? Moi je d'abord je voudrais féliciter Philippe Agui pour son prix Nobel et pour ses travaux très impressionnants sur la question de l'innovation.

Le fait est que Philippe Aguy en revanche en politique a des engagements qui sont clairs. Il a soutenu François Hollande, il a soutenu Emmanuel Macron avant de s'en démarquer, de dire qu'il avait un pouvoir trop vertical. En tous les cas, les choix politiques qu'il a fait dans les 10 dernières années ont conduit la France à la situation.

En tous les cas, les choix politiques qu'il a soutenu ces dernières années ont conduit la France à la situation de crise économique et budgétaire majeure que nous connaissons aujourd'hui. Donc c'est pas parce que Philippe Aguyon nous dit aujourd'hui après avoir exprimé ses préférences que il fallait désormais suspendre la réforme des retraites que je vais considérer s'exprime aussi en tant qu'économiste et dit par exemple vous pointez ses c'est ses c'est ses c'est son appartenance plutôt au centre gauche. Il dit aussi qu'il est contre la taxe duman mais pour une taxation des plus riches. sur la réforme des retraites, vous vous dites il s'exprime en économiste et en politique et pas du tout en économiste.

Argum cl son expression hier est une expression politique. Il parle de la situation politique du pays en disant quand il dit ça coûterait pas de grandchose, ce serait c'est une position d'économiste ça. Moi je vais vous dire est-ce que et prix Nobel qui plus je crois que enfin je je voudrais me mettre une seconde à la place de tous les Français qui ont entendu des dirigeants leur dire pendant des années que cette réforme était indispensable.

Je cite Emmanuel Macron. Cette réforme est indispensable, disait Emmanuel Macron, pour sauver notre système de retraite. Et aujourd'hui, ces mêmes dirigeants politiques, je pense à madame Borne, je pense à beaucoup de ministres de l'actuel gouvernement nous disent que non, non, en fait, on peut la suspendre.

Ils le disent pas parce qu'ils croient qu'on peut la suspendre. Ils le disent pour une seule raison, c'est qu'ils veulent rester au gouvernement. c'est qu'ils veulent rester au pouvoir et que le Parti socialiste dans un accès de démagogie magnifique après avoir exigé des nouvelles taxes dans le pays le plus taxé du monde est maintenant en train de demander qu'on revienne sur cette réforme.

Pardon François Xavier Vami, mais si on comprend bien, les républicains sont désormais farouchement attachés à une réforme à laquelle ils se sont opposés en grande partie à l'époque en 2023. 19 députés les républicains avaient voté contre la censure euh d'Élisabeth Borne en représage justement à l'adoption par 49 réforme des retrait. Mais aujourd'hui vous dites tout le monde est aligné.

C'est c'est pas vrai. C'est pas la cette réforme des retraites c'était pas la nôtre. Et elle a beaucoup de défauts sur la question de la pénibilité sur la question de la place des femmes.

Donc bien sûr il faudra remettre un jour cette réforme sur le métier. Mais cette réforme elle était nécessaire et elle ne serait pas passée sans le soutien très majoritaire des parlementaires, les républicains à l'Assemblée et au Sénat et au Sénat à l'Assemblée et au Sénat. Mais parce qu'encore une fois, elle était imparfaite et je comprends qu'il y a eu un débat mais cette réforme elle était nécessaire et la meilleure preuve de cela, c'est que les Républicains défendaient en 2022 avec Valérie PC la nécessité de porter l'âge de départ à la retraite à 65 ans.

C'était également le cas avec François Fillon en 2017 et on nen serait pas là aujourd'hui si on avait fait ces choix courageux avant. Mais encore une fois, je voudrais le redire. En fait, la question de la suspension de la réforme des retraites, je le dis avec beaucoup de gravité, ça n'est pas la question des retraites.

C'est la question du sens de la politique. C'est la question pardon du sens de la responsabilité politique. Les gens qui vous disent aujourd'hui qu'on peut suspendre la réforme des retraites savent très bien que notre système de retraite est déjà déficitaire et que dans quelques années, il est mort.

