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Conférence de presseLa France insoumise à l'Assemblée nationale· 15 mai 2025 31 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheJusticeInstitutions & élections

🔴 Conférence de presse : Bilan de l'audition de François Bayrou.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 17:24RelanceRéponse partielle

    Vous avez dit être en désaccord avec le corapporteur Paul Vanier sur le mensonge du Premier ministre. Pouvez-vous préciser votre position ?

  • 18:08OuverteRéponse directe

    Paul Vanier, vous avez affirmé que le Premier ministre a menti. Est-ce que cela constitue un parjure ?

  • 21:49RelanceRéponse directe

    Le Premier ministre a contesté la clarté des témoignages du juge Mirand et du gendarme Han. Avez-vous vérifié ces points ?

  • 25:28OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre a remis en cause le travail de la commission et de ses fonctionnaires. Comment réagissez-vous ?

  • 28:24OuverteRéponse directe

    Si le Premier ministre est reconnu coupable de parjure, quelles en seraient les conséquences pour la commission ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:49Fait
    « le premier ministre à plusieurs reprises ici à l'Assemblée nationale à pot devant les victimes de Bettaram a menti. »
  • 6:33Fait
    « il ne lit que la conclusion de ce rapport. Une conclusion qui tient en cinq lignes un rapport qui fait trois pages. »
  • 7:18Fait
    « François Bairou entretient l'omerta et tente d'intimider celles et ceux qui voudraient dénoncer des violences. »
  • 13:12Promesse
    « l'engagement de soutenir plus fortement les associations qui œuvrent pour la libération de la parole dans les établissements scolaires. »
  • 19:37Fait
    « François Bairou a reconnu hier avoir menti dans les mystiques de l'Assemblée nationale en faisant varier sa version sur qui le mette en contradiction rapporté à des déclarations précédentes. »
  • 24:00Fait
    « il affirme que madame Gul ne pouvait pas connaître le père Carik, pouvait pas l'avoir croisé. Or, la chronologie indique que le père Caricar est régulièrement présent dans l'établissement. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour à tous et toutes. Euh nous tenions à faire un point d'étape comme nous l'avons fait à chaque fois. Donc c'est le 3è point d'étape pour cette commission d'enquête qui bien sûr parle des violences dans les établissements scolaires et de du rôle de l'État du compte et de comment l'État contrôle les établissements scolaires pour que et et prévient ces violences pour qu'il n'y ait plus ce type de violence dans les établissements scolaires publics et privés. 3è point d'étape avec hier soir l'audition de notre premier ministre François Bairou. Audition longue mais audition importante. Audition qui nous a euh en tout cas moi qui m'a paru euh plutôt pénible parce que le premier

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ministre est arrivé avec le une une attitude qui était un peu difficile pour nous. Nous ce qu'on tient à dire et moi ce que je tiens à dire en tant que présidente, c'est que nous avons utilisé la même méthodologie pour tous les auditionnés, c'est-à-dire un jeu de questions et de réponses brèves, de réponses sincères et brèves. Le premier ministre a dû se plier à cette règle, il l'a fait difficilement et c'est pour ça que c'était plutôt pénible pour nous parce que il a remis en cause plusieurs fois cette commission d'enquête et aussi clairement la méthodologie qu'on qu'on utilise. Il a remis en cause les rapporteurs Paul

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Vanier et Folette Spilbou. Il a remis en cause ma présidence. il a remis en cause les services de l'assemblée puisque plusieurs fois il nous a dit que les procès verbaux n'étaient pas tout à fait dans la conformité des propos dit. C'était donc plutôt compliqué pour nous d'expliquer à au premier ministre que la méthodologie était ce qu'elle était et que on s'était plié à une méthode depuis le début de nos auditions. 2 mois d'audition, plus de 140 personnes auditionnées et donc François Bairou a été auditionné comme tous les autres. Je tiens à rappeler aussi très sincèrement que nos collègues commissaires, les 70 députés qui ont

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suivi cette commission d'enquête depuis le début ont été très présents. Forte mobilisation, un travail énorme de la part de la commission d'enquête, travail sur des documents, travaille sur les questions des auditions. Je pense que hier, vous avez vu clairement que c'est une commission qui est au travail et qui va continuer son travail. On va continuer puisque de toute façon on est là à un point d'étape. Il nous reste encore quelques semaines et des conclusions bien sûr des préconisation qui seront apportées.

