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interviewSud Radio· 17 juillet 2026 71 min

Marine Le Pen propose un référendum sur le voile

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedo [musique] approchez approchez amis auditeurs, c'est les débats qui commencent. Vous avez la ligne directe pour venir participer à la conversation en studio.

C'est le 0826 300300. Vous avez également le site sudradio.fr, les réseaux sociaux ainsi que l'application.

De quoi on va causer ? Ben tiens, pour beaucoup d'entre nous qui vous écoutez, ça va peut-être vous parler. On va causer mariage d'ici une petite heure.

Est-ce que le mariage est dépassé, démodé, [musique] démonétisé en France ? C'est une grande étude sur les évolutions familiales et on découvre que ben le mariage n'a plus la côte. On fait des enfants en union libre, on se paxe par contre de beaucoup plus.

On met en avant le travail. Tiens, vous êtes marié, vous êtes divorcé. Marié c'est une vraie source d'épanouissement.

Vous allez peut-être nous le dire. Au contraire, marié a été une grande erreur parce que ça nous met dans un monde à part. Et puis comme vous le savez, 100 % des divorces, c'est parce que avant il y a quand même eu un mariage.

Donc est-ce qu'aujourd'hui en France le mariage est totalement démonétisé ? Amis auditeur, vous avez la parole au 0826 300300. On va également causer politique avec une liste des candidats qui est déjà très nombreuse pour 2027 et un nom qui est aujourd'hui dans le Parisien, un nom qu'on sait sérieux, qu'on sait certainement en capacité d'eux.

Il s'appelle Bernard Casneu alors sans dire qu'il est candidat, en tout cas, il fait une grande lettre pour parler projet au français pour dire que de toute façon les primaires c'est un peu ringard, c'est un peu dépassé, qu'il faut causer et qu'on ne se présente pas devant les Français uniquement avec sa bonne bouille, sa cravate et ses costumes, mais avec un projet sur lequel on a travaillé. Après tout, Bernard Casneu pourquoi pas lui ? Tiens 0826 300 300, on en dépadera au autour de la table mais pour le moment 10h33 le premier sujet de Discord.

Sud Radio, [musique] les débats de l'été 10h 13h Maxime [raclement de gorge] Liedu et le premier sujet de Discord avec autour de la table ce matin Arnaud Stéphan. Bonjour. Bonjour. fondateur de l'agence la note de com, briso politologue, essayiste et co-auteur avec Frédéric David de l'écharpe et les tempêtes, c'est de sédition de l'aube avec Ergun Torpasselan, délégué général de démocrates et progressistes.

Bonjour et merci d'être avec moi dans ce studio et Magalie Chanté, communiquante politique. Je suis ravi de vous avoir tous les quatre mes mousquetaires pour pouvoir débattre de ce sujet parce que le premier était laine d'un grand journal pour ne pas citer le monde et ils ont enquêter sur une des décisions que s'apprêterait à prendre Marine Le Pen si jamais elle arrive à la candidature suprême et elle lisée, ce serait de se pencher sur quelque chose qui a toujours été un marqueur pour le Rassemblement national à savoir l'interdiction du voile dans l'espace public. Et pour éviter, c'est en tout cas ce que nous dit le journal, notamment les juges constitutionnels, il faudrait passer par référendum.

Alors, est-ce que Marine Le Pen non seulement a raison de s'intéresser à cette question du voile, mais est-ce que elle a raison de penser un référendum sur cette question ? 0826 300300. Arnaud Stéphan, est-ce que Marine Le Pen a raison de proposer un référendum sur le voile ?

Ça me paraît très tendu. Euh c'est du brutal pour vous ? Non, c'est pas ça.

C'est que on sait bien que le le le comment dire le domaine de du référendum a été extrêmement limité en vérité par le Conseil constitutionnel que le Conseil constitutionnel tout d'un coup peut prendre de la décision de la décision. Mais non, mais parce qu'on a on a déjà eu la on a déjà eu [rires] une discussion sur le sur le sur le sur l'utilisation du référendum et que le Conseil constitutionnel peut estimer que c'est pas un sujet qui rentre dans le cadre des sujets qui peuvent être mis en avant sur euh par voie référendaire. Euh après, il y a la possibilité de modifier la Constitution. qui est pas trèsonut une loi pour modifier un certain nombre [raclement de gorge] de choses et ce qui permettrait en effet de d'élargir le ça c'est pour les détails techniques qui sont bien sûr importants mais si simplement on doit se pencher sur l'idée pour Non non [raclement de gorge] c'est c'est super important si votre première décision politique vous faites retoquer immédiatement par le conseil constitutionnel ça ouvre pas ça ouvre pas votre votre arrivée au pouvoir sous de bons auspices Donc il faut faut manier ça avec avec beaucoup comme de la nitroglycérine.

Voilà, faut faire très attention et simplement sur elle en tout cas dans la pensée de Marine Le Pen visiblement le but est de proposer par référendum justement pour empêcher le conseil constitutionnel qui dans ce gardul là pourrait simplement en effet se demander si la question posée rentre parfaitement dans les articles de la Constitution qui permett d'interroger le peuple français. Maxime, vous avez dit tout à l'heure, c'est c'est un un sujet fondamental pour le pour le RN depuis très longtemps. Alors, pas tout à fait.

H c'est en tout cas c'est ce que Marine Le P dit dans plusieurs plusieurs attitudes. Il y a eu Oui, c'est un marqueur mais ça a été un ça a été un marqueur pendant très longtemps aussi de la droite LR qui fut la droite UMP qui fut la droite RPR parce queon se souvient que la première grande affaire c'est l'affaire de Crille et l'affaire de Crille avait très largement divisé la droite à l'époque et ça avait été un sujet où il n'avait pas osé s'en emparer et on l'avait on avait reproché pendant très longtemps à la droite et là vous avez raison Arnaud Stéphan se pencher sur ce sujet parce que ce qui est intéressant c'est que alors qu'on s'intéresse beaucoup à ce tandème que forment Jordan Bardella et Marine Le Pen. On sent qu'il y a des distensions visiblement entre les deux et quand vous dites c'est un sujet tendu, c'est visiblement aussi ce qui inquiète Jordan Bardella et ça nourrira le reste de nos échanges.

Magalie Vicente sur ce sujet, est-ce que oui Marine Le Pen outre bien sûr ces détails qui sont importants comme le souligné Arnaud Stéphan cette idée de parler du voile et d'évoquer la problématique du voile par référendum est-ce que ça vous interpelle ? Ça vous séduit ? Qu'est-ce que vous en pensez vous ?

Ben moi, je rejoins en fait Arnaud dans euh dans ce que ça pourrait plus tard avoir comme conséquence effectivement et dans la crédibilité. C'est-à-dire que euh on voit bien que l'utilisation du référendum déjà, ça a été un marqueur pendant euh euh ses euh ses différents mandats. Emmanuel Macron l'a souvent soumis, il ne l'a pas fait.

Donc aujourd'hui annoncer en fait vouloir faire un référendum, créer un référendum, mais savoir finalement au fond que potentiellement il y a un risque que cela ne puisse pas rentrer dans le cadre. Et l'éternelle question, c'est toujours quel type de question ? parce que faire un référendum sur le voile, OK, mais comment on pose la question ?

Un pour qu'elle puisse rentrer dans le cadre de pour qu'elle puisse vraiment avoir derrière des réponses qui soient concordant et qui apporte quelque chose au débat. Ça c'est un sujet et donc forcément c'est un sujet de communication parce que derrière il y a la crédibilité en fait du parti. Est-ce que les gens ils attendent là, on le voit bien, les Français attendent vraiment, c'est cette crédibilité en terme d'action.

Donc annoncer quelque chose notamment encore sur le sujet du référendum sans positionner déjà la question précisément et derrière avoir potentiellement un retocage, c'est effectivement mettre en danger la crédibilité des propositions dans le cadre du programme. Après, est-ce qu'on ne peut pas utiliser ces arguments pour dire que une fois à la tête de l'État, faire une telle proposition, la voir se faire retoquer par les conseils constitutionnels, par les juges et en faire ensuite un argument en disant "Ben regardez, on n pas les mains libres en France, ils font donc opérer certains changements." Peut-être que ça aussi ça fait partie d'une méthode Ergunt Parcelan sur ce sujet de faire un référendum sur le voile en France.

Le référendum, il y a deux points importants. C'est un qui pose la question et de deux quelle est la question ? Qui pose la question ?

On sent qu'elle a envie de poser une question. Ensuite, quelle est la question ? En réalité la tournure nous donne un sens.

Si elle aurait tourné la question "Seriez-vous prêt à remettre en cause liberté fondamentale dans l'espace public ?" Je suis pas certain que l'impact serait le même que de dire sommes-nous pour ou contre le le voile dans l'espace public. Euh en réalité, moi j'ai l'impression que c'est aussi un élément où elle essaie de marquer un point de clivage important avec son concurrent populiste Jean-Luc Mélenchon où elle essaie de se distinguer là-dessus et il y a une primaire qui donne pas son qui dit pas son nom dans cet espace là.

Maintenant, est-ce que c'est un sujet qui n'existe pas du tout ? Bah non, le sujet existe dans la société. Des questions se posent. les partis traditionnelles, on va dire droite et gauche, n'ont pas réussi à faire émerger.

On sent que c'était l'une des causes aussi de originel de division au sein de la gauche, à savoir ce rapport à l'émancipation aux droits des femmes dans la dans le contexte qu'on avait aussi il y a quelques années dans notre pays. Donc il y a aussi un un sujet, c'est un sujet dans lequel les partis politiques n'ont pas assez travaillé idéologiquement, philosophiquement et donc là-dessus, elle est son son coup médiatique, il est quand même c'est un contrepied. Personne s'attendait à ce sujet-là, elle a réussi à le mettre. nous pousse à la précaution à égir le débat et de 3 ne pas tomber aussi dans dans l'immédiaté des émotions. 0826 300 est-ce que Marine Le Pen a raison de proposer un référendum sur le voile ?

Vos réactions, vos opinions au 0826 300 brisocoles sur ce sujet, vous qui sondez les cœurs et les reins comme sur ce sujet. Alors, je suis allé voir les derniers sondages sur cette thématique là. Euh évidemment vous avez 94 % des des gens qui votent assemblement national qui sont favorables.

Elle parle à son camp. Ça c'est une évidence. Parle à son camp.

Je pense que ce premier message c'est d'abord parler à son camp. Deuxièmement, elle veut rassembler plus de 50 % des Français. Quand je regarde les derniers sondages, vous avez à peu près entre 61 et 65 % des Français qui ne souhaitent pas voir dans l'espace public de signes de signes religieux dans dans leur globalité.

Pas forcément le voile, des signes religieux. Le voile dans leur globalité. Et vous avez 71 % des Français qui là sont fermes qui ne veulent pas que des fillettes de de moins de 15 ans puissent porter le voile.

