Conférence de presse de Marine Le Pen sur les départements et territoires d'Outre-mer.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 35 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 16:35OuverteRéponse directe
Vous condamnez le fait qu'un maire FN est recusé de célébrer...
- 19:09OuverteRéponse directe
Juste une dernière question, vous parliez de l'agriculture tout à l'heure et le fait que à la Réunion il y a les quotas secriers en 2017 qui vont tomber avec la réforme de la PAC, du coup c'est quand même moins d'Europe mais les ultramarins sont plutôt en demande de davantage d'Europe. Par exemple sur ce sujet, qu'est-ce que vous pouvez...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:58Invité politiqueFait
« On en conclut généralement dans ce genre de cénacle qu'il faut accorder de plus en plus d'autonomie à la France ultramarine avec des arrières français transparents et des clins d'œil entendus. »
- 1:06Invité politiqueFait
« je suis la seule dans cette campagne à évoquer non seulement les coûts faramineux de l'euro pour notre économie, mais aussi le coût net de notre contribution à l'Union européenne. »
- 2:16Invité politiqueFait
« En effet, les questions que l'on a parfaitement le droit et même le devoir de poser à propos des étrangers, j'estime qu'il est parfaitement déplacé car contraire à la fraternité, contraire à l'honneur de les poser à propos de territoires qui sont français depuis plus de trois siècles, bien avant le rattachement de la Savoie et du comté de Nice à la France. »
- 3:04Invité politiqueFait
« Mais à quoi cela sert-il d'être gros si l'on n'est pas libre, si l'on est soumis, à avoir un plus ? Mais c'est absurde. Ce qui compte, c'est le PIB par tête, pas le PIB en valeur absolue. »
- 5:05Invité politiqueChiffre
« 70 milliards pour la Grèce, c'est le prix à payer. Mais 7 milliards pour l'outre-mer, c'est trop cher. »
- 5:17Invité politiqueChiffre
« 7 milliards, c'est justement le coût de notre contribution nette à l'Union Européenne, puisque nous en versons, vous le savez, 20 par an, et qu'on ne nous en rend que 13, Pâques comprises. »
- 10:05Invité politiqueChiffre
« À Mayotte, par exemple, plus du quart de la population est constituée d'immigrés clandestins. »
- 10:09Invité politiqueChiffre
« En Guyane, c'est près de 20%. »
- 13:23Invité politiquePromesse
« Un, le patriotisme économique, impliquant la suppression de l'octroi de mer sur les produits français et les produits étrangers qui ne concurrencent pas les productions locales, compensés par l'estauration d'une TVA sur les produits qui viennent concurrencer les productions locales. »
- 13:50Invité politiqueFait
« Tout cela suppose évidemment que nous nous affranchissions de Bruxelles qui aujourd'hui nous empêche précisément de protéger nos productions. »
- 13:52Invité politiquePromesse
« Deuxièmement, la préférence nationale en outre-mer, portant sur l'emploi, le logement et les prestations sociales et la suppression du droit du sol, comme d'ailleurs, on va être tout à fait honnête, sur l'ensemble du territoire français. »
- 17:16Invité politiqueFait
« car je vous rappelle qu'elle avait écarté l'esclavage arabo-musulman au motif que ça risquait d'agréer 20 banlieues. »
- 17:55Invité politiqueFait
« je pense que François Hollande se serait honoré par exemple de rompre les relations avec le Qatar qui est un des pays qui continue à utiliser clairement l'esclavage, l'esclavage au risque de la vie des esclaves qui sont utilisés par l'État. »
- 18:10Invité politiqueChiffre
« Puisque vous le savez, il y a eu 400 décès chantiers du fameux mondial de 2020 et ce dans l'indifférence générale de nos grandes consciences. »
- 20:16Invité politiqueFait
« Ce n'est pas l'argent de l'Union Européenne, c'est de l'argent qui transite par l'Union Européenne. »
Temps de parole
- Marine Le Pen95 %
- Invité5 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bien, mesdames et messieurs, je souhaite aujourd'hui aborder une question qu'on évoque peu dans le cadre de la campagne européenne, l'outre-mer français. Je commencerai par un paradoxe qui illustre assez bien, je crois, la spécificité de la relation que notre mouvement entretient avec l'outre-mer et le distingue, là encore, de tous les autres. Lorsque la classe politique évoque l'outre-mer, elle en vient très rapidement à évoquer son coût pour les finances publiques. Dans les sphères financières, à Bercy par exemple, il n'est pas rare de considérer que tout cela est cher, très cher, trop cher.
