Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire - 28/01
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Marc Fénault, ministre de l'Agriculture, invité de BFM Politique. Je rappelle pour ceux qui nous regardent que nous suivrons dans quelques instants la prise de parole du Premier ministre Gabriel Attal en direct. Gabriel Attal qui était ce matin au contact des agriculteurs en Indre-et-Loire dans une exploitation agricole. Marc Fénault, ce matin justement, Gabriel Attal, a annoncé des mesures, je cite, supplémentaires contre la concurrence déloyale d'autres pays. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus, nous préciser, quelles pourraient être ces mesures supplémentaires ?
La volonté du Premier ministre qui s'est exprimée ce matin, c'est d'abord de renforcer les contrôles. On a un certain nombre de règles qui, aux frontières de l'Union Européenne, et donc ça c'est une chose qu'il faut qu'on pousse au niveau de l'Union Européenne, qui, aux frontières de la France, font qu'on vient importer des produits qui théoriquement sont interdits, compte tenu de la manière dont ils sont produits, et qui rentrent quand même sur le sol français, donc il faut renforcer les contrôles.
Et puis, deuxième élément, c'est de faire un travail d'analyse fin et précis, de regarder les distorsions qui peuvent exister avec d'autres pays européens, c'est-à-dire des molécules qui seraient interdites et des produits qui seraient quand même importés. Mais ça, il y a une part française à prendre aussi, c'est-à-dire le fait qu'on a, pendant un certain nombre d'années, produit nos propres normes sans se soucier de ce qui se passait à l'extérieur des frontières françaises. Or, nous sommes dans un marché unique. Et quand on est dans un marché unique, on ne peut pas avoir des règles aussi diverses. Donc c'est le deuxième sujet sur lequel il faut traverser.
Et puis, on a besoin, dans les accords internationaux, on en reparlera, j'imagine, de faire en sorte que les règles de production, en particulier sur les questions climatiques ou sur les questions de santé, s'appliquent aussi, parce que sinon, on met les agriculteurs en situation de concurrence déloyale.
Marc Fénault, je prends un exemple qui est souvent utilisé par les agriculteurs, que ce soit sur ces plateaux ou sur le terrain que l'on interroge. Ils disent, par exemple, les poulets brésiliens, qu'on importe, qui sont nourris aux antibiotiques, qui sont élevés dans des fermes où il y a des dizaines de milliers de poulets, ce qui ne serait pas forcément autorisé en France. Est-ce que ça, ça fait partie, par exemple, de ce que vous allez regarder quand vous parlez de lutter contre la concurrence déloyale ? Ça fait partie de ce qu'on va regarder,
et ça fait partie de la position qui a été clairement exprimée par le Premier ministre et bien avant lui par le Président de la République, du refus de l'accord du Mercosur. Parce qu'on considère que les conditions de production, y compris en termes climatiques, au-delà de la mise en concurrence déloyale, sur le sujet climatique, ne correspondent pas aux standards qui sont ceux de l'Europe.
Parce que tous les brésiliens, ils inondent des balles.
Oui, mais ça prouve d'ailleurs que les accords internationaux n'y sont pas forcément pour quelque chose. On a besoin de créer des règles de concurrence au niveau européen, et c'est bien au niveau européen qu'il faut le faire. Et donc, on a un travail à faire avec l'Union Européenne aussi pour dire, si vous réclamez une trajectoire climatique, si vous réclamez une trajectoire environnementale, il faut que ça s'applique à ces produits-là. Et donc, c'est ça qu'il faut regarder précisément. Et puis, il faut aussi qu'on améliore la compétitivité de nos propres producteurs.
Parce que la question, ce n'est pas seulement ce que font les autres, c'est ce qu'on fait nous aussi pour améliorer la compétition de nos propres producteurs, c'est-à-dire de ne pas rajouter des normes au niveau européen qui viennent entraver encore leur capacité.
Et on y reviendra tout à l'heure à la question d'Amandine Attalaya.
Oui, parce qu'il y a aussi la question de l'Ukraine. Le patron de la FNSEA dit par exemple qu'il n'en a pas été question jusque-là, et il le regrette parce que depuis la guerre, on sait qu'il y a beaucoup d'importations d'enrées alimentaires et notamment de poulets qui viennent d'Ukraine. Est-ce que là, vous dites, ce matin, on va s'y pencher et on va limiter les importations qui viennent d'Ukraine ?
Pardon de vous dire qu'on s'y est déjà penchés. J'ai été moi-même en Ukraine et j'ai été dire, et encore la semaine dernière à mon collègue ukrainien, que nous ne pouvions pas rentrer dans une logique où à ce point, des produits ukrainiens entrent et viennent déstabiliser les marchés. Il y a eu une mesure de solidarité qui s'est exprimée en 2000.
Priorité au direct, pardon, excusez-moi, on va écouter le Premier ministre Gabriel Attal en André-Loire.
Présent, je ne vais pas le refaire, mais simplement, évidemment, remercier le préfet pour sa présence. Saluer les députés, mes amis Daniel Labaronne, Henri Alfandari, les sénateurs, Jean-Gérard Pommier, Vincent Louau, Pierre-Alain Roiron. Saluer aussi mon ami Cédric De Oliveira, maire de Fondette, président des maires. Monsieur le président de la Chambre des métiers et de l'artisanat, les représentants colonels, lieutenants colonels de nos forces de sécurité. Monsieur le maire de Lariche, merci de nous accueillir. Merci à chacune et chacun d'entre vous et à tous les élus qui sont présents. Moi, je suis là avec vous ce matin, d'abord pour Fabienne.
Fabienne m'a invité il y a plusieurs semaines en me disant, si tu peux venir à mes voeux, ça serait super. La première invitation est tombée avant que je devienne Premier ministre. Et à l'époque, déjà, c'était un peu compliqué de pouvoir m'engager parce qu'en tant que ministre de l'Éducation nationale, j'avais évidemment beaucoup d'engagement au moment de la rentrée après les vacances. Puis après, je suis devenu Premier ministre, c'était encore plus compliqué. Mais je lui ai dit, on va tout faire pour y arriver. Et je suis ravi qu'on y soit arrivé et d'être parmi vous aujourd'hui.
Parce que Fabienne, elle l'a un peu dit, Fabienne et moi, c'est d'abord, ça commence à faire une longue histoire d'amitié. On a été élus députés tous les deux en 2017. On s'est retrouvés à la commission des affaires culturelles et de l'éducation. On a passé de longues journées, de longues soirées, de longues nuits dans l'hémicycle en commission sur les sujets éducatifs, les sujets culturels, les sujets de jeunesse. Et c'est noué une très solide amitié. Et Fabienne le disait, je suis rentré au gouvernement fin 2018. Puis j'ai ensuite eu différentes fonctions.
Et probablement que si j'ai pu changer de fonction, évoluer jusqu'à être nommé Premier ministre, c'est parce qu'il a été considéré que je faisais correctement mon travail. Et quand vous êtes membre du gouvernement et que vous voulez faire correctement votre travail, il faut être capable de prendre les bonnes décisions. Et pour prendre les bonnes décisions, et ça je le mesure chaque jour depuis que je suis au gouvernement, il faut être connecté avec la réalité du terrain. Alors ça passe par des déplacements, c'est aussi pour ça que je me suis rendu sur une exploitation agricole juste avant de venir ici.
Mais ça passe aussi par le fait d'avoir autour de vous des personnes qui vous parlent, qui sont représentatives d'un territoire, qui sont lucides sur les difficultés que traverse notre pays, qui sont très connectés avec les acteurs économiques, associatifs, culturels, politiques, qui sont capables de vous faire remonter les choses, de vous dire les choses, de vous alerter quand ça ne va pas droit, quand ça ne part pas dans la bonne direction, de vous suggérer aussi des propositions, et donc de vous faire prendre les bonnes décisions.
Je le dis, Fabienne, elle fait partie de ces personnes qui, autour de moi, et depuis maintenant sept ans, m'aident à prendre les bonnes décisions en me donnant les bons conseils à partir de son expérience ici. C'est pour moi aussi l'incarnation pour notre majorité politique de ce que nous avons, je crois, réussi à faire avec le président de la République, c'est-à-dire faire émerger des personnalités politiques qui n'étaient pas forcément engagées en politique avant. Fabienne vient plutôt de la société civile en 2017. Elle a su s'imposer comme une élue de terrain, capable d'agir, d'intervenir à Paris sur énormément de sujets, capable aussi de défendre les intérêts de sa circonscription.
Parce que de la même manière que je vous dis qu'on est amis depuis sept ans, je peux vous dire que Lariche, Chinon, Balanmiré, Jouer les Tours, Richelieu, on en a entendu parler matin, midi et soir. Moi, mais aussi tous les membres du gouvernement, et pardon, je ne cite pas les 78 communes, mais je pourrais presque le faire. Tellement elle nous parle matin, midi et soir de sa circonscription, tellement elle se bat auprès de tous les ministres pour défendre les intérêts de son territoire.
Et la réalité, parce qu'elle est très humble et modeste, c'est qu'il n'y aurait évidemment pas de maison des savoir-faire, ici, dans cette circonscription, dans cette quatrième circonscription, si Fabienne ne s'était pas battue. Parce que je l'ai vu ce jour, où j'avais organisé ce déjeuner en tant que secrétaire d'État à la vie associative, avec effectivement des patrons, des grands couturiers, dont Agnès B. Et j'ai vu Fabienne repérer tout de suite Agnès B, lui foncer dessus, s'asseoir à côté d'elle, et ne pas la lâcher pendant tout le déjeuner.