Donc ça c'est ça c'est une question ça pourrait être une question dans la question peut-être la grande question si jamais on rappelez-vous de cet échange entre Marine Le Pen et une femme voilée. Je crois que c'était lors de la dernière question présidentielle où elle dit mais mais moi je le porte pas par soumission mais c'est presque pour mon histoire familielle avec ma grand-mère et Marine Le Pen avait essayé de se défausser exactement en 202 plus. Absolument c'est exactement ça.

Absolument. Et en fait la la vraie question c'est qu'on l'espace la différence entre Bardella Jordan Bardella et Marine Le Pen c'est Marine Le Pen dit moi je veux légiférer pour l'interdire dans l'espace public alors déjà l'espace public c'est un espace c'est un espace démocratique. La laïcité c'est la neutralité de l'État dans les services publics.

La laïcité ne s'applique pas dans dans l'espace public. Donc c'est c'est déjà un sujet. Alors que Jordan Mardala lui dit "Moi, je veux rester dans la tradition plutôt cette laïcité française en interdisant le voile dans les services publics." Donc vous voyez la nuance entre les deux.

Donc bien évidemment, vous le disiez justement en commençant la la rubrique, c'est un marqueur pour le Rassemblement national. C'est un marqueur de différenciant. Ça lui permet de rassembler son camp.

ça lui ça demande aux autres partis politiques de devoir se positionner et comme vous le disiez euh justement euh et puis enfin à travers cette ce ce voilà cette punchline euh elle elle c'est une manière de dire aux français voyez moi euh dans la continuité du rassemblement national ce sujet reste pertinent même si aujourd'hui voilà est-ce que c'est un sujet voilà en haut de la strate de la hiérarchie des Français et même est-ce que la situation 2022 avec tout ce par quoi elle est passé à présent. Est-ce que c'est aujourd'hui encore quelque chose qui peut peser dans le programme ? Est-ce que Marine Le Pen a raison de proposer un référendum sur le voile ?

Est-ce que c'est pas cela finalement qui va provoquer presque une sissue entre Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Faut-il être un peu plus précis, c'està-dire le voile pour les fillettes comme on vient de l'évoquer à l'instant. Est-ce que vraiment aujourd'hui le voile est un sujet de crispation suffisant pour en faire un marqueur de campagne 0826 300 ?

Et bien sûr, la question aussi que l'on se pose, Marine Le Pen l'affirme elle-même, est-ce que si elle renonce à ça, ça ne fera pas, on va dire un marqueur important du Rassemblement national sur lequel elle se renierait à nouveau ? Est-ce qu'elle ne perdrait pas quelques plumes là aussi par rapport à Éric Zemour ou d'autres ? 0826 300.

Est-ce que Marine Le Pen a raison, comme visiblement elle se prépare à le faire, de proposer officiellement un référendum sur le voile si jamais euh elle l'indiquera dans son programme, si jamais elle est élu président de la République, participer à la conversation amis auditeur 0826 300, on revient dans une poignée de seconde. À tout de suite. Sud Radio. [musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h.

Maxime Liedu. Allez, suite [musique] de la discussion, suite des débats ici en tout cas en studio. Croyez-moi qu'il y a pas vraiment de pause.

On continue à se poser les bonnes questions, à essayer d'étudier les coulisses. Notre premier sujet s'intéresse à Marine Le Pen. Est-ce qu'elle a raison de proposer un référendum sur le voile ?

En tous ce cas, ce qu'on apprend quand on on lit le monde et et je le disais autour de la table, je ne sais pas comment vous regardez ça, est-ce qu'elle pourrait si jamais en écoutant elle écoute Sud Radio, admettons Marine Le Pen, elle vous entend tous ce matin, elle est-ce qu'elle ne pourrait pas se dire "Bon, c'est vrai que c'est peut-être pas, comme le disait aussi Arnaud Stéphan, comme vous le disiez Briso Cool, c'est peut-être pas le sujet sur lequel j'ai besoin d'en faire des caisses parce que c'est pas après tout un sujet qui est aujourd'hui en tête de la préoccupation défensée. Est-ce qu'il n'y a pas en réalité presque un risque si jamais elle décide de reculer sur cette mesure de perdre à nouveau un marqueur du Rassemblement national ? Arnaud Stéphan ?

Non, je pense pas. Le cette idée de référendum sur le voile, il faut il faut voir il y a deux choses. La politique, c'est beaucoup de symboles.

Ouais. Euh donc vous avez deux symboles très importants. Vous avez à la fois le voile, c'est structurant euh pour la droite nationale.

Euh c'est important pour les Français puisque comme on l'a dit euh ils ont les Français ont beaucoup de mal avec cette histoire de voile y compris dans l'espace public. Euh pas parce que il y a une personne qui porte un voile, c'est des quartiers où il y a plus que des voils. C'est ça le problème.

Et puis la deuxième chose, c'est que vous avez le terme référendum et que c'est aussi le moyen de dire "Je ne céderai pas au Conseil constitutionnel, je on ne me lipitera pas dans l'application de ma volonté de faire des référendums, y compris sur des questions à la fois politico-sociétales parce que on est on est dans du sociétal he quasiment. Euh et que donc ça permet aussi de dire de faire passer un message comme quoi je suis prête au rapport de force. Maintenant, est-ce que politiquement ça va se traduire en vérité ?

Moi ce qui me c'est inquiétant pour un début de campagne quand même. Non non mais je justement c'est que ça ne vienne pas du RN mais que ça vienne du monde et que ça soit repris y compris dans le Figaro. On nous explique que les gens ont été très très gentils avec Jordan Bardella depuis des des mois et ils sont comme s'ils étaient un peu déçus que finalement tout le narratif qu'ils avaient préparé depuis des semaines soit tombé soit tombé à la flotte et donc on essaie de remonter un petit peu des histoires ce que ce que est intéressant sur le référendum c'est qu'on voit bien qu'il y a d'autres candidats aussi Édouard Philippe qui propose qui veut proposer des référendums.

Macron avait proposé, il les a pas mis en œuvre parce que on on sent en fait, on sent on sent que ils veulent redonner entre guillemets la parole au français et ils veulent légitimer leur politique par euh un référendum. C'est les Français, nous on décide pas, on va proposer, poser une question, les Français vont décider. Sauf que moi je pense que les Français sont arrivés aujourd'hui à un moment, on le voit un peu dans les dans les dans dans différentes études où ils souhaitent que l'homme politique présente un projet et mette en œuvre son projet.

Ils sont plus forcément dans cette demande d'attente. Absolument. Voilà, [raclement de gorge] donnez-moi votre avis.

Non, on vous avez un projet, vous avez un programme aller voilà, on va dans le pragmatisme et on va dans la réalisation. C'est dire qu'on est dans le temps de la réalisation. H 0826 300.

On va en parler avec ceux qui nous écoutent notamment au standard avec vous Luc pour commencer. Bonjour. Bonjour Maxime.

Vous allez bien Luc ? Ça va très bien merci. En forme pour commenter l'actualité.

Donc comment vous observez vous cette question de Marine Le Penférendum du voile au milieu de tout ça ? Ça vous interpelle ? Ça vous dérange ?

Ça vous inquiète ? Vous y êtes favorable ? Dites-nous tout Luc.

Alors euh dans l'ordre oui ça m'interpelle énormément. Euh je suis inquiet euh passablement. Moi, j'ai un désaccord majeur euh avec Marie La Pen, c'est que je ne pense pas que l'islam soit compatible avec la République.

Hm. Donc vous, on va dire quoi ? Vous êtes plus sur la ligne Éric Zemour.

Parfaitement. Hm. Euh mais ça ne m'empêchera pas euh d'en faire ma candidate le moment venu.

Euh je pense si vous voulez que le référendum pour reprendre ce que disait un intervenant bien évidemment ça permet de s'affranchir d'un conseil constitutionnel qui est clairement je dirais anti euh pour toutes ces mesures sociétales et clairement anti le Pen. En contrepartie, euh je ne pense pas, comme le disait l'un de vos autres intervenants, que ça soit quelque chose qui euh coupe Marine Le Pen de ses euh électeurs si jamais elle ne le faisait pas. Moi, je serai pour étendre largement euh la mesure pour interdire le Burkini, interdire les minera de 50 m sur les mosquées.

Euh moi, dans ma région, dans mon coin, il y a quelques temps, euh H Luc, alors attendez, on est en train on est en train de vous perdre en plein milieu de votre développement. On va esser de juste rétablir la ligne 2 minutes et on va essayer juste de voir si tout vérifie bien et si vous m'entendez répondez aussi à à cette question. Vous surtout ce que vous dites on l'entend mais cette question notamment invasive et qu'il faut tout faire pour je dirais la canaliser le plus possible.

Mais mais c cette question notamment là parce que c'est le sujet du voile Luc mais sur cette question vous du référendum est-ce que c'est un bon moyen de répondre à toutes ces inquiétudes ? Oui, ça peut être un moyen, c'est surtout un moyen un moyen de s'affranchir euh euh des euh des Luc, on a des problèmes de communication, je suis absolument navré. On va vous on va vous laisser rétablir le faut des antennes sur les min c'est ça.

Faut faut monter en haut du minaré pour mieux [rires] capter. 0826 300. Bon, on a entendu les les inquiétudes de de Luc avec la fameuse phrase qui a fait toujours fait débat entre Marine Le Pen et son extrême droite, c'est-à-dire Éric Zemour, à savoir l'islam est-il compatible ou pas avec la République ?

Luc nous le dit non. On va poursuivre la conversation avec vous. Baptiste.

Bonjour. Bonjour Maxime. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.

Vous nous avez appelé au 0826 300. Oui ou non ? Est-ce que Marine Le Pen a raison de proposer un référendum sur le voile selon vous ?

Je dirais que si l'objectif c'est de faire un appel au peuple et de laisser le peuple trancher, le référendum c'est évidemment la meilleure solution. Je sens un mec qui arrive Baptiste. Évidemment parce que bon, je vais je vais être honnête, je suis plutôt pas du tout de la sensibilité politique de Marine Le Pen.

Donc je suis évidemment contre ce ce genre de référendum en tout cas sur ce sujet-là. Mais du coup, plutôt que de m'entenir à juste parce qu'en fait je pense très sincèrement que le le principal argument de Marine Le Pen qu'elle peut pas admettre mais c'est que elle n'aime pas les gens qui portent le voile. Voilà, elle les aime pas.

Donc elle fait ce référendum parce qu'elle sait qu'en plus on en a tellement fait des caisses sur la question du voile qu'elle a une chance que ça passe. Mais moi du coup j'aimerais bien le prendre sous l'angle un peu taquin et dire si on [grognement] interdit le voile, il va falloir qu'on interdise aussi tous les signes religieux visibles dans l'espace public parce que la République ne peut pas faire de distinction entre les différentes religions et la façon d'exercer ces différentes religions. Donc je prends un exemple très con mais je dis si on interdit le voile aux musulmans, il faut qu'on interdise la soutane aux catholices.

