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interviewRMC (sur YouTube)· 24 avril 2024 20 min

🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, sur RMC

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

patron des gardes-côtes européens, patron de Frontex, d'avoir refoulé l'Europe. Jean-Philippe Tanguy, ça tombe plutôt mal pour vous en pleine campagne et en pleine dynamique ? Non, écoutez, cela révèle la manipulation de ces ONG qui en fait se fichent complètement du sort des personnes et des migrants, mais qui ne font que de la politique politicienne et de l'idéologie.

Donc moi, j'adresse tout mon soutien à Fabrice Légeri, qui a fait son devoir comme serviteur de l'État et qui, au contraire, a cherché à protéger les migrants, à empêcher les passeurs de faire leur sale besogne. Et en fait, ceux qui devraient avoir une plainte aujourd'hui, ce sont ces associations qui, par leur idéologie, leur mensonge, encouragent des pauvres gens à prendre la mer, à prendre tous les risques, à traverser des territoires hostiles et à menacer leur vie. Donc c'est un retournement très cynique de situation de leur part qui ne trompera personne.

Sauf que dans les arguments qu'avancent les plaignants, il y a le fait que 30% des personnes interceptées en 2020-2021, 30% l'ont été parce qu'identifiées par les moyens de Frontex. Je voudrais vous faire écouter M. Emmanuel Daoud.

Le problème, c'est que c'est la Libye. Et je vais vous faire écouter M. Emmanuel Daoud, qui est l'avocat des deux associations Utopia 56 et la Ligue des droits de l'homme et qui parle sur RMC d'éléments concrets pour étayer cette plainte.

Ces éléments sont documentés par un rapport qui a été mené par l'OLAF, qui est l'organisme européen qui lutte contre la fraude et qui s'est intéressé à la gestion de M. Légeri de 2015 à 2022, qui pourrait être condamné par la justice française pour avoir laissé faire des refoulements, des crimes de torture, des gens qui ont perdu la vie. Des migrants refoulés vers la Libye se sont retrouvés dans des marchés aux esclaves.

Des femmes qui se trouvaient sur ces bateaux ont été vendues comme esclaves sexuelles. Et M. Légeri le savait. – Elles sont là les accusations, Jean-Philippe Tanguy, d'avoir refoulé vers un pays qui torture, qui viole, qui réduit à l'esclavage des migrants.

Et Fabrice Légeri le savait, si l'on en croit, les associations qui portent plainte. – Madame Latrousse, M. Légeri a appliqué le droit. – Ces personnes doivent être ramenées au port de départ.

La Libye, qui est un État souverain, qui malheureusement a été affaibli par des politiques et ce n'était pas le Rassemblement national, il a appliqué le droit. Ce sont ces personnes, ces associations qui, en encourageant les migrants à venir dans ces pays, exposent les migrants à ces menaces. Et ces menaces existent avant qu'elles quittent la Libye.

Donc il raconte absolument n'importe quoi. – Si Fabrice Légeri savait à quel sort allaient être réduits ces migrants, – Ces migrants, pour vous, ce n'est pas un problème ? – Mais ce sont des accusations, déjà, ce sont des accusations parfaitement gratuites.

Et une fois encore, M. Légeri a appliqué le droit, il a fait son travail. Et d'ailleurs, méthode qui est largement soutenue par les Français et nombre de politiques qui, aujourd'hui, critiquent le travail de M.

Légeri. Donc il a fait son devoir d'homme d'État. Et en fait, ces associations qui, aujourd'hui, font de la politique en pleine période électorale, démontrent qu'elles voulaient transformer Frontex, ce qu'on avait vendu comme des gardes frontières, comme un moyen de protéger les frontières européennes, en accueil et en agents d'accueil pour l'immigration illégale, qui nourrissent en permanence ces flux, qui encouragent de plus en plus de pauvres gens à menacer leur vie, et qui nourrissent les passeurs qui font semblant de combattre en Libye. – Pour bien comprendre, si le Rassemblement national est en mesure d'avoir une majorité au Parlement européen, les refoulements de migrants vers la Libye se poursuivront ?

Vous dites, il n'y a pas de problème à le faire. – Mais ce n'est pas nous seulement qu'ils se poursuivront, ils seront systématiques. Le droit international, c'est le renvoi des personnes dans le pays de départ. – Y compris s'ils risquent la Libye, la Tunisie. – Mais il y a deux problèmes à régler.