Si on accepte de reculer sur cette réforme fondamentale. Et pardon de le dire, mais c'est pas eux qui en péront les conséquences. Pardon, pardon.

Ils le disent aujourd'hui. Ils le disent aujourd'hui juste parce qu'ils veulent faire un tour de manège supplémentaire parce qu'ils veulent au gouvernement comprilé plaît. S'il vous plaît, si le premier ministre dans son discours de polique de politique générale parle de suspension immédiate et complète, est-ce que vous à droite vous le censurez ?

Oui ou non ? Ce sera la preuve qu'on a eu bien raison et que Bruno Retaillot a eu bien raison de ne pas monter dans ce bateau. Nous étions rentrés au gouvernement il y a 1 an avec Michel Barnier pour essayer d'être utile aux Français et pour éviter que le programme de la gauche n'arrive au pouvoir.

Et ça, on va y revenir. Mais est-ce que vous censurez Sébastien le prend la réforme ? On parler dans un instant, on va en parler en longueur de cette crise au républicain et de la raison pour laquelle vous n'êtes plus au gouvernement aujourd'hui.

Est-ce que si Sébastien Lecornu décide de suspendre la réforme des retraites, les LR le censure ? Non, mais ce qui est absolument certain, c'est qu'on ne peut pas soutenir cela. Nous, notre but n'est pas de censurer par plaisir.

On n'est pas comme Jean-Luc Mélenchon. On n'est pas comme Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen. Ce que nous disons simplement, c'est que la France bien sûr a besoin de stabilité.

Elle a besoin qu'on arrive à trouver une voie de passage dans ces situations compliquées. Mais la France n'a absolument pas besoin du dénier croire aux Français que suspendre cette réforme des retraites serait sans dommage. Encore une fois, je le redis, c'est la question qui se pose ici, c'est la question de notre vision de la politique.

Les gens qui proposent de suspendre cette réforme des retraites ne peront pas les conséquences. Je pense à tous les retraités de ce pays qui ont travaillé toute leur vie et qui savent que si cette réforme est suspendue, c'est leurs pensions qui seront remise en cause. Pas dans 10 ans, pas dans 5 ans, mais mais demain demain parce que la France, elle est en train de bavarder sur cette question au bord du précipice budgétaire.

Je pense à tous les travailleurs à tous les travailleurs qui posez pas. Oui ou non on censure, ça fait 15 fois qu'on vous pose la question. Mais mais je vous réponds, on ne soutiendra pas, on censure pas pour le plaisir parce qu'on a d'aggraver le chaos.

On va évidemment et je le redis, ça confirme le choix courageux qu'a fait Bruno Raillot de dire dès la semaine dernière nous ne pouvons plus nous ne pouvons plus bien que nous ayons tout fait pour pouvoir être utile aux français nous ne pouvons plus participer à un gouvernement déjà dans la mauvaise direction choix sur ce choix de Bruno Rota justement arrêtons-nous sur ce qui a agité les républicains ces derniers jours. De nouveau gouvernement François Xavier Béami compte six membres des républicains alors que la ligne fixée par le parti par Bruno Retaillot dont vous êtes très proche c'était pas de participation. Ce même Bruno Rotaillot qui il y a 10 jours, au contraire avait tout fait pour inciter la droite à participer au gouvernement le Cornu 1.

Il voulait être reconduit à Bovau. Il avait accepté le poste juste avant de faire exploser ce même gouvernement. Qu'est-ce qu'il se passe chez vous et vous avez honte du spectacle envoyé par votre parti ces derniers jours ?

Non, j'ai honte du spectacle envoyé par la vie politique française ces derniers jours. Mais je crois que dans cette situation vous az aucune responsabilité à droite. Mais regardons les choses lucidement.

Ce n'est pas la droite qui a fait tomber le gouvernement le Cornu 1. Ah bon ? Ah bon ?

Faut nous expliquer ça. Ben c'est c'est extrêmement simple. Dimanche dernier, Sébastien Lecornu annonce son gouvernement.