Non ben non justement [rires] discussion baptiste avec Arnaud Stéphan c'est le clerger, ça n'a rien à voir. Et donc il y a une séparation qui est très claire dans toutes les lois sur la laïcité. Ça ne touche pas les gens du clerger.

Or, les les aubes euh les sœurs, que ell soit euh qu'elle soit catholique ou diaconise protestante ou même ou même l'imam, il a le droit de porter euh la barbe, le chapeau et cetera, il y a pas de problème. On on sait c'est c'est du ça n'a rien à voir. Allez-y Baptiste, poursuivez l'échange.

OK, très bien. Mais alors dans ce cas-là, on interdit la KIPA pour les personnes de confession juive et on interdit la croix au sensiblement portée pour les personnes catholiques. Si vous voulez pas, c'était dans le premier projet de Marine Le Pen.

Ça a été longtemps, jusqu'en 2021, je crois. Elle était favorable aussi à l'interdiction d'autres d'autres signes religieux, y compris y compris la qui parle. Merci beaucoup Baptiste d'avoir participé à la conversation 0826 300 jou.

C'est une belle journée. C'est vrai ce que ce que dit Baptiste, c'est c'est un peu le premier élément de la conversation tout à l'heure. C'està-dire que une majorité de Français serait pour que la religion soit vraiment absente, on va dire, de des de l'espace public en général. plus qu'une autre derrière on va faire du cas du cas par cas et on risque de se retrouver dans une situation extrêmement complexe sera inconstitutionnel et ça serait inconstitutionnel Magal et c'est bien pour cette raison que un vrai sujet sur la définition des termes à employer quand on pose la question parce qu'on voit bien en fait où est-ce que ça renvoie le débat.

Moi, je trouve que ce qui est très intéressant dans la séquence qu'on est en train de vivre avec Marine Le Pen, euh poste décision de justice, c'est euh je voudrais revenir sur ce qu'on disait tout à l'heure, c'est cette notion de réappropriation du récit. Pour moi, euh justement ça ce débat-là, la façon dont il vient s'encrer aujourd'hui. Et cette proposition-là, elle vient en fait en plus de la réappropriation par Marianne Le Pen de son récit à elle post épisode judiciaire.

Et on l'a vu, on l'a vu tout de suite, c'està-dire qu'elle est rentrée tout de suite en fait sur le terrain, elle est allée au marché derrière cette annonce et en fait il y a vraiment ce côté et qui va en fait en résonance avec son affiche la France la Renaissance, c'est comment elle renaît elle-même de tout cet épisode et comment elle se réapproprie en fait tout son récit politique. Et pour moi ça, cette question là, elle participe en fait à cette définition de ce récit pour exister, pour montrer que bah voilà, elle va tout se réapproprier, elle va aller dans sa ligne, elle va continuer à exister parce que jusqu'à présent, elle avait plus les mains, enfin ces derniers mois, elle avait plus vraiment les mains sur ce récit. Totalement libre.

Moi ça me rassurerait si elle repart dans la même façon don elle a fait les deux dernières campagnes vu le résultat, je suis pas certain que ce soit une très bonne chose dans point de vue stratégie politique par rapport à moi, à ma famille politique, ça c'est ça va dans le bon sens. Mais sans faire de psychologie, est-ce que ça veut dire ça se revient dans ses retranchements ? Euh est-ce que c'est le bruit qui court aussi de elle est candidate, dans tous les cas, elle propose des trucs infaisables.

Elle sait qu'elle gagnera pas. Si une présidentielle c'est instaurer de l'autorité, donc pas du [raclement de gorge] pas trop de référendum puisse concilier les Français, élargir, avoir une majorité de Français, très honnêtement, c'est un peu étrange de commencer par cette proposition. Non, c'est elle commence pas par c'est je je suis désolé he t'interrompre he ce qui est intéressant c'est c'est le tempo médiatique va nous dire c'est la manière dont le récit nous arrive il nous arrive pas par le RN le RN vient pas sortir un doc en disant ah fait les les amis euh ce sont des fuites nef sont des fuites qui ont dit Arnaud Stéphan avec de gros guillemet des fuites de ce qui s'est passé de ce qui se serait passé au séminaire du Rassemblement national il y a quelques jours où les équipes se sont H on va aller làdus làdus làdus je rappelle qu'on vient de sortir d'une act il y avait des équipes ils étaient déjà en train de prendre des appartement de regarder de changer éventuellement le modèle de voiture et résultat des courses patatra c'est pas le bon candidat qui qui arrive je pense aussi que voilà il y a quelques ce contexte doit jouer sachant que actuellement depuis depuis le 15 juillet sachant que vous parliez de séminaire Arnaud Stéphan depuis le 15 juillet il y a un autre séminaire en cours justement avec ce qu'on appelle les gardes rapprochées des deux des deux tandemes enfin du tandem c'està-dire Jordan Mardella Marine Le Pen là aussi oui deux tandem c'est bizarre surtout [rires] ça fait quatre places à la fin sur un vélo et ça fait beaucoup de on continue d'avancer en tandem en vélo ou pas je ne sais [rires] pas vous faites comme vous voulez jusqu'à midi sur Sud Radio 0826 300 300 ça c'était le premier sujet le deuxième va continuer à causer politique alors qu'une fois de plus la liste des candidats semble s'allonger tout à l'heure Brisocol parlait de l'importance d'un projet ben visiblement il y a quelqu'un qui l'a compris ça c'est Bernard Casneuve figure politique je crois assez identifiée de la part des France pensé qui a adressé une lettre en leur disant en leur disant en somme tiens voilà ce que je pense voilà ce qu'on pourrait faire ensemble.

Après tout, Bernard Casneu notamment quand on voit le paysage à ga pourquoi pas lui, amis auditeur, pourquoi pas de la belle crabate, de la belle chemise, de la belle chaussette rouge, du beau chapeau et du beau parapluie. Ben je vous pose la question. 0826 300 300 Bernard Casneuve le sauveur de la gauche et allons-y pourquoi pas de la France.

Là aussi, j'attends vos réactions. 0826 300 300 à tout de suite. [musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h, Maxime Liedo.

Ah, on sent que c'est l'émission du vendredi [rires] quand même. 0826 300, on poursuit les échanges, les débats. On a parlé de Marine Le Pen, on va parler d'un autre candidat avant qu'on évoque d'ici une petite demi-heure la situation des mariages en France.

Figurez-vous qu'ils sont de moins en moins nombreux contrairement à ce qu'on pourrait penser parfois en les voyant multiplié notamment avec des émissions, dans les médias, avec des tendances sur les réseaux sociaux. Et bien figurez-vous qu'on préfère le pact, c'est beaucoup plus facile. Non, le mariage ça nous intéresse pas.

Ou alors beaucoup plus tard, même quand on fait des enfants, le mariage n'est plus tellement obligatoire. La question qu'on vous pose ce matin, est-ce que le mariage est démodé et dépassé en France après tout 100 % de divorce ? C'est parce qu'il y a eu à un moment un mariage.

Est-ce qu'aujourd'hui on ne le sacralise plus comme avant ? Est-ce que c'est ringar le mariage ? Tiens, est-ce que vous êtes marié ?

Vous l'avez regretté ? Au contraire, vous êtes marié et alors aujourd'hui, c'est quand même une source de bonheur absolu. Ben, vous êtes en droit de nous passer un coup de fil au 0826 300.

Mais en mar en parlant de mariage tiens, avec la France notamment un certain oui, c'est tout un métier mariage avec la France. On parle d'un candidat qui a déjà la tenue du marié, c'est la cravate, c'est le le costume impégable. C'est Bernard Casneu qui dans le Parisien aujourd'hui en France décide de soumettre un projet au français, une lettre où il dévoile sa vision de la France avec de l'écologie, de la justice sociale, une définition euh de sa propre vision, de son projet qui semble être clair contrairement à beaucoup d'autres.

Et la question qu'on vous pose, elle est simple, c'est après tout pourquoi pas Bernard Casneu à la tête de l'État, il pourrait peut-être être le sauveur de la gauche et pourquoi pas de la France. 0826 300. J'attends vos avis amis auditeur en commençant notamment à intervenir après l'intervention de Bris Sool.

Merci. Je vous en prie. Pourquoi pas Bernard ?

Si je peux être utile, je le serai. C'est pas moi, c'est Bernard Casnov qui l'a écrit dans ce dans ce courrier. Il fait partie au côté de Raphaël Gluxman de François Hollande, de ce qu'on appelle voilà cette gauche social aussi Jérôme G.

Absolument. Enfin, ils sont nombreux dans cet espace social-démocrate. Moi, mais la question que je me pose, c'est euh que représente aujourd'hui cet espace social-démocrate ?

Voilà, quel est son électorat ? Euh quels sont ses thèmes et quelles sont ses valeurs ? Le vrai sujet, il est là aujourd'hui parce que que ce soit Gluxman, François Hollande, monsieur Casneu ils sont un peu interchangeables.

Je mets au-dessus évidemment du du lot François Hollande parce qu'il a été président de la République parce que c'est un redoutable combattant en campagne électorale parce qu'il est en train de préparer une campagne, il prépare il travaille sérieusement un certain nombre de thèmes. Euh il a une notoriété, il est connu des Français, il aime les Français, il aime la France. Je pense c'est important parce que lorsqu'on parle des candidats euh moi je relisais euh un texte de Pompidou qui disait en fait il faut il faut aimer les Français.

Il faut aimer les Français et c'est important et il faut que les Français le ressentent. Et je pense que François Hollande fait partie de ces candidats qui aiment la France et qui aiment la Français. Magal du vicente, moi je je rebondis totalement et et on voit bien alors déjà le fait de dire pourquoi pas lui, ça ça en dit beaucoup sur finalement le manque de leader incarnés qu'on voilà sur les présidentielles de 2027.

Actuellement. Euh après un autre point élément clé que je trouve c'est vous avez parlé, vous avez dit effectivement faut aimer les Français. Ce que je remarque dans tous les candidats parce que je les ai tous suivis en meeting et j'ai analysé en fait chacun leur meeting et de quoi il parlent et comment c'est qu'en fait ils sont tous sur la séquence de la France. [raclement de gorge] Aimer la France, parler de la France mais qui parle des Français en fait qui parle réellement de ce que vivent les Français.