Et aujourd'hui, quelques années plus tard, il y a la maison des savoir-faire qui est ouverte ici, avec Agnès B, qui a porté son projet ici, dans cette circonscription. Si Fabienne ne s'était pas battue comme elle s'est battue, il n'y aurait probablement pas eu la cité éducative à jouer les tours. Coeur de ville à Chinon. Et tous les projets qu'elle a rappelés, elle ne les a pas tous rappelés, qui ont été portés ici. Donc je le dis, vous pouvez être très fiers de votre député Fabienne Colbock, et je crois qu'on peut l'applaudir une nouvelle fois. Je ne vais pas vous faire un long discours, puisque je crois que l'important, c'est aussi qu'on puisse évidemment boire un coup.
En plus, il y a un groupe qui joue, que j'ai rencontré en venant. Moi, je veux simplement vous passer quelques messages qui me semblent importants. Je suis ici, évidemment, dans un contexte, on le sait, où nos agriculteurs, nos agricultrices, nos éleveurs, nos éleveuses, sont dans une situation difficile. Et l'expriment depuis maintenant plusieurs jours. On s'est rendu dans une exploitation juste avant avec Fabienne. Ce qui se joue ici, c'est absolument fondamental pour notre pays. Parce que notre agriculture, c'est d'abord une des parts majeures de l'identité de la France. Dans notre identité, il y a notre agriculture, qui est une fierté.
Parce que nous avons une agriculture parmi les plus qualitatives du monde. Parce qu'elle est à l'image de territoire. Il y a des départements dont on parle avant tout parce qu'on parle de leur vin, parce qu'on parle de leur culture, parce qu'on parle de leur élevage. Il y a des départements, des territoires qui sont nommés à partir de cultures, à partir de races, d'animaux. C'est absolument majeur pour l'identité de notre pays. Et puis, ce qui se joue aussi, c'est notre indépendance et notre souveraineté. Nous, on se bat avec le président de la République. Et évidemment que ce n'est pas facile. On commence à avoir des résultats.
On se bat pour la souveraineté et donc l'indépendance de la France. On veut dépendre moins des autres et plus de nous-mêmes. Et on a un certain nombre de crises qui sont survenues ces dernières années, qui ont montré à quel point ça pouvait être fragile. On ne veut plus dépendre des grandes puissances, la Russie, les pays du Golfe, pour notre énergie. D'où l'importance du nucléaire. Tu en parlais il y a un instant. Et des énergies renouvelables. Et le texte qui a été voté sur le réinvestissement massif dans le nucléaire, suite au discours de Belfort, du président de la République, est historique. Et on va le développer.
On ne veut plus dépendre de l'Inde pour nos médicaments, de la Chine pour nos panneaux photovoltaïques. On ne veut plus avoir à importer jusqu'à 40% de nos fruits et légumes, alors même que nous avons des exploitants et que nous avons toutes les chances de pouvoir produire encore davantage en France. C'est ça le cœur de notre action. Et oui, on commence à avoir des résultats. Je le disais à l'instant, sur l'énergie, on prend les mesures qui s'imposent, sur l'industrie. On ouvre plus d'usines qu'on enferme en France depuis quelques années maintenant. Ce n'était pas arrivé depuis des décennies. On crée plus d'emplois industriels qu'on en détruit en France.
Ce n'était pas arrivé depuis des décennies. Alors évidemment, on n'a pas inversé la courbe de 30 ans en seulement 5 ou 6 ans. Mais enfin, on voit que ça va dans le bon sens. Il y a plus d'usines qui ouvrent que d'usines qui ferment. Plus d'emplois industriels qui sont créés que d'emplois qui sont détruits dans notre pays. Oui, on commence à inverser sensiblement les choses sur la question du chômage. Le taux de chômage, il était de plus de 9% quand le président de la République a été élu. On est encore un peu au-dessus de 7%. Il y avait 200 ou 300 000 apprentis chaque année dans notre pays avant l'élection du président de la République. Je regarde M. le Président de la Chambre.
On approche du million d'apprentis chaque année. Et sur notre agriculture, je vous le dis, je suis absolument convaincu qu'on y arrivera. Parce qu'on est déterminés. Parce qu'on va porter et continuer à porter cet enjeu et nos positions, nos convictions au niveau européen. Nos agriculteurs, ils ne demandent pas quelque chose d'extravagant ou quelque chose d'insurmontable. Ils veulent être considérés, ils veulent pouvoir travailler et ils veulent être rémunérés pour leur travail. La considération, elle passe par la réaffirmation absolue. On ne peut pas défendre notre agriculture, nos agricultures, en expliquant qu'il faut produire moins ou arrêter de produire. Ce n'est pas vrai.
oui, il faut produire. On l'assume, on continuera à l'assumer. La considération, c'est arrêter de laisser cette place qu'on laisse encore trop à des discours qui déconsidèrent nos agriculteurs et nos éleveurs, qui les font passer pour des bandits, pour des pollueurs, pour des personnes qui torturent leurs animaux. Personne n'aime plus la terre et les bêtes que nos agriculteurs et nos éleveurs. Parce qu'ils aiment notre terre, parce que c'est leur outil de travail par ailleurs. Donc la considération est absolument nécessaire et je serai toujours là pour le rappeler. Travailler ensuite.
Sortir de normes, de bâtons dans les roues, de procédures qui se sont, c'est vrai, probablement empilées les unes après les autres ces dernières années et ces dernières décennies et qui font que vous avez aujourd'hui des femmes, des hommes qui, je le disais à l'instant, veulent cultiver leurs terres, élever leurs animaux et qui passent plus de temps devant leur écran à remplir des formulaires que dans leur champ. Ça, c'est pas possible. J'ai d'ores et déjà annoncé un certain nombre de mesures de simplification, de suppression d'un certain nombre de normes et on va continuer.
J'ai demandé que dans tous les départements de France, les préfets réunissent les agriculteurs pour regarder norme après norme ce qu'on peut simplifier. Ça a déjà commencé dans un certain nombre de départements en Haute-Garonne où j'étais vendredi. Ils ont eu deux ou trois réunions la semaine dernière. Déjà, quatre arrêtés préfectoraux qui ont été abrogés parce que les représentants des agriculteurs, des éleveurs ont dit voilà, ça, cette règle, on ne la comprend pas. Elle nous met des bâtons dans les roues et elle ne sert à rien. On la supprime. Pour l'Indre-et-Loire, cette réunion, elle se tiendra lundi, mardi, mardi après-midi avec le préfet qui est là et il y en aura d'autres.
Et ça, ça va se passer dans tous les départements de France dans les semaines à venir. Et je ferai le même travail avec le ministre de l'Agriculture, Marc Fénaud, au niveau national avec les représentants des agriculteurs. On va continuer à avancer pour lutter contre la concurrence des loyales. Parce que ça aussi, c'est un enjeu absolument majeur pour nos agriculteurs. Se voir imposer des règles qui peuvent, pour certaines, évidemment, avoir leur justification sur le papier, mais qui ne sont pas imposées à d'autres et voir les produits de ceux qui n'ont pas ces règles importer sur le sol national. Ça s'appelle de la concurrence des loyales.
On a pris un certain nombre de décisions là aussi depuis 2017 qu'on a assumées. On a assumé de dire pas d'interdiction sans solution. On a même assumé de réautoriser certaines molécules qui avaient été interdites avant l'élection du président de la République à l'époque sans se préoccuper de savoir s'il y aurait des solutions. Ce qui, pour la filière Bétrave, par exemple, menaçait de faire disparaître la filière Bétrave de notre pays. On a assumé et totalement assumé de dire il n'y a pas de solution. On a une filière qui est totalement en danger. On assume de réautoriser cette molécule. Et à l'époque, on n'était pas dans la même expression très forte du malaise de nos agriculteurs.
Et on a eu assez peu de soutien quand on a pris cette décision. On l'a assumé. Et puis vivre de son travail. Évidemment, nos agriculteurs, nos agricultrices, ils ne comptent pas leurs heures, ils ne comptent pas leurs jours de repos. Ils en ont peu. Ils se lèvent tous les jours pour travailler. Évidemment qu'ils doivent vivre dignement de leur travail. c'est pour ça qu'on a fait voter des lois importantes dans le premier mandat, les fameuses lois EGALIM qui sont probablement perfectibles, surtout qui doivent être appliquées, pour lesquelles on doit renforcer encore les contrôles, prendre des sanctions.
J'ai annoncé trois grandes entreprises qui vont être lourdement sanctionnées, mais enfin qui ont été un progrès. Et ça, tous les agriculteurs le disent, ils nous l'ont dit encore ce matin. Parce qu'avant, c'était la loi LME qui datait de 2009, c'est-à-dire les pleins pouvoirs pour la grande distribution et les industriels. On a changé cette logique-là, maintenant il faut la faire appliquer, évidemment. Et puis la retraite de nos agriculteurs, on en parlait aussi, pour laquelle des progrès ont été votés par le Parlement, maintenant il faut les faire appliquer. Bref, on va continuer à travailler avec eux.
Moi je l'ai dit, vendredi j'ai annoncé des premières mesures qui étaient attendues, qui ont d'ailleurs conduit certains à cesser leur mobilisation. Mais je sais bien qu'à travers ces premières mesures, on n'a pas répondu encore à tout ce que je viens d'évoquer et ce qui constitue le malaise et le mal-être de nos agriculteurs aujourd'hui. Et je suis résolu à avancer, à avancer résolument, à avancer vite. A chaque fois qu'on pourra prendre des décisions, tout de suite on les prendra et on aura dans les semaines qui viennent évidemment d'autres décisions à prendre avec eux. Tu l'as dit Fabienne, mardi je présenterai ma déclaration de politique générale.
Je ne suis pas ici pour évidemment le faire avant mardi, ce ne serait pas tout à fait respectueux de la représentation nationale. Mais ce que je veux vous dire, c'est que je suis absolument déterminé à avancer sur un certain nombre d'enjeux que tu as évoqués. Je viens de parler de la question du travail, on doit continuer à mieux valoriser le travail en France. Travailler doit toujours être mieux valorisé à tout point de vue que ne pas travailler. Et ça, ce sera le cœur de ma déclaration de politique générale et de la politique du gouvernement dans les mois à venir. Nos services publics, tu en as parlé aussi, au premier rang desquels l'éducation et la santé.