Toutes les oppositions ont dit ce que tous les Français ont vu et ce que nous avons ressenti que ce gouvernement était en fait une manière d'annuler le résultat de la dissolution. C'était le gouvernement le plus macroniste qu'on a jamais vu depuis 2017. Nous étions arrivés autour de Michel Barnier.

Après la dissolution, Emmanuel Macron avait fait le choix de nommer un premier ministre qui n'était pas de son camp pour montrer qu'il avait perdu la majorité et qu'il ne devait plus gouverner le pays. Mais le gouvernement de Sébastien Lecnu, malheureusement, c'était un retour en arrière. C'était une manière pour Emmanuel Macron de reprendre tout le pouvoir et c'est ce que tous vos confrères disent et ce que ce que tous les Français observent.

Et donc ce que nous avons dit, pardon, ce que nous avons dit en conscience, c'est que nous nous devions réinterroger notre participation avant même que nous ayons tranché sur ce sujet, Sébastien Lecnu a présenté sa démission. Mais pourquoi ? Mais parce que c'était une évidence qu'il allait être censuré.

Non mais attendez François Xavier Blam Bruno Rotaillot a été dans le gouvernement d'Élisabeth Borne avec Manuel Vals. dans le gouvernement d'Éab avec Ézabeth Borne en tant que ministre avec Manuel Vals en tant que ministre il a été dans le gouvernement de François Baou qui est le l'ennemi juré de la droite et vous nous dites qu'il peut pas être dans un gouvernement de Sébastien le cornu Michel Bar Michel Barnier était précisément le choix que nous n'avions pas fait c'est le président de la République qui avait fait ce choix le choix qui disait la nécessité d'une forme de cohabitation entre le gouvernement et un président de la République qui avait perdu deux fois les élections législatives. François Baou s'était imposé à Emmanuel Macron, tout le monde le sait et vous l'avez raconté, il y avait toujours une forme d'indépendance qui était encore une fois difficile et pour nous participer à ce gouvernement n'avait rien d'une évidence, mais l'idée était de faire en sorte que dans cette situation où il y avait pas de majorité, nous prenions notre part pour faire que le pays avance.

Avec Sébastien Lecornu, nous croyons possible, nous avions cru possible de continuer ce travail là, mais ce que nous avons compris, c'est qu'en fait, il ne s'agissait plus d'être utile au pays, mais de prolonger indéfiniment le système politique macronien qui a été à plusieurs reprises désavoué par les français. Et du coup, Bruno Rillo a fait un tweet qui a contribué à la chute en une nuit du gouvernement le et on va juste s'il vous plaît, on va juste s'il vous plaît écouter Marc Fen qui était notre invité. Arrêtons de jeter à la figure des noms pour dire ça je veux, ça je veux pas.

Nous sommes dans cette situation parce que dimanche soir il nous a mis dans cette situation. S'il vient nous dire que il vient il veut ajouter sa pierre au chaos, c'est pas ce que j'avais compris de son entrée au gouvernement et de l'entrée au gouvernement DLR en septembre dernier. Entre les tweets, les exclusions, les coups de fil à Matignon, c'est un parti politique ou une thérapie de groupe le LR là.

Écoutez, nous la décision qui a été prise, elle était très claire. Elle a été prise pas seulement par Bruno Rota. Moi, je lui fis reconnaissant d'avoir pris cette décision forte.

Il aurait pu rester accroché à son siège lui aussi. Il aurait pu se coller à son fauteuil en disant je suis ministre, je veux le rester. Non, il a dit en consè vou conscience en conscience ce choix n'est plus possible étant donné la situation devant laquelle nous sommes placés.

