Jean-Philippe Tanguy : "L'État n'a plus à posséder de médias !" (BFMTV)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:06OuverteÉludée
On apprend qu'Emmanuel Macron envisage de nommer Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France. Est-ce que pour vous c'est un sujet qui prête à polémique ?
- 0:30RelanceRéponse directe
C'est une nomination qui est très préoccupante, d'une part parce que ça confirme que la démission de M. Véleroi de Gallo était cousue de fil blanc.
- 1:09RelanceRéponse directe
C'est sa compétence que vous mettez en cause ?
- 1:54FerméeRéponse directe
Vous demandez aujourd'hui la position du RN : c'est de demander à Emmanuel Macron de renoncer à cette nomination ?
- 3:49OuverteRéponse directe
Est-ce que vous considérez que c'est du chantage de la part de Patrick Pouyanné ?
- 4:25OuverteRéponse directe
C'est-à-dire qu'on a l'impression qu'il y a un échange de bons procédés entre le gouvernement et Total sur la limitation des prix ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Invité politiqueFait
« C'est une nomination qui est très préoccupante, d'une part parce que ça confirme que la démission de M. Véleroi de Gallo, gouverneur de la Banque de France, était cousue de fil blanc et que c'était bien une volonté d'Emmanuel Macron de verrouiller la Banque de France pour 2027. »
- 0:42Invité politiqueChiffre
« Il y a un trou, pas un trou, on peut se tromper, de quelques milliards. De 40 à 60 milliards. »
- 0:53Invité politiqueFait
« Il était à la tête du Trésor. Le Trésor est une des deux grandes administrations de Bercy en charge des comptes publics et de la prévision économique. »
- 1:01Invité politiqueChiffre
« Et il est directement impliqué dans les erreurs de prévision de recettes de 40 à 60 milliards d'euros qui sont renseignées, qui sont documentées. »
- 1:30Invité politiqueChiffre
« C'est entre plus de 1 point et 2 points de PIB qui ont conduit à des déficits monstrueux. »
- 1:41Invité politiqueFait
« Il y a qu'on nomme des gens complètement incompétents. »
- 2:50Invité politiqueFait
« ils sont licenciés et ils n'ont le droit à rien. Par contre, quand vous êtes à la tête de Bercy, payez 15 000 euros par mois, vous faites une erreur de 40 à 60 milliards, vous êtes nommé à la Banque de France. »
- 4:07Invité politiqueFait
« Oui, de toute évidence, oui. C'est du chantage. »
- 4:10Invité politiqueFait
« On ne peut pas lier une politique commerciale d'une entreprise à une politique gouvernementale. »
- 5:11Invité politiqueFait
« Total, c'est un fleuron national. Moi, je suis très fier de cette entreprise. »
- 7:02Invité politiqueFait
« Oui, oui, mais c'est... Donc c'est Marine Le Pen qui a raison. »
- 10:03Invité politiqueFait
« Enfin, nous, on est pour la privatisation. »
- 11:00Invité politiqueFait
« Oui tout sauf Arte. Sauf Arte. »
- 13:47Invité politiqueFait
« je rappelle que la banque de la démocratie c'était une idée de François Bayrou non non ça a été voté ça a été voté à l'initiative de François Bayrou oui ça a été voté en juillet 2017 »
- 14:48Invité politiqueFait
« les comptes du RN quoi qu'on pense de nous ont toujours été validés à toutes les élections »
- 15:25Invité politiqueFait
« c'est un peu indécent je pense qu'on n'attend pas du président de la République qui se mette en scène l'Arménie est un pays meurtri »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy64 %
- Présentateur27 %
- Invité9 %
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Bonsoir, député du Rassemblement National de la Somme et membre de la Commission des Finances. Je voudrais d'abord vous entendre sur une annonce qui a été faite aujourd'hui par l'Elysée. On apprend qu'Emmanuel Macron envisage de nommer l'homme qui a été son bras droit, Emmanuel Moulin, son secrétaire général de l'Elysée, à la tête de la Banque de France. Est-ce que pour vous c'est un sujet qui prête à polémique ? Ou est-ce que vous considérez que c'est tout à fait normal, puisque c'est le rôle du chef de l'État de proposer ce genre de postes,
est-ce qu'il y a une polémique pour vous ou pas ? C'est une nomination qui est très préoccupante, d'une part parce que ça confirme que la démission de M. Véleroi de Gallo, gouverneur de la Banque de France, était cousue de fil blanc et que c'était bien une volonté d'Emmanuel Macron de verrouiller la Banque de France pour 2027, comme il a verrouillé la Cour des comptes avec la nomination de Mme de Montchalin. Et le profil de M. Moulin est très inquiétant. Il était à la tête du Trésor. Le Trésor est une des deux grandes administrations de Bercy en charge des comptes publics et de la prévision économique.