Vous savez l'importance que j'attache à l'éducation, j'étais ministre de l'éducation nationale il y a encore quelques semaines. Oui, on doit continuer à avancer et décliner les mesures que j'ai annoncées. Tu as parlé du choc des savoirs. On doit remettre de l'exigence à tous les étages. Et on ne peut pas accepter de voir classement internationaux après classement internationaux, le niveau diminué en France, notamment en mathématiques pour ce qui est du dernier classement PISA. Et donc, j'assume totalement un certain nombre de décisions que j'ai prises et qui vont s'appliquer. Remettre de l'exigence partout.
Et considérer que la meilleure personne qui sait ce dont les enfants ont besoin pour réussir, ce sont les enseignantes et les enseignants. Et donc, j'ai annoncé que sur la question du redoublement, le dernier mot serait à nouveau confié à l'enseignant plutôt qu'aux familles. J'ai annoncé qu'on avancerait sur les groupes de niveau au collège, parce que les enseignants eux-mêmes vous le disent, quand vous avez dans la même classe, dans le même groupe, des élèves qui ne savent pas lire et des élèves qui lisent parfaitement, vous avez du mal à faire progresser tout le monde. Il faut assumer de vouloir faire réussir tout le monde et de relancer l'ascenseur scolaire au collège.
Évidemment qu'on va continuer à avancer sur la lutte contre le harcèlement. Je veux aussi qu'on avance sur la médecine scolaire et la santé de nos enfants, de nos jeunes et notamment la santé mentale, évidemment, sur lesquelles on doit être encore plus présent et être beaucoup plus efficace. J'en parlerai dans ma déclaration de politique générale. La santé aussi, et je sais les préoccupations qu'il y a ici s'agissant de l'accès aux soins, mais une préoccupation d'ailleurs dans l'ensemble de notre pays aujourd'hui.
Vous trouvez très peu aujourd'hui de territoires ou de communes dans lesquelles vous n'avez pas de difficulté d'accès aux soins parce que, c'est vrai, pendant des années a été maintenu un numerus clausus qui limitait le nombre d'étudiants en formation pour devenir médecin. On le paye aujourd'hui le plus durement au moment où vous avez beaucoup de médecins qui partent à la retraite et vous avez des jeunes médecins et je ne porte pas de jugement, on peut le comprendre, qui ne veulent plus travailler totalement comme travaillaient leurs aînés. Plus de temps pour la vie de famille, pour d'autres projets et donc ça veut dire qu'on doit en former encore davantage.
On a pris des décisions en 2018 sur le sujet, ça mettra un peu de temps maintenant, il faut 10 ans pour former un médecin arrivé sur le terrain et dans l'intervalle on doit continuer à prendre des décisions qui nous permettent de libérer du temps médical et de renforcer l'accès aux soins. J'en parlerai aussi évidemment mardi. Et puis la transition écologique, tu l'as évoqué, qui est d'ailleurs immédiatement liée à ce que j'évoquais sur l'agriculture là aussi, qu'on arrête d'expliquer que notre agriculture, nos agricultures, nos agriculteurs sont des ennemis de l'environnement.
Le plus souvent ils protègent l'environnement, donc permettent de maintenir des terres qui ne sont pas bétonisées, qui ne sont pas artificialisées. Et puis par ailleurs, ils sont les premières victimes du dérèglement climatique. Qui subit le plus durement le gel, la sécheresse, la canicule, les tempêtes, les inondations, les incendies ? C'est nos agriculteurs et nos éleveurs. Donc évidemment qu'ils sont partie prenante dans cette transition et qu'ils attendent de nous qu'on continue à agir. On a une planification écologique qui a été annoncée, présentée par le Président de la République. Je suis moi-même Premier ministre en charge de la planification écologique.
C'est le souhait du Président depuis 2022. C'est-à-dire l'importance qu'on accorde à cet enjeu. Et évidemment, on va continuer à avancer de manière forte et résolue, toujours avec la logique qui est la nôtre. Pas chercher en permanence à sanctionner ou taxer, mais chercher plutôt à accompagner et à investir. Parce que c'est ce qui permet d'aller plus loin et d'être plus efficace. Je ne vais pas être beaucoup plus long, mais je sais qu'on a une cérémonie de vœux. Et donc, moi je veux d'abord vous souhaiter, on a encore quelques jours pour le faire, à chacune et à chacun d'entre vous, une très belle année 2024.
Et puis souhaiter une très belle année, évidemment, à tout ce territoire et plus globalement à notre pays. Et si je devais dire ce que je souhaite pour cette année 2024 à notre pays, d'abord, je souhaite que ce soit une année de rassemblement. Il y a des tensions dans notre pays, évidemment. Il y a beaucoup de Français qui doutent, qui sont inquiets, parfois en colère. Et il faut toujours, toujours garder en ligne de mire le rassemblement. On aura de belles opportunités pour se rassembler cette année, notamment sportives. Cherchons dans chacun des projets, chacun des axes qu'on poursuit au niveau national et au niveau local à rassembler le plus grand nombre.
Et puis je souhaite que ce soit une année de sursaut. J'ai eu l'occasion de le dire pour l'agriculture vendredi quand je me suis exprimé. Une année de sursaut à tout point de vue pour se ressaisir en se rassemblant. La France, c'est un pays qui a toujours su avancer, y compris dans des moments de doute, dans des moments de colère, dans des moments de tristesse, dans des moments dramatiques. Tu parlais tout à l'heure de commémorations. Nous commémorerons cette année le 50e anniversaire du débarquement. Nous aurons en fin d'année la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Dramatiquement incendiée il y a cinq ans.
Et à l'époque, quand le président de la République a dit on la réouvrira, on la rouvrira en cinq ans, beaucoup n'y ont pas cru. On l'a fait. On a été capables de le faire. Et quand je dis on, ce n'est pas le gouvernement. Toutes les femmes, tous les hommes, artisans, ingénieurs qui ont été engagés ces cinq dernières années sur cet immense chantier. Impossible n'est pas français. On est un pays qui sait toujours se rassembler quand il le faut et qui sait toujours avancer, y compris dans des moments difficiles. Et je sais que nous y arriverons tous ensemble et j'en suis encore plus convaincu avec vous ce matin. Alors merci à toutes et à tous et meilleurs voeux pour 2024.
Voilà vous. Voilà vous venez d'écouter la prise de parole de Gabriel Attal en Indre-et-Loire à l'issue d'un déplacement dans une exploitation agricole. Marc Fénaud, on a vu une sorte d'avant-goût du discours de politique générale qui doit avoir lieu mardi avec une partie du propos du Premier ministre qui était consacré à l'agriculture et une façon au fond de rappeler une fois encore une partie des annonces qui ont été faites vendredi. Si on est obligé de se répéter, ça veut dire que ce n'a pas été suffisamment entendu. que vous n'avez pas été suffisamment convaincant vendredi soir ? Non mais je pense
que ça a besoin. Quand vous faites des annonces, il y a un certain nombre d'annonces dont on verra les effets qu'elles produisent. On y reviendra tout à l'heure notamment sur les choses qui tiennent à la simplification. Et puis deux, le Premier ministre, il l'a remis aussi dans une perspective qui est la perspective de ce que nous faisons depuis 2017 depuis que le Président de la République est Président de la République pour améliorer le revenu des agriculteurs. C'est vrai qu'en 2009, il y a une loi qui s'appelait la loi de modernisation les producteurs et parfois les transformateurs dans les mains puissantes des distributeurs qui se sont regroupés en quatre ou cinq centrales d'achat.
Et ça, c'est nous qui l'avons fait. Et le Premier ministre a eu raison de rappeler que personne ne vient nous dire qu'il faut moins d'égalimes. Tout le monde vient nous dire qu'il faut plus d'égalimes. Tout le monde vient nous dire qu'il faut qu'on respecte d'égalimes. Et c'est le sens des contrôles qu'on va mener et des entreprises seront sanctionnées prochainement à l'issue d'un certain nombre de procédures. Le ministre de l'Économie a dit que les contrôles qui seraient facturés, ils demanderont à ce que ça soit mis aux normes dans les quelques jours qui suivent. Sinon, les sanctions s'appliqueront aussi. Donc, on est dans une trajectoire.
Et après, il faut qu'on regarde tant au niveau européen qu'on y reviendra qu'au niveau national, qu'est-ce qui participe de la souveraineté dans une trajectoire longue.
Et on va parler tout au long de cette émission notamment de la question des sanctions à l'égard d'un certain nombre d'entreprises qui ne respecteraient pas la loi Egalim. Juste avant, une question de Valérie Hacot sur le blocage de Paris qui se dessine. Pour être très clair, on va avoir une semaine avec d'autres discours. Je le disais, la déclaration de politique générale du Premier ministre mardi. Est-ce qu'il faut s'attendre à une série de mesures complémentaires en plus de ce qui a déjà été annoncé vendredi ? Ou est-ce que vous dites, au fond, c'est bon, on a mis carte sur table et pour le reste, c'est, comment dire, des rustines, des discussions avec les uns et les autres ?
Non, non, pas du tout.
Le Premier ministre l'a dit dès vendredi. Il a dit, j'annonce une première série de mesures et il y aura des mesures complémentaires soit de niveau européen soit de niveau national qui continueront à être égrenées au long de la semaine parce qu'on a besoin des... Des mardis, par exemple ? Oui, des mardis, sans doute des choses complémentaires. On a besoin d'avoir des mesures qui viennent crédibiliser la parole publique, crédibiliser la parole européenne sur un certain nombre de sujets parce que je voulais vous dire une chose, cette crise, elle vient de loin, cette crise. Je prends la part de la responsabilité qui doit être la nôtre. Cette crise, c'est quoi une crise comme celle-là ?