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Merci madame la présidente et d'avoir rappelé les conditions dans lesquelles nous avons conduit cette audition. Une audition bien sûr exceptionnelle, très attendue, mais une audition comme les autres que nous avons construit sur la base des documents que nous avons saisi lors de nos contrôles sur place et sur pièce, sur la base aussi des témoignages présentés sousment devant notre commission d'enquête. quelques heures après la fin de ce très long échange avec le premier ministre, quelques premières conclusions ou appréciations en ma qualité de de coprapporteur. Elle me paraît très importante cette audition car elle permet de confirmer que le premier ministre à plusieurs reprises ici à l'Assemblée nationale à pot devant les

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victimes de Bettaram a menti. Il a menti et il le reconnaît en faisant devant la commission l'enquête varier très profondément, très notablement sa version de toute une série de faits de sa connaissance des faits de violence physique et sexuelle à Betaram qu'il reconnaît désormais à la question de son rapport au juge Mirand par exemple. Il nous informe aussi le premier ministre de la façon dont il a agi lorsqu'il était ministre de l'éducation nationale lorsqu'il commande en 1996 un rapport d'inspection très important sur Betaram et il nous révèle lors de cette audition qu'il ne lit que la conclusion de ce rapport. Une conclusion qui tient en cinq lignes un rapport qui fait trois

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pages. Un rapport dont le contenu détaille des châtiments corporels, des violences, des infractions nombreuses à la législation. Mais puisqu'il n'en prend pas, nous dit-il connaissance, il ne fera rien le premier ministre, alors ministre de l'éducation nationale de ce rapport et je veux insister sur la responsabilité politique de cette lecture très partielle de ce rapport d'inspection car si le Premier ministre avait traité avec suffisamment d'attention ce rapport, il aurait je ne peux que l'imaginer pris des mesures à la hauteur de la gravité des éléments qu'il contient et ainsi protéger la vie de centaines d'enfants, enfants qui n'ont donc pas été protégés et exposés à la violence criminelle de pédocriminel dans cet établissement

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pendant des années encore. Je retiens enfin de cette audition que le Premier ministre est empreint d'une culture de la violence et d'une culture de la violence sur les enfants qu'il a à nouveau manifesté en relativisant devant nous des gestes qu'il a décrit comme des gestes éducatifs, des claques, des gifles, des tapes éducatives, a-t-il dit, des claques non violentes, a-t-il indiqué. Et cette relativisation de la violence sur les enfants, elle nous enseigne car elle nous indique sans doute pourquoi François Bairou dans les années 90 ne traite pas avec la vigilance qui est attendue de lui les signalements, les alertes sur ces violences qui lui sont transmises. Cette

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question est fondamentale car il y a un continuum dans les violences. Hélène Perlan nous enseigne, nous alerte sur ces violences physiques qui sont là pour sidérer et pour cacher les violences sexuelles. Voilà pourquoi il faut agir tout de suite dès la première violence, même celle qui apparaît la plus minime parce que ces conséquences peuvent être graamissimes. vous dire que lorsque François Baou s'est attaqué à la seule qui ne s'est pas trompée à Bettaram, Françoise Gulung qui dès 1995 alerte de toutes ses forces parcourit oralement sur les violences dont elle est témoin lorsqu'il s'en prend à elle, lorsqu'il la calomnie, lorsqu'il l'a décrit comme

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folle, faisant là la manifestation d'un sexisme ordinaire, tristement ordinaire car ce sont toujours les femmes qui sont incivilisées. Et dans cette circonstance, toujours les femmes à Riomont, à Bettaram, à Chalon en Champagne qui lancent l'alerte. Il a eu une attitude que je crois pouvoir le dire au nom aussi de mes collègues nous a choqué et qui pour ma part est l'attitude d'un homme, d'un premier ministre qui adresse un message terrible au pays, aux victimes, à celles et ceux qui s'interrogent aujourd'hui sur la nécessité de prendre la parole en s'attaquant à la lanceuse d'alerte comme il l'a fait. François Bairou entretient l'omerta et tente d'intimider celles et ceux qui voudraient dénoncer des violences. Cela me paraît inacceptable.