On en conclut généralement dans ce genre de cénacle qu'il faut accorder de plus en plus d'autonomie à la France ultramarine avec des arrières français transparents et des clins d'œil entendus. En revanche, quand on évoque l'Union européenne, bizarrement, jamais la question du coût ne vient sur la table, absolument jamais. Vous admettrez avec moi que c'est frappant, je suis la seule dans cette campagne à évoquer non seulement les coûts faramineux de l'euro pour notre économie, mais aussi le coût net de notre contribution à l'Union européenne. Pour tous mes adversaires, de telles considérations apparemment relèvent du blasphème.
Il en va de même lorsque j'évoque le coût de l'immigration pour notre pays, certains ne sont pas loin de considérer que c'est une forme d'indécence. Mais c'est pourtant le minimum pour un État que d'estimer s'il a ou non intérêt à faire venir des étrangers sur son territoire. Le comble du paradoxe, c'est que les mêmes qui trouvent mal séant de calculer le coût de l'immigration, calculent de manière récurrente le coût des départements et territoires d'Outre-mer. Pour reprendre les propos de l'écrivain guadeloupéen David Maximin, l'Outre-mer est le seul endroit de France dont on se demande combien ça coûte et si ça rapporte.
Voilà bien les seuls départements, les seuls Français dont on ne cesse de scruter le bilan comptable à longueur de rapports parlementaires, avec l'idée qu'il faut absolument réduire les coûts. Et c'est bien cette approche qui permet au Parti Socialiste d'affirmer toute honte but et contre la vérité économique et historique que la Réunion ne pourrait pas vivre sans Bruxelles. Or la voilà pour moi la véritable indécence. La voilà pour moi le véritable blasphème.
En effet, les questions que l'on a parfaitement le droit et même le devoir de poser à propos des étrangers, j'estime qu'il est parfaitement déplacé car contraire à la fraternité, contraire à l'honneur de les poser à propos de territoires qui sont français depuis plus de trois siècles, bien avant le rattachement de la Savoie et du comté de Nice à la France. De même enfin, lorsque j'évoque les pertes de souveraineté progressive qu'entraîne la construction européenne, jusqu'à l'état humiliant de dépendance que nous connaissons aujourd'hui, on me rétorque sur le ton de l'évidence que la France est trop petite, et qu'il faut donc la diluer dans un gigantesque magma.
Mais à quoi cela sert-il d'être gros si l'on n'est pas libre, si l'on est soumis, à avoir un plus ? Mais c'est absurde. Ce qui compte, c'est le PIB par tête, pas le PIB en valeur absolue. Ce qui importe surtout, c'est la liberté et le bonheur des citoyens, pas la taille du conglomérat où l'on se trouve. Ce lien entre la liberté et le bonheur, je crois que plus personne au sein de l'UMPS ne l'a en tête. C'est pourtant une donnée de base de l'âme humaine. Nos pères disaient « la liberté ou la mort ». Les esclaves criaient « vivre libre ou mourir ». Tout cela n'a-t-il donc plus aucune résonance dans le cœur de nos maîtres ?
Sur ce sujet, comme sur tant d'autres, je suis obligée de constater, sans m'en réjouir, que le Front National est le seul à avoir un peu de mémoire et d'attachement aux principes fondamentaux. Des principes qui furent longtemps partagés d'un bout à l'autre de l'échiquier politique. Mais le paradoxe ne s'arrête pas là. Car lorsque j'évoque la grande France ultramarine et la vocation universelle de notre pays, on est prompte dans les milieux parisiens à me rétorquer avec une ironie méprisante que tout cela est loin, très loin, trop loin. Qu'il s'agit d'un vieux rêve impérial, d'une nostalgie coloniale et que sais-je encore. D'un seul coup, les voici donc qui changent de pied.