Et il est directement impliqué dans les erreurs de prévision de recettes de 40 à 60 milliards d'euros qui sont renseignées, qui sont documentées. Ce n'est pas une attaque du Rassemblement national.
C'est sa compétence que vous mettez en cause ?
Oui. Quand vous êtes à la tête du Trésor, que vous êtes directement responsable de ces prévisions de recettes et un certain nombre d'analyses qui nourrissent la réflexion du ministre, à l'époque M. Le Maire, pour établir le budget. Qu'il y a un trou, pas un trou, on peut se tromper, de quelques milliards. De 40 à 60 milliards. C'est entre plus de 1 point et 2 points de PIB qui ont conduit à des déficits monstrueux. Qui d'ailleurs n'ont pas donné lieu, je pense, à un scandale d'État comme ça aurait dû donner lieu. C'est très grave. Il y a qu'on nomme des gens complètement incompétents.
D'ailleurs, pendant la commission d'enquête sur les comptes publics à l'Assemblée nationale, il avait été auditionné. Et moi, je lui ai posé une question très directe. Je lui avais dit que vous ne comprenez pas comment il n'avait pas pu de lui-même démissionner de la fonction publique.
Vous demandez aujourd'hui, la position de RN, c'est de demander à Emmanuel Macron de renoncer à cette nomination ?
Bien sûr. D'ailleurs, si vous voulez tout savoir, nous avons été consultés, ce qu'on dit en off, en police, sur cette nomination, comme beaucoup d'autres. J'ai vu que le président Coquerel de la commission des finances lui-même avait dit qu'il avait été consulté et qu'il s'y était opposé. Et on s'y opposait. Moi, j'ai fait savoir à qui de droit qu'on était totalement opposé à cette nomination. Non pas contre la personne de M. Moulin, que je ne connais pas, que je n'ai pas à connaître, mais sur ses compétences. Et une fois plus, ce n'est pas une attaque politicienne de ma part. Est-ce qu'il était à la tête du Trésor entre 2022 et 2024, où il y a ses déficits particulièrement scandaleux ? Oui.
Est-ce qu'il était responsable de la direction de Bercy, responsable de cette faute de 40 à 60 milliards ? Oui. Donc quand vous savez que dans notre pays, vous avez des honnêtes géants, caissiers dans des supermarchés, qui parfois sont licenciés parce qu'ils ont mangé un pain au chocolat, parce qu'ils ont offert un sandwich, parce qu'ils ont utilisé un bon de réduction, ils sont licenciés et ils n'ont le droit à rien. Par contre, quand vous êtes à la tête de Bercy, payez 15 000 euros par mois, vous faites une erreur de 40 à 60 milliards, vous êtes nommé à la Banque de France. Vous savez, au-delà de la personnalité de M. Moulin, c'est quand même important par rapport à... Je vous écoute.
...que traverse notre pays, il y a aussi cette indécence. C'est-à-dire qu'on ne peut pas en appeler à la responsabilité toute la sainte journée et nommer des gens qui ont autant fauté, qui se sont autant trompés. Je ne dis pas que c'est que la faute de M. Moulin, mais on ne peut pas être à la tête d'une direction aussi importante que le Trésor, avoir fait un trou de 60 milliards et vouloir aller à la Banque de France. Il y a un moment, ce n'est pas sérieux.
