Pour Jean-Philippe Tanguy, député RN, "annuler la dette serait un signal désastreux"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Comment qualifiez-vous le début de campagne de vos adversaires ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi annuler la dette serait un signal désastreux ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Que répondez-vous à Marine Tondelier sur la désobéissance civile ?
- 9:00RelanceRéponse partielle
Quelles réformes structurelles propose le RN ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Édouard Philippe propose un moratoire sur l'immigration à Mayotte. Votre réaction ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Les ingérences étrangères vous inquiètent-elles ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
merci d'être là et bonjour à vous, Jean-Philippe Tanguy vous êtes député Rassemblement National de la Somme, président délégué du groupe RN à l'Assemblée, dette, budget, immigration, je le disais la campagne présidentielle démarre sur les chapeaux de roue même si tous les français ne sont peut-être pas au diapason de tout cela et je voulais d'ores et déjà vous faire réagir à l'entrée en orbite de certains candidats rafael glucksmann qui s'est déclaré hier qui se veut la gauche anti-mélenchon jean-luc mélenchon qui se trouve en position de se qualifier au second tour selon un sondage face à marine le pen qui elle est qualifiée quel que que ce soit les duels, Édouard Philippe qui enfourche le thème de l'immigration, etc. Comment vous qualifiez vous-même ce début de campagne et ce début de campagne de vos adversaires qui occupent le terrain ? – Mais écoutez, c'est une fuite, j'allais dire en avant, mais derrière le rassemblement national.
Alors soit comme M. Philippe, on promet d'appliquer le programme de Marine Le Pen, ce qu'il n'a jamais fait, il a fait l'inverse. Soit ce ne sont que de vaines accusations, des diffamations de M.
Attal et d d'autres, sur la Rassemblea Nationale. Et je dois vous dire quand même que je suis assez satisfait de voir que ça ne prend pas, que je veux voir que les Françaises et les Français...
Ça ne prend pas. Auprès de Jean-Luc Mélenchon, ça prend dans les sondages ? Non, mais Marine Le Pen, dans le dernier sondage, il faut le prendre avec beaucoup d qui, évidemment, est totalement faux, qui s'inscrit d'ailleurs, ce que vous avez dit sur M.
Lecornu, dans cette manipulation permanente de la peur qui permet de ne pas parler de leur propre bilan. Parce que tout cet été, c'est quand même l L'effondrement de la politique de sécurité civile. Il faut rendre hommage aux sapeurs-pompiers, à tous les bénévoles partout en France.
C'est des agriculteurs, des honnêtes gens qui les ont aidés. C'est l'effondrement de la politique économique, évidemment, avec la situation du budget. Et ils essaient, si vous voulez, de tromper les Français en faisant diversion.
Ils sont d'accord sur un mot ? Et ça ne marche pas. Il revient beaucoup le mot de rassemblement, Jean-Philippe Tanguy.
Rassemblement pour éviter, disent-ils, d'offrir un boulevard à Marine Le Pen et de se retrouver avec un duel entre le RN et LFI. Marine Tondelier a parlé d'un basculement, d'un autre monde qui pourrait justifier des actes de désobéissance civile, qu'elle qualifie d'ailleurs de résistance si vous arrivez au pouvoir. Que lui répondez-vous Mais c'est collectivement qu'on devrait lui répondre que les propos de Mme Tondelier la disqualifient pour se présenter à une seule élection.
Quand on se présente en démocratie, en République, à une élection, on accepte la défaite, comment dire, sa propre défaite, la défaite de ses idées, parce que les Françaises et les Français auront voté, auront fait un choix, et on n'a pas à faire de la désobéissance civile. Ça renvoie à quoi, la désobéissance civile ? Parce que les mots ont un sens.
Je sais qu'à gauche, on galvote tout, on sacrifie l'histoire avec le Wookies, on n'a pas de mémoire. Les désobéissances civiles se sont dans des régimes autoritaires ou des régimes qui ne respectent pas les droits humains, comme la ségrégation aux Etats-Unis. Elle a dit qu'elle espérait des actes de désobéissances.
Non, non, et ça renvoie à quoi ? Ça renvoie à quoi ? À Madame Tondelier qui était tête de pont à Sainte-Soline, de voyous qui sont allés agresser des agriculteurs qui ont détruit des exploitations agricoles, qui ont détruit des moyens, comment dire, de recherche scientifique et qui ont agressé les gendarmes, qui ont voulu les blesser, qui ont voulu, comment dire, abîmer l'image des forces de l'ordre.
Et Madame Tondelier, il faut dire qu'on était bien sorti malheureusement de cette triste épisode qui aurait dû susciter l'indignation collective. Mais à gauche, c'est vrai qu'ils ont le droit de ne jamais respecter les valeurs de la République. Regardez, on vous interroge sur ce sujet et ça nous interpelle et on le Madame Tondelier, si vous voulez, ne devrait même pas pouvoir se présenter aux élections.
Non, non, écoutez, au contraire, soyez de votre côté aussi démocrate et acceptez qu'elle puisse penser que ça va vous incarner un danger, de son point de vue. Elle ne devrait pas être interdite, évidemment, d'autorité. Je veux dire qu'il devrait y avoir une défense collective de la démocratie et de la République.
Quand vous avez soutenu une action violente, où il y a eu des dégradations de propriétés privées d'agriculteurs, où il y a eu des attaques contre les force de l'ordre, on ne peut pas se présenter à la présidence de la République. Mais si vous voulez, un certain nombre d'anticorps démocratiques, républicains, ne fonctionnent pas quand c'est la gauche. On l'a vu d'ailleurs aussi avec les Insoumis, où les propos tenus par Mme Rima Hassan, et un invité que je refuse de nommer puisqu'il a été condamné pour avoir voulu assassiner un rabbin, était absolument ignoble, honteux, de l'antisémitisme.