Et ce choix, il a été confirmé par une écrasante majorité de notre bureau politique. Et en ce moment, au moment où nous vous parlons, il est soumis au vote de nos adhérents ce soir, parce que vous avez besoin de vous relégitimer François Xavier Bellami parce que tout le monde n'était pas mais parce que ça s'appelle la vie de la démocratie interne d'un parti qui respire et qui demande à ceux qui le font vivre, ce qu'ils veulent de leur famille politique. Donc oui, nous demandons à nos adhérents si ils confirment ou non ce choix de ne pas participer au gouvernement de Sébastien le cor pour revenir sur le le cor. quand il est normal que soit par leond coup de sang de Bruno Retaillot officiellement parce que il y avait trop de macronistes au gouvernement et notamment la présence de Bruno Lemer qui avait été nommé aux armées.

Il est pas lié plutôt au fait que Bruno Retaillot espérait que vous qui êtes l'un de ses amis vous entriez qui êtes vice-président de LR vous entriez au gouvernement et que ça a été refusé par Matignon. Est-ce que c'est pas ça ? D'abord, je ne courais derrière aucun poste.

Bruno Retaillot euh défondit. Il a essayé de ne demandait aucun nombre, aucun aucun aucun euh aucun quota particulier. Nous n'étions pas là pour notre parti politique.

Et si vous savez a suggéré votre nom aux armées, il a peut-être suggéré mon nom, si c'est le cas, je lui en suis très reconnaissant. Mais le fait est qu'il n'a pas pris cette décision parce que je n'étais pas nommé. La vérité c'est que comme tous les Français, c'est pas nous, c'est tous les Français qui ont ressenti la même chose quand ce gouvernement a été nommé.

Qu'est-ce que nous avons ressenti ? C'était un retour en arrière. C'était retour vers le futur.

C'était comme si on était en 2017 et que rien ne s'était passé et que les Français n'avaient pas trois fois aux deux élections législatives depuis 2022 et aux élections européennes trois fois désavoué Emmanuel Macron. Encore une fois, je le redis et ce que nous avons dit pendant toute cette semaine, c'est que nous étions prêts à continuer d'assurer au pays la stabilité dont il a besoin à la condition que le Premier ministre ne soit pas un fidèle du premier cercle d'Emmanuel Macron parce que je crois qu'il faut respecter nos institutions. Nous n'avons pas gagné.

La version, elle a changé plusieurs fois depuis parce qu'au début c'était parce qu'il n'était pas au courant de la présence de Bruno Le mais parce que cette rupture de confiance, elle était aussi symptomatique de cela. Mais ce que nous disions, ce que nous disions, nous ne le disons pas pour nous-mêmes, nous le disions pour les Français parce qu'il faut respecter le vote des Français. Nous n'avons pas non plus gagné les élections législatives.

Évidemment, nous ne revendiquions pas le pouvoir. Ce que nous disions simplement, c'est que ce ne peut pas être toujours les mêmes qui reviennent toujours au même poste quand ils ont été désavoués. On vous entend, vous allez nous dire ce que vous attendez malgré tout encore de ce gouvernement qui compte 6 ministres LR dans un instant, mais tout de suite, il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Manon Lombard Brunel.

L'heure de vérité approche pour Sébastien Lecnule. Le premier ministre fera cet après-midi à 15h sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale. Avant ça, il doit réunir pour la première fois ce matin son gouvernement au conseil des ministres.

Le locataire de Matignon qui est sous la menace de la censure pour l'éviter, certains multiplient les appels à une suspension de la réforme des retraites à Paris. Les tracteurs seront sortis aujourd'hui. Les agriculteurs sont une nouvelle fois appelés à se mobiliser contre le projet de traité de libre échange sur le Mercur.

Manifestation à l'appel de la confédération paysane. Le cortège partira des invalides à midi. La situation toujours très confuse à Madagascar.

Roule président affirme avoir été la cible d'une tentative de meurtre. prise de parole dans un lieu inconnu alors que le pays est traversé depuis quasiment 20 jours par une crise politique majeure. De violentes manifestations antigouvernemental ont fait au moins 22 morts.

Et puis il va falloir se mettre à jour. Microsoft change à partir d'aujourd'hui son système d'exploitation. Mise à jour qui inquiète certains clients dont les ordinateurs ne sont pas compatibles avec cette nouvelle version.