Et au-delà de ça, effectivement, l'enjeu c'est de transformer en fait la crédibilité en fait en espérance ressenti parce qu'il est là en fait la la déconnexion, elle vient de ce manque de connexion sur la dimension de confiance et d'émotion en fait comment on fait pour aujourd'hui quel candidat va être le lien fabriquer le lien avec faire en sorte qu'il puisse ressentir cette confiance parce qu'aujourd'hui bah ok on a un programme on a des idées mais plus personne n'y croit en fait et c'est comment ils vont susciter cette espérance en terme d'émotion Et pour l'instant bah c'est la notion de leader, elle existe pas. Voilà, certains candidats ont commencé, moi je l'ai décrit hein, Gabriel Atal a commencé sur la dimension de connexion avec les yeux et cetera. Il se passe des choses mais enfin pour l'instant ils sont tous sur le terrain, beaucoup en retrait.

Ils vont à la rencontre des des chefs d'entreise. Chacun se dit je vais faire mes petites rencontres avec le monde économique mais ça ne crée pas de avec les Français en effet sur le terrain Ergunt par dans le lien avec les français je pense que il a Bernard Kazneuf a des traits de caractère politique qui conviennent bien la séquence et il fait sérieux, il a la compétence, il est plutôt sobre, il a été il a eu des responsabilités dans les moments difficiles, ministre de l'intérieur pendant les attentats puis premier ministre. et on parlait d'émotion, ça ça fait partie des de de fête des des moments dans l'histoire récente du pays qui créent un lien quand même plus que singulier avec le politique.

Exactement. Maintenant, est-ce que c'est suffisant pour une campagne présidentielle ? La réponse pour moi est non.

Tout simplement parce que les qualités personnelles ne font pas une réussite de campagne et surtout ça atteint pas le deuxième objectif d'aller chercher une majorité de et d'aller chercher un rassemblement. Et je pense que c'est ça la maladie de de ce centre gauche, cette social déémocratie, c'est-à-dire avoir une multitude de profils très intéressants, très compétents, avec d' irréprochable d'un point de vue probité, compéten ou autre. Mais par contre politiquement, il y a absolument aucune structure qui arrive à chapauter organisationnel.

C'est pour ça qu'on a beaucoup beaucoup de petites chapelles et je pense que le plus gros défaut de ces multi de candidatures qui ont plein de qualité, c'est qu'ils ils arrivent pas à dépasser les bornes de leur de leur périmètre traditionnel. Et c'était un peu le Big Bang l'électorat de cet électorat pendant les deux dernières élections présidentielles. Il l'a voté pour Emmanuel Macron.

Donc la bataille est un peu là-dessus. Qui va réussir à aller chercher ça ? Et il y a une autre partie aussi qui se retrouve par contre elle derrière la candidature de Gabriel Atal qui n'est pas 100 % social-démocrate mais qui a une cette notion un peu de dépassement qui touche la famille de centre gauche et qui va aussi chercher des soutiens du côté du centre droit.

Donc aujourd'hui Bernard Casnov est-il légitime ? Oui. Est-ce serait suffisant pour mettre en place un programme social-démocrate gagner une élection présidentielle ?

Malheureusement non. Et il faut je pense à un moment donné prendre conscience aussi des risques qu' derrière. Ami auditeur, on parle de quelqu'un qui s'il n'est pas encore totalement sur la ligne de départ en tout cas s'est mis en position d'être prêt à courir au moment où le le pistolet retentira sur la piste d'athlétisme en visant 2027.

C'est Bernard Casneu. Après tout, pourquoi pas lui ? C'est la question qu'on se pose.

Au 0826 300. Je prenais un malin plaisir depuis le début de cette conversation à ne pas poser la question à Arnaud Stéphan. Donc [rires] je voulais qu'il clôture ce premier tour de table.

Allez-y Arnaud. Pourquoi pas lui ? parce que je sens que vous êtes attiré par l'homme.

Non, [rires] le président Pompidou aimait les Français, il aimait la poésie, l'anthologie magnifique. Faut-il encore le r ? Il aimait un peu moins l'architecture.

Oui. Oui. [rires] D'accord.

On s'en souvient quand même. Comme quoi, on peut laisser aussi et ça blesse. Ça fait mal.

Et ça fait mal. Ça fait mal. En tout cas, moi j'ai encore mal à la France quand vous passez dans ce côté d'Élysée avec ce plafond encore un peu [rires] il y en a eu d'autres.

Il y en a eu d'autres. Enfin bref. Euh ça c'était pour la petite la petite blagueunette.

Euh le le problème de Casneuve, oui, grand serviteur de l'État, il incarne le sérieux et cetera. pour être candidat à l'élection présidentielle, c'est pas ça. Voilà, il faut euh et là je je rejoins euh ma voisine, il faut euh non seulement incarner euh le rassembleur, faut non seulement incarner euh le père ou la mère de la nation, euh il faut créer un lien et il faut créer de l'adhésion et que les gens aient en vie, on va pas on va pas mourir pour un point de PIB.

Voilà, je très sérieusement. Euh euh mais c'était aussi le défaut de de d'Éric Zemour pendant la campagne. On peut pas prendre non plus le pont d'arcol.

Donc il faut trouver cette espèce de de de de chemin extrêmement fin où à la fois on montre de la compétence, on on crée de l'adhésion en créant un lien particulier avec les électeurs. Enfin, il faut être hors norme pour être candidat à l'élection présidentielle. En fait, il [grognement] y a des trous de souris quelquefois, il y a des personnes euh Emmanuel Macron a vendu une histoire à un moment où on sortait bah des de François Hollande qui lui-même avait succédé à à Nicolas Sarkozy avec une pratique de la politique qui était fatiguée, les affaires, les bêtises, un manque d'incarnation justement et il a voulu créer ce dépassement.

Donc les gens sont partis sur cette idée tout d'un coup la jeunesse, il y avait un projet, il y avait quelque chose, on se sentait emporter et puis euh Patatra euh au bout de 5 ans euh les résultats sont pas la la promesse [raclement de gorge] comme on dit en communication n'y est pas euh euh et les gens sont désespérés et je pense pas que des candidats avec des allures comme monsieur Cluxman ou comme ou comme ou comme d'autres d'ailleurs à gauche ou au centre droit arrivent a incarné ce qui est le le le ferment de la 5e République. C'est ce rendez-vous tout à fait particulier d'un homme ou d'une femme avec le peuple. Euh c'est pas le rendez-vous d'un haut fonctionnaire ou d'un monsieur tout gris avec ses tableaux Excel et qui va dire "C'est normal, je suis plus compétent, donc Élisez-moi." C'est pas ça qu'on attend.

Les gens, ils ont envie d'être emporté emmené. Magal vicente. En fait, il faut il faut qu'ils arrivent à comprendre que expliquer pourquoi il y a de l'espoir, c'est bien mais aujourd'hui on en est plus là.

C'est vra ressentir en fait cet espoir et moi je le vois chaque semaine parce que je confronte, je demande aux citoyens de m'envoyer des vocaux justement sur ce qu'ils ressentent, sur les émotions, sur ce qu'ils ont besoin, les attentes en fait par rapport aux politiques et je le confronte en fait au décalage finalement de la parole politique chaque semaine et c'est impressionnant en fait. Et quand je le fais écouter directement aux politiques en question et ben là il se passe quelque chose émotionnellement. Et pour moi, la vraie barrière, elle vient en fait de l'individu.

On voit bien que dans les meetings, ils ont tous essayé à un moment donné de casser en fait cette barrière un petit peu euh institutionnel pour donner de leurs personnes. Mais ils l'ont loupé. Je veux dire, Édouard Philippe, en fait, il a parlé euh quelque part de lui, mais en fait, il a parlé de lui en mode Wikipédia.

C'est-à-dire qu'il nous a fait un listing de son CV. Et parler de légitimité, ce n'est pas parler de qui je suis. La légitimité au contraire euh c'est mettre c'est c'est ce quand on parle trop de sa légitimité c'est que quelque part on se sent pas légitime.

Bruno Rotaillot lors de son meeting a parler 15 minutes. 15 minutes, il a donné la parole pour sa légitimité. Mais c'est pas ça en fait que les gens ils attendent.

Il faut casser cette barrière. Il faut qu'il donnent accès un peu plus à eux, à leurs émotions, à ce qu'ils ressentent et surtout qu'ils disent aux français qu'ils comprennent ce que les Français ressentent. Justement, vous parlez des Français, les Français nous écoutent aussi. 0826 300 300.

Parce que Bernard Casneuve après tout en tant que potentiel futur candidat en 2027, la question qu'on peut se poser c'est c'est vrai pourquoi pas lui ? Il a exercé le pouvoir, il a été identifié. On parle tout à l'heure d'émotions, de sentiments, de liens qui ont pu être crés avec les Français.

Les périodes difficiles par lesquelles on est passé notamment durant l'année 2015, il était en première ligne. Est-ce que Bernard Casneu ne ferait pas un candidat satisfaisant ? Après tout, pourquoi pas lui ?

C'est la question qu'on vous pose. 0826 300. À tout de suite sur Sud Radio.

Sud Radio, parlons Sud Radio, les [musique] débat de l'été 10h 13h. Maxime Liedo 0826 300. On parle de choses très sérieuses ici figurez-vous parce que on parle de la France, de l'État français rien que ça et de la future personne qui pourrait éventuellement le ou la diriger.

On parle de Bernard Kazneu qui en tout cas se positionne sur la ligne de départ avec une lettre adressée au français parce que lui il estime qu'on commence par le projet avant les personnes. Donc il a des idées, il en parle dans une lettre, il donne une grande interview dans le Parisien aujourd'hui en France. C'est la question qu'on se pose, c'est que quand on voit l'état de la gauche, quand on voit de la l'état de la politique en général, quand on voit les candidats qui se déclarent en se disant "Ben [raclement de gorge] pourquoi finalement, est-ce que quand on on entend, quand on regarde, quand on écoute Bernard Casnu on a pas le droit de se demander pourquoi pas lui ?" 0826 300.

Bonjour Xavier. Bonjour Maxime. Bonjour Su radio.

Merci beaucoup d'être avec nous Xavier. Alors vous après tout, est-ce que Bernard Casneu ça vous tente pas ? Ça me tente autant que Casimir ou euh voilà Zavata quoi.

C'est un peu la même quoi. C'est candidature Casimir portait quand même beaucoup moins bien le costume trois boutons si je peux me permettre. C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.

Non mais c'est une candidature un peu fantaisiste mais ça fait plaisir. Pourquoi fantaisiste ? Vous aviez le mot et panodin.

Pourquoi fantaisiste ? parce que il sait très bien parce que c'est un ancêtre de la Hollandie que tous les hollandistes sont quand même carrément grillé auprès de de la gauche, enfin des des électeurs de gauche. Alors après, ils peuvent faire plaisir au au centre droit sur un 2è tour, mais euh il ira jamais au deuxème tour.