Vous dénoncez un abaissement des ligues. L'antisémitisme à ciel ouvert. Démocratique J'ai l'impression qu'un certain nombre de gens, pas nous évidemment, Rassemblement National, s'habituent au pire.
Monsieur Tanguy, allons sur le fond. La question très politique de la dette fait l'objet de nombreux passes d'armes, notamment entre le patron du RN Jordan Bardella et le banquier d'affaires Mathieu Pegas qui se fait l'avocat de la proposition des insoumis d'annuler partie justement de cette dette. Pegas vous fait la leçon aussi en parlant d'économie pour les nuls, vous l'avez attaqué le qualifiant de vaniteux, d'oligarque mais sur le fond pourquoi ce n'est pas possible et dangereux ?
Est-ce que vous arrivez ce soir pour convaincre ceux qui nous regardent à donner un argument solide pour expliquer que c'est impossible ? Et c'est très simple, c'est une dette que notre banque centrale possède. Les intérêts que nous payons sur cette dette pourraient être versés en dividende par la Banque de France, si malheureusement elle n'avait pas des coûts qui fait que malheureusement elle n'a plus versé de dividendes depuis plusieurs années.
Donc si vous annulez cette dette, non seulement ça ne change rien à la situation de l'endettement, mais ça envoie un signal désastreux qui est que la France n n'est pas responsable, n'assume pas le coût de sa politique et utilise de l'argent magique qui n'existe pas. Et si on suivait cette logique, pourquoi on paie des impôts ? Dans ce cas-là, chaque année on crée de la monnaie, on l'a fait à acheter...
Mais non, mais ça n'a aucun sens. C'est-à-dire qu'en fait, quand une proposition est bonne, par définition si elle est bonne, vous pouvez la généraliser. Vous ne pouvez pas généraliser la pensée de M.
Mélenchon, ce qui prouve bien qu'elle est mauvaise. Mais moi je vais vous dire là où j'en veux le plus parce que c c'est une proposition qui ne va pas prospérer et il faut bien le dire qu'il s'est craché sur la réalité. En êtes-vous si sûr ?
Oui je pense, je pense que ça ne va pas prospérer. D'ailleurs M. Pigasse, dans la réponse qu'il m'a faite sur Twitter, commence à reculer en disant que finalement ce n'est pas de l'annulation de dette, c'est une création monétaire perpétuelle.
Je ne sais pas s'il recule, pardonnez-moi une parenthèse, mais surtout lui, il s'amuse de voir qu'il y a encore quelque temps vous trouviez des proximités, même des incointances, des similitudes de projet entre lui-même et Marine Le Peine, notamment sur le financement de la transition énergétique et qu'aujourd'hui vous le considérez comme le grand méchant loup. Oui, je le considère comme le grand méchant loup parce que vous savez M. Pigaz c'est le clone d'extrême gauche de M.
Macron, c'est-à-dire c'est un fonctionnaire qui a trahi l'État pour ses intérêts privé, gagner beaucoup d'argent en vendant l'intérêt général. Mais au-delà de la similitude avec M. Macron, vous voyez, M.
Pigas est très malhonnête parce que je lui réponds « Il a coupé mon extrait ». On ne parlait absolument pas de l'annulation de dette. C'est pour ça que je dis que c'est sur le financement de la La transition énergétique.
J'ai écouté tout l'entretien. Donc vous pouvez voir qu'on ne parlait pas du tout de l'annulation de dette. Oui, mais vous soulignez d'autres similitudes, ce qui peut arriver fort heureusement d'ailleurs.
Bien sûr, mais vous savez, il peut y avoir des bonnes idées partout. Et nous, on n'est pas dans le sectarisme, contrairement à M. qui lui, à mon avis, n'avait pas écouté le raisonnement, puisqu'il n'en a pas.
Mais là où j'en veux beaucoup à M. Mélenchon sur ce qu'il fait, c'est que cette espèce d'agitation assez pathétique, il faut dire, sur l'annulation de la dette, permet de cacher le vrai problème de la la dette. Le vrai responsable, c'est le gouvernement.
Parce que les 3 500 milliards de dettes, oui, mais sauf que ça permet. Le fait d'être de dire raconter absolument n'importe quoi, Madame Mabrouk, comme Monsieur Mélenchon et Monsieur Pigasse, sur la dette permet au bloc centrale, de se donner un bon rôle, de gens raisonnables, alors qu'ils sont tout sauf raisonnables sur la dette. Et c'est là une fois plus que c'est quoi le rôle de M.
Mélenchon ? C'est toujours de protéger le système Macron. Voilà, il a appelé à voter pour lui à toutes les élections.
D'ailleurs, ils lui ont bien rendu, puisque M. Macron, M. Attal et M.
Philippe ont appelé à voter pour LFI également pour bloquer le Rassemblement national. Donc M. Mélenchon, finalement, il est dans son rôle, à savoir la route secours du système, pour raconter n'importe quoi et permettre à M.
M. Lecornu et aux macronistes d'apparaître sérieux, alors que ce sont évidemment des irresponsables sur la dette, entre autres. Mais j'ai retrouvé une interview de Jordan Bardalès très intéressante que vous nous expliquez, c'était dans The Economist il y a un quelque temps où il affirmait que sur la dette, la France n n'évitera pas, avait-il dit, une discussion avec la BCE, laquelle pourrait racheter une partie de la dette française, évidemment souvent avec des contreparties.
Donc vous-même, vous demandez plus de souplesse, vous demandez davantage à la Banque Centrale Européenne. Donc est-ce que le débat est vraiment illégitime ? Ah mais pas du tout, le débat est parfaitement légitif.
Voyez que vous le trouvez pertinent maintenant. Votre question est pertinente, pas la réponse de M. Mélenchon.