Évidemment qu'il faut faire en sorte que les passeurs n'existent plus en Libye, mais ils existent déjà, et ce sont ces associations qui les nourrissent. Donc il y a un renversement de responsabilité. On essaie de faire croire que c'est le Rassemblement national qui lutte contre l'immigration, contre les passeurs, contre les trafics, qui seraient responsables des trafics.

Ce sont évidemment ces associations qui les nourrissent. Ces passeurs savent que ces associations envoient, pas celles-là en particulier, mais d'autres, des bateaux qui récupèrent les pauvres gens que les passeurs mettent sur la mer. Donc ils sont entièrement responsables de ces trafics, et c'est eux qui devraient être inquiétés pour la justice, pour participer, pour soutenir moralement et pratiquement ces trafics d'êtres humains.

Jean-Philippe Tangu, avant de revenir aux Européennes, j'aimerais juste vous entendre, puisqu'on parle d'immigration, sur le projet de la Grande-Bretagne d'expulser vers le Rwanda toute personne entrée illégalement sur son sol, quelle que soit sa nationalité. Est-ce que c'est aussi le projet du Rassemblement national ? Non, le projet du Rassemblement national, c'est que toutes les demandes d'asile, toutes les demandes de visa soient traitées en dehors du territoire national, que toute personne qui rentre sur le territoire français soit refoulée et que sa demande, puisqu'elle est illégale, ne soit pas...

Mais pas forcément renvoyée vers un pays qui n'est pas de sa nationalité. Non, il doit être renvoyé vers le pays de départ, identifié, ou le pays d'origine, si le migrant daigne le donner, ce qui n'est malheureusement pas le cas. Après, le Royaume-Uni essaie de manière souveraine, je crois que le Danemark a pris des dispositions assez proches, de voir les résultats de cette politique.

On regardera attentivement les résultats de cette politique, voir si ça fonctionne, mais je pense que ce qu'avait proposé Marine Le Pen était plus adapté. Fabrice Légéry, que j'évoquais, qui se retrouve dans la tourmente, le syndicaliste policier Mathieu Vallée, qui est aussi sur votre liste, qui est épinglé par le passarié hiérarchie, l'essayiste Malika Sorel, où votre dernier recrut, figure de la politique maorèse, qui tient des propos misogynes et propage des théories du complot, ça commence à faire beaucoup sur une même liste. C'est quoi ?

C'est de l'affarnement, comme dit Marine Le Pen ? Monsieur Légéry n'est pas dans la tourmente. Il est sali par deux associations qui ne représentent personne.

Il a le soutien entier de tous les membres du Rassemblement National, de la liste, je pense d'une large majorité de Français qui n'en soutiennent, qui ne supportent plus ces manipulations idéologiques. Il n'y a aucune, Mathieu Vallée et Malika Sorel sont deux recrues de très haut niveau, qui apportent beaucoup à notre liste. Être attaqué par nos adversaires, c'est la norme.

On a toujours résisté, on en a vu d'autres. Quand t'as la personnalité maorèse que vous mettez en cause, nous ignorons tout à fait ces déclarations. Une enquête a été immédiatement diligentée et on m'a fait savoir qu'il ne serait sans doute plus sur la liste si ces propos étaient évidemment confirmés, qui sont parfaitement contraires à la ligne de Marine Le Pen, au combat de Jordan Bardella.

Mais on nous avait évidemment caché ces éléments. C'est une information que vous nous livrez ce matin, un candidat qui peut être écarté pour les propos qu'il a tenus. Pendant ce temps-là, Philippe Tambu, l'une de vos collègues à l'Assemblée, Mathilde Panot, est convoquée dans une enquête pour apologie du terrorisme.

Mathilde Panot, c'est la présidente du groupe Insoumis. Est-ce que vous lui apportez votre soutien ? Non, pas spécialement apporter mon soutien.

Une personne qui récolte, c'est qu'elle a semé sur deux sujets. Premier sujet, elle a tenu des propos qui malheureusement ont relativisé les attaques terroristes du Hamas. C'est de l'apologie du terrorisme ?

Ça, c'est la justice qui va le dire, ce n'est pas moi. Mais surtout, c'est un groupe politique qui a pourri l'ambiance et la démocratie depuis des années, qui a demandé la tête de tous ses opposants, qui refuse qu'on puisse tenir des meetings, qui refuse qu'on puisse s'exprimer dans les universités, qui interdit, quand ils le peuvent, l'accès du Rassemblement National aux usines ou aux combats sociaux. Donc, ce sont des gens qui terrorisent l'ensemble du spectre politique et qui s'étonnent qu'ils récoltent, malheureusement, le mauvais grain qu'ils ont semé.