On entend donc l'opposition très nette du Rassemblement National à l'arrivée d'Emmanuel Moulin, ou pas d'ailleurs, parce qu'il y a encore un processus à respecter, à la tête de la Banque de France en remplacement de François Videroy de Gallo, dans quelques mois. On va parler d'autres milliards qui font débat aujourd'hui en France. Jean-Philippe Tanguy, ce sont les bénéfices du groupe Total, qui a annoncé un bénéfice au premier trimestre d'un petit peu plus de 5 milliards d'euros. Il y a tout un débat lancé ces derniers jours et ce soir, le patron Total prend la parole.
Dans une interview, Patrick Pouyenne dit « Si le gouvernement met en place une taxe sur ces bénéfices, je ne pourrais pas maintenir le fameux plafonnement des prix des carburants ». Est-ce que vous considérez que c'est du chantage de sa part ?
Oui, de toute évidence, oui. C'est du chantage. Parce qu'on ne peut pas lier une politique commerciale d'une entreprise à une politique gouvernementale. Ou alors, ça voulait dire qu'il y avait une combine entre le gouvernement et Total pour essayer de limiter ou de négocier le fait que le gouvernement, avant, ne réfléchisse pas à une taxe sur ses surprofits.
C'est-à-dire qu'on a l'impression
que depuis le début, il y a un échange de bons procédés entre le gouvernement et Total sur la limitation de ces prix, ce qui est quand même une offre commerciale. Il faut bien avoir conscience aussi. D'ailleurs, vous l'avez suivi. C'est le seul pays où Total fait ça. Oui, mais vous avez aussi suivi que les pénuries qu'il y a eu dans notre pays étaient essentiellement sur les stations Total. Parce que, justement, il y avait beaucoup de monde à la pompe pour profiter du plafonnement. Vous avez raison, mais quand vous faites une opération commerciale de cette sorte, vous devez aussi vous assurer que les cuves sont pleines. Vous soupçonnez, Patrick Pouyanné, d'avoir lancé une opération
plafonnement sans remplir ses cuves pour que le moins de monde possible en profite, c'est ça ?
Je ne le soupçonne pas. Je constate qu'il n'y avait pas assez de produits pour satisfaire la demande, alors que quand vous faites des prix moins chers que la concurrence, vous savez très bien que vous allez avoir plus de consommation. Enfin, je veux dire, et Total, c'est un fleuron national. Moi, je suis très fier de cette entreprise. Et s'il y a bien une chose que Total maîtrise, c'est l'approvisionnement dans notre pays. Voilà, mais je ne lui ai fait pas grief. Mais vous soupçonnez quand même Total d'avoir un peu enfumé les Français. Non, mais ces prix ont existé. Mais je crois que s'ils avaient voulu assurer les stations-service sur le territoire, ils auraient pu le faire.
J'ai peut-être tort, je m'excuserai. Est-ce que vous pouvez nous éclaircir, Jean-Philippe Tanguy, sur la position du Rassemblement national sur la question, justement, de la taxation des bénéfices de Total ? Parce qu'entre Marine Le Pen, qui semble assez nettement favorable, et Jordan Bardella, qui dit qu'on est déjà le pays au monde le plus taxé, on ne va pas taxer un fleuron de l'industrie française, qui, aujourd'hui, décide de la ligne ?
Non, mais c'est la même ligne, en fait, ce que Jordan a... Si, si, je vous jure. En plus, ils se sont exprimés ensemble au 1er mai à Mâcon, devant 5 000 personnes. C'est... Non, non, mais... Ah, pardon, je vais reprendre les mots, parce que je vais peut-être simplifier
un tout petit peu les propos d'abord de Jean-Philippe Bardella. Il ne faut rien s'interdire, mais je ne crois pas que la priorité dans un pays qui a 46 % de prélèvement soit encore une fois d'inventer des taxes. Quand Marine Le Pen dit, elle, lorsqu'une entreprise comme Total fait des bénéfices supplémentaires liées à une crise internationale, il est normal qu'elle puisse contribuer à l'effort national par une taxation exceptionnelle sur les surprofits qu'elle a réalisés. Il y a très clairement deux salles, deux ambiances.