Le fait qu'on ait un débat sur la politique monétaire, c'est quand même, excusez-moi, un des fondements du du souverainisme et de la politique gaullienne en France depuis 30 ans. Donc on ne va pas se renier, mais il faut en discuter sérieusement. Or, vous voyez bien que la proposition qu'a fait M.
Mélenchon a ridiculisé malheureusement ce débat, et je crains qu'il ne l'éteint. même si on va essayer de le faire vivre. Qu'est-ce qu'on a proposé au Rassemblement national ?
C'est que, à partir des années 2010, les banques centrales occidentales, américaines, britanniques, japonaises, européennes, ont fait ce qu'on a appelé l'assouplissement quantitatif, c'est-à-dire qu'ils ont racheté sur le marché secondaire de la dette qui existait déjà, ce qui a fait massivement baisser les taux. Et pendant plusieurs années, la France, de M. Hollande et de M.
Macron, ont profité d'une dette abondante à taux zéro, voire à taux négatif. Et nous, ce qu'on proposait, c'est que cette dette soit utilisée pour des investissements d'avenir. Et ce qu'ils ont fait, et c'est là où c'est intéressant, s'il peut me permettre, je finirai là-dessus, Mme Mabrouk, c'est qu'est-ce qu'ils ont fait les irresponsables qui nous ont gouvernés ?
Ils ont utilisé cette occasion inespérée. Moi, quand j'étais jeune, je ne pensais pas que ça arriverait aussi vite. J'étais encore plus jeune.
Et ils ont gaspillé cet argent qu'on aurait pu utiliser pour industrialiser, pour la recherche, pour investir dans l'avenir. Mais qu'est-ce qu'ils ont fait, madame Mabrouk ? Des chèques ?
Des chèques pour rester au pouvoir ? Ils ont acheté les élections avec cet argent magique. Vous parlez des responsabilités, et eux vous appellent aujourd'hui, en tout cas le Bloc Santal, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à la responsabilité sur la question, déjà.
J'ai lu attentivement son courrier. Écoutez, vous n'allez pas nous le lire ici, mais pour résumer, peut-être que je résume un peu trop facilement, c'est le budget ou le chaos ? Mais c'est le chaos.
C'est-à-dire, c'est exactement ce que je vous disais. Le chaos supplémentaire, si vous voulez, est-ce que c'est le moment ? Ça peut difficilement être pire sur le budget.
La France a 3 500 milliards de dettes. Nous avons la charge de la dette qui a augmenté 18 % sur le premier semestre. Bientôt l'entièreté de l'impôt sur le revenu sera gaspillé dans la charge de la dette.
Et en 2032, si Marine Le Pen malheureusement n'était pas élue et mettait en place notre plan de redressement national, on serait à 130 milliards d'intérêts de la dette. Contre 50 il y a 10 ans, on connaît le Rendez compte de ce que ça représente, pour ceux qui nous écoutent. C'est à la fois le 130 milliards, c'est à la fois le budget de l'éducation nationale et de la défense.
Je crois qu'on s'en rend compte. Je ne sais pas, en tout cas, vision, M. Lescure, ce matin sur BFM TV, il ne s'en est pas rendu compte puisqu'il n'avait Il n'y a strictement rien à proposer.
Lui, il appelle à une discussion, notamment avec vous. Mais qu'est-ce qu'il propose ? Attendez, c'est vous qui allez me dire quand même.
Il était chez vous ce matin, enfin chez vous. Je sais bien. C'est votre collègue Madame de Malherbe.
Mais c'est la même chose. Vous ne connaissez pas les grandes lignes du budget. Eux non plus, s'ils vous voulez.
Moi, je les connais, les grandes lignes. Ce qui permet de dire à M. Mélenchon...
Ce qui est un peu inquiétant, c'est que M. Lescure ne connaît pas les lignes de son budget. J'invite tous ceux qui nous écoutent à aller l'écouter ce matin.
S'ils ont beaucoup de patience, c'est un peu de temps à perdre. Là, vous êtes en train de me préparer la réponse qui est celle, je ne sais pas, on ne sait pas au RN si on va appeler ou pas pour la censure. C'est ce que vous êtes en train de me dire ?
Nous, on a une position constante à Mme Mabrouk. On attend de voir le texte, on attend de voir le budget et on réagit à un texte qui existe. – Monsieur Tanguy, arrêtez, pardonnez-moi, c'est un peu de la langue de bois.
Vous connaissez parfaitement les grandes lignes de ce budget. – Et vous connaissez la situation ? – Vous non plus, vous ne les connaissez pas parce qu'ils n'ont rien dit ce matin. – La situation qui est celle de notre taux d'emprunt qui est au-delà de 4%, la question c'est tout simplement… – Pour que les gens se rendent compte, c'est autant que pendant la crise financière de 2008. – Très bien, est-ce que la France a besoin d'un budget de stabilité avant la présidentielle ? – Mais bien sûr, mais il aurait fallu ce budget l'année dernière, et il y a deux ans, il y a trois ans. – Mais c'est toujours le même cinéma avec eux, c'est-à-dire qu'ils prétendent.
Et c'est là où je suis assez satisfait de voir que l'opinion publique française comprend Je comprends bien que les macronistes et M. Lecornu veulent les manipuler. Ils arrivent toujours comme des loups déguisés en agneau, en disant « on veut discuter », mais ils ne discutent de rien.
Et à la fin du budget, vous en avez vu d'autres, madame À la fin du budget, ils appliquent exactement ce qu'ils avaient prévu au début. Mais vous, vous êtes l'inverse, vous êtes l'anion déguisé en loup. On ne comprend pas.
C'est-à-dire que les insoumis vous disent, à raison, que vous avez, selon eux, en tous les cas, sauvé plusieurs fois la tête d'Emmanuel Mais le Macron, ce n'est pas...
En ne votant pas, en n'allant pas vers la censure. Donc la question est simple. On a toujours censuré sur le budget.
