La ministre Aurore Bergé a visité la Maison des femmes de Saint-Paul
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Près de 200 femmes et 300 enfants victimes de violences intrafamiliales ont été accueillis dans cette maison de la femme, de la mère et de l'enfant cette année »
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« Même si les chiffres de violences ne décroissent pas, la prise en charge, elle est belle et bien meilleure »
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« En un an, sur les près de 200 femmes accompagnées, seul une vingtaine d'entre elles ont pu sortir des violences »
Temps de parole
- Aurore Bergé100 %
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Près de 200 femmes et 300 enfants victimes de violences intrafamiliales ont été accueillis dans cette maison de la femme, de la mère et de l'enfant cette année, suivi par le pack nouveau départ lancé ici même il y a un an par la ministre Auror Berger pour répondre aux besoins essentiels après le dépôt de plainte. Il va se passer quoi l'heure d'après, le jour d'après une fois que j'ai porté plainte ? Où est-ce que je vais aller vivre ? Quelles sont les ressources dont je vais disposer ? Qu'est-ce qui va se passer pour mes enfants ? Comment je vais être accompagné dans le cadre de la procédure judiciaire ? Donc c'est tout ça qu'il faut reconstruire.
Donc c'est à la fois quelque chose de médical, d'accompagnement parfois sur les violences physiques ou sexuelles qui ont été subies, de santé mentale évidemment en terme de reconstruction, d'hébergement, d'où la question des bailleurs sociaux, d'accompagnement des enfants, de réinsertion dans une vie professionnelle d'outra avec France travail et puis tous les acteurs associatifs évidemment qui sont indispensables parce que c'est eux qui nous aident évidemment à détecter sur l'ensemble du territoire réunionnel. Et dans ce partenariat, la caisse d'allocation familiale tient un rôle de coordination.
Lorsqu'une victime de violence conjugale vient se faire connaître par les opérateurs qu'on appelle les détecteurs à ce moment-là, il nous signal la situation de la victime et nous avons le rôle d'analyser la situation et d'orienter la victime vers les acteurs qui pourront la prendre en charge de la meilleure façon possible. Pour les professionnels du milieu, le dispositif a du bon dans la lutte contre les violences intrafamiliales. Même si les chiffres de violences ne décroissent pas, la prise en charge, elle est belle et bien meilleure.
Ce qu'on constate, c'est surtout que les dispositifs qui se multiplient et qui permettent surtout aux victimes de retrouver une autonomie et une sérénité, voilà, et être entouré, être accompagné, être soutenu. Et on voit que la population s'est emparée en fait du dispositif et elle les femmes n'ont plus peur de pousser la porte ou de prendre le téléphone, d'appeler, de se renseigner. Elles vont venir une fois poser leurs questions et puis après elles vont se sentir en confiance. Elles vont revenir et ensuite s'engager dans une prise en charge. Mais les associations espèrent que la prise en charge s'améliore encore.
En un an, sur les près de 200 femmes accompagnées, seul une vingtaine d'entre elles ont pu sortir des violences.
Aurore Bergé