Aller au contenu
Tous les transcripts
Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 18 décembre 2025 121 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleNumérique

Thomas Legrand est auditionné par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public - 18/12/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 16 %Attaque 54 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette commission d'enquête a-t-elle été créée ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Quelle est la phrase qui a suscité la polémique et pourquoi ?

  • 15:00RelanceÉludée

    Pouvez-vous expliquer le contexte de la phrase "Nous, on fait ce qu'il faut pour Dati" ?

  • 20:00RelanceRéponse partielle

    Quelle est votre réaction face aux accusations de montage ?

  • 25:00FerméeRéponse directe

    Pourquoi cette phrase choque-t-elle selon vous ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la différence entre un éditorialiste et un journaliste selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:00Fait
    « Nous, on fait ce qu'il faut pour Rachida Dati. »
  • 30:00Thomas LegrandFait
    « Un éditorialiste peut porter une lecture du monde, exprimer des convictions personnelles. »
  • 35:00Thomas LegrandFait
    « Patrick Cohen et moi on fait ce qu'il faut pour Dati. »
  • 0:15rapporteurFait
    « laisser des suspicions sans que derrière il y a des décisions de justice qui permettent de d'établir des vérités, alors c'est fragilisé, est à droit »
  • 6:00Thomas Le GrandChiffre
    « Boloré égal signe égal pétin »
  • 7:00rapporteurFait
    « Barrer la route à Rachid Adati, favoriser l'accès de la gauche au pouvoir en 2027 »
  • 10:00SouetFait
    « vous faites un peu le jeu de l'extrême droite »
  • 4:45Fait
    « Le journalisme est un métier de liberté. »
  • 6:30Fait
    « Une fois qu'on est éditorialiste, on n'est plus chargé de récolter des infos. On est chargé de donner un éclairage. »
  • 9:30Fait
    « Je fais une analyse critique de quelqu'un, j'essaie de me mettre à sa place. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mes chers collègues, je me réjouis de vous retrouver pour cette 4e audition et dernière audition de la journée qui va nous permettre d'entendre monsieur Thomas Land. Comme je l'ai fait pour monsieur Patrick Cohen qui vous a précédé, je veux lui dire d'emblé ici. J'espère que cette fois-ci ce sera entendu.

Vous n'êtes pas dans un tribunal, vous n'êtes pas devant des juges. Nous ne sommes pas là pour vous juger, pour vous sanctionner. Nous sommes là pour vous poser des questions, pour comprendre, certainement pas pour vous jeter en pâure.

Nous vous auditionnons notamment en raison d'une vidéo qui a été diffusée sur les réseaux sociaux dont je conteste la méthode mais qui a néanmoins suscité les moi d'une partie des Français et de la classe politique. Une vidéo dans laquelle vous prononcez une phrase qui a suscité des interrogations et ça sera l'objet des échanges que nous aurons. Nous on fait ce qu'il faut pour DATI.

Ce propos de bistro qui aurait pu euh euh être anodin ou banal euh a été révélé au grand public et a légitimement suscité euh les mois parce que cette phrase, elle peut laisser euh entendre que le service public ferait ce qu'il faut pour faire tomber un candidat, en soutenir un autre et infiner influencer des auditeurs, des téléspectateurs, des lecteurs. Il pourrait laisser entendre et je parle bien au conditionnel que les ressources d'une radio publique pourraient tenter de fançonner le choix électoral des Français qu'un journaliste pourrait dans l'ombre non seulement informer mais orchestrer, pas simplement observer mais militer, pas simplement éclairer mais influer sur des choix électoraux. Hier, la présidente directrice générale de Radio France a parlé de fanfaronade disant que même si vous l'auriez souhaité et je ne dis pas que c'est ce que vous avez dit, vous n'auriez pas pu influer sur les antennes de France inter parce que vous n'y occupiez que très très peu d'antennes et que dans tous les cas, ce n'aurait pas pu être possible.

J'aurai plusieurs questions à vous poser, mais je vous en poserai qu'une après votre proposinaire. Je rappellerai simplement Thomas Land que vous avez commencé votre carrière journalistique sur RMC en 1988 avant de passer plusieurs années sur RTL. Vous avez été successivement chef du service étranger puis du service politique à partir de 2007.

De 2008 à 2022, vous êtes journaliste sur France Interre sans compter plusieurs collaborations sur des sites d'information où la presse écrit comme libération. Je rappelle en outre que vous avez été à l'initiative d'une méthode de comptage des participants à une manifestation indépendante des pouvoirs publics et des organisations revendicatrices, utilisé aujourd'hui par une vingtaine de médias français pour déterminer le nombre de personnes présentes à un rassemblement avec la plus grande objectivité possible. Avant de vous laisser la parole pour un proposiminaire de 10 minutes, je vous remercie de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité rien que la vérité toute la vérité.

Je vais donc vous inviter à lever la main droite et à dire je le jure. Je vous remercie. Je le jure avec le micro.

Je vous remercie. Je vous précise pour ma part que je suis membre du conseil d'administration de France médiamond depuis le mois d'octobre 2024, que j'ai été membre du conseil d'administration de Radio France de 2022 à 2024 et que j'ai été crapporteur avec ma collègue Virginie Dubimuler de la proposition loi relative à la réforme de l'audiovisuel public. Monsieur Thomas Le Grand, je vous laisse la parole pour un propeliminaire de 10 minutes.

Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés. Avant toute chose, je souhaite préciser que je suis éditorialiste journal Libération. Je n'exerce plus aucune fonction à France Interre.

Au moment où nous nous parlons, des dizaines de députés, des attachés parlementaires, peut-être même parmi les vôtres, discutent avec des journalistes autour d'un café. Ils sont au Bourbon, à côté de l'Assemblée, au Concorde, d'un peu plus loin, ailleurs en circonscription parce que il est normal que les élus rencontrent de manière informelle des journalistes nationaux ou régionaux, des professionnels de l'information. Je pense que en dehors de toute connivance, nous avons besoin, vous comme nous, de ces moments qui n'ont pas vocation à être publique, de la fluidité d'un rapport où chacun reste à sa place.

Nous cherchons à avoir des informations. Vous cherchez à nous faire comprendre votre action et vos projets. Parfois, quand un papier, un édito a agacé, que vous l'avez trouvé injuste, et bien vous nous demandez des explications et c'est bien naturel.

Nous échangeons parfois nos points de vue sur l'actualité. Nous évoquons des anecdotes. La dernière bourde d'un ministre, ça manque pas.

Bref, nous parlons politique. Après tout, la conversation politique est une passion bien française et nous avons la chance, vous comme nous, que ce soit aussi notre métier. Et d'ailleurs, je regrette que monsieur Sioti, qui est, je crois, à l'origine de l'idée de cette commission, ne soit pas là parce que euh j'aurais pu lui rappeler quelques discussions animées qu'il nous est arrivé d'avoir sur le trottoir devant la maison de la radio lorsqu'il était l'invité des matinales de France Interre ou autour d'un café et je mesure avec un certain effroid ce qu'aurait pu donner un savant montage à la manière de celui à cause duquel je suis ici.

Si notre conversation avait été filmée et diffusée après avoir été montée de façon malveillante, nous y reviendrons, j'y compte bien, monsieur le rapporteur, de façon malveillante, nous serions apparus connivants, comploteurs. J'aurais été perçu comme conseiller de monsieur Soti et ça ça vous aurait chagriné, monsieur le rapporteur. Sachez que moi aussi ça m'aurait chagriné.

Je vais devoir répondre à vos questions s'agissant d'extrait volés, montés, diffusés illégalement 3 minutes rendu public en dehors de toute éthique journalistique. Nous avons avec Patrick Cohen saisi le parquet de Paris qui a ouvert une enquête et qui pourrait prochainement demander un procès public. Ce procès permettra de déterminer qui faisait vraiment ce jour-là du journalisme.

Puisque ce qui est questionné ici, c'est mon indépendance. Je voudrais affirmer avec force que j'exerce ma profession en toute indépendance. Indépendance ne veut pas dire que je n'ai aucune conviction, que je suis un insensible politique.

Cela veut dire tout simplement que je suis attaché à aucun parti, au service d'aucune personnalité ni d'aucune cause politique. Je suis éditorialiste à Libération après avoir été reporteur dans les services politiques, grand reporteur à l'étranger, correspondant aux États-Unis. J'ai passé 6 ans à RMC puis 15 ans à RTL puis 14 ans comme éditorialiste à France Interre où j'ai été embauché par Jean-Paul Clusel à l'époque président de Radio France.

Il m'avait entendu remplacer du Hamel durant l'été 2008 sur RTL. J'ai ensuite présenté une émission d'histoire des idées politiques sur France Interre jusqu'en juin dernier. J'ai travaillé au Zroc à Paris Match au magazine Louis.

Voilà, juger le l'éclectisme. Jamais l'appartenance partisane d'un responsable politique ne m'a empêché de porter un regard critique ni d'enquêter. En 1990, un ministre a dû démissionner à la suite de mes révélations sur RMC.

Il s'agissait d'Olivier Stirne. Pour les plus anciens, ils s'en souviendront, membre d'un gouvernement socialiste de Michel Reocard. J'ai démontré que la quasi-totalité des militants et sympathisants représent euh présents au meeting inaugural de son petit parti était en réalité des figurant rémunéré.

Olivier Stirn avait démissionné à l'époque ça se faisait. Euh pourtant Michel Recard est sans doute l'homme politique pour lequel j'ai le plus de considération. Ça ne m'avait pas arrêté dans mon enquête.

Encore une fois, conviction et éthique professionnelle sont deux choses distinctes et on en parlera. 1994, j'ai écrit avec Gilles Perez et Emmanuel Fau, la main droite de Dieu. Une enquête qui montrait entre autres que François Miterran avait facilité l'ascension politique de Jean-Marie Le Pen dans les années 80.

C'était une thèse développée par le RPR et l'UDF, mais qui n'était pas documentée. Nous avons commencé notre enquête sans connaître les résultats. Nous avons voulu vérifier et c'était vrai.

Pour me préserver de la connivance, je me suis fixé quelques règles. Elle s'inspire, mais cela n'a rien d'original. De la célèbre formule d'Uber Buby, le journalisme c'est le contact et la distance.

Je peux prendre des cafés ou déjeuner avec des hommes ou des femmes politiques, mais je le fais le plus souvent en compagnie de confrères et de consœurs d'autres rédactions. Je vous invite, mesdames et messieurs les députés, à vous remémorer votre dernier café avec des journalistes et à vous demander ce qu'aurait pu donner le fait qu'il soit filmé à votre insu et monté avec une intention de nuire avant d'être livré à une chaîne de télévision qui en fera ses chouas pendant plusieurs jours, qui le traitera comme un événement plus important que la nomination, c'était à ce moment-là d'un nouveau premier ministre ou l'attaque de bâtiment public sur Kiev par l'aviation russe. Je pense que ça peut vous aider à à comprendre ce que Patrick Cohen et moi avons vécu.

Chacun d'entre nous fait ce qu'il peut avec cette exigence contact et distance. Par exemple, moi je ne d pas avec des responsables politiques. Dîner pour moi, c'est comme ça.

C'est un risque de relation un peu trop personnelle, d'une amitié qui entamerait un peu mon indépendance. Ce sont mes règles. Elles valent ce qu'elles valent.

La conivance, voilà bien un biais qui participe à la perte de confiance des Français envers la politique et les médias. Cette question est importante, mais ce n'est certainement pas à l'occasion d'une manipulation comme celle-ci aussi grossière qu'on pourra traiter le sujet sereinement. C'est aussi pour échapper à cet entrooi que dans ma carrière, j'ai voulu pendant de longues années couvrir d'autres domaines que la politique.

Je suis avant tout un journaliste, pas un journaliste politique. J'ai été reporteur au service étranger correspondant aux États-Unis. Après 10 ans loin de la politique, les événements, les besoins de ma rédaction d'alors RTL m'ont ramené vers ce domaine et j'ai repris mes règles encore plus utile depuis que je suis éditorialiste.

Même si je trouve étrange d'avoir à tenter de démontrer mon indépendance devant des hommes et des femmes politiques pas neutres par nature et fonction, c'est votre rôle, je suis finalement assez satisfait de pouvoir enfin m'exprimer après avoir subi pendant plus de 3 mois jusqu'à ces derniers jours un déferlement de mensonge. Et après avoir dû entendre sur les antennes du groupe Bolloré et lors des dernières séances de cette commission jusqu'à tout à l'heure, tant d'interprétation fallacieuse de ce café pris par Patrick Cohen et moi avec deux responsables socialistes à leur demande. Venons-en au vidéo vololet sur lesquels vous allez m'interroger.

D'abord, elles ont été rendues publiques en dehors de toute règle journalistique et monsieur le rapporteur, ça va répondre à au petit échange que vous avez eu tout à l'heure avec Patrick Cohen quand vous lui demandiez la différence entre ces vidéos volées et ce que peut faire Cach Investigation. Je vais vous l'expliquer. Un vrai journaliste aurait flouté ma source.

Dans notre profession, il est inconcevable qu'un journaliste dévoile la source d'un autre journaliste. Un vrai journaliste aurait donné la lecture au lecteur la possibilité de visionner le document sans montage malhonnête. et en précisant le contexte après avoir enquêté un minimum et surtout c'est la base de notre métier.

Avant de produire un tel document, un vrai journaliste aurait pratiqué ce que l'on appelle le contradictoire. Dans notre profession, un rédacteur en chef qui se respecte n'aurait jamais laissé publier une telle vidéo sans demander aux journalistes de donner la parole aux personnes mises en cause. C'est ce qui se fait toujours, monsieur le rapporteur, c'est ce qui se fait toujours dans les vidéos qui sont publiées ou qui sont montrées dans les émissions que vous avez cité tout à l'heure.

Rien ne nous a été demandé et quand une journaliste de l'opinion s'est étonnée auprès de l'incorrect de cette infraction manifeste à nos règles professionnel, il lui a été répondu par la rédactrice en chef de l'incor de l'incor que la meilleure défense c'est l'attaque. Voilà bien une phrase qui n'a absolument rien de journalistique. Je voudrais souligner que l'émotion suscitée par la diffusion de ces extraits est d'abord et surtout dû au temps que le ront consacré C News et européens.

Songez que sur C News entre le 5 et le 12 septembre, mon nom est celui de Patrick Cohen ont été plus cités que celui de Sébastien Lecornu qui avait pourtant été nommé premier ministre à ce moment-là. Les véritables chaînes généralistes ou d'information privée, les autres radios ont donné à l'événement la dimension qu'il méritait, c'est-à-dire qu'elle en ont quasiment pas parlé. Il me semble donc possible d'affirmer au regard de ce matraquage que l'intention du groupe Boloré consistait à créer un clivage entre les médias privés et le service public.

Cette opération a échoué. Elle n'a que souligner l'abîme entre d'une part les médias qui respectent les règles journalistiques, qu'ils soient privés ou public et d'autre part les médias du groupe Bolloré dont j'estime moi qu'ils sont une organisation politique dotée de studios dans un but de propagande. Il s'agit de méthodes qui s'apparentent à des barbouseries.

J'en veux pour preuve la manipulation dont Laurence Bloc et moi-même avons été victime mardi dernier. J'ai pris un café avec mon ancienne patronne avec qui j'ai travailler pendant 15 ans. Je ressentais le besoin d'aller la voir et de lui parler de cette commission pour préparer avec elle euh cette commission.

J'ai vu beaucoup d'autres gens d'ailleurs pour préparer cette commission comme tous ceux qui passent devant vous et c'était un rendez-vous privé entre deux amis. Notre discussion a été enregistrée à notre insu. Il s'agit d'une captation illégale suivie d'une utilisation et d'une divulgation de contenu déformé de cette captation.

Cela caractérise aussi, selon moi, la diffusion de fake news qui porte atteinte à l'ordre public. C'est pourquoi un acte c'est pour moi un acte d'espionnage et d'intimidation européen a tiré de ses enregistrements des interprétations mensongères. Voilà le signe d'une dérive très préoccupante.