Il pourrait donc être contraint d'en changer. France info le 830 France info. Agath Lambret Paul Larouturou avec François Xavier Bellami vice-président des républicains, députés européens six ministres LR au gouvernement malgré les consignes de Bruno Rotaille au Paul.

Bah oui. Don évidemment la ministre de la culture Rachid Adati et la ministre de réculture Annie Genevard qui ont été immédiatement exclus quelques minutes après leur renomination. C'est pas un peu excessif ?

Mais encore une fois c'est le c'est le c'est le choix que que ces ministres ont fait. C'est pas seulement la consigne de Bruno Rotaillot, c'était la décision très majoritaire de notre bureau politique. Une formation politique, c'est un collectif et à un certain moment, on décide, on a élu un président, on vote pour une ligne précise et quand cette ligne est exprimée par nos instances les plus importantes, et bien chacun doit s'y tenir.

C'est quand même donc vous n'allez pas investir dati à Paris, elle aura pas l'investir sur LR si elle exclu quelques semaines. Là, ce que nous disons est très simple, c'est que ces personnes qui ont fait ce choix et bien on le regrette. Ça ça retire rien.

Non, c'est pas très simple parce que vous l'excluez avant de l'investir potentiellement dans quelques semaines, ça me paraît pas du tout simple. Est-ce que c'est compréhensible colline après colline comme dit Bruno ? La seule chose qui compte aujourd'hui, c'est de garantir la clarté.

Notre famille politique a pris la décision autour de Bruno Rotaillot, mais encore une fois avec toutes nos instances et ce soir avec les adhérents qui vont se prononcer, on verra bien ce qu'ils disent. Ils se prononcent librement. Et bien si il confirme que nous ne devons pas participer, vous savez on n'est pas représentant d'un parti politique pour ses propres titres ou ses propres mérite, on l' au nom de ceux qui nous ont fait confiance.

Et si les militants disent que vous devez y retourner, Bruno Rotaillo va demander à retourner au gouvernement s'il vous su parce que c'est acté là. Non, c'est fini. Non non, mais si les militants si les adhérents si on a vous savez le parti de France qui a le plus grand nombre d'adhérents donc on compte sur eux pour nous dire ce qu'ils attendent de nous.

Si nos adhérents nous disent que nous devons participer au gouvernement, j'en doute fort parce que c'est pas ce que j'entends d'eux. Mais s'il nous disaient cela, eth bien évidemment c'est leur ligne qui s'impose. Et vous pouvez vous permettre de perdre six membres de LR dont des anciens ministres ?

Je crois que ce qu'on peut pas se permettre de perdre aujourd'hui, c'est la clarté. Et moi, je voudrais vous dire, j'en veux beaucoup beaucoup à Emmanuel Macron. Pas parce que il a pris des positions politiques qui sont différentes des miennes.

Ça c'est la vie politique, c'est la démocratie, c'est le pluralisme et j'ai bien sûr du respect pour sa fonction. Mais j'en veux beaucoup à Emmanuel Macron de contribuer à cette ambiance qui s'allume. C'est la faute d'Emmanuel Macron.

Si Annie Jeanevard dit moi en tant que en responsabilité pour servir mon pays, j'étais à l'agriculture dans cette période de crise, je veux rester à l'agriculture. Est-ce que c'est pas ça la responsabilité ? C'est c'est la même situation que celle qu'on a vécu en 2017.

Une succession de débauchage individuel et Sébastien Lecnu d'ailleurs avait dit qu'il ne s'y livrerait pas et je regrette qu'il ait fait le contraire parce que je crois que ça salie tout. Quand un parti politique c'est pas seulement nous d'ailleurs, c'est aussi Horizon. Euh c'est aussi l'UDI.

Quand un parti politique dit "En conscience, "Nous ne souhaitons pas participer au gouvernement", et bien aller chercher des individus qui vont brouiller ce message-là, c'est en fait salir toute la politique et et personne ne se fait d'illusion. Vous savez qu'est-ce qu'il pensent les Français aujourd'hui ? Les Français se disent tous ces gens-là sont attachés qu'à leur place, à leur poste, à leur petites fonctions et ils se moquent absolument du reste.