Moi, je pense que sa candidature, c'est juste pour maintenir, continuer sa carrière politique. C'est un calcul pour s'assurer le coup d'après. le coup d'après peut-être prendre un leadership au Parti socialiste, peut-être s'assurer une circonscription euh mais en aucun cas vous pensez vraiment que c'est la mentalité de Bernard Kazne ?

Est-ce qu'après tout on peut pas dire qu'il soit si fan que ça des médias et de la petite popole ? Il s'est toujours tenu plus ou moins en retrait ? Est-ce que vous vous ne décelez pas chez lui quand même une part de sincérité Xavier ?

Alors, si c'est une part de sincérité euh grand bien lui fasse, le problème c'est que du coup, c'est une sincérité qui est tout à fait délirante. C'est-à-dire que la personne n'est pas du tout consciente de euh l'état politique de la France et de ce qu'attend ce qu'attend le peuple de gauche. S'il s'adresse aux électeurs de gauche, évidemment à une présidentielle, on s'adresse à tous les Français mais au premier tour, on s'adresse d'abord et avant tout au peuple de gauche pour qu'on est de gauche.

Donc là, il a aucune chance. Il fera même pas 5 %. Enfin ça va être même pas 5 %.

Bon ben écoutez, je le note sur un petit postit mon cher Xavier et quand on avancera dans les mois, je me rappelleraiit de Xavier qui avait prédit 5 % éventuellement pour Bernard Cas9. Merci beaucoup Xavier et neuf pour comment s'appelle-t-il ? Pour le patron de LR ah oui Bruno R le max du max de Paris que je noterai sur un poste.

Belle journée à vous Xavier. Merci de nous avoir passé un coup de filant dans la dans la enfin dans la lettre de de Bernard Casneu, c'est qu'en fait Bernard Casneu comme comme François Hollande comme Raphaël Gluchman se définissent d'abord par rapport à Jean-Luc Mélenchon. C'estàd qu'il il on dit souvent c'est la gauche anti mélanchonniste.

On dit pas c'est la gauche sociale, on dit pas c'est la gauche libérale, on dit pas c'est la gauche européenne. Bien que lui Bernard Casneu se définisse dans la Russie du Parisien de façon assez étonnante parce qu'on pensait que c'était quelque chose de foutu en France comme un véritable social déémocrate. Oui.

Oui. Oui. Et c'est là où en fait ils veulent tous créer la rupture avec Jean-Luc Mélenchon parce que Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui euh c'est lui qui a préhenté toutes les grandes thématiques euh qu'avait la gauche ces 20 dernières années.

Et donc ils sont obligés contraints de se positionner parce qu'ils ne partagent pas son rapport à la violence verbale, son rapport aux institutions, son rapport euh parfois euh certains autour de de Jean-Luc Mélenchon à l'antisémitisme et cetera et cetera. Et donc euh cette gauche là, elle veut exister légitimement parce qu'elle a elle a une histoire dans ce pays. Elle représente pas les valeurs qui sont celles aujourd'hui prenées ou porté par Jean-Luc Mélenchon.

Et donc toute leur difficulté, c'est d'abord de s'unir, de trouver un leader, de trouver un espace programmatique et puis de trouver des électeurs. Parce que aujourd'hui, quand on questionne des électeurs de gauche, euh notamment des jeunes, pour eux la gauche c'est Jean-Luc Mélenchon. C'est incarné par Jean-Luc Mélenchon.

Magalie Visse. C'est c'est incarné par Jean-Luc Mélenchon parce que il a réussi en fait lui à à incarner cette dimension de d'appartenance en fait dans ce que j'ai j'ai ressenti quand je suis allée au meeting de Jean-Luc Mélenchon et d'ailleurs c assez impressionnant c'est que finalement tous ces jeunes qui étaient présents majoritairement ils étaient pas venus et ils ne viennent plus pour voir Jean-Luc Mélenchon et l'écouter. C'est ils sont passés au-delà.

Ils viennent en fait dans ce sentiment d'appartenir à une communauté, à un collectif qui partage le même combat. Et donc toute la difficulté finalement euh de de la de la gauche, c'est que un, ils ont mis du temps à se dissocier de Jean-Luc Mélenchon depuis 2024 et donc aujourd'hui arriver à recréer en fait un récit qui parle à quelqu'un en dehors de lui, ça ça va être extrêmement difficile. 0826 300 Bernard Casneu après tout, pourquoi pas lui.

Bonjour Sabine. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous sur Sud Radio ce matin.

Comment vous regardez vous Bernard Casneu ? Est-ce qu'il vous effrait ? Est-ce qu'il vous aimeux ?

Est-ce qu'il est capable selon vous d'aller jusqu'à l'Élysée en 2027 ? Sabine ou ça fait trois questions. Je dirais non. [rires] Mais mouvoir c'est comme une poupée qui fait non c'est pas grave Sabine, allez-y.

Mais mes mouvoirs face à ce monsieur qui a été ancien ministre et qui connaît parfaitement les rouages de l'État et ses États son état de finance et nous sommes à genoux. Euh je veux pas d'un monsieur comme ça. J'en ai marre de revoir les gens qui reviennent qui dépous qui dépoussièrent un petit peu leur costume et puis qui reviennent.

À part de diviser les voix de la gauche, je vois pas à quoi ça sert d'être 50 sur le poste. Euh il faut trouver un leader. Alors je leur souhaite bon courage parce que moi à 51 ans, je suis désespérée au fond du désespoir.

Euh je n'en vois pas. Hm. Donc euh bon, monsieur Mélenchon, on a beau dire, on a beau le critiquer, malheureusement pour lui, c'est qu'il a quand même un charisme et une figure.

Il exprime comme il veut, mais en tout cas, il existe. Euh monsieur Casneu en est pas encore là et je pense que Xavier 5 % qui lui donne, moi je donnerai 1,92. Allez, parfait.

Bon, ça fait ça fait 9 pour Bruno Rotaillo là, si je reprends les prés du Mac 9 pour Bruno Rota 5 pour Cas 9 et vous vous dites 1,92. C'est très précis en plus. Sabine, quel est l'intérêt pour la gauche d'être de sortir du bois autant de candidats si ce n'est pour diviser, être sûr de pas être ou alors ceux qui connaissent un peu la politique en coulisse disent ben chacun va sortir pour mieux jouer la carte du rassemblement autour de celui qui saura vraiment à un moment ou un autre incarner un leader.

Sabine mais pas les anciens, ils connaissent, ils nous ont mis à genou depuis 50 ans. Donc par exemple quoi de vous quand vous quand on évoque assez régulièrement le le nom le prénom de François Hollande Sabine vous n'êtes pas convaincu. Mais alors à ce compte là on a qu'à réitérant je sais pas mais à un moment donné il faut quand même réagir.

Il y a pas des nouvelles têtes. Il y a pas des jeunes qui montent un petit peu qui auraient un leadership qui serait capable de nous amener ailleurs. Ce qui est sûr, c'est que notamment du côté de la gauche Shabine, on entend votre colère, mais c'est vrai que du côté de la gauche, alors déjà les bonnes têtes sont rares, mais alors les jeunes bonnes têtes, je crois qu'elles sont littéralement en voie de disparition.

Merci beaucoup Sabine de nous avoir passé un coup de fil au 0826 300300 et croyez-moi, j'ai écrit votre petit pronostic. Mais c'est intéressant. C'est très intéressant.

Ouais, c'est surtout que c'est un peu le euh l'origine un peu de de D Marche. Et c'est d'ailleurs il y avait il y avait une discussion moi qui m'avait beaucoup marqué avec l'un des fondateurs. En gros, ils expliquaient que c'est voilà pour moi aussi d'ailleurs c'est il était impossible au sein du Parti socialiste de devenir ne serait-ce que secrétaire de section.

Et tous ces mecs qui se faisaient recaler de ça euh ils ont sont devenus députés, ministres et cetera. Euh c'est vrai qu'il y a le le renouvellement est absolument inexistant dans au sein de la gauche historique traditionnelle, celle de gouvernement. Et effectivement si on constate quelques années euh après Hollande, est-ce qu'ils ont tiré les conséquences forcé de constater que non, ils sont retombés dans des euh Brouly Brougla de primaire interne et cetera.

Euh en vrai, les primaires, c'est surtout euh un instrument de réduction d'autorité et ça va aussi dans le sens de voir Bernard Casnob refuser cette pseudo primaire. Donc euh tout ça montre effectivement que les partis politiques n'ont pas tiré les conséquences euh de tout ce qui est en train de se passer. Tu dis ce qui est intéressant dans ce que disait votre auditrice euh moi c'est je le sens monter hein de plus en plus c'est qu'en fait cette élection pourrait être des élections un peu de la radicalité.

C'est dire que une majorité de Français 51 52 % des Français 53 54 je ne sais pas aujourd'hui s'engage vraiment derrière des candidats et des programmes de rupture et de radicalité. Et donc [raclement de gorge] je me pose la question est-ce qu'il y aura encore un espace soit pour les socioémocrates à gauche soit pour une droite modérée et et c'est un des enjeux de cette élection présidentielle Vicente ça renvoie à la question de la crédibilité en fait et d'ailleurs on le voit bien juste après le passage de Marine Le Pen sur les différents plateaux télé on a les candidats en face qui n'arrêtaient pas effectivement de marteler la question en fait de l'exemplarité pour en fait dire comment c'est possible que on est encore que Marine Le Pen soit aussi fort porte encore dans les sondages alors que voilà, elle vient d'être condamnée et de marteler cette notion d'exemplarité. Mais en fait, la question à se poser, c'est pourquoi on a des Français qui sont encore aussi nombreux à vouloir voter et qui passent la notion de d'exemplarité ?

C'est plus le sujet, c'est plus le critère. Le critère c'est la crédibilité de l'action. Crédibilité et peut-être comme le disait Briso Colle de plus en plus cette notion de radicalité.

Arnaud Stéphan parce qu'on a oublié pendant très longtemps ce qu'est en vérité la politique. H [raclement de gorge] voilà, on a oublié ce qui était la pratique politique. On l'a complètement fait disparaître les partis politiques mais tous tous, je dis bien tous ont eu cette tentation de he c'est un peu chou he un monde sans usine.

Bah là c'était de la politique sans militant quoi. C'est on va pas s'emmerder aller coller des affiches, on va les faire coller par des boîtes. Les sections, il y a toujours des emmerdeurs.

On va pas aller se se colter avec des gens locaux et cetera. Comme ça, on nommera le mec directement depuis Paris et un crâne d'œuf et on le fera élire. Voilà.

Et on va pas s'embêter. On a oublié ce qu'était les solidarités sociales. Rapport humains, l'énergie, l'investis, que la politique c'est aussi de la sociabilité, que les gens ça représente une grande partie de leur vie.