C'est une crise d'un cri qui n'a pas été entendu. C'est des agriculteurs... En disant cela,
vous prenez une part de responsabilité ? Mais je prends ma part
de responsabilité mais aussi, c'est le cri des agriculteurs qui voient à longueur de plateau télévision, pas depuis huit jours mais depuis des années des gens qui dénigrent l'agriculture. C'est le cri des agriculteurs qui disent à la grande distribution, vous êtes en train de vous étrangler, parfois même à la transformation. Mais c'est vous qui êtes au pouvoir depuis sept ans, Marc. Oui, mais c'est le... Je n'exonère pas des choses qu'on doit faire pour accélérer un certain nombre, mais c'est un cri qui vient de très loin et que beaucoup de gens n'ont pas entendu. Et à la vérité, on doit collectivement...
C'est le cri des agriculteurs qui disent vous nous dites produits locaux et on ne le retrouve pas forcément dans les cotignes de proximité. C'est le cri des agriculteurs qui disent aussi vous nous dites qualité française, on ne le retrouve pas toujours dans la restauration française. C'est ça qu'est la sédimentation. C'est le cri de dire arrêtez de nous opposer à l'environnement.
Et donc on doit faire notre examen de conscience collectif, on doit faire la part qui est celle du gouvernement, mais on doit tous la faire cette part-là parce que si on ne le fait pas en lucidité et qu'il suffirait de ce moment-là qu'il soit passé et qu'on l'oublie dans dix jours, ça fait dix jours que tous les plateaux de télévision et tant mieux parlent d'agriculture, de la crise agricole, de la crise de la rémunération, de la crise sur les questions environnementales. J'aurais aimé qu'on en parle avant.
Et on en parle, question de Valérie Aco, sur le blocus de Paris qui se dessine.
Exactement, hier soir, la FNSEA et les jeunes agriculteurs du bassin parisien ont annoncé qu'ils allaient bloquer Paris, qu'ils allaient entamer le siège de la capitale à partir de demain, 14 heures et ce pour une durée indéterminée. Ils précisent aussi que tous les axes lourds qui mèneront à la capitale seront bloqués. Vous, vous espériez une sortie de crise depuis vendredi soir. C'est raté ?
Non, ce n'est pas raté. Je n'espérais pas. Vous voyez bien la crise, j'ai essayé de la décrire à l'instant. C'est une crise extrêmement profonde. C'est la sédimentation de dizaines d'années et je répète, chacun doit prendre sa part et nous devons prendre la nôtre, de dizaines d'années d'incompréhensions ou de sujets qui n'ont pas été réglés. Vous ne dites pas aux gens j'annonce des mesures et vous rentrez chez vous. Ce que je dis simplement, c'est que... Là, c'est pire. Là, c'est bloquage de Paris. J'essaie de répondre à la question de M. Duhamel. Ce que je dis simplement, c'est que nous avons travaillé depuis mardi sur l'ensemble des propositions des uns et des autres.
Nous avons commencé à apporter des réponses. Nous avons, le Premier ministre l'a indiqué à l'instant, un travail qui a été fait et qui va continuer à être fait dans les départements de simplification. On parle souvent de la haie. Il y a des départements où en plus des réglementations nationales viennent de s'appliquer des arrêtés départementaux. Et donc, ce travail de simplification va se continuer. Et je dis aux agriculteurs que je sais qu'ils nous regardent et qu'ils attendent des actes de confiance. Mais c'est ça qu'on a dit depuis vendredi.
Mais est-ce que vous leur dites aussi, Marc Fénaud, renoncer au blocage de la capitale ou est-ce que finalement vous êtes prêts à les laisser faire ? Parce que jusque-là, Gérald Darmanin a dit assez clairement on laisse faire les agriculteurs et ils bloquent s'ils veulent.
Non mais je les appelle et je sais qu'ils le sont dans leur immense majorité. Il faut dénoncer les actes de violence hyper marginaux mais qui ont existé sur un certain nombre de territoires. Qui ont existé. Mais je le dis. Donc il n'y a jamais la violence comme moyen d'expression et même s'il y a de la colère et même s'il y a de la désespérance et que chacun doit se dire que dans les actes qu'on produit, il ne faut pas que la bienveillance soit au fond l'attention du grand public soit...
Donc la violence non mais le blocage de Paris c'est oui ou c'est non pour le gouvernement.
Je vais répondre à votre question. Le deuxième élément sur les questions de blocage c'est de dire on travaille avec vous.
Faisons-nous confiance même si je sais que c'est des années aussi de défiance des dizaines d'années de défiance pour éviter que nous sommes dans une situation où au fond l'opinion vienne se renverser contre les agriculteurs parce que le blocage c'est des citoyens qui travaillent des artisans des commerçants c'est nos compatriotes qui emmènent leurs enfants à l'école et donc il me semble que ce sujet-là il doit être aussi pris en conscience par les responsables agricoles c'est leur responsabilité de faire en sorte que ce qui s'exprime que nous avons pris en compte que nous allons continuer à prendre en compte ne vienne pas aboutir à ce que le blocage aille contre leurs intérêts.
Et donc très concrètement est-ce que vous dites
aux responsables qui décident de ce blocage de Paris Valérie le disait les organisations du bassin parisien de renoncer à ces blocages est-ce que vous leur demandez de solennellement n'aller pas bloquer ces actes ?
Je trouve que bloquer Paris et la région parisienne c'est un acte qui à la fin vient pénaliser principalement les parisiens or ou l'île de France or il y a en île de France des gens qui travaillent des gens qui les écoutent des gens qui les respectent comme le gouvernement et on a besoin d'apporter des réponses je comprends qu'ils nous mettent à la pression d'un certain nombre de réponses je reviendrai tout à l'heure nationales ou des réponses européennes mais nous le faisons avec sérieux et nous le faisons en les respectant et c'est ça qu'il faut faire parce que le blocage quand on est en train de discuter je trouve que c'est un acte qui est un acte suffisamment trop puissant à la date où nous sommes parce que vous voyez bien que le Premier ministre a annoncé un certain nombre de mesures qu'on en annonce d'autres et que je trouve que dans ces conditions de bloquer l'ensemble de l'île de France je ne suis pas sûr que ça rende service aux intérêts des agriculteurs
Vous ne répondiez pas tout à fait à la question d'Amandine Attalaya est-ce que si vous considérez que ces blocages sont contre-productifs pourquoi est-ce que vous n'envoyez pas tout simplement des forces de l'ordre des policiers des CRS pour déloger ceux qui bloqueront demain les principaux axes routiers
vous voyez bien que mon discours il est dans la question de dire aux agriculteurs ce qu'ils doivent faire en examen de réflexion sur le mouvement qui est à l'œuvre et pas simplement de commencer à menacer parce que la menace Mais vous voyez
qu'il y a beaucoup de Français qui peuvent se dire aujourd'hui en fait le gouvernement a peur des agriculteurs et qu'il y a un peu poids de mesure avec par exemple des militants écologistes lorsqu'ils bloquent le périphérique qui sont aussitôt délogés et des agriculteurs qui font ce qu'ils veulent jusque-là
Non, d'abord ils ne font pas ce qu'ils veulent parce qu'il y a un certain nombre d'endroits où dans le dialogue et dans la compréhension mutuelle il y a des points qui ont été débloqués y compris après les annonces de vendredi et je trouve qu'il faut entendre cette colère il faut dire moi je fais confiance à l'esprit de responsabilité des agriculteurs donc je ne brandis pas les menaces non mais je ne brandis pas les menaces et je dis que par le dialogue et par la raison on doit éviter ce genre de blocage Sauf que quand Gérald Ermanin
sur un plateau de télévision jeudi soir dit on ne va pas envoyer des CRS à des gens qui souffrent il n'est pas en train de donner une forme de blanc-seing précisément aux personnes qui veulent bloquer la capitale non
le ministre Gérald Ermanin il a dit une chose simple c'est d'ailleurs nous étions avec le Premier ministre sur un des points de blocage en région Occitanie en Haute-Garonne d'où était parti le mouvement à vrai dire moi j'ai trouvé des gens respectueux respectueux des biens et des personnes et des gens désespérés de leur métier donc il faut aussi avoir un petit peu
on n'a pas vu que ça Marc Fénaud on a vu une mutuelle sociale agricole incendiée vous m'avez entendu le dire tout à l'heure des locaux des bureaux de douane à Nîmes
vous m'avez entendu le dire tout à l'heure les actes de violence ils sont inacceptables tant sur les biens que sur les personnes donc je les condamne sans aucune réserve
mais je reste un instant sur cette question des blocages pardon quand des militants écologistes viennent sur le périphérique faire une opération en s'asseyant pour protester contre le réchauffement climatique à ce moment-là ils sont délogés manu militari par les forces de l'ordre tout de suite là il y a un blocus qui s'annonce et vous dites non non on est dans le dialogue ce serait mieux qu'ils ne le fassent pas mais vous voyez bien que ça ça s'appelle un deux poids deux mesures
non non ça n'est pas un deux poids deux mesures d'abord manu militari n'exagérons pas les choses quand vous vous mettez au milieu du périph sans prévenir personne vous posez des questions en termes de sécurité
donc la différence c'est de prévenir ou pas
non non mais j'essaie de décliner et de décliner une réponse sérieuse monsieur Duhamel laissez-moi je dis juste il n'y a pas de blocus de Paris aujourd'hui je dis en responsabilité que les agriculteurs ils doivent pouvoir exprimer leurs revendications pas au prix du blocus de Paris et de la région parisienne
il y a une autre question qui se pose c'est Rungis parce que la coordination rurale qui est le deuxième syndicat agricole du Lot-et-Garonne dit qu'elle va bloquer Rungis et ce dès demain matin est-ce que vous pensez qu'il y a un risque d'approvisionnement pour les parisiens si ce marché est bloqué ?