Je ne vois pas de quoi il parle. Et cette fois ? Mais on On verra, enfin plus, nous, mais non, mais là-dessus, on ne cédera pas.
On ne veut pas être une espèce de caricature vivante comme M. Mélenchon qui censure un texte qu'on ne connaît pas. Donc on va voir ce qu'il nous propose. – Donc vous dites que la responsabilité, c'est de discuter, notamment aussi sur la désindexation des retraites.
D'ailleurs, c'est M. Lescure qui l'a révélé, mais ce n'était pas un secret. Je suis allé le voir avant l'été pour voir ce qu'il proposait.
Je n'ai pas eu beaucoup plus d'informations sans travers de secrets de ce que j'ai entendu ce matin. Donc je vois qu'en un mois, M. Lescure, malheureusement, je ne sais pas s'il n'a Il n'a pas travaillé, mais en tout cas publiquement, il n'a pas progressé.
Mais non, écoutez, on fait une rentrée politique. Vous êtes ministre de l'Économie, comme M. Lescure.
On vous attend sur le budget. On a entendu des rumeurs. Vous arrivez le matin et vous dites...
Vous connaissez les budgets macronistes depuis un certain Vous connaissez les grandes lignes de solitude. Non, je ne les connais pas et vous non plus parce qu'il ne les a pas dites. Et ce matin, Mme de Malherbe lui a demandé « il faut 28 milliards d'économies ».
Qu'est-ce qu'il a répondu ? Je ne sais pas. Donc écoutez, un ministre de l'économie qui ne sait même pas combien d'économies il faut réaliser, j'allais dire un truc un peu plus vulgaire, ça fout la trouille.
En tout cas ça ne me rassure pas sur ce qu'ils veulent faire mais c'est comme d'habitude. Où sont les réformes structurelles ? Un moment ils nous annoncent ce qu'on appelle les réformes structurelles qui sont censées régler les fondamentaux des déséquilibres économiques.
Qu'est-ce qu'il a dit ? Il a parlé des franchises médicales, qu'ils ont d'ailleurs fait dans le dos des Français cet été. Je suis désolé, ce n'est pas une politique structurelle.
Ça économise au mieux quelques centaines de millions d'euros. On parle d'un déficit qui se compte en plus de centaines de milliards. Tout ça est absolument ridicule.
Un côté un peu paradoxal. Il y a une phrase que vous avez dit tout à l'heure, je reprends votre expression, il y a une phrase qui n'a pas suscité la peur mais la la controverse auprès du bloc central c'est celle de marine le pen qui a promis de nettoyer les écuries d'ogea ce que sont devenus selon elle les comptes de la nation à me sèche camille en colère notamment bruno le maire et d'autres et vous parlez de réformes structurelles, mais eux vous reprochent justement de ne pas avoir dit banco sur les réformes structurelles et donc d'avoir aggravé la situation et participé à ces écuries-là. – Mais on a bien fait.
Pourquoi ? Parce que ces réformes ont été votées, elles ont été appliquée ? Est-ce que le déficit a été résorbé ?
Elle a été appliquée à un an, ils l'ont abandonnée. Vous savez très bien que pour infuser, une réforme doit être appliquée pendant un certain temps. Peut-être, mais c'est eux qui l'ont abandonnés, d'une part.
D'autre part...
Et ça a coûté combien ? Ça a coûté combien ? Les socialistes et de nous.
Mais parce que ça ne fonctionnait pas. On nous avait annoncé des milliards d'économies sur les retraites. Ça a coûté 200 millions d'euros.
En fait, en suspendant la réforme des retraites, ils ont démontré qu'elle ne fonctionnait pas. Mais l'assurance chômage, la réforme de l'assurance chômage, elle est passée. La réforme du RSA qui se disait de faire des milliards d'économies, elle est Dites-tu, malgré vous, réforme de l'assurance chômage, réforme du RSA, retraite, régulation des dépenses de l'assurance maladie ?
Donc ces grandes réformes structurelles des macronismes n'ont pas fonctionné et le déficit public est pire que prévu. Là c'est passé un peu incognito, il y a ce qui est sorti pour le premier sommet, ce qu'on appelle la situation mensuelle du budget SMB. C'est sorti, le déficit public est complètement dans le décor, il dépasse de 6 % les prévisions, la charge de la dette c'est plus 19%, les dépenses courantes c'est plus 4%, donc ce gouvernement ne maîtrise pas ses propres dépenses et ne tient pas son propre budget.
C'est ça le problème Mme Mabrouk. Mais ce qui est intéressant, Donc dans ce contexte vous ne savez toujours pas ce que vous ferez ? Mais non, on fera des propositions comme on les a toujours fait de dépenses pour le coup de réduction des dépenses structurelles.
Et en plus on baisse tellement les mauvaises dépenses. La discussion et la décession ce matin ouverte par M. Lescure, vous lui répondez quoi ?
Mais on ira, moi j'y suis aller discuter avec lui. Je suis sorti de la discussion avec M. Lescure, avec les mêmes questions avec lesquelles j'étais entré, puisque je n'ai eu aucune réponse et j'ai écouté attentivement votre collègue Madame de Malherbe ce matin et j'ai l'impression de s'en parler à sa place, qu'elle a posé de bonnes questions et qu'elle n'a eu que des mauvaises réponses.
Alors vous allez essayer d'apporter de bonnes réponses ce soir. Une question assez directe, votre programme économique qualifié parfois de gauche Jean-Philippe Tanguy est sous votre impulsion est souvent critiquée par un courant libéral, notamment David Lissnard et Sarah Knafo et d'ailleurs par votre allié Eric Ciotti qui veut une inflexion véritablement de votre orientation. Qu'est-ce que vous lui répondez ce soir Non, mais c'est un peu étrange parce que Mme Knafo et M.