Ne serait-il pas utile, monsieur le président, d'auditionner les responsables de cette barbouserie ? L'intimidation des journalistes et de leur famille, de leur famille, de la mienne. J'y viendrai si vous vous si vous me posez des questions et même d'ailleurs si vous me posez pas des questions, je trouverai le moyen d'y revenir.

Les fausses nouvelles répété à Nosé et maintenant l'espionnage des journalistes. Nous sommes entrés en France, me semble-t-il dans l'aire du trumpisme. Monsieur le rapporteur, le commentaire que vous faisiez hier devant Sibilveille des informations entre guillemets d'Europin était tiré et déformé d'enregistrements frauduleux.

Le saviez-vous ? Je suis maintenant à votre disposition mesdames et messieurs les députés. Merci monsieur le grand.

Ben, je vais faire 2 minutes et je vous laisserai répondre monsieur le rapporteur. Je rappelle ici que nous sommes attachés par définition parce que nous sommes législateur à la loi et au code civil et que l'article 9 prévoit que chacun a le droit au respect de sa vie privée et que les juges peuvent prescrire toutes les mesures qui permettent de faire respecter cette vie privée. Maintenant, cette vidéo a été publiée.

J'ai indiqué monsieur le grand que au nom de la commission d'enquête, j'écrirai demain à l'incorrect pour qu'il puisse vous en communiquer l'intégralité. Ils ne sont pas dans l'obligation, mais je leur demanderai s'ils l'acceptent de nous communiquer cette vidéo. Euh très rapidement, vous l'avez parfaitement dit, un éditorialiste peut porter une lecture du monde, exprimer des convictions personnelles, échanger avec des femmes et des hommes politiques, y compris de manière informelle et abaton rompu.

Ça fait partie de la démocratie. Le goût de la vérité n'exclut pas le parti prix la comme l'affirmait Albert Camu. La neutralité journalistique comme l'objectivité absolue n'existe pas.

Et début de la et depuis le début de la presse, les médias sont souvent identifiés à des courants politiques ou idéologiques de l'aurore à l'humanité en passant par le Figaro Libération. Les étiquettes étaient visibles et assumées. Mais admitez qu'un journaliste du service public qu'on puisse interroger quand un journaliste du service public dit "Nous, on fait ce qu'il faut pour Rachida Dati" et que ça puisse susciter l'interrogation des Français de la classe politique, même si j'en conviens avec vous, on n' pas la vidéo en intégralité, vos propos ont été tronqués.

Il y a un montage, on viendra sur la procédure et la forme. J'aimerais simplement vous poser une question simple qui permettra de répondre aux interrogations des Français. Qu'est-ce que vous sous-entendiez ?

Qu'est-ce que vous vouliez dire quand vous avez dit "Nous, on fait ce qu'il faut pour Rachida" ? Quel été le sens de cette phrase ? Ça permettra de vous en expliquer et qu'on puisse ensuite avancer à des questions peut-être du rapporteur plus précises pour Rachida Dati.

Pas pour Rachida, je n'ai pas cette familiarité. Nous, on fait ce qu'il faut pour Rashida. Cette phrase, elle me choque.

Elle me choque et je comprends qu'elle choque, mais elle me choque parce qu'elle est montée, parce qu'elle est sortie de son contexte. Voilà ce qui s'est passé. Cette phrase fait référence non pas à mon travail de Radio France à Radio France, je n'étais plus à Radio France.

Elle fait référence à deux papiers que j'ai fait dans le journal Libération. Je vous rappelle que je suis éditorialiste à Libération. Je produis quat à c éditau ou billets euh par semaine dans Libération sur le site de libération ou dans le print, excusez-moi, dans la version papier pour parler français.

Euh et on s'en occupe journalistiquement, c'est un jargon. Et c'est vrai que le jargon journalistique, le jargon de la discussion, ça vous fait rire madame Parmtier ? Oui, vous avez été journaliste aussi à présent, je me souviens.

Euh ouais, pas se prendre. Allez, vous on vous laissera entre entre ancien journaliste et confrères. Allez-y.

J'ai beaucoup de confrères ici. Monsieur Ballard par exemple avec qui j'étais à RTL et laissent après. Je vous en prie.

Donc je continue. Euh je continue. Journalistiquement, on s'en occupe journalistiquement.

S'occuper de journalistiquement, c'est dire qui est madame Rachida Adati. Elle était venue il y a quelques semaines quelques semaines avant cette ce café à France Interre où elle avait proféré quelques contre vérités des contre vérités sur l'auditoire de France Interre et je m'étais dit en tant que éditorialiste à Libération et peut-être aussi ancien de de France Interre. Je n'étais pas encore ancien de France à Terre au moment où elle était venue puisque j'étais encore euh responsable d'une émission.

Mais enfin, je m'étais dit on peut pas laisser passer de tels sornettes. Et donc je vais faire un papier en mode fa checking, encore un anglicisme, excusez-moi, vérification de de propos d'hommes politique. Rachid Adati avait dit que le service public de la radio que Radio France c'était que des CSP plus.

Je pense messieurs et madames les députés que si 14 millions de français étaient CSP+, vous n'auriez pas pris tout ce temps pour faire le budget que vous essayez de faire. Vous l'avez toujours pas fini d'ailleurs. Euh, elle avait dit aussi que c'était du parisianisme. 81 % madame Veille vous l'a rappelé hier, des auditeurs de France Saintre et de Radio France en général n'habitent pas l'Île-de-Fance.

C'est un taux supérieur à celui des Français. Et donc j'ai rétabli dans un papier dans un édito c'est vérité. C'est ça s'occuper de Rachid Adati.

Et puis euh 2e 2è papier, c'était après que je reprends l'expression de Patrick Cohen après que madame Dat a sauté à la gorge de Patrick Cohen dans un accès de provocation euh qui me font penser à ce qui se passe en Italie, aux États-Unis avec le trumpisme et et ce qui se passe dans dans la presse des pays libéraux qui sont soumis à ce genre de de monté de l'extrémisme. Madame Dati avait donc sauté à la gorge de de Patrick Cohen. Il vous l'a expliqué et donc moi j'avais fait un papier pour expliquer que au moins dans la forme si ce n'est dans le fond parce qu'on connaît pas très bien idéologiquement ce que représente madame Dat voilà c'était du trompis.

Je non je finis je finis je finis juste sur cette question parce que c'est quand même le cœur du truc. C'est c'est quand même cette questionlà a fait que vous êtes tous réunis ici, que avec l'argent du contribuable puisque souvent vous aimez citer l'argent du contribuable, l'argent du contribuable, on est tous réunis ici pour parler de mon café avec Patrick Cohen 5,50 € comme il vous l'a dit. Donc alors monsieur le Grand, pardon euh monsieur le Non, monsieur le Grand là, je peux pas vous laisser dire ça.

On est réuni ici parce qu'il y a une commission d'enquête sur l'audel public. Pardon, je je rétablis quelques vérités. On n'est pas ici avec l'argent du contribuable.

On est payé par les Français effectivement pour exercer notre miss. Je termine monsieur le Grand pour Non mais je termine parce qu'on avait jusqu'à maintenant des échanges courtois et respectueux. Pardon, je termine s'il vous plaît.

Je termine monsieur le rapporteur, chers collègues, je termine. C'est le droit et c'est même le rôle des députés de créer des missions d'information ou des commissions d'enquête. C'est un droit de tirage absolu.

C'est prévu par la Constitution française la capacité de créer des commissions d'enquête. Celle-ci est créée par le groupe UDR que monsieur Alon représente puisqu'il est le rapporteur de cette commission d'enquête et elle exerce une mission de contrôle sur l'audiovisuel public. C'est le rôle des députés de pouvoir exercer leur mission de contrôle.

Ensuite, il y a les questions. On peut on peut remettre en cause les questions, la tonalité, le caractère des échanges, mais le principe même des commissions d'enquête est prévu par le règlement de notre constitution. Je vous laisse terminer, monsieur le grand.

Je je vous l'accorde et et je retire. D'accord. Euh je suis d'ailleurs devant cette commission d'enquête et et je suis ravi de pouvoir m'expliquer.

Juste une petite précision, nous les commentateurs politiques, les éditorialistes, nous avons affaire finalement à deux sortes de responsable politique. Nous devons commenter et expliquer euh les paroles de deux sortes de de personnages politiques. Prenons la famille politique de Rachid Adati.

Prenons par exemple quelqu'un comme monsieur Rota. Monsieur Rota. J'ai fait beaucoup d'éditau et vous imaginez, ils sont plutôt ils sont plutôt critiques.

Monsieur àoncle. Oui, je finie. Oui.

Euh j'ai fait des des éditau plutôt critiques de monsieur euh euh Rotaillot dans Libération, mais monsieur Rotaillot, ce sont des idées et des actes. On peut on peut faire de la politique. C'est intéressant.

Le dernier édito que j'ai fait sur monsieur Rotayot, c'était pour parler de sa notion d'ordre et j'avais comme idée de dire que pour monsieur Rota l'ordre était un but et non pas un moyen et que c'était dans la tradition finalement conservatrice et réactionnaire depuis le 19e siècle. Je faisais une filiation politique. C'était une explication qui est tout à fait contestable si vous voulez la contester, mais qui était la mienne.

Et et quand vous voulez traiter euh en revanche euh des personnages politiques comme Rachid Adati, euh avant de parler politique et idée, il faut d'abord enlever le papier peint de la provocation. Euh il faut faire du facting sur les mensonges. C'est ce que j'ai fait.

Et voilà, je voulais vous éclairer là-dessus et ça c'est ça s'occuper de Rachid Adati. Merci pour ces précisions monsieur le rapporteur. La parole est à vous.

Merci monsieur le Grand pour votre propos liinaire. Merci monsieur le le président. Je voudrais revenir donc sur le contexte comme on l'a fait avec monsieur Ken juste avant de cette de ce café qui a été pris en juillet dernier avec deux responsables du Parti socialiste, Luc Broussi qui est président du Conseil national du PS et Pierre Jouvet eurodéputé secrétaire général du PS.

Vous avez déclaré lors de ce rendez-vous, nous on fait ce qu'il faut pour Dat Patrick et moi. J'ai très attentivement écouté vos propos liminaires et un moment d'ailleurs, vous êtes arrêté, vous avez dit cette phrase choque. Là, vous avez émis un moment de silence, je me suis dit enfin un aveu.

Et vous avez embrayé en disant cette phrase choque parce qu'elle a été montée. Et monsieur le grand, il y a un constat d'huissier qui a été fait d'ailleurs que monsieur Cohen ne pas puisque visiblement dans l'audition précédente, monsieur Cohen explique qu'il a eu connaissance de ce consat d'Ier. Je vais citer le consat duer.

Il dit "Je constate que les sous-titres précés sont conformes au rush qu'il m'a été donné de voir et entendre à ce jour." À titre complémentaire, j'atteste de la conformité des propos rapportés dans l'article publié le 5 septembre 2025 sur le site de la société requérente et intitulé révélation. Comment vous pouvez devant la représentation nationale alors que vous avez prêté serment, nous dire que cette phrase vous choque parce qu'elle a été montée ?

Alors, monsieur le rapporteur, euh vous faites plusieurs erreurs. Je vais mettre ça sur le le coup de l'erreur plutôt que du mensonge. Vous faites plusieurs erreurs.

Le le constat du vicsier le constat du vissier a euh se base sur un autre extrait, celui où il y a 11 points de montage. Voilà. Monsieur Land, c'est parfaitement faux.

Et cette audition démarre très mal. Vous m'accusez euh quasiment de mensonge. Je rappelle que vous êtes sous serment que la moindre déclaration mensongère est passible de 5 ans d'emprisonnement et de centaines de milliers d'euros d'amendes.

Je vais vous citer la suite de ce constat d'huissier puisque vous semblez en douter. À titre complémentaire, j'atteste de la conformité des propos rapportés dans l'article publie le 5 septembre 2025 sur le site de la société requérente et intitulé révélation de point. Patrick Cohen et moi on fait ce qu'il faut pour Dati.

Patrick Cohen et moi on fait ce qu'il faut pour Dati. Vous convenez que cette phrase est traitée par le constat du et qu'il ne s'agit pas d'un autre enregistrement qui aurait été attesté par ce constatier. Alors, j'ai pas la chance d'avoir le conseil d'ici devant moi.

Comme tout à l'heure avec Patrick Cohen, vous parliez de l'autre extrait. Je pensais qu'on était resté là-dessus et que vous et que le constatiez. Je je vous donne le point.

Euh le constatsier dit simplement, et vous venez de le rappeler, dit simplement que les propos que je tiens correspondent au sous-titre. C'est vrai ce que Patrick Cohen et moi nous essayons de vous expliquer depuis tout à l'heure, c'est que ce cet extrait est coupé cut. C'est un terme technique d'homme de radio, excusez-moi et coupe et cut et que on n pas la fin de l'extrait, on n pas la suite, on pourra y revenir.

Il y a l'autre partie, celle où il y a 11 points de montage. Celle où il y a 11 points de montage. Je pense que si lui s'y est intéressé, il a aussi constaté que tout ce qui était dit sur cette vidéo correspondait au sous-titre.

Mais il se trouve que cette conversation à ce moment-là était une conversation à bâton rompu et que les 11 points de montage correspondent exactement à on a retiré tout ce que disaient les autres, les deux socialistes. C'était une conversation à bâton rompuis un papier que eux critiquaient. la conversation avait mal commencé, c'était une explication de gravure.

On a eu j'ai expliqué ce qu'il y avait dans mon papier et malheureusement avec ces montages, on ne voit que mon propos et pas le propos le propos des socialistes. Ces 11 points de montage font apparaître que j'ai l'air du coup de donner un cours ou de donner un conseil ou de comploter selon et et ça a permis à deux parlementaires du Rassemblement national et à vous-même monsieur le rapporteur hier de dire que puisque je donnais un cours ou puisque je donnais des conseils au Parti socialistes et bien vous alliez saisir le procureur de la République pour financement de parti illégal puisque j'ai été payé par radio France alors que je alors que je donnais des conseils gratuits au Parti socialiste et donc c'était un détournement de fond. Votre affirmation repose sur une base factuelle fausse.

Je discutais à bâton rompu avec les quadres du PS mais voilà le montage falsifié a laissé penser que le monologue donner des conseils. Euh et puis deuxème deuxème erreur, je n'étais pas payé par Radio France à ce moment-là. Je suis salarié de libération.

Ma dernière pige, c'est pas une pige, c'est un contract de grille qui allait de septembre euh 2024 à juin 2025. Et pour la suite, j'ai touché une p une pige de 400 € pour ma mon premier débat et unique débat du 1er septembre dernier. Donc je n'étais pas payé par Radio France et je ne donnais pas de conseil parce que tout ce qui était dit dans cette vidéo en fait reprenait les papiers. c'est dans Libération.

Donc c'est public pour tous ceux qui l'ont lu. Donc cette ce fantasme de dire que soit en comploté, soit je soit j'étais un conseiller du Parti socialiste. Alors que si on avait accepté de prendre un café avec ces deux socialistes, Patrick et moi, c'est parce que parce qu'on a, vous savez, monsieur le rapporteur, nous les commentateurs, on a ce qu'on appelle enfin moi en tout cas le complexe du commentateur.

Je commente, vous agissez. Vous quand vous agissez, vous avez des électeurs, vous avez des budgets et moi je commente et alors j'ai un peu ce complexe là. Et quand quelqu'un quand un homme politique ou une femme politique n'est pas content de ce que je dis, quelquefois il s'adresse à mon chef, ça ça me plaît pas vraiment, je trouve pas ça très bien, mais quand il s'adresse à moi pour me demander des explications, ben je le lui donne.

Ça m'arrive avec des parlementaires, avec des élus, des ministres de tout bord. Et euh j'aimerais que vous me croyez sur ce point au moins. Euh je sais quel est mon rôle et je sais que par rapport à vous qui agissez, moi je ne fais que commenter et je me dois d'expliquer les papiers s'ils ont été injustement reçus.

Ça m'embête quand ils sont injustement reçus. C'était ce que nous avons fait avec Patrick Cohen ce jour-là. Merci monsieur le Grand.