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Cela me paraît extrêmement grave. Je termine en vous disant que je suis pour ma part déterminé à poursuivre de la même façon que nous avons travaillé depuis 2 mois maintenant nos auditions. Nous avons trois ministres qui sont attendus devant notre commission d'enquête aujourd'hui. Je veux dire que c'est une responsabilité d'être coprapporteur d'une commission d'enquête parlementaire comme celle-là. Je l'assume entièrement et ni l'outrance, ni la violence, ni les agressions du premier ministre ne me feront renoncer à ma tâche en identifier des dysfonctionnements dans les mécanismes de contrôle par l'État des phénomènes de violence et protéger tous les enfants de notre pays. C'est le but de tous les membres de notre commission d'enquête

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parlementaire. Merci. Alors protéger tous les enfants de notre pays, c'est la mission et l'objectif de notre commission d'enquête parlementaire. Par ces mots, oui, je peux rejoindre Paul Vanier, mon coprapporteur et bien sûr ces mots raisonnent aussi pour notre présidente de commission Fatia Kelwaashi. Nous sommes un trio d'une commission d'enquête avec 70 députés extrêmement investis. Nous travaillons et nous poursuivons le travail de façon unie. euh au service des victimes et je crois que c'est à elle qu'il faut euh adresser euh le message aujourd'hui, même si euh nous ne tirons pas les mêmes conclusions

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avec Paul Vanier euh de euh cette audition euh de François Baïou. Je le rappelle, cette audition de François Baïou, c'est une étape. C'est une étape plus tendue que les autres, c'est vrai, mais c'est une étape qui était nécessaire et qui se poursuit avec des étapes, d'autres ministres qui seront auditionnés, peut-être d'autres visites sur place. et d'un rapport qui sera riche des préconisations euh des milliers de documents que nous avons euh euh collectés et euh de la plus des plus de 140 auditions que nous avons mené. Alors moi ce que je retiens de l'audition de François Bairou, c'est une défense extrêmement vigoureuse, offensive d'un homme d'un

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homme d'abord d'un homme politique qui a été attaqué depuis des mois dans son honneur, dans son intégrité par mon collègue Paul Vanier et nous en discutons sereinement, ça peut surprendre mais nous en discutons, nous n'avons pas le même point de vue et une défense qu'il a souhaité longue détaillé. Nous avons eu une audition de 5h30 qui lui a permis de répondre à toutes les questions et je constate qu'il ne s'est pas dérobé. Euh, il est resté 5h30 avec la commission d'enquête, les deux crapporteurs, la présidente et en répondant aux questions de tous les groupes politiques de l'Assemblée, il a peut dire et répondre ses vérités, ses explications à chacune des questions euh des rapporteurs, euh parfois avec des

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passes d'armes un peu difficiles, douloureuses, mais je crois que cela contribue et cela a un effet tout de même positif pour les avancées de notre commission d'enquête. Quelles avancées nous avons obtenu hier ? Nous avons obtenu des engagements d'un premier ministre qui gouverne avec un gouvernement qui est largement concerné par ce sujet des violences faites aux enfants dans le cadre scolaire et bien plus largement. D'abord l'engagement de soutenir plus fortement les associations qui œuvrent pour la libération de la parole dans les établissements scolaires. Nous les avions auditionné, elles étaient en attente de cet engagement. Ensuite, le travail engagé sur l'imprescribilité des plaintes qui