je ne suis pas là pour commenter les risques je vous dis simplement ce qui est Rungis vous êtes là pour prévoir s'il y a un blocage demain il y a beaucoup de restaurateurs je sais qu'on est un peu dans une politique où on aime beaucoup se projeter dans ce que sont des catastrophes attendez je dis juste je dis Rungis c'est le lieu où viennent converger la plupart des produits français c'est 22 millions de personnes en France donc au-delà de la région parisienne qui sont approvisionnées hyper majoritairement par des produits français et en fait vous savez qui vont pénaliser ?
ils vont pénaliser les agriculteurs parce qu'à la vérité quand vous bloquez Rungis vous bloquez la capacité d'écoulement des producteurs qui va gagner à ça ? et donc j'aurai des conversations aussi avec la coordination rurale dans les heures qui viennent pour leur dire vous bloquez Rungis en fait vous bloquez les agriculteurs et là aussi c'est une question de responsabilité parce que Rungis c'est plutôt le lieu ça vient approvisionner Paris à la région parisienne de produits frais et de produits français donc vous avez bon espoir
de les dissuader peut-être d'ici demain ?
j'ai été à plusieurs reprises à Rungis et à Rungis c'est des gens qui travaillent qui travaillent très tôt et c'est des gens qui travaillent avec des produits français pour l'essentiel des cas et donc quand vous faites ça vous mettez à mal au fond la capacité parce que ça n'empêchera pas d'autres de venir d'ailleurs apporter des produits donc attention à ne pas faire de Rungis le bouc émissaire de quelque chose qui est totalement faux
il y a un risque de problème d'approvisionnement si l'aventure Rungis est bloquée par la cause je refuse de rentrer
moi je suis dans le travail dans la concertation et dans le dialogue je refuse de rentrer dans le scénario ou les scénarios ou les scénarii pardon pour être plus français catastrophe
une dernière question sur ces blocages avant une question de Valérie Aco sur Arnaud Rousseau le patron de la FNSEA visiblement il y a d'autres blocages qui sont en train de se préparer Michel Joux le président de la FNSEA d'Auvergne-Rhône-Alpes annonce le blocage d'autres villes notamment de Lyon et voilà il souhaite que Marseille, Toulouse, Lille il souhaite que ce mouvement passe tâche d'huile est-ce qu'on est à la veille Marc Fénaud d'une situation où non seulement il y aurait ce blocus de Paris qui est annoncé mais aussi une paralysie de toutes les grandes métropoles françaises des informations que vous avez
que vous échangez avec eux des informations que j'ai non je vois bien qu'un certain nombre de mots d'or mais nous nous travaillons depuis mardi nous avons annoncé les premières mesures et l'objectif c'est que nous continuions à dire les choses que nous allons faire pour que nous n'arrivions pas dans une situation qui est une situation qui va pénaliser non seulement la population française mais qui va pénaliser je le dis l'agriculture et ses intérêts
Question de Valérie Hacot sur Arnaud Rousseau Oui, Arnaud Rousseau qui est donc le patron de la FNSEA le principal syndicat agricole dans les colonnes du journal La Tribune de dimanche matin il regrette que vous ayez apporté une réponse classique à une situation d'urgence et il rajoute que le premier ministre n'a obtenu la levée que d'un seul barrage si vous n'arrivez pas à convaincre le premier syndicat agricole de France ça va être compliqué de sortir de la crise
D'abord il n'y a pas eu la levée qu'un seul barrage quand bien même ce soit provisoire on ne va pas faire une comptabilisation des barrages je trouve que quand vous êtes ministre de l'agriculture je ne rentrerai pas dans ce débat là Deuxième élément les mesures qui sont annoncées pour un certain nombre d'entre elles elles sont attendues parfois depuis 10 ou 20 ans les délais de procédure pour faire un bâtiment d'élevage ou pour faire une installation d'eau elles sont à 4 mois aujourd'hui et pas aujourd'hui depuis le quinquennat d'Emmanuel Macron elles sont comme celle-là depuis des années nous allons y mettre fin et on peut égrainer un certain nombre de mesures les questions sur les haies les 14 mesures elles n'ont pas été inventées sous le quinquennat d'Emmanuel Macron elles ont été inventées avant nous n'aurons plus qu'une réglementation laquelle sera plus simple
il est de mauvaise foi Arnaud Rousseau quand il est
écoutez moi je dialogue avec Arnaud Rousseau président de la FNSEA c'est le la syndicat majoritaire je dialogue avec Arnaud Gaillot le président des GA c'est aussi le syndicat majoritaire lui visiblement
a l'air de considérer qu'il n'y a pas assez de dialogue il dit dans les colonnes de la tribune du dimanche matin que depuis mardi il n'a pas eu d'échange
avec le Premier ministre je n'ai nulle intention je vous dis je n'ai nulle intention et il a demandé un rendez-vous mais la porte du Premier ministre est ouverte par ailleurs il y a eu un travail avec les équipes d'un certain nombre de personnes hier toute la journée pour regarder ce qu'étaient les revendications des uns et des autres pour regarder ce qui était immédiatement faisable pour regarder ce qui était dans une trajectoire française ou européenne donc c'est comme ça aussi qu'il faut regarder les choses
mais vous disiez juste très rapidement la porte est ouverte il va être reçu Arnaud Rousseau parce qu'il l'a demandé ça n'a pas été le cas
on l'a reçu mardi il y a eu des échanges il y a eu des échanges depuis je ne crois pas qu'Arnaud Rousseau a envie simplement d'être reçu il a envie lui et les autres organisations syndicales on lui apporte des propositions concrètes et c'est ça qui est l'enjeu pour moi autre question il tient sa base ou il est débordé Arnaud Rousseau ce n'est pas la question on voit bien que dans tous les mouvements sociaux d'ailleurs celui-là est un mouvement particulier c'est le mouvement agricole il y a souvent des cas où ça part de la base et c'est parti de la base sur une question complexe qui était la question du GNR en tout cas dans la région Occitanie mais moi je parle avec les organisations syndicales pourquoi ?
parce qu'on a besoin d'avoir des organisations syndicales puissantes parce qu'ils doivent pouvoir exprimer ce qu'est la base pour qu'après ils reviennent vers leur base pour leur dire voilà ce qu'on a pu obtenir parce que si on commence à jouer le jeu de dire je viens fragiliser les organisations syndicales vous jouez un jeu contre les organisations
est-ce que vous avez le sentiment qu'Arnaud Rousseau à la tête de la FNCA valide les blocages qui sont annoncés par telle ou telle section locale de la FNCA
mais c'est dans un mouvement comme ça aussi puissant parfois il y a besoin que la base s'exprime et qu'après les organisations syndicales disent à la base voilà ce qu'on a obtenu voilà comment on doit en bon ordre entre guillemets rentrer chez nous il y a tellement de colère je le disais tout à l'heure ça vient tellement de loin que quand elle sort pour la faire rentrer c'est plus compliqué c'est pas simplement un grief à faire aux organisations syndicales on a besoin de retrouver un fil du dialogue qui soit crédible y compris pour la base une grande partie d'ailleurs des gens qui sont sur des différents points de manifestation c'est des gens qui ne sont pas syndiqués et donc on a aussi besoin de leur parler question d'Amandine Attalaya
oui sur Jérôme Bayle qui est une figure maintenant de ce mouvement et que les français identifient il était à la tête d'un des premiers barrages qui a été levé près de carbone et il a été reçu par le premier ministre vendredi soir on a vu depuis une levée de bouclier contre lui certains qui l'accusent d'avoir abandonné trop vite d'avoir lâché le mouvement et il s'est justifié et il dit avant d'attaquer ce mouvement j'ai refusé un poste contre mon silence est-ce que vous Marc Fénaud lui avez proposé
un poste ? pardon vous plaisantez ?