Ils s'investissent dedans, ils passent du temps. Euh ils ont quelquefois des gros problèmes derrière parce que on leur reproche d'avoir été candidats sous telle ou telle étiquette et cetera et cetera. Et surtout la politique, c'est du rapport de force.

Et on a oublié que le rapport de force, bah ça implique aussi ce qu'on appelle de la radicalité. C'est qu'à un moment donné, bah vous êtes obligé en effet de défendre vos idées et que euh encore une fois si vous n'amenez pas du conflit, vous n'arrivez pas à vous déterminer et en plus à vous et même à sortir du lot surtout quand on voit la liste des longues candidats 0826 300. Je je souhaite dialoguer avec vous Lionel.

Merci, merci d'être avec nous ce matin. Oui, bonjour. Bonjour à tous.

Bernard Cas9, ça vous a fait réagir. Alors pourquoi ? Oui, parce que en fait comme le le précédent auditeur dit effectivement je pense qu'on a assez vu un peu les mêmes visages et effectivement les Français je pense qu'ils veulent maintenant des visages nouveaux avec des programmes nouveaux.

Al le souci c'est que ils ont tous des belles promesses avant de se faire édire et une fois qu'ils sont au pouvoir, ils oublient les trois/4 de leurs promesses et ils continuent à faire la même politique que les autres. Donc en fait ça change jamais euh pour monsieur Casneuve effectivement il a un certain charisme on voit que c'est quelqu'un qui réfléchit beaucoup qui est très introverti mais il y a eu quand même un des petits quaks au moment des attentats. Il y a des petits quak au niveau de l'intervention des forces spéciales qui avaient été on leur aurait demandé de revenir à leur siège et de pas intervenir directement.

Donc, il y a eu des petits des petits moments un peu flous à ce niveau-là et donc je suis pas sûr qu'il puisse changer vraiment les choses euh tout comme monsieur Hollande qui souhaite se représenter et je pense que maintenant euh et l'expérience éventuellement vantée par ses candidats et puis même qui est qui est constaté, le fait d'avoir été à un moment à un très haut niveau de l'État, d'avoir mis les mains dans le cambouille sur certains sujets, est-ce que ça Lionel ça n'est pas un peu important pour justement les les temps un peu pénibles qui vont arriver ? parce que effectivement il y a une certaine chance maintenant ils ont tous fait des grandes grandes écoles donc ils sont normalement tous en mesure de pouvoir prendre des décisions et qui soient le plus juste possible. Le problème c'est qu'on n'interroge pas assez les Français sur les décisions qui qui souhaitent prendre.

On devrait faire des référendum beaucoup plus souvent euh comme sur la peine de mort ou comme là la mort assistée sur effectivement l'engagement de la France à l'Ukraine. On demande jamais la dette des Français. Au final, on dit qu'on a des dettes pharamineus, mais on continue à à s'engager dans ces dans ces endroitsl alors qu'on sait pas si c'est effectivement pour l'avenir de la France si c'est une bonne chose.

Ouais. Donc 20 points de vigilance et on entend vos prudences sur ces profils déjà passés un moment ou un autre par le pouvoir. On verra de ce que viendra la candidature ou pas de Bernard Casneu dans les prochaines semaines, dans les prochains mois ou en tout cas d'ici l'hiver.

Merci beaucoup Lionel de nous avoir passé un coup de fil au 0826 303 chans. Vous souhaite une belle journée avec dans un instant autre sujet de conversation. On va sortir de la politique, on va sortir de l'économie, des calculs, on va revenir à quelque chose de beaucoup plus classique qui je crois vous concerne en tout cas pour la plupart autour de la table.

Ça s'appelle le mariage. Le mariage qui devient visiblement de moins en moins à la mode en France, de grandes études sur les évolutions familiales. On se paxe plus, on travaille plus, on fait des enfants en union libre, on divorce plus.

Mais le mariage, le mariage devient un peu le le petit oublié, le petit le vilain petit canard de cette histoire. Est-ce que en effet le aujourd'hui le mariage est démonétisé, décrédibilisé ? Est-ce que le mariage et quoi est devenu ringard dans ce pays ?

Mais venez en parler avec nous au 0826 300300. À tout de suite. 0826 300.

On clôture cet espace de débat d'échange de discussion avec vous amis auditeurs et avec ceux bien sûr autour de la table Arnaud Stéphan Bris Sokol Ergunto Parsel Magalie Vicente pour parler cette fois-ci tiens tiens tiens tiens d'une petite bague au doigt ça s'appelle le mariage et dans il faut s'apercevoir aujourd'hui parce que quand on s'intéresse au rapport sur les familles françaises qui est sorties là il y a quelques temps, on s'aperçoit bien sûr que les familles françaises ont profondément changé sur les 20 dernières années avec à chaque fois au centre quand même de ce changement le rapport au mariage le fait qu'on se marie beaucoup plus tard qu'on ne souhaite pas tellement se marier que le pax est en train de prendre le pas sur le mariage, que le travail est beaucoup plus important que quand on fait des enfants, mais finalement ce n'est peut-être plus aussi choquant qu'avant et je le mets entre guillemets que de faire des enfants. Est-ce qu'aujourd'hui que de faire des enfants certes, mais de se marier avant d'en faire, est-ce qu'aujourd'hui le mariage est démonétisé ? Est-ce qu'il est ringar le mariage ?

Est-ce qu'aujourd'hui le le mariage est dépassé en France ? Amis auditeurs, venez témoigner au 0826 300300, est-ce que vous comprenez cette tendance ? Vous êtes marié ou divorcé, peu importe, vous venez douler ou au contraire, vous dites que c'est bien que les jeunes s'émanciblent de cette certaine forme de couple.

Et bien venez nous en parler. 0826 300 autour de la table. Tiens, je vais commencer par brise col.

Mais parce que je le sentais ça grifonnait sur le caramé. Mais oui, [rires] qu'est-ce que je vais lui dire ? Qu'est-ce que je vais lui répondre ?

Est-ce que vous êtes pas ? Je je n'interrogerai pas sur ça. Je je lis comme vous évidemment [rires] toutes les études et évidemment en Europe, sauf en Pologne en Italie parce que la religion est encore plus importante que chez nous.

Enfin, la pratique de la religion des religions et c'est vrai que on se marie moins. Mais moi, je voudrais dire que il y a moins de mariage mais on choisit c'estd qu' on le choisit plus. C'est-à-dire que euh la valeur du mariage, mariage, mais mieux mariage.

Mais mieux de mariage. Il y a il y a plus de valeur dans le choix de vouloir se marier, de vouloir prendre des engagements devant la République ou devant son église, ses églises, son église. Et donc pour moi le le c'est c'est ça se rarifie mais ça a plus de valeur si je peux dire les choses.

Mais vous pouvez mon cher la parole [rires] est libre. sorti à peu près. C'était magnifique. 0826 300.

Est-ce que le mariage est aujourd'hui dépassé en France ? Je suis sûr que vous avez un avis, venez le donner. C'est le camarade Manu qui vous attend.

Magal Vicente. Maxime, vous vous parlez de mariage dépassé. Peur [rires] Maxime, j'ai beaucoup réfléchi.

On est sur la notion de mariage mais on va dire très très verbal, très matériel. Moi la question que j'ai envie de poser derrière c'est est-ce qu'on a encore des gens qui croient vraiment en l'amour ? Parce que le mariage finalement c'est la notion d'engagement.

Voilà, c'est l'engagement. Et le vrai le vrai sujet aujourd'hui dans la société, on voit bien, c'est l'engagement, c'est le risque émotionnel. [rires] Il regarde surtout son alliance avec avec un mélange de nostalgie, d'inquiétude, non mais dans la notion d'engagement, bien sûr que a les notions juridique et et on voit le mariage comme une procédure juridique.

Moi derrière, j'y place surtout aujourd'hui ce qu'on voit sociétalement parlant, c'est ce risque émotionnel, cette acceptation de l'émotion, de l'engagement émotionnel et de voilà la souffrance ou de la joie que ça peut avoir derrière et de bah l'engagement avec son ou sa partenaire. Et qu'est-ce qu'il en dit ? Qu'est-ce qu'il en dit l'homme amoureux à côté de vous ?

Arnaud Stéphan euh ça me rappelle Est-ce que vous croyez encore à l'amour ? Bien sûr, bien sûr. J'ai je viens de Il a pas le choix de dire autre chose et je j'ai j'y crois j'y crois tellement que même à mon âge qui commence à être avancé, j'ai eu la joie d'accueillir c'est sa femme qui vurait qui Non, c'est pas c'est pas cette musique [rires] là.

Euh j'ai j'ai eu la joie d'accueillir un un petit garçon il y a il y a 4 mois dans dans dans notre famille. Voilà, je ça me rappelle cette ça me rappelle cette chanson qui est parlez-moi de moi, il y a que ça qui m'intéresse et j'ai peur que la la cette société qui est devenue une société libérale, pas seulement libérale financièrement, mais qui est devenue aussi libérale sociétalement, hein, c'est la la la c'est la thèse de Michéa sur le la gauche qui s'est convertie au au capitalisme économique et en échange de la droite qui s'est convertie au libéralisme sociétal. Et on a on a cette cet en effet cette disparition des engagements sur le long.

On narrive pas à se dire que bah oui, quand on on se marie c'est que on a envie de faire une famille, on a envie d'avoir des enfants et que quand on a des enfants, on fait la filiation et que on s'inscrit aussi dans la construction d'un patrimoine, dans la construction d'un d'une histoire euh parce que c'est moi je me souviens encore de mes arrières grands-parents. Voilà, donc c'est super important. Le problème c'est que nous sommes dans une société du zapage de la justement de la liberté à tout prix cette liberté parce que les gens se sentent bloqués tout d'un coup si jamais ils sont mariés.

Et ce qui est très drôle, enfin ce qui est très drôle, non c'est pas très drôle, mais enfin ce qui est amusant en tout cas, on on jugera du rire, on donnera cette blague, voà, c'est [rires] que c'est que aujourd'hui ceux qui se marient aujourd'huent le plus d'intention dans le mariage euh qui sont très à cheval dessus parce qu'ils l'ont absolument demandé, ce sont les couples homosexuels. H [raclement de gorge] aujourd'hui, on l' parce que c'est beaucoup plus récent en plus. Donc a l'idée ils y mettent une ils y mettent une valeur extrêmement importante alors que les autres c'est devenu je vais faire mon enterrement de vie de garçon c'est trop marrant on va aller à Las Vegas on va sauter en présentez-moi les les gens qui parlent comme ça parce que je pense que je consulter [rires] je les consulter avec une top il y a deux sujets qui m'interpellent le premier central je pense [raclement de gorge] c'est c'est le sujet d'engagement on en a parlé tout à l'heure aussi l'engagement fait peur et quand on a des des jeunes générations tion qui font des études de plus en plus longtemps qui rentrent un peu plus tard dans le monde du travail et quand on connaît la pression que pas avoir euh les entreprises ou les entreprises privées par rapport à l'organisation de la vie privée de des des personnes, même si tout le monde parle d'équilibre vie privée et vie professionnelle, c'est une attente des des des jeunes générations.