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est une préoccupation majeure des victimes que nous rencontrons et qui témoigne aujourd'hui. Ensuite, la piste d'une autorité indépendante aux yeux du premier ministre. nous aurons peut-être des contrepropositions en capacité d'étudier chacun de ces cas de violence systémique sur les enfants avec une place très importante réservée aux victimes. Et je crois que les victimes plus proches des administrations qui inspectent et qui contrôlent ces violences, c'est une évidence dans les conclusions que nous aurons à à produire pour cette commission. Et enfin, une transversalité de tous les ministères portée par une nouvelle lettre de mission qui sera confiée à Sarah Elairi, la au commissaire chargé de l'enfance. Un un

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une mission transversale qui s'adressera autant au ministère des sports que au ministère en charge des collectivités territoriales pour le domaine du périscolaire. Bref, nous avons obtenu des engagements d'une action rapide qui fait la suite du plan Brison le silence qui a été annoncé par Ellisabeth Borne euh et de du décret qui est en Conseil d'État actuellement sur l'extension de l'application fait établissement pour signaler plus efficacement les violences. Pour terminer, ce que je retiens aussi, c'est que nous avons été euh je crois fidèles à la méthode que nous avons déterminé ensemble dès le début de cette commission de d'enquête. l'impartialité euh lors des questions et

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euh des échanges, l'intégrité dans l'analyse des documents. Et euh je crois en pouvant euh dire que j'appartiens au blog central que tout au long de cette de ces auditions, euh j'ai gardé mon intégrité, mon indépendance euh tout en étant juste dans les appréciations que je porte sur chacun des dossiers. Nous avons des styles différents, nous avons des objectifs différents. Je peux regretter que cette audition se soit transformée en duel entre le Premier ministre et Paul Vanier. C'est un peu lié à ces déclarations avant la commission d'enquête. C'est aussi lié à la façon dont le Premier ministre a abordé de façon assumée cette audition. Euh et donc je souhaite que nous poursuivions euh sur l'ensemble euh du

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contrôle de l'État euh sur toutes les années, y compris avec les ministres suivants que nous auditionnons euh aujourd'hui. Et puis euh derrière cela, euh un message envoyé aux victimes, je l'ai dit, mais aussi un message aux lanceurs et aux lanceuses d'alerte. Euh ces femmes courageuses qui contrent tous, contre leur administration, leur hiérarchie, la pression de parents d'élèves qui parfois était impliqué autant dans l'appel que dans les OGEC, les pressions politiques, les pressions sociales d'imag de honte lié à tous ces faits de violence ont eu le courage de parler et de ne jamais lâcher pendant des années. Et bien à elle toutes, nous dédions à la fois cette ce point presse

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d'aujourd'hui mais aussi la continuité de nos travaux parce qu'encore aujourd'hui il y a de l'omerta sur les violences, les violences faites aux enfants mais plein d'autres formes de violence. Il y a une justice qui n'est pas assez efficace, qui classe trop vite les plaintes et nous avons des témoignages régulièrement. Et casser cet OERTA, il faut du courage pour le faire. Et je pense que c'est aussi le message que tous les trois nous souhaitons passer à ceux qui lancent les alertes euh auprès de nos administrations notamment et auprès de la presse qui a un rôle à jouer.

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Bien euh pour finir, j'aimerais quand même rappeler que nous n'avons pas conclu nos auditions. Il nous reste encore 15 jours d'audition. C'est important de le dire que l'audition de de François Bairou de notre premier ministre était une audition parmi d'autres ministres de l'éducation nationale. au total que aujourd'hui nous allons auditionné Papend, Jean-Michel Blanquer et Nicole Belloubet aujourd'hui même que la semaine prochaine nous allons auditionner aussi madame Borne ministre de l'éducation nationale et Géral Darmanin a et nous allons je crois la semaine d'après ou en fin de semaine prochaine auditionner les inspecteurs généraux de Stanislas puisque nous avons