Et bien malheureusement cette impression là, elle laissera des traces durables sur la confiance que les Français ont dans la politique. Moi, je crois que la politique, c'est autre chose. Je crois que la politique, c'est de la constance, la cohérence, la clarté des convictions.

Et c'est ça qu'on défendra avec les républicains. Attendez encore aujourd'hui de la déclaration de politique générale de Sébastien Lecnu. Il doit s'exprimer cet après-midi à 15h à l'Assemblée.

Mais moi, j'attends et j'espère que Sébastien Lecornu résiste à cette exigence complètement folle des socialistes. Je le redis quand quand je vais aujourd'hui prendre mon train vers Bruxelles pour aller au Parlement européen, je vais retrouver mes collègues de tous les pays d'Europe qui nous regardent avec sidération. Nous sommes le seul pays avec sidération.

Le Portugal a annoncé hier faire des excédents budgétaires. Il baissent les impôts et ils baissent et ils augmentent les pensions de retraite. La Grèce est à 1 % de déficit sur son PIB.

Nous sommes le seul pays en Europe qui est en train de décrocher de ce point de vue de de de sur le plan budgétaire d'une manière extrêmement grave. Nous sommes aussi en train de décrocher dans notre capacité de produire ce dont nous avons besoin. Nous sommes un pays qui s'appauvrit collectivement et revenir sur l'âge de départ à la retraite, ce sera accélérer cet appauvrissement et aggraver le risque budgétaire qui pèse sur le pays.

Mais François Xavier Benam, il y a pas de majorité. Il y a pas de majorité. Mais s'il y a une majorité, la place de Sébastien Lecnu ne tient qu'à un fil.

Vous voyez bien que que les socialistes menacent de le censurer. Il faut vous mettre d'accord. Vous qui avez l'habitude des compromis au le Parlement européen, vous vous n'êtes pas capable de dire il faut aussi le faire en France.

Mais le compromis ça veut pas dire renoncer à l'essentiel. Et là, encore une fois, je le redis, nous sommes en train de bavarder au bord d'un volcan. La vérité c'est que tous les Français le savent, le sentent.

La réalité de cet appauvrissement, nous le nous la connaissons aujourd'hui. Aujourd'hui, le décrochage du niveau de vie d'un français par rapport à un allemand, c'est une réalité que tous les Français sentent dans leur vie quotidienne maintenant. Mais tous les Français savent aussi le risque budgétaire majeur si demain nous rentrons dans une crise financière justement et et la Grèce l'a connu.

D'autres pays européens l'ont connu. Si nous rentrons dans une crise financière majeure, quel responsable politique pourra regarder les Français dans les yeux en disant "Oui, j'ai lâché sur la suspension de cette réforme que j'avais défendu hier, mais c'est parce que j'avais envie de garder mon petit poste, de garder ma petite place." Mais vous savez tous ces gens-là, je le redis aujourd'hui, ils sont en train de mettre de l'argent de côté. peuvent mettre de l'argent de côté en se disant il faut se mettre à l'abri parce que c'est déjà foutu à tous les jeunes question je vous plie il faut qu'on parle de Nicolas Sarkozi l'Union des droites il faut qu'on vous pose la question il faut qu'on puisse vous poser des questions s'il vous plaît le gouvernement va présenter le budget en conseil des ministres tout à l'heure un budget qui sera discuté vous le savez 1493 qui aurait permis de l'adopter sans vote ce qui signifie donc qu'il sera très largement amendable par les oppositions est-ce que ça vous inquiète non Michel Barnier avait fait la même chose hein par respect du du parlement, il n'avait pas utilisé le 493 jusqu'à la dernière étape de l'adoption du budget.

