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InterviewRadio France (sur Site radio)· 7 septembre 2026 6 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergie

Jérôme Tellier, président de la FDSEA de l'Indre

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18FerméeRéponse partielle

    Il aurait fallu combien d'argent ?

  • 1:36OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut s'attendre à des actions de votre part justement dans l'Indre ?

  • 2:16OuverteRéponse partielle

    Rien que dans le département de l'Indre, à quel point la situation difficile ? Combien il y a d'exploitations dans le rouge ?

  • 3:38RelanceRéponse directe

    Ce plan règle une partie de l'urgence, mais ne se projette pas pour l'avenir. C'est votre sentiment aussi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06PrésentateurChiffre
    « 1 milliard d'euros pour soutenir nos agriculteurs victimes de la sécheresse. »
  • 1:26PrésentateurChiffre
    « On arrive à 235 millions. »
  • 2:30PrésentateurChiffre
    « Si vous prenez les 3500 exploitations qu'il y a, on a tout type de production. »
  • 2:45PrésentateurFait
    « Le maraîchage, celui qui a très peu d'irrigation ou pas d'irrigation, lui c'est une perte de production à 100% par exemple. »
  • 2:52PrésentateurFait
    « Les bovins, l'alimentation des bovins, je peux vous dire que cet hiver, on va se gratter la tête pour savoir si on va arriver jusqu'au printemps. »

Temps de parole

  • Présentateur82 %
  • Invité15 %
  • ?3 %

≈ 23,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Ici Béry,

0:01
Présentateur

il est 8h moins le quart, 1 milliard, 1 milliard d'euros pour soutenir nos agriculteurs victimes de la sécheresse. C'est l'enveloppe promise par le gouvernement avant le week-end. On en parle ce matin avec l'invité d'Issy Béry, le président de

0:12
Invité

la FDSEA de l'Indre.

0:13
Locuteur

Bonjour Jérôme

0:13
Invité

Tellier. Bonjour. Votre syndicat dit que ça n'est pas à la

0:17
Locuteur

hauteur,

0:18
Présentateur

il aurait fallu combien d'argent

0:19
Locuteur

?

0:21
Présentateur

Alors, combien d'argent c'est difficile à dire déjà. Les annonces elles étaient indispensables par rapport à ce qu'on a vécu cet été. Mais c'est vrai qu'on attendait mieux. On attendait mieux quand on parle du milliard d'aides qui va arriver sur les fermes françaises.

0:37
Locuteur

Il

0:38
Présentateur

faut aller piocher un petit peu dans les chiffres et regarder la ventilation. Et on voit que sur le système de ventilation, plus de la moitié ira sur un système d'indemnité de solidarité nationale par rapport à un système assurantiel. C'est ça.

1:22
Locuteur

C'est

1:22
Présentateur

ce qui va vraiment nous aider à repartir pour

1:24
Locuteur

l'année prochaine. Ce n'est pas suffisant. On arrive

1:26
Présentateur

à 235 millions. Et quand vous divisez 235 par 100 départements à peu près, vous voyez qu'on peut avoir simplement 2 millions d'euros pour le département de l'Indre.

1:36
Invité

Est-ce qu'on peut s'attendre à des actions de votre part justement dans l'Indre ? Comment ? Est-ce qu'on peut s'attendre à des actions de votre part

1:43
Locuteur

?

1:44
Présentateur

Tout à fait. Vendredi soir, on s'est posé la question avec ma secrétaire générale si on sortait, si on ne sortait pas. On a une réunion aujourd'hui avec la préfète à la Chambre d'agriculture justement sur la mise en place de ce plan de réarmement. On va voir les ventilations, on va voir le ciblage. Avant de crier, on voudrait vraiment voir ce qui va arriver dans les fermes directement.

2:16
Invité

Ok, parce que pour faire le point, rien que dans le département de l'Indre, à quel point la situation difficile ? Combien il y a d'exploitations dans le rouge par exemple

2:23
Locuteur

?

2:26
Présentateur

Alors, le chiffrage, c'est difficile à dire. Moi, je vous dirais que si vous prenez les 3500 exploitations qu'il y a, on a tout type de production. Et la particularité de cette sécheresse, c'est qu'elle a touché tout le monde déjà.