La France qu'ils trouvaient tout à l'heure trop petite, la voici maintenant un peu trop grande. Comment comprendre cette inversion totale des perspectives ? Comment comprendre que ce que je trouve grand, mes adversaires le trouvent trop petit, que ce que je trouve capital, ils le trouvent souvent trop lointain, et que ce qu'ils trouvent souvent trop cher, je le trouve inestimable. C'est très simple. Tandis que je défends la France et les Français, toute la France et tous les Français, mes adversaires courent après une chimère, l'abolition des nations et leur fusion dans un grand tout. Cette chimère les pousse à préférer les étrangers aux Français et les instants supranationales à la patrie.
Dès lors, si les étrangers et l'Union Européenne ne sont jamais trop chers pour eux, en revanche, la grandeur de la France leur paraît toujours trop coûteuse. À les écouter, 70 milliards pour la Grèce, c'est le prix à payer. Mais 7 milliards pour l'outre-mer, c'est trop cher. D'ailleurs, 7 milliards, c'est justement le coût de notre contribution nette à l'Union Européenne, puisque nous en versons, vous le savez, 20 par an, et qu'on ne nous en rend que 13, Pâques comprises. Là encore, on va trouver que ce rapprochement n'est pas de bon goût, et bien moi, vous m'excuserez, je le trouve très intéressant.
Car la chimère supranationale, la chimère européenne, les conduit à oublier que la France n'est pas seulement en Europe, mais qu'elle est étendue sur tous les océans, et qu'elle a sur Terre une mission propre, une mission unique, que les autres n'ont pas, à savoir, résister à l'unification du monde, résister à l'hégémonie d'une hyperpuissance. La France, par vocation, est une nation non-alignée, une nation libre, rétive à tous les... Ce qui soit aujourd'hui privé de son indépendance par des gouvernements de rencontre, ne change rien à cette vocation. Or, les territoires d'outre-mer sont parties intégrantes de cette grandeur et de cette vocation.
Ils sont d'abord par eux-mêmes le symbole de la vocation émancipatrice de la France, puisque notre pays a aboli l'esclavage il y a 150 ans. Cette abolition, voulue par la France et les Français, a effacé ce qui aurait été sinon une tâche sur le drapeau tricolore. Elle a marqué un progrès de la conscience universelle qui mérite d'être commémorée par tous les patriotes. Commémorer l'abolition, c'est un hommage infiniment légitime aux souffrances et aux injustices subies par les ancêtres de nos compatriotes d'outre-mer. Il ne s'agit pas cependant de ressasser éternellement des fautes dont les auteurs sont morts depuis bien longtemps.
Nous devons en tirer un surcroît d'unité et de fraternité autour de notre bien commun, la France. Pour moi, l'outre-mer n'est pas un appendice, une pièce rapportée dont il faudrait évaluer le coût pour décider si elle est rentable ou non. L'outre-mer séquence les calculs d'apothicaires dont je parlais tout à l'heure sont totalement hors de propos. À ce compte-là, on ferait bientôt le bilan financier de certains départements de la métropole et l'on commencerait plus ou moins bruyamment à souhaiter qu'ils prennent leur autonomie pour ne plus peser sur nos comptes. Tout cela revient à brader la nation.
Il y a donc, je le dis tout net, une véritable inversion des priorités et des perspectives entre le Front National et les autres partis sur la question de l'outre-mer et de l'Union européenne. C'est à la lumière de cette perspective générale que je voudrais vous parler aujourd'hui de l'impact des politiques européennes sur l'outre-mer et des propositions que le Front National soutiendra au Parlement européen en faveur de nos territoires ultramarins. Cela ne vous surprendra pas, mesdames et messieurs, je pense que ce qui est mauvais pour la France métropolitaine est mauvais pour la France ultramarine.
