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interviewCNEWS· 30 avril 2026 2 min

L'édito de Mathieu Bock-Côté : «Sandrine Rousseau contre la fierté française»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

28 avril, je cite madame Rousseau être fier et nous manquer être [rires] et je je je précise qu'on s'intéresse à elle parce qu'elle est symptomatique, moins pour elle-même. Je ne crois pas que ce soit une figure intellectuelle ou politique déterminante du présent siècle, mais elle synthétise le progressisme le plus dogmatique. De ce point de vue, elle est intéressante.

Je cite être fier d'être français, c'est une fierté au rabet qui consiste juste à être né quelque part. Donc là, elle fait du mauvais brassins parce que si je peux me permettre quand Brassins se moque des imbéciles qui sont nés quelque part, euh il ne dit pas dans cet état d'esprit qu'il n'est pas d'aversion pour la patrie. Alors elle ajoute regrettez que la thématique de la fierté nationale a été laissée au Rassemblement national mais il y a-t-il une fierté pour elle ?

Parce qu'elle nous dit oui, il y a une manière d'être fière pour la France. D'accord. nuance à ajuster.

Elle nous dit la fierté que l'on doit offrir nous la gauche au peuple qui vit en France, pas au peuple français, au peuple qui vit en France, c'est de se dire que son enfant pourra réussir à l'école, que l'on pourra qu'on aura de quoi aller en vacances, c'est de se dire qu'on va prendre le train et aller voir nos proches. C'est une fierté qui consiste à se dire que si mamie est malade, elle aura des soins à domicile ou à l'hôpital. Autrement dit, il faut être fier d'être français comme on est fier d'être social déémocrate scandinave, hein.

C'est ce qu'on pourraiter. Fierté bas de plafond. Euh ensuite, ce qui est assez intéressant, c'est qu'elle nous réduit en fait l'héritage français au modèle social.

Donc toute la longue histoire de France est congédier. La seule fierté qu'elle revendique, c'est en fait ce petit modèle social en faillite. Elle nous dit ça, ça peut-être l'objet de notre fierté.

Alors moi, je pense qu'il y a trois choses à noter pour cette déclaration de madame Rosseau. Premièrement, il y a une anthropologie du déracinement. Il y a la fierté de naître de nulle part. cette fierté en fait d'être indifférent à son propre pays.

Deuxème élément, la fierté de l'ingratitude, le désir de tout toujours repartir à zéro avec une liturgie de la destruction. Parce que madame Rousseau, qu'est-ce qu'il a distingué ces dernières années ? C'est une iconoclass dans son esprit.

Elle aime détruire l'héritage. C'est une héritière de ce point de vue de la logique révolutionnaire. Elle aime piétiner ce que nous aimons pour nous expliquer que nous aimons à tort.

Dans dernier instance, ça ne se rend même pas compte que c'est la longue histoire de France qui a fait un peuple de France, un peuple français qui a rendu possible la solidarité française dont elle se revendique aujourd'hui. Elle détruit les conditions de ce qu'elle célèbre de gauche.

L'édito de Mathieu Bock-Côté : «Sandrine Rousseau contre la fierté française» — Sandrine Rousseau · Pourquijevote