Le seul problème, c'est est-ce qu'il y a une chance que le budget soit adopté par 49 1493 ? Et et et la question qui se pose du coup, c'est est-ce que finalement ça n'est pas un subterfuge qui redonnera tout le pouvoir au gouvernement au moment où il s'agira de faire passer un budget par ordonnance ? François Xavier Bellami, un candidat soutenu par le Rassemblement national a remporté dimanche la législative partielle dans le Tarnégaron face à une candidate socialiste.

Quelques jours plus tôt, Bruno Rotaillot avait lancé cet appel. pas une voix à la gauche. Est-ce que c'est ça l'avenir de LR ?

Un front républicain inversé avec le RN contre les socialiste ? Écoutez, moi j'ai j'ai écouté euh hier ce que Jean-Luc Mélenchon a dit sur la situation à Gaza alors que le président Trump vient de faire un accord de paix qui, j'espère apportera la sécurité à Israël et au peuple palestinien qui était piégé dans ce conflit par le Hamas depuis longtemps. Jean-Luc Mélenchon met sur le même plan des prisonniers terroristes du Hamas et les otages qui viennent d'être libérés sur le même palestiniens ne sont pas des terroristes.

Non, mais en l'occurrence parmi eux, il y en a beaucoup qui étaient détenus parce qu'ils avaient participé à des activités terroristes ou à une organisation terroriste comme le Hamas. Mettre sur le même plan des otages et des terroristes, c'est ce que fait Jean-Luc Mélenchon. Alors ça j'entô mais là je vous parle des socialistes socialistes par des socialistes aussi parce que dans cette même législative partielle sur une autre circonscription celle des français de l'étranger les socialistes soutenaient à nouveau le candidat LFI parce que le NFP n'est pas mort parce que les socialistes ont toujours choisi de s'aller avec la France dire que un second tour PS RM à la présidentielle en cas de présidentiel anticipé ou en 2027 vous votez RM et Bruno Retaillot a été très clair il a dit vous je vous pose la question à vous et moi je vous réponds mais je vous réponds de manière très cla je soutiens la ligne que Bono a défendu et je pense comme dis pas une voix pour la gauche même le Parti socialiste on verra si le parti socialiste arrive à s'émanciper radicalement de la France insoumise aujourd'hui il fait le contraire y compris sur le plan du contenu.

Il y a des sociaux-démocrates dans toute l'Union européenne qui font des réformes des retraites courageuses. Le Danemark pardon le Danemark pays gouverné par les Sociaux-démocrates vient de faire passer l'âge de la retraite à 70 ans. Bon ben tant que les socialistes français auront un programme qui ressemble plus à celui de l'ancien parti communiste et qui s'aligne avec celui de Jean-Luc Mélenchon sur tous les sujets y compris les plus grave comme celui de la lutte contre l'antisémitisme qui malheureusement est devenu le grand drame le grand la grande trahison le grand renimement de la gauche quand quand le parti socialiste continuera de s'aler avec le NFP.

Moi je pense c'est la même chose que Roger Karcii qui est qu'effectivement aujourd'hui il faut une forme de front républicain contre la France. Est-ce qu'il faut une union des droites ? ce Front républicain, est-ce que ça veut dire il faut une union des droites de LRN pour battre la gauche ?

Bah là pour le coup, il suffit d'écouter ce que dit Marine Le Pen qui dit "Je ne suis pas un parti de droite" qui elle pour le coup quand on lui demande de choisir entre Olivier Fort et Bruno Retaillot au deuxème tour dit qu'elle peut pas faire la différence. Donc je crois qu'il faut juste écouter ce que dit Marine Le Pen et on parlait à l'instant de la suspension de la réforme des retraites. Mais mais moi je suis je suis obligé de le dire en un mot je suis obligé de le dire.

La suspension de la réforme des retraites, c'est le programme de Jean-Luc Mélenchon, c'est le programme d'Olivier Fort, c'est le programme de Marine Le Pen. Si nous sommes les seuls à défendre la rationalité nécessaire pour sauver les retraités de ce pays, pour sauver les travailleurs de ce pays, pour sauver les gens de ce pays, pardon, je suis vraiment obligé de vous interrompre parce qu'on a encore deux questions très importantes à vous poser. On a appris hier la date d'incarcération de l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozi.