Ce qui me permet d'indiquer que la presse écrite et l'audiol public n'ont pas les mêmes règles à la fois d'indépendance, de pluralisme puisque la presse écrite peut être considérée, peut être d'opinion, ce qui n'est pas le cas jusqu'à aujourd'hui de l'audiovisuel où il y a des exigences de pluralisme beaucoup plus fortes. Monsieur le rapporteur, monsieur le Grand, je je ne peux pas vous permettre de dire ça, de nous accuser de de mentir ou en tout cas de travestir des propos. Le constat duer se base sur l'ensemble des vidéos qui ont été révélées.

Quand vous expliquez d'ailleurs que les journalistes de l'incorrect auraient tronqué ou monté vos propos, ils ont diffusé le rush intégral sans point de coupe sur les réseaux sociaux. Donc comment est-ce que vous pouvez et vous le reconnaissez, je vous vois vousz le reconnaissez, je vous donner la parole. Comment est-ce que vous pouvez continuer à dire qu'il y a eu montage que la phrase nous on fait ce qu'il faut pour Dati Patrick en l'occurrence Patrick Cohen et moi vous choque parce qu'elle a été montée alors que 1 le rush complet a été publié sur les réseaux sociaux et que de un constatsier a été fait sur l'intégralité de la vidéo qui explique que ce n'est pas fallacieux, qu'il n'y a pas de trucage et que les propos ont bien été tenus par vous monsieur le Grand.

Je sais pas combien de temps on va rester sur ce montage, mais les propos le le Luisier dit simplement que ce que je dis correspond au sous-titrre. Ça c'est vrai. Il ne parle pas de ce que je ne dis pas parce que ça a été monté ou de ce que ne disent pas les deux socialistes ou Patrick Cohen parce que ça a été retiré.

Et vous avez parlé de l'autre vidéo du rush un peu plus long et le rush un peu plus long montre justement que c'est un c'est une discussion abattant rompu. Voilà pourquoi ils l'ont monté. Donc euh on peut continuer sur le montage.

Moi je vous dis que cette euh cet entretien qui a duré 1 heure continue commencer par une explication de gravure sur mes papiers et sur des papiers des articles, devrais-je dire, pour pas utiliser le jargon journalistique, des articles de Patrick Cohen et de moi-même. Il vous en a cité quelques extraits. Mon article qui était intitulé La gauche de Nuts parce que une image qui est peut-être pas très élégante.

J'en conviens parce que c'est un gâteau qui a un trou au milieu et que la voilà bon était pas tout à fait favorable au Parti socialiste. Donc comme conseiller ou comploteur avec le Parti socialiste, je vous ai rappelé je vous ai rappelé que j'ai euh je suis à l'origine de la démission par mon enquête d'un ministre d'un premier ministre socialiste. Je pourrais vous dire aussi que j'ai démissionné pour préserver mon indépendance en 2010 des Inro parce que madame Audré Pulvard a été avait été nommé directeur de l'information et qu'elle était la femme enfin la compagne d'un ministre socialiste, monsieur Arnaud Montbourg et qu'elle était ma chef à ce moment-là et que j'ai trouvé sans faire de grandes déclarations déontologues, je trouvais que c'était pas tout à fait praticable d'exercer mon métier.

Donc je pense que mon indépendance et mon honnêteté, en tout cas ma carrière en attest, je pourrais encore vous donner des exemples là-dessus. On peut continuer sur le montage. Luissier dit que mes paroles correspondent au sous-titre.

Luissier ne dit rien de ce qui a été supprimé. et et le rush dont vous me parlez montre effectivement que c'est une discussion à bâton rompu. Merci monsieur Logan.

Bon, on conviendra que effectivement Luissier explique que ce sont bien des propos que vous avez tenus. Nous, on fait ce qu'il faut pour Dati Patrick et moi. Je je vous pose une dernière question sur le sujet, hein.

Euh, j'ai entendu enfin j'ai lu un certain nombre d'articles qui explique que par exemple madame Laurence Bloc, ancienne directrice de France en terre vous conseille, vous aurez coaché pour cette audition vous conseillant de justifier ou d'admettre à minima une maladresse. Est-ce que devant nous, devant les députés qui sont présents cet après-midi, vous convenez à minimaadresse ou est-ce que vous persistez à dire la phrase choc parce qu'elle a été montée dans votre proposinaire ? La maladresse que je concède, c'est d'avoir parlé peut-être imprudemment dans un café.

Je vais pas suivre le conseil de madame Veille qui l'a qui l'a dit hier, qui a prononcé hier de façon ironique de plus aller dans les cafés. Je ça serait quand même assez dramatique que les journalistes et les hommes politiques ne puissent plus aller dans des cafés sans être sans penser qu'ils vont être écoutés, sans penser qu'ils vont être enregistrés. Euh et et là, il s'agissait d'ailleurs de non pas d'un rendez-vous entre un journaliste et un homme politique, mais un rendez-vous entre deux collègue, même si c'était ma patronne.

Vous faites référence à cette à à à ce à ce rendez-vous, monsieur à l'oncle. Euh vous êtes au courant que ce rendez-vous a été enregistré ? Vous êtes au courant qu'il y a un enregistrement qui a été fait ?

Est-ce que vous savez comment cet enregistrement a été fait ? Pourquoi cet enregistrement a été fait ? par qui cet enregistrement a été fait.

Dans d'autres circonstances, je dirais que on doit pas révéler ses sources. Euh comme je dénie le statut de journaliste à ceux qui ont fait ça. D'ailleurs, ils n'ont pas voilà, ils n'ont pas respecté les règles.

Euh je vous demande si vous savez que ce que vous avez commenté euh est basé sur une infraction et il y a des procédures judiciaires en cours. Allez-y, monsieur la rapporte. sur ça, il y a pas encore de procédures concours mais mais euh on y travaille très bien.

Il en tout cas, il y a des procédures judiciaires en cours sur sur monsieur le rapporteur, monsieur monsieur le Grand. D'ailleurs, vos propos, c'était une question que je comptais vous poser, sont graves dans votre proposinaire sur l'article publié par vos confrères d'Européens hier ou avant-hier, je crois, qui faisait état donc de votre rencontre récente avec Laurence Bloc qui vous aurait donné des conseils pour préparer cette audition. Vous expliquz et je vous cite dans votre propoliminaire, vous parlez de diffusion de fake news qui porte atteinte à l'ordre public.

Vous parlez d'intimidation pour vous et votre famille, vous parlez de barbouserie, vous parlez même aussi d'enregistrement frauduleux. Est-ce que vous maintenez tous ces propos ? Est-ce que vous comptez d'ailleurs poursuivre pour diffusion de fake news notamment vos confrères d'Europin ?

Est-ce que vous niez d'ailleurs la teneur des échanges que vous auriez eu avec Laurence Bloc il y a quelques jours ? dans la liste que vous venez de faire, il y a des choses qui font référence à la première vidéo et au et au bashing assez généralisé euh que Patrick Cohen a décrit euh par le menu tout à l'heure avec des chiffres euh et ce qui s'est passé avant-hier. Je maintiens tout.

Euh et d'ailleurs vous ne pouvez pas faire autrement, monsieur le rapporteur, je suis désolé, c'est la loi. Vous ne pouvez pas faire autrement que de constater que enregistrer un enregistrer un une discussion entre deux personnes privées dans un dans un café et s'en servir pour faire des papiers et en plus falsifier. Si vous voulez euh je peux reprendre tout ce que vous avez dit euh concernant Emmanuel Grégoire aussi parce que hier si vous me permettez de reprendre, vous avez vous avez dit euh Oui.

Oui. propos qui ont été cités par Europe, hein. Alors moi, j'attends, je je sais pas si monsieur le président vous pouvez demander la bande euh parce que s'agissant, on va prendre les choses dans l'ordre, s'agissant d'Emmanuel Grégoire, vous avez dit hier, je crois, j'ai pas noté mais je crois vous avez dit que on prévoyait avec madame Bloc de de faummenter une sorte de complot avec Emmanuel Grégoire pour finalement ruiner cette commission.

Alors ce qui s'est passé, je vais vous dire quand même ce qu' ce qu'on s'est dit, on a parlé d'Emmanuel Grégoire, je vais vous dire ce qu'on s'est dit et ça a été enregistré et j'aimerais bien avoir la bande. On s'est dit madame Bloc et moi on préparait cette audition, on discutait, je lui demandais des conseils et elle me dit "On a on a peu un peu fait le tour de tous ceux qui étaient là, de vous tous et et elle m'a dit qui à ton avis qui qui va plutôt vous soutenir, vous défendre ?" Et compte tenu de la proposition de loi sur la presse qu'avait fait récemment, qu'a proposé récemment monsieur Emmanuel Grégoire, je une produision de loi que je trouvais assez positive.

Euh si vous voulez qu'on la détaille, vous on pourra le faire. Euh je me disais peut-être on aurait une oreille attentive mais c'est tout. C'est tout.

Et je lui je crois lui avoir dit de toute façon je crois qu'il vient jamais. Il a autre chose à faire. Il est en train de négocier avec les avec les écuses.

Il ne vient jamais. Je n'ai pas appelé monsieur à l'oncle. Je j'ai pas je je parle sous serment.

Vous parlez aussi sous serment je pense. Non non vous vous avez le droit. Il y a que moi qui a pas le droit de mentir.

OK. Alors, c'est très bien. Allez, avançons.

Donc, je n'ai pas téléphoné ni rencontré monsieur Emmanuel Grégoire depuis au moins, je crois que j'ai j'ai de je je crois que j'ai crois que j'ai pris un café avec lui quand j'étais éditorialiste et c'est tout. Je je ne l'ai pas rencontré. Je propose d'avancer parce qu'Emmanuel Gr membre cette commission d'enquête.

Allez, allez-y. On peut Attendez, il y a il y a aussi les conseils de madame bloc. Alors, c'était quoi vous ?

Il va répondre. Allez, posz vos questions. Merci monsieur le grand parce que vous j'ai l'impression que vous mettez beaucoup en cause notamment sur les propos que j'ai pu tenir hier lors de l'audition de madame Sibil Veit puisque j'ai retrouvé l'article de Rin qui date d'hier aussi que j'ai cité, je m'en suis arrêté à simplement citer cet article là.

Si vous avez des problèmes, n'hésitez pas à attaquer vos confrères d'Europain devant la justice si vous si vous estimez que c'est diffamatoire. Je vais à nouveau les citer et je vais vous demander de vous en expliquer. Lors de ce café avec Laurence Bloc, elle vous aurait expliqué, je la cite, toi tu le connais bien Emmanuel Grégoire, tu peux lui demander de te soutenir pendant la commission. et elle a ajouté, je la je la cite aussi, il peut aussi dire que tu n'as pas eu d'influence dans la campagne pour la mairie de Paris en référence donc à vos propos que vous avez tenu faire ce qu'il faut pour Dati.

Monsieur le Grand, est-ce qu'il y a un moment vous allez arrêter de me mettre en cause sur des propos que j'ai tenu ? Sachant que je ne fais que relayer des articles de vos confrères, je ne fais que relayer et d'ailleurs j'en profite aussi celui qui vous a précédé, monsieur Cohen, expliqué qu'il y avait eu près de 900 articles sur la fameuse affaire Patrick Cohen et Thomas Logrand et vous expliquez que c'était simplement une sorte de cabale suscitée par C News et qu'il n'y avait eu quasiment que C News qui en avait parlé. C'est vos propos liminaires.

Bon, monsieur Cohen expliquait qu'il y avait eu un et moi gén généralisé dans toute la presse qui avait eu près de 900 articles. Donc, me faire écho de ces articles-là en tant que représentant du peuple et vous poser ces questions sans aucune forme de dénigrement ou de diffamation, je vais simplement vous demander de répondre à la question. Est-ce que vous avez tenu oui ou non ces propos ?

Si vous affirmez ne pas les avoir tenus, est-ce que vous comptez attaquer vos confrères d'Europain en justice ? Alors, sur les 900 articles, Patrick Coren a a bien détaillé que quasiment tout était du fait de euh du groupe Bolloré, des titres du groupe Bolloray. Euh, en tout cas, c'est c'est les chiffres c'est les chiffres qu'il a et et qu'on a euh en commun.

Et voilà. Deuxièmement, est-ce que les propos que vous avez tenu que vous avez les les citations ? Alors, je dois dire que peut-être que je m'en souviens pas mais c'est tout à fait possible que Laurence Bloc dans une dans un café préparatoire se demande est-ce que ça vous étonne et est-ce que ça vous choque, se demande et me demande qui parmi vous sera plutôt contre ou avec et c'est possible qu'elle m'est demandé ça ?

Oui, peut-être c'est possible. Et moi ce que je peux vous dire c'est que euh ni elle ni moi n'avons passé de coup de fil à à monsieur j' monsieur Grégoire euh et que ça ne me serait pas venu à l'idée de lui demander une quelconque aide. On s'est simplement demandé si au cours de cette réunion bah il serait plutôt favorable à nous.

Maintenant vous n'avez pas répondu à ma question. Je sais, vous avez dit tout à l'heure, c'est pas à nous de poser des questions, mais là c'est un peu grave, monsieur le rapporteur, c'est un peu grave. Vous savez que tous vos commentaires en ce moment sont basés sur un enregistrement.

Est-ce que vous savez qu'il y a un enregistrement ? Pardon mes commentaires. Monsieur La Grand, je je vois d'ailleurs votre pratique de journaliste, pratique aussi de de Patrick Cohen.

Je vais vous répondre mais c'est à nouveau pas le lieu. Le lieu ici en commission d'enquête, c'est que vous répondiez aux questions du rapporteur et des députés qui sont présents. Mais je vais quand même vous répondre.

Mes propos sont basés sur des articles qui ont été rédigés par certains de vos confrères en l'occurrence européens. J'ai encore l'article devant moi, je vous ai cité exactement les propos qui sont sortis sur cet article. Est-ce que oui ou non ?

Enfin, vous m'avez répondu et et d'ailleurs vous avez un peu modifié votre réponse. Vous dites "J'ai peut-être tenu ces propos ou alors Laurence Bloc les a peut-être tenu mais j'ai des difficultés à m'en souvenir." Donc je vois déjà que vous changez un peu de vous changez un peu de version.

Est-ce que oui ou non ce qu' a fait eu lieu ? Est-ce que oui ou non Laurence Bloc vous a conseillé sur la tenue de cette audition ? Est-ce qu'elle a impliqué monsieur Grégoire, député socialiste pour vous venir en aide lors de cette audition ?

Et si c'est pas le cas, je vous conseille d'attaquer vos confrères de repin parce que ce serait de la diffamation et ce serait grave. Donc n'hésitez pas à les attaquer si vous considérez que vous n'avez jamais tenu ces propos. Monsieur le Grand, pardon une seconde.

Merci monsieur le Grand. Monsieur le Grand, je propose Je propose que cette audition puisse avancer puisque monsieur le rapporteur a a posé a posé Oui. Oui.

Non mais je merci merci à tous les deux. Je vais terminer mon point. Je veux dire clairement deux choses.

La première, c'est qu'en droit pénal français et nous faisons la loi ici, la captation d'une rencontre privée ou de conversation privée confidentielle sans consentement est un délit qui est sanctionné comme une atteinte à la vie privée. C'est l'article 226 alinéen du code pénal. Une fois qu'on a dit ça et je pense que c'est important ici de rappeler notre attachement au respect de la vie privée, car que dirions-nous si nous si nous révélions ici les rendez-vous que nous pouvons avoir par ailleurs avec des journalistes et le respect absolu de la vie privée est importante.

Maintenant, une fois qu'on a dit ça, des journalistes d'Europin et c'est le travail journalistique, le le rapporteur l'a indiqué tout à l'heure, c'est arrivé dans d'autres cas, c'est arrivé dans d'autres cases, c'est arrivé dans d'autres situations. On peut contester d'autres méthodes, des caméras cachées. Je dis pas que j'approuve ces méthodes.

Je dis que des journalistes ont révélé cette rencontre. Je propose de pas se renvoyer la balle entre est-ce que ça aurait dû être révélé, pas révélé, est-ce que ce qui a été dit a vraiment été dit ? Je pense qu'il faut qu'on avance sur le fond des sujets.