2:40
Locuteur

L

2:41
Présentateur

'élevage,

2:41
Locuteur

le

2:41
Présentateur

maraîchage, les cultures céréalières,

2:43
Locuteur

personne n'est épargné.

2:45
Présentateur

Exactement, le maraîchage, celui qui a très peu d'irrigation ou pas d'irrigation, lui c'est une perte de production à 100% par exemple.

2:51
Locuteur

Donc,

2:52
Présentateur

les bovins, l'alimentation des bovins, je peux vous dire que cet hiver, on va se gratter la tête pour savoir si on va arriver jusqu'au printemps, jusqu'à la mise à l'air. Voilà, c'est toutes ces choses-là sur l'accompagnement, l'achat de fourrage. Mais l'achat de fourrage,

3:08
Locuteur

c

3:08
Présentateur

'est beau, mais une aide à l'achat de fourrage. Mais quand il n

3:10
Locuteur

'y a

3:10
Présentateur

pas de ressources, c'est-à

3:12
Locuteur

-dire

3:12
Présentateur

que quand vous n'avez pas de foin sur le marché, vous avez beau avoir de l'argent, vous ne trouvez pas de foin. Voilà, donc, je ne sais pas comment on va faire pour passer cette sécheresse et arriver à la saison prochaine, entre guillemets. Bien sûr, on va faire manger de la paille, on va utiliser de la mélasse, tout ça, c'est des coûts supplémentaires. Surtout, Jérôme

3:33
Locuteur

Thélier, que cette sécheresse, elle a

3:34
Invité

existé, mais le risque, c

3:36
Locuteur

'est qu

3:36
Invité

'elle se reproduise dès l'an prochain. Et on a la sensation que ce plan, finalement, règle, entre guillemets, une partie de l'urgence, mais ne se projette pas pour trouver des stratégies pour l'avenir. C'est votre sentiment aussi

3:48
Locuteur

?

3:49
Présentateur

Oui, donc, on avait fait une remontée préfet, dans ce sens-là, sur quelque chose de conjoncturel et quelque chose de structurel au niveau de ce qu'il fallait faire.

4:01
Locuteur

C

4:01
Présentateur

'est-à-dire que là, aujourd'hui, on est en train de gérer le conjoncturel, le problème maintenant. Et après, comment on se prépare demain à, potentiellement, voilà, on ne sait pas, potentiellement des étés beaucoup plus chauds. Donc là, là-dessus, je pense qu'il va falloir qu'on prévoie des stocks de fourrage supplémentaires dans les exploitations.

4:22
Locuteur

Voilà,

4:22
Présentateur

ça veut dire diminuer les chargements hectares,

4:26
Locuteur

ça

4:26
Présentateur

veut dire désagrandissement si on veut garder le même nombre de bêtes, ou alors vendre des animaux. Mais comme il

4:31
Locuteur

n

4:31
Présentateur

'y

4:31
Locuteur

a

4:31
Présentateur

pas de rentabilité, je ne vois pas comment on

4:33
Locuteur

peut

4:33
Présentateur

se sortir de tout ça. Il y

4:37
Locuteur

a

4:37
Présentateur

le stockage de l'eau, puisque sans eau, on n'arrivera à rien du tout. Donc ça aussi, ce sera une problématique, que ce soit pour l'élevage.

4:45
Locuteur

Le partage de l'eau,

4:46
Présentateur

oui. Oui, le partage de l'eau. L'idée, c'est surtout stocker l'eau quand elle est en excès. Le partage de l'eau, si vous faites votre réserve chez vous, et que vous avez votre réserve personnelle pour assurer, ou assurer, oui c'est le bon mot, assurer votre récolte pour l'année d'après, je pense qu'individuellement, on peut tous faire quelque chose. Et le partage de l'eau, c'est aussi le partage de l'eau. Lorsqu'il est en excès, le partage de l'eau, il ne prive personne.

5:18
Invité

Merci beaucoup Jérôme Tellier. Je rappelle que vous êtes le président de la FDSEA de l'Indre, et on l'aura compris, vous avez une réunion programmée aujourd'hui avec la préfète pour faire le point un petit peu sur les aides qui pourraient arriver dans le département. Merci et bonne journée à vous.

5:30
Locuteur

Tout à fait.

5:31
Invité

Merci.