Non, mais je ne crois pas, mais bon, écoutez, je ne veux pas contredire votre interprétation, mais ce qu'a dit Jordan, c'est que... Jordan Bardella, pardon, c'est que la priorité, c'est de baisser les taxes sur le carburant. Ça, c'est la priorité numéro 1, et que le débat sur la taxation que mènent les socialistes ne doit pas être un écran de fumée pour ne pas parler de la baisse des taxes TVA et baisse des assises pour baisser, comme on le propose, au moins 40 centimes. Mais pardon, mais les deux sujets sont différents. Baisse des taxes, c'est l'État qui le fait.
Oui, tout à fait. Et la hausse des taxes aussi, c'est l'État qui le fait.
Dans les deux cas,
c'est l'État. Si vous étiez au pouvoir aujourd'hui, il y aurait une taxe sur Total ou pas ? Oui. Oui, bien sûr.
Oui, oui, mais c'est... Donc c'est Marine Le Pen qui a raison. Oui, mais il se trouve... Non, mais c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella parce qu'il se trouve que dans le programme qu'a présenté Jordan Bardella aux législatives anticipées de 2024 mais aussi le programme économique qui avait été présenté en 2023 par Jordan avec votre serviteur à l'Assemblée nationale, il y avait cette taxe sur les profits exceptionnels. Donc je ne crois pas qu'il y ait une différence sur ce sujet-là, sincèrement. Mais j'entends votre question. Mais pour moi, tout ça est très simple. Vous avez eu le temps de lire le rapport à l'oncle ? Non, je ne veux pas vous mentir. J'ai tendance à mentir.
J'ai plein de défauts, mais...
Alors, j'ai une bonne nouvelle pour vous. Le rapport à l'oncle, c'est le rapport de Charles Lalonde, député ciotiste allié au Rassemblement national sur l'audiovisuel public qui a donné lieu à... Comment dire ? Un peu de bruit. Ces derniers mois, ça a duré des semaines, il fait 70 préconisations aujourd'hui pour réformer du sol au plafond de l'audiovisuel public. J'ai lu les préconisations, par contre. Eh bien, on va les voir ensemble pour ceux qui, comme vous, n'ont pas eu le temps de l'éplucher avec vous, Nargis Hadji. Bonsoir, Marc. Bonsoir. 400 pages, ce rapport. 69 recommandations. L'objectif, c'est de faire économiser 1 milliard d'euros sur le budget de l'audiovisuel public.
On ne va pas faire les 69. Je vous propose, vous nous prenez les essentiels.
Eh bien, Marc, quatre éléments ont retenu notre attention d'abord. Et d'ailleurs, c'est la toute première recommandation dans Charles Lalonde. Dans son rapport, c'est un devoir de neutralité. Le rapporteur souhaite que les salariés de France Télévisions n'affichent pas leur opinion publique sur certains sujets, la politique par exemple, y compris sur les réseaux sociaux. Le deuxième point, le rapport préconise de procéder à des suppressions, celles de France 4 et France Télé, slash principalement, destinées aux jeunes, l'une à la télévision, l'autre est une offre digitale. Des suppressions, mais aussi des fusions.
Regardez, grâce à cette infographie, eh bien, on voit concrètement France Info regroupée avec France 24. Deux chaînes d'information en continu, mais une spécialisée dans l'information internationale. France 2 avec France 5. L'objectif, créer une grande chaîne généraliste de premier plan annonce à terme 200 millions d'euros d'économies et les fusions des antennes régionales de France 3 avec le réseau Radio ICI.
Ça, c'est pour les regroupements ou les fusions entre les chaînes. Le rapport à l'oncle s'attaque aussi au programme. Là, c'est assez net.
Oui, les jeux télé, par exemple, perdraient beaucoup d'argent. On pense à mot de passe. N'oubliez pas les paroles. Pour les jeux télé, 122 millions d'euros d'économies en réduisant de trois quarts leur budget. 50 millions d'euros d'économies par an pour le sport. France Télévisions qui, on le rappelle, diffuse les Jeux Olympiques, Paralympiques, le Tour de France ou encore au Langarosse.
Et puis, il y a également la question des nominations des dirigeants de France Télévisions et de Radio France.