Donc, ils sont absolument responsables et qu'ils n'ont pas pleurnifié sur leur sort. Jean-Philippe Tanguy, le gouvernement des juges que dénonçait une Marine Le Pen. Marine Le Pen, je l'ai entendu pendant des années dire « Mais attendez, quand on convoque des candidats pendant des élections, c'est installer le gouvernement des juges qui déciderait qu'il est légitime ou pas légitime à avoir une parole politique. » Moi, je ne pense pas que ce soit sain et normal que Mme Panot soit convoquée.

Vous me dites que je la soutiens à titre politique et personnel. Il ne faut quand même pas exagérer. Ce sont des gens qui sont responsables de cette situation.

Donc, moi, je donne les clés de lecture aussi à ceux qui nous écoutent. Ce sont des gens qui ont voulu mettre un esprit de terreur dans la politique française, qui ne respectent jamais leurs opposants, qui utilisent ou qui soutiennent la violence de groupuscule contre des militants, contre des mères de famille, des jeunes qui distribuent des traves, par exemple, dans le 93, où régulièrement, ils envoient des groupes violents pour menacer, frapper ou insulter des militants. C'est une question ?

C'est eux qui les envoient ou c'est des gens qui se prétendent de leur pensée politique ? C'est des gens qui se prétendent de leur pensée politique. Mais moi-même, dans la Somme, j'ai régulièrement affaire à eux.

On ne peut pas venir soutenir un certain nombre d'ouvriers, par exemple, l'usine Metex, que je soutiens avec mon suppléant, ancien président de la CFTC, Philippe Théviniaud, dans leur combat social, bien avant M. Ruffin, et ils nous interdisent l'accès aux usines. Je ne la soutiens pas, mais dans le même temps, je ne trouve pas ça tout à fait normal.

Si je comprends ce que vous dites...

Le principe, c'est qu'évidemment, on ne devrait pas convoquer les opposants politiques. On ne devrait pas mêler la justice et la police au combat politique. C'est le principe du Rassemblement National.

Par contre, est-ce que je vais aller soutenir personnellement une personne qui a nourri ce système, qui le provoque, qui le provoque encore ? Parce que ces associations qui attaquent M. Ligéry sont dans la sphère d'influence idéologique de Mme Panot, qui ont empêché, par exemple, M.

Zemmour d'avoir un meeting à Bruxelles avec des chefs d'État. C'est le bal partout. Non, ce n'est pas le bal partout.

C'est que ce sont, si vous voulez, nous, Rassemblement National, on a toujours été...

Non, non, il n'y a pas de bal au centre. On parle de la démocratie. On a toujours été cohérents dans nos principes.

On n'a jamais nourri ces phénomènes, ces attaques, ces accusations ceux qui mettent le feu, comment dire, viennent pleurnicher sur le fait qu'ils sont brûlés. Il ne faut quand même pas se foutre du monde. En tout cas, Jean-Philippe Tanguy, ça annonce une ambiance délétère dans une campagne des européennes qui faute peine à intéresser les Français.

Les insoumis ont une stratégie de bordéliser, ils le disent eux-mêmes, ont une stratégie aussi de bordéliser la démocratie. Malheureusement, la démocratie, elle est bordélisée par eux. On avance, c'est qu'on parle de l'Europe et du grand discours d'Emmanuel Macron qui prononcera demain à la Sorbonne.

Tous les députés européens sont invités, mais Jordan Bardella ne se rendra pas, je cite, à cette grande mascarade. Pourquoi ce discours, ce rendez-vous, est-il pour le Rassemblement National, je cite, une mascarade ? Parce que c'est un meeting politique.

Si vous voulez, vous avez dans le même temps...

Le président de la République peut parler d'Europe, Jean-Philippe Tanguy. Vous en faites d'ailleurs état dans vos éditions. Toute la clique macroniste dit que c'est le lancement de campagne, la bascule, dans tous les médias.

On nous explique que c'est un événement de la campagne de Mme Aguil. Mais il a un engagement européen sincère depuis sa candidature de 2017. Il n'y a rien de sincère chez M.