On est ici pour parler d'impartialité, de pluralisme, d'indépendance des médias, des sujets de fond, de la différence entre éditorialistes, chroniqueur, la différence entre éditorialiste et journaliste. Je propose qu'on avance sur les questions de fond parce que si on se renvoie procédure Oui, vous allez bien sûr bien sûr répondre, monsieur le grand, mais je précise qu'il faut qu'on puisse avancer dans l'échange. Est-ce que si, je vais répondre, excusez-moi, parce que là, c'est un petit peu grave.

Je je prends un ton de gravité. Euh je rappelle que je prends un café avec mon ancienne patronne qui est aussi une amie dans son quartier dans un café. Nous nous sommes mis d'accord pour ce café sans trop de précaution parce que nous sommes nous sommes envoyés des SMS et il y avait quelqu'un qui nous a enregistré.

Il y avait quelqu'un qui nous a enregistré. Il y a un enregistrement, monsieur Alon. Il y a un enregistrement puisque Attendez, est-ce que monsieur Pro l'a dit ?

Il a même dit, il a même dit il y a un enregistrement mais l'ergognard mais on ne peut pas on n pas le droit de le de le diffuser. Donc il a pas le droit ni de le faire ni de le diffuser. Donc ça excusez-moi mais on arrive à un point un point de gravité euh que me semble-t-il dans l'histoire récente dans l'histoire depuis l'après-gerre du journalisme français euh on avait jamais atteint.

Euh je vous informeris simplement puisque vous us et abusez. Si si je réponds bah là je réponds. Vous vous user et abuser de ces papiers euh de rep.

Je vous informe simplement si vous ne le savez pas que vous le faites sur une base qui est factuellement faute fausse et qui est juridiquement répréhensible. Je vous informe et je vous conseille d'ailleurs d'arrêter parce que c'est faux et c'est sur une base d'espionnage. Maintenant, ce que j'ai pu dire à Laurence bloc ou là, il faudrait que je réécoute la bande, ça m'intéresserait de la réécouter.

Et la la question, je vous réponds, je je vous réponds. Vous vous ça vous est égal que tout ça soit illégal, que qu'on est Je vous réponds quand même. J'ai le droit de ne pas y répondre mais j'ai envie de vous répondre donc je vais vous répondre.

Si si, j'ai le droit de pas répondre. Il y a, écoutez, il y a une il y a une infraction, il y a une on a porté plainte et voilà donc j'ai le droit de pas vous répondre mais je vous réponds. La question c'était est-ce que je crois que c'était sur Emmanuel Grégoire.

C'est ça, on y revient. Bon, j'ai pas appelé Emmanuel Grégoire, ce n'est pas je ne complote pas avec Emmanuel Grégoire. Je ne connais pas Emmanuel Grégoire.

Je lui ai téléphoné une fois, je crois, quand j'étais éditorialiste il y a il y a quelques années à France Interre. Vous avez dit aussi hier que madame Block était choquée par la phrase sur Dati. Et oui, elle a dit elle a dit exactement je crois oui oui, elle elle a dit exactement en tant que citoyenne quand j'entends une phrase comme ça, c'est choquant.

Moi je vous dis quand j'entends une phrase comme ça, c'est choquant aussi en tant que citoyen. Voilà, c'est tout. Je vous le dis.

Et si c'est choquant, c'est parce qu'on a pas la suite. Quand on a tout le contexte et que on connaît le jargon journalistique, quand je peux expliquer et je pense que ceux qui l'ont entendu l'ont entendu, on n'est plus choqué. On peut peut-être passer à autre chose.

À moins que vous Est-ce que pour bien pour c'est Est-ce que vous vous diriez que si nous avions la borde en entier, moi je l'ai pas vu en entier, nous aurions une analyse différente ou certains aurent une analyse différente. Est-ce que je traduis bien vos pensées en disant que la phrase prise isolément laquelle ? Dati Dati peut être qualifié de maladresse mais que si la bande permettait de d'appréhender l'échange en entier, je vais être sûr qu'on comprenne ce que vous dites parce que depuis tout à l'heure, pardon, moi je comprends pas.

Euh franchement, je me souviens pas ce qu'on se dit après. Je me souviens qu'on évoque les affaires de madame Dat et je me souviens que j'ai évoqué dans la foulée ou peut-être avant les deux papiers dont je vous parlais s'occuper d'ailleurs c'est pas on s'est pas occupé c'est pas le mot mais enfin en tout cas traiter le cas de madame Datgon journalistique. traite là.

Voilà, j'ai fait deux papiers. Donc je pense que si on a l'intégralité, on comprend. Mais de toute façon, c'est ce sont des propos euh sont des propos qui utilisent un jargon.

Ce sont des propos qui sont pas tenus, j'aurais pas tenu ces propos en public devant un public non averti de ce qu'est la vie politique, de ce qu'est la vie journalistique, de ce qu'est le jargon journalistique. Tout à l'heure quand je vous ai dit à chacun d'entre vous, souvenez-vous du dernier café que vous avez pris avec un homme politique, euh j'imagine que ça doit vous provoquer quelques frissons. Si on prend ces si on prend vos discussions, nos discussions et c'est normal qu'on le fasse.

Si on prend tout ça et qu'on le charcute et qu'on le livre, vous avez évoqué aussi tout à l'heure le fait que ça puisse retomber sur ma famille. Il y a eu un bashing pendant 3 mois, enfin pendant 2 semaines d'abord, mais ça a duré 3 mois, mais pendant 2 semaines, il y a eu un bashing sur Patrick Cohen et moi incroyable sur C News et Europin. Il a été dit, "Ma femme a une association qui s'appelle Transsonore et et qui fait de l'éducation au médias dans les quartiers difficiles." Voilà, elle fait faire des reportages à des lycéens et des et des collégiens avec son association qu'elle a créé il y a 4 ans.

Elle se paye depuis 2 ans euh pour faire des reportages pour faire faire des reportages à des collégiens et des lycéens justement pour apprendre le métier du journalisme, en tout cas pour savoir faire la différence entre de l'information et des fake news. la la cette question du du journalisme et de la compréhension par le grand public et par les enfants, ça passe par les enfants, du journalisme, c'est quelque chose qui me touche beaucoup, c'est quelque chose qui la touche beaucoup. Monsieur le Grand, monsieur le grand, je vais monsieur le Grand Monsieur le Grand, Monsieur le Grand, Monsieur le Grand, pardon, merci de cette présente.

Monsieur le Grand, j'essaie de gérer Non mais merci. J'essaie de gérer cette commission d'enquête depuis le début avec la plus grande impartialité, objectivité des débats que j'espère serein, le plus serein possible. Donc laissez-moi s'il vous plaît prédier cette commission d'enquête.

J'essaie de mener les débats que vous puissiez répondre aux questions du rapporteur quand vous êtes mis en cause puissz répondre. Il faut qu'on puisse aussi avancer en discussion. Merci d'avoir fait cette précision.

Personne ne vous y obligait. Merci. Personne ne vous y obligeait.

Vous aurez l'occasion de répondre le rapporteur à plein de questions. Vous pourrez prolonger vos réponses. Monsieur le rapporteur, allez-y.

Les collègues auront ensuite des questions. Ouais, j'ai j'ai encore un certain nombre de de questions à poser à monsieur Laurent et vraiment je je vous demande de nous répondre et d'essayer d'être le plus concis possible pour pouvoir donner la parole à tout le monde. Vous évoquez donc effectivement la la polémique qui était sortie sur les subventions accordées par des exécutifs du Parti socialiste à votre compagne.

Je me permets de remettre dans le contexte ce qui avait été dénoncé c'est qu'il y avait des dizaines de milliers d'euros accordé par les exécutifs de Sandni parti du Parti socialist de monsieur Stéphane Troussel de la ville de Paris de Madame Hidalgot du présint Gervé de monsieur Laurent Barron. C'était la polémique qui était sortie. Ça me permet de remettre dans le contexte.

Je ne comptais pas d'ailleurs vous poser cette question là. C'est vous qui l'avez mis sur la sur la table mais ça permet de mettre dans le contexte. Je je ne vous avez bien vu que depuis le début vous avez bien vu que depuis le début je n'ai jamais posé et je n'ai jamais posé de questions sur la méthode.

Je vous ai posé des questions sur le fond. Ce sera ma dernière question sur la fameuse phrase "Nous, on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick et moi". J'ai pas posé des questions sur la méthode.

À chaque fois, vous me répondez sur la méthode, sur le fond du propos. Et je vous assure que j'étais certain que vous alliez faire un minimaande honorable et nous dire effectivement je n'aurais pas dû tenir ces propos devant des cadres du Parti socialiste. Je suis un journaliste, j'ai des règles de déontologie.

C'était une maladresse à Minima. J'étais persuadé que vous alliez nous dire ça et vous continuez comme monsieur Cohen qui n'a pas tenu ses propos mais qui en a été témoin à nous dire et bien au fond je ne regrette rien. La phrase est choquante parce qu'elle a été montée alors que le constat du dit l'inverse.

Est-ce que et ce sera ma dernière question est-ce que vous maintenez cette version ou est-ce que vous exprimez à minima une forme de regret sur cette phrase qui a été prononcée ? Monsieur le grand pourrait répondre plus largement. Alors donc en réalité quand monsieur le rapporteur on ne on ne répond pas à la question à la de la façon où vous le souhaitez, vous la reposez.

Vous voulez une autocritique ? Vous voulez vous voulez que je fasse une autocritique à la à la soviétique ? Non mais enfin c'est c'est non c'est c'est quand même assez hallucinant.

Alors non, je ne regrette pas d'avoir d'avoir prononcé ces propos. La seule chose que je regrette, c'est qu'ils aient été filmés et qu'ils aient été montés. Voilà.

Et alors, je voulais finir parce que vous avez réévoqué l'association de ma femme, des dizaines de milliers d'euros. C'est une association euh c'est une association dont le but je vous ai expliqué ce but et dans les débats sur europein et sur ces news, il était dit que cette association était fait était faite pour que les socialistes puissent m'enrichir, que les socialistes puissent donner de l'argent à mon association pour que je dise du bien des socialistes dans libération ou à France interre. La teneur des débats était absolument incroyable.

Euh ma femme qui n'a rien à voir avec tout ça a reçu des milliers et des milliers de messages dont des menaces de mort. Elle a dû porter plainte parce qu'elle a été menacée de mort. Euh si on fait le total l'enregistrement d'une conversation d'une Excusez-moi, monsieur Ballard, cher confrère.

Oui, si on fait je fais votre travail, monsieur le président, si on fait le le le total de de l'enregistrement frauduleux de ces attaques envers ma famille, des heures et des heures, des jours et des jours de bashing de surexposition de de ces affaires, on a un tableau qui devient inquiétant pour la pratique de la presse. Vous êtes vous faites partie d'un d'un mouvement politique qui est allié au Rassemblement national. Les sondages sont très bons pour vous.

Vous vous allez peut-être avoir des responsabilités dans l'exécutif. vous allez peut-être être au pouvoir et je veux simplement euh que on comprenne à la teneur de vos questions, aux références que que vous faites, c'est-à-dire à des des vous vous commentez des enregistrements illégaux et cetera, c'est un peu inquiétant pour la suite. Merci monsieur le Grand.

Je l'ai fait tout au long de cette commission d'enquête. Je rappelle qu'il y a un outil important dans dans notre dans notre démocratie, notre état de droit, c'est l'article 40 qui permet euh de pas s'arrêter à des articles de presse et notamment quand on met en cause l'association de de votre épouse et que si certains et et que Oui, non mais je je ne te je ne vous vise pas, monsieur rapporteur, je l'indique simplement. Je dis que comme il y a aujourd'hui des suspicions, des délits, des infractions qui sont lancées dans le débat public et médiatique, que derrière il faut que la justice puisse s'exprimer parce que laisser des suspicions sans que derrière il y a des décisions de justice qui permettent de d'établir des vérités, alors c'est fragilisé, est à droit, c'est tout ce que je dis et qu'on peut pas décemment laisser entendre que votre qu'il y aurait des collusions entre l'association de votre épouse et des municipalités de gauche.

Si certains dans le pays ont des éléments factuels qui peuvent caractériser un délit, alors ils peuvent saisir le procureur de la République d'un mot monsieur. Oui. Sur cette question sur cette question monsieur Along s'il vous plaît.

Quand quand vous dites cette polémique a été lancée, ce sont des informations présentées comme des informations sur C News ou Europ. Aucun des critères, je j'en ai parlé tout à l'heure, aucun des critères de notre métier n'a été respecté. Personne n'a téléphoné.

Personne n'a téléphoné à cette association. Monsieur à l'oncle, parce que vous pouvez m'écouter. Personne n'a téléphoné cette association parmi ceux qui ont accusé.

Personne n'est venu voir sur le terrain ce que faisait l'association de ma femme. Et et ça c'est quelque chose peut-être que j'ai l'air un petit peu. On m'a conseillé avant de de venir ici reste au calme et ce là.

Quand il s'agit de cette question, j'avoue que j'ai un peu de mal à rester calme. Je fais des efforts, je mets mes deux mains sur la table comme l'a me l'a conseillé euh pas Laurence Bloc, mon épouse et je vous rends la parole. Voilà votre micro, monsieur le Grand.

Pardon ? Merci, monsieur le monsieur le Grand. Bon, je je ne travestis pas vos propos.

Vous continuez à dire que vous ne regrettez pas euh cette phrase. Vous l'assumez et je pense qu'on peut conclure, on peut on peut fermer cette parenthèse-là. Mais non, mais pour pour que ce soit clair, mais monsieur monsieur le Grand, vous vous semblez vous amuser de mes propos.

Vous semblez d'ailleurs dire que cette commission d'enquête et les travaux qu'on mène et le fait que vous soyez parmi nous est inquiétant pour la suite en faisant référence notamment au sondage de Rassemblance national et de l'UDR qui pourrait nous mener au pouvoir et qui a fait que on a d'ailleurs commis cette commission d'enquête. Bon, je ne vous demande pas, nous nous ne vous avons pas auditionné pour vous demander de juger de l'opportunité de la légitimité de cette commission d'enquête qui a été voté à majorité et qui est le souhait et l'expression de la il y a eu un droit de tirage, elle a été votée dans une commission des affaires culturelles. Donc monsieur monsieur le Grand, je vais vous demander de ne pas remettre en cause la légitimité de cette commission d'enquête qui a été votée en commission par les députés. et c'est des accusations très graves.

Non non, monsieur le Grand, ce n'est pas vous qui faites les questions. Encore une fois, euh vous jetez le discrédit sur cette commission d'enquête à chaque réponse que vous faites. Je vais maintenant vous demander qu'on avance et de répondre précisément aux questions que je vous pose.

Donc on va fermer cette parenthèse sur cette phrase que vous avez prononcé. Monsieur monsieur le rapporteur, j'essaie de parce que c'est je suis interrompu à chaque fois. Non non, vous n'êtes pas interrompu.

Je dis juste que c'est mon rôle de présider cette commission requête. Donc on va avancer. On va avancer.

Laissez-moi présider et poser vos questions. Laiss J'essaie depuis le début quand je considère que monsieur Land ne vous répond pas directement aux questions du demander de vous répondre. J'essaie de d'organiser, de modérer débat.

Chacun son rôle. Allez-y pour les questions et je demanderai à monsieur Land de vous répondre précisément. Allez-y, monsieur le rapporteur.

Merci monsieur le président. Question précise. Il y a une autre phrase qui a retenu l'attention cite, c'est en évoquant les différents scénarios possibles pour la prochaine élection présidentielle et vous expliquez à moins que vous remettiez en cause à nouveau l'enregistrement.

Donc Luxman Le Pen, ce n'est pas fait. Philippe Le Pen, c'est fait. Voilà, parce que Philippe Le Pen, moi je deviens fou.

Monsieur le Grand, question simple. Pourquoi est-ce que vous devenez fou dans un scénario Édouard Philippe Marine Le Pen ? Donc c'est Édouard Philippe, président du parti.

Édouard Philippe, moi je deviens fou. Alors oui, c'est intéressant. Je suis éditorialiste à Libération.