non non mais sérieusement non mais d'abord je trouve que les attaques qui sont faites sur Jérôme Bayle je vous le dis le mot c'est dégueulasse parce que c'est quelqu'un qui défend avec sincérité sa profession qui est venu sur ce rond-point sur des sujets qui étaient le GNR la maladie hémorragique épisotique sur les questions de l'eau il a d'ailleurs dit je suis sorti pour ça j'ai exprimé ma colère pour ça j'ai obtenu satisfaction je rentre au fond c'est le bon sens mais que maintenant un certain nombre de gens viennent il faut moi je l'ai vu pour la première fois vendredi avec le Premier ministre mettre en doute la sincérité de cet homme c'est mettre en doute la sincérité de l'ensemble des héritiers en toute transparence
il dit
on m'a proposé quelque chose pour que je me paise personne au gouvernement ne propose quoi quel que soit d'ailleurs il dit avant le mouvement alors vous pouvez m'expliquer avant le mouvement mais j'en sais rien monsieur vous interrogerez monsieur Bayle mais moi je suis très à l'aise pour vous dire que tout ça c'est pour dénigrer quelqu'un je répète je trouve ça dégueulasse donc monsieur Bayle dit ce qu'il avait à dire et donc chacun prendra la tâche de monsieur Bayle pour lui demander des explications mais moi ce que je vous dis c'est que le gouvernement il ne fonctionne pas comme ça et que moi je vous le dis très tranquillement et donc ceux qui agitent sur les réseaux sociaux pour dénigrer le mouvement parce que derrière c'est pour parce qu'ils se fichent tous ceux qui font ça ils se fichent totalement de là de ce que dit monsieur Bayle et de ce qu'ont dit les gens autour de lui et de ce qu'ils disent dans beaucoup de départements de France et donc derrière ça il y a la volonté de dénigrer la vie politique en général de dénigrer les rapports humains en particulier et de dénigrer au fond ce mouvement là et moi je ne laisserai pas faire ça et je ne laisserai pas l'honneur de quelqu'un comme monsieur Bayle qui est au fond l'incarnation de la colère agricole être dénigré parce que le dénigrer en lui c'est tout le monde qu'en dénigre
On va parler du fond des annonces qui ont été faites par le Premier ministre dans quelques instants Valérie Hacot va vous poser une question sur ce que vous avez annoncé sur le gasoil non routier je voudrais juste revenir pour que les choses soient très claires vous avez dit je lis je ne suis pas sûr que ça va rendre service aux intérêts des agriculteurs concernant les blocages de Paris si vous n'êtes pas entendu si ces blocages durent dans la mesure où la FNSE à les jeunes agriculteurs du Grand Bassin Parisien disent pour nous c'est une durée indéterminée est-ce qu'à un moment donné il pourrait y avoir une intervention pour que ces grands axes soient dégagés juste pour que les choses soient claires parce que vous parlez également des désagréments que cela pourra induire pour un certain nombre d'usagers des autoroutes juste pour que les choses soient très claires
je vais essayer d'être clair auprès d'vous en particulier manifestement il faut que je le sois d'abord un je ne navigue pas avec des scies deux je fais en sorte moi je travaille pour faire en sorte qu'on appelle qu'on apporte des réponses qui permettent aux agriculteurs en conscience de dire on a obtenu pour tout de suite pour le moyen terme et pour le long terme des garanties suffisantes pour pas qu'on appelle au blocage après c'est des sujets de fluidité de circulation de maintien de l'ordre et il nous appartiendra collectivement de regarder des choses si nous étions dans cette chose mais je ne rentre pas dans la politique fiction pardon de vous le dire moi je ne vais pas passer mes journées à me demander ce que je fais demain si j'essaie de trouver des solutions
à la crise agricole et vous nous dites tolérance zéro sur les éventuelles violences les dégradations dans le cadre de ces blocages
tolérance zéro sur les violences et les dégradations je l'ai je suis très à l'aise je l'ai toujours dit parce que je pense que quand ça bascule dans la violence c'est la loi du plus fort qui s'impose et la loi du plus fort qui s'impose c'est pas la démocratie
question de Valéria Cot sur le GNR
et le GNR donc c'est le fameux gazole non routier qui était au coeur des revendications vous avez annoncé un vendredi que vous renonciez à l'annulation progressive de la détaxe sur ce carburant cette réforme elle avait quand même été mise en oeuvre par votre gouvernement dans le budget 2024 mais le Premier ministre a donc dit qu'une hausse et là je cite une hausse de la fiscalité où l'Etat ne gagne rien et qui fait que les petits perdent il faut savoir dire que ça n'a pas grand sens c'est pas quand même quelque part un aveu d'échec de votre méthode ?
Non d'abord c'est bien dans la vie politique je trouve que les Français ils attendent ça et les agriculteurs aussi de dire on avait prévu une méthode qui était une baisse d'un avantage fiscal à hauteur de 70 millions laquelle baisse devait être compensée à la même hauteur donc c'était neutre le budget ça n'était pas une économie budgétaire à la même hauteur ce qui se passe concrètement on ne pouvait pas nous dire écoutez et quand on écoute il dit ah vous avez écouté vous avez ou reculé ou je ne sais pas quoi sur la méthode ce qui se passe concrètement c'est qu'on voit c'est ce qui s'est exprimé dès le début du mouvement c'est ça ne va pas redescendre de façon homogène sur les territoires il y a des mécanismes fiscaux qui avaient été mis en oeuvre il ne permettait pas de neutraliser l'effet de la musée et ça vous ne l'aviez pas anticipé mais les effets fiscaux c'est toujours reconnaissons que quelque chose n'a pas fonctionné mais moi je n'ai pas de mal parce que dans la vie politique c'est rare
dans la vie politique qu'on reconnaisse les échecs ou les choses
mais je trouve que la vie politique elle a besoin de sincérité si je dis aux agriculteurs que j'ai toujours raison en fait je sais que je leur mens il peut arriver qu'ils se trompent eux il peut arriver que je me trompe moi et avec les meilleures intentions du monde premier élément parce que ça la vie publique elle a besoin de dire en vérité ce qui se passe ce qui marche ce qui ne marche pas je pourrais faire la palanquée de lois qui ont été votées depuis 20 ans sur lesquelles chacun devrait faire son examen de conscience parce qu'on a fait beaucoup de déclaratifs et on voit que ça marche ou ça ne marche pas et c'est pour ça d'ailleurs que parfois on modifie des lois celle-là comme les autres et on a besoin d'avancer et donc cette mesure elle est supprimée pour ce motif-là et deuxième chose qu'il faut dire quand même on sait en plus que cet avantage fiscal il était remboursé tardivement donc dès le mois de février la moitié de cette avance en fait qui était faite par les agriculteurs elle va être mise sur les comptes c'est 200 millions d'euros c'est concret c'est plus de 200 millions d'euros d'ailleurs pourquoi ?
qu'est-ce qui se passait ? vous aviez des gens à qui on prélevait une taxe qui empruntaient à court terme dans l'attente du remboursement et deuxième élément c'est une simplification donc là on est dans renoncement à une mesure qui ne fonctionnait pas reconnaissons-le deuxièmement on accélère pour donner de la trésorerie et trois on fait de la simplification puisque l'objectif c'est qu'à partir du 1er juillet ça soit en pied de facture que la pièce de facture
et quatre c'est de l'argent qui devait aller vers la transition écologique et qui n'y va plus et donc non non est-ce que vous comprenez ? non mais pourquoi non ?
c'était fléché puisque c'est la fiscalité
c'était de la fiscalité qui allait sur d'autres sujets les plus-values le micro-bénéfice agricole donc c'était pas sur la question de la transition d'ailleurs allons-vous il y a 80 millions qui sont prévus sur la transition écologique et qui sont maintenus la transition écologique énergétique donc on maintient cette somme-là après reconnaissons que quand vous avez un tracteur qu'est-ce que vous proposez comme alternative ?
il n'y en a pas donc on a besoin
d'avoir des mesures de décarbonation de permettre aux agriculteurs d'investir sur des tracteurs qui soient moins consommateurs mais ça ça reste les mesures fiscales de compensation elles étaient pour faire de la neutralité fiscale les mesures de transition écologique elles restent la nécessité de travailler
je peux élargir alors il y a par exemple des mesures sur les jachères il y a des mesures sur la simplification pour les réserves d'eau qui ne vont pas dans le sens de l'écologie c'est en tout cas ce que disent aujourd'hui beaucoup d'écologistes on les entend moins
sur les plateaux maintenant
toujours est-il
on entend les ONG mais est-ce que sur l'écologie
c'est-à-dire vous redit ce matin c'est toujours une priorité pour nous il n'y a pas de recul mais c'est une priorité pour les agriculteurs qu'est-ce qu'on a réussi
à faire depuis 20 ans on a réussi à dresser les agriculteurs et pas que les agriculteurs quand vous regardez parce que vous voyez la colère européenne contre l'écologie on rend service à l'écologie en dressant les gens contre l'écologie moi je ne crois pas qu'on rende service à l'écologie alors je vais vous donner un exemple j'étais lundi en Vendée pour aller visiter un certain nombre de réserves de substitution il y a un représentant d'une association écologique qui a levé la main et qui a dit parce qu'il faut aussi des gens honnêtes et c'est bien qu'en écologie il y ait des gens honnêtes ce monsieur il a levé la main il a dit j'étais contre et en fait j'ai eu tort parce que ça marche et donc faisons des projets de réserves de substitution des projets qui travaillent sur l'eau qui respectent l'écologie mais arrêtons de dire pas de projet de substitution de l'eau pas de projet de réserve d'eau parce que comment vous allez expliquer aux gens du Pas-de-Calais qui ont un mètre d'eau qu'ils sont inondés cette année et qu'au mois de juin je vais leur faire des restrictions d'eau vous m'expliquez comment on le fait ?
les cycles de l'eau changent et donc nous-mêmes on doit changer
et on continue cette discussion dans quelques instants très courte coupure pub et on revient pour égrener toutes ces annonces qui ont été faites à tout de suite dans BFM Politique
Le ministre de l'Agriculture
Marc Fénaud invité de BFM Politique Marc Fénaud Gabriel Attal a donc annoncé vendredi l'opposition claire de la France à la signature du traité de libre-échange entre l'Union Européenne et le Mercosur et pourtant sur ce sujet des traités de libre-échange avec l'Union Européenne vous avez soutenu l'accord avec la Nouvelle-Zélande il a été ratifié voté au Parlement européen avec le soutien des parlementaires Renaissance rappelons qu'en matière d'agriculture les Néo-Zélandais produisent et exportent du lait des agneaux ça veut donc dire qu'on favorise l'exportation de produits qui viennent de l'autre bout de la planète que la France produit également du lait et des agneaux pour reprendre l'expression chère aux agriculteurs on marche sur la tête là non ?