C'est parce qu'il y a ils savent qu'il y a un décalage dans la dans le monde privé, ça on peut pas se le cacher. Donc la notion d'engagement, elle est pas simple et donc c'est pour ça que c'est moins c'est moins attirant et je pense que le nombre de mariages diminue. Surtout que les alternatives qui garderaiit les avantages du mariage notamment fiscaux existent à travers le pax et fort heureusement aujourd'hui on arrive à très bien fonder une famille, être une famille sans avoir ce process là.

Après il y a une réalité sociale aussi où ça fait peur aussi d'organiser un mariage le coûte que ça a de s'investir d'acheter un patrimoine déménager ensemble et cetera. On peut concevoir que les personnes, [grognement] on va dire financièrement parlant souhaitent faire cet investissement un petit peu plus tard. C'était mon cas.

C'est pour ça je me suis pas marié très tôt mais je me suis marié après ma trentaine, après avoir stabilisé ma situation. C'est très con hein, mais c'est études supérieur, pré-étudiant, tuattends de le terminer avant d'être sûr que de pas mettre en difficulté telle ou telle personne. Et quand on voit l'augmentation exponentielle des crédits étudiants, je crois que Maxime veut s'exprimer aussi.

Non non du tout. [rires] Je voyais je voyais je voyais Brisocol tellement captivé que je me suis dit il faut que je vous donne la parole parce que un dialogue va secret. Mais je partage c'est que le mariage aujourd'hui est moins une norme sociale comme il était il y a 10 ans, il y a 15 ans, il y a 20 ans, il y a 30 ans qu'un choix individuel.

Est-ce que vous [rires] je me suis maré à 45 ans. Donc c'est pour dire j'ai eu le temps de sous prétexte que monsieur fait pas comme tout le monde pardon. Non mais je veux dire non mais c'était parce que à un moment donné en effet il faut attendre le moment où on soit prêt.

Mais ce qui là aussi autre chose qui est quand même faut noter le mariage en revanche est très présent dans les Français issus de l'immigration et aller dans aller dans les mairies vous allez aller le samedi dans les mairies vous allez voir qui se marie. C'est toujours super intéressant. Vous avez énormément d'asiatiques, vous avez énormément de gens qui viennent de la de du Maghreb, vous avez beaucoup d'ailleurs et euh et asiatique et Maghreb et un peu sous-continent parce que tu sais pourquoi aussi c'est parce qu'il y a l'histoire de financier cadeaux pour construire sa vie, ils ont besoin des cadeaux qui sont faits par la communauté par rapport à ce que dis très ça reste très important reste très important.

Mais là aussi vous avez raison, c'est que ça s'inscrit de plus en plus dans cette idée de transmission, d'héritage, de construction qui est visiblement peut-être beaucoup plus beaucoup plus présente dans ce cadre là que chez nous. Mais ce que disait Brisocool, est-ce que on est sûr de ça à savoir est-ce qu'aujourd'hui le mariage n'est plus tellement une norme sociale ? Est-ce qu'on est sûr de ça ?

Un peu comme certaines femmes peuvent sentir une pression rapprochant de la trentaine par rapport aux enfants. Est-ce que le mariage aujourd'hui c'est vraiment éloig éloigné de la norme sociale ? que la la norme sociale hein les enfants à 30 ans [raclement de gorge] allez voir les tests médicaux quand vous avez plus de 30 ans à partir de 35 ça commence à tenir ça bien sûr mais est-ce que l'aspect norme sociale a totalement disparu on a moins de pression me semble-t-il que qu' a 30 ans ou 40 ans de la part de nos parents de nos grands-parents de notre milieu familial c'est qu'il fallait se marier c'était se marier c'était voilà c'était c un statut social voilà aujourd'hui c'est un peu différent on parce qu'on on a d'autres choix parce que il il y a d'autres véhicules juridiques si je puis dire et parce que la la notion de famille a considérablement évolué.

Un problème qui est pas du tout aussi dans l'esprit de nos concitoyens, c'est l'enjeu démographique, il est pas du tout partagé. C'est dire le président a parlé de réarmement démographique mais en réalité on décroche totalement ne serait-ce que d'un point de vue continent entre l'Europe et l'Afrique tous les ans, c'est un peu moins d'un pays d'un petit pays européen de décalage en terme de démographie et ça forcé de constater que les jeunes générations, la mienne la partagent pas du tout. Et d'ailleurs, je vais refaire encore un peu de social, mais ils se disent plutôt que de pas assumer euh un enfant, l'élever correctement d'un point de vue économique et financier, il préfèrent soit en faire très peu, soit ne pas en faire du tout et se concentrer sur leur carrière ou autre.

Oui, sur leur nombril aussi. Les campagnes les campagnes qui ont été lancées, amusez-vous. Vous vous prenez le monde et vous le journal Le Monde, indispensable de lire, indispensable de ne pas croire.

Vous allez sur vous tapez sur les la barre de recherche et vous tapez No Kids. No kids. La fameuse tendance.

No Kids. Alors là, je vais vous dire un truc. Le nombre d'articles dans le monde disant "Mais non, c'est pas grave de pas avoir d'enfants, on peut faire d'autres trucs, on peut aller voyager, on peut s'amuser, on peut s'éclater, on peut faire si pour faire ça et cetera et cetera." Super ça ça rentre aussi hein je dire c'est ou bien sûr Magic qui conclut la conversation mais c'est c'est pour moi c'est pas que ça rentre c'est qu'on a une évolution en fait majeure de la société à prendre en compte et là encore je trouve qu'on parle du mariage de manière institutionnelle avec une programmation avec cette dimension parce que ça existe aussi on peut l'écarter mais mais ça existe aussi quand bien même on s'aime que par on n pas capable de penser aux conséquences derrière mais aujourd'hui on a une génération qui est plus dans la notion de bah effectivement Moi, je me reconcentre sur moi, qu'est-ce que je veux ?

Et de profiter, profiter de l'instant, de moins être dans la programmation et de se dire [raclement de gorge] "Bah ouais, moi je crois en l'amour et je vais me marier de manière spontanée si j'ai envie et puis je vais pas penser au reste et pareil pour les enfants et ça c'est une dimension sociétale à prendre en compte." [rires] Et oui, ça c'est ça c'est le fameux fameux livre de de de quelqu'un de Meury. Voilà, filmer.

Merci beaucoup de cet éloge à l'amour et de cette petite référence parfaitement glissée mon cher Arnaud Stéphan. On marque une très courte page de publicité. On reste ensemble pendant encore un gros quart d'heure.

C'est les coups de cœur et les coups de gueule de chacun dans un instant. À tout de suite. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h.

Maxime [raclement de gorge] Liedo [musique] 0826 300 pour participer à la conversation, participer aux interrogations, au débats bien sûr qu'on a ici dans ce studio jusqu'à midi. Les coups de cœur et les coups de gueule de chacun autour de la table Brissole, Magalie Vicente, Ergunt Parcelan Arnaud Stéphan. On va commencer tiens tiens tiens par Ergunt Paslan qui nous fait un coup de cœur pour un marché de solidarité.

Oui, j'ai vu que dans la ville de Fontainebleau, qui est malheureusement au centre des incendies historiques qui sont en train de subir, euh les habitants se sont organisés pour mettre en place un marché solidaire pour récolter des fruits, des légumes euh et des fraîcheurs afin d'approvisionner les 850 sapeurs pompiers qui sont dans le secteur depuis plusieurs jours. Et je trouvais ça très beau parce que ça montait euh un beau visage de notre pays qu'on retrouve qu'on retrouve partout, ce ce côté résilient dans les moments difficiles, ce côté de solidarité et euh je trouvais ça vraiment très intéressant. gros coup de cœur et un ami à moi, Anthony qui est qui est aussi très actif là-dedans.

Euh ça montre que face aux crises historiques, notamment celle crise climatique, un peu à côté des débats qu'on voit sur les plateaux de qui a acheté des Canadaires, qui a passé la commande quand elle é approvisionné le truc, nos concitoyens eux s'organisent localement pour répondre à la crise et d'ailleurs je pense que c'est un c'est c'est c'est un c'est un c'est une démonstration de comment peuvent être les réponses aux crises qui peuvent arriver. Elles seront très souvent très localisées, très souvent à la main des habitants et de nos concitoyens. En tout cas, gros coup de cœur à eux, gros bravo à eux, je les embrasse.

Belle ville en plus, très belle ville et une pensée très très chaleureuse à tous les saorts pompiers, à la protection civile qui est vraiment est irréprochable et en tout cas qui qui a donné beaucoup d'énergie pour combattre cet incendie historique. Réaction autour de la table par rapport à cette Non, mais on oublie on oublie à quel point on a fait la solidarité, surtout quand il se passe quelque chose de local a un rôle absolument fondamental. Oui, ça fait enfin on le voit bien, ça fait du bien.

Cette notion de solidarité, elle existe euh et donc c'est bien qu'elle soit mise en avant et ça nous ramène en fait à la réalité finalement qu'on est tous capable euh et de faire, on est tous capable d'agir, euh on est tous acteurs et de regarder autour ce qui se passe et de voir comment ensemble on agit et on peut faire changer les choses. Ça doit être aussi un moteur notamment dans le cadre de ces présidentiels. On est on est tous des citoyens, on est tous des citoyens acteurs.

Voilà. Et ça, il faut pas l'oublier. H notamment quand on voit solidarité, bien sûr, c'est une superbe initiative et ça moi je pense qu'il faut garder espoir en la politique parce que la politique c'est aussi l'associatif, c'est aussi le local, c'est aussi sont aussi les solidarités.

Moi, je voudrais juste rappeler quand même voilà pendant la canicule il y a 15 jours, il y a eu beaucoup de personnes âgées seules qui sont mortes dans leur appartement et et je trouve qu'il faut absolument chacun dans ses appartements dans son quartier. Voilà, on les connaît quand on habite en ville, quand on habite à la campagne, c'est aller les voir, s'occuper d'elles. Ça prend 5 minutes dans la journée mais ça fait partie de la solidarité, du quotidien, de la proximité. ton ton coup de coup de cœur de cœur.

H on va aller après un coup de cœur. Allez tiens sur un coup de gueule et d'ailleurs ce sera le seul ce matin ce qui est très rare. D'habitude il y a qu'un seul coup de gueule et il y a qu'un seul Oui c'est ça.

Il il y a qu'un seul coup de cœur et beaucoup de coup [rires] et puis d'ailleurs il faut pas tromper 1000 fois une personne était sûr. Oh je l'ai je l'ai vu arriver mais [rires] avec des sabots qui étaient qui étaient retentissants. Vraiment pas.

