Jérôme Tellier, président de la FDSEA de l'Indre
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:18FerméeRéponse partielle
Il aurait fallu combien d'argent ?
- 1:36OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut s'attendre à des actions de votre part justement dans l'Indre ?
- 2:16OuverteRéponse partielle
Rien que dans le département de l'Indre, à quel point la situation difficile ? Combien il y a d'exploitations dans le rouge ?
- 3:38RelanceRéponse directe
Ce plan règle une partie de l'urgence, mais ne se projette pas pour l'avenir. C'est votre sentiment aussi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:06PrésentateurChiffre
« 1 milliard d'euros pour soutenir nos agriculteurs victimes de la sécheresse. »
- 1:26PrésentateurChiffre
« On arrive à 235 millions. »
- 2:30PrésentateurChiffre
« Si vous prenez les 3500 exploitations qu'il y a, on a tout type de production. »
- 2:45PrésentateurFait
« Le maraîchage, celui qui a très peu d'irrigation ou pas d'irrigation, lui c'est une perte de production à 100% par exemple. »
- 2:52PrésentateurFait
« Les bovins, l'alimentation des bovins, je peux vous dire que cet hiver, on va se gratter la tête pour savoir si on va arriver jusqu'au printemps. »
Temps de parole
- Présentateur82 %
- Invité15 %
- ?3 %
≈ 23,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ici Béry,
il est 8h moins le quart, 1 milliard, 1 milliard d'euros pour soutenir nos agriculteurs victimes de la sécheresse. C'est l'enveloppe promise par le gouvernement avant le week-end. On en parle ce matin avec l'invité d'Issy Béry, le président de
la FDSEA de l'Indre.
Bonjour Jérôme
Tellier. Bonjour. Votre syndicat dit que ça n'est pas à la
hauteur,
il aurait fallu combien d'argent
?
Alors, combien d'argent c'est difficile à dire déjà. Les annonces elles étaient indispensables par rapport à ce qu'on a vécu cet été. Mais c'est vrai qu'on attendait mieux. On attendait mieux quand on parle du milliard d'aides qui va arriver sur les fermes françaises.
Il
faut aller piocher un petit peu dans les chiffres et regarder la ventilation. Et on voit que sur le système de ventilation, plus de la moitié ira sur un système d'indemnité de solidarité nationale par rapport à un système assurantiel. C'est ça.
C'est
ce qui va vraiment nous aider à repartir pour
l'année prochaine. Ce n'est pas suffisant. On arrive
à 235 millions. Et quand vous divisez 235 par 100 départements à peu près, vous voyez qu'on peut avoir simplement 2 millions d'euros pour le département de l'Indre.
Est-ce qu'on peut s'attendre à des actions de votre part justement dans l'Indre ? Comment ? Est-ce qu'on peut s'attendre à des actions de votre part
?
Tout à fait. Vendredi soir, on s'est posé la question avec ma secrétaire générale si on sortait, si on ne sortait pas. On a une réunion aujourd'hui avec la préfète à la Chambre d'agriculture justement sur la mise en place de ce plan de réarmement. On va voir les ventilations, on va voir le ciblage. Avant de crier, on voudrait vraiment voir ce qui va arriver dans les fermes directement.
Ok, parce que pour faire le point, rien que dans le département de l'Indre, à quel point la situation difficile ? Combien il y a d'exploitations dans le rouge par exemple
?
Alors, le chiffrage, c'est difficile à dire. Moi, je vous dirais que si vous prenez les 3500 exploitations qu'il y a, on a tout type de production. Et la particularité de cette sécheresse, c'est qu'elle a touché tout le monde déjà.
L
'élevage,
le
maraîchage, les cultures céréalières,
personne n'est épargné.
Exactement, le maraîchage, celui qui a très peu d'irrigation ou pas d'irrigation, lui c'est une perte de production à 100% par exemple.
Donc,
les bovins, l'alimentation des bovins, je peux vous dire que cet hiver, on va se gratter la tête pour savoir si on va arriver jusqu'au printemps, jusqu'à la mise à l'air. Voilà, c'est toutes ces choses-là sur l'accompagnement, l'achat de fourrage. Mais l'achat de fourrage,
c
'est beau, mais une aide à l'achat de fourrage. Mais quand il n
'y a
pas de ressources, c'est-à
-dire
que quand vous n'avez pas de foin sur le marché, vous avez beau avoir de l'argent, vous ne trouvez pas de foin. Voilà, donc, je ne sais pas comment on va faire pour passer cette sécheresse et arriver à la saison prochaine, entre guillemets. Bien sûr, on va faire manger de la paille, on va utiliser de la mélasse, tout ça, c'est des coûts supplémentaires. Surtout, Jérôme
Thélier, que cette sécheresse, elle a
existé, mais le risque, c
'est qu
'elle se reproduise dès l'an prochain. Et on a la sensation que ce plan, finalement, règle, entre guillemets, une partie de l'urgence, mais ne se projette pas pour trouver des stratégies pour l'avenir. C'est votre sentiment aussi
?
Oui, donc, on avait fait une remontée préfet, dans ce sens-là, sur quelque chose de conjoncturel et quelque chose de structurel au niveau de ce qu'il fallait faire.
C
'est-à-dire que là, aujourd'hui, on est en train de gérer le conjoncturel, le problème maintenant. Et après, comment on se prépare demain à, potentiellement, voilà, on ne sait pas, potentiellement des étés beaucoup plus chauds. Donc là, là-dessus, je pense qu'il va falloir qu'on prévoie des stocks de fourrage supplémentaires dans les exploitations.
Voilà,
ça veut dire diminuer les chargements hectares,
ça
veut dire désagrandissement si on veut garder le même nombre de bêtes, ou alors vendre des animaux. Mais comme il
n
'y
a
pas de rentabilité, je ne vois pas comment on
peut
se sortir de tout ça. Il y
a
le stockage de l'eau, puisque sans eau, on n'arrivera à rien du tout. Donc ça aussi, ce sera une problématique, que ce soit pour l'élevage.
Le partage de l'eau,
oui. Oui, le partage de l'eau. L'idée, c'est surtout stocker l'eau quand elle est en excès. Le partage de l'eau, si vous faites votre réserve chez vous, et que vous avez votre réserve personnelle pour assurer, ou assurer, oui c'est le bon mot, assurer votre récolte pour l'année d'après, je pense qu'individuellement, on peut tous faire quelque chose. Et le partage de l'eau, c'est aussi le partage de l'eau. Lorsqu'il est en excès, le partage de l'eau, il ne prive personne.
Merci beaucoup Jérôme Tellier. Je rappelle que vous êtes le président de la FDSEA de l'Indre, et on l'aura compris, vous avez une réunion programmée aujourd'hui avec la préfète pour faire le point un petit peu sur les aides qui pourraient arriver dans le département. Merci et bonne journée à vous.
Tout à fait.
Merci.