S'il y a un s'il y a un deuxième tour entre Édouard Philippe et et et Marine Le Pen, je devient pas fou. Je sais exactement ce que je fais. Euh je sais pas dans quel contexte j'ai dit ça, mais euh je j'assume, j'assume.

Enfin, je vous allez c'est pas un scoop ici. Euh savoir que je suis plutôt à gauche, hein. Je suis plutôt à gauche. quand j'étais à France Interre, on pourra parler si vous voulez de la différence entre les éditau dans le service public et les éditaux euh à libération.

Mais euh ce que ce que j'ai expliqué dans le passage dont vous parlez, j'expliquais je commentais un de mes papiers qui était critiqué par les socialistes. Mon analyse était la suivante. Je critiquais le fait que les socialistes avaient l'air de dire c'était la la la formule à l'époque, la gauche utile pour pouvoir accéder au second tour irait de Ruffin à Gluxman.

Voilà. Et ça me paraissait, c'était une analyse, je pourrais vous faire exactement la même analyse avec la droite. Ça me paraissait euh un peu court.

C'est-à-dire que je pensais que cette gauche là était trop courte pour pouvoir ou en tout cas trop faible, cet espace politique était trop faible. pour pouvoir prétendre avoir une chance d'accéder au second tour et qu'il fallait plutôt aller de euh de Ruffin à Campfin. Ça rimait, c'était une expression journalistique.

C'est-à-dire qu'il fallait que le Parti socialiste aussi euh pense aussi au modéré, à ceux qui étaient partis du côté de de chez monsieur Macron. C'était une analyse qui valait ce qu'elle valait, qui était peut-être pas très originale, qui ne serait plus valide aujourd'hui parce que le Parti socialiste euh a évolué. Euh et voilà, voilà ce que j'expliquais.

C'était une une discussion euh d'analyse politique comme vous en faites certainement chacun d'entre vous, beaucoup entre vous et avec des journalistes. Et si vous la publiez, si vous la si vous la filmez et si vous la diffusez avec des commentaires malveillant et que vous la diffusez, la rediffuser, la rediffuser sur des plateaux de télévision où il y a cin ou six polémistes qui ont aucun un seul but, c'est torpiller le service public, évidemment à la fin en fait quelque chose de de problématique. Ah pardon, j'ai l'habitude à la radio, il y a un réalisateur qui éteint le micro mais merci monsieur Laurent.

Une autre question sur un autre sujet et c'est une question d'ailleurs que j'ai posé ce matin à la directrice de Franceer qui nous a répondu dans son billet d'humeur du 12 septembre 2025. François Morel que vous connaissez a qualifié les journalistes sur France Interre de l'incorrect. je cite de fils de et d'enculé expliquant que ces insultes lui étaient venus naturellement pour commenter la publication de la vidéo vous concernant ainsi que monsieur Cohen.

Quand j'ai posé la question à madame Vendrette, je vous avoue que sa réponse m'a personnellement choqué puisque madame Vendrette, directrice de France en Terre a au fond loué l'art et la maîtrise des mots de monsieur François Morel. Bon, l'art et la maîtrise des mots quand on désigne quelqu'un à l'antenne devant des millions d'auditeurs avec un caractère diffamatoire et insultant profond pour lui et pour une bonne partie d'ailleurs de de sa famille de fils de et d'enculé, est-ce que vous condamnez ces propos qui ont été tenus pour vous défendre visiblement mais qui ne vous engagent pas ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

On m'avait aussi prévenu, fais attention euh dans une commission d'enquête comme ça d' une commission parlementaire, le second degré c'est pas possible, même le le premier degré et demi, c'est pas possible. Et donc, vous voulez que je commmente une pas une insulte. Vous voulez me faire le le texte en plus ?

Laissez-moi laissez-moi le texte de ma réponse quand même. Euh euh François Morel, je sais pas si vous l'écoutez régulièrement, mais c'est quand même le comble de la finesse. De la finesse et de la délicatesse.

Et de la de la délicatesse. Madame Parmentier. Euh ouais.

Non. S'il vous plaît, s'il vous plaît. Madame Adisadé.

Madame Adisadé. Madame Adisadé. Madame Adisadé.

Madame Madame Adisadé. Madame Parmentier. par moitié, je vous respecte.

Bon, je vais suspendre pour 5 minutes. Respecte. Voilà, on a déclenché.

Voilà, mes chers collègues, je vous propose de reprendre, monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président. Merci monsieur le Grand.

On vous a interrompu lors de l'une de vos réponses. Donc, je vais me permettre de synthétiser la question que je vous posais juste avant qui était donc sur ce billet de François Morel qui traite donc, je le cite de fils de et d'enculé. les journalistes qui ont sorti ce fameux enregistrement qui vous met en cause.

Ma question était très simple. Est-ce que vous condamner ces propos, ces insultes ? Parce que pour moi, c'est pas un billet d'humeur, c'est pas de la finesse et de la délicatesse, c'est pas un art de maîtriser les mots, c'est une insulte, fils de enfin je pense qu'on peut en convenir.

Est-ce que vous condamnez ces propos ? Alors, je p franchement je pense pas que ça soit le lieu ici de commenter les enfin de faire des analyses de textes euh de François Morel. François Morel a fait un un comme toujours, comme très souvent un papier selon moi très fin et une chronique très fine, très drôle et qui ne dit qui fait de l'antiphrase et qui fait qui fait du second et du 3e degré.

Et en en réalité, je propose à tous ceux qui nous écoutent d'aller sur le site de France Interre et d'aller écouter la chronique de François Morel parce que je pense qu'on en a pas tous la même perception. Euh, j'aime beaucoup François Morel, je le remercie de cette chronique et et je suis évidemment en total désaccord avec la façon dont vous l'avez interprété. Bon, je m'attendais pas forcément à ce que vous condamniez ces propos, mais de là à le remercier pour sa chronique, de là le remercier d'avoir insulté un confrère en le traitant de fils de d'enculé, ça me paraît être une outrance manifeste et permettez-moi de le penser.

Je n'imaginais pas que vous iriez jusqu'à remercier François Morel d'avoir insulté des journalistes de fils de et d'enculé. C'est votre droit de les remercier en commission d'enquête. Je vous donnerai la parole si vous voulez revenir sur vos propos, mais sachez que ça me choque particulièrement.

Je voudrais vous allez je vous laisse répondre bien sûr. On va pas commenter les propos des uns et des autres. Alors allez-y, allez-y, allez-y, allez-y.

Non mais avançons. Ne commande pas les ne commentez pas, monsieur le rapporteur, les réponses de monsieur le Grand. Allez votre micro.

Je vais vous faire une réponse qui est un petit peu contradictoire puisque je réponds à une réponse d'une réponse d'une réponse et je vous je vous demanderai monsieur le rapporteur, monsieur le rapporteur, je vous demanderai quand quand je fais une réponse, est-ce que ça s'arrête au commentaire de ma réponse où je peux je peux commenter euh la la le commentaire de de que vous faites de ma réponse ? Parce qu'on on va continuer longtemps. François Morel, je vous n on n'est pas d'accord, il ne il ne traite pas d'enculés.

J'ai un peu de mal à redire les mots que vous avez dit. Il ne traite pas d'enculé. Voilà.

Oui. Oui. Euh, il faut écouter pour comprendre.

Il faut écouter la chronique de François Morel. Elle est beaucoup plus fine et heureusement les auditeurs le savent et le plébiscite. Donc allez sur le site, écoutez écoutez cette chronique et faites-vous une idée et puis peut-être que vous pouvez ne pas vous étonner que je ne me suis pas scandalisé et puis que je reprendre pas la parole pour m'étonner que vous êtes on peut arrêter là monsieur le président peut-être.

On avance et j'indique que monsieur Land n'est pas l'employeur de monsieur Morel Avançon. Et à nouveau, monsieur Laurent, je vous demande pas de de commenter et et de condamner ce que je dis. Enfin, je vais demander un peu plus de respect députés qui vous posent les questions.

Juste un petit peu plus de respect. On n'est pas sur un plateau de télévision. Euh tout ça a une forme de solennité.

C'est une commission d'enquête. C'est une audition que vous avez prêté serment. que je sois choqué, que vous remerciez quelqu'un qui m'indique fils de et à destination de journaliste, c'est mon droit, monsieur le Grand et je vais vous demander je vous demandais maintenant de de passer à autre chose.

Le 16 avril dernier, vous avez fait une déclaration qui elle aussi m'a choqué. Bon, vous allez je pense à nouveau peut-être bien Non, non, mais vous vous allez peut-être l'assumer et c'est parfaitement votre droit. une déclaration sur le boloré égale péin.

Alors vous n'ignorez pas que Philippe Pétin est responsable de la collaboration avec le régime nazi, de la suppression des libertés et de la déportation et extermination de de juifs français. Où est-ce que vous situez au fond la frontière entre la critique et la diffamation ? Est-ce que vous pouvez me lire la phrase en entier ?

Je pas je suis pas arrivé comme ça en disant bolorégal pétin. Je pense que j'ai a Ah ouais, je je suis le tweet exact est effectivement boloré égal signe égal pétin. Voilà, je c'est c'est c'est vos propos.

C'est c'est un tweet de moi ? Oui. Qui retweet quelque chose.

Non non, c'est un je pouris vous l'envoyer. Alors oui, parce que ça m'intéresse. Je vais aller voir dans mon compte Twitter mais je je me réveille pas comme ça un matin pour tiens, je vais écrire Boloray égal Pétin.

Je pense que c'est un retweet si je me souviens bien. C'est un retweet peut-être peut-être d'une euh mais je franchement je je m'en souviens pas. À la limite à la limite tweet ou retweet c'est pas la question.

Qu'est- Qu'est-ce que Non, mais peut-être que c'est intéressant pour élargiret si on peut un peu élargir notre si on peut élargir un petit peu le périmètre, ça pourrait être intéressant d'avoir votre avis par exemple sur ces médias d'opinion. C'était voilà à la limite que ce soit un tweet ou un retweet, c'est plus intéressant de vous entendre sur ces médias d'opinion parce que vous avez un avis sur le sujet et ça nous intéresse. Voilà.

Enfin, moi ça m'intéresse. Voilà, c'est donc d'accord. Je vais vous répondre juste.

Je je pense je pense me souvenir que c'était à propos d'une déclaration ou d'un tweet où monsieur Deviler euh avait des propos qui vis-à-vis de la République, voilà, vis-à-vis de la République et de je sais pas si c'est ça, mais en tout cas je vis-à-vis de la République et de et de l'universalisme. Ah voilà, c'est ça. Euh voilà, la franc-maçonnerie à l'œuvre pour faire Oui. pour faire adopter le voilà l'euthanasie c'estàd que le JDD disait que la franc-maçonnerie était pour l'euthanasie était à l'œuvre et cetera et puis ce ce numéro du GDD je crois parler de l'euthanasie pour pour évoquer les débats sur la fin de vie et il parlait aussi de l'avortement.

Bon j'y ai vu un parallèle avec des propos pétennénistes et j'ai fait ce tweet peut-être. Alors, je l'assume. Visiblement euh on n'est pas choqué par tout par tout à fait les mêmes choses, monsieur à l'oncle.

Euh donc, on pourrait faire la liste de toutes les choses euh qui ne nous choquent pas de la même façon. Ça ça peut durer longtemps. Monsieur Alon Claési.

Oui, monsieur le grand, vous doutez systématiquement de mes propos. Alors, je suis allé les vérifier sur votre compte Twitter. Ce n'est pas un retweet, c'est un tweet que vous avez fait.

Boloré et Galpétin. Alors je peux je peux le montrer non c'est c'est pas juste ça. Boloré Boloré égal pétin c'est pas un retweet he c'est votre tweet avec effectivement la une du JDD et c'était le 16 avril 2025.

Oui mais ce n'est en rien exclusable. Vous pouvez mettre la photo que vous voulez accompagné d'une d'un acte de diffamation boloré galpétin. Non non mais monsieur le président, monsieur le président, on mettait en doute on mettait en doute ma question.

Vous sembliez dire que vous n'aviez pas fait ce tweet. Je vous apporte la preuve que vous l'avez fait. Monsieur le Grand, arrêtez de douter systématiquement de toutes les questions que je vous pose maintenant que vous savez que vous avez la preuve que vous avez fait ce tweet.

Est-ce que vous le regrettez ? Monsieur Monsieur le rapporteur Monsieur Monsieur le rapporteur Monsieur le rapporteur c'est pas là là là là c'est pas du tout là c'est pas du c'est pas du tout ce que non non non non c'est pas du tout ce que monsieur L Grand a dit. Vous n'avez évoqué que la citation Bolloré égalpétin.

Monsieur Land vous a dit ça m'étonnerait d'avoir tweeté simplement une phrase Bolloré égalpétin. Vous venez d'apporter. Non non non.

Bon madame Adidalé il y a un président ici on peut le respecter 2 minutes. Merci. C'est le cas.

J'ai le tweet. Vous venez d'apporter un complément incroyable. Vous venez d'apporter, monsieur Rord, un complément, c'est qu'il s'agit d'une JDD qui écrit et vous non la première fois vous n'avez pas dit.

Vous avez vous avez parlé que de la citation. Donc monsieur le Grand vous a répondu. Bon et puis on va avancer en vous disant ça m'étonnerait d'avoir cité simplement une phrase, d'avoir écrit une phrase.

Effectivement, vous venez d'indiquer qu'il y avait une photo, c'est la une du journal du dimanche, fin de vie, la franc-maçonnerie à l'œuvre pour faire adopter l'euthanasie. Ça veut pas dire que ce que vous avez dit, monsieur le Grand, va satisfaire le rapporteur ou que qu'il juge que c'est des propos convenables ou acceptables, mais en l'occurrence, ne faites pas dire à monsieur le Grand ce qu'il n'a pas dit. Il a simplement voilà, allez-y, monsieur le Grand et ensuite monsieur le rapporteur pour une dernière question.

Ensuite, j' parle au groupe politique. Je finis sur ce donc c'est je vais pas répéter ce que vous avez dit, vous avez tout à fait raison. J'aurais pas fait un tweet comme ça à blanc.

Ça faisait référence à une une qui me faisait penser à au h au à Pétin, bon ou au péthénisme. Euh est-ce que le but de cette commission, je remets pas du tout en cause de la commission, mais je me demande si moi qui suis journaliste à Libération, qui ne suis pas journaliste à à France Interre, euh quand je tweet quelque chose ou est-ce que vous est-ce qu'on va on va se demander comme ça éternellement si je regrette ou si je regrette pas ? Est-ce que Et c'est pour ça que je reviens au au procès d'auto d'autocritique.

Est-ce que je dois faire des autocritiques ? Non, je ne regrette pas. Voilà, je ne regrette pas.

Je crois qu'il était pertinent. Alors, vous allez me dire que ça vous choque et que vous êtes étonné. Est-ce que vraiment je regrette pas ?

Je je fais déjà les étapes pour qu'on avance un peu. Non, je ne regrette pas. On peut s'arrêter là sans commentaire, s'il vous plaît.

Une dernière question, monsieur rapporteur ou c'est bon ? Non, parce que je j'avais j'avais Monsieur le Grand, merci. Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.

Monsieur le Grand remet en cause systématiquement les questions que je lui pose à nouveau. Monsieur Land, j'ai le droit de vous poser les questions que je souhaite. Je suis rapporteur de cette commission d'enquête.

Je vous demandais un peu plus de respect de la fonction de rapporteur d'une commission d'enquête à l'Assemblée nationale. S'il vous plaît. S'il vous plaît, monsieur Bon et simplement j'ai j'avais d'autres questions et voyez dans un souci de pluralisme, je ne suis pas journaliste, je suis politique mais systématiquement si vous avez suivi les auditions de cette commission d'enquête avec le président, le président donne la parole à l'ensemble des groupes politiques.

Et dans ce souci là, on va laisser dans le temps en parti la parole à l'ensemble des groupes politiques. S'il vous plaît, ne remettez pas en cause les questions qui vous seront posées, quelle que soit la couleur politique des députés qui vous poseront ces questions. S'il vous plaît.

Merci monsieur le rapporteur. Tout le monde vous respecte ici et nous respectons tous monsieur le grand. C'est le principe d'un débat démocratif.