Je je me je me tourne vers vous, Magalil Vicente. [rires] Coup de gueule sur une une manipulation verbale qu'on a vu à l'occasion d'une loi à l'Assemblée. Oui, moi je je reviens là-dessus parce que pour moi, les mots ont un sens et en ce moment j'en j'en ai un peu marre de voir systématiquement les manipulations verbales qui sont effectuées.

Et je vais prendre effectivement l'exemple de la loi qui parlait de la présomption d'usage légitime de l'arme euh parce que on a enfin ont été employés les termes de permis de tuer et pour moi c'est très grave. Ça appauvrit vraiment le débat et je voudrais vraiment exprimer un coup de gueule là-dessus parce que bon les partis politiques d'extrême gauche ne sont pas les seuls mais je trouve qu'en ce moment on utilise beaucoup de terminologies qui viennent impacter l'inconscient de chacun et c'est là-dessus que je veux vraiment éveiller les esprits. Permis de tuer, c'est grave.

C'est-à-dire qu'on transforme totalement un récit aujourd'hui avant même qu'il ait lieu au sein de l'Assemblée nationale. Et ça, on le voit de plus en plus sur chacun des textes. Et donc moi, je voudrais vraiment que les gens fassent attention notamment sur les réseaux sociaux parce qu'il y a de plus en plus de termes comme ça qui sont employés pour dévier totalement les débats.

On ne parle plus du fond, on parle de la réaction émotionnelle et finalement on se sert de la peur des gens pour appauvrir le débat démocratique. Et donc les gens et les citoyens, on mérite mieux que ça. Donc si chacun vraiment fait attention à ce qui se passe sur les réseaux et et a son esprit et garde son esprit critique et ne se fait pas embarquer dans ce genre de manipulation, bah peut-être qu'on y gagnera tous derrière à l'évolution en fait et à la grandeur des débats démocratiques.

Sémantique, je partage complètement ton ton coup de gueule et moi ce qui m'a frappé c'est la sémantique tu sais sur le débat sur le sur la fin de vie. On a parlé de fin de vie mais on n' pas parlé d'euthanasie ou on n pas parlé de suicide assisté qui sont vraiment les j'allais dire les sous-parties et le contenu de de ce projet de loi et donc la sémantique là encore il faut être clair à forceerie au parlement à forceorerie quand on voilà quand on fait de la politique il faut il faut avoir une sémantique juste et qui reflète vraiment le texte que vous allez proposer c'est ça et là c'est pas du tout c'est plus systé c'est vieux comme Gustave Lebont et psychologie des foules hein il explique c'est que de cette manière-là, c'est-à-dire en en passionnant tous les débats, en leur faisant sortir du du cadre raisonnable, y compris en faisant sortir même du sens euh on arrive à amasser les foules et à diriger les foules. Et euh en en faisant en faisant ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale, en expliquant le permis de tuer, on s'adresse aussi à une à une comment dire une clientèle politique qui est très sensible à ce genre de chos.

Quand tu quand tu parles, excuse-moi, je reviens ce qu'on au début de l'émission, quand tu parles du voile voile, tu pourrais parler de signe ostentatoire, tu pourrais parler, tu vois, enfin des voiles. Le le voile, c'est là aussi, c'est c'est un marqueur. J'essaie de confirmer depuis tout à l'heure que c'est c'est que c'est un sujet qui a peut-être été abordé mais encore une fois, je dis [raclement de gorge] c'est sorti dans la presse avant d'être sorti de de politique.

J'ai un petit doute sur non l'importance de la sémantique et c'est surtout que les responsables politiques prennent conscience de ce qu'ils alimentent et c'est vrai qu'il y a des sujets dans la façon dont il les scènes qu'on a vu à l'Assemblée nationale au moment du de ce vote là sont absolument inacceptable et ça et dans notre historique très proche il y a eu des il y a eu des réactions sociales à ça il y a eu des émeutes il y a eu des manifestations par rapport à ça et il faut et certains hommes ou femmes politiques n'ont pas conscience des conséquences que peuvent créer ce genre d'utilisation. Je pense qu'il y a un peu euh ils sont un peu trop relaxes là sur des termes qu'ils utilisent, les choses qu'il lancent dans les débats et là-dessus, sauf si c'est encore plus dangereux et c'est voulu, souhaité. Sachant que sur ce que vient de dire Magali, faut-il encore préciser que dans la plupart du temps, vous avez OK le rôle des réseaux sociaux, mais ce qui a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux, dans les plateaux de télévision, sur les ondes, dans les journaux et cetera, c'est en grande partie aussi comme beaucoup de lois et je ferai la transition après aussi avec un un petit coup de cœur qui est pas loin à cette table, c'est on le voit beaucoup dans l'écologie, c'est les associations qui arrivent à imposer certains termes-là, c'était notamment le permitué, je crois que c'est Amnistie Internationale, on avait parlé ici, qui avait réussi à mettre cette sémantique avec leur force de frappe sur leur réseau et donc tout d'un coup les médias relayant un peu la contradiction vont chercher le plus choquant.

Donc c'est c'est aussi ce rôle des associations qui sur le dépat public parfois, on le voit dans l'écologie également et sur certains sur certains enjeux majeurs dérivent totalement et déforme totalement les propos. Exactement. Et c'est enfin je parle en deux spécialistes et c'est pour moi le mal de la politique c'est la communication.

C'est-à-dire qu'on on est dans l'air de la communication politique, on n'est plus dans l'air de la politique. Et donc ce ce décalage là, je trouve est est préjudiciable pour ce pour le pour le récepur. Julien Fre aurait dit on fait de la politique au lieu de faire du politique.

Moi moi j'irai j'irai au-delà. Je pense qu'on a perdu le sens du mot communication, tu vois ? Parce que pour moi en fait on est dans le marketing politique parce que la communication elle a un vrai sens he c'est la relation et là il y a plus de relation en fait.

On ne fait pas on fait plus de communication. Oui ça c'est certain. On parlait justement d'association Ecolo.

Il y a une loi qui a beaucoup souffert de ce qu'on a pu dire à droite et à gauche sur ce qu'il y avait dans son texte, c'est justement la fameuse loi d'urgence agricole. Et c'est votre coup de cœur vous bristool. Alors moi c'est mon coup de cœur.

Alors coup de cœur euh on peut on peut l'interpréter comme ça. Il y a une loi d'urgence agricole qui a fait un va bien entre l'Assemblée et le Sénat. Il y a une commission mix paritaire qui rassemble sénateurs et voilà et et députés.

Ils se sont mis enfin d'accord hier parce que le Sénat était allé très loin euh très favorable excessivement favorable aux agriculteurs. Sauf que l'eau se partage l'eau se partage avec des industriels, avec des particuliers et donc le le le projet de loi qui était revenu en commission paritaire faisait la part enfin créer des fractures entre les utilisateurs de l'eau. Et bien pour une fois les parlementaires se sont mis d'accord à la majorité.

Euh la gauche a voté contre et les il y a eu deux les deux sont tristes se sont se sont abstenus, mais euh voilà, on a trouvé un texte équilibré qui ne défavorise pas ni les agriculteurs, ni les particuliers, ni les industriels. Voilà. Et donc je trouve ça plutôt plutôt intéressant.

Donc ça va repartir évidemment au Sénat. Euh mais pour une fois, on est arrivé à une à un compromis plutôt juste et équitable. C'estàd qu'on va on va faire des zones humides, on va euh c'est pas les préfets qui vont gérer localement l'eau mais ça reste les les élus locaux par exemple.

On va pouvoir faire euh des bassines pour les agriculteurs à il y a des conditions évidemment. Mais en tout cas c'est plutôt intéressant parce qu'on a vu pendant la canicule il a 15 jours, je l'ai vu en Bretagne où euh pour protéger un hôpital la l'eau qui arrivait dans cet hôpital, on a dû euh arrêter la distribution de l'eau à des industriels. Donc voilà, il faut pas opposer à travers la thématique de l'eau les uns contre les autres.

Je pense que l'eau est à partager à l'échelle d'un territoire. Faudrait réutiliser l'eau he c'est un vrai sujet en France, on n pas le droit et cetera. Absolument.

En tout cas, c'était intéressant ce qui s'est passé hier en commission à l'Assemblée nationale commission. Tout ça c'était donc une forme de coup de cœur signé Brisocool et on se tourne vers Arnaud Stéphan pour conclure cette émission en vendredi qui va le faire quoi ? Un coup de cœur par rapport à une restauration.

Non, le coup de cœur était sur en ce temps de de forte chaleur, c'était l'occasion d'aller revisiter notre patrimoine euh dans les grandes villes [rires] dans les grandes villes de France notamment notamment notamment les églises et euh en plus dans ces églises il y a il faut pas oublier qu'il y a aussi un patrimoine musical et [grognement] ce sont ces orgues qui sont souvent en mauvais état en France et j'ai j'ai eu l'occasion d'écouter quelques quelques petits concerts qui ont été donnés cet été dans ces endroits un peu plus frais que sont les églises qui sont ouverts à tous, je rappelle. Et euh et j'ai un coup de cœur pour pour une église qui est assez monumentale pour ceux qui connaissent Paris. C'est une une église qui s'appelle Saint-Ododil qui se trouve à la porte Champéret avec une tour un peu Batman, c'est pour ceux qui voient.

Et à l'intérieur, elle a un org monumental qui a une histoire fantastique. C'est un en partie un org qui vient d'un cinéma qui a été remonté là. il est il est il est utilisé par un très grand organiste et malheureusement cette org est en mauvais état aujourd'hui et ça m'a permis aussi de découvrir ce que fait la mission du patrimoine, la fondation du patrimoine qui essaie véritablement de travailler sur ce patrimoine musical pas seulement le le bâti parce qu' en a besoin les églises sont en mauvais état en France mais aussi tout ce patrimoine musical c'est très difficile de trouver aujourd'hui des encore des des gens qui savent travailler ces ces orgues.

Si vous avez l'occasion d'aller voir, il est il est vraiment monumental et puis si vous avez l'occasion de faire un petit geste, c'est pas grandchose mais un ou 2 € pour aider l'orgue monumental de Saintodil, bah voilà, c'était mon coup de cœur. C'est très joli en plus. Et en plus, ben et un peu de beauté dans ce monde de brute, monsieur Arnaud Stéphan.

Merci beaucoup à tous d'avoir été autour de la table ce matin. Arnaud Stéphan fondateur de l'agence la Nut de com briso politologue essayiste et cauteur avec Frédéric Dabécharpé les tempêtes. C'est à lire aux éditions de l'aubeun Torpelan pardonnez-moi délégué général de démocrates et progressistes et Magalivi sont communiquantes politiques.

À très bientôt comme dirait l'autre pour de nouvelles aventures dans