Ce sera à la prison de la santé le 21 octobre, donc mardi prochain. Qu'est-ce que vous pensez de ce fait politique majeur ? Et considérez-vous comme notre invité David Lisnain il y a quelques jours que Nicolas Sarkozi n'est plus une figure tutellaire de la droite ?

Moi je je pense que cette incarcération, je suis pas un spécialiste du droit, je suis pas un juriste, mais comme un citoyen parmi tant d'autres, je suis profondément préoccupé de ce que cette incarcération signifie parce que Nicolas Sarkozy a été privé de la possibilité d'un appel qui soit suspensif. Le fait que cette incarcération ait été appliquée à titre d'exécution provisoire pour moi ne peut pas se fonder l'exécution provisoire ça écrite par les députés Fran la loi dit que l'exécution provisoire elle est nécessaire quand la personne condamnée représente un danger pour la société quand il y a un risque de récidive de réitération quand il y a un risque majeur qui qui pèse sur la possibilité aussi la gravité des faits reprochés c'est comme ça que moi je fond sur des analyses de juristes éminent qui regardant cette décision dit un jour elle sera étudiée comme un cas très préoccupant de la manière qu'on peut avoir de tordre le droit dire que Nicolas Sarkozy devait aller immédiatement en prison parce que c'est ce que requiert l'ordre public mais pardon mais ça n'a pas de sens. Nicolas SarkoZi pouvait faire appel et il va faire appel et si les juges de premier instant c'était si certain de leur verdict, je ne vois pas ce que la société avait à redouter du fait que la décision qu'il prenait soit réexaminée en appel avant qu'éventuellement elle ne s'applique. 59 obligé de vous interrompre parce que c'est l'heure de la question qui on ne peut pas finir une émission sans la question qui est la question qui fait du toboggan aujourd'hui.

Bruno Rotaillot perd quand même 7 points dans le dernier sondage Ipsos la tribune dimanche il reste à 20 % c'est beaucoup mais il reste quand même il perd quand même 7 points. fait du tobogan dans les sondages. Est-ce que c'est pas le grand perdant de sa de cette séquence par sa propre faute ?

François Xavier Béami ? Mais Bruno Rota a fait une seule faute majeur, c'est d'avoir été fidèle à sa conscience et à ce que les Français attendent. Une forme de droiture et de loyauté.

Si Bruno Rotayo était resté au gouvernement dimanche dernier, que ce gouvernement était tombé 48 heures plus tard dans une censure déshonorante, je pense que vous auriez aussi dit qu'on avait beaucoup perdu. Sébastien le corn lui gagne de point. François Xavier Bami.

C'est très bien. C'est à la fin de l'histoire qu'on verra qu'il y avait raison. Nous avons tenu bon sur nos convictions et moi je crois profondément que quoi que disent les sondages qui sont par définition variables et contingents, on ne perd jamais être fidèle à ses convictions.

C'est avec un score comme ça et avec six membres de LR en moins que vous allez aller à la présidentielle. Mais la présidentielle, c'est dans un an et demi. Beaucoup de choses peuvent se passer d'ici là.

Et encore une fois, je le redis, je pense qu'on prend date aujourd'hui. Et je je voudrais dire à tous les Français qui nous écoutent que ceux qui vous vendent aujourd'hui la suspension de la réforme des retraites qui pourraient vous dire aussi bien allez la retraite à 55 ans, la retraite à 50 ans cela en fait vous mente et je crois que les Français le savent. Ils vous mentent, ils se moquent de vous, ils méprisent votre avenir et ceux qui aujourd'hui refusent de vous mentir seront ceux qui pourront demain incarner l'espérance dont la France aura besoin pour pouvoir se reconstruire.

Merci beaucoup François Bami d'avoir répondu aux questions de France info. Merci Paul, on se retrouve demain. À demain Gat.

Vous nous restez avec nous. Vous nous retrouvez tout de suite pour les informé avec Renault Dévis. [Musique]