C'est un accord de commerce je vais parler d'autres aussi c'est un accord de commerce sur lequel on a une vigilance particulière en effet d'ailleurs il y a des clauses de sauvegarde qui peuvent être activées et qui posent des questions sur l'agneau et sur le lait effectivement alors l'accord Nouveau-Zélandais il a quelque chose de très particulier c'est que c'est l'un des premiers accords qui tient compte des accords de Paris les Néo-Zélandais ils exploitent leurs terres avec des méthodes en particulier extensives sur les eaux vins qui sont au même standard que les nôtres
20 000 km en avion
pour importer des agneaux néo-zélandais ou du lait néo-zélandais vous savez jusqu'au voyage notre vin et notre cognac vous savez jusqu'au voyage 20 000 km aussi vous savez jusqu'au voyage notre port jusqu'à la Chine donc si on commence à dire ça c'est toute une part de l'agriculture française aussi qu'on prive de capacité exportatrice donc la question
c'est le corollaire ou la fatalité
de notre capacité à exporter non je dis juste que l'argument de dire ça voyage de loin une grande partie des produits français ils voyagent très loin les produits laitiers qui ont été négociés dans l'accord du CETA on nous avait dit ça va être la catastrophe vous savez combien c'est c'est près de 100 millions d'euros de plus au bénéfice de l'agriculture française sur les produits laitiers l'accord avec le Japon c'est 200 millions c'est un accord de libre-échange donc on a besoin et je vais répondre à votre question on a besoin dans les accords de libre-échange de défendre les intérêts agricoles longtemps l'Europe a oublié les intérêts agricoles dans ces accords c'est pour ça que nous nous opposons au Mercosur c'est pour ça que nous nous sommes opposés c'est un acte concret à l'accord avec l'Australie parce que nous considérions que dans les productions qui étaient concernées il y avait quelque chose qui dysfonctionnait après on a besoin aussi je pense à la filière Auvin qui est une filière qui est en grande souffrance la perte de part de marché c'est énorme depuis 20 au 25 on a besoin aussi de redonner de la compétitivité à nos producteurs Auvin c'est-à-dire à leur supprimer un certain nombre de normes à les aider dans la modernisation de leurs outils c'est comme ça qu'on y arrivera donc cette idée de dire il ne faut plus d'accords dans la plupart des cas les accords ils ont été bénéfices y compris à l'agriculture française je ne me trouverai pas sur le champ de dire allons-y embrassons-nous Folville grands accords de libre-échange dès lors qu'on respecte y compris les standards
climatiques il faut qu'on regarde
dans chaque accord ce qui va et ce qui ne va pas qu'on dise quand il va qu'on le dise et l'accord CETA personne ne pourra me dire le contraire que ce que je viens de dire l'accord japonais alors c'est loin le Japon aussi mais enfin c'est des marchandises françaises qu'on va envoyer
exemple concret de négociation il y a par exemple en discussion ce matin un accord de libre-échange avec le Chili est-ce que vous souhaitez qu'il soit abandonné ou poursuivi ?
L'accord de libre-échange qu'on regarde je veux juste voir si ça va être au bénéfice des agriculteurs européens et français c'est ça et deux est-ce que ça crée des distorsions de concurrence entre les agriculteurs européens français et le pays avec lequel on commerce c'est la seule ligne qui doit être la nôtre c'est-à-dire qu'on doit à la fois vérifier que dans les pays avec lesquels on fait ce type d'accord ils respectent un certain nombre de standards qui sont des standards notamment environnementaux sanitaires climatiques et deux qu'on défend nos intérêts mais c'est vrai que souvent on a entendu depuis des dizaines d'années on échange les voitures contre l'agriculture et l'Europe elle doit faire sa prise de conscience aussi dans cette crise sur on veut une Europe puissance en termes agricoles ou on ne la veut pas parce que j'ai quand même le sentiment qu'au niveau européen nous avons une question parce que que nous ayons acté l'idée saugrenue qu'après tout on pouvait leur vendre des avions et des voitures et qu'ils pourraient nous apporter de l'agriculture c'est un suicide
en tout cas vous savez que c'est un argument du rassemblement national aujourd'hui pour dire qu'il y a un libre-échange absolument débridé et qu'on les voit monter dans les sondages
un certain nombre d'entre eux sont sur des territoires s'il n'y a pas l'export les filières meurent mais ils disent
qu'il faut une exception agriculturelle c'est-à-dire faire comme avec la culture considérer que l'agriculture doit répondre à une logique qui ne concerne pas les autres secteurs ça veut dire qu'on n'a plus
d'échanges internationaux c'est ça ce que ça veut dire ça veut dire qu'on n'exporte plus ça veut dire qu'on n'exporte plus les 50% de céréales françaises ça veut dire qu'on n'exporte plus les 3 milliards de fromages français ça veut dire qu'on n'exporte plus les milliards de vins espirituels c'est ça ce que ça veut dire
parce que moi j'entends
parfois un député du rassemblement national il est de Gironde il dit il faut fermer les frontières qu'est-ce qu'on va faire du vin de Bordeaux vous m'expliquez qu'est-ce qu'on va faire c'est l'excellence française donc il faut des accords internationaux qui soient justes et les refuser comme on le fait sur le Mercosur comme on l'a fait sur l'Australie parce que ça ça n'est pas acceptable et donc vous ne dites pas les traités de libre-échange c'est terminé vous dites non mais pour que moi les choses soient claires mais ils sont favorables dans la plupart des cas monsieur Duhamel je ne sais pas comment vous l'expliquez je peux refaire la phrase à l'envers
on a compris
mais le Japon c'est 200 millions d'euros de plus pour les exportateurs français les exportateurs français c'est des agriculteurs derrière pardon on a besoin mais il faut qu'on fasse une autre chose c'est-à-dire que l'Europe si elle veut qu'on s'arme dans ce refus d'exportation de produits qui ne sont pas produits dans nos normes il faut aussi qu'on réarme en termes de compétitivité nos agriculteurs c'est-à-dire qu'on arrête de leur faire des politiques publiques qui viennent en permanence les tabasser sur la question de la compétitivité
question de Valérie Eco sur les revenus des agriculteurs et donc la grande distribution et oui c'est aussi le vrai point de crispation de cette crise la question des revenus
on les voit moins sur les plateaux télévision pardon en ce moment la grande distribution
ah oui on les voit moins
justement parler de qui c'est de qui je parle parce que vous les voyez sur vos plateaux télévision
Et qu'est-ce que vous en déduisez ?
Comment ?
Qu'est-ce que vous en déduisez ?
J'en déduis que manifestement ils sont gênés de cette question de la rémunération parce que la question qu'il y a en France depuis des années c'est qu'on a on a indiqué aux gens qu'on pouvait accepter l'inflation d'un produit comme celui-là et qu'en fait il fallait faire pression ça, personne c'est l'inflation qu'il y a eu sur ce produit-là personne depuis trois ans par contre le prix de pâte tout le monde sait que ça a pris 20 ou 30% donc on a mené une bataille contre l'alimentation en disant ça n'a pas de valeur symbolique vous voyez ce que je veux dire ?
Pour la transparence vous ciblez notamment Michel-Éloire Leclerc Non mais pour que les choses soient claires Resuivez mon fil Twitter vous verrez qui je cible Oui mais moi je ne veux pas non mais je ne veux pas passer mais quoi vous considérez qu'il y a une sorte de double discours des patrons de la grande distribution ? En tout cas je ne les trouve pas sur les plateaux dire oui oui on a fait la rémunération donc c'est qu'ils doivent être gênés aux entournures et quand j'entends des gens dire moi ça ne me gêne pas si je n'ai pas les prix que je veux j'irai les chercher à l'extérieur des frontières il est où le patriotisme ? Pardon il est où le patriotisme ?
Donc chacun je dis quand c'est une crise tout le monde doit faire son examen de conscience le gouvernement l'Union Européenne les distributeurs et les transformateurs parce que là où on en est c'est à cause de ça et quand vous dites aux gens le bon prix c'est le prix bas et bien c'est le prix ailleurs le prix bas c'est on tire le produit Michel-Éloire le père il dit je respecte la loi Egalib Oui très bien Leclerc avait dit aussi par ailleurs qu'il était contre la loi Egalib donc un peu de cohérence dans la vie ça n'y eut pas
Justement sur cette loi Egalib qui est effectivement la question vous avez demandé à ce qu'elle soit respectée partout et Gabriel Attal vendredi il a annoncé des sanctions contre trois groupes alors selon les informations de BFM il s'agirait de deux filières du transformateur de viande pardon Bigard et de la laiterie Malo vous confirmez ?
Je confirme rien quand il y a des procédures judiciaires pardon je ne veux pas jeter non non je ne jette pas en pâture des entreprises sans qu'une procédure n'ait été à son terme oui je ne fais pas comme ça parce qu'il faut respecter les industriels agroalimentaires donc je ne confirme rien et quand il y aura des annonces à faire dans un sens ou dans un autre c'est une vraie question d'eux
Juste Valérie j'en profite pour ceux qui nous regardent vous voyez en ce moment à l'écran un déplacement de Marine Le Pen la présidente du groupe Rassemblement National à l'Assemblée Nationale qui est dans le nord à Radingen en VEP auprès d'agriculteurs une question là-dessus avant de revenir sur la question du revenu des agriculteurs c'est Marine Le Pen la meilleure porte-parole du monde agricole c'est ce qu'ils expliquent
dans tous les sujets qu'on a posés sur la table je ne suis pas sûr que les réponses parce que Mme Le Pen elle propose le repli sur soi et l'autarcie française agricole l'agriculture française elle a été heureuse rémunératrice quand elle était compétitive et qu'elle était en capacité de mener le combat y compris à l'export je parle de l'Union Européenne Mme Le Pen elle propose de sortir des règles européennes y compris d'ailleurs un certain nombre de ses amis que je fréquente au niveau des ministres de l'agriculture ils ne disent pas comme elle Mme Le Pen elle veut rester et sortir de l'Union Européenne mais ça ça ne marche pas parce que les règles on ne les prend pas à la carte ce qu'il faut c'est changer collectivement les règles c'est ça dont on a besoin alors qu'elle qu'elle saisisse tout mouvement de colère sans apporter les bonnes réponses à vrai dire ce n'est pas très nouveau
mais ce qui peut parfois favoriser la colère c'est le délai d'attente dans les réponses par exemple là on parle de Galim et des revenus des agriculteurs c'est trois entreprises en question qui pourraient être sanctionnées Arnaud Rousseau par exemple de la FNSE a dit mais pourquoi il a fallu attendre qu'on manifeste pour qu'elle soit sanctionnée parce qu'on n'avait pas fait ça il y a deux semaines un mois manifestement
de ce que je comprends les enquêtes étaient si vous avez une décision assez rapidement c'est sans doute que les enquêtes avaient été menées avant donc il n'y a pas d'opportunité on a décidé de renforcer les enquêtes et quand on a discuté l'autre jour avec Bruno Le Maire avec les grands distributeurs et la transformation ils nous ont dit quoi et les agriculteurs ils ont dit et Galim 21, 22, 23 ça a plutôt bien fonctionné 24 c'est le retour en arrière d'un certain nombre de pratiques parce qu'il y a des gens qui ne respectent pas la loi et respecter ne pas respecter la loi c'est pas respecter la marge la matière première agricole c'est d'aller chercher des centrales d'achat européennes à l'extérieur pour s'abstraire des règles françaises c'est ça aussi qui est en train de se mettre en oeuvre et c'est là-dessus qu'on va aussi oeuvrer
Deux sujets encore Marc Fénaud a traité avec vous le premier sur la question des simplifications et des normes qui a dit le statut quo en matière de normes environnementales est impossible c'était il y a deux jours Premier ministre sans doute Non c'était Pascal Canfin député européen de votre majorité président de la commission environnementale est-ce que vous comprenez que les agriculteurs puissent se dire on nous dit d'un côté super simplification arrêtons la surtransposition des normes et de l'autre au Parlement européen quelqu'un qui dit que le statut quo est impossible
Je vais vous donner un exemple
Les agriculteurs doivent se dire qu'ils se moquent un petit peu
Non non non je vais vous donner un exemple on va aller dans le Var vous avez une tortue qui s'appelle la tortue d'Hermann qui est une tortue extrêmement rare dans le Massif des Morts laquelle tortue parce qu'elle est protégée vous avez une première règle française qui est de dire vous n'avez pas le droit de toucher à quelques sites de cette tortue parce que ça peut héberger la reproduction de la tortue puis vous avez une deuxième règle qui vous oblige à débroussailler sur le même territoire donc soit vous respectez l'un soit vous respectez l'autre mais dans un cas comme dans l'autre vous êtes en incohérence de politique si vous débroussaillez pas le Massif des Morts vous savez ce qui va se passer ?