Lysnard, 80 % de leurs propositions viennent du programme du Rassemblement National qui n'a pas été fait sous mon impulsion, mais sous celle de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Moi je suis au service de Marine Le Pen et Jordan C'est pas moi qui écris les programmes, tout ça c'est de la désinformation et je ne m'attribue pas le travail des autres. Ils vont pas promettre de remer l'âge du départ à 62 ans même avec 42 annuités, c'est pas du tout ce qu'ils proposent Mais oui, ça fait partie effectivement des 20 % de différence.
Le gros de leur programme n'est pas le vôtre. C'est vrai que tout ce qui est libération des énergies, baisse des impôts, tout vient du programme du Rassemblement national. Par contre c'est vrai que sur la justice fiscale, il ne faut pas compter sur M.
Lisna ou Mme Cnafo, pour mettre de la justice. Or il n'y aura pas de réforme dans notre pays. D'ailleurs dans le débat que vous avez eu avant que j'arrive sur le plateau, certains ont dit oui que M.
Macron avait tenu les comptes et les impôts avant 2022. Je rappelle qu'il y a eu la plus grande révolte fiscale de l'après-guerre, qui s'appelait les gilets jaunes. Donc je crois que vos intervenants devraient peut-être aller un peu sur le terrain parce que peut-être que dans les salons parisiens, on trouvait que M.
Macron était formidable sur les impôts. Sur le terrain, et vous le connaissez bien, les gilets jaunes n'étaient pas pas vraiment d'accord sur la baisse des impôts et pour cause. Les impôts ont flambé pour les classes moyennes et les vrais entrepreneurs.
Autre thème, M. Tanguil, les propositions de l'ex-premier ministre Edouard Philippe, que ce soit sur un moratoire de l'ensemble des demandes d'asile et des demandes liées au regroupement familial sur l'île de Mayotte pendant la durée du quinquennat là ce sont des résolutions qui vont dans votre sens vous allez dire que l'un copie sur l'autre mais est-ce que malgré tout si on pense de votre point de vue que c'est une bonne chose vous dites banco mais toute victoire idéologique du rassemblement national et ben apprendre. Et le fait que ceux qui ont échoué reconnaissent que la solution, c'est le programme que proposait face à eux il y a encore quelques semaines Marine Le Pen et Jordan Bardella et pas le programme qu'ils ont appliqué à la tête de l'État, on ne peut que s'en féliciter.
Moi ce qui m'inquiète par contre, c'est que des gens qui ont tout échoué, veuillent toujours se présenter à tout. Il se présente comme le candidat de la fermeté migratoire. Il maintient qu'entre 2017 et 2020, il a fait baisser l'immigration familiale que le taux d'exécution des OQTF a a augmenté.
Il y a une bataille de chiffres entre vous et ces citoyens ? Non, mais il n'y a pas de bataille de chiffres, ça n'existe pas. Je veux dire, M.
Philippe habite dans un monde parallèle où il a été un excellent Premier ministre, où il a bien géré les comptes publics alors qu'il les a ruinés, où il a relancé l'industrie alors alors qu'il n'a rien relancé du tout, où il a baissé les impôts alors qu'il y a eu les gilets jaunes, et où il a soi-disant amélioré la situation migratoire alors qu'il a augmenté les titres de séjour et que l'immigration est hors contrôle. Vous allez le faire passer pour un apôtre de l'immigration massive. Mais c'est un apôtre de l'immigration – C'est un immigrationnisme ? – Bien sûr, d'ailleurs, dans le même moment, il va vous dire qu'à Mayotte, il faut prendre des mesures très dures qu'il n'a jamais prises quand il était au pouvoir.
Et en même temps, puisqu'ils adorent ce genre de formule, eh bien, vous verrez qu'à la rentrée politique, il va nous expliquer qu'il nous faut toujours plus d'immigration. pour l'économie, alors que le chômage chez les immigrés est le double que chez les nationaux. Donc tout ça n'a absolument aucun sens.
Monsieur Philippe, de toute façon, était à plat ventre comme monsieur Macron avec l'Algérie, par exemple, et donc qui étaient incapables de gérer la situation migratoire, puisque ça impose de faire respecter la France à un certain nombre de pays qui ne reprennent pas leurs ressortissants. Et je vous rappelle que le fait de ne pas reprendre ces ressortissants, c'est ne pas respecter le droit international et l'état de droits dont on nous rabâche toute la journée. C'est intéressant de vous parler de l'Algérie et de notre souveraineté également.
Il en est question avec certains candidats et la question de l'ingérence étrangère, notamment russe, qui est au centre aussi de leur campagne, je parle d'Edouard Philippe, de Raphaël Glucksmann ou encore de Gabriel Attal. Ces alertes ne semblent pas Jean-Philippe Tanguy vous inquiétez vous semblez les minimiser ou les relativiser Nathalie Loiseau d'ailleurs remet en cause votre patriotisme à ce sujet pourquoi cela ne vous inquiète pas parce que moi je lis les rapports des institutions qui sont en charge de protéger la démocratie et la république le rapport est disponible pour ceux qui nous écoutent, il est public, ils disent que toutes les ingérences russes elles existent mais sont toutes maîtrisées et qu'elles n'ont pas d influence sur le débat électoral français. Et il faut s'en féliciter.
Elles existent donc ? Bien sûr qu'elles existent. Le Rassemblement national a demandé et obtenu une commission que j'ai présidée sur les ingérences étrangères.
Vous étiez très en colère contre ces conclusion. Parce qu'elles affirmaient qu'il y avait un lien direct entre vous-même et le cramon. Oui, mais vous savez, le but de cette commission n'était pas que les macronistes disent la vérité, on sait qu'ils mentent.