Macron. Tout est cynisme, calcul et politique politicienne. Donc c'est un meeting de campagne, de lancement de la manière qui galère dans les sondages, qui est à la traîne, qui va sans doute se faire dépasser par les socialistes qu'on croyait morts et enterrés pour l'intérêt général et le débat politique.

Donc ils sont dans une crise grave et donc ils font un lancement de campagne. Donc on ne va pas se rendre à un meeting de M. Macron qui va nous raconter la même chose qu'il y a sept ans. son premier discours de la Sorbonne et qui voudrait en plus qu'on applaudisse toutes ses dérives.

Donc la réalité...

Vous voulez que son temps de parole soit décompté par exemple puisque vous dites que c'est un meeting de campagne ? Il ne le sera pas malheureusement. Donc ça ne sert à rien de perdre son temps à demander l'application de principes éthiques qui malheureusement ne sont pas appliqués dans notre République.

Il a utilisé le compte de l'Elysée. Il l'avait déjà fait à la présidentielle dans l'indifférent général. Il a supprimé son but dans lequel il s'était affiché aux côtés de Valérie Ayé.

On parle du compte de l'Elysée. Ce n'est pas un compte d'un militant ordinaire. Donc il a déjà utilisé les moyens de l'Elysée.

Il le fait systématiquement. Malheureusement, dans notre République, il y a deux poids de mesure entre les oppositions, en particulier le Rassemblement National qui est toujours scruté à la loupe et le M. Macron qui peut faire tout et n'importe quoi.

En tout cas, on n'assistera pas à ce meeting de campagne qui consiste, il faut le dire, à confisquer des pouvoirs encore aux Français, à vouloir créer des nouveaux impôts et à s'endetter l'Europe après avoir venu à la France. Et dans le même temps, quand j'entends ce que disent les cadres de votre parti, ils disent tous « mais on espère qu'Emmanuel Macron entre en campagne, ça permettra de remobiliser notre base. » C'est une sorte de sparring partner pour vous dans la campagne, dites-le.

Et nous sommes ses seuls opposants. Marine Le Pen a été choisie deux fois par les Français pour s'opposer à lui idéologiquement. Qu'il prenne la parole sur l'Europe.

Qu'il soit frontalement, qu'il assume frontalement ce qu'il veut faire pour la France, visiblement confisquer ou en tout cas mettre en péril l'épargne des Français pour noyer les économies des Français dans un machin européen, ce qu'on appelle l'union des capitaux qui consiste en fait à faire payer la nouvelle dette européenne et française par les épargnants. Vous évoquez le fait qu'il envisage un nouveau emprunt européen à 27. Ça, c'était avant.

Maintenant, ils veulent aussi créer un plan d'épargne européen et une union des capitaux pour, je cite, avec des actifs européens, ce qui en bon français veut dire la dette des États en particulier. Donc nous, on alerte sur cette situation. Est-ce que M.

Macron va dire la vérité aux Français ou va continuer à mentir ? Je crains qu'il continue à mentir et on sera là pour dire la vérité. Puisqu'on en vient à l'économie, Jean-Philippe Tanguy, je rappelle à ceux qui nous écoutent et qui nous regardent que vous êtes le monsieur économie du Rassemblement National, que vous prendrez d'ailleurs la parole lundi à l'Assemblée Nationale.

C'est pas moi qui me suis attribué cette qualité. Non, c'est pas vous qui vous êtes attribué, mais vous vous êtes identifié comme tel. Et lundi, vous prendrez la parole à l'Assemblée où est organisé un débat sur l'état des finances publiques.

Auparavant, dans deux jours, ce vendredi, deux agences de notation vont rendre leur verdict sur la solidité financière de la France. Est-ce que vous craignez une dégradation de la note française ? Mais moi, je ne crains pas, je constate la dégradation des finances publiques françaises d'une situation catastrophique.

Vos confrères de l'opinion ont chiffré à 95 milliards d'euros les économies et l'argent nécessaire à trouver pour équilibrer les comptes, enfin, pour faire passer le déficit à 3%, qui est encore un déficit, avant 2027. La situation est absolument catastrophique. À peu près, les filles de la Cour des comptes aussi.

Absolument. Ils ont très mal géré les finances des Français. Et donc, il y aura une sanction vendredi ?

Mais il y aura peut-être une sanction des agences de notation, mais il y aurait déjà eu, en fait, dû avoir une sanction. Les agences de notation n'appliquent pas leur barème à la France puisqu'ils sont jugés partis avec ce gouvernement et ce qu'il incarne qui avait sauvé les agences de notation qui étaient responsables, enfin, corresponsables de la crise de 2008. Elles auraient dû être éliminées du spectre politique.