Le respect va dans les deux sens et effectivement faut éviter de commenter les réponses, les questions. Je pense que il faut se contenter aussi des réponses qu'on non mais il faut se contenter faut se contenter des réponses qu'on obtient et on peut ensuite les qualifier chacun dans notre fort intérieur. Mais on n'est pas là pour commenter les réponses, on est là pour obtenir des réponses.

C'est une nuance importante. Madame Parmentier, vous allez souhaiter obtenir des réponses et je vous laisse la parole pour 2 minutes. Merci monsieur le président.

Votre rendez-vous stratégique avec Patrick Cohen et les deux responsables du Parti socialiste dont un responsable de campagne. Vous en convenez vous-même à scandaliser les Français qui financent l'audiovisuel public avec leurs impôts sans avoir le choix et ça a alimenté leur défiance vis-à-vis de l'audiovisuel public. Il y avait deux volets dans ce rendez-vous.

Barrer la route à Rachid Adati, favoriser l'accès de la gauche au pouvoir en 2027. C'est très clair dans vos propos pour tous les Français. Je voudrais vous réinterroger sur votre contrat avec France Inter.

Votre contrat a été suspendu en août 2025. Vous étiez donc bien sous contrat avec France Inter le 7 juillet 2025, date de la rencontre avec les deux stratèges socialistes. Je veux vous réentendre très précisément là-dessus et sur votre dernière pige de France Interre dont vous nous avez parlé tout à l'heure et qui date de septembre 2025 nous avez-vous dit.

Éclairez-nous. J'aurais voulu vous interroger aussi sur ce que vous traitez sur ce que vous tweetez pardonnez-moi sur un compte labellisé France interre où vous vous identifier par rapport à votre émission sur France interre. Quant aux articles à charge et à décharge.

Quant aux contradictoires que vous ventiez vous-même tout à l'heure, vous ne le pratiquez pas et j'ai de bonnes raisons de vous le rappeler. Les menaces de mort, moi aussi je connais. Les cibles qu'on met dans le dos, moi aussi je connais. et au rassemblement national, on connaît.

Je vous remercie. Merci madame Parmentier pour le groupe la France insoumise, madame Souet. Merci monsieur le président.

Je vais être très honnête monsieur le Grand, moi je suis très mal à l'aise dans cette audition. Euh vous êtes clairement la clairement la cible de l'extrême droite. Ça c'est une certitude que en fait cette cette audition est une véritable tentative d'humiliation.

Pour autant, monsieur le Grand, j'aimerais quand même vous souligner que je pense que quelque part, que vous en ayez conscience ou non, vous faites un peu le jeu de l'extrême droite. Je veux dire par là que vous avez vraiment écorné la confiance des gens envers l'audiovisuel public et envers les journalistes. Vous pouvez parler de contexte et cetera.

En fait, c'est même pas la question. C'est c'est enfin c'est même pas la question. Et la question, c'est pas non plus le fait de faire preuve de neutralité parce que je ne crois pas en la neutralité.

Je ne crois pas non plus effectivement qu'on nit pas le droit de rencontrer des politiques et cetera. Par contre, ce que je pense c'est que vous avez entretenu une certaine ambiguité, vous avez manqué d'honnêteté et je pense que c'est ça qui a fait du mal à la confiance que les gens pouvaient avoir en en les journalistes et en l'audité visual public. Je pense que c'est d'autant plus dommageable que c'est une nécessité absolue pour notre démocratie.

Je pense que d'ailleurs c'est la raison pour laquelle l'extrême droite s'attaque de façon aussi virulente à l'audiovisuel public dont en fait les les le l'extrême droite veut la fin en fait de cette audiovisuel publique et l'audio et euh et l'extrême droite n de cesse aussi de s'en prendre aux journalistes les vrais pas les propagandistes de Boloré et je suis bien placée pour le savoir étant fille de journaliste et je peux le dire de façon très solennelle que lorsque j'avais 5 ans, mon père a été envoyé à l'hôpital parce qu'il travaillait sur l'extrême droite quelques années après, ma belle-mère qui écrivait un livre sur Marine Le Pen, bah on a reçu des petites pierres tombales dans la boîte aux lettres et puis encore tout récemment et bien mon père a été visé par le collectif Nemmésis qui lui a mis une cible sur la tête et le mettant gravement en danger. Donc monsieur le grand, moi ce que je devrais vous demander c'est est-ce que vous avez conscience quand même quelque part de participer à cette montée d'extrême droite qui est dommageable pour notre démocratie et pour votre profession. Merci madame Souet, madame Adisadé.

Merci monsieur le président. Euh, on a un empire médiatique aux mains d'un homme d'un milliardaire qui a un agenda pour l'extrême droite et qui met toutes ses forces dans la bataille pour promouvoir les idées d'extrême droite avec des éditorialistes, des journalistes qui matin, midi et soir sont de manière tout à fait partiale pour l'extrême droite. Et quand je suis dans cette commission, j'ai une un proverbe africain qui me vient en tête.

Les voleurs voient des voleurs partout et c'est de ça dont il s'agit. On pense que puisque vous ne relayez pas de manière fidèle ou en les reprenant à votre compte la propagande de l'extrême droite, forcément vous êtes contre la montée de l'extrême droite et donc forcément vous êtes de gauche pour la gauche et vous faites tout pour que la gauche arrive au pouvoir. Nous avons passé 4 heures, plus de 4 heur sur un bout de phrase tronquée sorti d'une du d'un enregistrement d'une conversation privée qui n'avait pas lieu d'être.

Il y a à l'Assemblée nationale un seul lieu où on ne peut pas enregistrer des conversations. C'est à la buvette. Si moi j'avais dû enregistrer des conversations et les filer à des journalistes, on aurait pu voir des responsables d'extrême droite rigoler faire la bis à des responsables euh de la France insoumise et j'aurais pu dire collusion des uns et des autres pour empêcher l'arrivée euh de des socialistes au pouvoir.

Et je dourais filer ça, je sais pas à quel journaliste pour monter je ne sais pas quel propos en sortant une phrase du contexte. C'est absolument, pardon du terme parce que vous avez été vous avez relié des propos mais moi je je le dis, ce qui se passe dans cette commission est infamante pour la pour pour la représentation par parlementaire. Ce n'est pas digne du métier qu'on fait.

Moi quand je vous vois agir, monsieur rapporteur, je n'ai pas l'impression qu'on fait la qu'on occupe la même fonction. Je remercie monsieur le président parce qu'il a un un travail pas simple de remettre les choses à leur place. Je remercie encore à nouveau madame la présidente qui a de nouveau sorti un communiqué pour rappeler le rôle de ces commissions, c'est de chercher la vérité.

Vous avez passé je ne sais pas 10 minutes à lui faire avouer un regret par rapport à un propos. Faites avancer les propos votre collègue parentier n'avait pas plus de questions. Vous lui avez pas reproché.

Merci madame. Moi je suis scandalisé. Je me demande à quel moment vous allez arrêter ceci.

Merci madame Adisad. Monsieur Monsieur Jordanov monsieur est en face de moi. Il a changé de place.

Merci. Allez-y monsieur. Merci monsieur le président monsieur le rapporteur monsieur le grand.

Euh l'exercice auquel nous nous prêtons aujourd'hui est fort inquiétant pour la démocratie. Je reprends ici les propos. En tout cas ce qu'a dit monsieur le Grand d'une d'une autre manière.

Nous ne sommes pas je pensais être membre d'une commission d'enquête sur l'audiovisuel public et aujourd'hui il s'agit d'une forme de procès contre un journaliste qui travaille pour libération. Euh ça n'est pas ça n'est pas l'exercice auquel devrait se prêter la commission d'enquête. Monsieur le président, je pense qu'il faut faire respecter le cadre d'une commission d'enquête.

Aujourd'hui, devant tous les Français, ce qu'il se passe, c'est que des parlementaires, notamment monsieur le rapporteur, vous mettez une pression sur un journaliste et en fait sur l'ensemble des journalistes. Moi, je veux soutenir les journalistes en France qui travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles et oui, on a le droit quand on est journaliste d'exprimer ses opinions. Oui, on a le droit quand on est journaliste de discuter avec qui on veut dans un café et on a le droit en 2025 de prendre des cafés sans être enregistré.

Et donc je pense, monsieur le rapporteur, que vous devriez le rappeler et ne pas vous baser sur des enregistrements effectivement de manière qui ont été faits de manière illégale. Les journalistes sont libres de leurs propos. Monsieur le rapporteur, vous demandiez à être respecté.

Il faut être respectable pour être respecté. Je crois que vous sortez vraiment de la fonction. Et il n'y a pas de police du langage.

Je suis désolé. Vous allez chercher des questions sur des sur des questions sémantiques qui n'ont aucun rapport avec qu'est-ce que doit être l'audiovisuel public. Voilà.

Donc je pense qu'il faut remettre le cadre. On est à l'Assemblée nationale, on est dans une commission d'enquête et on cherche à savoir si l'audiovisel public fonctionne bien, si on peut l'améliorer, s'il y a des choses. On n'est pas dans un procès contre les journalistes qui ont le droit aujourd'hui de dire ce qu'ils pensent et de faire leur travail.

Je vous remercie. Merci. Monsieur Yordanov et je crois que depuis le début de notre travaux, j'ai même commencé nos travaux en indiquant que cette commission d'enquête serait pas lieu d'un tribunal politique.

Je le fais à chaque je et je m'efforce et je me refasse de m'en assurer et je fais de mon mieux pour m'en assurer et j'essaie de modérer les débats comme je le peux et je continuerai à le faire. Cette commission d'enquête est en cours. Elle ira à son terme et je garantirai en tout cas je m'y emploierai à faire en sorte que nous nous transformions pas en tribunal et en juge.

C'est pour cette raison qu'à chaque audition, je rappelle les codes de procédure pénale, je rappelle le code civil et que j'indique au rapporteur qu'il n'est pas ici dans un rôle de procureur et d'inquisiteur mais qu'il peut poser des questions. Enfin, je vous dirai que c'est pas anormal et je termine de pouvoir auditionner des journalistes, des éditorialistes dont une vidéo a suscité de l'interrogation des Français. J'étais le premier à en contester la méthode, à rappeler le respect absolu de la vie privée.

Je remercie les deux personnes que nous avons convoqué aujourd'hui, monsieur C, monsieur Lebrand, d'être venu et de venir répondre à nos questions, d'avoir répondu même à des questions auquel il n'était pas obligé de répondre et je souhaite pour les auditions à venir et je le redis que nous puissions respecter le cadre de cette commission d'enquête qui est la capacité des députés de contrôler l'action des entreprises publiques, de l'État, des opérateurs mais pas de se transformer en juge ni en inquisiteur. Monsieur Danaf, en 30 secondes. Je vous remercie monsieur le président pour ces précisions et donc je constate que l'audition que nous menons aujourd'hui n'est pas dans le cadre de cette commission d'enquête puisque les le fait que monsieur le Grand ne travaille pas pour France interre a déjà été établi.

Donc je pense qu'on est en dehors du sujet et donc c'est votre responsabilité d'arrêter ce spectacle qui n'a aucun sens. Merci monsieur Jordanov. Je vous indiquerai que ce n'est pas exact.

Monsieur le Grand a des liens avec France Interre. quand vous regardez son compte Twitter aujourd'hui, il y a encore des liens avec France interne puisque le donc donc je non mais on va pas remettre en cause le fait de pouvoir auditionner dans une commission d'enquête sur le duel public des journalistes et d'éditorialistes. Ensuite la manière dont on conduit les débats, la manière dont on les interroge, la manière dont on peut effectivement donner le sentiment que nous serions des juges, c'est autre chose.

Mais ne remettons pas en cause le principe de la commission d'enquête et des personnes que nousons et ensuite la manière dont les débats se tiennent. Je donne la parole à madame Mat. Allez-y.

Merci monsieur le président. Monsieur euh Thomas le Grand, euh en tant qu' éditorialiste, vous êtes amené à proposer des analyses et des points de vue, tout en vous inscrivant dans un cadre déontologique exigeant en matière de neutralité et de pluralisme. Dans un contexte où certaines séquences parfois extérieures à l'antenne peuvent être utilisées pour mettre en cause la neutralité de journaliste du service public, comment pourriez-vous définir dans votre pratique ce qui relève du commentaire politique légitime et ce qui pourrait être perçu par le public comme un biais incompatible avec les exigences du service public ?

Puisque vous y avez travaillé, vous pouvez avoir un avis sur ce sujet. Quelle garde fou vous paraissent essentiel pour préserver la confiance des auditeurs ? Je vous remercie.

Merci madame Matte et monsieur Morel pour la gauche démocrate et républicaine. Merci monsieur le président. Tout à l'heure, je faisais part de mon malaise relativement aux questions qui étaient posées à monsieur Cohen et le malaise s'est pas dissipé là.

Et d'ailleurs parfois je trouve que cette commission verse dans le glo. C'est pas la première fois qu'on interroge euh un journaliste sur ce que fait son conjoint ou sa conjointe hein parce qu'on avait eu déjà les questions pour le président de l'ARCOM tout à l'heure, monsieur Sidbon Gomez. Je suis pas sûr.

Oui, mais je suis pas sûr que ça soit vraiment de bonne à loi pour la suite de cette commission. Ça n'a rien à voir avec les commissions d'enquête. Ça devient glo aussi parce qu'alors on est passé euh du commentaire sur une vidéo qui a été prise dans des conditions illégales, on le répète, entre des responsables politiques euh et des journalistes vidéo qui est quasiment enfin quasiment présenté.

Et là, vous avez parlé de rendez-vous stratégique. C'est quand même pas la conférence de Yalta, hein. Je veux dire, monsieur Broussier, monsieur Jouvet sont des gens talentueux et sympathiques.

Enfin, c'est quand même un café informel où on apprend pas grand-chose à part peut-être en effet que à la fin le PS serait prêt à se raller à monsieur Gluxpan la belle affaire. Mais on est passé de ça à maintenant un café que monsieur le Grand a pris avec une amie qui n'est pas sa supérieur hiérarchique et on lui demande quasiment qu'est-ce qui s'est dit ? Mais et c'est pas vous qui allez me demander ce que je dois poser comme question.

Ça va hein 2 secondes. Mais ça vous regarde pas la question que j'ai posé. Je fais ce que je dis.

Vous me faites perdre 10 minutes 10 secondes de temps de parole. Donc ça suffit. Euh bientôt on va lui demander quel é quand même c'est dingue.

Bientôt c'est est-ce qu'elle a pris une sucr ? Moi je trouve ça totalement normal qu'il a envie de prendre un café avec une amie et qui parle de ce qui va lui arriver aujourd'hui. Bah je vois pas en quoi c'est scandaleux.

Ce qui est scandaleux en en revanche c'est d'en faire les gros titres pour présenter ça comme quelque chose. C'est limite le watergate quoi. Bon alors j'en viens à ma question.

Précisément ce qui illustre la séquence d'aujourd'hui, c'est qu'il y a une abolition progressive entre ce qui relève de l'expression publique et de la sphère privée au moyen de choses très intrusives avec des caméras et des microespions. Moi, ça m'inquiète et c'est une pente qui m'inquiète. Qu'en pensez-vous monsieur le Grand ?

Puisque tout vous réfléchissez aussi sur les médias et sur l'évolution du paysage médiatique. Et la deuxième question que j'avais envie de poser, ça m'est venu je sais plus quand dans la conversation. Monsieur Macron a soulevé mais c'est incroyable.

Madame Parmentier s'il vous plaît. Madame Parmentier Madame Parmentier. Madame Madame Parmentier.

Madame Parmentier s'il vous plaît. Monsieur Morel, allez-y. Allez-y.

Monsieur Morel, allez-y. Monsieur Morel, allez-y. Monsieur Morel, pouz nous dispenser commentaires, ça serait mieux quoi.

Allez-y. La deuxième chose, monsieur, c'est la journaliste en elle qui bouillonne. Allez-y.

Allez. Oui. D'accord.

Bah écoutez, journaliste, euh bah écoutez, je voulais juste vous interroger sur une initiative que certains ont jugé malencontreuse du président Macron sur le fait de donner un label à un certain nombre de médias. Ça ça fait peut-être l'objet d'ailleurs de notre commission. Très bien.