C'était que les institutions en charge de la sécurité des Français, les services de sécurité, la commission des comptes de campagne, TRACFIN qui s'occupe de la fraude financière, puissent exprimer le fait qu'il n'y avait pas d'ingérence du Rassemblement Et ce qui est très grave, c'est qu'effectivement, les macronistes ont pu faire un rapport qui était contredit par toutes les déclarations des institutions. Mais je vous rassure, ce n'était pas naïf. Notre but était d'avoir les déclarations des gens en qui on peut faire confiance, ceux qui dirigent les institutions de la République et pas le menu frottin de la Macronie qui raconte n'importe quoi du moment que Emmanuel Macron leur demande de mentir.
Et je vous rappelle qu'ils ont auditionné Marine Le Pen sous serment. Moi j'ai fait trois signalement au procureur pour des cas d'ingérence que j'ai découvert. Est-ce que les macronistes ont fait un signalement sur le témoignage de Marine Le Pen qui a certifié évidemment qu'il n'y avait pas d'ingérence au Rassemblement National ?
Non, ils avaient dit qu'ils feraient. Ils avaient dit qu'ils le feraient. Ils ne l'ont pas fait puisqu'il n'y avait rien à dénoncer.
Et parfois, il n'y a pas besoin d'ingérence étrangère pour être déstabilisé de l'intérieur. Je parle du vol XXL de nos données sensibles, notamment fiscales, mais pas seulement. Pas de démission, mais les excuses de la part du ministre des Comptes publics, ce matin d'ailleurs, puisque vous avez écouté attentivement cette interview.
Monsieur Lescure a aussi formulé des excuses, reconnaissant aussi que nous ne sommes pas au niveau. Mais c'est incroyable, au bout de 10 ans, d'être capable de dire qu'ils ne sont pas au niveau. C'est-à-dire que dans les ingérences étrangères, madame Mabrouk, il y a ce qu'on appelle le cyber-rançonnage, il y a les attaques, elles sont identifiées.
Donc ça veut dire que ces gens qui parlent des ingérences étrangères dans tous les médias qu'ils font, sur tous les plateaux, dans tous les éléments de langage, n'ont même pas protégé les données des Français dans les ministères pour lesquels ils ont la charge. Et ils ont encore menti, parce que moi j'ai le demandé publiquement à monsieur Amiel, il a parlé d'une attaque sophistiquée. Alors où est la sophistication ?
Puisqu'ils ont en fait récupéré un code, qu'ils sont rentrés dans le le logiciel, et qu'ils ont tiré les données. Où est la sophistication ? Je suis sûr que vous et moi, on aurait été capables, si on avait été malhonnêtes, de faire ce qu'a fait ce hacker.
Ce n'était pas du tout sophistiqué. Mais le fait qu'il mente, toujours mentir, pour se couvrir. Excusez-moi, qui a s'excusé en premier ?
Ce n'est pas un ministre qui s'excusait en premier. C'est la directrice du budget. C'est-à-dire qu'ils sont tellement lâches.
Ils sont tellement lâches. Il faut utiliser le bon mot qu'ils envoient une haute fonctionnaire pour se couvrir au lieu d'assumer leur responsabilité depuis 10 ans. C'est bien vous qui déclariez il y a quelque temps, sur l'antenne de CNews d'ailleurs, en évoquant la vérification d'identité obligatoire pour tous sur les réseaux sociaux.
Vous disiez quand même, je vais vous citer, c'est assez...
Ah mais j'assume. Vous assumez, c'est assez savoureux. On fera le même système que se connecter aux impôts et il n'y a pas plus sécurisé et confidentiel que le système des impôts.
Vous avez eu du nez. Déjà j'ai vu au conditionnel, mais je vais vous dire ce qui s'est passé ? En tant que député...
Mais non, mais excusez-moi. En tant que député de la République, on auditionne des fonctionnaires, des ministres. Vous reprochez au gouvernement d'avoir eu confiance comme fou, M.
Tanguy ? Non, mais moi, je suis pas à la tête du ministère, Mme Mabrouk. Je suis pas à la tête du service.
Je n'auditionne pas ceux qui s'occupent de la sécurité informatique. Quand vous êtes parlementaire...
Non, mais c'est intéressant, la question que vous avez posée. Moi, je ne vais pas me défiler. Pêcher par naïveté, alors ?
Peut-être que j'ai pêché par naïveté. Mais dans une République, dans une démocratie, si les parlementaires posent des questions à des fonctionnaires, et que ces fonctionnaires mentent aux parlementaires. Est-ce que le problème c'est que le parlementaire a confiance dans le fonctionnaire ?
Vous pensez que des membres de l'administration ont menti ? Non mais ce n'est pas que je pense, mais je le sais. Puisque plusieurs fois j'ai eu plusieurs auditions en tant que rapporteur de président, notamment dans le cadre de cette commission.
Les fonctionnaires nous ont assuré que les services des impôts étaient les mieux protégés avec le ministère de la Défense. Le ministère de la Défense était le mieux protégé et en fait on se rend compte que non seulement ce n'était pas protégé, mais qu'en plus les budgets attribués à la protection n'étaient pas dépensés. C'est-à-dire qu'ils n'ont même pas essayé de protéger les Françaises et les Français.
Donc évidemment que tout ce petit monde devrait dégager, et aussi que certains devraient se taire. Parce que quand M. le maire...
Ça appellera un peu d'humilité quand vous-même vous croyez il y a encore quelques mois que c'était impossible ? Mais moi je n'ai pas de...
Écoutez, je ne vais quand même pas m'excuser. Non, ils font sa politique quand même. Madame Mabou Vous n'êtes pas dans le cœur de la machine c'est ce que vous dites Non, non, ce n'est pas le cœur de la machine c'est qu'il y en a qui sont à la tête de l'Etat et il y en a qui sont dans l'opposition Si en tant que membre de l'opposition on ne peut plus avoir confiance dans les auditions de la république, il n'y a plus de démocratie et il n'y a plus de médias non plus parce que s'ils mentent aux parlementaires, ils mentent aux journalistes et s'ils mentent aux journalistes, ils mentent aux français Alors j'interroge le membre de l'opposition que vous êtes parce qu'au 1er septembre, des millions d'entreprises françaises seront obligées de passer à la La fameuse facturation électronique, alors est-ce qu'il faut annuler cette réforme compte tenu des ratés que l'on connaît en matière de sécurité ?