Oui, que ce soit le président de la République qui nomme les dirigeants de l'audiovisuel public après un avis favorable des commissions parlementaires et après avis conforme de l'ARCOM. Alors, aujourd'hui, j'ai regardé La Règle est claire. Les présidents, présidentes de France Télé et Radio France sont nommés par l'ARCOM.
Merci beaucoup. Nargis, qu'est-ce que vous reprenez là-dedans, Jean-Philippe Tanguy, si vous arrivez au pouvoir ?
Écoutez, c'est intéressant les propositions sur la nomination de la direction. Enfin, nous, on est pour la privatisation. Non mais...
Attendez, il y a 5 minutes, vous nous avez dit que le fait que le président de la République puisse nommer l'un de ses proches à la tête de la Banque de France c'était un problème et le fait que le prochain président puisse éventuellement nommer la patronne ou le patron de France Télévisions, ce n'en serait pas un.
Non mais parce que je crois que Charles Lalonde propose que l'Assemblée nationale ratifie cette nomination comme on va le faire pour la Banque de France.
Donc moi, le fait que l'Assemblée nationale ratifie, bon à titre personnel, je préférais que ce soit dans l'autre sens, c'est-à-dire que je préférais que l'Assemblée nationale doive soutenir aux deux tiers mais pour toutes les nominations du président plutôt que bloquer aux deux tiers parce que bloquer aux deux tiers c'est très difficile de bloquer aux deux tiers donc je trouve que c'est un peu une fausse promesse qu'on avait fait aux Français avec Nicolas Sarkozy à l'époque mais de toute façon on est plutôt pour enfin on n'est pas plutôt leur Assemblée nationale est pour privatiser le service public et notamment pour éviter ce que vous venez de dire le fait que le président nomme à la tête des médias des gens qui pourraient être proches de lui et puis avec une Assemblée nationale qui souvent...
Privatiser pour être bien précis dans Philippe Tanguy tout le service public Oui tout sauf Arte Sauf Arte Pourquoi ? Parce que c'est un traité avec les Allemands et qu'on ne peut pas le faire
Mais tout le reste Radio France
France Télévisions vous vendez tout Oui on considère qu'on n'a pas que l'État n'a plus à posséder de médias et que en fait quand vous avez la tentation et que vous possédez les médias avec un gouvernement la tentation de pouvoir l'influencer il cède à la tentation Vous êtes sûr qu'il y aura des acheteurs ? Moi je crois Et vous êtes sûr que c'est rentable ?
Il se trouve que le service public a de bonnes audiences France Inter je crois est encore la première radio France 2 a régulièrement des audiences très honnêtes comme France 3 donc je pense qu'il y a un public et donc s'il y a un public il peut y avoir des acheteurs Non le vrai argument parce que c'est marrant j'essaie d'être honnête dans ma réflexion c'est que vous savez que le marché de la publicité pour la télévision et la radio est extrêmement contraint Et que le patron de TF1 par exemple dit que ce serait scandaleux de privatiser parce qu'il n'y a pas assez de pubs pour tout le monde Il n'y a pas que le patron de TF1 mais c'est vrai parce que quand la gauche nous accuse de faire le jeu des grands tycoons des grands possesseurs de la presse et des médias Vous voulez dire que le RN est encore capable de s'acheter avec des patrons Oui oui mais c'est drôle parce qu'en fait non les patrons de presse Non mais reconnaissez que les patrons de presse et les patrons des médias ne sont pas pour la privilité de la situation du service public parce qu'ils ont peur que le marché de la pub se réduise et d'ailleurs si Nicolas Sarkozy avait supprimé la pub sur France Télévisions à certains horaires ce n'était pas pour la culture c'était pour faire plaisir à Bouygues Est-ce que l'État
doit avoir un droit de regard si vous privatisez sur l'acheteur ou est-ce que ça peut être n'importe qui y compris un groupe étranger ou y compris en France un groupe comme celui de M. Bolloré
Non, vous savez que d'une part nous on est pour le patriotisme économique donc on ne laisserait pas des médias français possédés par des étrangers évidemment d'ailleurs c'est une des enquêtes de Charles Lalonde aussi c'est qu'il y a un groupe de production qui est soupçonné d'être possédé par des intérêts étrangers je n'ai pas encore lu le rapport pour voir s'il était allé au bout de ses investigations mais c'était un des sujets de la commission et M.