Je dirais même que les politiques de l'Union européenne ont sur l'outre-mer des effets encore plus violents qu'en métropole. Je pense évidemment à la doctrine du libre-échange intégral et à la lutte contre toute forme de patriotisme en matière économique. Cette idéologie touche en premier lieu notre agriculture. L'Union européenne nous empêche en effet de soutenir nos productions agricoles alors que les autres grands États aident massivement leurs producteurs.
Ainsi, la nouvelle PAC interdit les aides directes aux productions végétales, végétales, riz, banane, canne à sucre, céréales, contrairement à l'ancienne PAC avec ses organisations communes de marché et son soutien aux prix qui venaient en aide aux producteurs. L'Union européenne nous empêche également de nous défendre en nous soumettant au libre-échange intégral mis en place par l'OMC.
Ainsi, sur la banane, l'UE a choisi de perdre une guerre commerciale de 20 ans et s'est soumise aux intérêts américains en abaissant ses barrières douanières fin 2009, c'est les accords de Genève, laissant ainsi nos producteurs sans défense face à des pays dont les normes sociales et environnementales sont très inférieures aux nôtres. Résultat, les bananes dollars des multinationales latino-américaines taillent des croupières aux bananes européennes, antiques, canarites, en laminant les bananes ACP, Afrique, Caribe, Pacifique, des pays les moins avancés du monde.
Leurs 900 000 tonnes de bananes exportées vers l'Union européenne se trouvent brutalement en concurrence avec les 4 millions de tonnes des multinationales qui bénéficient d'économies d'échelle quant aux coûts de transport et de transactions. Il faut ajouter à cette organisation de la concurrence déloyale les effets de l'euro qui aggrave encore ce déséquilibre en renchérissant les produits de la zone euro par rapport au reste du monde. L'UE nous empêche donc ainsi d'assurer un débouché sûr à nos productions, ce qui se traduit naturellement par une dégradation de l'emploi dans toute cette filière. Mais ce n'est pas tout.
Le type patriotique, totalement intériorisé par les gouvernements français, a une autre conséquence massive, l'immigration sans contrôle que subissent nos compatriotes ultramarins. A Mayotte, en Guyane, l'immigration clandestine atteint des proportions extrêmement alarmantes. A Mayotte, par exemple, plus du quart de la population est constituée d'immigrés clandestins. En Guyane, c'est près de 20%. Ce déferlement a des conséquences dramatiques sur nos systèmes sociaux, sur la sécurité, sur l'engorgement des services de santé et même sur l'emploi. L'accession de Mayotte au statut de département n'a fait qu'amplifier les effets sociaux de cette immigration incontrôlée.
Il est clair en effet que ces flux migratoires s'expliquent par l'absence de préférence nationale pour les prestations et les services sociaux et par l'existence du droit du sol en matière d'acquisition de la nationalité. Même François Baroin, vous vous en souvenez, en son temps, avait sonné le toxin et demandé la suppression du droit du sol à Mayotte. Preuve que certaines réalités crèvent les yeux, y compris de ceux qui sont habituellement profession de ne rien voir. Mais alors, pourquoi n'avoir rien fait ? Je crois que là aussi, les responsables politiques français sont paralysés et terrorisés par la Commission européenne.
Leur première pensée n'est pas comment aider nos compatriotes, mais que va dire la Commission ? Oui, mesdames et messieurs, c'est là une des phrases les plus souvent entendues dans les hautes sphères administratives françaises. Vous avez raison, ce que vous dites est vrai, mais on ne peut pas le dire, et puis on ne peut rien faire, car la Commission de Bruxelles s'y opposerait. Voilà le petit apologue qui résume la situation actuelle de la France, et je crois que cela ne peut plus durer. J'en viens au troisième effet de l'idéologie antipatriotique sur l'outre-mer, le chambardement institutionnel permanent.
Ce chambardement n'a qu'un but, d'istendre de plus en plus les liens entre les dom-toms et la métropole. Ces processus, menés d'abord par les gouvernements français pour lever un rideau de fumée devant les difficultés économiques et sociales, sont par ailleurs encouragés par l'Union européenne, qui voit d'un mauvais œil que la France continue d'être présente sur tous les océans et qu'elle conserve, en dépit de tout, une indépendance stratégique. Sur ce point, je commencerai par me réjouir que le récent scrutin en Nouvelle-Calédonie ait vu la victoire courte, mais nette, des partisans du maintien de l'archipel au sein de la nation.