Et je mets de côté le coût et tout le reste. Il faut évidemment la suspendre. Aujourd'hui, la confiance est rompue et il faut rétablir une confiance suffisante avant d'obliger les entreprises, évidemment, à aller au bout de cette déclaration automatique.
Il y a quelque chose que je ne comprends pas, très honnêtement chez vous, M. Tanguy, par exemple, sur le thème relatif aux réseaux sociaux et à leur Alors, interdiction moins de 15 ans. Le débat a animé, évidemment, l'actualité il y a quelque temps.
Vous confirmez que vous pourriez voter le texte s'il était écrit différemment après la censure du Conseil constitutionnel lorsqu'il reviendra au vote C'est une question aussi, par ailleurs, il y a la protection, évidemment, de nos enfants des minières, mais de liberté fondamentale. On n'a pas connu le RN, j'avoue, sur cette ligne-là. Mais si, parce que, si vous voulez, sur l'interdiction des réseaux au moins de 15 ans, il y a un sujet.
Les parents sont désemparés, il y a des menaces, nous avons nos jeunes qui sont exposés. Appeler à la responsabilité des parents aussi. Oui mais c'est pas si simple, vous savez, moi j'ai pas la chance d'être parent, mais je vois des parents qui viennent nous voir, qui parlent, qui se sont désarçonnés c'est pas si facile que ça de dire il n'y a qu'à Faucon moi je ne juge pas les parents il y a beaucoup de parents de bonne foi C'est elle la fille qui se retrouve à défendre la liberté contre le caractère qui peut paraître intrusif du contrôle d'identité. – Non mais les filles, ils sont contre tout. – Non, non, soyons honnêtes, non, soyons obligés. – Ils sont contre tout, ils n'ont jamais rien voté, les filles. – Là, ils estiment qu'il faut sanctuariser la liberté au-delà de tout, c'est un véritable – Mais non mais ce n'est pas vrai, parce qu'ils ne vont pas au bout de leur raisonnement.
Est-ce qu'ils interdisent l'accès à la pornographie aux mineurs ? Oui, donc ce n'est pas vrai qu'ils sont pour la liberté absolue, tout ça est de la mauvaise foi. – Le liberté absolu n'existe pas, mais est-ce que vous, vous n'êtes pas en train d'accompagner une pulsion autoritaire protéger les moins de 15 ans, ce n'est pas une pulsion autoritaire.
Que savez-vous de ce qui sera fait demain ? Non mais on ne peut pas, si vous voulez, juger un projet par rapport à la dérive de ce projet. Parce que dans ce cas-là, on ne peut plus rien voter, parce que tout bon sentiment ou tout bon projet peut être détourné de son attention.
Mais Jordan Bardella, qui avait fait un énorme travail de terrain sur l'interdiction des jeunes, avait soutenu cette interdiction des réseaux au moins de 15 ans et évidemment il avait raison. Mais on s'est abstenu sur la version finale de ce texte, car il y a eu un ambroglio entre ce que proposait le gouvernement et ce que voulait faire la Commission européenne. Tant et si bien qu'on ne comprenait plus comment le gouvernement voulait opérer cette loi et le Conseil constitutionnel a d'ailleurs censurés, se mettant en porte-à-faux avec le droit européen.
Donc en fait on est totalement bloqués sur le sujet de la protection des mineurs parce que la France est entravée par la Commission Européenne. Vous l'accompagnerez ? Aujourd'hui je ne vois pas comment par rapport aux instructions de la Commission européenne, je ne vois pas comment ils peuvent s'en sortir.
C'est-à-dire que là, ils sont bloqués entre leur soumission à Bruxelles... – Ce n'est pas ma question. – Oui, mais c'est un peu la réponse technique quand même. – Vous, le Rassemblement national, vous étiez, ou vous êtes peut-être toujours, je ne sais pas, le garant, le protecteur, en tout cas, vous vous présentiez ainsi des libertés, des des libertés fondamentales, contre des contrôles, même si c'est pour les mineurs et les enfants qui peuvent être jugés intrusifs.
Et là on vous trouve de l'autre côté de la barrière. C'est quand même assez étonnant. Certains disent que vous macronisez à JT ce grand-mai sur ce Non, mais excusez-moi, on ne va pas laisser...
Peut-être que c'est le cas. Pas du tout. Il n'en va pas laisser le monopole de la protection de l'enfance aux macronistes qui l'ont si mal défendu depuis 10 ans.
Mais l'enjeu de la protection des enfants, des adolescents aussi bien sûr mais oui mais d'accord mais il faut prendre des dispositions et je suis désolé j'ai présidé la commission sur les ingérences la chine utilise les réseaux les écrans pour pour saccager la jeunesse française. Un certain nombre de gens qui ne cherchent qu'à faire de l'argent sont en train de manipuler nos jeunes. Vous savez très bien qu'aujourd'hui il y a un problème de concentration, il y a un problème de contenu.
Moi quand j'étais jeune on pouvait se faire embêter à l'école, quand on rentrait on était protégés. Maintenant les jeunes qui se forcelaient toute la journée à l'école, ils se forcelaient le soir, la nuit, le matin. Vous pouvez signer que demain ce ne sera pas un contrôle d'identité intrusif généralisé, je ne veux pas exagérer, il ne s'agit pas d'être complotiste mais on ne sait pas où sera la digue, vous pouvez signer que ce ne sera pas comme ça demain ?
Mais on ne peut jamais garantir qu'un système ne soit pas dévoilé. Je n'ai pas dit que ce n'était pas un vrai sujet Mme Mabrouk, j'ai juste dit...