Elles ont été sauvées qui incarnent M. Macron ou M. Le Maire.

Donc, ce sont des gens qui sont de mèche. Moi, l'avis des agences de notation, ce n'est pas ça qui me préoccupe. C'est la réalité des finances publiques telle que Marine Le Pen le dit depuis des années.

Nous savons, Madame Latrousse, record d'impôts en France, record de prélèvements obligatoires de l'histoire de la Ve République, record de dépenses par rapport au PIB et record d'endettement. Et on a un déficit commercial extérieur, déficit de la balance des paiements. Donc, on est en triple déficit et il n'y a aucune marge de manœuvre de la part de gens qui ont spolié les Français, notamment par les taxes sur les carburants, l'énergie, la TVA.

Pour préciser sur la note de vendredi, puisqu'elle sera évidemment scrutée et commentée par les politiques, vous vous dites que ce n'est pas important, donc ça ne doit pas avoir de conséquences politiques. Ce n'est pas vendredi le point de bascule. Non, pas du tout.

Le point de bascule, c'est le rapport de la Cour des comptes, c'est le rapport du Haut Conseil pour les finances publiques, c'est ce qu'on dit au Rassemblement National sur l'état des finances publiques, c'est tout cet argent qu'il faut trouver, c'est les coupes en urgence qu'ils ont appliquées sur l'économie productive, puisqu'ils se sont attaqués à quoi ? Ils ne se sont pas attaqués au fromage de la République, à tous ces conseils qui ne servent à rien, aux millefeuilles territoriales. Alors, c'est prévu.

J'ai lu dans le détail l'attribut de Marine Le Pen. Ils se sont attaqués à la recherche, à la productivité, à l'apprentissage, aux investissements des communes. Bref, aux dépenses qui nourrissent l'économie.

On s'attaquait à la fraude sociale et fiscale. Le millefeuille territorial, il y a une mission qui doit rendre un rapport dans quelques temps. La suradministration et l'excès de normes.

On a eu les retours de M. Wirt. Qui est député de la majorité.

Et qu'est-ce qu'il annonce ? Zéro économie, zéro suppression de millefeuilles. Quand je l'ai rencontré, il a dit, attendez, on n'est pas là pour supprimer des échelons administratifs.

Donc, on ne fera jamais d'économie avec ces gens qui sont responsables de la capacité. Il s'attaquait à la fraude sociale et fiscale, à la suradministration, à l'excès de normes, comme l'a annoncé Gabriel Attalière. C'est ce que vous vous dites.

Lui, il le fait. Non, il ne le fait pas du tout. Par exemple, le recouvrement des fraudes est inférieur depuis 4 ans à ce qu'elle devrait être.

Donc, en fait, ils annoncent des records de fraude parce qu'ils font, comment dire, ils identifient la fraude mais ils ne la recouvrent pas. Alors, ça ne sert à rien d'identifier des fraudes si vous ne récupérez pas l'argent. Mais c'est pas...

Oui, c'est que de la com' mais c'est tout. C'est en soi-même une fraude puisqu'on ne dit pas la vérité aux Français. Heureusement, il peut aller voir les chiffres de la Cour des comptes.

Le recouvrement de la fraude baisse avec M. Attal et M. Macron.

Donc, beaucoup de mousse, pas beaucoup de résultats. Madame Le Pen, Marine Le Pen avait prévu un ministère dédié, une administration dédiée en redéployant évidemment des fonctionnaires existants uniquement consacrés à ça. Jean-Philippe Tanguy, je reviens à une question plus politicienne avec les propos sévères que vous venez de tenir, le réquisitoire que vous venez de dresser contre le gouvernement et contre sa gestion des finances publiques.

Vous allez déposer une motion de censure ? Mais si les Républicains ne le font pas, ce n'est pas du tout impossible. Ils n'ont pas l'effort inutile.

Les Républicains ont annoncé qu'ils allaient le faire. Ils ne le font pas. Je rappelle que les Républicains tiennent le gouvernement comme la corde tient le pendu puisque c'est eux qui permettent au gouvernement de faire des 49-3, d'augmenter les impôts et de faire cette gestion.

Vous pourriez le faire dès lundi ? Dès lundi. Les Républicains ont l'annoncé.