Je regrette toutefois que leur division extrême les ait empêchés de remporter une plus large victoire sur les indépendantistes, qui ont gagné un siège. Je le regrette d'autant plus que je m'étais moi-même déplacé en Nouvelle-Calédonie pour tenter de contribuer à ce rassemblement et que j'avais échoué à le faire. Je déplore surtout et je condamne une fois encore le gel du corps électoral calédonien qui constitue à mes yeux une atteinte inouïe aux principes les plus élémentaires de la démocratie sur notre territoire. Tout se passe en fait comme si on cherchait à fabriquer la volonté d'indépendance.
Comme elle n'existe pas de manière flagrante, on en vient à truquer la démocratie pour obtenir le résultat que l'on souhaite. Or, je ne vous y cache pas, je soupçonne que des calculs budgétaires à courte vue, manipulés par des intérêts stratégiques étrangers et des sentiments antinationaux qui ne sont pas rares, il faut bien le dire, parmi nos élites, n'aient conduit les autorités françaises à vouloir se débarrasser d'un morceau de France. Sur ce sujet, je crois qu'il est temps de mettre un terme à tous ces processus et de s'attaquer aux véritables difficultés des populations.
Les évolutions statutaires n'apporteront aucune solution aux difficultés de ces régions éloignées géographiquement de la France. C'est pourquoi le Front National a proposé il y a deux ans un projet complet pour l'outre-mer, organisé autour de trois grandes priorités. Un, le patriotisme économique, impliquant la suppression de l'octroi de mer sur les produits français et les produits étrangers qui ne concurrencent pas les productions locales, compensés par l'estauration d'une TVA sur les produits qui viennent concurrencer les productions locales. Tout cela suppose évidemment que nous nous affranchissions de Bruxelles qui aujourd'hui nous empêche précisément de protéger nos productions.
Deuxièmement, la préférence nationale en outre-mer, portant sur l'emploi, le logement et les prestations sociales et la suppression du droit du sol, comme d'ailleurs, on va être tout à fait honnête, sur l'ensemble du territoire français. Troisièmement, la continuité territoriale, impliquant notamment une action sur le prix des transports entre la métropole et nos territoires ultramarins. Bien sûr, la mise en œuvre d'un tel programme ne sera pas rendue possible par une simple victoire aux élections européennes, j'en ai bien conscience. Mais il est possible d'agir au Parlement européen pour empêcher l'Union européenne de faire trop de dégâts supplémentaires.
Ainsi, les députés et Front National au Parlement européen s'opposeront pied à pied aux élargissements qui assèchent les fonds structurels pour l'outre-mer. En cette matière, en effet, le jeu est à somme nul. Ce maintien des fonds structurels n'est certes pas l'alpha et l'oméga de notre politique européenne, mais il faut commencer par éviter que les choses ne s'aggravent. En l'occurrence, notre responsabilité sera de faire en sorte que la contribution nette de la France n'augmente pas.
Les députés Front National militeront avec leurs collègues patriotes pour la renégociation des accords commerciaux de Genève et pour la redéfinition des règles pour la pêche applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon. Enfin, les députés Front National s'allieront aux Portugais et aux Espagnols pour sauver le maximum de crédit pour l'outre-mer que les pays du Nord supprimeraient de bon cœur pour les raisons, évidemment, que vous comprenez bien. Voilà, mesdames et messieurs, l'essentiel de ce que je voulais vous dire aujourd'hui sur la vision du Front National concernant l'outre-mer dans cette campagne européenne.
Je suis bien sûr à votre disposition pour répondre à vos questions avec d'ailleurs Jean-Michel Dubois qui est notre responsable chargé de l'outre-mer. Vous le savez, la campagne va son plein dans l'outre-mer sous la direction de notre tête de liste, Marie-Louise Brazier et l'ensemble de ses autres colistiers. résultat dans l'outre-mer qui est peut-être une surprise aussi importante que circonscription et que l'outre-mer nous aidera européenne
puisque c'est une hypothèse de plus en plus... Vous condamnez le fait qu'un maire FN est recusé de célébrer...