Donc vous avez une inquiétude aussi D'accord, mais ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, nos enfants, enfin les enfants, les jeunes ne sont pas protégés. Ils sont exposés. Non, mais c'est-à-dire qu'on oppose un risque potentiel, parce qu'il y a toujours un Il n'est pas anodin.
Je n'ai pas dit qu'il était anodin, mais il est potentiel à une réalité de la même...
Mais si votre base ne...
Ce que je ne veux pas dire, c'est que vos militants s'impatient de Je suis désolé dans ma circonscription où je n'ai On n'applaudit pas dès demain. Si, moi je vous le dis, parfois...
Personne ORL n'est troublé par cette opposition. Moi vous savez, j'ai plein de défauts, mais je ne suis pas un menteur. Je n'ai pas vu des électeurs de ma circonscription se plaindre, bien au contraire, sur l'interdiction des réseaux au moins de 15 ans.
Je vais vous dire par exemple qu'il y a une disposition qu'il faut expliquer, parce que j'ai eu des plaintes, c'est sur notre vote sur les pesticides que nous avons rattrouillis par la loi agricole et il faut expliquer aux Français notre vote, il faut expliquer la réalité des études qui montrent que ce ne sont pas des pesticides dangereux, qu'ils étaient nécessaires. Et là, il faut défendre notre vote. Donc vous voyez, quand il y a des votes, effectivement, où il y a eu des retours de terrain inquiets, il faut qu'on aille expliquer à nos électeurs pourquoi on l'a voté, pourquoi on a défendu les agriculteurs, mais je ne vais pas vous inventer des plaintes sur les réseaux sociaux qui n'ont pas existé.
On verra si votre argumentaire aura convaincu. Il y a des gens qui posent des questions légitimes. Ce n'est pas parce qu'ils sont minoritaires qu'il ne faut pas les écouter.
Donc moi j'ai vu sur les réseaux sociaux des gens qui étaient mécontents. On peut échanger, on peut débattre, il faut les entendre. Mais ce n'est pas parce qu'une minorité n'est pas contente qu'une majorité et en particulier de parents ne souhaitent pas protéger leurs enfants une fois plus aujourd'hui.
C'est bien beau de dire qu'il faut que les parents défendent leurs enfants. On voit bien qu'ils sont désemparés, que ce n'est pas si facile et que ce sont des millions d'enfants et de jeunes qui sont exposés. Et malheureusement, s'il y a encore des malheurs des enfants, des adolescents qui commettent l'irréparable à cause de cette manipulation sur la réseaux sociaux, eh bien on n'aura que nos yeux pour pleurer.
Et je peux vous dire que quand vous recevez une famille qui est victime, vous ne pensez pas au péril, vous pensez à la réalité. Mais je vous remercie d'avoir posé cette question et je ne pense pas mettre des fossés. J'ai encore deux questions, s'il vous plaît, qui ont trait à la politique, mais pas seulement, puisqu'il s'agit de Patrick Bruel, de sa grande tournée en octobre.
Il y a des maires, dont aussi un maire d'hiver droite, qui souhaite que la tournée de Patrick Bruel soit tout simplement annulée. Il y a une instruction en cours, je le rappelle, des plaintes, une trentaine lui a droit, la présomption d'innocence. Est-ce qu'un maire, Erin, pourrait aussi ajouter son nom à cette liste de maires qui disent écoutez non au nom de la décence par rapport à ces victimes présumées, je ne veux pas accueillir cet artiste dans ma ville ?
Les maires sont libres de choisir leur programmation mais c'est vrai que c'est condamné par avance monsieur Bruel et que chacun a droit à la présomption d'innocence même quand les témoignages des victimes qu'il faut évidemment respecter et entendre vont dans le même sens mais une fois plus il faut respecter la justice mais c'est surtout, personne n'est obligé d'aller voir monsieur Bruel. C'est une chose, est-ce que c'est une forme de tribunal municipal avant la justice ? Non mais c'est pas le tribunal, mais vous savez, c'est au public aussi de tirer des enseignements.
Et voilà, donc les maires font ce qu'ils veulent. Moi j'estime qu'on n'a pas à condamner M. Bruel par avance et à la place de la justice, mais moi à titre personnel, je n irai pas voir monsieur Patrick Voel.
Manon Aubry affirme que taxer les riches ne suffit pas, les milliardaires sont nuisibles. Sauf monsieur Pigasse. Il faut les interdire.
Il faut les interdire. Que lui répondez-vous Non mais ce qui est dommage c'est qu'on va pas interdire Madame Aubry parce que dès qu'elle part je pense qu'elle fait des voix. On a commencé par dire au contraire.
On a fait une ode à la démocratie. Madame Aubry si vous voulez, Madame Aubry en disant des énormités pareilles, espèce de pulsion totalitaires pour stigmatiser une population. Dans les milliardaires, vous avez des gens qui ont inventé des remèdes médicaux, des dispositifs médicaux, qui ont révolutionné le monde, qui ont inventé des logiciels internet.
Enfin, Mme Aubry, qui n'a rien rien à faire et rien à inventer dans sa vie, en fait, jalouse. En fait, ce n'est pas que elle est fille, c'est la française. Non, mais c'est aussi les aigris.
Ils ne sont pas insoumis, ils sont aigris, ils détestent tout le monde, ils détestent les Français de confession juive, ils détestent les patriotes, ils détestent ceux qui ont réussi dans la vie, ils détestent la France. Ils n'aiment que M. Mélenchon, ce qui n'est pas brillant. – Pour votre avis, vous êtes en forme pour cette rentrée médiatique.
Merci Jean-Philippe Tanguy. – Merci à On va suivre tout cela. Bonne soirée à vous.
Merci d'être venu sur BFM TV.
Jean-Philippe Tanguy