C'est laisation de l'information qui est une question qui tout à l'heure a été qui tout à l'heure a été d'ailleurs posée. J'ai quatre questions. Madame Sicard pour une minute.

Non, pas de question. Madame Tailler Pant, vous vouliez poser une question ou un commentaire ? Allez-y, vous avez une minute pour vous exprimer.

Merci monsieur le président. Je rejoins les propos de mon collègue Jérémy Jordanov euh sur la façon dont se déroule cette audition. dans la suite assez logique et dans la continuité de la précédente, on assiste effectivement à un procès politique avec où le rapporteur à mon sens oui sortement des de ces missions et notamment de de ces de ces missions de de représenter hein l'Assemblée nationale dans ses fonctions.

Il tort les propos tenus par monsieur Cohen tout à l'heure. Il utilise sans arrêt des montages qui sont falsifiés. Vous vous posez euh vous sur un vous reposez sur un constatsier en lui faisant dire des choses que visiblement il semble ne pas dire.

Vous répétez 3 4 5 6 fois les mêmes questions. Vous interrogez les gens sur leurs réactions par rapport à des propos sortis de leur contexte de l'antenne il y a proféré il y a 6 mois parfois 10 ans. Bref, on n'est pas du tout dans le sujet de cette commission d'enquête.

C'est la raison pour laquelle j'avais demandé un bureau et je regrette, monsieur le président, que vous ne le convoquiez qu'après les vacances. Merci madame la députée. Et quand vous serez rapporteur d'une commission d'enquête, vous aurez le loisir de mener les débats, de poser les questions que vous souhaiterez et j'ajouterai madame la députée par souci de transparente par souci de transparence madame la députée pour les Français qui nous écoutent que j'ai convoqué une réunion de bureau il y a quelques semaines où nous avons évoqué la liste des personnes à auditionner dans le cadre de cette commission d'enquête que le rapporteur a souhaité que nous auditionnons monsieur le Grand et monsieur Cohen.

Et par souci de transparence, je pense qu'il est bon de rappeler que vous n'y êtes vous ne vous êtes pas opposé au principe de cette audition. Donc je veux bien qu'on m'explique maintenant qu'on comprend pas très bien pourquoi on a convoqué devant cette commission d'enquête monsieur Cohen et monsieur Levin. Vous allez répondre au bout de mon propos.

Personne dans cette réunion de bureau ne s'est opposé à l'audition de monsieur Cohen et de monsieur le Grand que ensuite vous remettiez en cause la manière dont le rapporteur pose les questions et peut transformer ou pourrait transformer cette commission d'enquête en tribunal politique, c'est d'autre chose. Mais s'il vous plaît les uns et les autres, ne remettez pas en cause le principe ni de la commission d'enquête qui a été créée avec l'assentiment des groupes politiques puisqu'il y a eu un vote en commission des affaires culturelles. Même si le vote ne vaut pas acceptation du thème puisquon se prononce juste sur la procédure.

Bon, on rentre dans détail un peu technique, mais ne remettez pas en cause le principe des auditions, s'il vous plaît, et essayez de pas mettre en cause le rapporteur. Chacun jugera de la manière dont il pose des questions. C'est votre travail personnel.

On n'est pas là dans le temps qui vous est importi pour commenter la manière dont le rapporteur mène ses travaux. Allez-y, allez-y. Je souhaite répondre parce qu'effectivement quand il a été question de l'audition de monsieur Cohen et de monsieur le Grand, on s'est posé la question de les de les auditionner ensemble et on a convenu que ce n'était pas une bonne idée afin que ça ne tourne pas en boucle uniquement sur cette histoire, mais que nous puissions avoir d'une part pour monsieur Cohen son expérience de assez longue en tant que responsable de la matinale d'être à la fois sur les sur le télé sur le la télévision.

Vous vous m'interpellez mais je réponds je je réponds à monsieur le président. Je réponds à monsieur le président. Don la parole quand même qui me répond.

Allez-y donc les débats de ce bureau. Ne me laissez pas penser que nous passerions 2h30 de fois sur exclusivement les la la vidéo volée et tronquée et ça je ne pouvais pas l'imaginer. En réalité je pouvais pas l'imaginer.

Ce n'est pas la raison pour laquelle ce à quoi nous assistons. Je Merci madame la député. C'était pas la raison pour laquelle nous avons convoqué monsieur le Cohen et monsieur Land en deux auditions séparé, c'est parce qu'ils n'ont pas du tout les mêmes statuts et donc c'était important de les auditionner de manière séparée.

Madame la vice-présidente Abomangoli, vous souhaitez poser une question du jour. Monsieur le président, bonjour monsieur le grand. Donc à la suite d'enregistrement volé, monté et tronqué d'une conversation avec les responsables du Parti socialiste le 7 juillet, vous avez été attaqué par les médias détenus par le milliardaire actionnaire Vincent Boloré et par des responsables politiques d'extrême droite.

Évidemment, les multicombations, par exemple de C News et sa ligne éditoriale ne semblent pas les déranger. Oui, nous savons qu'ils veulent abattre le service public de l'audiovisuel et nous le condamnons. Soutien mais soutien critique parce que malgré cela, ça n'empêche pas certaines interrogations légitimes.

Moi, j'ai donc deux questions. La première, dans le cadre des rendez-vous avec des responsables politiques, nous en avons régulièrement, nous des rendez-vous avec des journalistes, ne devrais pas vous contenter d'écouter plutôt que de donner votre appréciation ou des conseils autour de telle ou telle configuration politique ? Parce que moi par par personne me pose la question de comment on va participer à une primaire et ensuite on regarde de l'expérience que vous avez rapporté à la rédaction des roc.

Pensez-vous normal que les assalamé dont le compagnon est candidat présidentiel occupent une un tel espace sur les services publics de l'audiovisuel ? pas très bien pourquoi on demande de commenter à monsieur le Grand alors qu'il est pas employeur directeur d'antenne. Bon donc je rebondi sur l'expérience qu'il a lui-même relaté j'indique il est pas obligé de répondre s'il soit il peut voilà je je permets d'indiquer cela monsieur Balard répondre pour conclure en nous rappelant conclure vous avez été merci président donc oui j'étais voilà journaliste 40 ans 6 ans dans le service public et j'ai comme pour Patrick Cohen tout à l'heure j'ai partagé un an je crois fin en 93 enfin les la même rédaction que que Thomas le Grand moi j'ai deux questions rapides Euh est-ce que vous Alors, on va pas revenir sur ces propos enregistrés à l'insu à votre insu, article 226 du code pénal, on est d'accord, mais est-ce que vous condamnez les mêmes pratiques opérées par des émissions du service public, je pense par exemple à complément d'enquête ou alors à Cach Investigation où là c'est un véritable festival.

Vous faisiez tout à l'heure vous aviez un commentaire en disant si vous arrivez au pouvoir, ce sont des méthodes euh qui seraient déployé euh dans les médias mais enfin c'est déjà le cas a priori. Et puis moi j'aurais une autre question. Vous avez été alors vous êtes éditorialiste la libération, il y a absolument rien à redire là-dessus bien évidemment vous animiez une émission à France Terre qui s'est terminée le fin juin euh qui était diffusé le samedi à 18h qui alors je vais peut-être écorcher le titre mais le monde des idées politiques quelque chose comme ça.

Enquête ? Ouais. Enquête voilà enquête de politique en deux mots.

Enquête voilà émission que j'écoutais parce que je fais beaucoup de voitures dans ma circonscription. Euh mais alors euh la présidente de Radio France nous a dit "C'était une émission complètement euh à politique." Alors on a fait enfin j'ai fait le même métier que vous.

Euh honnêtement quand je l'écoutais, j'avais pas tout à fait le même sentiment. C'est pas vous que je vais apprendre que en fonction des invités, en fonction des angles qu'on prend, en fonction de la façon dont on mène les débats, des sonores que l'on prend, on peut aller dans une direction. Voilà, plutôt à droite, plutôt à gauche.

En l'occurrence c'était plutôt plutôt à gauche. Mais est-ce que vous pensez pas que ça peut créer une suspicion auprès de l'opinion publique des auditeurs ? même vous êtes éditorialiste encore une fois, moi j'ai rien à redire là-dessus hein à Libération mais vous animez une émission sur le service public qui infiné quand même est plutôt orienté.

C'est ma question. Merci Balard monsieur le Grand, j'espère avoir bien tout noté. Madame Parmentier, vous me posiez la question de mon statut.

Euh effectivement, c'est un peu compliqué. jusqu'en 2021 euh j'étais éditorialiste euh donc à France Interre et j'avais un CDI, je faisais partie de la rédaction. J'avais un CDI.

J'ai arrêté euh cette fonction, c'est moi qui ai choisi d'arrêter cette fonction et pour animer l'émission en quête de politique dont monsieur Ballard parlait euh tout à l'heure à l'instant. Et pour cette émission, j'ai eu ce qu'on appelle un contrat de grille. Je pense c'était j'avais un contrat pour 42 émissions qui correspondaient au 42 dimanche puis samedi parce que l'émission a changé de de jour par année.

Et donc voilà, chaque année pendant 3 ans, je rignais un contrat qui allait de septembre à juin. Donc en juin euh 2025, mon contrat s'est arrêté et l'idée c'était que je fasse une pige tous les dimanches matin un débat qui s'appelait un peu pompeusement face à Thomas le Grand. Bon euh et et c'était un un débat d'un quart d'heure euh 12 minutes euh au cours duquel bon ben je parlais à peu près la moitié du temps face à face à à un contradicteur de droite ou de gauche d'ailleurs et mon idée notre idée avec Philippe Corbet le directeur de la rédaction c'était de montrer qu'on pouvait débattre de sujets qui polarisaient euh mais sans polariser.

C'estàd qu'on pouvait faire des débats sereins. On voulait essayer de montrer qu'on pouvait prendre des sujets chauds et les traiter de façon sereine, responsable en essayant de parler à la raison et à l'intelligence et non pas simplement à la passion et à l'invective. Ça recouvre un petit peu ma propre ligne éditoriale.

La libération, il y a il y a il y a il y a une ligne éditoriale, mais on a chacun les billétistes et les éditorialistes. On a on a chacun un petit peu des sensibilités. Je préfère utiliser le mot sensibilité.

Et moi, je suis celui qui à Libération défend plutôt la culture du compromis plutôt que la culture de l'affrontement. Voilà, j'aime et et c'était un petit peu dans cette idée-là. Euh vous comprenez que j'ai pas voulu continuer.

J'ai j'ai plutôt j'ai j'ai décidé en collaboration avec la direction de de France Inter de considérer que la situation était plus assez sereine. Je pouvais plus exercer ce cette fonction de façon sereine. Donc j'ai j'ai dit j'arrêtais et comme je suis éditorialiste à Libé bah voilà je reste éditorialiste à Libé.

Donc en septembre, en septembre la dernière mission c'est juin. Après, j'ai plus rien eu. Donc le 7 le 7 juillet, j'étais à Libé, c'est tout.

Et puis j'ai eu une pige pour le premier pour la première mission le 1er septembre. Voilà. Et la deuxième émission, elle a été suspendue comme vous l'a expliqué madame Veille.

Et puis après la suite, voilà. Donc je ne suis pas et je n'étais pas à à l'époque de ce café. Euh mais cependant effectivement euh je sais que mon image et mon nom sont accollés à euh à France Interre aussi depuis des années et je vais pas vous dire "Ah bah non euh il se trouve que en l'occurrence je parlais de papier d'articles pardon que j'avais fait à Libération et c'était pour ça que les deux socialistes voulaient des explications.

Madame Souet, j'ai connu alors je veux pas faire le vieux le vieux mais effectivement j'ai connu vos parents qui étaient journaliste et je les ai fréquenté. C'était des des des journalistes que je respectais et que j'aimais bien. Ils sont en retraite maintenant et je les salue s'ils nous regardent.

J'ai pas du tout compris votre question en revanche, je suis désolé. Vous dites "Est-ce que j'ai pas l'impression de faire le jeu du Front National parce que je suis pas honnête Alors, je vais pas vous dire je suis pas honnête, ça je voilà, je pense être honnête. Donc je peux pas avouer que je suis pas honnête.

C'était et et je pense pas faire le jeu du Front National en faisant mon métier. Euh je vous laisse cette analyse selon laquelle je fais le jeu du Front National. Je pense un peu, je je vois un peu où vous voulez en venir mais ça serait une petite je veux pas développer une analyse politique.

Vous pensez que comme je suis, je viens de le dire plutôt pour le compromis plutôt que l'affrontement que j'ai du coup non c'est pas la radicalité. Je je Bon alors je sais pas maintenant vous vous dites que je suis malhonnête. Alors j'accepte pas cette voilà je je je vous en veux pas vous avez mais je suis pas malhonnête.

Expliquer vraiment 2 secondes. Allez rapidement. Oui.

Non, c'est juste que je vous ce que je dis, c'est que vous cultivez l'ambiguïté et que vous n'assumez pas réellement. Assumez quoi ? Votre proximité politique avec le Parti socialiste.

Vous êtes d'accord avec monsieur Alon ? Donc alors donc quand quand je suis à l'origine quand quand je c'est pas un crime mais c'est pas le cas. Je suis je suis je suis totalement indépendant.

Je suis pas j'ai Non, attendez, c'est des questions importantes. On va pas on va pas on va pas rigoler comme ça. Enfin, déjà vous mettez vous vous vous mettez en cause l'indépendance de monsieur le Grand.

Donc, il peut vous répondre. Allez-y. Monsieur Lebrand.

J'ai été euh éditorialiste pendant tout le quinquena de monsieur Hollande. Je vous propose de si vous avez du temps à perdre de relire. C'est sur le site de France Interditau et je vous demande je vous je vous Voilà, monsieur Morel s'en souvient.

Euh je je vous demande de surtout, c'est pareil pour euh Patrick Cohen, hein, de nous juger, vous êtes pas là pour nous juger, c'est pas un tribunal, mais de de juger notre travail à ce qu'on écrit, à ce qu'on écrit et à ce qu'on et et à ce qu'on dit. Alors maintenant, si dans ce que vous percevez de ce que j'écrit euh vous pensez que j'ai une proximité avec le Parti socialiste parce que effectivement je peux critiquer quelquefois une certaine radicalité ou au moins la culture de l'affrontement, euh je je comprends votre point de vue maintenant. Je peux pas je peux pas répondre.

Voilà, vous dites vous parlez d'honnêteté, bah j'ai je je pense pas que je sois malhonnête et je pense pas faire le le le jeu du du Rassemblement national. Euh alors, est-ce qu'on peut juste rappeler parce que je sais que les collègues le le savent mais parce que c'est important aussi parce qu'on a faut aussi discuter du fond des sujets pour aller au bout de ces questions-là de pluralisme, d'indépendance. Pourquoi la presse écrite a pas les mêmes règles que l'audiovisuel public ?

Pourquoi l'audiel public a pas les mêmes règles que l'uel privé ? des journaux et vous le savez hein madame S, je dis pas que c'est c'est c'est ce que vous avez dit mais la ligne éditoriale de l'humanité c'est pas exactement la même ligne éditoriale que de libération et que le métier d'éditorialiste c'est un métier particulier parce qu'aujourd'hui vous mettez en cause une indépendance mais un éditorialiste, il a le droit d'avoir un parti prix. Non mais alors j'ai pas alors j'ai peut-être mal compris ce que vous disez.

Alors je je le dis pas pour vous. Je je le dis peut-être pas pour vous. Non non mais j'ai peut-être pas compris.

C'est pour aller au bout de la question. J'ai pas compris ce que vous vouliez signifier. Est-ce que c'était dans Non mais pardon, c'est c'était une question mais j'ai le droit de poser une question à pour comprendre votre question.

Est-ce que vous mettiez en cause les écrits en tant qu'éditorialiste ou la rencontre avec le avec le avec les les responsables du parti socialiste ? C'était ça la question. En fait, vous avez pas compris, monsieur le président.