Moi je ne suis pas... Les maires FN ne sont pas sous tutelle, ce sont des élus et par conséquent ils font leur choix. Moi, ce que j'ai dit d'ailleurs dès le départ, moi j'aurais commémoré cette abolition. Et j'en aurais profité, qui m'apparaissent importants. Bira refuse, pour des raisons purement idéologiques, d'associer à cette commémoration l'esclavage arabo-musulman car je vous rappelle qu'elle avait écarté l'esclavage arabo-musulman au motif que ça risquait d'agréer 20 banlieues. Je trouve ça absolument délirant. Si vous voulez, je pense que la mémoire, elle doit exister pour tout le monde et il n'y a absolument aucune raison pour que certains en soient exemptés.
Et deuxièmement, j'en aurais profité pour dénoncer la situation actuelle de l'esclavage. Car disons les choses clairement, l'esclavage n'est pas seulement un fait du passé, c'est encore un fait actuel. Et comme j'ai eu l'occasion de le dire, je pense que François Hollande se serait honoré par exemple de rompre les relations avec le Qatar qui est un des pays qui continue à utiliser clairement l'esclavage, l'esclavage au risque de la vie des esclaves qui sont utilisés par l'État. Puisque vous le savez, il y a eu 400 décès chantiers du fameux mondial de 2020 et ce dans l'indifférence générale de nos grandes consciences.
De surcroît, je ne suis pas loin de penser que la manière dont un certain nombre de multinationales vont dans les pays les plus pauvres du monde pour faire travailler des gens dans des conditions qui sont des conditions indignes de le respect que l'on doit à la vie humaine, et bien tout ceci aurait permis d'ouvrir des débats actuels et de permettre de continuer en quelque sorte la lutte de la France contre cet esclavage, certes qui n'a pas exactement la même forme mais qui est une forme moderne de l'esclavage terrible que le monde a pu connaître.
Juste une dernière question, vous parliez de l'agriculture tout à l'heure et le fait que à la Réunion il y a les quotas secriers en 2017 qui vont tomber avec la réforme de la PAC, du coup c'est quand même moins d'Europe mais les ultramarins sont plutôt en demande de davantage d'Europe. Par exemple sur ce sujet, qu'est-ce que vous pouvez...
Non mais pourquoi les ultramarins sont demandeurs dans ces conditions-là de plus d'Europe ? Tout simplement parce qu'ils voient bien qu'ils n'ont pas un accès prioritaire au marché de la métropole. Je veux dire, moi c'est ça ce que je plaide. Et encore une fois, je trouve scandaleux pour les agriculteurs ultramarins comme pour les agriculteurs de métropole, un mensonge, c'est ce que j'appelle un canard qui ne cesse de courir et dont je veux trancher la tête qui consiste à dire, regardez, l'Union Européenne vous verse des subsides et donc vous devriez remercier l'Union Européenne, sauf que c'est notre argent.
Ce n'est pas l'argent de l'Union Européenne, c'est de l'argent qui transite par l'Union Européenne. Et si nous conservions cet argent et que nous pouvions aider dans un double axe, un axe de subventionnement de ces marchés et un axe d'ouverture à un patriotisme économique de notre marché hexagonal, alors nous pourrions aider plus les agriculteurs que ne le fait l'Union Européenne dont je vous ai rappelé tout à l'heure qu'elle conserve quand même dans le transfert 7 milliards. Ça fait cher le transfert quand même de l'argent. Et c'est ainsi que je trouve scandaleux que le Parti Socialiste ose dire que la Réunion ne vivrait pas sans Bruxelles.
Non, la Réunion ne bénéficie en aucune manière de l'argent de Bruxelles car l'argent de Bruxelles n'existe pas. C'est l'argent qui sert aux Français. Ça me paraît quand même tout à fait...
Marine Le Pen