La tortue d'Hermann elle va disparaître parce qu'elle va brûler Voyez l'incohérence Voyez l'incohérence
Alors qu'on voit le Premier ministre Gabriel Attal en train de sortir de là où les vœux se tenaient oui mais ça ne répond pas tout à fait à la question de des agriculteurs qui s'entendent dire qu'il faudra encore davantage de normes
Je n'ai pas dit qu'il fallait plus de normes j'ai dit qu'il fallait qu'on ait des normes qui soient cohérentes avec les objectifs qu'on tient Quand vous avez 14 règles sur la haie sans doute la réglementation la plus pointue et la plus tatillonne du monde et que vous êtes un pays où il y a encore beaucoup de haies qui disparaissent c'est manifestement que votre réglementation elle n'est pas bonne donc on a besoin d'une réglementation environnementale qui soit lisible pour les agriculteurs qui soit cohérente avec ce qu'on dit Les mêmes qui nous disent Monsieur Duhamel qui nous disent quoi ?
Ils nous disent il faut supprimer l'élevage et il faut maintenir les prairies Elle est où la cohérence ?
Donc on a besoin de remettre de la cohérence dans les réglementations environnementales Après, oui on a besoin d'avancer sur la décarbonation Je n'ai pas trouvé d'agriculteurs qui disent qu'ils ne voulaient pas avancer sur la décarbonation Oui on a besoin d'avancer sur la protection Donc il n'y a pas de double discours entre ce qui est dit à l'échelle européenne et ce qui est dit à l'échelle nationale Simplement, ce n'est pas la question du double discours c'est parfois l'incohérence des réglementations Quand vous créez autant de réglementations sur la même chose elles deviennent incohérentes Mon exemple que je vous disais sur le massif des morts il est incohérent parce qu'en fait à force de ne rien faire on neutralise les réglementations et on ne vient pas tenir un objectif de protection en l'occurrence d'une espèce protégée
Si l'on parlait des oppositions on parlait il y a un instant de Marine Le Pen La France Insoumise elle fait une autre proposition pour le coup concernant les prix La France Insoumise veut des prix planchers en ce qui concerne la production agrivelienne
Vous dites
c'est démagogique Pourquoi ?
Parce que les prix planchers ça ne peut s'appliquer qu'aux produits français donc vous aurez des prix planchers français et rentreront massivement des produits d'Europe à d'autres prix C'est comme ça la vie c'est ça
Oui sauf qu'eux disent on fait non seulement des prix planchers et en plus de ça
On ferme les frontières
On protège
Oui Donc on ferme les frontières Par exemple on dit on n'accepte pas sur notre sol de la France de l'Italie et de l'Espagne Monsieur Duhamel il faut aller au bout des questions Si je fais ça immédiatement et si je dis aux Italiens moi je ferme mes frontières ils diront ben moi je ferme mes frontières il y a 1,2 million de bovins qui sortent des frontières françaises pour aller en Italie en Espagne J'ai une grande partie du blé dur français donc cette solution là à quoi elle aboutit ?
A la dislocation de l'Europe et la dislocation de l'Europe ça n'est pas notre intérêt ça n'est pas l'intérêt des Français ça n'est pas l'intérêt des agriculteurs et donc ça c'est typiquement la fausse bonne idée il n'y a pas besoin vous allez dans l'histoire lointaine à Rome il y a eu des expériences de prix comme ça de prix plancher et ça a fini en émeute et en famine parce que c'est comme ça que ça se termine parce que ça c'est des théories et donc trouvez-moi quelque chose de cohérent dans cette mesure et réfléchissons-y s'il y avait besoin mais je ne vois rien de cohérent dans cette mesure parce qu'en fait ça va venir au contraire remettre en concurrence déloyale les produits français
alors que vous voyez toujours le Premier ministre Gabriel Attel qui échange à la sortie des voeux de la députée d'Indre-et-Loire auquel il assistait toujours sur la France insoumise on reçoit ce soir Jean-Luc Mélenchon qui lui voit dans cette révolte des agriculteurs le signe d'une situation pré-insurrectionnelle disant et expliquant au fond il l'a dit dans une note de blog que voilà cela montrait une fois encore c'est le rêve de sa vie comment dire que la fin du libre-échange
était la solution n'est pas Che Guevara qui veut c'est le rêve de sa vie pré-insurrectionnelle c'est pas un bon porte-parole de la révolte des agriculteurs alors regardez son programme il proposait la suppression de tout et des normes partout et moi je sais pas il faut aller sur le terrain moi le sentiment c'est qu'on me dit exactement l'inverse donc si le cadre que propose M.
Mélenchon c'est le cadre soviétique on sait comment ça finit ce genre de choses donc lui il propose des règles que pour soi-même la fermeture aux frontières et tout ira bien attention à ce genre d'aventure mais d'ailleurs les français ne sont pas dupes qui mènent à rien donc il propose dans son programme reliser son programme sur un certain nombre de sujets il était sûr une politique qui venait à encore venir taper la souveraineté et la compétitivité de l'agriculture française
et sur ce que vous pourriez faire le gouvernement Marc Fénaud est-ce qu'il y a des sujets sur lesquels vous êtes ouvert par exemple les retraites des agriculteurs où ça pourrait avancer est-ce qu'à l'inverse il y en a où vous dites vraiment complètement niettes il y a beaucoup de demandes par exemple des agriculteurs sur les ZNT c'est-à-dire pouvoir mettre des pesticides dans des zones parfois qui sont près des écoles ou des maisons est-ce que là-dessus c'est un niette complet
par exemple ? les retraites je répondrai à votre deuxième question les retraites le Premier ministre l'a rappelé d'abord on a voté une loi dite Chassaigne 1 Chassaigne 2 qui a permis de revaloriser une partie des retraites des agriculteurs je ne dis pas qu'on est au bout donc on l'a fait dans le précédent quinquennat ce n'est pas un sujet qu'on découpe il y a une loi qui a été votée au Parlement une proposition de loi qui est celle de M.
Dive on va sortir le rapport ce qu'il faut qu'on regarde dans les éléments du rapport c'est est-ce que tout le monde là aussi en bénéficie pour pas qu'on se retrouve dans la situation dans laquelle on s'est retrouvé sur le genre est-ce que c'est bien les plus petits retraités qui en bénéficient et à partir de là on veut l'appliquer donc il n'y a aucune difficulté sur le sujet deuxième sujet il ne faut pas qu'on soit dans une situation de dire on met pardon de l'expression cul par-dessus tête l'ensemble des réglementations qui ont été produites y compris pour protéger la santé soit des agriculteurs soit des consommateurs parce que personne n'a intérêt à ça parce que je n'ai nulle envie qu'on accrédite une thèse que voudront pousser les écologistes c'est qu'on en rabatte sur la question écologique ce que je veux c'est qu'on n'en rabatte pas sur la question de souveraineté donc il y a des sujets autour des produits phytosanitaires il y a des simplifications pourquoi ?
parce qu'il y a besoin de simplification parce que le Grenelle de l'environnement c'était M. Borloo c'était sous M. Sarkozy à l'époque déjà on déclamait 50% sauf qu'on n'y arrive pas pourquoi ? parce qu'on met les agriculteurs dans des impasses donc essayons de trouver des alternatives c'est ça qu'il faut faire essayons de trouver des systèmes d'épandage qui soient avec moins de dérive c'est comme ça qu'on va y arriver à réduire et essayons de ne pas opposer l'un à l'autre parce que si on commence à dire virage de l'un à l'autre non mais il y a besoin sur ces questions y compris phytosanitaires de simplifier les choses
Merci beaucoup Marc Fénaud d'avoir été l'invité de BFM Politique merci Amandine merci Valérie Hacot l'information continue sur BFM TV vous retrouvez tout de suite Philippe Godin et Dominique Rizet pour Affaires suivantes quant à moi je vous retrouve ce soir à 18h pour C'est pas tous les jours dimanche invité Jean-Luc Mélenchon bonne journée et vive la politique
Marc Fesneau