Donc, on attend de voir. En tout cas, nous, on assume mettre la pression sur les Républicains. On leur dit si vous continuez à protéger la gestion catastrophique du gouvernement, si vous continuez à permettre à ce gouvernement d'augmenter les impôts, de faire de la gabegie, d'augmenter l'endettement avec votre silence complice, nous, nous agirons.

Et surtout, une fois plus, les Républicains trahiront les électeurs puisqu'ils ont annoncé cette motion de censure. Alors maintenant, ils disent oui, ils n'ont pas augmenté les impôts, donc on ne fait pas de motion de censure, mais c'est un mensonge. Le gouvernement a augmenté les impôts au 1er février, 4 milliards d'euros de taxes sur l'électricité, au 1er juillet, 500 millions d'euros de taxes sur le gaz et encore l'année prochaine, au 1er février 2025, encore 4 milliards d'euros sur l'électricité.

On peut jouer sur les mots et prendre les Français pour des imbéciles. Nous, on ne prend pas les Français pour des imbéciles. Ils savent très bien que ce sont des taxes qui sont augmentées.

Et d'ailleurs, M. Macron a estimé qu'il n'y avait pas un problème de dépense en France. C'est vrai qu'avec 55% du PIB en dépense, il n'y a pas de problème, mais qu'il y avait un problème de recette.

Donc en fait, M. Macron nous explique que les Français n'ont pas payé assez d'impôts. Allez leur demander, ils ne sont pas d'accord.

Jean-Philippe Tanguy, vous avez peut-être vu au créateur Simon Port-Chakmus, un cyniste très connu, et à son mari, qui ont annoncé la naissance de leur fille et d'un petit garçon, sans doute via une gestation pour autrui. Où est la maman ? Est-ce que ce commentaire vous choque, Jean-Philippe Tanguy ?

Qu'est-ce qui vous inspire ? Ce n'est pas de l'homophobie. J'ai vu des déferlements contre Marion Maréchal.

Ce n'est pas de l'homophobie ? Non, de l'homophobie. La GPA est interdite en France.

Donc, première chose, moi, ce qui m'indigne...

Elle ne dit pas que la GPA est interdite en France. Donc, voir Mme Thévenot, porte-parole du gouvernement, se féliciter qu'on enfreigne une loi qui existe, c'est complètement surréaliste. Après, le problème de reconquête en général, c'est toujours le même, c'est qu'ils ne peuvent pas s'empêcher de manquer de respect aux personnes, s'exprimer de manière polémique et de fausser le débat.

Nous, on se concentre sur le respect de la loi, le respect des femmes, l'interdiction de la marchandisation des corps. Après, remettre en cause la sincérité de ce couple qui veut accueillir avec beaucoup d'amour, sans doute, ses enfants, ce n'est pas le sujet. C'est un sujet qui fait débat au sein du Rassemblement National, la GPA ?

Il n'y a pas de débat et la GPA est interdite dans le projet de Marine Le Pen. Il est interdit d'ailleurs dans le projet de M. Macron.

Elle propose même de revenir sur la reconnaissance des enfants nés de GPA à l'étranger, Marine Le Pen. Franchement, ce n'est pas faisable. Marine Le Pen avait dit qu'elle ne reviendrait sur aucun droit, en particulier un droit qui touche les enfants.

Par contre, le fait qu'on puisse enfreindre la loi parce qu'on a plus de moyens, parce qu'on est riche, parce qu'il faut utiliser le mot, parce qu'une GPA coûte très cher et qu'on puisse faire un doigt d'honneur à la législation française en estimant que, parce qu'on appartient à une certaine élite, on peut ne pas respecter les lois françaises. C'est lamentable le fait que les macronistes se jettent sur cette affaire en créant des polémiques inutiles alors qu'ils sont, soi-disant, garants du respect de la loi hors que la loi interdit cette pratique. Ce n'est pas normal.

Par contre, oui, je trouve que le choix de mots de Mme Marion Maréchal, une fois plus, manque de respect aux personnes. Ils n'ont tiré aucune leçon visiblement du débat sur le mariage pour tous ou le manque de respect des personnes fausser le débat. Donc, est-ce qu'on pourrait avoir un débat respectueux des personnes et on peut très bien exprimer des oppositions des positions en respectant tout le monde ?

Merci Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme, président délégué du groupe Rassemblement National à l'Assemblée. 8h53 bientôt sur RMC et BFM TV. Bonne journée à vous.

Bonne journée à vous. Bonne journée.