Bolloré aujourd'hui je pense qu'il ne pourrait pas l'acheter dans le sens où il y a le droit de la concurrence c'est pas que le Rassemblement National veut ou pas c'est qu'il y a un état de droit il y a un droit de la concurrence et qu'on ne peut pas posséder trop de médias je pense que là M. Bolloré il a déjà quelques médias qui fait que ce serait compliqué au niveau de la concurrence d'en acheter plus mais c'est pas moi décider ça ce serait à l'autorité de la concurrence
Donc un groupe français quel qu'il soit
Avec le respect de la concurrence c'est-à-dire qu'il faut le respect de la concurrence et il ne faut pas qu'il y ait de concentration excessive des médias par exemple l'autorité de la concurrence avait bloqué la fusion entre M6 et TF1 parce qu'il y avait soi-disant un risque de non-concurrence Puisqu'on parle d'argent
Jean-Philippe Tanguy est-ce que le Rassemblement National a trouvé la banque qui financera la campagne de votre candidat à l'Elysée ?
Selon les informations dont je dispose aujourd'hui non malheureusement c'est continue les recherches mais c'est très problématique et quand je vois quand même un certain nombre d'hypocrites pour ne pas dire de faux cul qui sont sur les plateaux notamment les macronistes qui expliquent que oui c'est un problème il faudrait la banque de la démocratie je rappelle que la banque de la démocratie c'était une idée de François Bayrou non non ça a été voté ça a été voté à l'initiative de François Bayrou oui ça a été voté en juillet 2017 non non même avant ça avait été voté en juillet 2017 et monsieur Macron et son gouvernement n'ont jamais pris les décrets d'application de la loi mais les banques elles vous disent quoi aujourd'hui ?
ça je ne sais pas j'ai pas l'information je ne sais pas ce que disent les banques mais j'ai entendu un représentant du secteur bancaire je crois du Crédit Mutuel mais qui parlait pour le secteur bancaire en général monsieur Ball monsieur Ball sur RTL expliquer des études fumistes fumeuses puisqu'il disait qu'il avait peur qu'on ne fasse pas 5% bon je pense qu'aujourd'hui tout est possible il n'a pas dit exactement ça
il a dit que pour certains partis ça pouvait être un problème puisque le PS et les républicains à la dernière présidentielle n'avaient pas fait les 5% n'avaient pas donc pu être remboursés mais je ne crois pas
qu'il l'ait dit sur le RN dans cet ordre là il a d'abord dit qu'on ne pouvait pas le faire et quand votre collègue Thomas Soto lui a dit quand même que le RN il allait faire plus de 5% il a dit que des grands partis comme le PS et LR avaient pu s'effondrer aux élections et dans un deuxième temps il a dit oui mais c'est aussi le risque que les comptes soient non validés donc je rappelle que les comptes du RN quoi qu'on pense de nous ont toujours été validés à toutes les élections
Jean-Philippe Tanguy je voudrais vous montrer une image que vous avez peut-être déjà vue avant d'arriver sur ce plateau c'était hier soir en Arménie où Emmanuel Macron effectue en ce moment une visite et le chef de l'État a poussé la chansonnette au micro on regarde
Ça vous fait sourire ? Je ne vais pas tout critiquer pour critiquer mais c'est un peu indécent je pense qu'on n'attend pas du président de la République qui se mette en scène l'Arménie est un pays meurtri je crois que ce n'est pas l'image aujourd'hui qui correspond à ce qu'a subi notre peuple ami arménien mais enfin écoutez j'ai le droit de chanter
Je précise que le Premier ministre arménien était lui-même à la batterie pour accompagner Emmanuel Macron lors de ce...
Non mais il ne faut plus je ne veux pas critiquer pour critiquer mais je ne crois pas que c'est à l'ententeur justifie cette prestation mais bon on ne peut pas tout le temps râler
On ne peut pas tout le temps râler merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy Sous-titrage Société Radio-Canada
Jean-Philippe Tanguy