En fait, justement, je suis en train de dire que il faut euh être honnête, assumé et en vérité, justement quand une ligne éditoriale est assumée par un journal, en fait, moi je le salue puisqueen fait, au moins c'est honnête. Pardon, j'avais pas compris ce point. Donc voilà.

Très bien madame madame, je vous remercie de cette question parce que pardon madame Soué Madame M je vous remercie de cette question parce que c'est important de de distinguer euh le rôle de d'éditorialiste au service public et le rôle d'éditorialiste dans un journal comme Libération. Euh quand j'étais éditorialiste à France Interre, c'était à 7h43. À 7h457, il y avait euh Dominique SE.

Nous n'avons pas la même sensibilité. Et puis après, il y avait à euh à 7h50 un invité politique, ce quart d'heure qui a très bien marché, qui était animé d'ailleurs par Patrick Cohen pendant un longtemps et puis euh après par euh par Nicolas de Moran. Euh ce quart d'heure euh me semble-t-il avec cette diversité de points de vue, point de vue par opinion, on pourra je pourrais différencier ça euh finalement offrait euh à l'auditeur, je pense euh un panel de la diversité euh des sujets qui participaient à la grande conversation nationale du moment.

Et alors, je je je voudrais spécifier le rôle du de l'éditorialiste selon moi parce que chacun a son rôle à son à sa définition. l'éditorialiste du du politique du service public. J'ai des sensibilités euh elles sont avouées.

Je suis un peu écologiste, je suis plutôt à gauche et euh ce qui m'intéressait dans le dans ce que je traitais dans le service public, c'était plutôt des questions démocratiques. Par par exemple, j'ai été éditorialiste quasiment pendant tout le quinquenaade de Nicolas Sarkozi. Je n'ai pas critiqué des lois en tant que tel en disant cette loi est mauvaise pour la France.

Je me suis pas indigné. Je ce que j'ai fait par exemple au bout de la 7e loi, il y en a eu je crois 8 ou neuf. Au bout de la 7e loi sur la la sécurité, je disais tiens encore une loi.

Alors que les décrets d'application de la précédente n'étaient pas publiés. Et donc je disais, c'est étrange et ça peut vous intéresser en tant que législateur, la vie d'une loi aujourd'hui, le moment important d'une loi aujourd'hui, c'est le moment où il est annoncé et non pas le moment où il crée du droit. Et c'était plutôt sur ces thèmes-là.

Quand j'étais éditorialiste sous l'empire de monsieur Hollande qui était président de la République, euh je ne prenais pas partie pour ou contre les frondeurs. Je pointais simplement et j'en ai même fait un livre qui s'appelle Arrêtons d'élire des présidents. Je pointais simplement qu'on avait la preuve avec François Hollande que pour se faire élire en France avec l'élection du président au suffrage universel à deux tours tel qu'il est aujourd'hui, pour se faire élire, il faut dire des choses qui ne correspondent pas à ce qu'on fera.

C'est un peu pour ça que par exemple Jacques Delor, un autre personnage pour qui je j'ai de la considération, avait dit non. C'est un peu aussi pour ça que Michel Recard, vous avez compris que j'aimais bien Michel Rocard, n'avait jamais été en position d'être candidat. Donc ce genre de choses qui ne sont pas neutres euh qui sont orientées mais euh qui sont plutôt du domaine du point de vue que de l'opinion.

Et vous savez, j'ai la chance d'être d'une famille nombreuse et j'ai pas mal donc les tentes de cousins. Et ce qui est intéressant euh dans une famille nombreuse, c'est que dans les réunions de famille, c'est ça ça ressemble à un petit parlement. Il y a un peu de tout le monde.

Et à chaque fois que je faisais un papier qui critiquait plutôt la droite, je pensais à un de un ou deux de mes oncles euh plutôt à droite et à chaque fois que je tapais un peu sur la gauche, je pensais à d'autres et et en fait quand on est dans le service public, je pense que quand on fait l'éditao, on ne veut pas marquer des points, on veut donner des clés et des clés qui sont assumées comme étant celle d'un d'un certain point de vue d'une certaine sensibilité, sachant que juste après moi, un autre point de vue allait s'exprimer. À libération, c'est différent. à Libération, j'ai intégré un journal qui a une ligne une ligne politique.

Alors, il a pas une ligne très précise, c'est le progressisme en tout cas la gauche parce que le progressisme, on l'a vu hier, c'est beaucoup plus large et beaucoup plus philosophique. Et voilà, en donnant mon éclairage dans Libération, là j'essaie plutôt de réfléchir à un sujet particulier et de peut-être donner des arguments dans la bataille culturelle en cours en ce moment. et encore dans cette grande conversation nationale, j'ai la chance de pouvoir donner là plus mon opinion que mon point de vue.

Je sais pas si la différence entre point de vue et opinion telle que je voulais expliquer ici est très claire. Certains vont peut-être la trouver un peu spécieuse mais voilà, c'est comme ça que j'essaie de faire honnêtement madame Souet mon travail. Euh hm monsieur Morel, l'espionnage et le label.

Alors, c'est vous qui m'avez posé ces questions, excusez-moi. Euh l'espionnage, alors je suis bien en peine. On m'a expliqué depuis euh cette affaire qu'il fallait que je converse uniquement sur signal messagerie cryptée.

Madame Bloc n'a pas signal. Je suis même pas sûr qu'elle sache que c'est. C'est pour SMS, hein.

Euh, il fallait même que j'ai des téléphones sur numéraire et cetera. Il fallait que je fasse attention à ce que je dise et je remarque que de plus en plus de journalistes sont obligés de faire attention à ce qu'ils disent même devant leur téléphone. Je ne suis pas parano et même si je pense que il faut l'être, je continue à aller dans les cafés.

Encore une fois, je ne respecterai pas la consigne ironique de sibile. Je continue à aller dans les cafés et puis euh et puis voilà. Je ferai un peu plus attention et j'espère qu'on va pouvoir continuer à aller dans les cafés, à pouvoir parler politique, prendre un café avec monsieur l'oncle et sûrement s'écharper gentiment et continuer à faire de la politique, c'est quand même ce qu'on aime tous.

Et si on devait être espionné pour ça, ça m'inquièterait. Donc euh le label. Alors le label c'est une question intéressante.

Euh moi j'ai toujours été plutôt défavorable à l'idée qu'on qu'on établisse par exemple un code de déontologie très ferme parce que le journalisme est un métier de liberté. Il y a des règles de fabrication de l'information. On j'en ai parlé tout à l'heure quand on normalement un journaliste ne se déguise pas et ne se et ne vole pas du matériel pour faire des informations.

Vous connaissez peut-être tous Gunter Valraf qui est un un des grands journalistes allemands qui s'est déguisé en turc pour pouvoir démontrer que des entreprises allemandes employé de façon illégale et et et même une sorte de traite des de d'esclavage de travailleurs allemands qui pourrait dire que qu'unter Valraf est moins journaliste que je sais pas Laurence Ferrari par exemple. On ne vole pas les documents, mais quand des documents nous sont refusés et que on pense que ces documents sont d'intérêt général et qu'ils peuvent même montrer des délits dont la justice pourrait se saisir, et bien là ça me paraît justifié. Il m'a été reproché sur ces news euh pendant tout ce bashing euh de me plaindre d'avoir été euh euh qu'on ait diffusé mes mes café, le le contenu de ce café et d'avoir défendu pourtant dans un édito de libération euh les la publication par Méia Part des écoute au moment de l'affaire Ben en cours tout simplement parce que la publication de ces écoutes ont fait évoluer la procédure dire judiciaire, il y avait des délits qui étaient révélés et puis tout simplement parce que la publication ces écoutes l'ont ont été faites selon les canons du journalisme.

C'est-à-dire que chaque protagoniste de ces écoutes ont été prévenus avant. On leur a demandé leur avis. Est-ce qu'elles avaient quelque chose ?

Je me suis C'était évident pour moi, mais avant de vous répondre, j'ai quand même appelé euh les personnes de Méia Par qui ont dit "Ben évidemment, on a enlevé on a enlevé tout ce qui était qui pouvait être privé, tout ce qui pouvait être qui n'avait aucun rapport avec l'affaire et puis tout le reste a été fait selon les canons du journal." C'est ça. Ça répond un petit peu monsieur Ballard à votre question.

Pourquoi Cach Investigation quand ils font des euh des caméras cachées, c'est que on leur a d'abord refusé l'accès ? Moi, on m'a pas demandé l'accès à mon café. Ah si si.

Et puis j'ai participé vous Ah bah vous avez participé en tant vous avez été caméra cachée, vous avez été victime de fauteuil rouge. Oui, vous été fauteuil rouge, je m'en souviens. Je crois quand vous parlez en dehors du micro, personne vous entend.

Donc on va on va on va avancer. Non non mais c'est c'était enfin voilà quand je dis fake news, on réagir, il y avait pas le lien entre immigration et sécurité en s'appuyant sur un rapport qui datait des années 90 et qui venait du Chine bref non mais attendez non mais il y avait une séquence avec Pascal pro qui avait été enregistré à son insu. Il était pas flouté parce que c'était par téléphone mais on lui avait pas demandé l'autorisation de le diffuser à l'antenne.

On vous laissera entre ancien entre ancien journaliste et journaliste discuter entre vous. Je vous propose de qu'on lui qu'on lui a pas dit monsieur le grand je vous propose de répondre. Est-ce qu'il y a eu des réponses ?

Continue. Je c'est c'est bientôt fini. Je crois est-ce qu'il y a eu des réponses ?

Est-ce que certains collègues n'ont pas obtenu leurs réponse ? Je crois que vous avez répondu quasiment à tout madame. Non, écoutez plutôt que que donner son avis.

Madame, vous m'avez demandé madame la viceprésidente. Oui, pardon. Madame la vice-présidente, vous m'avez demandé de pourquoi quand je quand je déjeune avec quelqu'un où je prends un café, je donne mon avis et j'écoute pas.

Alors, j'ai beaucoup écouté dans ce dans ce café. Il se trouve que on a 3 minutes, on me voit parler, j'ai parlé 3 minutes et un peu plus, hein. Et puis c'est vrai que euh ce qu'a fait était motivé et celui-là en particulier et ceux des éditorialistes.

Nous les éditorialistes, par rapport à l'époque où j'étais reporteur, monsieur Ballard pourrait pourrait faire dire la même chose avec des journalistes économiques, il rencontrait des syndicalistes, des patrons. Nous quand on est reporteur, on y va pour avoir des infos. Une fois qu'on est éditorialiste, on n'est plus chargé de récolter des infos. on est chargé de donner un éclairage comme je vous l'ai expliqué comme vous le savez et et là je reviens à ce que je vous ai dit tout à l'heure le complexe du commentateur quand quand un un un homme politique ou une femme politique euh considère que ce que j'ai dit est injuste mais j'ai eu une conversation comme ça il y a pas très longtemps avec Xavier Bertrand par exemple je sais pas si j'aurais dû le dire parce que je lui ai pas demandé l'autorisation mais enfin en tout cas il considérait que que ce que j'avais dit j'avais mal compris c'était injuste et je lui ai donner mes explications.

Le début de la conversation, c'était très tendu et puis après on a discuté entre nous parce que on soigne nos relations. Et là, si vous m'avez filmé, vous m'aviez filmé à ce moment-là euh et et si vous aviez fait un savant montage, j'aurais pu apparaître comme le conseiller ou l'ami ou le comploteur de Xavier Bertrand. Monsieur monsieur le grand, juste pour pas pour pas mettre en cause, enfin pas mettre en cause mais pour pas simplement révéler monsieur monsieur monsieur Bertrand, est-ce que vous pouvez simplement nous dire est-ce que c'est- Voilà, c'est courant.

C'estàd que tous les éditorialistes, tous ceux qui font profession de commenter ce que vous faites alors que vous êtes élu, que vous avez des budgets à gérer, que vous avez des responsabilités, que si vous si si vous euh C'est très clair, mais on a on a compris vo et ben nous nous considérons en tout cas que tant que vous appelez pas nos patrons pour vous plaindre, et bien nous vous devons des explications si c'est demandé normalement et généralement c'est demandé normalement et ce que j'ai fait avec les socialistes Cela, je le fais avec tous les partis. Quand je dis tous les partis, c'est même le vôtre. Monsieur, vous aviez dit monsieur Land, vous avez monsieur Land avec plaisir monsieur On va pas révéler tous les cafés des uns et des autres et les appels.

Vous avez monsieur le grand indiqué et c'est tout à fait intéressant que vous commentiez et que les respons et que les responsables politiques agissaient. vous avez indiqué que vous étiez un passionné de la politique et que vous effectivement rencont que nous sommes, que vous commentiez nos actions et c'est une question, il y a aucune arrière-pensée. Est-ce qu'après des années de commentaires euh de de de passion pour la vie politique, puisque vous êtes un expert, vous êtes devenu au fil des ans un expert, est-ce queil y a une tentation puisqu'on voit qu'il y a d'anciens journalistes qui qui sont devenus députés, est-ce que comment on gère peut-être cette tentation de devenir un acteur et de pas en rester au commentaires ?

Et il y a aucune arrière-pensée dans ce que je vous dis. Il y a ici des journalistes qui ont décidé de franchir, j'allais dire et qui ont décidé de s'engager et de devenir élu. Et ça m'intéressait de savoir puisque vous vous l'avez dit et vous avez fait cette différence entre les élus et des journalistes, mais comment on essaie de contraindre si c'est le cas parfois la volonté aussi peut-être de devenir un acteur politique ?

Euh oui, évidemment quand on commente tout le temps et quand on Oui, c'est on pourrait avoir cette tentation. Moi, moi je l'ai pas. Je fais quelque chose.

En revanche, à chaque fois que je critique quelqu'un, que je critique que je fais une analyse critique, je critique pas quelqu'un, je fais une analyse critique de quelqu'un, j'essaie de me mettre à sa place, c'est-à-dire j'essaie de me mettre dans dans de voir toutes les contraintes. Je l'ai même fait, je l'ai même fait, je peux vous dire me concernant quand le mot suspension a été prononcé, je me suis dit, j'ai pris ça, c'était difficile parce que suspension ça peut ressembler à une sanction. Madame Veille a dit que c'était la suspension de l'émission.

Je me suis dit avant de critiquer ça, euh mets-toi à la place de Madame Veille qui a une maison de 11000 personnes à gérer qui a qui l'Assemblée nationale est en train de gérer ce est en train de voter le budget. Voilà, je me mets dans cette configuration là que j'espère honnête. Madame Souet, merci.

Je veux vous remercier. Non, je voulais répondre parce que c'est important pour l'émission Enquête de politique. Vous disiez, monsieur Ballard, que elle vous paraissait orientée.

Vous êtes au Front National. Heureusement que en écoutant une émission qui me semble-t-il, je sais pas si elle est orientée mais qui est honnêtement fait, elle vous semble orientée, j'ai fait par exemple, c'était des ismes, j'ai fait beaucoup d'émissions sur le conservatisme. Le conservatisme, c'est très intéressant parce que c'est une notion qui évolue qui évolue beaucoup avec des chercheurs intéressants et notamment un jeune chercheur euh dont je alors attendez, je peut-être que si monsieur les je vous propose en tout cas il y a des chercheurs sur le conservatisme c'était des chercheurs qui étaient officiellement conservateurs comme Olivier Olivier d'Ar qui n'est pas un jeune un jeune chercheur ou comme Latitia Strosbonard qui ont des réflexions très intéressantes Euh, j'ai effectivement sur mes éditions sur le nazisme, j'ai pas pris de chercheur nazi.

Merci. Nous avons commencé ce matin avec le progressiste. On conclut avec le le conservatif.

Je voulais vous remercier monsieur le grand d'avoir répondu d'avoir répondu à nos questions et je voulais vous redire parce que vous l'avez évoqué, j'ai commencé comme ça ce matin qu'effectivement il y avait des mots qui étaient des armes qui consistaient parfois à mettre des cibles dans le dos des citoyens et je veux vous assurer du soutien de la représentation nationale du rapporteur et des collègues parce qu'on peut pas accepter ici que pour les mots que certains prononcent ou que nous prononcer votre famille et en l'occurrence votre femme soi menacé de mort et je voulais aussi vous assurer du soutien de la représentation nationale. Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne soirée.