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reçu de nouveaux courriers qui font état d'une situation qui est très compliqué pour les inspecteurs généraux en France. Donc c'est un point d'étape. On se revoit dans quelques semaines. Le la fin des auditions est pour fin mai. La les conclusions, le rapport et les préconisations seront pour fin juin. Je pense que c'était important de vous le dire. Je vous remercie et nous écoutons vos questions. Merci monsieur. Deux petites questions pour madame Spin tout d'abord vous avez dit que vous étiez en désaccord avec le corpporteur Paul Bier mais vous avez pas expliqué sur le point précis de savoir si le premier ministre a menti. Est-ce que vous de votre position c'est dire qu'il n'a jamais menti ou est-ce que

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vous dites que vous attendez la fin des conclusions pour vous prononcer ? Une question pour vous, monsieur Bier. Vous avez dit que justement le premier ministre avait menti. Est-ce que c'était encore le soir hier soir ? Est-ce que le premier ministre s'est parjuré ? Alors, le Premier ministre hier soir a a répondu sous serment euh qu'il n'avait jamais menti, qu'il y avait des imprécisions dans ses souvenirs, qu'il s'agissait euh euh de rencontrre et d'échanges de presse d'il y a plus de 30 ans. Et euh je le crois, je crois un premier ministre qui est ébranlé dans ses valeurs personnelles, ses engagements politiques. Et donc je nous aurons les discussions ensuite au sein de la commission d'enquête. Mais je le

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rappelle, l'objectif de la commission d'enquête, ce n'est pas de faire le procès de François Bairou, c'est bien de rechercher des responsabilités politique et général qui nous permettront d'amener des propositions dans un rapport de commission d'enquête et peut-être une proposition de loi. Donc, on est bien loin là de l'objectif principal et d'ailleurs, il faut être à l'écoute des citoyens qui sont très attentifs sur notre commission d'enquête. Euh, ils ne veulent pas que cette commission d'enquête se transforme en duel ou en procès politique et j'y veillerai en tant que rapporteur. Est-ce que le Premier ministre a menti ? Oui. À plusieurs reprises ici à l'Assemblée nationale dans plusieurs déclarations publiques qu'il a assumé depuis maintenant 2 mois,

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a-t-il menti hier soir sous serment ? Il est pour moi trop tôt pour le dire. Moi, je suis dans un travail précis, factuel, minutieux, rigoureux depuis plus de 2 mois avec mes collègues. Et donc, je vais examiner le détail des déclarations de François Bairou hier soir avant d'en tirer d'éventuelles conclusions. Je ne voudrais pas pour autant que nous banalisions la question du mensonge d'un ministre à force du premier d'entre eux, à force dans l'enceinte de l'Assemblée nationale en réponse à des questions de parlementaires. La mission des parlementaires est le contrôle de l'action de l'exécutif. Si l'exécutif ment en réponse aux parlementaires, c'est tout le fonctionnement de notre démocratie qui est rendu impossible. Donc François Bairou a reconnu hier avoir menti dans les mystiques de

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l'Assemblée nationale en faisant varier sa version sur qui le mette en contradiction rapporté à des déclarations précédentes. C'est un fait, je crois très grave. C'est un fait qui interroge bien sûr tous les groupes politiques de l'Assemblée nationale qui interroge chaque député. Moi, j'échangerai avec mes collègues aussi bien sûr. Et puis sur la question précise du parjure, peut-être passer la parole à la présidente de notre commission d'enquête car c'est là sa prérogative exclusive à cette étape en tout cas de nos travaux. Oui, merci. Alors euh c'est ma prérogative en effet et je crois qu'il est quand même beaucoup trop tôt puisqueil y a eu quand même 5h30 d'audition. Donc nous devons relire les procès verbaux de l'audition. Nous devons revisionner et euh nous devons

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prendre le temps de comparer aussi euh clairement ce qui a été dit par le Premier ministre, mais aussi ce qui a été à la lumière de ce qu'a dit le juge Mirand, le gendarme Han et euh Françoise Gulung principalement. Et euh si on on en tirera les conclusions qu'il faut en tirer et on sera totalement impartial, en tout cas, moi personnellement, en tant que présidente, je je prendrai les mesures qu'il faudra prendre, mais en temps voulu. Oui, Stépha justement sur deux points assez précis, le témoignage de la professeur et les témoignages du gendarme et du juge. Le premier ministre vous a dit que ce qu'ils avaient dit en commission d'enquête n'était pas clair.

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Il a apporté une contradiction. Est-ce que vous avez pu vérifier et est-ce que vous avez un avis sur ces deux pointsl ? Est-ce que ce qui a pointé le premier ministre vous paraît juste ou pas ? Je je vais commencer à répondre. En tout cas, les témoignages du juge Mirand, le témoignage en commission d'enquête et les différentes interviews entretien qu'il a eu depuis quelques semaines n'ont jamais varié. Il y a aucune variation dans ce qu'il dit. Je crois que c'est important. Le gendarme on entend pareillement est très affirmatif et nous a même donné le nom d'un deuxième gendarme pour vérifier ses propos. ce qu'on a fait et donc on a un

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compte-rendu écrit des propos du deuxème gendarme. Donc je ne sais pas si ces éléments répondent à vos questions, mais je crois que euh il y a il y a un problème en tout cas je je de de mémoire de la part du du premier ministre et le juge Mirand a l'air vraiment très sûr de ce qu'il dit. il était souserment. C'est un juge, c'est un juge apprécié, appréciable, quelqu'un de je pense très solide et il n'a jamais varié dans ses propos. Je je voudrais peut-être préciser parce que en réponse donc aux déclarations faites souciement par le gendarme montant et le juge Mirande, le le Premier ministre, sauf si j'ai peut-être quelque chose m'échappe et vous me préciserez les choses, n'a n'a n'a rien opposé factuellement. Il s'est

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contenté de dire que le gendarme notamment mentait. Je veux rappeler que les propos du gendarme ont tempant souser sont constants depuis 30 ans, sont corrobor ceux d'un de ses collègues qui a versé par écrit un témoignage qui en tout point confirme les déclarations de son collègue sont partiellement corroborés par le juge Mirand qui sous serment là encore valide au fond le témoignage du gendarme ont et concernant madame Gulung François Baou avance deux choses la première m'a paru complètement hors sujet. Il évoque les conditions de la mutation de madame Gulung et puis les difficultés peut-être dans la sa capacité à trouver un poste après son départ, on sait dans quelles conditions

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forcé de Baram. Ça ne me paraît en en dehors complètement en dehors de du raisonnement. Mais surtout, il affirme que madame Gul ne pouvait pas connaître le père Carik, pouvait pas l'avoir croisé. Or, la chronologie indique que le père Caricar est régulièrement présent dans l'établissement, qu'il l' notamment en 1996, qu'il participe à certaines réunions avec les personnels, avec les parents d'élèves. Et donc l'argument que prétend avancer François Bairou ne tient absolument pas. Mais comme d'ailleurs plusieurs des pièces qu'il a dont il a mis en scène le dévoilement, je pense notamment à un courrier du procureur général de peau adressé à la chancellerie. Ce courrier, nous l'avons je crois que vous aussi depuis de

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plusieurs semaines. Propier ministre surligne la mention d'un échange téléphonique. Nous avons auditionné Ellisabeth Guigou qui était à l'époque garde des sauts. Que nous dit-elle sousment que c'est la pratique usuelle à l'époque. Oui, des procureurs généraux appellent la chancellerie, écrivent à la chancellerie pour demander un avis, un regard sur le traitement de dossiers particuliers. Et de ce document, François Baou fait d'après lui euh la preuve d'une intervention de la chancellerie dans le dossier du père Carcar. C'est une construction complète qui repose sur le fait de surligner la mention d'un appel téléphonique dans un courrier que tout le monde a. Voilà. Voilà. Voilà ce que François Baou a mobilisé hier. Pour le reste, il était, je crois pouvoir le dire moi aussi dans

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le registre de la confusion, de la contradiction et du contournement. Stéphanie Rouge, j'ai une question pour vous madame SP. Le premier ministre a remis en cause hier le le travail de de la commission et même de ses fonctionnaires. Il y a des cadres du modèle en assez grand nombre qui ont embrayé, qui ont péréné hier. Qu'est-ce que vous pensez de de ces attaques et ce que vous vous sentez isolé dans votre camp sur ce travail ? Euh oui, il y a il y a il y a des attaques, il y a des pressions. Euh après, je l'ai dit, on a un premier ministre qui est attaqué dans son

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honneur euh et qui se défend avec force. Il nous l'a montré dans cette commission et les personnes qui travaillent avec lui, qui sont engagées politiquement à ses côtés, qui ont des fidèles amitiés, le soutiennent, le défendent. Ça ne me surprend pas, heureusement. Je dirais même après moi je ne me sens ni isolé ni attaqué personnellement. D'abord parce que le Premier ministre a été respectueux avec moi, bien plus avec moi que avec mon collègue Paul Vanier qui l'a attaqué pour sa malhonnêteté. Donc je la première chose. La deuxième chose c'est que moi je fais pas un travail de parti politique dans cette commission d'enquête. Je fais un travail de corpporteur de députés intègres et

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indépendantes. Une commission d'enquête, elle est régie par les lois de l'Assemblée nationale qui est présidée par la présidente de l'Assemblée nationale et qui a des pouvoirs constitutionnels d'enquêter, d'obtenir des informations et d'auditionner des personnes sous serment. Nous utilisons, je crois, ces pouvoirs à extrêmement bonissciant pour les mettre au service des victimes et au service de la presse. Parfois, parce que nous nous exprimons régulièrement, mais la presse fait un travail d'investigation qui est utile aux victimes, qui est utile à briser l'omerta. Et je le redis, euh tous ces ces ces discussions d'hier montrent combien ces omertas dans le sud-ouest, mais aussi euh dans les Haut-De-Fance,

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euh en Bretagne, dans le centre de la France ont eu lieu, combien la justice n'a pas agi à temps pour protéger les enfants et combien aujourd'hui encore ça existe. Parce que je le dis, moi je pense encore qu'aujourd'hui il y a une omerta. Il y a dans chaque territoire des personnalités qui se connaissent entre justice, politique, établissement scolaire, les pouvoirs et que c'est cela aussi que nous faisons cet exercice de transparence et c'est la force de cette commission d'enquête. Donc euh je continue euh sur ma ligne droite, sérieuse et je crois que c'est ce que nous faisons au sein de cette commission d'enquête, même si on a euh des divergences politiques à l'extérieur qui

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sont très fortes, des conséquences politiques que nous souhaiterons qui seront peut-être différentes avec Paul Vanier, mais en tout cas dans le travail quotidien que nous avons au sein de la commission, il se fait avec sérénité et avec respect des avis de chacun et et je pense que ça ça marque la qualité du travail qui est fait. C'est une dernière question s'il en a eu voilà monsieur monsieur si jamais après avoir ré toutes les toutes lesions d'hier vous estime qu'il y avait par jour qu'est-ce que cela signifie pour vous euh carbon caché en fait caché soit et qu'est-ce que ça signifie dans le cadre du travail

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de de cette commission votre question est un peu spéculative. Alors, il faudrait d'abord être certain qu'il s'est parjuré. Je le dis à cette à cette étape, à ce moment, je n'ai pas les moyens de l'affirmer. Nous allons le regarder s'il s'est parjuré. La première conséquence pour lui, c'est que la présidente de la commission d'enquête engage une procédure qu'il expose à une condamnation pénale. Et puis ensuite viendront bien sûr d'autres questions qui qui creuseront celles que nous avons déjà avancé. Il y aura les réponses, le cas échéant de la commission d'enquête et comme rapporteur et présidente là, nous sommes là pour y répondre et ensuite il y aura des réponses politique, c'est évident et ça pour le coup renvoie à la vie de l'Assemblée nationale, à la vie de ces groupes, aux

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interventions de chacun des députés et oui, nous sommes là face à vous comme des députés en charge d'une fonction dans laquelle à cet instant nous avons tenu tous les trois à rester et j'y reste donc moi aussi en réponse à votre question. Merci. Merci à vous.